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#814 : Monk reprend du service

C'est le grand jour pour Adrien. Le docteur Bell autorise Monk à retourner dans la police. Arrivé au commissariat, Monk est réintégré mais s'avère vite déçu par la modernité de sa profession. Monk découvre qu'il ne peut enquêter comme au temps où il n'était que consultant..

À la suite du meurtre d'un policier, Monk décide d'enquêter de son côté et de faire fi des règles policières. Sentant que son ancienne vie (de collaborateur pour le capitaine) lui manque, Monk décide de la reprendre.

Mais Natalie reviendra-t-elle avec Monk, elle qui s'est dénichée un emploi d'assistante pour un cadre supérieur d'une société de promotion de concerts ?

Popularité


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Titre VO
Mr. Monk and the Badge

Titre VF
Monk reprend du service

Première diffusion
20.11.2009

Première diffusion en France
03.04.2010

Diffusions

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Samedi 03.04.2010 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 20.11.2009 à 22:00

Plus de détails

Créé par Andy Breckman
Scénaristes : Tom Scharpling et Hy Conrad
Réalisateur : Dean Parisot

Jason Gray-Stanford ... Lt Randall Disher
Traylor Howard ... Natalie Teeger
Ted Levine ... Capitaine Leland Stottlemeyer
Tony Shalhoub ... Adrian Monk

Hector Elizondo … Docteur Neven Bell
Mark Harelik … Mikel Alvanov
Chris McGarry … Sergent Louis Doyle
Jack McGee … Sergent Danny Weaver
Jay Malone ... Officier Russell DiMarco
Adria Tennor … Donna DiMarco
Ian Paul Cassidy … Jim Paxton
Brandon Ford Green … Détective Jones
Marcos De Silvas … Le Maire
Brooke Adams … Edith Capriani
Jane Noseworthy … Serveuse

8.14 – Monk reprend du service.

Au commissariat, Stottlemeyer et Disher attendent Monk impatiemment mais avec anxiété.

Disher : C’est bon, il arrive. Il est devant l’immeuble.
Stottlemeyer : D’accord, je suis prêt.
Disher : Vous allez faire comment ?
Aucune idée. Je vais lui dire simplement.
Disher : Comment il va le prendre ?
On ne sait pas avec Monk. Il va surement être bizarre.
Disher : Oui. Heureusement que Nathalie est là.
Stottlemeyer : Je suis bien d’accord.
Nathalie : Bonjour !
Disher : Tiens !
Monk : Bonjour :
Nathalie : Qu’est-ce qu’il se passe ? Vous disiez que c’était important.
Stottlemeyer : En effet. Prenez une chaise.
Monk : Pourquoi ?
Stottlemeyer : Prenez une chaise sans poser de question. Vendredi dernier en soirée, le représentant du gouverneur et le comité de révision se sont réunis pour évoquer votre cas.
Monk : Évoquer mon cas ?
Stottlemeyer : J’étais présent, ainsi que le docteur Bell et une décision a été entérinée. La hiérarchie ne veut plus vous embaucher comme consultant privé.
Monk : Ah je le savais !
Stottlemeyer : Non, non, non. Laissez moi vous …
Monk : Vous me mettez à la porte !
Stottlemeyer : Mais non, mais personne ne …
Nathalie : Je n’en reviens pas ! Parce qu’il a épongé la tâche de sang dans la bijouterie ?
Stottlemeyer : Pas du tout !
Stottlemeyer : Ce n’est pas la question !
Nathalie : Il a commis une petite erreur en huit ans et cent vingt enquêtes. On ne lui pardonne pas une seule petite erreur ?
Stottlemeyer : Attendez, reprenons tout depuis le début.
Monk : Content de vous avoir connus ! Au revoir !
Nathalie : Vous devriez être morts de honte ! Aussi bien l’un que l’autre !
Disher : Ce n’est pas sur qu’ils aient compris, là.

Monk et Nathalie sortent du bureau, Stottlemeyer court après eux.

Stottlemeyer : Monk ! Hé, Monk ! Monk ! Laissez moi terminer.
Nathalie : Vous en avez assez dit.
Stottlemeyer : Nous ne vous emploierons plus en tant que consultant à cause de ce qu’il y a dans cette boite.
Nathalie : Qu’est-ce que c’est que ce truc ?
Stottlemeyer : C’est le solde d’une vieille dette. Voilà de quoi il s’agit.

Monk ouvre la boite et découvre sa plaque de détective. Interdits, Monk et Nathalie se rendent compte que tout le commissariat s’est rassemblé pour le regarder.

Monk : Est-ce que c’est vrai ? Est-ce que c’est vrai ?
Nathalie : Je crois que c’est vrai, monsieur Monk.
Disher : C’est grace au capitaine. Il s’est battu comme un lion.
Stottlemeyer : Mais non, je n’ai rien fait. Tout le mérite vous en revient. Bon retour parmi nous, Lieutenant.
Monk : Merci Capitaine.

Le lendemain, chez Monk.

Nathalie : Vous n’avez rien mangé. Votre petit déjeuner !
Monk : Je n’ai pas faim, je suis trop excité.
Nathalie : Vous ne pouvez pas aller travailler le ventre vide.
Monk : Quelle heure est-il ? L’appel est à 8 heures 30. Vous vous rendez compte Nathalie ? Nathalie : C’est mon premier jour, je vais être à l’appel. J’ai l’impression d’être en plein rêve. Monk : D’ailleurs je rêve peut être. Faites voir ?
Nathalie : Aïe ! Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Je vous pince pour voir si je rêve ou pas.
Nathalie : Pincez vous vous-même !
Monk : Je croyais que nous étions dans le même rêve vous et moi.
Nathalie : Non, c’est bien vrai, monsieur Monk, vous ne révez pas.
Monk : Je ne rêve pas, je dois y aller.
Nathalie : N'oubliez pas votre déjeuner.
Monk : Oh la la, mon Dieu, non ! C’est gentil. Merci.
Nathalie : Attendez, votre arme.
Monk : Oh, oui ! Oui, oui, ça peut être utile, en effet J’ai lustré les balles avec du polish...
Nathalie : Oui, on ne tire pas avec des balles sales.
Monk : Oui, ça provoque des infections. Qu’est-ce qu’on est drôles !
Nathalie : Oui, c’est vrai.
Monk : Le beeper, voila.
Nathalie : Vous avez vraiment de l’allure, Lieutenant de police Adrien Monk, de la Brigade Criminelle. Je suis très fière de vous.

Il ouvre la porte mais s’arrête sur le seuil et revient, l’air triste.

Monk : Vous allez me manquer.
Nathalie : Non, non, non. Ne parlez pas comme ça. On ne se quitte pas, non, non. On va rester amis, on va s’appeler et continuer à se parler.
Monk : Se parler ? Mais de quoi ?
Nathalie : Ben, de ce qu’on ressentira, de ce qu’on aura fait dans la journée. Et des choses qu’on fera le lendemain.
Monk : D’accord. Je peux faire ça.
Nathalie : Bien.
Monk : Mais qu’est-ce que vous allez devenir ?
Nathalie : Oh, je vais m’en sortir. J’ai un entretien d’embauche avec Jim Paxton.
Monk : Paxton ?
Nathalie : Oui, le célèbre promoteur de concerts.
Monk : C’est vrai ?
Nathalie : Il recherche une nouvelle assistante.
Monk : Il ne trouvera pas mieux.
Nathalie : Bien. Je crois qu’on y est. Soyez heureux, monsieur Monk.
Monk : D’accord. Promis.

Elle s’approche et le prend dans les bras. Puis ils se séparent et il s’en va rapidement.

Monk arrive au commissariat. Ils s’installe à une table.

Policier : Bonjour !
Monk : Bonjour à vous, jeune homme.
Sgt Weaver : Tiens, le voila ! Salut, Monk ! Content de vous revoir. Qu’est-ce que ça fait ?
Monk : Bonjour.
Stottlemeyer : Allez, au travail. Bonjour tout le monde. J’ai une annonce à vous faire. J’attendais ça depuis une douzaine d’années. Adrien Monk est de retour.

Monk se lève sous les applaudissements.

Monk : Merci  !
Stottlemeyer : Là où est sa place.
Monk :  (il a préparé un discours) « Il y a de ça soixante dix ans, Thomas Wolfe écrivait dans … »
Stottlemeyer : Pas la peine de faire un discours, Monk.
Monk : Dieu soit loué.
Stottlemeyer : Très bien, premier sujet, le tueur à la pioche. Bien entendu …
Disher : Vous voulez dire le chercheur d’or.
Stottlemeyer : Non, ce n’est pas le surnom qu’on lui a donné.
Disher : Ils utilisent des pioches.
Stottlemeyer : On ne l’appelle pas le chercheur d’or. D’accord ?
Disher : Oui Capitaine.
Stottlemeyer : Je peux continuer. Très bien, inutile je crois, de vous rappeler l’importance de l’enquête en cours. Nous avons néanmoins avancé, puisqu’un témoin s’est manifesté. Une femme qui vit au rez de chaussée de la victime numéro cinq. Elle a été en mesure de nous décrire le tueur.
Disher : Faites passer.

Disher donne une pile de portraits robot à Monk. Ce dernier ne les fait pas circuler, il les range et égalise les bords en tapotant le paquet sur la table. Le bruit gêne le Capitaine.

Stottlemeyer : Voici son portrait robot. Comme vous pouvez le constater, nous cherchons donc un homme de petite taille, il mesure entre 1,60 m et 1,65 m. tout au plus. Il est âgé autour de la quarantaine. Nous pensons qu’il circule … Euh … Nous pensons qu’il circule à bord d’un véhicule break.  (en baissant la voix) Monk, prenez une feuille et faites passer.
Monk : D’accord, juste une petite seconde.
Stottlemeyer : Voila messieurs, on appelle ça de la perfection. Très bien, beau travail. Faites passer à vos collègues. Monk, passez les à vos voisins.
Monk : Voila. Prenez ça.
Stottlemeyer : OK Thompson, Harris, vous avez travaillé sur l’arme du crime, à savoir la pioche. Prenez un portrait robot et faites le tour de tous les magasins de bricolage à trente kilomètres à la ronde. On est à cinq victimes. Que ce soit clair, c’est cinq victimes de trop.
Monk : Leland ? Leland ?
Stottlemeyer : Oui. J’en étais où ?
Disher : Cinq victimes.
Stottlemeyer : Oui, cinq victimes, oui. On doit être à six maintenant.

Plus tard. Monk s’installe et épingle la photo de Trudy sur le mur, à coté de lui.

Stottlemeyer : On l’a retrouvé à la cave. J’ai demandé à ce qu’on vous le remonte.
Monk : Oh ! mon vieux bureau ! Il est encore là !
Stottlemeyer : Je crois qu’il vous attendait. Vous vous sentez comment ?
Monk : De retour à la maison.
Stottlemeyer : Bien dit.
Monk : Je pourrais commencer par étudier les profils des cinq victimes du tueur et ensuite j’irai examiner par moi-même les scènes de crime. D’accord ?
Stottlemeyer : Non, non, vous n’allez pas retourner sur le terrain tout de suite. Je me suis engagé devant le comité de révision à vous réintégrer en douceur.
Monk : Me réintégrer en douceur ?
Stottlemeyer : Vous allez recommencer par du travail de bureau, histoire de vous réacclimater.
Monk : Pendant combien de temps ?
Stottlemeyer : Quelques jours, une semaine, tout au plus. Ensuite, vous irez dans le service de Danny Weaver. Vous verrez, c’est quelqu’un de bien.
Monk : Je ne travaillerai pas à vos cotés ?
Stottlemeyer : Non. Randy et moi, nous ne serons pas là pour vous tenir la main. C’est la procédure.
Monk : Bien sur.
Stottlemeyer : C’est ce que vous vouliez, non ?
Monk : Absolument.
Stottlemeyer : Ca va bien se passer. Pour l’instant, vous vous concentrerez sur la hot line. Vous aurez peut être une piste.
Monk : Oui.
Stottlemeyer : Russell ! Voici l’officier DiMarco. Il va vous aider à vous installer.
DiMarco : Bonjour ! C’est vraiment un honneur de vous rencontrer, monsieur. Je suis très impressionné. Je suis vos exploits depuis des années. Je tenais même un album à une époque, vous vous rappelez, Capitaine ?
Stottlemeyer : Oui.
DiMarco : Est-ce que ça vous embêterait de m’offrir ce mouchoir en souvenir ?
Monk : Si vous voulez.
Stottlemeyer : Bon, je vous laisse faire vos affaires, moi j’y retourne, j’ai une tonne de travail qui m’attend.
Monk : D’accord.
DiMarco : On va installer votre bureau. Pouvez vous me tenir ça une seconde ? Ca, pas besoin, on n’est plus dans les années cinquante.
Monk : Qu’est-ce que … vous faites ? Qu’est-ce que c’est que cette chose ?
DiMarco : Ca, c’est votre ordinateur. Quatre tera avec connection internet en fibre optique. C’est pour gérer les appels entrants. Votre casque, c’est mieux que de distribuer des amendes, non ?
Monk : Et si je notais tout ça dans un registre d’appels ?
DiMarco : C’est quoi un registre d’appels ?

Monk nettoie sa plaque et la fait briller. Puis il s’amuse avec ses post it, il s’ennuie. Une sonnerie l’intrigue, il cherche d’où elle vient. Il essaie de répondre au téléphone qu’il ne Monk : sait pas utiliser.

Monk : Allo, bonjour. Lieutenant Monk. Allo ? Bonjour, Lieutenant Monk. Allez y, vous pouvez parler.
Voix : Allo, c’est la police ?
Monk : Oui, allo ? Où est-ce que vous êtes ?
Voix : Il y a quelqu’un ?
Monk : Allo ?
Voix : Allo ?
Monk : (il pense à mettre le casque) Allo ? Ici le Lieutenant Monk. J’ai mis mon casque, je suis prêt.
Voix : Vous cherchez le tueur à la pioche ? Hé bien, je sais qui c’est.
Monk : Veuillez patienter. (il se met sur son ordinateur et complète le formulaire) Transmission d’information, bien, bien, bien. Le suspect est il de sexe masculin ou féminin ?
Voix : Masculin.
Monk : Oui, patientez. Est-ce que vous savez comment s’appelle le suspect ?
Voix : Son prénom c’est Brian. Mais ne me mettez pas en attente.
Monk : Un instant. B- …
DiMarco : Monk !
Monk : Une seconde, j’ai un appel concernant e tueur.
DiMarco : C’est pas la peine, on l’a. On vient de le choper.
Monk : Qui ça ?
DiMarco : Le tueur à la pioche !
Monk : Ah, bon, comment ça ?
DiMarco : C’est un laveur de carreaux qui a vu le meurtrier. Il a reconnu le portrait robot et il a prévenu la police. C’est incroyable, non ? L’affaire est bouclée, c’est fini.
Monk : En un rien de temps. Ah ben oui, c’est … Hé ! Beau travail ! C’est vraiment …

Le Capitaine donne une conférence de presse.

Stottlemeyer : Bonjour à tous. Le suspect en question répond au nom de Richard Mathis. Il a été interpelé sans opposer de résistance aujourd’hui, à son domicile de Franklin Place. La population de San Francisco peut dormir tranquille. Celui qui l’on a surnommé le tueur à la pioche est en prison et hors d’état de nuire.

Monk et ses collègues regardent la diffusion de la conférence de presse sur un poste de télévision dans un bar.

Jones : C’est lui ;
Monk : On l’a bouclé, l’arme du crime était dans sa bagnole et il a avoué les cinq meurtres.
Doyle : Alors, ça doit être lui.
Serveuse : Un autre soda Lieutenant ?
Monk : Non merci mais son verre est sale. Regardez, il y a une petite trace.
Serveuse : Je vous le change.
Jones : Vous voulez que je vous dise ? voila ce que j’appelle une vraie femme.
Doyle : Oui, ça, il n’y a pas de doute.
Monk : C’est l’évidence, elle n’a pas de pomme d’Adam.
Weaver : Pas de pomme d’Adam. (il rit) Elle n’est pas mal celle là.
Monk : Ben oui, elle n’a pas de pomme d’Adam.

Stottlemeyer : (à la télé) Le maire et moi même aimerions profiter de l’occasion pour remercier le véritable héros de cette affaire, sans qui nous ne serions pas là, j’ai nommé Mikel Alvanov. Venez un peu par là. Monsieur Alvanov exerce la profession de laveur de carreaux, il travaillait au sixième étage du Burkman Building, lorsqu’il a aperçu le suspect. Allez y Mikel.
Alvanov : (à la télé) J’ai d’abord vu une voiture break de couleur verte qui faisait le tour de Jefferson Square et elle est repassée deux fois puis elle s’est arrêtée. Le conducteur est descendu et je ne sais pas, je trouvais qu’il avait un air bizarre. Il était nerveux. Quand il a ouvert la portière du véhicule, j’ai vu une pioche dedans alors j’ai noté la plaque d’immatriculation « 447 PCE » et ensuite, je l’ai donné à la police. Je suis persuadé que n’importe qui aurait fait exactement la même chose, mais je suis content que ce soit moi.

Weaver : Ce mec doit empocher une sacrée récompense, cinq cent mille dollars.
Monk : Il a touché le jackpot.
Jones : Vous croyez qu’il va filer sa démission ?
Doyle : Il l’a certainement déjà fait, moi je ne me serais pas gêné.
Jones : Et moi donc ?
Monk : Pas moi. Démissionner ? jamais !
Jones : Ca vous plait tant que ça le standard ?
Monk : Je ne prends plus les appels à partir de lundi matin. Je suis transféré, je ferai équipe avec Louis.
Weaver : Oh, Doyle et Monk, la doublette magique.
Monk : Tout à fait.

Le maire : (à la télé) Je tiens à vous remettre les clés de la ville.
Alvanov : (à la télé) Oh, je vous remercie. C’est pour vous aussi les copains du Main Street Deli !

Jones : Et comment ça va Nathalie ?
Monk : Aux dernières nouvelles, elle devait aller travailler pour le compte d’un promoteur de concerts, de Rock’n’roll. Elle doit broyer du noir en ce moment.

Nathalie entre dans le bureau de Jim Paxton.

Nathalie : Monsieur Paxton, enfin, je veux dire Jim. Les nouveaux contrats, les avocats ne les ont pas encore lus.
Paxton : Ah, génial, donnez, faites voir ça. Magnifique. Merci beaucoup, Teeger. Ah, vous avez écouté le dernier album de Coldplay ?
Nathalie : Non.
Paxton : Je crois que vous devriez retourner à votre bureau et l’écouter.
Nathalie : D’accord. Pourquoi ?
Paxton : Parce que les gens avec qui on va diner ce soir vont probablement vous demander ce que vous en pensez.
Nathalie : Et avec qui on va diner ?
Paxton : Coldplay.
Nathalie : Coldplay ?
Paxton : Oui. Ils font une tournée l’an prochain, ils cherchent un nouveau promoteur.
Nathalie : Mais ce soir, ils ne jouent pas à Denver ?
Paxton : Si, je crois que c’est ça.
Nathalie : OK. D’accord, je réserve les billets d’avion.
Paxton : J’ai une meilleure idée. Nous allons prendre mon Jet.
Nathalie : D’accord, bien sur, prenons votre Jet, c’est vrai que c’est beaucoup mieux.
Paxton : Super.
Nathalie : On fait comme ça alors.

Monk et Louis Doyle doivent intervenir après un appel à la police.

Doyle : Vous êtes prêt ?
Monk : Je n’ai pas fait ça depuis plus de douze ans.
Doyle : Ca reviendra vite, c’est comme le sexe. Enfin disons comme un truc que vous faites. Edith Capriani ? Sergent Doyle.
Monk : Je Je suis le Lieutenant de police Adrien Monk.
Doyle : Nous avons reçu un appel dans lequel vous parliez d’homicide.
Edith : Exactement, il a essayé de me tuer.
Monk : Je Qui a fait ça, madame ?
Edith : Monsieur Barton. Il habite avec moi. Il a voulu m’étouffer ni plus ni moins.
Doyle : Monk, elle a vu votre plaque. Ca s’est passé quand ?
Edith : Ce matin, j’étais dans mon lit. Je me suis réveillée, il était en train de me couvrir la bouche.
Doyle : Monsieur Barton est encore là ?
Edith : Oui, il est devenu complètement cinglé. Il se comporte comme s’il était chez lui. C’est mon nom qui est marqué sur le bail. C’est mon appartement ! C’est un bon à rien ! Un fainéant et un traine savate.
Doyle : OK, allez y, moi je couvre l’arrière.

Monk, resté seul, se prépare à entrer. Il sort son arme. Dans l’appartement, il trouve un chat qu’Edith, rentrée derrière lui prend dans ses bras.

Monk : Restez là.
Edith : Non, arrêtez ! Ne tirez pas ! Ne le tuez pas ! Vous êtes fou ou quoi ? Ne le tuez pas ! Oh, monsieur Barton, tu sais bien que je ne peux pas t’en vouloir longtemps.
Monk : Il s’agit d’un chat ?
Edith : Chuuuut ! Il croit qu’il est une personne.
Monk : (par le talkie-walkie) Louis, tout va bien. Où êtes vous ? C’est une fausse alerte.

Il s’approche de la fenêtre.

Monk : C’est le Burkman Building en face ?
Edith : Oui et alors ?

Weaver et Doyle sont à l’entraînement de tir. Monk les rejoint et ramasse les douilles.

Monk : Bravo Danny, joli tir groupé.
Weaver : Qu’est-ce que vous fabriquez ?
Monk : Je ramasse vos douilles parterre.
Weaver : Arrêtez, laissez ça Monk. Je vous ai dit, laissez ça Monk !
Monk : La sécurité avant tout.
Weaver : Monk, lâchez ces douilles !
Monk : Je m’occuperai de ça tout à l’heure.
Weaver : Qu’est-ce que vous venez faire ici ?
Monk : C’est à propos de Mikel Alvanov.
Weaver : Qui ça ?
Monk : Le laveur de carreaux qui a empoché la récompense.
Weaver : Oui, bon et alors ?
Monk : Son histoire ne tient pas la route. C’est simple. Il prétend qu’il était au sixième étage du Burkman Building vers quatorze heures et qu’il regardait vers l’ouest. J’y suis allé pendant la pause déjeuner. Vous vous demandiez surement où j’étais d’ailleurs ?
Weaver et Doyle : Non !
Monk : Ah bon, d’accord. Vous le savez maintenant. J’y étais à quatorze heures, j’ai regardé en direction de l’ouest et figurez vous que j’avais le soleil en plein dans les yeux.
Doyle : Il avait des lunettes noires.
Monk : Non, non, il a dit qu’il avait lu le numéro de la plaque. J’ai dix sur dix aux deux yeux. Impossible de lire quoi que ce soit d’où j’étais placé. J’ai essayé !
Weaver : Monk, le tuyau du bonhomme était correct hum ? Le tueur est en prison. Il a avoué. On a trouvé l’arme du crime.
Doyle : Il y avait des membres de ses victimes stockés dans son garage.
Monk : C’est entendu, d’accord. L’information était valable.
Weaver : Oui et alors ?
Monk : Il nous a menti. Voila, le laveur de carreaux n’a pas dit la vérité.
Doyle : D’accord, ça y est, je comprends maintenant. En fait, vous êtes jaloux. Le super enquêteur n’admet pas le fait qu’on ait réglé l’affaire sans l’aide de ses talents.
Monk : Mais non, ça n’a rien à voir.
Weaver : Monk, écoutez, vous avez combien d’enquêtes en cours sur votre bureau ? Dix sept ?
Monk : Dix neuf.
Weaver : Alors, je vous donne un ordre. Oubliez le laveur de carreaux et laissez couler.
Monk : D’accord, vous avez raison. Je vais laisser couler. Attendez, (il crit) je suis incapable de laisser couler !
Weaver : (en criant aussi) Laissez couler !
Monk : Vous m’enlevez un poids, je me sens plus léger. Merci.

La nuit, dans un parking, Mikel Alvanov attend quelqu’un, qui reste dans l’ombre

Alvanov : Mon vieux, vous êtes en retard.
L’inconnu : Vous ne trouvez pas que vous forcez la dose, côté mise en scène ?
Alvanov : On a dit qu’on ne devait pas être vus ensemble.
L’inconnu : OK, Mikel si ça vous amuse de jouer les agents secrets … Bon, qu’est-ce qu’on attend ?

Mikel Alvanov lui jette un sac. Pendant que l’inconnu vérifie le contenu, Mikel sort une arme. Il tire, récupère le sac et s’enfuit. C’est l’officier Russell DiMarco qui git sur le sol.

L’inconnu : C’est une blaque ? Qu’est-ce que vous faites ?

Le lendemain, Monk enquête sur la scène du crime. Il examine le corps, Weaver et Doyle arrivent.

Doyle : Russell DiMarco, vous le connaissez ?
Monk : Je l’ai rencontré le jour de ma réintégration.
Doyle : C’était un bleu, encore affecté aux patrouilles. Pauvre gosse !
Monk : Qu’est-ce qu’il faisait ici ?
Doyle : Il habitait près d’ici, il devait surement rentrer chez lui.
Monk : En passant par là ?
Doyle : C’est un raccourci, il suffit de couper par le parking.
Monk : Et ensuite ?
Doyle : Je ne sais pas, il a peut être vu quelque chose et il est descendu voir.
Monk : Il a contacté le central ?
Doyle : Il n’a pas eu le temps.
Weaver : Qu’est-ce que c’est ?
Monk : On dirait un bon d’achat, remise de trente cents sur toute la nourriture pour chiens. Il n’a pas découpé en suivant consciencieusement les pointillés.
Doyle : Tout le monde n’est pas comme vous, heureusement.
Monk : Vous avez un dollar ? (Doyle montre un billet) Ils sont exactement de la même taille. Il est venu ici pour un échange d’argent. Quelqu’un devait payer DiMarco. Du moins, c’est ce que lui croyait. Le meurtrier avait découpé des journaux de façon à laisser croire qu’il était en possession d’argent en liquide.
Doyle : Pourquoi ?
Monk : Pour distraire DiMarco, pour lui faire baisser sa garde et l’assassiner.
Weaver : Ou alors, il avait un chien et il voulait économiser trente cents.
Monk : Il était là pour toucher l’argent.
Weaver : Monk, venez par là. Écoutez, le Capitaine doit arriver dans quelques minutes. Alors je veux que les choses soient claires. Vous dites que le môme était ripou ?
Monk : En tout cas, ça expliquerait pourquoi il était là, pourquoi il n’a prévenu personne et pourquoi son arme était rangée.
Weaver : Je ne dis pas que vous avez tort. Vous avez peut être raison. Je vous fais juste remarquer que si vous n’êtes pas sur de vous et quand je dis sur, je veux dire à 110 %, il vaut mieux la mettre en veilleuse. Est-ce que vous saisissez ? Vous êtes de ce coté de la barrière maintenant Lieutenant Monk. Ce môme était de notre famille. Alors je vous repose la question. Monk : Vous êtes sur de vous à 110 % ?
Non.
Weaver : Alors bouclez la.

Monk et Doyle retournent voir Edith Capriani, suite à un nouvel appel.

Doyle : Amusez vous bien.
Monk : Vous ne venez pas ?
Doyle : Je serai juste derrière vous, Lieutenant.
Monk : Bonsoir madame. Je suis le Lieutenant de police A …
Edith : Je sais très bien qui vous êtes. Vous en avez mis du temps. Ca va faire trois heures que j’ai appelé. Il est là, dans mon appartement.
Monk : D’accord, vous voulez parler de votre ami, monsieur Barton c’est ça ?
Edith : Non, cette fois c’est différent.
Monk : Écoutez, madame, le 911 est réservé pour les situations d’urgence. Pas pour les petites tracasseries.
Mais il y a réellement une urgence ! C’est monsieur Lawrence. Il vit au premier, au dessus de chez moi. Il est devenu fou.
Monk : (à Doyle) Monsieur Lawrence, d’accord.
Oui, il est descendu me rendre visite, il voulait un peu de lait. Il adore boire du lait.
Monk : Oui, bien sur. C’est naturel.
Sans raison, il s’est mis à courir partout, en faisant tomber mes affaires. Il hurlait comme un dément, il a même essayé de m’arracher les yeux.
Monk : Laissez moi deviner. C’est un persan ?
Non, non, pas du tout, c’est un birman.
Monk : Ah, ben oui, bien sur.

Il s’apprête à entrer dans l’immeuble, quand une vitre vole en éclats.

Monk : Mais qu’est-ce que vous lui donnez à manger ?

Un homme furieux, se met à crier à la fenêtre.

Chez Paxton, Nathalie reçoit un appel de Monk.

Monk : Alors, comment allez vous ?
Nathalie : Ca va très bien, j’adore ce travail. Et vous, Lieutenant ? Comment est-ce que ça va ?
Monk : Je vais très bien, ça ne pourrait pas aller mieux.
Nathalie : Vous voila remis en selle.
Monk : Oui, absolument. Me revoila en selle. Et vous alors, qu’est-ce que vous faites ?
Nathalie : oh, je suis débordée. Je dois manger ce soir au « four seasons », j’ai téléphoné ce matin, il n’y avait plus de table pour huit, le restaurant vient de rappeler, c’est réglé. Ils vont grouper deux tables de quatre.
Monk : C’est vraiment sans aucun intérêt. Mais ça vous fait quelque chose à raconter.
Nathalie : Oui. Bien, il faut que je vous laisse. J’ai un dossier de presse à relire. Surtout, prenez bien soin de vous, Lieutenant de police Adrien Monk.
Monk : Vous aussi. Au revoir.
Nathalie : A bientôt.

Stottlemeyer et Disher se rendent à la réception organisée pour les obsèques de Russell DiMarco.

Stottlemeyer : Vous tenez le coup les gars ?
Un Sergent : Merci Capitaine. C’est gentil à vous. Bonjour, Lieutenant.
Disher : Je ne le vois pas.
Stottlemeyer : Pourtant, il est bien là. Il a trié les ingrédients de la salade de fruits. Il doit être par là.

Stottlemeyer : Ah, vous êtes là, mais qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Ils n’ont pas de chien.
Stottlemeyer : Pardon ?
Disher : DiMarco avait un bon d’achat pour de la nourriture pour chiens dans la main.
Stottlemeyer : Oui, le bon d’achat. Écoutez, je sais que pour vous DiMarco a franchi la ligne mais figurez vous qu’on a enquêté. Dites lui, Randy.
Disher : Oui, il était clean. Enfin, à priori. Ses comptes sont normaux, il n’avait aucune dette, pas le moindre problème.
Stottlemeyer : Je vous promets qu’on continue à fouiller, Monk. En attendant, il faut que vous fassiez profil bas. Weaver a raison, vous n’êtes plus employé en free-lance. Si vous voulez mettre un flic en cause, il vaudrait mieux que ce soit solide. Hé, hé ! Je joue ma place sur ce coup là. D’accord, allez venez avec nous.

Monk s’attarde à fouiller dans les affaires de DiMarco et trouve un formulaire pour une demande de passeport.

Monk : Une demande de passeport pour les Iles Caïman.
Stottlemeyer : Venez ! Bonjour.
Weaver : Bonjour.

Monk : Madame DiMarco. Je vous présente toutes mes condoléances. Je m’appelle Adrien Monk, ex-lieutenant de police. Enfin, ex-ex-lieutenant plus précisément.
Mme DiMarco : Merci d’être passé. Vous travailliez avec Russell ?
Monk : Je l’avais seulement rencontré une fois au poste, nous avions parlé d’ordinateurs. Je souhaiterais vous poser des questions. Le moment est mal choisi ?
Mme DiMarco : Vous voulez plaisanter, j’espère ?
Monk : Ca ne prendra que quelques secondes. Russell et vous aviez prévu d’aller en vacances ?
Mme DiMarco : Oui.
Monk : Aux iles Caïmans, c’est ça ?
Mme DiMarco : C’est exact.
Monk : C’était son idée d’aller aux Iles Caïmans ?
Mme DiMarco : Il voulait me faire la surprise. Il a pris les billets la semaine dernière.
Monk : Ah, la semaine dernière. Et pourquoi les Iles Caïmans ? Vous savez s’il possédait un compte la bas ?
Mme DiMarco : Un compte en banque ?
Doyle : Monk, à quoi vous jouez ?
Monk : Je présente mes condoléances. C’était quelqu’un de bien, il nous manquera énormément, n’est-ce pas ? Est-ce qu’il a jamais parlé de paradis fiscaux dans lesquels il aurait mis des sous …
Mme DiMarco : Mais de quoi êtes vous en train d’accuser Russell exactement ?

Doyle l’attrape par la veste et plaque Monk contre le mur.

Weaver : Capitaine, vous feriez mieux de le virer de là.
Stottlemeyer : On se calme.

Il entraine Monk vers la porte d’entrée.

Stottlemeyer : Tout droit, dehors.
Monk : De quoi s’agit il ?
Stottlemeyer : Un endroit où vous ne serez pas passé à tabac.
Monk : Ah ben oui, ça m’intéresse ça.

Chez le docteur Bell.

Dr Bell : Je vous avoue que j’attendais ce moment depuis le début de la semaine. Je n’ai pas cessé un instant à penser à vous. Comment vous sentez vous ?
Monk : Bien. En pleine forme.
Dr Bell : Ce n’est pas une fleur qu’on vous a fait, vous savez. Vous l’avez bien mérité. Alors, vous êtes heureux ?
Monk : Heureux comme jamais. Mais pourquoi ne le serais-je pas ? C’est ce que j’attendais depuis toutes ces années. Non ? Pourquoi vous me posez cette question ? Vous ne pensez pas que je puisse être heureux ?
Dr Bell : Je n’ai pas dit ça, non. Je n’en doute pas du tout.
Monk : Mais, je ne suis pas heureux. Et vous ? Personne ne veut travailler avec moi dans l’équipe. Je ne peux pas choisir mes enquêtes. Il y a une folle qui n’arrête pas d’appeler à cause de ses chats qui n’en sont pas toujours. C’est le travail de mes rêves, mais il me rend profondément malheureux.
Dr Bell : C’est ce que je redoutais. Ce n’est pas une réaction inhabituelle, quand une personne parvient à réaliser une chose dont elle révait ardemment, le résultat n’est pas toujours ce qu’elle espèrait. C’est un peu une forme d’insatiabilité. Quand j’étais enfant, je voulais faire un stage estival de base ball, c’était mon rêve.
Monk : Veuillez m’excuser, est-ce que je peux vous couper ?
Dr Bell : Bien entendu. Vous voulez dire quelque chose ?
Monk : Non.
Dr Bell : « Quand les dieux veulent nous punir, ils exaucent nos prières. » C’est d’Oscar Wilde.
Monk : Je n’arrive pas à le croire. En fait, j’étais heureux avant. J’étais heureux avant, pourquoi vous ne me l’avez pas dit ?
Dr Bell : Adrien, vous pouvez démissionner.
Monk : Mais non, je ne peux pas.
Dr Bell : Tout le monde comprendrait parfaitement. Vous avez changé, la police a changé et vous êtes votre propre patron depuis douze ans. C’est compliqué, rien n’est comme avant.
Monk : Je ne peux pas démissionner.

Au commissariat, Monk est seul à son bureau, tout le monde est parti. Un ouvrier d’entretien entre.

Monk : Ah, Sam !
Sam : Bonsoir inspecteur.
Monk : Qu’est-ce qu’il y a dans ce carton ?
Sam : Les affaires du pauvre Russell DiMarco. J’ai vidé son casier. Sa femme doit passer les prendre demain matin. C’est malheureux de voir ça.

Monk s’approche du carton. Il feuillette un carnet de contravention.

Monk : Vingt-deux, vingt-trois, vingt-quatre, vingt six.

En gribouillant avec un carnet, il fait apparaitre le numéro d’immatriculation pour la contravention manquante.

Monk : 447 PCE, la plaque du tueur à la pioche.

Le lendemain matin, Monk rend visite à Alvanov sur le lieu de son travail, il s’apprête à monter dans sa nacelle.

Monk : Monsieur Alvanov ? Bonjour. Je m’appelle Adrien Monk.
Alvanov : Je suis désolé mais je ne peux pas vous aider, mon vieux. J’ai promis à mon conseiller financier de ne plus prêter de sou à personne.
Monk : Non, je ne suis pas là pour vous emprunter de l’argent, monsieur. Je suis de la police, ça ne prendra pas plus de quelques minutes.
Alvanov : La police ! Mes amis !
Monk : Oui.
Alvanov : Dites, je suis un peu en retard. Peut être que vous pourriez grimper avec moi ?
Grimper ? Ah non, non, non. Je vous remercie. Je ne peux pas. J’attends mon co équipier. Il doit me retrouver ici. Je suis surpris que vous n’ayez pas quitté votre emploi avec la récompense que vous avez empochée.
Alvanov : Vous rigolez ou quoi ? J’ai donné mon préavis. Je pars dans deux semaines. C’est moi qui embaucherai un laveur de carreaux maintenant.
Monk : Oui, ça c’est sur !
Alvanov : Bon, ben je vous écoute, qu’est-ce que je peux faire pour vous ?
Monk : A vrai dire, je viens vous arrêter pour meurtre.
Alvanov : Je vous demande pardon ?
Monk : Vous m’avez compris.
Alvanov : Et j’ai assassiné qui ?
Monk : Russell DiMarco. Le policier qui a été abattu il y a une semaine.
Alvanov : Russell ?
Monk : Ne me dites pas que vous ne le connaissiez pas, vous faisiez partie du même club de base ball, j’étais chez lui l’autre jour et j’ai vu la veste officielle de l’équipe, le Main Street Deli.
Alvanov : Russell ! Oui , oui. Je le connaissais un peu mais je peux savoir en quoi ça me concerne ?
Monk : Je vous le dirai tout à l’heure.  Je ne vais pas répéter mon histoire deux cents fois, attendons que mon co équipier soit là.
Alvanov : Donc, vous n’avez pas mis votre co équipier au courant ?
Monk : Pas encore. Nous sommes bien au 415 Vinton Street ?n’est-ce pas ?
Alvanov : Donc vous n’avez rien raconté à personne de toute cette histoire ? Oh, tiens, ce n’est pas lui la bas ?
Monk : Où ça ?

Alvanov frappe Monk à la tête et le tire dans la nacelle.

Plus loin, Doyle est dans la voiture de Weaver, ils lisent le journal.

Weaver : Hé, il est neuf heures et demi, vous ne deviez pas aller voir Monk ?
Doyle : Ah, si, ne m’en parlez pas. Encore une de ses théories à la noix.

Monk se réveille dans la nacelle, Alvanov a pris son arme. Monk se rend compte que la nacelle a pris de la hauteur.

Alvanov : C’est ça que vous cherchez ? Vous devriez peut être essayer de sauter ? Trois étages, ça cassera à peine une jambe.
Monk : Non, non !
Alvanov : Quatre étages, la colonne vertébrale est touchée. Oups, trop tard, à cette hauteur,j vous êtes mort.
Monk : Au secours !
Alvanov : Comment vous avez su ?
Monk : J’ai vu le carnet d’amendes de DiMarco. Le tueur, ce n’est pas vous qui l’avez trouvé, c’est DiMarco qui l’a repéré. C’est lui qui a résolu l’affaire, il a vu la voiture du tueur et compris qu’il venait de trouver l’homme le plus recherché de Californie. DiMarco se moquait de la gloire, ce qu’il voulait c’était l’argent, celui de la récompense. Le problème, c’est qu’il travaillait pour la police, du coup, il n’avait pas le droit de réclamer le moindre dollar de la récompense. Il lui fallait un complice et c’est là que vous êtes entré dans la partie. Russell vous a dit qui était le tueur, il ne vous restait plus qu’à raconter votre histoire et à collecter la récompense, mais vous vouliez tout le pactole, uniquement pour vous.
Alvanov : Ce n’est pas que ce soit d’une importance capitale, mais vous avez vu juste, vous avez raison sur toute la ligne. Franchement, je n’ai pas compris pourquoi vous avez insisté pour monter jusqu’ici avec moi. Les accidents sont très fréquents dans ce métier. C’est extrêmement dangereux, vous savez, surtout un jour comme aujourd’hui quand il y a autant de vent.

Alvanov attache un harnais autour de sa taille. Puis il fait tanguer la nacelle. Monk s’accroche comme il peut. Puis il fait descendre la nacelle du coté de Monk qui glisse hors de la nacelle mais s’accroche. Les piétons en dessous ont assisté à la scène.

Monk : Qu’est-ce que vous faites ?
Alvanov : Je m’apprête à vous assassiner, mon ami !
Monk : Au secours !
Alvanov : On dirait que vous ne comptez pas me faciliter la tâche ! C’est gentil d’être passé me voir, Lieutenant !

Monk arrive à attraper la commande et fait rétablir la nacelle. Alvanov le vise avec son arme, Monk lui plante une branche de son badge dans la jambe. De douleur, Alvanov lache l’arme. La nacelle bascule du coté d’alvanov qui glisse mais reste suspendu à son harnais. Weaver et Doyle sont attirés par l’attroupement et réceptionnent Monk qui a réussi à faire redescendre la nacelle.

Weaver : Ca va, Monk ?
Monk : Il a tenté de me tuer.
Doyle : Oui, on sait, on a vu toute la scène.
Monk : Et il a tué DiMarco. Ils étaient complices. Ils devaient partager l’argent mais Mikel est devenu gourmand.
Weaver : Excellent travail, Lieutenant.
Monk : Vous voulez dire ex-Lieutenant ?
Weaver : Non, je veux dire ex-ex-Lieutenant.
Monk : Non, non, non. Il vaut mieux dire ex-ex-ex-Lieutenant.
Doyle : Vous rendez votre plaque ?
Monk : Il l’a sur lui.

Encore chancelant, Monk s’éloigne.

Doyle : Appel à Central, on a besoin d’une équipe médicale. Le Lieutenant Monk a appréhendé l’assassin de l’officier DiMarco. Termibé.

Monk pose son arme et son badge devant Stottlemeyer, au commissariat.

Stottlemeyer : Signez là et là
C’est du sang ?
Stottlemeyer : Navré que ça n’ait pas marché.
Monk : Pas moi, au moins maintenant, je sais que je ne suis plus l’homme que j’étais.
Stottlemeyer : Comme nous tous.
Disher : Vous allez faire quoi maintenant ?
Monk : Je n’ai pas encore décidé, rentrer chez moi et soit broyer du noir soit ruminer dans mon coin. Je penche pour broyer du noir.
Disher : Vous devriez plutôt partir par la sortie ouest.
Monk : Pourquoi ?
Stottlemeyer : Surprise !
Monk : Qu’est-ce que c’est ?
Disher : C’et une surprise.
Monk : Oui, mais qu’est-ce que c’est ?
Stottlemeyer : Si on vous le dit, ce ne sera plus une surprise. On est d’accord ?
Monk : Oui, c’est évident. Mais qu’est-ce que c’est ?
Disher : C’est vrai, qu’est-ce que c’est ?

Monk pousse la porte de sortie..

Monk : Nathalie ?
Nathalie : Il parait que vous cherchez une assistante ?
Monk : Et votre travail au service de votre fameux promoteur ?
Nathalie : Jim Paxton peut faire ses réservations tout seul. Il n’a pas besoin de moi. Ce n’est pas votre cas.

En riant, ils se prennent dans les bras l’un de l’autre.

Monk : Je vous paierai 900 dollars par semaine.
Nathalie : Il n’est pas question de baisser mon salaire, monsieur Monk.
Monk : Il ne fallait pas démissionner.
Nathalie : C’est vous qui m’avez laissée partir. Ce que vous pouvez m’énerver ! Qu’est-ce que vous cherchez ?
Monk : Le Capitaine a dit qu’il y aurait une surprise.
Nathalie : C’était moi la surprise ! Je l’ai prévenu au téléphone ce matin.
Monk : Ah d’accord.
Nathalie : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ? Vous êtes déçu, c’est ça ?
Monk : Non, j’ai seulement dit ah d’accord !
Nathalie : Vous aviez l’air déçu, vous attendiez qui ?
Monk : Je pensais que ça pouvait être Joey Heatherton.
Nathalie : Le joueur de base ball !

Ils continuent à se disputer.

 

Rédigé par mamynicky

 

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fairgirl  (19.02.2021 à 22:30)

J'ai eu du mal avec cet épisode dans lequel Monk a été complètement dévalué. Stottlemeyer a appris à le connaître et à le soutenir...il est revenu dans la police et soudainement, Monk raconte des bêtises selon lui. Pas vraiment sympa...

Même si c'est dommage après tant d'années à batailler afin de retrouver son poste, je pense que Monk a pris la bonne décision. Il est libre de bosser comme il veut et d'accuser qui il veut. 

Contributeurs

Merci aux 2 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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