8.15 – Monk s’en va (1/2)
C’est Noel, l’appartement de Monk est tout décoré. Monk chantonne devant le sapin.
Monk : On s’est vraiment bien amusés hier soir. Je n’avais pas chanté de chants de Noel depuis … oh, depuis le collège je crois. Et je te remercie pour ça.
Trudy : Pourquoi ?
Monk : De me l’avoir fait faire. De m’avoir fait sortir un peu de la maison.
Trudy : Je t’en prie.
Monk : Et il faut aussi que je te remercie pour autre chose. Tu sais, de m’avoir épousé.
Ils s’embrassent en riant.
Trudy : Je t’en prie, chéri.
Douze ans plus tôt.
Trudy : Tu as du nouveau au sujet de cette femme ?
Monk : Quelle femme ?
Trudy : La sage-femme, Wendy ou je ne sais plus quoi. Je t’ai entendu parler d’elle hier.
Monk : Ah oui, Wendy Stroud. Non, non, non. Toujours rien. Ca fait maintenant trois jours et je crois qu’elle a bel et bien disparu. Justement, je dois passer à la clinique, aujourd’hui pour parler à son patron. Tu as oublié les oignons.
Trudy : Ah oui ?
Monk : Chérie, tout va bien ?
Trudy : Quoi ?
Monk : Trudy ?
Trudy : Oui, tu sais, c’est pas toujours facile d’être marié à un Lieutenant de police. Je n’ai jamais le droit d’avoir mes petits secrets. Je vais bien, ce n’est rien, je suis juste un peu débordée, c’est tout. J’ai tellement de choses à faire. Passer prendre les médicaments pour Ambrose, ne pas oublier de régler les factures et j’ai deux articles à corriger. Je n’ai pas assez de temps dans une journée.
Monk : D’accord. Attends une minute, c’est nouveau ça ? C’est pour moi ?
Trudy : Adrien, non, ne l’ouvre pas. Je veux dire s’il te plait ! C’est une surprise. Promets moi de ne pas l’ouvrir avant Noël.
Monk : D’accord, d’accord. Je n’ouvrirai pas le paquet qui contient une montre digitale. Je le remets à sa place.
Elle le prend dans les bras et se serre contre lui.
Trudy : Je t’aime.
Monk : Je ne vois vraiment pas pourquoi.
Plus tard, Trudy descend dans le parking, elle ne s’aperçoit pas qu’elle est suivie. Puis elle entend du bruit.
Trudy : Est-ce que c’est toi ? Il y a quelqu’un ?
Elle court, effrayée, en regardant derrière elle, vers sa voiture. Lorsqu’elle la met en route, la voiture explose.
Maternité Palgrove.
Dr Nash : Wendy Stroud travaille ici depuis dix neuf ans. Elle est la première sage-femme que j’ai embauchée dans cette clinique.
Stottlemeyer : Entendu. Elle s’est déjà absentée sans raison ?
Dr Nash : Elle n’a jamais été absente un seul jour et elle n’est jamais arrivée en retard. C’est pour ça que j’ai appelé.
Stottlemeyer : Et c’est pour ça qu’on est là.
Monk : Quelqu’un d’autre a eu de ses nouvelles ? Une autre infirmière ?
Dr Nash : Non, personne d’autre n’a eu de ses nouvelles. Et elles ne sont pas infirmières, ce sont des sages-femmes.
Monk : D’accord.
Dr Nash : Il y a une différence entre une sage-femme et une praticienne qualifiée autonome, spécialisée dans la pratique des naissances naturelles. Mais excusez moi, que faites vous ?
Monk : Je voulais … J’essayais de le redresser un petit peu.
Dr Nash : C’est un cordon ombilical, ce n’est jamais droit.
Stottlemeyer : Je parie que le sien l’était. Excusez moi. (au téléphone) Oui, il est ici. Quand ? Oui, oui, oui, on arrive tout de suite.
Monk : Leland ? Qu’est-ce qu’il y a ? Il s’est passé quelque chose ?
Stottlemeyer : C’est Trudy.
Douze ans plus tard. Monk est dans son lit, il est réveillé par son réveil. Trudy est là, au pied du lit.
Trudy : Tu n’es pas obligé de dormir comme ça.
Monk : De dormir comment ?
Trudy : Hé bien, tu es tout recroquevillé et tu dors toujours au bord du lit. Tu as toute la place pour toi tout seul, Adrien.
Monk : Non, je n’ai pas toute la place.
Trudy : Mais si, tu dors seul mon chéri. Tu as tout le lit rien que pour toi. Tu pourrais dormir au milieu.
Monk : Non, je ne peux pas.
Trudy : Il est temps de se dire adieu Adrien.
Monk : Non. Qu’est-ce qu’il y a ? Pourquoi tu souris comme ça ?
Trudy : Il n’y en a plus pour très longtemps.
Il approche sa main de la main de Trudy, mais elle disparait. Il caresse le coussin de Trudy.
Plus tard.
Nathalie : Je suis vraiment très inquiète pour ce diner.
Monk : Tout va bien se passer.
Nathalie : Je ne sais pas ce qui me rend le plus nerveuse, que Steven rencontre Julie ou que Julie rencontre Steven. Vous viendrez n’est ce pas ? Vous avez promis.
Monk : Oui, je serai là. J’apporte quelque chose ?
Nathalie : Oh, merci de poser la question. Une bouteille de vin, peut être ?
Monk : D’accord, du rouge ou du blanc ?
Nathalie : Hmm rouge.
Monk : Vous pourrez aller l’acheter ?
Nathalie : Oui, bien sûr.
Monk : J’ai revu Trudy ce matin.
Nathalie : Oh, c’est une bonne chose.
Monk : Non, cette fois, c’était différent. Elle veut que … elle me demande de dormir au milieu du lit et elle m’a dit qu’il n’y en avait plus pour très longtemps.
Nathalie : Monsieur Monk, elle a vraiment dit ça ? Mais, c’est énorme, c’est un signe. J’ai vraiment le sentiment qu’il s’agit là d’un signe.
Ils sont devant la maternité Pelgrove. Ils entrent, Le Capitaine les attend.
Monk : Je connais ce bâtiment. Oui.
Stottlemeyer : Salut. Ça fait bizarre, hein ? C’était quand ? Il y a douze ans ?
Monk : Oui, presque jour pour jour.
Stottlemeyer : La sage-femme disparue, vous vous souvenez ? J’étais là, quand j’ai répondu au téléphone. Et vous, vous vous teniez là, vous étiez exactement au même endroit. Écoutez, Adrien, si vous voulez faire l’impasse sur ce coup, personne ne vous en voudra.
Monk : Non, non, non. Ca va, ça va aller.
Stottlemeyer : Vous êtes sur ? Parce que c’est bizarre. Vous vous souvenez du médecin à qui on avait parlé ?
Monk : Nash, c’est ça ?
Stottlemeyer : Malcolm Nash. C’est notre invité d’honneur.
Monk : Oh, mon Dieu !
Disher : Je ne vous dirai rien du tout.
Nathalie : A quel sujet ?
Disher : Où je suis allé.
Nathalie : Où êtes vous allé ?
Disher : J’ai pris deux semaines de vacances. Je ne peux pas en parler, c’est personnel.
Nathalie : Vous étiez à New York ? Sur votre billet d’avion c’est écrit Newark.
Disher : Je ne peux pas nier ni confirmer.
Nathalie : Inutile de le confirmer, je le vois sur votre billet.
Disher : Oui mais on ne sait jamais.
Nathalie : Je sais déjà, je vois votre billet.
Disher : Nathalie ! Je ne peux pas en parler maintenant, on est sur une scène de crime.
Nathalie : D’accord.
Stottlemeyer : Alors, apparemment, il est resté ici un peu plus tard pour travailler. Sans doute, pour mettre à jour ses fichiers. Il était en train de scanner un tas de documents anciens dans son ordinateur.
Monk : De … scanner ?
Stottlemeyer : Oui, scanner, ça veut dire … Bon, laissez tomber. Enfin, il était sur son ordinateur quand quelqu’un est entré sans faire de bruit. Et pan, une balle dans le dos et pan, une autre dans la tête. Calibre 22. Il y avait des patientes à l’accueil mais elles n’ont rien entendu.
Monk : Un silencieux. C’est un professionnel.
Stottlemeyer : C’est ce que j’ai pensé.
Monk : Et tout est là.
Stottlemeyer : Tout quoi ?
Monk : Les boites de pilules. Regardez, c’est l’inventaire. 58 boites de pilules. Et les 58 boites sont toutes là. Celui qui a tué, n’a rien emporté.
Stottlemeyer : C’est une mise en scène ? Il veut passer pour un drogué.
Monk : Je pense que le tueur est resté ici un certain temps. Il a utilisé l’ordinateur.
Nathalie : Comment vous le savez ?
Monk : Il a posé la souris à gauche de m’ordinateur, alors que je sais que le docteur Nash était droitier.
Disher : Comment vous le savez ?
Monk : Hé bien, il était droitier il y a douze ans.
Monk et la police arrivent chez le Juge Ethan Rickover, qui reçoit quelques amis dans son jardin.
Mme Rickover : C’est la première chose qu’Ethan a dit quand le gouverneur l’a appelé. Il n’a pas dit « je ne vous décevrai pas », ni « merci de m’accorder un tel honneur », il a dit …
Rickover : J’ai dit : « il faut que je parte vivre à Sacramento ? »
Mme Rickover : Ethan ne déménagera jamais. Tiens, mon chéri. Je crois qu’il va se faire enterrer dans son jardin.
Rickover : Je ne vais surement pas déménager, maintenant que j’ai fait réparer la douche.
Un ami : Il ne t’a fallu que quatorze ans pour le faire ?
Servante : Monsieur le Juge Rickover, la police est là.
Rickover : Ah, merci. Voyez vous ça, la fameuse équipe vient d’arriver. Capitaine.
Stottlemeyer : Bonjour.
Rickover : Lieutenant.
Disher : Monsieur le juge.
Rickover : Nathalie. Et le remarquable monsieur Monk.
Nathalie : Bonjour.
Monk : Je suis ravi de vous revoir.
Stottlemeyer : Désolé de venir vous déranger un dimanche, mais nous avons besoin de votre signature sur cette commission rogatoire.
Rickover : Vous ne me dérangez pas. Je sais ce que c’est. Voulez vous vous joindre à nous ? Vous avez soif ?
Disher : Hé bien, en réalité, nous sommes en service.
Rickover : D’accord, oui, bien entendu, montrez moi cette commission rogatoire. Joey Kazarinski. ça ne me surprend pas du tout, on est surs que c’est lui ?
Stottlemeyer : Hé bien, le modus operandi est le même. Il est gaucher, il utilise un 22 avec silencieux.
Disher : D’autre part, on a une empreinte partielle. Oui, Monk a fait le rapprochement.
Rickover : Ah, bon travail monsieur Monk.
Monk : Merci.
Rickover : Très bien, tout semble en ordre. Vous savez que c’est un moment historique. C’est peut être le dernier avis de recherche que je signe. Non, n’en parlez à personne, ce n’est pas encore officiel mais le gouverneur m’a appelé hier et il aimerait que je parte travailler à Sacramento.
Stottlemeyer : Voyez vous ça ! A la Cour suprême de l’Etat, c’est une sacrée promotion. Ça vaut le coup de se lever le matin.
Disher : Félicitations
Monk : Bonne chance monsieur le juge.
Rickover : Et bonne chance à vous aussi.
Stottlemeyer : Félicitations monsieur le juge.
Rickover : Je vous remercie.
La police et Monk, fouillent l’appartement de Kazarinski.
Mme Kazarinski : Vous êtes sur qu’ils ont le droit de faire ça ?
Stottlemeyer : C’est ce qu’on va voir. Oui, ils ont le droit de le faire.
Disher : Madame Kazarinski, votre mari a de sérieux problèmes.
Mme Kazarinski : Ce n’est plus mon mari. On a divorcé il y a trois ans.
Disher : Mais il habite ici.
Mme Kazarinski : ça lui arrive parfois. Joey a toujours fait ce qu’il voulait, je ne peux pas l’en empêcher et vous non plus.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Je remets un peu d’ordre.
Stottlemeyer : Quoi ? On essaie d’intimider cette femme.
Monk : Oh, j’en ai pour une minute.
Stottlemeyer : Où est Nathalie ?
Monk : Elle est avec son copain, je lui ai donné sa journée.
Stottlemeyer : Arrêtez de ranger, elle va vouloir qu’on revienne toutes les semaines.
Disher : Ecoutez, Edie, si vous nous dites où il est, on pourra aller le chercher. Rassurez vous, on ne va pas le tuer.
Mme Kazarinski : Vous pouvez le tuer, je m’en tape ! Et j’espère que vous le ferez.
Stottlemeyer : Est-ce que vous avez une photo récente de lui, celles qu’on a remontent à une dizaine d’années.
Mme Kazarinski : Je les ai jetées. Je les ai d’abord déchirées puis jetées. Attendez, je crois qu’il doit m’en rester une.
Disher : Il a une barbe blanche !
Stottlemeyer : Non, ce n’est pas une barbe.
Kazarinski : Allo ?
Voix déguisée : C’est moi.
Kazarinski : Vous êtes où ? ça fait une heure que je vous attends.
Voix déguisée : Changement de programme. Il ne faut plus qu’on se rencontre.
Kazarinski : Non, attendez une seconde !
Voix déguisée : En tout cas, pas physiquement.
Kazarinski : Attendez ! Il y a un problème ?
Voix déguisée : Oui. On a un gros problème. Vous avez laissé une empreinte à la clinique. Ils ont votre identité et maintenant ils vous recherchent.
Kazarinski : Tout va bien se passer. Ce n’est pas la première fois que je disparais.
Voix déguisée : Avant que vous ne fassiez votre valise, j’ai un autre boulot pour vous. Je pense qu’un peu plus d’argent ne vous fera pas de mal.
Kazarinski : Très bien, c’est qui ?
Voix déguisée : Un Lieutenant de police, plutôt un ancien Lieutenant, cet homme s’appelle Adrien Monk. Je suis certain qu’il va finir par faire le rapprochement. Dans ce cas de figure, il fera le rapprochement avec moi. J’ai peur que ça ne devienne trop personnel, je ne peux pas e le permettre.
Kazarinski : Qu’entendez vous par personnel ?
Voix déguisée : Je veux dire que s’il remonte jusqu’à moi, il va vouloir me tuer et il y arrivera surement.
Kazarinski : Mais pourquoi il ferait un truc pareil.
Voix déguisée : Parce qu’il y a douze ans, j’ai assassiné sa femme.
Nathalie et le Lieutenant Steven Albright font des courses dans un supermarché. Kazarinski les suit de loin.
Nathalie : Alors, ça c’est pour monsieur Monk. Ça, c’est pour moi. Ça pour monsieur Monk, ça pour moi. Pour monsieur Monk, ça pour moi.
Steven : Je ne comprends pas pourquoi tu prends deux chariots, tu ne pourrais pas séparer les achats après ?
Nathalie : J’ai arrêté de me poser ce genre de questions depuis bien longtemps. Ah, la moutarde au miel, la préférée de Julie.
Steven : Moi aussi !
Nathalie : Sérieux ? la sauce de salade vous fera un sujet de conversation.
Steven : J’espère qu’on aura d’autres points communs que la moutarde. Teeger, détends toi, tout va bien se passer. Je vais l’adorer.
Nathalie : Oui, t’as intérêt.
Steven : Mais tu réalises qu’en parlant de ça, on évite la vraie question.
Nathalie : Quelle question ?
Steven : Vais-je pouvoir vivre avec une femme qui aime les asperges ?
Nathalie : Pourquoi vivre avec ?
Steven : Je n’ai pas dit ça, non.
Nathalie : Vivre avec, tu l’as dit, je l’ai entendu.
Steven : C’était une façon de parler.
Pendant qu’ils s’embrassent, Kazarinski emmène le chariot de Monk plus loin.
Nathalie : Attends. Monsieur, monsieur, c’est notre chariot.
Kazarinski : Oh, excusez moi, je suis désolé. Ils se ressemblent tous.
Nathalie : Oui.
Nathalie : Tu l’as dit, je l’ai entendu.
Steven : Je crois que je n’ai pas fini d’en entendre parler, n’est-ce pas ?
Le soir, chez Nathalie.
Steven : Et c’est le cadeau de Noel de votre femme ?
Monk : Oui, c’est exact. Elle me l’a offert juste avant de mourir.
Julie : Oui, il le garde dans la bibliothèque, il ne l’a pas déballé. C’est très romantique.
Monk : Oh, vous savez, je ne l’ouvrirai jamais, je ne peux pas l’ouvrir. C’est le dernier secret que nous avons.
Steven : Je comprends. C’est une façon de la maintenir en vie.
Monk : Exactement.
Steven : Julie, ta maman m’a dit que tu allais à Berkeley ? En art dramatique ?
Julie : C’est ce que j’ai prévu.
Steven : Et tu vas vivre ici ?
Julie : Non, pas question. J’ai déjà emballé mes affaires.
Nathalie : Écoutez, je n’ai pas envie d’en parler. J’ai trop de mal à croire qu’elle va s’en aller. Elle me manque déjà.
Julie : Ce n’est qu’à une demi-heure de la maison.
Nathalie : Cette maison sera tellement vide sans toi.
Julie : Merci maman, tu viens de plomber la conversation.
Steven : Adrien, vous travaillez sur une affaire intéressante en ce moment ?
Nathalie : On travaille sur le meurtre d’un médecin dans une maternité.
Steven : C’est original.
Monk : C’est l’acte d’un professionnel et nous savons qui l’a fait mais nous ne savons pas encore pourquoi.
Nathalie : Monsieur Monk, ça va ?
Monk : Oui, tout va bien. Je crois que je n’ai pas très faim. Vous savez, en général, j’arrive à manger ce qu’elle cuisine.
Nathalie : Monsieur Monk, s’il vous plait, arrêtez ça.
Monk : Non. Il y a une tache sur la cuillère, elle ne veut pas s’en aller. Il y en a une autre ici. C’est bizarre je vois des taches partout.
Monk prend sa tête entre les mains, il n’est pas bien. Nathalie se précipite vers lui.
Nathalie : Je crois qu’il est malade.
Steven : Adrien, regardez moi. Oui, il est malade, il est brulant. Il faut vite l’emmener à l’hopital.
Plus tard, aux urgences.
Infirmière : Il va me falloir un peu de sang.
Monk : Très bien, Nathalie, donnez lui un peu de sang.
Infirmière : C’est de votre sang dont je parlais.
Monk : Pas question ! Mais qu’est-ce que vous faites, c’est quoi ça ?
Infirmière : Ce n’est qu’une aiguille.
Monk : Non, non, ce n’est pas une simple, ce truc là fait trois mètres de long.
Infirmière : Vous n’avez jamais eu de prise de sang ?
Monk : Non, non.
Infirmière : Mais vous avez déjà eu des piqures, n’est-ce pas ?
Nathalie : Non, je ne pense pas.
Infirmière : Il faut un début à tout, alors vous voulez bien relever votre manche.
Monk : Non, non, non.
Infirmière : Détendez vous.
Monk : Non, non.
Infirmière : Vous pouvez tenir votre ami ? Calmez vous.
Monk : Attendez ! attendez. Je me sens déjà beaucoup mieux. Vraiment mieux, ah oui, beaucoup mieux. C’est un miracle, vous savez.
Nathalie : Vous n’allez pas mieux et ils ont besoin de votre sang pour l’analyser. Allongez vous !
Steven : Ce n’est rien.
Monk : Non !
Steven : Croyez moi, je suis médecin, ça va aller.
Nathalie : Calmez vous, monsieur Monk ! ça va aller. C’est rapide et sans danger.
Monk : Vous appelez qui ?
Infirmière : Tout le personnel !
Nathalie : Ça va aller, ça va aller. C’est presque fini.
Monk : Non, non !
Infirmière : C’est fait ! Ce n’était pas si douloureux, n’est-ce pas ?
Monk : C’était du gateau.
Plus tard.
Dr Shuler : Monsieur Monk, je suis le Docteur Matthew Shuler. Désolé de vous avoir fait attendre.
Monk : Non, ça ne fait rien. Ça va aller.
Dr Shuler : J’aimerais que plus de gens se lavent les mains comme vous le faites, nous aurions moins de patients.
Monk : Je vous remercie.
Dr Shuler : Monsieur Monk, je travaille dans le service d’hématologie. En fait, je suis responsable du service d’hématologie.
Nathalie : Hématologie ?
Steven : Problèmes sanguins rares. Le docteur Shuler est l’un des meilleurs toxicologues du pays.
Dr Shuler : Monsieur Monk, nous ne connaissons pas. Comment prenez vous les mauvaises nouvelles ?
Monk : Je ne les prends pas très bien.
Nathalie : Pas très bien. Je peux dire même qu’il les prend très mal.
Steven : Non, pas très bien.
Monk : Je préfère entendre d’abord les bonnes nouvelles.
Dr Shuler : J’ai bien peur qu’il n’y ait pas de bonne nouvelle.
Monk : Il y a toujours une bonne nouvelle, les gens disent « J’ai une bonne et une mauvaise nouvelle ».
Dr Shuler : Non, pas cette fois. Monsieur Monk, avez-vous mangé quelque chose d’inhabituel dernièrement ?
Nathalie : Pourquoi cette question ?
Dr Shuler : Hé bien ce ne sont que les premières estimations et nous allons faire encore de nombreuses analyses. Il semblerait qu’Adrien ait été empoisonné.
Nathalie : Empoisonné ?
Monk : Je vous avais dit cuit à point.
Nathalie : Mais c’est ce que j’ai fait.
Monk : Vous auriez du voir ça, c’était encore un peu rouge, croyez moi, ça saignait.
Nathalie : Je suis la pire des cuisinières ! Monsieur Monk, si je vous ai empoisonné, je m’en excuse. Vous voudrez bien me pardonner ?
Monk : Si votre diner était empoisonné, non !
Dr Shuler : Je ne parle pas d’intoxication alimentaire. Vous m’avez mal compris. C’est quelque chose de beaucoup plus grave que ça. Il s’agit d’une sorte de toxine synthétique.
Steven : Une toxine synthétique ?
Dr Shuler : Oui. On ignore comment elle lui a été administrée, mais nous savons que le dosage est assez important.
Monk : Bien. Et qu’est-ce que je dois comprendre ?
Dr Shuler : Vous avez été empoisonné, Adrien. C’est aussi simple que ça. Quelqu’un essaie de vous tuer. Et il se peut qu’il réussisse.
Stottlemeyer et Disher sont venus à l’hôpital soutenir leur ami, aux cotés de Nathalie et Steven.
Disher : Vous voulez vous assoir ?
Monk : Non, ça va.
Disher : Asseyez vous !
Monk : ça va aller, Randy, je ne suis pas enceinte, je suis seulement mourant.
Nathalie : S’il vous plait, arrêtez de parler comme ça.
Monk : J’arrêterai de parler suffisamment tôt. Oh, seigneur, le voila !
Nathalie : C’est bon, il arrive.
Monk : Oh mon Dieu. Je déteste sa façon de marcher. Je crois que c’est le couloir le plus long du monde.
Dr Shuler : Alors, comment vous sentez vous ?
Monk : J’ai peur.
Dr Shuler : Voila ce que nous avons. Tout le monde a mangé la même chose chez Nathalie et personne d’autre n’est malade. Donc nous présumons que ce n’était pas dans la nourriture. J’ai envoyé une équipe scientifique chez vous pour faire des prélèvements sur toutes vos provisions.
Monk : Ils vont tout remettre en place après ?
Dr Shuler : Dès que nous aurons tout analysé.
Monk : Parce que j’ai un système …
Dr Shuler : Adrien, ils remettront tout en place, tel que c’était avant. D’accord, c’est promis. Pour l’instant, nous ne savons toujours pas comment on a pu vous administrer la toxine en question.
Disher : Est-ce que c’est important ?
Dr Shuler : Oui, c’est absolument vital. Nous savons que la toxine est à base de ricin mais on n’a rien d’autre. Ça peut être parmi quatre cents composants différents. Nous ne pourrons pas vous soigner avant d’avoir identifié la source de ce poison.
Nathalie : Et avec un lavage d’estomac et des antibiotiques ?
Dr Shuler : J’ai bien peur que ce ne soit pas aussi facile. On doit tout d’abord réussir à identifier cette toxine particulière. Bien entendu on fera en sorte que vous souffriez le moins possible.
Monk : Il me reste combien de temps ?
Dr Shuler : Deux ou peut être trois jours. Vous allez vous sentir tout à fait normal pendant quelques temps. Ensuite vous allez avoir des vomissements avant de mourir.
Monk : Des vomissements ?
Dr Shuler : Oui, c’est exact. Avant de mourir.
Monk : Des vomissements !
Dr Shuler : Oui. Avant de mourir.
Monk : Des vomissements !
Dr Shuler : Adrien, j’aimerais que vous restiez concentré sur la dernière partie de la phrase, d’accord ? Vous aurez quelques vomissements et ensuite vous mourrez.
Monk : Docteur, est-ce qu’il y a une chance pour que la mort arrive avant les vomissements ? Vous avez dit deux jours, j’aimerais qu’il en reste cinq.
Stottlemeyer : Pourquoi ?
Monk : Parce que c’est un plus gros chiffre.
Stottlemeyer tient un journal, dans lequel la photo de Joey Kazarinski est publiée avec un avis de recherche par la police.
Nathalie : Faites moi voir ça, c’est qui ?
Disher : C’est le suspect pour le meurtre à la maternité. On le recherche toujours.
Nathalie : Le meurtre à la maternité.
Stottlemeyer : Il y a des choses plus importantes qui nous tracassent, enfin !
Nathalie : Non, j’ai déjà vu cet homme, oui ! Je l’ai vu au supermarché.
Dr Shuler : Vous l’avez vu quand ?
Nathalie : Hier, il s’est trompé, il partait avec le chariot de monsieur Monk.
Disher : Avec le chariot ?
Dr Shuler : Hé bien, c’est suffisant, je veux dire, pour mettre quelque chose dedans ou trafiquer quelque chose. Vous avez gardé le ticket de caisse ?
Nathalie : Oui, je crois que je l’ai gardé.
Dr Shuler : Très bien, on va commencer par là, on va analyser chacun des produits qui se trouvent sur ce ticket.
Nathalie : Vous aurez assez de temps ?
Dr Shuler : Je n’en sais rien.
Au commissariat.
Stottlemeyer : Merci à tous d’être venus. Je tiens à vous prévenir tout de suite que cette mission n’a rien d’une intervention officielle et que par conséquent, personne ne sera payé en heures supplémentaires.
Officier 1 : On n’est pas la pour le pognon capitaine.
Stottlemeyer : J’apprécie votre geste et je suis sûr que Monk aussi. Très bien, voici notre cible, l’homme s’appelle Joey Kazarinski.
Alias Joey Kaz ou bien Joey K.
Stottlemeyer : Nous soupçonnons Kazarinski d’avoir tué le docteur Nash vendredi dernier et nous le soupçonnons également d’avoir empoisonné Adrien Monk.
Officier 1 : Quel est le rapport entre les deux ?
Stottlemeyer : Monk travaillait sur l’affaire Nash. C’est le seul lien qu’on ait trouvé. On va opérer par groupe, la moitié d’entre vous va travailler avec Randy sur le meurtre du docteur Nash. Ils savent qui vous êtes, Randy. Je veux savoir tout ce qu’il y a à prendre sur Nash. Qui il était, qui il aimait, et surtout ce qui est le plus important, qui autour de lui ne l’aimait pas du tout. Les autres vont rechercher Kazarinski. On va retourner chaque pierre de la Californie. N’oubliez pas que ce type est dangereux. En effet, il est armé et il transporte peut être des agents chimiques. Alors soyez prudents, mais, et ceci est très important, aucun coup de feu. Si vous avez une piste, vous prévenez les autres. Vos armes restent dans vos étuis. Vous me ramenez ce type vivant parce que s’il meurt, Monk meurt aussi. Est-ce que c’est clair ? Parfait, allez y !
Nathalie essaie de réconforter Monk, qui tousse beaucoup. Ils sont dans l’appartement de Monk. Elle lui fait prendre ses médicaments.
Nathalie : Ils vont le retrouver.
Au commissariat. Le Capitaine interroge un trafiquant.
Stottlemeyer : Vous étiez avec Kazarinski hier, on sait que vous lui avez vendu de faux papiers d’identité. Qu’est-ce que c’était ? Un permis de conduire ? Un passeport ?
Ronnie : Je ne vois pas de quoi vous voulez parler.
Stottlemeyer : Ronnie, je n’ai pas le temps de m’amuser avec vous aujourd’hui, mon ami est malade. Vous comprenez ?
Votre ami est malade. Qu’est-ce que ça veut dire ?
Ça veut dire qu’il me faut un nom. J’en ai besoin. J’ai besoin de connaitre le nom que Joey Kazarinski utilise maintenant.
Ronnie : Vous voulez un nom ? Vous allez faire quoi ? Me frapper avec un annuaire ? Il n’y en a plus, vous savez Capitaine, plus personne ne se sert d’un annuaire. Tout le monde utilise des ordinateurs de nos jours.
Stottlemeyer : Oui, vous avez raison.
La capitaine tend un ordinateur portable cassé à Randy.
Disher : Vous avez un nom ?
Stottlemeyer : Oui. Bien sur que j’ai un nom. Votre ordinateur est hors d’usage.
Un hall de gare. Des policiers sont habillés en ouvrier d’entretien ou voyageurs. Stottlemeyer et Disher se tiennent à l’écart.
Haut parleur : Le train de 17 heures 24, en direction de Redwood City, Menlo Park, va entrer en gare quai numéro trois.
Un voyageur : Je vous ai demandé un billet en seconde, pas en première.
Stottlemeyer (oreillette) : Mason, est-ce que vous voyez tous les guichets ?
Mason : Affirmatif
Stottlemeyer (talkie walkie) : Ne les quittez pas des yeux. Son train part dans dix minutes. Il ne va pas tarder à arriver. N’oubliez pas, vous lui sautez dessus mais sans arme, elles restent dans leurs étuis.
Stottlemeyer : (à Disher) Il y a quelqu’un à l’entrée de service ?
Disher : Les gars couvrent tout le périmètre.
Stottlemeyer : Je suis sur qu’il ne viendra pas.
Disher : Il viendra, vous verrez. Il a fait une réservation et son train part dans dix minutes. Il va venir.
Haut parleur : L’omnibus de 17 heures 27, en provenance de Oakland, Berkeley et à destination du nord, entre en gare quai six.
Kazarinski achète un journal tout en regardant autour de lui, puis se dirige vers les départs. Il porte une perruque et des lunettes noires.
Stottlemeyer : Il ne va pas se montrer.
Disher : Ça va me manquer tout ça.
Stottlemeyer : Pourquoi ? Vous allez quelque part ?
Disher : Non, non. Je voulais dire … un de ces jours. Je ne ferai pas ça éternellement.
Stottlemeyer : C’est le train 532 en provenance de San José ?
Disher : Oui, il est pile à l’heure.
Stottlemeyer : Écoutez.
Disher : Je n’entends rien du tout.
Stottlemeyer : Non, justement. Le train n’a pas été annoncé. Qu’est-ce qu’il fait l’annonceur.
Disher : La tour de contrôle
Disher se précipite. Il traverse la gare en courant et monte à la tour de contrôle. L’annonceur git à terre. Disher ne s’aperçoit pas que le micro de la gare est resté ouvert et diffuse son message à Stottlemeyer.
Stottlemeyer : Foncez, foncez !
Stottlemeyer (talkie walkie) : Appel à tous, le suspect est peut être dans le secteur. Tout le monde reste en place.
Disher (talkie walkie et micro) : Capitaine, le contrôleur est mort. On lui a tiré dessus. Une balle dans le dos, une dans la tête. Il y a du sang partout là !
Stottlemeyer (talkie walkie et micro) : Randy, taisez vous, le micro est ouvert.
Disher (talkie walkie et micro) : Il y a vraiment du sang partout !
Stottlemeyer (talkie walkie et micro) : Randy, je vous dis que le micro est ouvert !
Disher (talkie walkie et micro) : Quoi ?
Le micro est ouvert, on entend tout ce que vous dites alors faites quelque chose. Dépêchez vous !
Disher (talkie walkie et micro) : Attendez …
Stottlemeyer (talkie walkie et micro) : Randy Je vous entends toujours, le micro est ouvert !
Disher (talkie walkie et micro) : Non, ça y est, il est coupé. Kazarinski a la veste et le badge du contrôleur, on devrait faire une annonce pour prévenir tout le monde ! La gare risque de se transformer en stand de tir. Capitaine ? Il est armé, il a tué une fois, il n’hésitera pas.
Croyant que le micro était fermé, Randy a continué de parler dans le haut parleur au grand désespoir du Capitaine. En entendant les derniers mots de Randy, la panique s’empare des voyageurs qui courent vers la sortie. Impuissant, le Capitaine assiste à la cohue mais il aperçoit Kazarinski qui se mêle aux voyageurs. Il le poursuit. Kazarinski sort de la gare, sur les voies du chempin de fer.
Stottlemeyer : Kazarinski ! Police ! Joey ! Joey ! Arrête ! Arrête toi, Kazarinski !
Kazarinski court au milieu des trains, montant et descendant des trains en arche. Stottlemeyer le perd à un moment mais il est horrifié lorsqu’un train le percute.
Stottlemeyer : Kazarinski ! Attention ! Non !
Stottlemeyer et Disher arrivent en même temps et constatent le décès.
Chez le docteur Bell.
Dr Bell : L’homme qui vous a empoisonné, ce Kazarinski,-il a dit quelque chose avant de mourir ?
Monk : Il a été écrasé par un train. Il a surement dit « train ».
Dr Bell : Est-ce qu’on sait quel poison il a utilisé ?
Monk : Non, ils ont trouvé une chambre d’hôtel où il a séjourné. Il y aait des produits chimiques dans une poubelle. Il va leur falloir des semaines avant d’avoir tout analysé. Ils n’auraont surement pas assez de temps.
Dr Bell : Et pour les produits achetés au supermarché ?
Monk : Non, tout est négatif. Aucune trace de quoi que ce soit.
Dr Bell : Adrien, j’aurais pu venir vous voir chez vous ou à l’hôpital, vous savez.
Monk : Non, ça va aller, il fallait que je sorte de toute façon, Nathalie va me conduire au cimetière pour faire mes adieux. Mais je suis tellement désolé.
Dr Bell : Adrien, vous n’avez pas à être désolé pour quoi que ce soit.
Monk : J’ai toutes les raisons d’être désolé. Croyez moi, j’ai vécu comme un prisonnier, j’ai été un prisonnier, c’est comme ça depuis Trudy. C’est vrai, j’ai perdu tellement de temps, j’ai mis tout bout à bout, j’ai probablement perdu au moins trois années rien qu’à me laver les mains. Attendez, j’ai …
Dr Bell : Adrien, vous n’êtes pas juste. Vous avez peut être … non, vous êtes plus productif que tous ceux que je connais. Vous avez réussi à résoudre plus de cent vingt affaires importantes.
Monk : Je n’ai rien résolu du tout puisque je n’ai pas élucidé la mort de Trudy. Si je ne tiens pas la promesse que j’ai faite, je n’aurai rien résolu du tout. J’ai toujours détesté ce tableau.
Dr Bell : Pas question de baisser les bras. La médecine fait des miracles tous les jours. D’ailleurs je vais noter immédiatement vos rendez vous sur mon agenda pour les trois prochaines semaines. Alors, il y a Monk pour lundi, onze heures du matin, Adrien Monk, et le mercredi …
Monk : Vous utilisez un crayon.
Dr Bell : Oui, ça ne veut rien dire.
Monk : D’habitude, vous n’utilisez pas un crayon.
Dr Bell : Je n’ai pas de stylo.
Monk : Il est juste là. Vous m’entendez ? Votre stylo est juste là. C’est sans importance … Sans importance. Non, c’est même … Mon temps est terminé. Mon temps est terminé. Vous saisissez ? Terminé. Adieu, docteur Bell.
Dr Bell : Non, Adrien, pas adieu, on ne dit jamais adieu.
Monk : Adieu.
Monk quitte le cabinet du docteur Bell. Au commissariat, Disher entre dans le bureau du capitaine. Ce dernier sort une bouteille de scotch et deux verres.
Stottlemeyer : Vous avez eu les gens du labo ?
Disher : Oui, je viens tout juste de raccrocher. Il ne s’en sortira pas. Je ferme la porte ?
Stottlemeyer : Vous Non, je m’en fiche. Ça m’est bien égal qu’ils me voient. Je me suis trompé sur son compte. Aujourd’hui, je le sais. J’ai toujours pensé que Monk n’était pas complètement fini. Comme s’il lui manquait quelque chose, comme s’il était moins humain. Mais jamais rien ne lui échappait. Il voyait toujours tout, mieux que n’importe qui et il ressentait tout mieux que n’importe qui. C’était ça son problème, oui, il était trop humain. Si on était un peu plus comme lui, on serait meilleur.
Nathalie accompagne Monk sur la tombe de Trudy. Il n’est pas très bien, Nathalie l’aide à marcher. Puis ils retournent chez Monk.
Monk : Je t’aime Trudy.
Nathalie : Et c’est tout ? Vous êtes sur de ne pas vouloir lui dire autre chose ?
Monk : Oui, je lui dirai en personne demain.
Nathalie : Monsieur Monk, c’était le docteur Shuler. Il insiste, il dit que vous devriez vraiment aller à l’hopital.
Monk : Non. Je préfère rester ici.
Nathalie : D’accord. Alors on va rester ici. Vous voulez quelque chose ? Une bonne tasse de thé ?
Monk : Je veux le cadeau de Trudy.
Nathalie : Non, monsieur Monk, non.
Monk : L’heure est venue.
Nathalie : S’il vous plait.
Monk : Nathalie, c’est le moment.
Nathalie lui apporte le cadeau. Il l’ouvre, la boite contient une cassette vidéo. Ils la visionnent. En voyant Trudy, Monk sanglote.
Nathalie : C’est une cassette vidéo.
Trudy : Bonjour, Adrien. Si tu visionnes cette cassette, ça veut dire que je suis morte. Je sais qu’on avait dit qu’on n’aurait jamais aucun secret, mais il y a une chose que je ne t’ai jamais dite. Il s’est passé quelque chose, quelque chose de terrible. Il y a des années avant notre rencontre …
Rédigé par mamynicky
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