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#202 : Monk part au Mexique

Image illustrant l'épisode 2.02 - Monk part au Mexique

Chip Rosatti, fils d'un éminent homme d'affaires de San Francisco, passe ses vacances à Mexico. Il va effectuer un saut en parachute. Malheureusement, lors de son envol, le parachute de l'héritier ne parvient pas à s’ouvrir. C’est la chute et Chip s'écrase au sol.

L'autopsie révèle qu'il est mort noyé ... en plein ciel.

Le maire envoie Monk au Mexique pour résoudre cette affaire ... improbable.

Popularité


4 - 3 votes

Titre VO
Mr. Monk Goes to Mexico

Titre VF
Monk part au Mexique

Première diffusion
27.06.2003

Première diffusion en France
14.03.2004

Diffusions

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Dimanche 14.03.2004 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 27.06.2003 à 22:00

Plus de détails

Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénaristes -
Lee Goldberg et  William Rabkin
Réalisateur -
Ron Underwood

- - - - - -      Cast      - - - - - -
Emma Bates - Michelle
Corbin Allred - Scott
Jorge Cervera, Jr. - Docteur Madero
Tony Plana - Capitaine Alameda
David Noroña - Lieutenant Plato
Marcelo Tubert - Hector
Alex Paez - le serveur
Shiloh Strong - T.J.
René Rivera - Capitaine Valez, le pilote
Hector Luis Bustamante -  douanier Gomez
Steven Nelson - le jeune désagréable
Francisco Paco Vela - Hernandez
Katie Fountain - la fille à la fête
Joe Camareno - l'officier mexicain
Jonathan Flanigan - un spectateur à la fête
Bruce Hood - un étudiant
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Monk part à Mexico

Un couple regarde leur ami sauter en parachute d’un avion. Ils se rendent compte que celui-ci ne s’ouvre pas et assistent impuissants au drame.  

Au cours de l’autopsie, le médecin légiste apprend au capitaine de la police mexicaine que la victime est décédée par noyade et non à la suite de sa chute. Perplexe, le capitaine ne peut imaginer que le parachutiste s’est noyé en plein ciel. 

A San Francisco, Monk veut être sûr que la lettre qu’il vient de poster sera bien acheminée. Il veut être certain que l’employé des postes qui viendra relever le courrier n’oubliera pas sa lettre. Le capitaine Stottlemeyer et le Lieutenant Disher arrivent en même temps que l’employé.  

Pendant que Monk supervise la levée du courrier, le capitaine apprend à Monk que le Maire a un ami dont le fils, Chip Rosatti, s’est tué en se noyant en plein ciel au Mexique. Monk rétorque que tout cela n’a absolument aucun sens. Le capitaine lui fait remarquer que cette affaire est tout à fait dans ses cordes et c’est la raison pour laquelle le Maire souhaite qu’il se rende au Mexique pour enquêter. Le capitaine a organisé le voyage en voiture sachant que Monk déteste l’avion. 

Sharona est contente de ces vacances impromptues mais Monk ne veut pas aller au Mexique. Il veut suivre le postier pour surveiller sa lettre. Le capitaine donne donc l’ordre au Lieutenant Disher de suivre l’employé pour s’assurer qu’il ne sèmera rien en route. 

Arrivés à San Marcos, au Mexique, les 18 valises de Monk attirent l’attention des douaniers. Il doit justifier le passage des bagages remplis d’eau minérale, de lingettes, taies d’oreiller et divers produits nettoyants. Le capitaine Alameda et son lieutenant, vexés qu’un policier américain vienne enquêter sur leur territoire, ont reçu l’ordre du gouverneur de faciliter les investigations de Monk. Ils demandent donc à la douane de faire remettre les valises dans la voiture et accueillent Monk et Sharona.  

Le capitaine Alameda promet à Monk qu’il ne restera pas longtemps car ils auront bientôt un suspect. Il admet que la cause officielle du décès : noyé en plein ciel, est difficilement explicable mais il est persuadé qu’il s’agit d’une affaire de drogue.  

Pendant qu’ils sont conduits à leur hôtel par le capitaine et le lieutenant, Monk lit le dossier qui mentionne que Chip Rosatti, venu au Mexique pour les vacances de printemps, gagne un saut en parachute et meurt noyé après avoir sauté. Le pilote de l’avion a été interrogé et jure que Chip était en vie quand il a sauté.  

Dans sa chambre, Monk redresse les tableaux et constate que la tapisserie est décollée, quand l’employé de l’hôtel leur apprend que les bagages restés dans la voiture ouverte, ont été volés. Monk catastrophé d’avoir perdu sa nourriture et l’eau, se demande ce qu’il pourra manger ou boire pendant deux jours.  

Attablés à la terrasse d’un café, Monk et Sharona interrogent les 2 amis de Chip. Ces derniers croient qu’il était toujours en vie en sautant de l’avion car il leur semble qu’il a agité les bras. Ils avouent qu’ils ne le connaissaient pas du tout ; ils avaient fait sa connaissance dans un club la veille et Chip ayant gagné un saut en parachute leur avait proposé d’aller le voir sauter. Ils sont restés en contact par téléphone jusqu’à ce qu’il saute.  

Le garçon de café vient prendre leur commande de boisson ; Monk souhaite un verre d’eau de sa marque : «Sierra Springs». Après une longue liste de marques d’eau disponibles, il préfère déclarer qu’il n’a pas soif. A ce moment, il voit un homme traverser la place, portant l’un de ses costumes. Alors qu’il le poursuit, un camion fonce sur lui auquel il échappe de justesse en se jetant dans le fossé. Sharona se précipite à son secours et appelle le capitaine Alameda. Contre l’avis de Sharona qui pense à une tentative de meurtre, le capitaine et le lieutenant concluent à un chauffeur ivre ou drogué.  

A la morgue, le médecin légiste, le docteur Madero, les reçoit dans une blouse tâchée de sang ce qui indispose Monk. Compte tenu de la chute, il a relevé de très nombreuses lésions internes et externes, mais une pinte d’eau trouvée dans les poumons indique qu’il s’est noyé.

Par ailleurs, il n’a relevé aucune trace de drogue ou d’alcool ni de signe de violence. L’heure de la mort étant fixée au moment précédant l’impact, rappelle au lieutenant une autre affaire survenue l’année précédente. Devant la curiosité de Sharona, le capitaine Alameda, après un regard de reproche à son adjoint, raconte qu’un étudiant américain a été mis en pièces par un lion sauvage. Cette affaire n’a pas été élucidée Le capitaine reste convaincu qu’il s’agissait d’une affaire de drogue et souhaite revenir sur l’enquête  en cours. 

Monk commence à souffrir de la soif mais ne peut accepter toutes les boissons proposées par Sharona. Ils se rendent au club de parachutisme pour interroger le pilote. Celui-ci regrette que la police, persuadée qu’il a quelque chose à voir avec cette affaire, lui ait fait fermer son club. Il leur explique que le jeune Rosatti est arrivé avec une lettre de la direction du club lui offrant un saut en parachute gratuit. Il s’avère, d’après l’enquête, qu’il s’agissait d’un faux ; toutefois, quand il a lu la lettre il l’a trouvée plausible. Il a donc équipé le jeune homme, l’a emmené et il a fait son saut, sa mission s’arrêtait là. La police mentionne dans le dossier que le câble du parachute a été sectionné. Mais tout le monde ayant eu accès aux parachutes, il vérifie tous les harnais depuis. Il regrette cet accident d’autant que son entreprise est arrêtée et leur montre l’avion d’où a sauté le jeune homme. Il n’a rien remarqué d’anormal pendant le vol et tous ses employés peuvent confirmer que Chip était en vie lorsqu’il est monté dans l’appareil et lui, certifie qu’il était toujours en vie quand il a sauté. Il ignore ce qu’il s’est réellement passé. Il conseille à Monk et Sharona de questionner les trois amis du jeune homme. Devant leur étonnement, il leur révèle que deux amis sont restés pour le regarder sauter, mais il y en avait un troisième qui l’a déposé au départ. Il croit se souvenir qu’il s’appelait Titzi. Chip lui a donné quelque chose. Titzi portait une montre de marque et conduisait une voiture de luxe. Il leur conseille d’aller le chercher dans un club fréquenté par des enfants de riches. 

Confrontés à de jeunes arrogants et prétentieux, Sharona est obligée d’en remettre quelques uns en place. Malheureusement, le jeune Titzi en fait partie. Il ne veut rien dire mais propose un concours à celui qui boira le plus rapidement une chope de bière. Sharona gagne et il est obligé de leur restituer ce que Chip lui a remis avant de monter dans l’avion. Il s’agit d’une clé que Chip lui a demandé de garder. Sharona propose à Monk de regagner l’hôtel alors qu’elle propose à Titzi de refaire une partie. 

Dans sa chambre, Monk essaie de recoller la tapisserie avec des pansements lorsque Sharona revient un peu éméchée. Monk lui demande de l’accompagner car il faut qu’il aille vérifier si la clé ouvre une consigne du terminus de la gare routière. Mais Sharona s’est couchée toute habillée dans le lit de Monk et s’endort. Craignant que les consignes soient vidées pendant la nuit, Monk se résout à s’y rendre tout seul. 

Le même camion qu’il avait évité le matin même l’attendait près de la gare routière et renverse la silhouette qui se dessine dans une lumière lointaine. 

Le lendemain matin, Sharona descend à la réception de l’hôtel pour réclamer de l’aspirine. A ce moment, le capitaine Alameda et son lieutenant viennent lui apprendre que Monk est mort à la gare routière. Il informe également son confrère de San Francisco, le capitaine Stottlemeyer que Monk est décédé. Ce dernier s’en montre très touché ainsi que le lieutenant Disher.

Ecrasée de douleur, Sharona raconte avec tendresse tous les TOC de Monk. Elle apprend que Monk a du se traîner dans la boue pendant des heures, centimètre par centimètre, pour aller chercher de l’aide. Ne pouvant retenir sa joie, elle leur assure que Monk est en vie et que l’homme qui a été attaqué n’est autre que celui qui a volé les bagages. 

A ce moment Monk entre dans l’hôtel, couvert de poussière. Sharona lui saute dans les bras. Monk ramène le sac de voyage de Chip Rosatti qu’il a trouvé à la consigne de la gare. Monk avoue qu’il meurt de soif. 

Au commissariat de San Francisco, le capitaine Stottlemeyer fait l’éloge de son ami et regrette de ne jamais lui avoir dit qu’il était son point de référence. Puis il donne des ordres pour des funérailles officielles, avec la présence du gouverneur ainsi que de tout le service en tenue avec un bandeau noir au bras. Il assure qu’Adrien Monk aura un enterrement avec les honneurs ou il démissionne. Il souligne qu’il admet avec aucune honte qu’il aimait Monk. A ce moment, il apprend la méprise par téléphone et crie tout haut qu’il le déteste. 

Au commissariat de San Marcos, Monk, qui a revêtu une chemise achetée sur place, se sent très mal à l’aise. Il doit assister à l’interrogatoire du directeur du club fréquenté par les jeunes, suspecté par le capitaine Alameda d’avoir voulu cacher la noyade de Chip dans sa piscine et d’avoir déguisé cet ennui en accident de parachutisme.  Monk toujours assoiffé s’aperçoit qu’on donne au suspect une bouteille d’eau "Sierra springs". Le sergent lui apprend que c’était la dernière bouteille de cette marque mais qu’ils en ont d’autres. Pendant que le directeur nie toute implication dans cette noyade, Monk se lamente de l’autre côté de la vitre.

Sharona qui fouille dans le sac de voyage de Chip trouve un médicament prouvant qu’il était allergique au chlore et qu’il ne serait jamais allé dans la piscine. Monk assoiffé ne peut réfléchir et se désintéresse de l’enquête.  

Pendant ce temps, à l’hôtel, dans la chambre de Monk, un individu vient poser un déclencheur de bombe derrière le tableau qui reste penché. 

Peu après, Monk et Sharona reviennent à l’hôtel et elle se précipite sur le téléphone pour appeler Benji. Monk veut redresser le tableau mais juge plus urgent de s’occuper du robinet de lavabo qui fuit. Puis Benji demande à parler à Monk, l’empêchant de s’occuper enfin du tableau. Sharona veut le redresser, mais Monk remarque que la femme de chambre n’est pas venue faire le lit ce qu’il trouve bizarre. Il demande à Sharona de ne plus bouger et dit à Benji qu’il le rappellera plus tard. La lampe est allumée, donc quelqu’un a pénétré dans la chambre. Le tableau en cause penchait habituellement de l’autre côté. Monk découvre le dispositif posé derrière.

La police, alertée, la brigade de déminage vient chercher la bombe. Le capitaine Alameda veut bien admettre enfin que quelqu’un essaie de tuer Monk. Complètement déshydraté et aphone, Monk est certain que ces tentatives n’ont pas de rapport avec l’affaire Rosatti.

Le capitaine tire la conclusion qu’il s’agit d’une personne qui n’aime pas les américains de San Francisco car le jeune homme taillé en pièces par le lion était aussi de cette ville et d’une famille fortunée tout comme Chip Rosatto.  

Soudain Monk peut déclarer qu’il sait par qui, comment et pourquoi Chip Rosatto a été tué. Tout joyeux, il demande à Sharona de faire les valises, préparer la voiture car ils rentrent à la maison. Pendant qu’il se prépare il demande au capitaine Alameda si le docteur Madero est venu s’installer à San Marcos il y a un an et demi. Le capitaine impressionné, approuve. Monk a remarqué que le légiste Madero utilise du menthol quand il travaille à la morgue pour masquer les odeurs. Le rideau placé à côté de la lampe dans la chambre de Monk sent le menthol ce qui prouve que le médecin légiste a allumé la lampe lorsqu’il est venu poser la bombe derrière le tableau.  

Les morts des jeunes hommes par le lion sauvage et la noyade en plein ciel sont impossibles. Pour lui, un seul meurtre impossible est possible mais deux meurtres impossibles deviennent impossibles. 

Tout en dévalant l’escalier pour rejoindre la voiture, Monk explique au capitaine complètement perdu, qu’il y a deux ans aux Etats-Unis, il a témoigné contre le docteur Luis Nivara pour une fraude à l’assurance. Il a été ruiné et perdu son cabinet, sa femme s’est suicidée et Monk est persuadé qu’il lui en veut à mort. Le docteur Nivara et le docteur Madero sont une seule et même personne. Il ne l’avait jamais rencontré car il s’agissait d’une audience à huis clos et ne pouvait donc pas le reconnaître. Le docteur Nivara a réussi à s’enfuir avant le procès puis a disparu. 

Pendant que Monk demande à régler leur séjour à la réception, le lieutenant revient accompagné du docteur Madero qu’il est allé chercher. Monk l’accuse d’avoir tué Chip Rosatti, ce dont se défend le médecin. Monk sait qu’il lui reproche d’avoir ruiné sa vie en témoignant contre lui et comprend qu’il voulait se venger en le tuant. Comme il ne pouvait revenir aux Etats-Unis car il est recherché, il lui fallait trouver le moyen de le faire venir au Mexique. Deux jeunes gens de San Francisco dont les familles fortunées avaient des relations ainsi que deux meurtres suffisamment étranges pouvaient faire intervenir le Maire.  

Au club fréquenté par des jeunes gens fortunés le docteur Madera a trouvé Chip Rosatti, parfaite victime. Il lui a envoyé la lettre avec un bon pour un saut en parachute gratuit. Avant le saut il s’est assuré que le parachute ne s’ouvrirait pas. Lorsqu’on lui a amené le corps, le docteur a versé de l’eau dans ses poumons et a déclaré qu’il s’était mystérieusement noyé en plein ciel sachant que le Maire demanderait à Monk d’aller enquêter.  Le capitaine Alameda se souvient que les empreintes trouvées sur le parachute ne correspondaient à aucune fiche et voudrait les comparer à celles du médecin.  

Le docteur Madéra crie à Monk qu’il se trompe en disant qu’il a ruiné sa vie, car il la lui a volée. Il a commis une erreur dans le passé et personne ne l’avait remarquée. Il veut se jeter sur Monk mais il est maîtrisé par la police.

Monk s’enferme dans la voiture. Sharona démarre en trombe. 

En courant à côté de la voiture, le capitaine veut savoir à quel moment il a soupçonné le médecin. Monk lui répond qu’il avait dit n’être jamais allé aux Etats-Unis mais il a employé le mot pinte d’eau au lieu de dire un demi-litre ce qui prouvait qu’il avait vécu en Amérique.  

Sharona rapporte des provisions chez Monk et constate que son appartement est envahi par des bouteilles de "Sierra springs". Elle veut en prendre une bouteille pour se désaltérer mais Monk l’arrête et lui offre un verre d’eau du robinet.
 
Excédée, pendant qu’il lit une lettre de San Marcos qui lui apprend que le docteur Madero va être jugé, elle vide le verre dans l’évier et ouvre une bouteille. 

Il l’accuse d’avoir entamé sa réserve d’eau et de l’obliger à en recommander.
 
Puis il lui demande si elle trouve normal qu’un homme qu’il n’avait jamais rencontré veuille le tuer. Exaspérée, elle s’en va en claquant la porte.  

2.02 – Monk part au Mexique

Deux jeunes gens regardent leur ami, Chip Rosatti, sauter en parachute d’un avion. Ils se rendent compte que celui-ci ne s’ouvre pas et assistent impuissants au drame.

Jeune homme : Hey,Chip.  On te voit. Comment ça va ?
Chip : Tout va très bien. C’est génial !
Jeune fille : Chipy ! Dis-lui de sauter ! Saute Chipy !
Chip : Hé, le pilote est vraiment pas sympa ! Il m’a fait jeter ma bière.
Jeune homme : Ca fait rien, mon vieux, j’en ai plusieurs ici, elles sont toutes fraiches.
Chip : Ne les buvez pas toutes, j’aimerais que vous soyez ici.
Jeune homme : C’est toi qui as gagné le concours, mon vieux, pas nous.
Jeune fille : Passe-le-moi. Hé Chip, qu’est-ce que tu attends pour sauter ? Tu as la trouille ou quoi ? J’ai envie de voir un mec qui se balance au bout d’un parachute.
Jeune homme : Allez, saute, mon vieux, saute !
Jeune fille : Saute, saute !
Jeune homme : Ca y est !
Jeune fille : Vas-y Chip ! Regarde-le c’est Superman !
Jeune homme : Ton parachute ! ouvre le mon vieux !

Chip tire sur la poignée, rien ne se passe. En bas, les jeunes gens commencent à angoisser.

Jeune homme : Pourquoi il perd tout ce temps. Il se passe quelque chose.
Jeune fille : Il va s’écraser !
Jeune homme : Tire le cordon ! Tire !

Chips s’écrase sur le sol.

Jeune fille : Oh mon dieu !

A la morgue. Les jeunes gens sont interrogés par la police. Le médecin légiste, le docteur Madero vient faire son rapport.

Jeune homme : On a vu que le parachute ne s’ouvrait pas.
Lieutenant : Et il s’est écrasé.
Jeune homme : A quelques mètres de nous.
Lieutenant : Vous n’étiez que deux ?
Jeune homme : Oui.
Madero : Capitan Alameda !
Alameda : Oui, docteur.
Madero : D’après vous, ce garçon est tombé.
Alameda : C’est exact, depuis un avion. Son parachute ne s’est pas ouvert.
Madero : Capitaine, vous êtes sur de m’avoir tout dit ?
Alameda : Oui, bien entendu. Il n’y a rien d’autre à dire.
Madero : Il est vrai qu’il est tombé d’un avion. Il a plusieurs traumatismes, des lésions internes. Mais ce n’est pas ce qui l’a tué.
Lieutenant : C’est impossible. Il y a surement une erreur.
Madero : Non, c’est bien ça, lieutenant.
Alameda : Cause de la mort : la noyade ?
Lieutenant : Comment ce serait-il noyé ? Il était à bord d’un avion et il s’est écrasé dans le désert.
Madero : Regardez vous-même. J’ai retrouvé de l’eau dans ses poumons. Je vous dis qu’il s’est noyé.
Alameda : En plein ciel ?

Monk met une lettre dans une boite de la poste. Sharona s’impatiente.

Sharona : On y va maintenant ?
Monk : Absolument.
Sharona : Ta lettre est postée. Elle ne peut pas être plus postée. Qu’est-ce qu’il y a encore ?
Monk : Il est presque 9 heures, c’est l’heure de la levée du matin.
Sharona : Tu vas attendre l’employé des postes ?
Monk : Non, je veux seulement m’assurer qu’il ne fera pas tomber cette lettre.
Sharona : Une chance que tu me payes à l’heure. C’est moi qui te le dis.

Une voiture s’arrête en klaxonnant. Stottlemeyer et Disher en sortent.

Stottlemeyer : Bonjour, Monk.
Monk : Bonjour capitaine.
Disher : Sharona.
Sharona : Lieutenant.
Stottlemeyer : Que faites-vous ?
Sharona : On poste une lettre.
Stottlemeyer : Où est la lettre ?
Sharona : Dans la boite aux lettres et là on attend l’employé des postes.
Monk : Le voila.
Stottlemeyer : Monk, le maire a de nouveau besoin de vous. Il a un ami dont le fils a été tué au Mexique. Il s’appelait Chip Rosatti.
Sharona : Que s’est il passé ?
Stottlemeyer : Accident de parachutisme.
Sharona : Son parachute ne s’est pas ouvert ?
Stottlemeyer : Non, il s’est noyé.
Sharona : Il est tombé dans l’océan ?
Stottlemeyer : C’est-à-dire … Non, écoutez … C’est-à-dire qu’apparemment, le jeune homme a sauté de l’avion et il s’est noyé en plein ciel.
Monk : Cela n’a absolument aucun sens. Aucun sens, vraiment.
Stottlemeyer : C’est pour ça que le maire veut que vous vous rendiez la bas pour enquêter. C’est tout à fait dans vos cordes.
Sharona : Hé ! ça nous ferait des vacances.
Stottlemeyer : Bon, écoutez, je sais combien vous détestez l’avion, alors vous irez par la route. Et allez donc jusqu’à San Marcos, alors vous partirez immédiatement.
Monk : Pour le Mexique ? Je ne peux pas … Je ne peux pas aller au Mexique. Non !
Stottlemeyer : Pourquoi ?
Monk : Ce n’est pas ici.
Sharona : Voyons, mais tu ne peux pas refuser ton aide au maire. Gail peut garder Benji. Marché conclu.
Stottlemeyer : Bien. Monk, où allez-vous ?
Monk : Hé bien, je veux m’assurer qu’il ne perdra pas ma lettre.
Stottlemeyer : Non, non, non. Vous allez faire vos bagages. C’est pas vrai, il ne changera jamais celui-là ! Lieutenant ?
Disher : Oui monsieur ?
Stottlemeyer : Vous allez vous assurer qu’il ne sème rien en route. Allez, lieutenant.
Disher : A vos ordres.

A la frontière.

Sharona : Nous avons pu le faire. Bienvenue au Mexique.
Monk : Qu’est-ce que c’est que ça ?
Sharona : Des bouchons d’oreilles
Monk : Tu les a eus pendant tout le voyage ?
Sharona : Oui. Depuis Los Angeles.
Monk : Tu n'as rien entendu de tout ce que je t’ai dit ?
Sharona : Non.
Monk : J’ai parlé tout le temps sans que tu répondes !
Sharona : Tu as dit quelque chose d’important ?
Monk : Euh … Non.
Sharona : Adrien, retire tes lunettes de soleil.
Monk : Pourquoi ?
Sharona : On dirait un trafiquant de drogue.
Monk : Qu’est-ce que tu racontes.
Sharona : Crois moi, je sais ce que je dis. Avec ça, tu as le profil du parfait trafiquant de drogue. Avec tes 18 valises et ton costume. C’est vrai, si tu étais policier tu ne trouverais pas ça étrange/
Garde-frontière : Buenos dias. Vous restez longtemps au Mexique ?
Sharona : Deux ou trois jours.
Monk : Je ne suis pas un trafiquant de drogue.
Garde-frontière : Pardon monsieur ?
Monk : Je ne suis pas un trafiquant de drogue.
Garde-frontière : Ah garez vous. On se voit à l’intérieur.

Les valises de Monk sont inspectées.

Sergent : Vous ouvrez un restaurant, monsieur ?
Monk : Non, je ne vais pas ouvrir un restaurant.
Sharona : Il est assez particulier.
Monk : Nous avons des bouteilles d’eau au Mexique, señor Monk. De bonnes eaux minérales.
Sharona : Il ne boit que la Sierra Springs.
Alameda : Ah, regardez, le voila. Notre génie venu d’Amérique. Il va nous montrer à nous, simples paysans, comment résoudre un crime.
Sergent : J’ai déjà vu cette marque d’eau chez nous.
Monk : Oui mais il vaut mieux prévenir que guérir.
Lieutenant : Renvoyez le en Amérique, capitaine ! On n’a pas besoin d’un baby sitter.
Alameda : Je voudrais bien le faire mais j’ai promis au gouverneur d’être un hôte accueillant. Qu’il ne se mette pas sur ma route.
Lieutenant : Une seconde, monsieur.
Alameda : Lieutenant, voulez vous m’épouser ?
Lieutenant : Monsieur …
Alameda : Voyons, je plaisantais, lieutenant.
Monk : Ce sont de simples taies d’oreiller et ça ce sont d’autres taies d’oreiller de secours.
Sergent : Et ça, c’est quoi ?
Monk : Des boites de lingettes.
Sergent : Il y en a beaucoup.
Monk : C’est au cas où il m’arrive de … serrer la main de plusieurs personnes.
Sergent : Señor, je crois que vous avez une mauvaise image de notre pays.
Sharona : Oh non, non, non, ça n’a rien à voir avec vous, il pense que tout le monde est sale.
Sergent : Vous devez vous sentir vraiment seul.
Monk : Oui, très seul, merci beaucoup.
Alameda : Cet homme est mon invité sergent. Veuillez fermer les bagages et mettez les dans la voiture.
Sergent : Si, capitan.
Alameda : Señor Monk ? Señorita Fleming ? Bienvenidos. Je suis le capitaine Alameda. Voici le lieutenant Plato.
Lieutenant : Señorita Fleming, bienvenue au Méjico.
Sharona : Oh merci de nous avoir invités.
Alameda : Nous ne vous avons pas invités. En fait, vous allez perdre votre temps. Nous allons très bientôt procéder à une arrestation.
Monk : Vous avez un suspect ?
Alameda : Non, pas encore. Mais nous avons une théorie.
Monk : Qui est ?
Alameda : La drogue.
Monk : La drogue ?
Alameda : Oui, c’est toujours en rapport avec la drogue.
Sharona : Hé bien ses parents nous ont juré qu’il ne touchait à aucune drogue. Au pire, ce qu’il avait dans le sang, c’était un demi de bière.
Monk : Capitaine, comment expliquez vous la cause officielle du décès ? Il se serait noyé en plein ciel ?
Alameda : Je n’en sais rien. Je l’admets, c’est difficilement explicable mais avant la fin de la journée, vous verrez, c’est la drogue. On a apporté le dossier. Nous l’avons fait traduire.
Sharona : Oh. Gracias.

En voiture, ils suivent celle du capitaine jusqu’à un hotel.

Alameda : J’ai bien peur que les meilleurs hotels de la ville soient tous occupés par les jeunes américains. Ce sont les vacances de printemps.
Sharona : Oh, ce sera parfait.
Alameda : Ah, je ne savais pas si je devais réserver une ou deux chambres.
Sharona : Deux. Deux chambres. Deux. Dos. Euh … deux chambres !
Monk : Je crois qu’ils ont compris, Sharona.
Sharona : Oui, d’accord. Deux chambres.
Monk : Tout ça n’a vraiment aucun sens. Qu’en dites vous ? Ce garçon de 19 ans vient ici pour les congés de printemps, il gagne un saut gratuit en parachute, il monte dans l’avion et il meurt noyé.
Alameda : La drogue, surement. La drogue.
Lieutenant : C’est très souvent la drogue. Absolument.
Monk : Avez-vous parlé au pilote ?
Alameda : Oui, plusieurs fois. Il est aussi perplexe que nous. Il a juré que ce gamin était en vie quand il a sauté en parachute. Vous voulez le rencontrer ?
Monk : Éventuellement, mais avant tout, je voudrais rencontrer les témoins, les amis du jeune Rosatti.
Alameda : Je vais arranger ça. Téléphonez nous dès que vous serez rafraichis.
Lieutenant : A tout à l’heure.
Sharona : Gracias.
Lieutenant : De nada.
Sharona : Qu’est-ce que tu en penses ?
Monk : C’est étrange. Tout ici a l’air étrange. On se croirait à l’étranger.

Hotelier : Venez, c’est par ici. On vous monte tout de suite vos bagages. C’est votre premier séjour à San Marcos ?
Sharona : Oui. Tout à fait. Oh, Adrien, regarde, on voit le Plaza.
Hotelier : Le señor Monk est ici. Señorita, vous êtes dans la chambre d’à coté. Il y a une porte de communication.
Sharona : Attendez. Est-ce qu’il y a une serrure à la porte ? Comment dit on serrure ?
Hotelier : Cerradura. Oui, oui, il y a une serrure. Ici, vous avez l’air conditionné et un mini bar et un éclairage à trois intensités : petite, moyenne, forte. C’est la seule chambre de l’hotel à avoir un tel éclairage.
Monk : Une chance qu’on ait téléphoné avant.
Hotelier : Ceci est la liste de ce que vous ne devez pas jeter dans les toilettes.
Sharona : Adrien, il y a même des chocolats sur les oreillers.
Hotelier : Non, ce ne sont pas des chocolats. Excusez-moi. Ne mangez pas les chocolats.

Il écrase un insecte sur l’oreiller pendant que Monk essaie de redresser un tableau puis remarque la tapisserie qui se décolle.

Bagagiste : Escusa me señor.  (il chuchote à l’oreille de l’hotelier)
Hotelier : Oh bon sang, ce n’est pas vrai ! bien, muchas gracias !
Monk : Il y a un problème ?
Hotelier : Euh … Si, vos bagages ont disparu ! Quelqu’un les a pris dans la voiture. Vous avez du oublier de la fermer.
Sharona : Ah mon dieu !
Monk : Nos bagages ? Ils les ont tous pris ?
Hotelier : Euh … J’ai bien peur que oui.
Monk : Mais … mais … Il y en avait 18 ! Ce n’est pas faisable en cinq minutes ! Il faudrait plusieurs personnes et un camion pour le faire à cette vitesse.
Hotelier : Peut être que vos amis de la police pourront vous aider. Je suis vraiment désolé. Bon séjour à vous.
Sharona : J’appelle le capitaine Alameda.
Monk : Ils ont volé ma nourriture et l’eau. Je vais manger et boire quoi durant le séjour ?
Sharona : Il y a de l’eau et de la nourriture au Méxique, Adrien.
Monk : Réponds à ma question ! Je vais boire et manger quoi durant le séjour ?

Monk et Sharona rencontrent les amis de Chip Rosatti, attablés en terrasse, à une table de restaurant.

Jeune fille : Chaque fois que je ferme les yeux, je le revois s’écraser au sol.
Monk : Était il toujours en vie en sautant de l’avion ?
Jeune homme : Oui, je pense. Je l’ai vu sauter dans le vide et agiter les bras.
Monk : Vous connaissiez bien Chip ?
Jeune fille : Je ne le connaissais pas du tout.
Jeune homme : Je ne connaissais même pas son nom de famille avant de l’identifier à la morgue.
Jeune fille : On avait rencontré Chip l’autre soir, dans un club de Rivesta.
Monk : Et vous avez tous eu envie d’aller faire du parachutisme ?
Jeune fille : Non, non. C’est Chip qui avait gagné un saut gratuit ou je ne sais plus trop quoi exactement avec cette école de parachutisme. Il voulait qu’on vienne le regarder sauter. Ça avait l’air plutôt marrant.
Jeune homme : Oui, jusqu’à ce qu’il saute. J’ai pas arrêté de lui parler sur son portable Il avait la trouille, mais ça l’excitait.
Sharona : Vous savez que le légiste a conclu par une mort par noyade ?
Jeune homme : Par noyade ?
Monk : Est-ce que ça vous parait logique ?
Serveur : Je vous sers à boire ?
Sharona : Oui, je prendrai un thé glacé, merci.
Jeune fille : Moi aussi, s’il vous plait.
Jeune homme : Pour moi aussi.
Serveur : Et pour vous, señor ?
Monk : Avez-vous de la Sierra Springs ?
Serveur : Non, j’ai du Perrier.
Monk : Non, merci. Connaissez vous  un endroit dans cette ville où on vende de la Sierra Springs ?
Serveur : J’ai bien peur que non. Nus avons du Perrier.
Monk : Non, merci.
Serveur : De l’Aquafina.
Monk : Non, je vous remercie.
Serveur : De la Polaris.
Monk : Non.
Serveur : Arrowhead. Deer Park.
Monk : Non, merci. Ca va aller.
Serveur : Nous avons de l’Evian. Elle est délicieuse, señor.  C’est notre meilleure vente.
Monk : Ah oui ? Non merci. Je suis habitué à la Sierra Springs.
Serveur : On a de l’Acqua Fresca. Elle et la Sierra Springs sont mises en bouteilles par la même compagnie. Ils utilisent la même eau, señor.
Monk : Non.
Serveur : Mais c’est la même eau, señor. C’est juste une question de marque.
Sharona : Adrien, si c’est la même eau ?
Monk : Non, je n’ai pas soif.
Sharona : Tu vas tenir combien de temps sans boire ?
Monk : Je n’en sais rien. C’est quoi le record ?
Jeune fille : Qu’est-ce qu’il raconte ?
Monk : Cet homme.
Sharona : Qu’est-ce qu’il a ?
Monk : Il porte mes affaires. Je crois qu’il a volé mes valises. Excusez-moi.
Sharona : Qu’est-ce que tu fais ?
Monk : Excusez-moi ! Monsieur, monsieur, excusez*moi ! Attendez ! Attendez moi ! Hé, señor, attendez, j’aimerais vous parler ! Excusez moi, monsieur ! Attendez, senor !

L’homme n’entend pas et continue son chemin. Une voiture démarre et se dirige sur Monk. Il n’a que le temps de se jeter dans le fossé.

Monk : Stop, stop !
Sharona : Adrien ! Adrien, est-ce que ça va ? Oh mon dieu, il aurait pu te tuer !
Monk : Je crois que c’était son intention.

A la morgue.

Alameda : Mon dieu, señor Monk ! Vous avez de la chance d’être en vie. Vous avez le numéro de la plaque ?
Monk : Non.
Alameda : Il était certainement ivre. Il a perdu le contrôle du véhicule.
Sharona : Il n’était pas ivre, il a tenté de le tuer.
Alameda : Oh, pourquoi quelqu’un à San Marcos voudrait tuer le señor Monk ? Vous avez des ennemis ici ?
Monk : Non, pas ici.
Alameda : Oh, alors, j’ai bien raison. Un chauffeur ivre.
Lieutenant : Ou peut être qu’il était drogué.
Alameda : Nous le retrouverons. Ah, señor Monk, le docteur Madero, notre medecin legiste local.
Madero : Bienvenidos. Quel grand honneur pour moi, señor Monk ! Vous êtes une vraie légende, même dans notre petite ville loin du monde. Oui, je sais. C’est une odeur épouvantable. Tenez crème mentholée. Vous en mettez sous votre nez et vous verrez ça ira mieux.
Lieutenant : Ça va mieux ?
Sharona : Si, gracias ! Tu en veux un peu ?
Monk : Non
Alameda : Ah, docteur, señor Monk va nous donner un coup de main dans l’affaire Chip Rosatti.
Madero : Ah, excelente.
Alameda : Il souhaiterait lire votre rapport.
Madero : Oui, bien sur ! Tout ce que vous voudrez. Vous savez, j’adore les Américains qui nous rendent visite. Je ne suis jamais allé aux États-Unis. C’est mon plus grand rêve, vous savez. Tenez. Voila.
Monk : Merci. Vous avez relevé de très nombreuses lésions, autant internes qu’externes.
Madero : Compte tenu de la hauteur de la chute, ça n’a rien d’étonnant. Par ailleurs, le sang était hypertonique et il avait une pinte d’eau dans chaque poumon. En d’autres termes, il s’est noyé.
Sharona : Était il drogué ?
Madero : Non, non, non. Aucune trace de drogue, ni d’alcool, aucun signe de violence.
Monk : Il est mort à quelle heure ?
Madero : Je n’ai noté aucune rigidité, aucune lividité. Il est mort juste un peu avant l’impact.
Lieutenant : Cette affaire est encore plus étrange que celle de l’an dernier.
Sharona : Que s’était-il passé l’an dernier ?
Alameda : Une autre mort assez étonnante. Un étudiant américain qui a été mis en pièces par un lion sauvage.
Monk : Un lion sauvage ?
Sharona : Vous croyez qu’il s’était échappé d’un cirque ?
Alameda : C’est ça qui est bizarre. Il n’y avait aucun cirque.
Monk : Un lion sauvage ici au Mexique ?
Madero : Je vous garantis que c’était un lion. Je le sais, j’ai fait l’autopsie moi-même.
Alameda : Encore une affaire de drogue. Je suis prêt à mettre la main au feu.
Lieutenant : Oui, oui, bien sur. C’est ça certainement.
Madero : Vous auriez bien aidé dans cette affaire, señor Monk.
Alameda : Oublions le lion, c’est du passé.
Lieutenant : Une vieille histoire.
Alameda : Oui, concentrons-nous sur le cas présent. L’homme a sauté d’un avion et s’est noyé. Est-ce que ça va ?
Monk : J’ai un peu soif c’est tout. Vous avez une eau en bouteille, docteur ?
Madero : Oui, bien sur, j’ai de la Pulita.
Monk : Non, merci. Ça peut aller.

Plus tard, à l’école de parachutisme, Sharona met une pièce dans un distributeur de boissons. Elle présente la canette à Monk.

Monk : Non, merci. Tiens.
Sharona : C’est une canette !
Monk : Rien ne nous dit où ça a été embouteillé.
Valez : Je suis le capitaine Valez. Vous vouliez me voir ?
Sharona : Je m’appelle Sharona Fleming et voici Adrien Monk. Nous enquêtons sur la mort de Chip Rosatti.
Valez : Hé bien, je vous souhaite bonne chance. La police m’a fait fermer jusqu’à ce qu’ils découvrent enfin ce qu’il s’est passé.
Monk : Nous savons que vous êtes la dernière personne à avoir vu Chip en vie.
Valez : La police croit que j’ai quelque chose à voir la dedans. C’est une histoire de fou. Pourquoi je ferais ça à mon entreprise ?
Monk : Si vous nous racontiez ce qui s’est passé ?
Valez : Le jeune Rosatti est arrivé avec une lettre de la direction du club, qui disait « Bon pour un saut en parachute gratuit ». Il s’avère d’après l’enquête, que c’était un faux. Mais sur le moment, quand j’ai lu la lettre, je l’ai trouvée correcte. J’ai donc accepté et j’ai équipé le jeune homme et il a fait son saut, c’est tout.
Monk : Capitaine, la police nous a dit que le cable du parachute avait été sectionné.
Valez : Oui, c’est ce qu’ils m’ont dit.
Monk : Qui a accès au parachute ?
Valez : Tout le monde, n’importe qui, il était resté sur cette étagère tout le week end. N’importe qui aurait pu le trafiquer. Depuis, je les vérifie tous. Je me sens très mal.
Monk : Est-ce que c’est cet avion ?
Valez : Si.
Monk : Est-ce qu’il s’est passé quelque chose d’inhabituel durant le vol ?
Valez : Non, c’était la routine. Vous savez, j’ai déjà fait un millier de vols comme celui-ci.
Monk : Donc Chip était en vie quand vous avez décollé ?
Valez : Tout le monde l’a vu. Demandez à mes employés. Il était en vie quand il a sauté. J’ignore ce qu’il s’est passé ensuite, je ne comprends rien. Allez donc interroger ses trois amis.
Sharona : Trois ? Je croyais qu’ils étaient deux.
Valez : Deux sont restés pour le regarder sauter mais il y avait un troisième, c’est lui qui l’a déposé.
Monk : Un troisième jeune ?
Valez : Oui, un troisième jeune.
Monk : Vous connaissez son nom ?
Valez :  Oui, je crois qu’il s’appelait T.J. Chip lui a donné quelque chose
Monk : Qu’est-ce que c’était ?
Valez :   Je n’en sais rien. ? Ce T.J. il portait une montre de luxe et il conduisait une voiture de grande classe. Vous pourriez aller voir au Grande Lago Resort. C’est là où vont tous les enfants de riches.

Au Grande Lago Resort.

Sharona : Oh, excusez moi. Nous cherchons un certain T.J.
Jeune fille : Bonne chance.
Monk : Je n’ai jamais été plus fier d’être américain.
Sharona : Les jeunes s’amusent.
Monk : Alors, c’est ça, s’amuser ? J’avais entendu parler de ça mais je n’avais jamais eu l’occasion de le voir.
Jeune homme : (à Sharona) Hé, tu sais que t’es canon, toi ! Ca te dirait euh … tu sais, on s’isole tous les deux ?
Sharona : Je préfère encore avaler du curare.
Jeune homme : Vous avez entendu, vous avez entendu ce qu’elle m’a dit ?

Son groupe l’entraine en riant. Monk remarque un autre groupe qui boit de la Sierra Springs.

Monk : Excusez moi.
Sharona : Où avez-vous eu cette eau ?
Un Jeune : Je l’ai apportée avec moi de San Diego.
Sharona : Ah je vous en donne 20 dollars, si vous êtes d’accord.
Le Jeune : Quoi ?
Sharona : Écoutez c’est la seule eau qu’il boit et il n’a rien avalé depuis qu’on est arrivés dans cette ville.
Le Jeune : Ben oui, tenez.
Monk : Oh merci !

Il débouche la bouteille et arrose les filles qui sont avec lui.

Sharona : C’est la chose la plus obscène que j’ai jamais vue.
Le Jeune : Ah oui, c’est plus obscène que celle que vous allez boire ?

Il ouvre son pantalon et urine devant eux.

Jeune fille : Vous cherchez toujours T.J. ? Regardez, il est juste là.
Sharona : Merci beaucoup.

Il s’agit malheureusement du jeune que Sharona avait remis à sa place.

Le Jeune : Alors vous préférez avaler du curare hein ?
Sharona : Écoutez, je suis vraiment désolée d’avoir dit ça, c’est juste une expression.
Le Jeune : Oui, je connais quelques expressions moi aussi.
Monk : Nous savons que vous avez conduit Chip à l’aérodrome le jour de sa mort.
Le Jeune : Oui, mais je le connaissais à peine, il m’a demandé de l’accompagner la bas et je ne sais rien d’autre.
Monk : Pourquoi n’avoir rien dit à la police ?
Le Jeune : Oui, bien sûr ! Comme si moi, j’avais envie d’avoir à faire avec les flics.
Monk : Le pilote nous a dit que Chip vous avait remis un objet juste avant le décollage.
Le Jeune : C’est possible en effet.
Monk : Qu’est-ce que … qu’est-ce que c’était ?
Le Jeune : Je vous l’ai déjà dit, je n’ai pas du tout envie d’être mêlé à ça.
Sharona : Vous avez entendu ce qu’il a dit ? On est avec la police. Une personne a été tuée.
Le Jeune : Je vais vous dire un truc. On la joue avec une bière. Moi et mon copain contre vous deux. On boit un pot chacun. Si vous finissez les premiers, je vous dis ce que je sais.
Sharona : Bien. On est d’accord.
Monk : Non. Quoi ? Non, non, non. C’est de la folie, voyons. Allons, oublie ça. O, va appeler le capitaine Alameda.
Sharona : C’est une partie de rigolade.
Monk : Sharona, je ne bois pas.
Sharona : Ne t’en fais pas pour ça. Moi, si.

Jeune fille : A vos marques ! Prêts ? Allez y !
Sharona : Qu’est-ce que tu fais ? C’est une course !
Monk : Une seconde. Tu me remercieras plus tard.
Sharona : Donne moi ça. Donne moi ça.

Sharona boit la bière toute seule et gagne.

Sharona : Quatre années dans un lycée catholique. J’attends le trophée.
Le Jeune : D’accord, tenez, c’est à vous.

Le jeune tend une clé à Monk.

Monk : Une clé ? A quoi elle sert ?
Le Jeune : Je n’en sais rien. Il m’a juste demandé de la garder.
Sharona : Adrien, si tu rentrais un peu à l’hotel ? Passer l’aspirateur ou autre chose. Je vais rester encore un peu. On en fait une autre ?
Le Jeune : Allons y

A l’hôtel, Monk essaie de recoller la tapisserie de sa chambre. Sharona entre, ivre.

Sharona : Salut, détective.
Monk : Où étais tu passée ? Est-ce que ça va Sharona ? Tu t’es bien amusée ?
Sharona : Oui. C’était génial. Et j’avais oublié comme … combien c’était amusant de s’amuser. Je me plais beaucoup ici.
Monk : Où est-ce que tu as déniché ce collier ?
Sharona : Je ne m’en souviens plus. Arrête de me poser des questions, Adrien. C’est difficile de réfléchir.
Monk : Non ! Mais … c’est mon lit. S’il te plait, ton lit est dans l’autre chambre.
Sharona : Oh la ferme.
Monk : Non. Oh, je me suis renseigné à propos de la clé. Le concierge pense que c’est peut-être une consigne du terminus de la gare routière. Tu veux venir avec moi ?
Sharona : Quoi, maintenant ? Tu rigoles !
Monk : J’ai peur qu’ils vident les casiers dans la nuit. On risque de perdre ce qu’il y a dedans.
Sharona : Je crois que je préfèrerais encore mourir. Je suis dans le gaz.
Monk : D’accord. Dans ce cas, je vais sortir tout seul. Je sors sans toi. Je vais me débrouiller

Il fait nuit. Monk se rend à la gare routière. Une voiture le suit et fonce sur lui. La voiture s’éloigne, il reste à terre.

Le lendemain matin. Sharona descend à la réception de l’hotel. Le capitaine Alameda et son lieutenant arrivent.

Hotelier : Señorita Fleming. Est-ce que ça va ?
Sharona : Vous avez de l’aspirine ?
Hotelier : Oui, combien en voulez-vous ?
Sharona : Une douzaine.
Hotelier : Vous avez de jolis colliers.
Sharona : Quoi ? Oh !
Alameda : Señorita. Sharona. Il s’est passé quelque chose.
Sharona : Quoi ?
Alameda : C’est votre ami, le señor Monk.
Lieutenant : Était il à la gare routière hier soir ?
Sharona : Oui, je crois qu’il y est allé.  Oh mon dieu, que s’est il passé ?
Lieutenant : Hé bien, je suis sincèrement désolé, mais …
Alameda : Le señor Monk, il est mort.
Sharona : Quoi ?

Commissariat de San Francisco.

Disher : La juge Dexter refuse de nous donner un mandat.
Stottlemeyer : Je savais qu’elle poserait problème dès son arrivée.
Stottlemeyer : (au téléphone) Stottlemeyer ! Oui, capitaine, oui je le connais très bien. Qu’est-ce qu’il a fait ? Euh … Merci. Il faut que je raccroche capitaine.
Disher : Capitaine ?
Stottlemeyer : C’était le capitaine Alameda, de la police de San Marcos. Il appelle pour dire que … Adrien Monk est mort.

Hôtel de San Marcos.

Sharona : Il n’utilisait jamais deux fois le même parapluie. Quand il pleuvait, il le jetait, ça me rendait folle. Je ne sais pas ce que je vais faire sans lui.
Alameda : Señorita, vous devez aller à la morgue pour identifier la dépouille.
Lieutenant : Je vous accompagnerai. Si ça peut vous consoler, votre ami a fait preuve d’un grand courage. Après avoir été renversé, il a eu la force de se trainer centimètre par centimètre dans la boue et les détritus pour aller chercher de l’aide.
Sharona : Oh ! il s’est trainé dans quoi ?
Lieutenant : Pendant des heures dans la boue.
Sharona : Adrien est en vie !
Alameda : Pardon ?
Sharona : Ce n’est pas Adrien qui est mort.
Alameda : Señorita, votre ami est mort.
Sharona : Ce n’est pas Adrien. Il est possible que ce soit l’homme qui nous a volé nos valises !
Lieutenant : Qu’est-ce qui vous fait croire ça ?
Sharona : Adrien Monk serait mort plutôt que de se trainer dans la boue.
Alameda : Mais il était mourant !
Sharona : Vous ne comprenez rien. Hoooo Adrien !
Alameda : Señor Monk !
Monk : L’agent qui est en faction dehors vient de me dire que j’étais mort. Je ne suis pas mort, n’est-ce pas ?
Sharona : Tu n'es pas mort.
Monk : C’est ce que je pensais. Seulement, j’ai soif. Si tu savais ! J’ai trouvé ça à la consigne de la gare. C’est à Chip Rosatti. Mon dieu, j’ai tellement soif.

Commissariat de San Francisco.

Stottlemeyer : D’une certaine façon, compte tenu de ce qu’il a traversé, il était l’homme le plus courageux que j’ai connu. Je prends conscience de ce que je lui ai fait. Il était mon point de référence. Et je ne le lui ai jamais dit.
Disher : Je pense qu’il le savait.
Stottlemeyer : Oui. J’en suis persuadé aussi. Ce grand malade savait tout. Je veux des funérailles officielles en grande tenue, je veux que le gouverneur soit là et je veux que tout le service soit présent aussi avec un bandeau noir sur le bras et des gants blancs.
Disher : Monsieur, Monk avait quitté notre service. On ne peut pas faire des funérailles en tenue.
Stottlemeyer : Adrien Monk aura un enterrement avec les honneurs ou alors, je démissionne. Je vais vous dire une chose, Randy. Voyez vous je n’ai aucune honte à l’admettre, le fait est que j’aimais cet homme.

Le téléphone sonne

Stottlemeyer : Ici Stottlemeyer. Oui. Je comprends. – Je déteste cet homme. Je déteste ce mec !

Commissariat de San Marcos.

Alameda : Merci d’être venu, señor Monk. Comme vous pouvez le voir, il n’y a rien d’inhabituel dans cette valise. Un tube de crème pour la peau, un tee shirt, des magazines et oui, du chocolat en tablette.
Monk : Aucune drogue ?
Alameda : Non, señor. Ce qui me fait dire que pour une fois nous avons une affaire qui n’est pas en rapport avec la drogue. J’ai une théorie.
Sharona : Laquelle ?
Alameda : C’est comment Chip Rosatti s’est noyé au sein de l’hotel, oui c’est ça, dans la piscine. C’était un accident. Le directeur de l’hôtel a paniqué et il ne pouvait pas se permettre une mauvaise publicité ou un procès. Donc, afin de se couvrir, il s’est arrangé pour faire mettre la dépouille dans un avion et camoufler ça en accident de parachute.
Sharona : Mais ses amis disent lui avoir parlé avant le saut.
Alameda : De toute évidence, on les a achetés.
Sharona : Mais le pilote jure qu’il était toujours en vie !
Alameda : Alors il a été acheté lui aussi. Qu’est-ce que vous en dites, monsieur Monk ?
Monk : Je suis désolé, j’avais la tête ailleurs.
Lieutenant : Capitan, j’ai une bonne nouvelle.
Alameda : Ne me dites pas que vous avez une nouvelle, dites-moi la nouvelle !
Lieutenant : Il est ici !
Alameda : Excellent ! Oh, le directeur de l’hotel est ici. On va le mettre dans la pièce à coté. Vous serez aux premières loges. Je vous parie qu’il va avouer, ce sera très vite fait.

Alameda : Vous voulez qu’on vous apporte quelque chose, monsieur Hernandez ?
Hernandez : Si, merci. Il fait chaud ici, capitaine.
Alameda : Oui, bien sur. Sergent, apportez un peu d’eau fraiche pour notre invité. Hernandez, on sait tout à propos de l’accident survenu dans votre piscine.
Hernandez : Quel accident ?
Lieutenant : Ne jouez pas ce jeu la avec nous. Nous savons que Chip Rosatti s’est noyé et que vous vous êtes couvert.
Hernandez : Vous êtes dingues. Vous m’avez fait venir au poste pour ça ?

Le sergent apporte une bouteille d’eau.

Monk : De la Sierra Springs. Sergent ! Vous avez encore de la Sierra Springs ?
Sergent : Désolé, señor. Je n’en ai plus, c’était la dernière. On a de la Pulita. J’adore votre collier de perles.
Sharona : Oh, merci.
Alameda : On sait tout à propos de l’accident dans votre piscine.

On entend Monk se lamenter.

Hernandez : C’est quoi ça ?
Alameda : Ne changez pas de sujet.
Hernandez : Avez-vous des témoins ? S’il s’est noyé, il y a forcément des témoins.
Lieutenant : Oui, mais vous les avez payés, comme vous avez payé le pilote.

Sharona : Adrien, jette un coup d’œil la dessus.
Monk : Qu’est-ce que c’est ?
Sharona : De l’hydroxyzine. Ca veut dire qu’il était allergique au chlore. Il ne serait jamais allé dans la piscine.
Monk : Je n’en ai rien à faire. J’ai trop soif pour réfléchir à tout ça.

Pendant ce temps, un homme s’introduit dans la chambre de Monk. Il piège le tableau qui penche et que Monk redresse sans arrêt. Monk et Sharona rentrent à l’hôtel, Monk a la voix cassée car il n’a toujours pas bu.

Sharona : Si Chip ne s’est pas noyé, il s’est passé quelque chose dans l’avion.
Monk : Peut être
Sharona : On devrait retourner à l’aérodrome.
Monk : D’accord.
Sharona : Je vais appeler Benji.

Monk se dirige vers le tableau pour le redresser mais le robinet qui fuit dans le lavabo détourne son attention.

Sharona : Bonjour mon chéri, c’est moi. Comment ça va ? Ah bon, sérieux ? Je suis tellement fière de toi. Tu veux que je te le passe ? D’accord, attends une seconde trésor. Je t’aime, oui je t’aime, au revoir.  Adrien, il a quelque chose à te dire.
Monk : Je remets cette toile …
Sharona : Je vais m’en occuper. Prends le téléphone, il veut te parler.
Monk : Salut, Benji. C’est moi, Monk. Qu’est-ce que tu bois ? J’ai cru que tu buvais quelque chose. Excuse-moi. Attend-s’il te plait. Sharona ! c’est bizarre, le lit n’est pas fait.
Sharona : Et alors ?
Monk : La femme de chambre n’est pas venue. Ne bouge plus. Benji, on te rappellera. Ne bouge plus. Une personne est venue ici.
Sharona : Comment le sais-tu ?
Monk : L’intensité de la lampe. Elle était sur faible, quand on est partis, et là elle est sur fort. Et ce tableau, je me souviens qu’il penchait de l’autre coté.

Doucement, Monk regarde derrière le tableau et constate qu’il y a une bombe.

La police a été appelée à l’hotel. Alameda et le lieutenant arrivent après l’équipe de déminage.

Alameda : Señor Monk ? Señor Monk ?
Monk : Ah, vous êtes la.
Lieutenant : Est-ce que ça va ?
Alameda : Vous êtes un homme courageux, monsieur Monk. Vous ne transpirez même pas.
Monk : Je n’ai plus une goutte de sueur. Mon corps est déshydraté, je voudrais bien transpirer.
Alameda : Vous avez raison, señor Monk, une personne essaie de vous tuer. Il se peut que vous lui fassiez peur.
Sharona : Mais nous n’avons même pas de suspect.
Monk : Ca n’a pas de rapport avec l’affaire Chip Rosatti. C’est en rapport avec autre chose.
Sharona : Avec quoi ?
Monk : Je n’en sais rien.
Lieutenant : Peut être qu’il s’agit d’un fou furieux qui n’aime pas les gens de San Francisco.
Monk : Excusez moi.
Alameda : Oui, il a raison, vous, Chip Rosatti, le jeune homme qui a été tué par le lion sauvage, vous êtes tous de San Francisco.
Monk : Le gamin taillé en pièces était de San Francisco ?
Alameda : Oui, du Comté de Marin, sa famille est très riche.
Monk : Chip Rosatti a une famille fortunée.
Alameda : Quoi ?
Monk : J’ai trouvé. Je sais qui c’est. Je sais comment et je sais pourquoi.
Alameda : Vraiment ?
Sharona : Tu en es sur ?
Monk : Va chercher la voiture, fais les valises, on rentre à la maison.
Sharona : Quoi ?
Monk : C’est terminé. Sharona, on rentre à la maison.
Sharona : Quoi ?
Monk : Quand le légiste, le docteur Madero, est il venu s’installer à San Marcos ? Attendez, ne me dites pas : il y a un an et demi.
Alameda : C’est exact. Mais qu’est-ce que Madero vient faire ici la dedans ?
Monk : Avant, je n’avais pas réalisé, parce que … parce que j’avais tellement soif. Sentez cette odeur.

Il leur fait sentir les rideaux de la chambre.

Alameda : Menthol.
Monk : Madero utilise du menthol en crème quand il travaille à la morgue.
Alameda : Allez chercher le docteur Madero et ramenez le ici. Rapido !  
Monk : Dépêche toi, vite emballe tout, vite ! Ca n’a rien de personnel, je dois juste rentrer chez moi.
Alameda : Je ne comprends toujours rien, señor Monk.
Monk : Le lion sauvage de l’an dernier et le gamin qui se noie en plein ciel, qu’est-ce qu’ils ont en commun ?
Alameda : Je n’en ai aucune idée.
Monk : Ces morts sont impossibles. Un seul meurtre impossible, possible, mais deux meurtres impossibles, alors là, ça devient impossible. La voiture est là ?
Sharona : Je viens d’appeler.
Monk : Allons y.
Sharona : Attends, attends. Ma brosse …
Monk : Je t’en achèterai une
Alameda : Pourquoi en être sur ?
Monk : Il y a deux ans, aux États-Unis, j’ai témoigné contre un docteur qui s’appelait Luis Nivara.
Sharona : Une fraude à l’assurance, je m’en souviens très bien.
Monk : Ca l’a ruiné, il a perdu son cabinet, sa pauvre femme s’est suicidée, je suis à parier qu’il m’en veut à mort.
Alameda : Alors, vous croyez que ce docteur Nivara …
Monk : Et votre légiste, le docteur Madero, sont une seule et même personne.
Alameda : Pourquoi vous n’avez pas reconnu cet homme ?
Monk : Je ne l’avais jamais rencontré. C’était un grand jury, une audience à huis clos. Il a réussi à s’enfuir avant le procès et il a disparu. Excusez moi, je peux passer avant ? Je n’ai ni bu ni mangé depuis 36 heures, alors … Bonjour ! On vous paie et on s’en va.
Hotelier : Quelle chambre señor ?
Celle avec la bombe derrière le tableau.
Hotelier : Ah oui, chambre 403.

Le lieutenant entre, accompagné du docteur Madero.

Sharona : Quand on parle du loup …
Madero  : Qu’est-ce qu’il se passe, capitaine ?
Monk : Docteur Nivara. Il me semble que c’est votre vrai nom.
Madero  : J’ignore de quoi vous parlez.
Monk : Hé bien, je veux parler d’un meurtre, docteur. Et je viens d’expliquer tout ça au capitaine. Pourquoi vous avez tué Chip Rosatti.
Madero  : Capitán, no lo puedes creer…
Monk : Vous m’en vouliez à moi personnellement depuis le début. C’est ça, hein ?
Madero  : Non, mais vous êtes fou !
Monk : Vous aviez l’intention de me tuer. Vous me reprochez d’avoir ruiné votre vie parce que j’ai témoigné contre vous. Mais vous ne pouviez pas rentrer aux États-Unis, vous êtes recherché la bas. Il vous fallait donc trouver le moyen de me faire venir jusqu’à vous.
Hotelier : Señor, vous voulez vérifier la facture ?
Monk : Non, non, ça va aller. Il vous fallait trouver un bon appât, des jeunes gens de San Francisco dont la famille avait beaucoup d’argent ainsi que des relations. Si le meurtre était difficile à résoudre et suffisamment étrange, vous saviez que le maire me demanderait de venir.
Sharona : C’est vrai. C’est toujours lui qu’on appelle.
Monk : Vous êtes allé au Grande Lago Resort et vous avez trouvé Chip Rosatti. C’était une victime assoiffée.
Sharona : Adrien !
Monk : Je veux dire une parfaite victime. Sa famille était riche et avait des relations. Vous lui avez envoyé une lettre avec un bon pour un saut en parachute gratuit, mais avant le saut, vous vous êtes assuré que le parachute ne s’ouvrirait jamais.
Hotelier : Je prends le tout sur votre carte, señor ?
Monk : Oui, oui, allez y,
Hotelier : Je mets le ticket avec la facture ?
Monk : Faites ce que vous voulez, je m’en fiche !

Ils sortent de l’hotel.

Monk : Où est la voiture ?
Alameda : On vous l’amène. Continuez, monsieur Monk.
Monk : Lorsqu’on lui a amené le corps de Chip Rosatti, le bon docteur a versé de l’eau dans ses poumons et a annoncé que le garçon s’était mystérieusement noyé. Il savait que le maire me demanderait d’enquêter sur une affaire de ce genre.
Madero  : Capitan, vous n’allez pas croire ce que vous raconte ce fou ?
Alameda : En réalité, docteur, ça explique pas mal de choses. On a trouvé des empreintes sur le parachute qui ne correspondent à rien. J’aimerais bien les comparer à vos empreintes, docteur.
Lieutenant : Vous partez aussi ? J’ai bien peur que votre impression sur notre ville ne soit pas terrible. Vous nous donnerez une autre chance ?
Sharona : Oh, bien sur, j’adore votre pays, vous savez ?
Lieutenant : Peut être que vous reviendrez seule et que vous gagnerez de beaux colliers.
Sharona : Pourquoi est-ce que tout le monde me parle de mes colliers ? C’est étrange.
Lieutenant : Ce sont des colliers d’amour.
Sharona : C’est quoi, un collier d’amour au juste ?
Lieutenant : Vous ne vous rappelez pas les avoir gagnés ?
Sharona : Non.
Lieutenant : Les garçons offrent ces perles à des filles lors de petites soirées.
Sharona : Oh ! Pour quelle raison ?
Lieutenant : Écoutez ! (il lui chuchote quelque chose à l’oreille)
Sharona : (en enlevant ses colliers) Oh ! Mon dieu, pourquoi est-ce que vous ne me l’avez pas dit ?
Lieutenant : Parce que vous les portiez avec tellement de bonheur
Sharona : Tenez, Adrien, la voiture est là. On s’en va !
Madero  : Señor Monk ! Vous dites avoir ruiné ma vie, mais c’est faux. Vous l’avez volée. J’ai commis une erreur dans le passé et personne ne l’avait remarqué. Mais qui êtes-vous pour me montrer du doigt ? Vous allez le payer !

Il se jette sur Monk, la police le retient et l’emmène.

Sergent : Qui est-ce ?
Alameda : Un officier de police, et un bon ! Ne le quittez pas des yeux, lieutenant, c’est notre premier suspect pour deux meurtres.
Monk : En réalité, trois. Il y a trois meurtres. N’oubliez pas le garçon de l’an dernier.
Lieutenant : Le lion sauvage ?
Monk : Exactement. Il l’a fabriqué celui la aussi. Seulement cette fois, on n’a pas fait appel à moi, il a attendu plus d’un an avant de réessayer.
Alameda : Et tout ça après avoir senti du manthol qu’il avait laissé dans les rideaux ?
Monk : En fait, je soupçonnais Madero depuis quelques temps. Il a dit qu’il n’était jamais allé aux États-Unis mais il a dit qu’il y avait une pinte d’eau dans les poumons de Chip. Il n’a pas dit un demi litre, il a dit une pinte. Seule une personne habituée à vivre aux États-Unis aurait dit ça.
Alameda : Señor Monk, je veux vous dire que c’est un honneur de travailler auprès de quelqu’un d’aussi compétent.
Sharona : Envoyez nous un courrier !

Sharona démarre sur les chapeaux de roue. Sharona et Monk entrent chez Monk avec leurs dernières courses. L’appartement est envahi par des bouteilles d’eau Sierra Springs.

Monk : Pose les n’importe où.
Sharona : Merci beaucoup. Je vois que tu as acheté de l’eau ?
Monk : Oui. Qu’est-ce que tu fais ?
Sharona : J’ai soif.
Monk : Non, non. Laisse, je vais te servir. Ce sont mes bouteilles de réserve.
Sharona : Il y a au moins un millier de bouteilles ici.

Il prend un verre et verse de l’eau du robinet, puis il ouvre le courrier.

Monk : 5.040. Tiens, bois celle là, elle est plus fraiche.

Sharona pose le verre sur l’évier et ouvre la bouteille.

Monk : Hé ! bien, je vois. Génial. A présent, je vais devoir en recommander. Oh, ça vient de San Marcos. Ils ont inculpé le docteur Madero. Il y a la date du procès. Oh, tu sais, j’ai du mal à le croire. C’est vrai, je n’ai jamais rencontré ce type en personne et il voulait me tuer. Hein, j’ai dit que j’avais du mal à le croire, je ne le connaissais pas et il voulait me tuer. C’est pas facile à croire, non ? Mais qu’est-ce que tu en dis ? Sharona, il voulait me tuer. Tu es là ?

Sharona ne répond pas et sort de l’appartement.

 

Rédigé par mamynicky

 

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09.11.2021 vers 13h

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20.10.2020 vers 00h

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fairgirl  (20.10.2020 à 00:03)

Pauvre Monk....ce n'était pas la destination rêvée pour lui. L'enquête était assez prenante et l'issue plutôt surprenante.

Contributeurs

Merci aux 2 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

cappie02 
mamynicky 
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