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#813 : Monk, le meilleur des témoins

Pour sauver le mariage de Stottlemeyer et TK Jensen, dont il est le témoin, Monk veut comprendre qui essaye de le saboter, et pourquoi.

Popularité


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Titre VO
Mr. Monk Is the Best Man

Titre VF
Monk, le meilleur des témoins

Première diffusion
13.11.2009

Première diffusion en France
28.03.2010

Diffusions

Logo de la chaîne TV Breizh

France (redif)
Mercredi 09.11.2016 à 19:50

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Dimanche 28.03.2010 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 13.11.2009 à 22:00

Plus de détails

Créé par Andy Breckman
Scénaristes : Joe Toplyn, Josh Siegal et Dylan Morgan
Réalisateur : Michael Zinberg

Jason Gray-Stanford ... Lt Randall Disher
Traylor Howard ... Natalie Teeger
Ted Levine ... Capitaine Leland Stottlemeyer
Tony Shalhoub ... Adrian Monk

Virginia Madsen … T. K. Jensen
Charlie Weirauch … Rookie Cop
Teri Polo … Stéphanie Briggs
Carol Kane … Joy
Barbara Brownell … Tante Nora
Boo Arbnold … Cousin Curtis
Michael Shaloub … Le prêtre

8.13 – Monk, le meilleur des témoins

Au commissariat de police. Monk observe le capitaine Stottlemeyer qui fait les cent pas dans son bureau.

Disher : Bon, alors. Voila votre petit chèque, plus vos frais bien sur.
Nathalie : Je vous remercie. Qui a dit que le crime ne payait pas ?
Disher : Quant à moi, il faut que je signe là et j’ai besoin de vos initiales. Que vos initiales, c’est tout. Inutile de signer, apposez vos initiales. A et M.
T.K. Jensen : Bonjour !
Disher : Bonjour !
Nathalie : Bonjour ! Vous êtes carrément magnifique. Monsieur Monk, T.K. est là, regardez, elle est très belle.
Monk : Ah oui !
Nathalie : Pour quelle occasion ?
T.K. Jensen : Ca fait six mois qu’on est ensemble, alors Leland m’a invitée à La Pasteria.
Nathalie : Oh mais c’est chouette, ça !
T.K. Jensen : Vous connaissez ?
Nathalie : Non, je parlais de l’attention.
Monk : Oh, bon sang.
Nathalie : Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : Il veut vous épouser ! Je crois qu’il va vous demander votre main, ce soir, au restaurant.
T.K. Jensen : De quoi est-ce que vous parlez ?
Monk : Il a une espèce de petite boite dans sa poche, qu’il n’arrête pas de tripoter. Et elle a cette taille, pour moi ; ça ne fait aucun doute que c’est une bague. En plus, il a rafraichi sa moustache deux jours avant la date habituelle. Et il passe son temps à parler tout seul, donc je parie qu’il répète sa demande pour ce soir. Et chose inhabituelle, il passe un fil dentaire entre ses dents !
T.K. Jensen : Ca alors, Leland !

Nathalie serre TK dans ses bras. Ils semblent tous heureux de la nouvelle.

Disher : Félicitations !
Nathalie : Oh monsieur Monk, vous avez gâché la surprise, au contraire.
Monk : Non, non. Je suis très, très surpris.
Nathalie : Chuuut. Le voila.

Ils essaient de prendre tous une pose naturelle, mais le capitaine remarque que leur attitude n’est pas normale..

T.K. Jensen : Salut !
Stottlemeyer : Tu es magnifique. Il est dix huit heures, nous devrions aller. Tu vas bien ? Pourquoi est-ce que tout le monde pleure ?
T.K. Jensen : Sans raison.
Disher (avec un clin d’œil)  Amusez vous bien.
Stottlemeyer : Bon, qu’est-ce qu’il se passe ?
Monk : Ils ont découvert la vérité. Votre demande en mariage.
Stottlemeyer : Comment ont-ils su ? Alors, je n’ai pas le choix. Autant ne pas attendre ce soir.
T.K. Jensen : Non, non, non. Relève toi Leland, nous attendrons d’être seuls. Je veux entendre ta demande du début à la fin. Je veux tout ce que tu avais prévu.

Ils s’embrassent.

Stottlemeyer : Est-ce que c’est un oui ?
Nathalie : Hoooooo !
T.K. Jensen : Toi aussi, tu devras attendre ce soir pour le savoir. Est-ce que j’ai le droit de jeter un coup d’œil à la bague ? Hoooooo !

Ils s’en vont, laissant les autres sourirent béatement.

Disher : Je crois qu’il y a du mariage dans l’air.

Sur une scène de crime, un policier est malade devant ce qu’il vient de voir.

Disher : Ca va ?
Policier : Oui, monsieur. Excusez moi lieutenant, je n’ai jamais vu ça, désolé. Vous croyez qu’il est mort avant ?
Disher : Espérons le. Peters, on a une identité ou des empreintes, quelque chose ?
Peters : Il faut des doigts pour relever des empreintes.

Le capitaine Stottlemeyer arrive en chantonnant.

Stottlemeyer : « Je suis au paradis …Et mon cœur bat si fort que je peux à peine parler … » Salut à tous ! Oh, bonjour Kevin ! C’est la forme, vous avez perdu du poids ! Continuez mon vieux. « Quand nous dansons tous les deux … »  Ca sent le barbecue.
Disher : Oui, c’est un barbecue, oui. Vous êtes de bonne humeur ce matin.
Stottlemeyer : D’une humeur resplendissante. Je vais me marier dans neuf jours. C’est une bonne nouvelle hein ? « Paradis, je suis au paradis … » Oh, je n’y crois pas, quelle horreur !
Disher : Deux auto stoppeurs l’ont découvert ce matin.
Stottlemeyer : On l’a identifié ?
Disher : Non, malheureusement, il ne reste qu’une chaussure, tout le reste a brulé.
Stottlemeyer : Une chaussure ? Nom d’un chien !
Disher : Oui, je pense que c’était un sans abri, qui vivait et dormait dans le parc. Une bande de gamins l’a tué et puis a allumé le feu. On a trouvé une douille de neuf millimètres.
Stottlemeyer : On l’aurait tué avant de le bruler ?
Disher : Oui, je crois, son dos n’était pas brulé, enfin pas comme le reste, alors j’en conclus qu’il ne s’est pas battu comme on pourrait le faire. N’importe qui roulerait par terre instinctivement.
Stottlemeyer : Oui.
Disher : On a trouvé cette bouteille d’alcool aussi, vide. Évidemment, probablement sa bouteille.
Stottlemeyer : Ca nous fait un indice. Dites donc, c’est du costaud. Des empreintes sur la bouteille ?
Disher : Non, absolument rien.
Stottlemeyer : Oui. A mon avis, des gamins n’effaceraient pas les empreintes. Il y a quelque chose de louche. Appelez Monk, qu’il nous rejoigne à la morgue.
Disher : Oui, d’accord.
Stottlemeyer : Vous pouvez le recouvrir.
Peters : Oui, monsieur.
Stottlemeyer : « J’adore aller pêcher au bord d’une rivière, mais ce qui me plait c’est danser joue contre joue … »

Au commissariat, Nathalie regarde Disher chanter en s’accompagnant à la guitare.

Disher : « Il est génial, c’est le meilleur.
J’ai nommé Leland Stottlemeyer.
Tout ce qu’on veut, c’est qu’il nage dans le bonheur.
On vous aime, TK Stottlemeyer,
Madame et monsieur Stottlemeyer. »
Nathalie : Ca ressemble un peu à « Like my fire »
Disher : Quelle partie ?
Nathalie : Tout l’ensemble, je dirais. Surtout la musique. Pourquoi ne pas jouer la « Marche nuptiale » ?
Disher : Ca, je l’ai prévu pour la cérémonie. Alors que celle-ci c’est pour la réception. Ce sera mon cadeau. C’est soit ça soit un compacteur d’ordures.
Nathalie : Un compacteur d’ordures, c’est une bonne idée.

Stottlemeyer : Dites moi, Monk, ça ne vous ennuie pas ce mariage avec TK ?
Monk : Quoi ?
Stottlemeyer : Je parle de son prénom
Monk : Oh, non, au contraire. Tout le monde devrait avoir une Trudy dans sa vie.
Stottlemeyer : Je vous remercie, mon vieux. C’est important pour moi. Il y a autre chose et c’est d’ailleurs le moment où jamais, je crois. On se connait depuis longtemps, vous et moi, probablement depuis quinze ans voire vingt ans. Une amitié de longue date.
Monk : Oui, de longue date, oui.
Stottlemeyer : Alors, je souhaiterais vraiment vous avoir à côté de moi, samedi prochain.
Monk : M’avoir à côté de vous ?
Stottlemeyer : Oui, j’aimerais que vous soyez mon témoin.
Monk : C’est vrai ? Franchement, vous m’en voyez surpris et vraiment flatté. Oui, j’appréhende évidemment, mais j’appréhende toujours et je suis anxieux, mais comme je le suis toujours …
Stottlemeyer : Alors, c’est oui ?
Monk : Oui. Avec plaisir. Je jure de faire de mon mieux pour être le meilleur témoin de mariage du monde. Le meilleur possible.
Stottlemeyer : C’est sur, je n’en doute pas. Cela n’a rien de compliqué vous savez, votre seul travail est de veiller à ne pas perdre ceci.
Monk : Je ne perdrai pas cette alliance.
Stottlemeyer : J’en suis convaincu.
Monk : Je vous jure que je veillerai sur cette alliance.
Stottlemeyer : Faites attention, vous allez la tordre.
Monk : Oui.
T.K. Jensen : Ah, bonjour Adrien.
Monk : Comment allez-vous ?
T.K. Jensen : Bonjour, fiancé.
Stottlemeyer : Bonjour trésor. Qu’est-ce que tu fais la ?
T.K. Jensen : Oh, mon Dieu, mais quelle horreur ! C’est une personne ?
Stottlemeyer : Oui, c’était une personne. On l’a trouvée dans Colin Park.
T.K. Jensen : Mais qui est-ce ? enfin, je veux dire qui était.
Stottlemeyer : On n’en sait rien.
Monk : On a volé son portefeuille et le reste a été brulé.
Stottlemeyer : On a un peu de chance d’avoir un ADN correct.
T.K. Jensen : Oh seigneur, alors c’est donc ça ton travail.
Stottlemeyer : Je ne dirige pas un jardin d’enfants, chérie. Tu le savais quand on s’est rencontrés. Tu viens, on va prendre un petit peu l’air ?
T.K. Jensen : Non, je vais bien, merci. En fait je suis là pour te demander un service qui pour moi est gênant.
Stottlemeyer : Je t’écoute.
T.K. Jensen : Stéphanie s’est fait arrêter hier soir.
Monk : Qui est Stephanie ?
Stottlemeyer : Stéphanie Briggs, sa demoiselle d’honneur.
T.K. Jensen : On est très liées, on s’aime comme de vraies sœurs.
Stottlemeyer : Qu’est-ce qu’elle a fait ?
T.K. Jensen : Elle n’a rien fait. Un simple excès de vitesse.
Stottlemeyer : Sous l’emprise de l’alcool ?
T.K. Jensen : Non, je te le jure. C’est sa troisième arrestation pour excès de vitesse.
Stottlemeyer : Bon. Où est-ce qu’elle est ?
T.K. Jensen : Elle est ici, au rez de chaussée.
Stottlemeyer : Dans une des cellules ?
T.K. Jensen : Elle ne pourra sortir que quand le juge viendra demain.
Stottlemeyer : Où est sa voiture ?
T.K. Jensen : Elle a été mise à la fourrière.
Stottlemeyer : Bon, je vais voir ce que je peux faire.
T.K. Jensen : Oh, merci, merci, merci, chéri ! Tu es mon héros.
Stottlemeyer : Donne moi une demi heure, je fais le nécessaire.
Monk : Bye, bye !

Le capitaine et T.K. ont récupéré Stéphanie.

Stéphanie : Quel bonheur de respirer à l’air libre.
T.K. Jensen : Je t’en prie, arrête ton cinéma. Enfin, quoi, tu n’as pas été enfermée plus de vingt heures.
Stéphanie : J’ai failli creuser pour me sortir de ce trou.
T.K. Jensen : Aucune inquiétude de ce coté là, madame aurait bien trop peur de se casser un ongle.
Stottlemeyer : Puis je vous poser une question ?
Stéphanie : Oui.
Stottlemeyer : Vous vouliez prouver quoi en roulant à 120 km/heure dans un quartier résidentiel ?
Stéphanie : J’étais très pressée, Leland, c’était urgent, le traiteur allait fermer et je devais le voir.
T.K. Jensen : En réalité, elle a fait ça pour nous.
Stottlemeyer : Je t’en prie, arrête, ce n’est qu’un mariage, ça ne vaut pas la peine de risquer sa vie pour ça. Voyons, on va se marier sur la plage, rien que toi et moi …
T.K. Jensen : Et c’est reparti !
Stottlemeyer : Quelque chose de simple, dans le sable, en jeans et en sandalettes.
T.K. Jensen : Il n’y aura pas que nous à la fête, il y aura aussi la famille.
Stottlemeyer : Oui, c’est toi la patronne. C’est mon smoking je suppose, je vous remercie d’être passée le prendre.
Stéphanie : Je devrais peut être y jeter un coup d’œil pour être sure qu’il est correct.
Stottlemeyer : Non, il l’est. J’ai l’habitude de cette agence de location.
T.K. Jensen : Comme j’ai hate de te voir dedans.

Ils s’embrassent ?

Stéphanie : Ouh : ça devient obscène. Je repars en prison.
Stottlemeyer : A plus tard ! conduisez prudemment !
Stéphanie : Je ne dépasserai pas les cent à l’heure.
Stottlemeyer : Alors, à tout de suite !

Chez Monk. Nathalie regarde son patron préparer son repas avec l’alliance toujours dans sa main.

Nathalie : Vous voulez que je tienne l’alliance ?
Monk : Merci, ça ira.
Nathalie : Pourquoi ne pas la mettre dans votre poche ?
Monk : Les poches se déchirent parfois.
Nathalie : Alors, dans un tiroir ?
Monk : Pas toujours fiable.
Nathalie : Au contraire, je trouve les tiroirs plutôt fiables.
Monk : Je serais trop inquiet pour elle. Je serais obsédé à l’idée de la perdre. Je porterais même le bureau sur mes épaules pour être sur que l’alliance reste dedans.
Nathalie : En tout cas, vous avez l’air de prendre cette histoire de témoin très au sérieux.
Monk : Oh, mais c’est sérieux.
Nathalie : Alors, cet enterrement de vie de garçon se présente comment ?
Monk : Merveilleusement, j’ai déjà fait le plein de boissons et j’ai loué un bon film. Quoi ?
Nathalie : Je ne vous avais jamais vu aussi excité, on dirait que c’est vous que Leland a demandé en mariage.
Monk : Je sais. C’est un petit peu ce que je ressens.

Le capitaine et TK sont sortis du restaurant et sont devant la maison de Stottlemeyer.

T.K. Jensen : Il est presque minuit, je devrais rentrer chez moi.
Stottlemeyer : Attends, et si pour changer tu restais dormir ici ?
T.K. Jensen : Je ne peux pas, j’ai des contrôles de conformité à rendre. Je dois encore contrôler sept mixeurs. Oui, ce ne sont que des mixeurs.

Ils rentrent chez le capitaine et sont surpris en constatant que la maison a été fouillée. Il vérifie qu’il n’y a plus les cambrioleurs dans la maison.

Stottlemeyer : Surtout, ne bouge pas !

Nathalie et Stéphanie sont chez TK pour les préparatifs du mariage. TK doit leur montrer sa robe de mariée.

Stéphanie : Une minute ! Curtis Rudner, je crois que c’est un pédiatre, non ? Et il vient seul ?
T.K. Jensen : Il est séparé.
Stéphanie : Alors dans ce cas, je vais le mettre à la table numéro trois, juste à coté de moi. Voila, bonjour Curtis ! Comment allez vous ? Oh, pardon, bips !
T.K. Jensen : Et Nathalie vient avec son médecin personnel.
Nathalie : Oui, le lieutenant Steven Albright, c’est un marin. Il est médecin, dans la navy.
T.K. Jensen : Vous êtes prêtes ? Dam, dam, da dam ! Alors, comment je suis ? Soyez honnêtes.
Si j’étais aussi jolie que ça, je me marierais tous les six pois.
Oh non, c’est déjà l’heure, je file. J’ai rendez vous au laboratoire avec monsieur Monk.
Comment arrivez vous à faire ça ?
Faire quoi ?
Votre job. Vous êtes toujours entourée de malheur, de sang, de colère, de victimes. Comment vous pouvez vous y habituer ?
Je n’y suis pas habituée et j’espère que ce ne sera jamais le cas.
Ne le dites pas à Leland, mais après le saccage de l’appartement, je n’ai pas dormi pendant deux jours.
Chérie !
c’est pourtant vrai, je suis sérieuse. Je ne sais pas si je peux être la femme d’un policier.

Au commissariat. Monk essaie de refaire un bouquet sur le bureau du capitaine.

Stottlemeyer : Monk, c’est cette chaussure qui nous intéresse. Allez le chercher, je vous prie. C’est une composition, il est normal que les fleurs soient mélangées. Il y aura les mêmes au milieu des tables à la réception. Merci. Alors, nous avons une victime retrouvée à Colin Park, qui a été tuée d’une balle et ensuite, brulée.
Monk : Je sais. J’ai vu le dossier. On sait qui c’est ?
Stottlemeyer : Toujours en cours d’identification. Randy, qu’est-ce qu’on sait sur cet homme ?
Disher : On sait qu’il était inflammable. Voila, c’est à peu près tout.
Monk : C’est tout ce qu’il y a ?
Stottlemeyer : C’est tout ce qu’il y a.
Disher : Et l’enterrement de sa vie de garçon, ce soir, j’ai hate d’y être. A quelle heure c’est ?
Monk : Dix huit heures.
Disher : La soirée de folie commence à dix huit heures ?
Stottlemeyer : Tous les gens branchés seront là.
Monk : Bon, alors, voyons. Nous avons donc une chaussure, taille 47, peut être 48, donc il était grand et il avait les jambes arquées, le talon de la chaussure est usé sur la gauche.
Stottlemeyer : Randy, carnet, crayon.
Disher : Oui, monsieur.
Monk : Qu’est-ce que nous avons d’autre ? Une épine et elle n’est pas cassée, elle a été coupée. Voyons, qu’est-ce qu’on a là ? Du polystyrène vert.
Disher : Je vais vite envoyer tout ça au labo.
Stottlemeyer : Vous y êtes.
Disher : Alors, je vais le poser là. Vous savez, je peux tenir la bague.
Monk : Je la tiens, je l’ai. Je la tiens.
Stottlemeyer : Je n’aurai peut être plus besoin de cette alliance, en vérité. Pour tout vous dire, j’ai l’impression que TK n’a plus très envie qu’on se marie.
Monk : Quoi ? Mais qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Stottlemeyer : Le cambriolage chez moi lui a réellement fichu la trouille. Ce n’était n’importe quoi, rien n’a été volé, peut être un drogué qui cherchait mon arme. Et maintenant, il n’est plus question qu’une arme entre dans la maison. Nouveau règlement, je dois la laisser dans la voiture. Monk, soyez gentil, laissez ce bouquet tranquille.
Monk : (en montrant le pot dans lequel se trouve le bouquet) Vert et en polystyrène. Notre homme était fleuriste.

TK est dans un parc, elle répond au téléphone. Une voix masquée lui parle. Le capitaine la rejoint avec un bouquet de fleurs.

T.K. Jensen : Allo ?
Voix : T.K. Jensen, vous m’excuserez pour tout ce foutoir.
T.K. Jensen : Excusez moi ?
Voix : Désolé pour le foutoir ! Vendredi soir, chez Leland.
T.K. Jensen : Qui êtes vous ?
Voix : Je compte sur vous pour dire à votre petit ami que je repasserai. Avec un peu de chance, vous serez tous les deux présents.
Stottlemeyer : Pardon, je suis en retard.
T.K. Jensen : Leland !
Stottlemeyer : Qu’est-ce qu’il t’arrive ? Ca va ? Tu trembles.
T.K. Jensen : Quelqu’un vient de m’appeler. Il a dit que c’est lui qui avait tout chamboulé chez toi et qu’il allait revenir.
Stottlemeyer : Il t’a appelée sur ton portable ? Voyons ça. Est-ce que tu as reconnu sa voix ?
T.K. Jensen : Non, c’était bizarre, comme une voix de machine.
Stottlemeyer : Un filtre electronique, ça peut être n’importe qui, qui appelle d’une cabine téléphonique.
T.K. Jensen : Il savait mon nom.
Stottlemeyer : Ne t’inquiète pas pour ça. Ce n’est pas grave, un petit malin qui s’amuse. Je règlerai ça demain. Rentrons et enfermons nous à clé.
T.K. Jensen : Tu ne vas pas à la petite fête ?
Stottlemeyer : Non ! Je n’ai pas envie, je vais annuler.
T.K. Jensen : On n’annule pas l’enterrement de sa vie de garçon.
Stottlemeyer : Ecoute, il n’est pas question que je te laisse seule ce soir.
T.K. Jensen : Je vais bien. J’irai à mon bureau, j’ai du travail et on est une vingtaine d’employés. Il ne faut pas t’en faire. Tu dois y aller, voyons.
Stottlemeyer : Non.
T.K. Jensen : C’est important pour Monk, il a passé la semaine à tout organiser, chéri.
Stottlemeyer : Bon, d’accord, je vais y aller. En plus ça se passe chez lui, ça va se terminer avant d’avoir commencé.
T.K. Jensen : Leland, est-ce que ça se passe tout le temps comme ça ? Il faut que tu me dises si je dois me préparer à cette vie là.
Stottlemeyer : Non, je te le jure, TK. Ce n’est jamais comme ça.

Le soir, chez Monk. Tout le commissariat est là.

Monk : Voila ! Est-ce que tout le monde a sa part de pizza ?
Policier 1 : Euh … Il n’y a rien dessus.
Monk : Je les voulais dégarnies, c’est normal.
Policier 1 : Il n’y a pas de fromage.
Monk : C’est comme ça que je les ai commandées. Ni chichis, ni manières. Est-ce que vous avez des dessous de verres. Alors voila, les grands dessous de verres vont sous les petits dessous de verres. Et il y a des sacs poubelle dans la cuisine. Chacun le sien. J’ai mis votre nom dessus.
Mike : Monk, il y a des toilettes de chantier dans vos toilettes.
Monk : Où vouliez vous que je les mette, Mike, dans la cuisine ?
Disher : (au téléphone) D’accord, merci encore.
Disher : Bon, vous avez raison, l’appel vient de la cabine d’une station service sur Vinton Street.
Stottlemeyer : Il y a des empreintes ?
Disher : Pas d’empreinte, pas de témoin. Peut être que ce type se venge de vous, pour l’avoir arrêté.
Stottlemeyer : Possible, oui, la liste est très longue.
Disher : Et TK, comment va-t-elle ?
Stottlemeyer : Elle est morte de peur.
Monk : Excusez moi, voila, c’est parti. Alors, tout le monde s’amuse ?
Policier 2 : Il nous demande si on s’amuse comme des fous ?
Monk : C’est parfait. A présent je souhaiterais dire quelques mots sur notre ami, Leland Francis Stottlemeyer.
Stottlemeyer : Merci, c’est gentil à vous Monk. Je suis prêt.
Monk : Alors, j’y vais. « Un homme entre dans un bar, avec un canard sur la tête. » Attendez, attendez, ce n’est pas fini. « Le barman lui dit : hé, mais vous êtes Leland Stotlemeyer, dont le premier mariage a été annulé au bout de cinq jours, et que la seconde femme, Karen, l’a quitté au bout de vingt ans ? Vous êtes sorti avec Linda Fusco, qui fut ensuite condamnée pour meurtre avec préméditation ? » Attendez, attendez. Et là, « Leland dit oui, c’est bien ça et le barman lui dit alors : chacune de vos relations amoureuses a toujours tourné à la catastrophe et vous voulez vous remarier ? Vous êtes cinglé, pas étonnant que vous ayez un canard sur la tête. » Et là, Leland dit « …
Stottlemeyer : Servez vous à boire !
Monk : Vous avez raison. Passons aux choses sérieuses.
Policier 1 : Bravo Monk, ça c’est sympa.
Monk : Alors, chacun de vous aura sa bouteilles.
Policier 1 : Attendez une seconde. Il n’y a que douze bouteilles ?
Monk : Ben oui, chacun une bouteille.
Stottlemeyer : Bien, messieurs, votre attention. Voila le topo. Nous avons douze bouteilles de 20 cl chacune, ce qui est suffisant pour que chacun de nous se détende un peu.
Exact.
Stottlemeyer : Ou pour qu’un seul d’entre nous soit un petit veinard.
Policier 1 : On désigne un heureux vainqueur. Ca ça me plait.
Disher : Oui moi,  je veux bien !
Stottlemeyer : C’est parti.
Policier 2 : Je me dévoue messieurs.
Stottlemeyer : Nous lançons une nouvelle tradition, messieurs, une tradition qui je l’espère sera la dernière.
Tous : Oui !
Monk : Maintenant, j’ai une question. J’ai une petite question. Avez-vous envie de regarder un bon film ? Je parle bien sur d’un film hollywoodien, parce que j’ai le dernier volet d’un enterrement de vie de garçon, mes amis. Interdit aux moins de seize ans. Tout le monde est majeur ? Messieurs, je suis très sérieux. Jetez un œil.
Stottlemeyer : « Enterrement de vie de garçon. »
Monk : De circonstance, messieurs, maintenant lisez les commentaires.
Stottlemeyer : « Choquant, sans scrupule … »
Monk : Ca c’est pour vous.
Stottlemeyer : « Irrespectueux. »
Monk : Ca promet !
Stottlemeyer : Et la fête n’a même pas encore commencé.

Ils regardent le film, ils ont l’air de s’ennuyer sauf Monk qui rit.

Monk : Il a vomi sa bière, il y en a partout sur le trottoir !

Monk : Et voilà que l’autre danse sur le toit de sa voiture. On voit bien que c’est du cinéma. Ce n’est pas comme ça dans la vie.
Stottlemeyer : Ce film est grandiose
Monk : Et maintenant, il fait quoi ?
Mike : Je crois qu’il vomit.
Monk : On est bien d’accord, ce n’est qu’un film ?
Stottlemeyer : Bon, Monk. Ce n’est pas que je m‘ennuie, mais je m’inquiète beaucoup pour TK et je veux être là quand elle rentrera.
Tous : Il a raison, on y va. Oui, oui.
Monk : Vous êtes surs ? J’ai encore des ballons …
Tous : Oui, oui, ça ira.
Disher : A qui appartient la Crown Vic garée devant l’immeuble ?
Stottlemeyer : Une voiture verte ?
Disher : Non, non, je dirais qu’elle est anthracite avec des flammes sur le coté et sur le capot et sur le pare brise.
Stottlemeyer : Sur le pare brise ? Des flammes sur le pare brise ?
Disher : Des flammes partout je vous dis.

Stottlemeyer comprend et se précipite à l’extérieur, suivi de tous les participants. Disher qui a bu les bières, reste seul devant le film.

Disher : J’adore ce film.

Un voisin : Les pompiers seront là dans trois minutes.

Au commissariat, Stottlemeyer fouille dans des dossiers.

Stottlemeyer : Ca ne peut pas être lui …
Disher : Vous avez bien dormi vous ?
Stottlemeyer : Dormir ? C’est quoi ça. TK ne veut plus venir chez moi. Elle ne s’y sent pas en sécurité. Alors on est allés chez elle. A deux heures, l’alarme d’une voiture s’est déclenchée alors elle a voulu qu’on aille passer la nuit dans un motel, sur la route dix, où elle a pleuré toute la nuit. Qui que soit ce gars, il me pourrit la vie.
Disher : Alors que d’habitude, c’est mon job à moi.
Stottlemeyer : Oui. Et ne commencez pas.
Disher : Concernant hier soir, j’ai le rapport du labo sur la voiture. Pas de surprise, on l’a aspergée d’essence.
Stottlemeyer : On a retrouvé le bidon ?
Disher : Non, rien, néant.
Stottlemeyer : Des témoins ?
Disher : Aucun témoin, non.
Stottlemeyer : On Vous en pensez quoi ?
Disher : Que quelqu’un met tout en œuvre pour vous effrayer.
Stottlemeyer : On Oui, mais pourquoi ? Ce n’est pas logique. Si ce type veut me faire peur, s’il veut vraiment ma peau, pourquoi il ne s’en prend pas qu’à moi ? Enfin, à quoi il s’amuse celui là ?
Disher : Et ceux qui sont sur cette liste ?
Stottlemeyer : On Je les ai bien étudiés, la plupart des suspects sont soit sous les verrous soit morts.
Disher : Oui ou bien les deux.
Stottlemeyer : On Non, personne ne peut être les deux.
Disher : Et ce fameux Joey Knox ? Vous vous rappelez, à l’audience, il n’arrêtait pas de dire que ce n’était pas fini.
Stottlemeyer : On J’ai déjà vérifié. Joey Knox est au Mexique.
Disher : Il n’avait pas un frère ?
Stottlemeyer : On Exact, il avait un frère. Où est-ce que j’ai pu le mettre ? Non, son frère est décédé. C’est le dossier de qui ça ?
Disher : Celui du brulé retrouvé dans le parc, qu’on a peut être identifié. On a mené l’enquête auprès de certains fleuristes. Vous vous souvenez du polystyrène que Monk a trouvé ?
Stottlemeyer : On Oui, je m’en souviens. J’y étais.
Disher : Il y a un fleuriste sur Pacific East dont l’un des vendeurs a disparu depuis mardi.
Stottlemeyer : On Alors contactez Monk et allez y tous les deux. Moi, je ne peux pas parce que j’essaie de sauver mon mariage.
Disher : Oui monsieur.
Stottlemeyer : On J’essaie de sauver mon mariage et je ne suis pas encore marié.

Chez le fleuriste.

Monk : Vous sentez cette odeur ? Ils devraient ouvrir quelques fenêtres.
Nathalie : Je trouve que ça sent drôlement bon. Je parie que le paradis doit avoir ce parfum.
Monk : Moi je vous parie vingt dollars que non.
Joy : Bonjour ! Soyez tous les bienvenus chez Affinity. Je m’appelle Joy. En quoi puis je vous aider ?
Monk : Est-ce que vous êtes la propriétaire ?
Joy : Je n’aime pas le mot propriétaire, personne au monde ne possède la nature. Pas vrai ?
Monk : Oui mais c’est votre nom qui figure sur l’enseigne, c’est donc votre boutique.
Disher : Madame, bonjour. Je suis le lieutenant Disher de la police de San Francisco. Voici Adrien Monk et Nathalie Teeger.
Joy : Ah, c’est à propos de Charlie, c’est ça ?
Disher : Oui madame, Charlie Doyle. Vous disiez qu’il avait disparu depuis une semaine.
Joy : Oui, une semaine depuis mardi dernier.
Nathalie : Il travaillait ici depuis quand ?
Joy : Depuis trois ans, un très bon vendeur qui s’occupait de mes livraisons aussi. Disparaitre comme ça, ça ne lui ressemble pas. Il n’est jamais arrivé en retard.
Disher : Est-ce qu’il portait des chaussures de sécurité ?
Joy : Oui, ça lui arrivait parfois.
Disher : Est-ce que vous avez l’adresse de Charlie ?
Joy : Non, et c’est la le hic ! Si seulement je l’avais, je vous l’aurais donnée.
Disher : Donc, vous ne savez pas du tout où il vit ?
Joy : Non.
Disher : Vous pourriez vérifier dans les fiches de votre personnel ? Ses coordonnées sont surement dessus.
Joy : Je n’ai pas l’intention de vous mentir. Je préfère être honnête et je joue la franchise mais ce bon vieux Charlie n’a jamais rempli aucune fiche et moi je le payais simplement en liquide toutes les semaines, officieusement. Il ne faisait pas confiance aux banques.
Disher : C’est contre la loi.
Joy : Ah oui ? Quelle loi ?
Monk : Ah oui, de quelle loi ?
Joy : Oui, c’est ce que je viens de dire !
Disher : Vous ne savez même pas si Charlie Doyle était son vrai nom ?
Joy : Ma foi, je ne le lui ai jamais demandé. Moi, par exemple, Joy, ce n’est pas mon véritable prénom. Ce n’est que le simple reflet de mon état d’esprit.
Joy : (à Nathalie) Oh, je le savais, je le savais au moment où vous êtes entrée dans cette serre. Vous êtes un magnifique Phalaenopsis.
Nathalie : Ah oui ?
Joy : Oui, ça se voit. Je suis profondément convaincue que chaque personne a une fleur de prédilection. Une ame sœur florale, un double qui lui correspond. Je suis bien sur, un lis tigré.
Monk : Excusez moi.
Joy : Je lui ai fait peur ! Et vous êtes un joli petit crocus tout mignon.
Disher : Je me suis toujours senti crocus. Sans blague, c’est vrai.
Joy : Oui, je ne me trompe jamais. Et vous, vous êtes …
Monk : Mal à l’aise.
Joy : Non, regardez toute cette beauté. Autour de vous, cette beauté naturelle. Je sens que quelque chose ne va pas du tout chez vous. Je ressens une aura sombre et torturée.
Monk : Merci.
Joy : Dans laquelle il n’y a aucune joie. Vous me faites penser à …
Monk : Randy, Randy !
Disher : Madame ! Auriez vous par hasard une photo de Charlie ?
Joy : Oh, il déteste les photographies. Il est timide et réservé et je respecte ça. Je sais. Un chardon ! Non, non. Un cactus !
Monk : Oui, d’accord. Il y a peut être des empreintes. Où est-ce que Charlie travaillait ? Je veux dire à quel poste ?
Joy : Là, derrière le comptoir.
Monk : Bien. C’est son sécateur ? Est-ce que quelqu’un d’autre l’a touché ?
Joy : Je ne crois pas, non.
Monk : Il faut emballer ça. Merci. Prenez les gants aussi, c’est du caoutchouc, on peut relever des empreintes à l’intérieur.
Joy : J’ai trouvé je crois.
Monk : Excusez moi ?
Joy : Ceci est votre fleur.
Nathalie : Mais c’est du plastique.
Monk : (il sent sa fleur) J’aime beaucoup.

C’est la répétition du mariage, TK et sa famille attendent le marié dans l’église.

Nora : Tout se passera bien. Tu verras.
T.K. Jensen : Ah, ça y est, c’est lui.
Stottlemeyer : Bonjour tout le monde !
T.K. Jensen : Voici ma tante Nora
Nora : Ah, Leland !
Stottlemeyer : Enchanté, ravi de vous connaitre.
T.K. Jensen : Et mon cousin, Curtis.
Stottlemeyer : Bonjour, Leland Stottlemeyer. Et voici mes deux garçons, Max et Jared.
Curtis : On vous a fait des ennuis cette semaine ?
Stottlemeyer : Oh, ce n’est rien, on va gérer tout ça.
Nora : Nous n’aurions jamais imaginé voir TK se marier avec un policier.
Stottlemeyer : Je n’aurais jamais imaginé épouser une femme comme elle.
Stéphanie : Salut à tous !
T.K. Jensen : Vous connaissez Stéphanie, une amie qui m’est chère, une amie de longue date.
Stéphanie : Ravie de vous revoir.
Curtis : Vous avez l’air bien plus jeune qu’il y a dix ans. Vous avez passé un pacte avec le diable ?
Stéphanie : Ah, vous voyez, c’est pour ça que j’adore les mariages. Merci Curtis et merci TK et Leland.
Stottlemeyer : C’est souvent là que se font les rencontres.

Monk : Vous ne voulez pas le lui demander ?
Nathalie : Non, monsieur Monk. Ne m’en parlez plus, c’est insensé.
Disher : Alors, tout se passe bien ?
Nathalie : Monsieur Monk veut emmener le père de TK jusqu’à l’autel.
Monk : Nous faisons exactement la même taille. Ce genre de chose est incroyable.
Nathalie : Monsieur Monk, je suis sure qu’il voudra conduire sa fille jusqu’à l’autel.
Monk : Elle peut toujours marcher derrière nous. Nathalie, je vous en prie, je vous parle de deux hommes de même taille. C’est du jamais vu, c’est sensationnel.
Disher : Dites, j’ai du nouveau. Je viens de discuter avec Ralph Toplyn du FBI. A propos du disparu  de la boutique de fleurs. On a relevé ses empreintes, en fait, il s’appelle Martin Kettering.
Nathalie : Kettering, je connais ce nom.
Disher : Oui, c’est un fugitif, le FBI lui court après depuis plus de douze ans. Il était dans un groupe d’eco-terroristes, appelé les « Vengeurs de la Terre ».
Monk : Oui, je m’en souviens, ils avaient fait exploser des préservatifs au dessus de la ville de Denver.
Disher : Oui, tuant deux gardes de la sécurité et un pompier. Kettering était recherché depuis et trois de ses complices sont encore en cavale.
Nathalie : C’est lui la victime brulée dans le parc ?
Disher : Oui, les analyses ADN sont formelles. C’est lui à 100 %

Le prêtre : Excusez moi, si tout le monde est prêt, je crois qu’on va pouvoir commencer. Que chacun de vus prenne place comme il sera à la cérémonie demain.
Nathalie : (en chuchotant) Monsieur Monk, vous marchez trop lentement. Marchez normalement.
Stéphanie : Elle tiendra le coup ?
Monk : Qui donc ?
Stéphanie : TK ! Elle est effrayée avec toutes ces menaces et la voiture de Leland en flammes. Je ne pourrais pas épouser un policier même si je l’aimais.
Le prêtre : Où est le témoin du marié ?
Monk : Je suis là.
Le prêtre : Quelque chose vous ennuie ?
Stottlemeyer : Non, il tient l’alliance.
Monk : Je crois qu’on va attendre la fin de la musique avant de commencer.
Stottlemeyer : Oui. Randy !

Randy arrête de jouer la musique nuptiale. A ce moment, l’un des cadeaux exposés sur une table explose, semant la panique. Disher,  qui se trouvait près de la table, est propulsé plus loin.

Stottlemeyer : Reculez ! Randy, vous allez bien ? Tout le monde dehors !
Disher : (au téléphone) Ici, Randy Disher, on a une explosion sur Vinton Street.
Stottlemeyer : Où est TK ?
Disher : Je n’en sais rien.
Stottlemeyer : TK ! TK !

Stéphanie est chez TK. Elle tient la robe de mariée. Nathalie lui porte une tasse de thé.

Stéphanie : Qu’est-ce que tu veux que je fasse de ça ?
T.K. Jensen : Mets la en vente sur internet et précise qu’elle n’a jamais été portée.
Stéphanie : Ecoute je vais la ranger dans le placard et je vais aussi passer au poste pour récupérer le smoking de Leland.
T.K. Jensen : Je crois que tout le monde me déteste.
Nathalie : Mais non, voyons, TK. Personne ne vous déteste.
T.K. Jensen : Leland m’en veut. Je le sens bien.
Nathalie : Vous en avez parlé ensemble ?
T.K. Jensen : Il a proposé de quitter la police.
Nathalie : Ah oui ?
T.K. Jensen : Il m’a même donné sa plaque, mais c’est son métier, c’est sa vie, c’est un policier. Je lui ai dit de la reprendre.
Nathalie : Il aime beaucoup son métier.
T.K. Jensen : Il serait tellement malheureux. On ne serait vraiment pas bien, lui et moi. On passerait notre vie à s’en vouloir l’un, l’autre. Quel genre de mariage ce serait ?
Stéphanie : Oh tu sais, chérie, d’après ce que je sais, ce genre de choses est plutôt habituel.
Nathalie : Bon, allez ! Un petit remontant !
T.K. Jensen : Ca me ferait du bien mais je ne préfère pas. Je repenserai à tout ça dans une vingtaine d’années. Je veux pouvoir me dire que j’étais sobre.
Stéphanie : Ecoute, maintenant je vais te dire ce que j’en pense. Je crois que tu as pris la bonne décision. Leland est quelqu’un de bien mais il faut vraiment que tu penses à toi. Et puis tu as passé une semaine épouvantable, tu ne pourrais pas vivre comme ça tous les jours.
Nathalie : Alors ça …
T.K. Jensen : Vous n’êtes pas d’accord ?
Nathalie : Mon mari Mitch, était pilote dans la navy. Il a été tué en 1998.
T.K. Jensen : Leland m’en a parlé. Je suis désolée.
Nathalie : Oui, moi aussi, je le suis. Je regrette constamment, mais pas de l’avoir épousé et je peux vous dire que j’y ai beaucoup réfléchi. Si j’avais su à l’époque ce que je sais aujourd’hui, je me serais quand même mariée avec lui. Notre bonheur a duré huit ans mais j’aurais épousé cet homme pour huit minutes. Tout est un risque dans la vie, tout. C’est la règle du jeu. C’est tout ou rien.

Au commissariat.

Stottlemeyer : Je vais pouvoir rendre l’alliance, je suppose.
Monk : Pas encore.
Stottlemeyer : Monk. Vous me l’avez dit, je suis devenu un expert en la matière.
Monk : Non. Pas question que j’abandonne. Ca doit fonctionner. Et d’une manière ou d’une autre. Vous l’aimez, vous avez besoin d’elle. Elle est votre raison d’être.
Stottlemeyer : Elle est ma raison d’être. Où avez-vous entendu ça ?
Monk : C’est Trudy qui le disait. Ma Trudy. Qui plus est, je ne peux plus ouvrir ma main.

Stottlemeyer : Stéphanie Briggs !
Stéphanie : Excusez moi, je vous dérange peut être ?
Monk : Non.
Stéphanie : Ca va, Leland ?
Stottlemeyer : Non, Stéphanie, je ne peux pas dire que j’ai le moral.
Stéphanie : Je ne vous dérangerai pas longtemps. J’ai pas mal de commissions à faire. Je dois passer à l’église, annuler le traiteur, rapporter votre smoking, annuler les commandes de fleurs chez Affinity et puis ensuite …
Stottlemeyer : Vous faites le ménage, quoi.
Stéphanie : Leland, je sais que tout ça est triste et j’en suis navrée. Mais vous en trouverez une autre, vous avez toute la vie devant vous.
Stottlemeyer : Là, vous devenez cruelle. Dites, vous pourriez lui dire de m’appeler ?
Stéphanie : Oui, je lui dirai.
Stottlemeyer : C’est gentil.

Stottlemeyer : Je vais retrouver ce type, celui qui l’a effrayée. Je vais le retrouver et lui et moi, on aura une conversation que je qualifierai de musclée.
Monk : Affinity, c’est le fleuriste ! Là où elle a commandé les fleurs du mariage.
Stottlemeyer : Oui, c’est bien ça.
Monk : Leland, c’est là où Kettering travaillait. Son excès de vitesse, c’était quand ?
Stottlemeyer : Dans la nuit de mardi dernier.
Monk : La nuit où Kettering a été tué. Où a-t-elle été interpelée ?
Stottlemeyer : Sur Colin Avenue, à deux kilomètres du cadavre.

Ils rattrapent Stephanie à l’entrée du commissariat.

Stottlemeyer : Stéphanie ! Vous avez une minute ?
Stéphanie : En fait, je suis pressée, Leland, ça ne peut pas attendre ?
Stottlemeyer : Non, ça ne peut pas attendre.
Monk : Alors vous connaissez TK depuis douze ans, c’est ça ?
Stéphanie : Oui. Oui, plus ou moins.
Stottlemeyer : Où étiez vous avant cela, vous ne l’avez jamais dit.
Monk : Où étiez vous avant cela ?
Stottlemeyer : Vous avez entendu parler du groupe « Les Vengeurs de la Terre ?
Stéphanie : De quoi est-ce que vous parlez ?
Stottlemeyer : Martin Kettering, est-ce que c’est l’un de vos amis ?
Stéphanie : Leland, écoutez, je sais que vous venez d’endurer un cauchemar et …
Stottlemeyer : Et moi, je ne sais qu’une chose. Qu’on va se retrouver au poste tous les trois et discuter de deux ou trois choses. C’est par ici.

Le capitaine entraine Stéphanie vers le commissariat, mais elle attrape Monk par le bras et le menace d’une arme qu’elle a retiré du smoking.

Stéphanie : Je regrette, pas aujourd’hui, Leland. Vous comprenez ?
Stottlemeyer : Oui, oui, c’est très clair, très clair.
Stéphanie : Je n’hésiterai pas à tuer votre ami. Vous savez tous les deux de quoi je suis capable. Alors, sortez votre arme et jetez la dans la poubelle tout de suite et surtout pas d’entourloupe je vous prie ou bien je tire.
Monk : C’est elle, j’en suis certain. C’est elle qui a fait tout ça.
Stottlemeyer : Oui, d’accord. Restez calme.
Monk : C’est elle.
Stottlemeyer : D’accord ? gardez votre calme. Voila.
Stéphanie : Maintenant, prenez ça et accompagnez moi au parking. Allez, en avant. Baissez vos mains et marchez naturellement. Comportez vous normalement, allez !
Stottlemeyer : Je vous parie une semaine de salaire que c’est un 9 mm.
Monk : C’est la même arme avec laquelle vous avez tué Martin Kettering.
Stottlemeyer : Pourquoi est-ce qu’elle l’aurait mise dans le smoking ?
Monk : Je vais tout expliquer point par point. Vous étiez dans ce groupe avec Martin Kettering. Vous étiez une fugitive pendant plus de douze ans.
Stéphanie : Bouclez la s’il vous plait.
Monk : Quand je suis lancé, c’est difficile pour moi d’arrêter.
Stottlemeyer : Oui, c’est vrai, il faut le laisser finir. Continuez.
Monk : Je vais faire vite. Voila ce qu’il s’est passé. Vous avez fait peau neuve comme on dit. Vous aviez un bon travail, une nouvelle vie et il y a quelques semaines, en entrant chez cette fleuriste, votre passé vous a rattrapée. N’ayant aucun avenir dans cet emploi, il n’avait rien à perdre alors que vous, vous aviez tout à perdre au contraire. Je suppose qu’il a réclamé de l’argent. Vous avez promis de l’aider et accepté de le payer. Alors, vous l’avez retrouvé dans les bois. Il ignorait totalement qu’il était en danger jusqu’à ce qu’il soit trop tard. Vous l’avez abattu de sang froid et après lui avoir tiré dessus vous avez mis le feu à son cadavre. Vous étiez à nouveau en sécurité. Mais votre chance a encore tourné, alors que vous rentriez chez vous.
Stottlemeyer : On l’a arrêtée pour excès de vitesse.
Monk : Elle possédait toujours l’arme du crime. Elle n’avait que quelques secondes pour la cacher. Elle a paniqué. Juste avant que les policiers n’atteignent sa voiture, elle a caché l’arme dans la housse du smoking.
Stottlemeyer : Et c’était sa troisième arrestation pour excès de vitesse. Alors, ils ont confisqué sa voiture et j’ai pris le smoking pour le mettre dans mon bureau.
Monk : Et elle savait que dès l’ouverture de la housse du smoking, vous verriez l’arme, c’est pourquoi elle a mis votre maison à sac.
Stottlemeyer : Elle recherchait la housse du smoking.
Monk : Ayant échoué, elle était désespérée, d’où les coups de fil et la voiture en feu.
Stottlemeyer : Elle a essayé d’effrayer TK.
Monk : Pour que TK annule votre mariage.
Stéphanie : Vous avez fini ?
Monk : Non, j’ai quelque chose à …
Stéphanie : Vous avez fini. Allez en route. Leland, prenez le volant et vous, vous montez derrière.
Monk : Ah non, non, non. Je ne m’assois jamais derrière. Toujours devant.
Stottlemeyer : Oui, c’est la vérité, il ne voyage jamais derrière.
Stéphanie : Messieurs je vous rappelle que c’est moi qui ai un flingue.

TK arrive en courant.

T.K. Jensen : Leland !
Stottlemeyer : TK !
T.K. Jensen : J’ai parlé avec Nathalie. Excuse moi, je n’avais pas toute ma tête.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que tu fais ici ? Rentre chez toi. Nous n’avons rien à nous dire. Rentre s’il te plait !
Monk : Il ne veut plus vous voir, allez vous en ! Leland vous déteste.
T.K. Jensen : Je voulais juste te dire que je t’aime et je n’ai plus envie de te quitter.
Stéphanie : Alors dans ce cas, tu vas monter avec nous. Tu entends, TK ? Dans la voiture !
Monk : Oui, mais pas devant s’il vous plait.
Stottlemeyer : Tout va bien, son arme n’est pas chargée.
Stéphanie : Ah, vous croyez ?

Elle tire en l’air.

Stottlemeyer : Maintenant, elle ne l’est plus. Voici votre chargeur. Vous n’aviez qu’une balle. Je vous arrête. Tournez vous.
Stéphanie : Aïe, vous me faites mal.
Stottlemeyer : Tant mieux.

Stottlemeyer : Alors, tu veux m’épouser, oui ou non ?
T.K. Jensen : Et comment, je le veux.

Ils s’embrassent. Plus tard, ils sont tous réunis sur la plage pour le mariage. Nathalie est le témoin de TK.

Le prêtre : Trudy, acceptez vous de prendre Leland pour époux ? Et promettez vous de l’aimer, de l’honorer de le chérir pour le meilleur et pour le pire, quelles que soient les circonstances jusqu’à ce que la mort vous sépare ?
T.K. Jensen : Oui.
Monk Excusez moi, j’ai les doigts ankylosés.
Nathalie : S’il vous plait, ouvrez la main. Voila, ouvrez. Je la tiens.
Stottlemeyer : Vous faites un très bon témoin.
Le prêtre : Leland, acceptez vous de prendre Trudy ici présente pour épouse et promettez vous de l’aimer, de l’honorer de la chérir pour le meilleur et pour le pire, quelles que soient les circonstances jusqu’à ce que la mort vous sépare ?
Stottlemeyer : Oui, de tout cœur.
Le prêtre : Alors, je vous déclare …
T.K. Jensen : Attendez, je souhaiterais qu’il entende quelque chose qui me tient beaucoup à cœur. Sors ton portefeuille s’il te plait.

Elle prend la plaque de Stottlemeyer et l’accroche à sa place, au revers de sa veste.

Le prêtre : A présent, je vous déclare mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée.
Avec grand plaisir.

Ils s’embrassent sous les applaudissements. Randy joue la marche nuptiale à la guitare.

Stottlemeyer : Tu es censée jeter le bouquet. Non ?

 

Rédigé par mamynicky

 

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fairgirl  (18.02.2021 à 22:09)

J'ai adoré cet épisode plein de rebondissements. Je me suis doutée que la copine n'était pas très claire dès lors qu'elle a voulu absolument s'occuper du costume. Je suis ravie pour Leland car il avait vraiment besoin d'avoir quelqu'un de sa vie qui puisse l'aimer et qu'il puisse aimer en retour. 

Monk était trop mignon avec l'histoire de la bague et Randy a su mettre ses talents de musicien à profit. 

fairgirl  (18.02.2021 à 22:09)

J'ai adoré cet épisode plein de rebondissements. Je me suis doutée que la copine n'était pas très claire dès lors qu'elle a voulu absolument s'occuper du costume. Je suis ravie pour Leland car il avait vraiment besoin d'avoir quelqu'un de sa vie qui puisse l'aimer et qu'il puisse aimer en retour. 

Monk était trop mignon avec l'histoire de la bague et Randy a su mettre ses talents de musicien à profit. 

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