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#211 : Monk et les trois tartes

Une vieille dame est tuée par un individu à qui elle a refusé de donner la tarte aux cerises qu’elle vient de gagner à la tombola de sa ville.

Pendant que Monk spécule sur les mobiles de ce fait divers, il reçoit un coup de téléphone de son frère, Ambrose.

Popularité


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Titre VO
Mr. Monk and the Three Pies

Titre VF
Monk et les trois tartes

Première diffusion
23.01.2004

Première diffusion en France
28.03.2004

Diffusions

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Dimanche 28.03.2004 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 23.01.2004 à 22:00

Plus de détails

Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénariste -
Tom Scharpling, Daniel Dratch
Réalisateur - 
Randall Zisk

Marcia Ann Burrs … Gladys Dohan
Leslie Jordan … Officiel
Holt McCallany … Pat Van Ranken
John Turturro … Ambrose Monk
Ira Steck … Officiel 1
Douglas Bennett … Addict du bingo

211 - Monk et les trois tartes

 

La fête du centenaire bat son plein à Tewkesbury ; un homme achète tout un lot de tickets de tombola mais c’est une vieille dame qui gagne, avec un seul ticket, la tarte aux cerises convoitée. L’homme suit la vieille dame jusqu’à sa voiture et lui demande de lui donner la tarte. Comme elle refuse et se défend il la tue et s’enfuit en empruntant sa voiture….. et la tarte.

 

Le capitaine Stottlemeyer et le lieutenant Disher pensent qu’il s’agit d’un simple vol de voiture, contrairement à Monk.

 

Sharona reçoit un appel téléphonique du frère de Monk, Ambrose. Tout d’abord, Monk ne veut pas lui parler ; s’agissant d’une affaire de « vie ou de mort » Sharona insiste et l’accompagne à Tewkesbury, dans la maison familiale où habite Ambrose qui, souffrant d'agoraphobie, n’en est plus sorti depuis 32 ans.

 

Les retrouvailles des deux frères qui ne se sont plus parlé depuis 7 ans sont plutôt froides. Sharona est toute émue en visitant la chambre de Monk enfant. Ambrose leur explique qu’il soupçonne son voisin, Pat Van Ranken d’avoir tué sa femme. Il a entendu le couple se disputer deux nuits auparavant puis 4 coups de feu. Ambrose n’a plus vu la femme, Rita, depuis qu’elle lui avait emprunté un paquet de farine pour fabriquer des tartes pour les fêtes du centenaire de la ville, qui se déroulent justement ce week-end.

 

Sceptique au départ, Monk décide de ne pas faire d’enquête mais plusieurs indices éveillent sa curiosité. Monk et Sharona se rendent chez Van Ranken qui prétend que sa femme se trouve en Argentine chez sa sœur malade. Relevant plusieurs anomalies, ils décident de suivre leur suspect qui s’inscrit à une course en sac à laquelle, après avoir triché, il arrive à la deuxième place et gagne une tarte aux cerises. Effarés, Monk et Sharona le voient fouiller l’intérieur de la tarte. Monk pense qu’il est volontairement arrivé second pour gagner la tarte.

 

Ambrose se souvient d’avoir lu un article dans le journal au début du week end sur la mort d’une vieille dame qui venait de gagner une tarte aux cerises. Monk et Sharona reconnaissent l’affaire sur laquelle enquêtent le capitaine Stottlemeyer et le lieutenant Disher. Rita Van Ranken avait fabriqué trois tartes aux cerises et ils en déduisent que quelque chose est caché dans l’une des tartes. Stottlemeyer, incrédule, réfute la thèse des deux frères.

 

Monk et Sharona participent à une partie de bingo où une tarte aux cerises figure dans les lots. Van Ranken joue aussi et c’est lui qui gagne la tarte. Stottlemeyer et Disher appelés par Sharona arrivent et Monk leur explique ce qui s’est passé : Rita confectionnait des tartes pour le centenaire de la ville. Au cours d’une dispute Van Ranken l'a tuée. L’une des douilles est tombée dans l’une des tartes, le meurtrier essaie de la retrouver.

 

Monk ne pouvant se résoudre à le faire, c’est Sharona qui fouille la tarte mais n’y trouve rien, devant un Van Ranken soulagé.

 

Monk retourne chez Ambrose pour le tenir au courant. Ambrose ne veut pas qu'il parte et provoque une explication entre les deux frères. Monk reproche à son frère de ne pas l’avoir appelé au moment de la mort de Trudy. Ambrose lui explique que Trudy faisait une course pour lui et il lui demande pardon pour avoir provoqué le meurtre de sa femme. Monk, affecté, lui dit que ce n’est pas de sa faute.Les deux frères se réconcilient.

 

Monk reconstitue avec Sharona le meurtre de Rita pour déterminer où avait pu tomber la douille manquante. Il s’avère que celle-ci doit se trouver dans le paquet de farine qu’Ambrose avait prêté à Rita mais déjà rendu par Van Ranken.

 

Monk se précipite chez Ambrose mais Van Ranken est déjà là. Ambrose ne l’ayant pas laissé entrer il a décidé de mettre le feu à la maison. La police arrive à temps pour l’appréhender. Ambrose ne peut sortir de sa maison mais Monk, héroïquement, se jette dans les flammes pour sauver son frère, l’obligeant à sortir.

 

Enfin réconciliés, Monk et Ambrose rendent visite à Trudy et décident de procéder ensemble au nettoyage de leur maison natale.

 

 

2.11 – Monk et les trois tartes

C’est un week end de fête à Tewkesbury, pour son centenaire. Les habitants assistent à la parade. Un homme, Pat Van Ranken, déambule entre les stands. Une femme, Gladys Dohan s’approche. L’officiel qui tient le stand les apostrophe.

Officiel : Très bien, nous avons des tonnes de super prix. Un dollar pour quatre billets. Vous pourriez gagner un panier cadeau et un steak de première catégorie et une magnifique tarte aux cerises. Vous avez envie d’une part de tarte, non ?
Gladys : Quelle bonne odeur !
Officiel : Oui, madame, c’est de la très bonne tarte. Mais vous pouvez gagner aussi ce panier cadeau, pour être belle et parfumée et il y a aussi un steak.
Gladys : Excusez moi Monsieur. (Elle fait tomber son ticket de loterie dans l’urne)
Officiel : On dirait que vous avez de la concurrence. Pour conclure de tirage, nous avons une magnifique tarte maison aux cerises. Et le gagnant est … le numéro cinq mille deux cent soixante trois.
Gladys : C’est moi !
Officiel : Venez donc ici, jeune demoiselle. Venez chercher votre tarte aux cerises. Et si vous n’arrivez pas à la terminer, n’hésitez pas à me demander de l’aide. Merci, voila, c’est fini, au revoir.

Elle rentre dans sa voiture, Van Ranken fait irruption à sa portière.

Van Ranken : Donnez moi la tarte.
Gladys : Mais voyons, Monsieur !
Van Ranken : Donnez moi la tarte !
Gladys : Mais laissez moi tranquille espèce de voyou.

Elle utilise une bombe anti agression, il frappe sa tête contre le volant. Gladys s’écroule.  Van Ranken monte dans la voiture et démarre sous les yeux éberlués des témoins. Le lendemain, la police est sur les lieux où la voiture a été retrouvée. Monk et Sharona arrivent à leur tour.

Disher : Le type n’a pas touché à son argent. Il n’en voulait qu’à sa voiture.
Stottlemeyer : Ça sent la lacrymo.
Disher : Oui, on a trouvé une bombe entièrement vide.
Stottlemeyer : Elle a l’air de ne pas s’être laissé faire. Sans résultat.

Sharona : Bon, on ne traine pas.
Stottlemeyer : Qui a contacté Monk ?
Disher : Non, non, il n’est pas là pour le boulot. Il vient prendre son chèque, pour l’affaire Hazelwood.
Disher : (à Sharona) C’est ça que vous voulez ?
Sharona : Oui, merci.
Monk : Que s’est il passé ici ?
Stottlemeyer : Un simple vol de voiture. Une femme est morte. Nous nous en chargeons.
Monk : On ne lui a pas volé son sac.
Stottlemeyer : Le type voulait seulement faire un tour en voiture. Ecoutez, Monk, histoire ce changer un peu, on va tenter de résoudre une affaire tout seul. D’accord ?
Monk : Ça n’a pas de sens. Regardez, le véhicule n’est même pas équipé d’un autoradio.
Stottlemeyer : Elle roule et c’est une décapotable. Ça fait deux raisons pour la voler. Oh non, les barrières sont toutes de travers, regardez.
Monk : Vous essayez de vous débarrasser de moi.
Stottlemeyer : Non, du tout. Vous avez vu celle de droite ? Elle est dans le fossé.
Monk : Je sais à quoi vous jouez. Ça ne marchera pas.
Stottlemeyer : Celle du milieu, c’est encore pire.

Monk n’y tient plus et se dirige vers les barrières.

Sharona :  (au téléphone) Allo ? oui ? Non, je suis son assistante. Qui est à l’appareil ? Attendez. Adrien ! Adrien, est-ce que tu as un frère ?
Monk : Non.
Sharona :  (au téléphone) Vous devez vous tromper d’Adrien Monk.
Stottlemeyer : Elle avait quel age ?
Disher : Soixante cinq ans.

La communication a été coupée, le téléphone sonne à nouveau.

Monk : Non, non ! Ne réponds pas. Il se peut que j’ai un frère.
Sharona : Tu m’as dit que tu étais fils unique.
Monk : Disons que je me considère comme fils unique. Nous ne sommes pas proches. Il est un petit peu bizarre.
Stottlemeyer : Par rapport à vous, vous voulez dire ?
Monk : Vous n’avez pas des choses à faire, vous ? Il y a une enquête à résoudre, là !

Le téléphone sonne chez Monk.

Monk : Laisse sonner ! Ne décroche pas. Il finira par se fatiguer. Il faudra bien qu’il dorme.
Sharona : Comment il s’appelle ?
Monk : Ambrose.
Sharona : Il travaille dans quoi ?
Monk : Il écrit des manuels d’utilisation pour cafetières, mixers ou grille pain en tous genres. Il habite à Tewkesbury.
Sharona : Il habite à dix minutes d’ici ? Si tu ne décroches pas, il va venir.
Monk : Non. Impossible ! Il ne quitte jamais la maison, il souffre d’agoraphobie. Je t’ai dit qu’il est … (il fait tourner son index autour de son front en sifflant).
Sharona : Vous ne vous parlez plus depuis combien de temps ?
Monk : Depuis environ quatre ans, peut être même cinq.
Sharona : Ça fait quatre ou cinq ans ?
Monk : Six. Non ça fait sept ans, écoute, il n’est pas venu à l’enterrement de Trudy.
Sharona : Tu viens de dire qu’il ne peut pas sortir.
Monk : Il n’a jamais téléphoné, il n’a même pas pris la peine de m’écrire une seule lettre.
Sharona : Tu l’as appelé, toi ?
Monk : Oui, je peux dire une centaine de fois. Il n’a jamais décroché. Trop tard. Je n’ai pas besoin de lui.
Sharona : Je crois que si au contraire.
Monk : Non ! Ne décroche pas !
Sharona : (au téléphone) Allo ? C’est Ambrose à l’appareil ? Bonjour, comment allez vous ? J’ai tellement entendu parler de vous. … Oui ? …. Oh ! d’accord, attendez un petit instant.
Sharona : (à Monk) Il voudrait que tu viennes. Il dit que c’est très important.
Monk : Je m’en contrefiche !
Sharona : Il dit que c’est une question de vie ou de mort.

Monk se retrouve devant la maison d’Ambrose.

Sharona : Ouah ! C’est là que tu as grandi ?
Monk : Tu as l’air surprise.
Sharona : Non, c’est juste que je voyais ça différemment.
Monk : C’est-à-dire ?
Sharona : Je ne sais pas. Un laboratoire. C’était ta balançoire ?
Monk : Mon père l’a montée quand j’avais huit ans. Ça a été probablement le plus beau jour de ma vie.
Sharona : Ça devait être chouette.
Monk : Ça je ne peux pas dire.
Sharona : Tu n’en as jamais fait ?
Monk : Mais regarde, cette chose est un instrument de mort. Mais j’ai aimé le regarder la monter.
Sharona : Il a du être drôlement déçu.
Monk : Non, il avait déjà l’habitude. Deux mois plus tard, il est sorti pour nous prendre des repas chinois et on ne l’a plus jamais revu.
Sharona : Désolée. C’est ton frère la bas ?

De la maison, un homme leur fait un signe de la main.

Monk : Allez, on s’en va.
Sharona : Quoi ?
Monk : On s’est vus, on s’est salués de la main, c’est déja bien après sept ans.
Sharona : Adrien, c’est ton frère, tu ne peux pas partir. Viens.

Sharona entraine Monk vers la maison. Ambrose ouvre la porte. Les deux frères se regardent, émus.

Ambrose : Bonjour, Adrien.
Monk : Ambrose. Voici mon assistante, Sharona.
Sharona : Enchantée.
Ambrose : C’est à vous que j’ai parlé au téléphone.
Monk : Alors, tu peux te servir du téléphone. Je m’inquiétais un peu, je me demandais si tu n’étais pas paralysé.
Ambrose : Je ne suis pas paralysé.
Monk : C’était un trait d’ironie.
Ambrose : Non, c’était sarcastique. L’ironie c’est dire l’inverse de ce que l’on peut penser. Ta réflexion comprenait une pointe de méchanceté, de la raillerie, c’était sarcastique. Oh, mais entrez, je vous en prie.
Sharona : Merci.
Monk : Oh, Ambrose, il ne fallait pas faire le ménage rien que pour nous, voyons.
Sharona : Hé, c’est vous qui avez écrit ça ?
Ambrose : En effet.
Sharona : Je viens juste de m’acheter ce répondeur. C’est un excellent manuel. Tout était très clair.
Ambrose : Vous avez du noter l’erreur de typographie.
Sharona : Non.
Ambrose : Elle est page 42.
Sharona : La version allemande est aussi de vous ?
Monk : Ambrose sait parler sept langues.
Ambrose : Sept et demi. J’ai commencé à étudier le mandarin.
Monk : Voila qui te sera bien utile.
Sharona : Tenez. J’ai récupéré votre courrier.
Ambrose : Merci.
Sharona : De rien. J’aime beaucoup les catalogues de cette chaine. Je peux en avoir un, vous l’avez en double ?
Ambrose : Ce n’est pas possible, non, je ne peux pas. Désolé.
Sharona : Mais ils sont identiques.
Ambrose : Je conserve toutes mes lettres et quand papa reviendra, il pourra consulter son courrier.
Monk : Ambrose …
Ambrose : Et tout sera classé comme il faut.
Monk : Il ne reviendra pas.
Ambrose : Tu n'en sais rien.
Monk : C’est une certitude.
Ambrose : Tu n'en sais absolument rien. Monsieur le Grand Détective ! Tu parles et pourquoi tu n’es pas encore en train de le chercher ?
Monk : Parce que j’ai peur de pouvoir le trouver.
Sharona : Adrien, est-ce que c’est vous sur la photo, là ?
Monk : C’est moi, là.
Sharona : Vous ne vous touchez pas.
Monk : Pourtant, on n’a jamais été aussi proches que ça.
Sharona : Et c’est votre mère ?
Monk : Hum …
Sharona : Elle est magnifique.
Monk : Elle était, elle nous a quittés en 1994.
Ambrose : Alors, Adrien, est-ce que tu vis toujours à Pine Street ?
Sharona : Oh oui, dans un bel appartement  Vous devriez passer à l’occasion.
Ambrose : Je ne peux pas.
Monk : Ne dis pas que tu ne peux pas Ambrose.
Ambrose : Je ne peux pas.
Monk : Bien sur que si, tu peux. Tu ne le veux pas, c’est un choix.
Ambrose : Ça ne te coute pas grand-chose de dire ça. Toi tu n’as jamais eu peur de rien.
Monk : Oh, ça recommence.
Ambrose : Si vous l’aviez vu, il avait à peine quinze ans, il entrait dans les magasins pour s’acheter ce qu’il voulait. A vingt quatre ans, il conduisait déjà une voiture. Il s’est mis à sortir le soir, avec des jeunes femmes, alors qu’il n’avait que vingt six ans. Vous vous rendez compte ?
Sharona : Quelle témérité, effectivement !
Monk : Enchainons, veux tu, Ambrose ? Peux tu m’expliquer ce que je fais ici ?
Ambrose : Crois le ou non, j’ai besoin que tu m’aides. Il est arrivé quelque chose il y a deux nuits dans la maison de mon voisin, il s’appelle Pat Van Ranken.
Sharona : Qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Ambrose : Je suis persuadé à 90 % qu’il a tué sa femme.

Plus tard.

Ambrose : C’est sa maison qu’on aperçoit de cette fenêtre. Son épouse, Rita, est une de mes meilleures amies. Elle vient souvent me préparer le diner à la maison.
Sharona : Adrien, c’est la chambre où tu dormais ?
Monk : Hum …
Sharona : Wouaw ! Quel effet ça te fait de te retrouver là ?
Monk : C’est horrible, merci de t’en inquiéter.
Sharona : Tu aimes les Who ?
Monk : Les quoi ?
Sharona : Les Who, le groupe de rock. Tu en as un album.
Monk : Ah oui, les jeunes sont très friands de ces groupes qui chantent du rock and roll
Sharona : Et les 49ers ?
Monk : Oui, c’était un bon groupe.
Sharona : C’est une équipe de foot.
Monk : Je sais.
Sharona : En fait, tout ça c’était pour essayer de t’intégrer.
Monk : Non. … Oui.
Sharona : C’est la chambre la plus triste que j’aie jamais vue.
Ambrose : Quoi qu’il en soit, Adrien, il y a deux nuits de ça, je les ai entendus se disputer. Ils hurlaient littéralement. Et ensuite, j’ai entendu des coups de feu.
Sharona : Vous êtes sur ?
Ambrose : Quatre. Coups de feu. On aurait dit un Lane and Westing de 9 mm.
Monk : Lane and Westing ne fabrique pas de 9 mm.
Ambrose : Ce n’est plus vrai depuis 1992. Je le sais puisque c’est moi qui ai écrit le manuel d’instructions. Trois heures plus tard, il est parti à bord de son pick up. Il n’est pas rentré de toute la nuit. Le lendemain, j’ai téléphoné. Rita était absente. Pat a dit qu’elle était en Argentine. Elle rendait visite à sa sœur, projet que j’ignorais totalement. Quand j’ai parlé de sa sortie nocturne, il a nié les faits. Il a même dit que ce n’était pas possible. Son camion était en panne depuis le début de l’été. Il m’a même traité de dingue.
Monk : Ah bon ?
Sharona : Vous avez appelé la police ?
Ambrose : Non. C’est-à-dire qu’on ne prend plus mes appels au poste parce que je leur téléphonais un peu trop souvent. J’aurais voulu pouvoir leur en parler mais les policiers ne prennent plus mes appels.
Sharona : Et la dernière fois que vous avez vu sa femme ?
Ambrose : C’était il y a trois jours. Elle est venue m’emprunter un, paquet de farine. Elle préparait plusieurs tartes pour la fête, c’est le centenaire de l’édification de la ville cette semaine. Qu’en penses tu Adrien ?
Monk : Oui, oui, tu as peut être raison, c’est assez bizarre.
Ambrose : C’est vrai ?
Monk : Je t’assure. Je vais enquêter.
Ambrose : Super !
Monk : Allons nous en.
Sharona : On va enquêter.
Ambrose : Ils vont enquêter.

Ils sortent de la maison. Sharona prend Monk dans ses bras.

Monk : Mais qu’est-ce que tu fais ? Voyons, je peux savoir ce qu’il te prend ?
Sharona : A coté de la tienne, ma famille a l’air normale.
Monk : D’accord. D’accord !
Sharona : Tu vas vraiment faire ton enqsuête ?
Monk : Non. Tout ça c’est du délire, Sharona. Mon frère est le pire des témoins qu’on puisse envisager.
Sharona : Mais il a entendu des coups de feu.
Monk : Sharona, depuis le début de la semaine, la ville est en fête. C’étaient surement des gamins qui s’amusaient un petit peu avec des pétards.
Sharona : Au moins, vous vous êtes reparlé.
Monk : J’espère que tu as apprécié, parce que c’est terminé. Je ne remettrai plus jamais les pieds dans cette maison. J’ai suffisamment de problèmes comme ça.
Sharona : Ah bon, je n’avais jamais remarqué.
Monk : La, tu deviens sarcastique.

A ce moment, Monk remarque le pick up de Van Ranken garé devant la maison des voisins.

Sharona : Où tu vas ?
Monk : Voila le fameux pick up. Van Ranken a dit à mon frère qu’il ne l’avait pas bougé de tout l’été.  Mais regarde l’état de l’herbe devant le camion.
Sharona : Elle est marron. Le camion a été déplacé.

Lorsque Monk sonne chez Van Ranken, ce dernier est en train deutiliser un banc de musculation.

Monk : Une minute ! J’arrive.
Sharona : Monsieur Van Ranken ?
Van Ranken : Oui, c’est moi.
Sharona : Bonjour Monsieur, je m’appelle Sharona Fleming et voici Adrien Monk.
Van Ranken : Monk ? Le type d’à côté ?
Monk : Non, non. Non. C’est mon frère.
Van Ranken : J’ai failli faire une crise cardiaque. Ce type n’est pas sorti de chez lui depuis vingt ans au moins.
Monk : Trente deux ans.
Van Ranken : Ma femme le connait bien. Il a quoi ce type, il a peur de tout ?
Monk : Oui, c’est ça, il a peur de tout. Enfin de tout et du reste.
Van Ranken : Qu’est-ce que je peux faire pour vous ?
Monk : Hé bien mon frère prétend avoir prêté un paquet de farine et il nous a demandé de venir le récupérer.
Van Ranken : Oui bien sur, entrez donc.
Sharona : Merci. Votre femme est là ?
Van Ranken : Non. Vous ne la verrez pas. Elle est en Argentine. Sa sœur est malade.
Monk : Nous avions l’intention d’aller partir faire un peu de camping sauvage après. Est-ce que vous nous conseillez le Melvone State Park ?
Van Ranken : C’est magnifique. Comme vous savez que j’y étais ?
Monk : J’ai vu le ticket de stationnement sur le pick up dehors.
Van Ranken : Voyez vous ça !
Monk : A priori, vous aviez hate de vous retrouver sur place. D’après ce que j’ai vu dessus, vous avez pris le ticket vers vingt trois heures, peu avant la fermeture.
Van Ranken : C’est juste, il y avait plus de route que ce que je pensais. Bien, je vais chercher la farine. Désolé pour le bazar, va falloir que je nettoie un peu. Je ne sais pas où elle a pu ranger ça.
Monk : Des chaussures ?
Van Ranken : Oui, c’est à ma femme. Elles ne lui plaisaient plus, faut croire.
Monk : C’est curieux qu’il n’y en ait qu’une. En général, on les trouve plutôt par paire, enfin par deux.

Monk se met à fouiner dans la cuisine.

Van Ranken : Mais qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Je cherche simplement la deuxième chaussure. Elle est surement par là, quelque part. Il faudrait vraiment les réunir. Les chaussures, ça va par paire, toujours.
Van Ranken : Elle réapparaitra bien un de ces jours.
Monk : Quand ce sera le cas, est-ce que vous pourriez me prévenir ? ça signifierait beaucoup pour moi.
Van Ranken : D’accord, j’y veillerai. Ha, voila la farine. Et surtout remerciez bien votre frère. Bon, voila, je ne vous retiens pas.
Sharona : Oh, on avait fini. On s’en va.

Monk surveille la maison des Van Ranken avec des jumelles, depuis son ancienne chambre.

Monk : S’il s’est passé quelque chose, ça s’est passé dans la cuisine. Il a complètement nettoyé le sol.
Sharona : Et il est allé à Melvone Park. Peut être pour enterrer l’épouse.
Ambrose : Et il s’est garé près de la porte située au Sud.
Sharona : Comment vous le savez ?
Ambrose : C’est l’évidence, je te laisse répondre Adrien.
Monk : Euh …
Ambrose : Il y avait des glands de couleur brune à l’arrière de son camion, lesquels poussent spécifiquement sous des chênes qu’on appelle chênes aquatiques.
Sharona : Ouah :
Ambrose : Où les trouve-t-on ? Au bord de l’eau. Et le parking de l’entrée sud est au bord d’une rivière.
Sharona : Ouah !
Monk : Tu peux arrêter de dire « ouah » !
Ambrose : C’est facile de jouer les détectives.
Sharona : Tu as un nouvel équipier, on dirait.
Monk : Tant que le crime n’est pas commis à plus de dix mètres de chez lui.
Ambrose : Et maintenant, qu’est-ce qu’on fait ?
Monk : Pour le moment, ça reste ta parole contre la sienne. Tiens, tiens.
Sharona : Où est-ce qu’il va ?
Monk : Allons voir ça.

Ils sortent.

Monk : Dépêche toi, il va vers le centre ville.
Sharona : Ambrose, venez avec nous.
Ambrose : Moi ? Non. Non, non.
Sharona : Vous comptez rester caché ici le restant de votre vie ?
Ambrose : C’est un peu mon intention, oui.
Sharona : Allez, prenez ma main. Venez, on va au bout de l’allée, simplement. Vous pouvez le faire, allez ! Allez !
Ambrose : Je ne peux pas.
Sharona : Vous voulez que je vous dise ? Adrien a peur lui aussi, sans arrêt. Mais il ne laisse pas sa peur prendre le dessus. Dites moi, franchement, qu’est-ce qu’Adrien est censé avoir de plus que vous ?
Ambrose : Il vous a, vous.

Sharona rejoint Monk.

Monk : Tu as vu ? Il n’a même pas cherché à s’excuser.
Sharona : Il essaie de faire de son mieux mais il souffre beaucoup.
Monk : Oui, ben, comme tout le monde. Comment est-ce qu’on peut ne pas passer un coup de fil pendant sept ans ? et après ça, faire comme si rien ne s’était passé ?
Sharona : Tu vas lui en vouloir éternellement ?
Monk : Non, pas éternellement. Seulement jusqu’à la fin de mes jours.
Sharona : Il est la bas.

Van Ranken est retourné au stand où Gladys avait gagné la tarte aux cerises.

Van Ranken : La course en sac ?
Officiel : Désolé, les inscriptions sont closes.
Van Ranken : Quoi ? Non, je vous en prie. Il faut que je participe à cette course.
Officiel : Pour tout vous dire, nous n’avons plus de sac.
Van Ranken : Et celui là ?
Officiel : Il est déchiré.
Van Ranken : Je m’en fiche. Ça ira très bien.

Commissaire : Attention, prenez votre sac. A vos marques, prêts ? partez !

Van Ranken veut gagner et pousse les autres participants lorsqu’ils peuvent le dépasser. Ce n’est pas du gout de la foule qui regarde.

Spectateurs : Hé ! Il ne faut pas exagérer !
Sharona : Mais qu’est-ce qu’il fabrique ?
Monk : Il fait tout pour remporter la chaine stéréo.

Monk s’approche de la chaine stéréo.  Van Ranken tombe près de l’arrivée et perd devant une fillette qui passe la ligne d’arrivée. Quand la fillette vient chercher son prix, une enceinte se détache.

Officiel :  Le premier prix est cette superbe chaine stéréo portable. Tu l’as bien mérité, ma chérie. Viens la chercher. … On va t’en trouver une nouvelle. Le deuxième prix est constitué de cette succulente tarte aux cerises maison. Elle est pour qui ?
Van Ranken : Elle est pour moi.
Officiel :  Alors, tenez Monsieur et bon appétit. Voila.

Plus tard, Sharona et Monk qui ont suivi Van Ranken le voit triturer la tarte comme s’il cherchait quelque chose caché à l’intérieur.

Sharona : Mais qu’est-ce qu’il fabrique ?
Monk : Il cherche un truc je pense. C’est pour ça qu’il est tombé. Il ne voulait pas gagner la course mais terminer second. Il voulait la tarte.
Sharona : Pourquoi ?
Monk : Hé bien, à l’évidence … Tu vois Sharona, ce qu’il s’est passé, c’est que … je n’en ai aucune idée.

Monk et Sharona ont ramené les restes de tarte chez Ambrose.

Ambrose : Il n’aime pas les tartes j’imagine.
Monk : Il cherchait quelque chose de précis.
Ambrose : Tu veux dire, à l’intérieur de la tarte ? Attends une minute, c’est une tarte aux cerises.
Monk : Exactement, oui.
Ambrose : Une tarte aux cerises. Aux cerises.
Monk : Aux cerises ! Tu vois bien qu’elle est aux cerises ! C’est bon, ça va.
Ambrose : Je me rappelle, à présent, j’ai lu un article dans le journal, qui parlait de tarte aux cerises il y a peu, ça remonte à trois jours.
Sharona : Qu’est-ce que c’est que ça ?
Monk : Tous les quotidiens depuis l’année 1972.
Ambrose : Je suis comme ça. C’est Dieu qui m’a fait.
Monk : Tu cherches le journal d’il y a trois jours ? Normalement il est au dessus de la pile.
Ambrose : J’ai mon système de classement.
Monk : Et ton classement correspond à quoi ?
Ambrose : Tu n’arriverais pas à comprendre. Ah ! je l’ai ! ça y est, je l’ai. C’était par là, c’est là !
Monk : La femme de la voiture.
Sharona : Le meurtre sur lequel enquête Stottlemeyer ?
Monk : Exactement.
Sharona : La légende de la photo parle de tarte aux cerises. Tarte aux cerises. Mais oui, c’est ce qu’il y a marqué. Comment vous pouvez vous rappeler ça ?
Ambrose : C’est un don doublé d’une malédiction.
Sharona : Mon Dieu, Adrien, …
Monk : Attends une minute. Attends une minute. C’est à cause d’une tarte aux cerises qu’elle est morte.

Plus tard, Monk a appelé Stottlermeyer.

Stottlemeyer : Alors, c’est donc ici que vous avez grandi ? Dans cette maison ?
Monk : Oui, c’est ça, Capitaine.
Stottlemeyer : Qu’est-ce qu’il y a dans tous ces tiroirs ?
Sharona : Du courrier. Oui, trois décennies de courrier.
Stottlemeyer : ah d’accord. C’est compréhensible. Pas pour moi, évidemment …
Monk : Donc, Capitaine, qu’est-ce que vous en dites ?
Stottlemeyer : De votre théorie de la tarte aux cerises ?
Monk : Oui. La femme a préparé trois belles tartes aux cerises pour le centenaire de la ville. D’ailleurs on les distribue pendant les festivités.
Sharona : Il y a surement quelque chose dans ces tartes ou alors dans l’une d’entre elles. Une chose pour laquelle on peut tuer.
Ambrose : Capitaine ! Voila votre café.
Stottlemeyer : Merci. Pourquoi il y a un chiffre ?
Ambrose : Mère numérotait les mugs.
Monk : Pour qu’on les remette toujours à la bonne place.
Stottlemeyer : Ah oui, évidemment. Et qu’est-ce qu’elle faisait quand un mug était cassé ?
Ambrose : Quoi ?
Stottlemeyer : Qu’est-ce qu’il se passait quand vous cassiez un mug ?
Ambrose : Le neuf m’a glissé des mains mais c’était pas exprès.
Monk : Pas maintenant, Ambrose.
Ambrose : Ce n’était pas ma faute.
Stottlemeyer : Désolé ;
Ambrose : Ce n’était pas ma faute.
Sharona : Vous avez vu les photos du lieu du crime ?
Stottlemeyer : Oui en effet. Et c’est vrai, il n’y a pas de tarte sur place, mais j’aimerais avoir plus qu’une simple absence de tarte à présenter à un jury.
Sharona : Il possède une arme ?
Stottlemeyer : oui, il en a une.
Sharona : Un 9 mm ?
Stottlemeyer : Oui c’est exact. Mais c’est un sergent de l’armée à la retraite et la plupart des vétérans possèdent une arme chez eux.
Ambrose : Mais il a menti à propos du pick up en panne.
Monk : Et il y a la chaussure dans la poubelle.
Sharona : Sa femme a disparu.
Stottlemeyer : Vous voulez qu’on parle de faits ? en voila un pour vous : jeudi soir dernier, la femme de Van Ranken s’est envolée pour Buenos Aires. J’ai vérifié auprès de la compagnie. Elle a elle-même acheté son billet et a embarqué à bord de l’appareil.
Monk : C’était peut être une amie ou sa maitresse avec une fausse carte d’identité.
Ambrose : Oui, oui. Il était, vraiment, très agité. Je l’ai vu tourner dans son jardin, il passait plein d’appels sur son portable.
Monk : Il l’a vu, alors …
Stottlemeyer : Vous avez fini ?
Monk : On a fini ?
Ambrose : Vous nous quittez ?
Stottlemeyer : Oui. Je dois y aller. Ecoutez, je vais tacher de fouiner, c’est tout ce que je peux faire sans preuve tangible.
Ambrose : Capitaine …
Stottlemeyer : Ambrose, j’ai été enchanté de vous connaitre. Ça m’a permis de comprendre un certain nombre de choses et ça a soulevé d’autres questions. Tenez, je pense que ça se range entre la cinq et la sept. Je trouverai la sortie tout seul.
Monk : Attendez, Capitaine …
Stottlemeyer : Monk je suis en retard pour le diner. Appelez moi demain.
Monk : Attendez !
Ambrose : Au revoir, Capitaine !
Stottlemeyer : Au revoir !

Il sort en claquant la porte.

Sharona : Oh mon Dieu, écoutez ça ! C’est le programme des concours du centenaire avec la liste complète des prix. Il y a trois tartes aux cerises proposées au cours de trois concours, pour la tombola, la course en sac, …
Monk : Et le troisième concours ?
Sharona : Le troisième doit avoir lieu demain. Tu aimes bien le bingo ?
Monk : Non. C’est quoi ? C’est amusant ?
Sharona : Très amusant. Tu vas détester.

Dans la salle où se déroule le bingo, le lendemain.

Officiel 1 : Notre prochain numéro est le G-47.
Monk : Tiens, tiens, regarde qui est là.
Sharona : Le monde est petit. On s’assoit là.
Officiel 1 : N-39. – Le B-7
Participant : Vous voulez caresser mon troll porte-bonheur ? ça attire la chance.
Monk : Euh, non, je vous remercie.
Participant : Allez, juste un petit coup.
Monk : Non merci. J’ai caressé plein de trolls toute la journée.
Participant : Si vous ne caressez pas le troll, c’est un mauvais karma.
Sharona : Allez, caresse lui son machin, Adrien.
Monk : Je ne veux pas caresser son machin, moi !
Sharona : Si tu ne le caresses pas, il ne le mettra pas en veilleuse.
Officiel 1 : Le O-73
Participant : Mais qu’est-ce que vous faites ? Pas si fort. Vous vous rendez compte de ce que vous faites ?
Officiel 1 : Le numéro suivant est le G-56.
Sharona : Tu n'as aucun numéro ?
Monk : Non, tout va bien, il ne m’en manque que deux sur celui là.
Sharona : Tu ne mets pas de jetons ?
Monk : Pas besoin.
Officiel 1 : Le numéro suivant est … le O-68. – Le I-21.
Monk : Plus qu’un !
Officiel 1 : Le O-72 !
Van Ranken : Bingo ! Bingo !
Officiel 1 : Nous avons un vainqueur.

Au grand désespoir de Monk, Van Ranken lève la main et le provoque.

Van Ranken :  Je vous en garde une part ?
Monk : Sharona, tu as bien appelé le Capitaine ?
Sharona : Oui.
Monk : Je sais ce que cherche Van Ranken. Je sais ce qu’il y a dans la tarte.

Le Capitaine arrive enfin. Monk se précipite à sa rencontre. Van Ranken a récupéré sa tarte et part rapidement.

Monk : Capitaine ! Capitaine ! Il est là, Capitaine ! Il essaie de faire disparaitre une preuve.
Sharona : C’est dans la tarte !
Van Ranken :  Monsieur l’Officier, j’aimerais déposer une plainte. Ces deux personnes m’ont harcelé durant tout le week end.
Disher : Monsieur, posez cette tarte sur le capot.
Van Ranken :  Quoi ?
Disher : Vous m’avez compris. Posez moi cette tarte et écartez vous en immédiatement, Monsieur.
Van Ranken :  J’habite à coté de chez son frère. C’est une famille de cinglés.
Stottlemeyer : Oui, je sais, Monsieur. Mais posez la tarte sur le camion, s’il vous plait.

Van Ranken s’exécute et pose la tarte sur le capot.

Stottlemeyer : Monk ?
Monk : Alors, voilà ce qu’il a du se passer. Jeudi dernier, Rita a préparé trois tartes pour les festivités du centenaire. Mais elle a du les mettre à refroidir sur le plan de travail. Son mari est rentré, ils se sont disputés. Pat l’a peut être menacée de la quitter. Mais il y a eu lutte. Mon frère affirme avoir entendu quatre coups de feu d’un 9 mm. Si c’est vrai, alors les douilles ont été » éjectées de l’arme à chaque coup tiré. Elles ont du voler à travers la cuisine. A un moment donné, il a été dérangé. C’était quelqu’un de la Mairie qui venait prendre livraison des tartes. Ensuite alors qu’il nettoyait la cuisine, l’angoisse commença à l’étreindre. Une des quatre douilles avait disparu. L’arme du crime est déclarée, donc si quelqu’un avait retrouvé la douille disparue, on aurait vite su d’où elle venait. La douille n’était pas dans la première tarte, elle n’était pas dans la seconde. Elle est forcément dans celle-ci.
Stottlemeyer : Monsieur Van Ranken, nous vous demandons la permission de fouiller votre tarte.
Van Ranken :  Quoi ?
Stottlemeyer : Ne me forcez pas à répéter cette phrase.
Van Ranken :  Et si jamais je refuse ?
Disher : Hé bien, nous vous garderions avec nous, le temps d’obtenir un mandat.
Van Ranken :  Pour une tarte ?
Stottlemeyer : Pour une tarte.

Van Ranken fait un signe d’assentiment avec la tête.

Monk : Sharona, je te laisse cet honneur.
Disher : En, fait, c’est l’un de mes plus vieux fantasmes.

Sharona retrousse ses manches et fouille la tarte.

Disher : Sauf que ce n’est pas une tarte et que vous n’y êtes pas.
Sharona : Vous voulez bien la fermer ?
Stottlemeyer : Alors ?
Sharona : Elle n’est pas dedans.
Monk : Mais si, voyons ! Sharona !
Sharona : Adrien, elle n’y est pas.
Monk : Mais, Sharona !
Stottlemeyer : Monsieur Van Ranken, les services de police de l’Etat s’engagent évidemment à vous rembourser le montant des dégâts causés à la tarte.
Disher : Alors, là, je ne comprends pas. D’habitude, quand il fait sonner la cavalerie, tout est fini. On prend ses affaires et on se barre.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que vous avez avec cette tarte aux cerises, Monk ?
Monk : Capitaine, attendez, je …
Stottlemeyer : C’est quoi ? Une rivalité ridicule entre vous et votre frère ? C’est ça ?
Monk : Non, non, non.
Stottlemeyer : N'appelez plus. C’est nous qui vous contacterons. En voiture, Lieutenant.
Sharona : Alors, qu’est-ce que ça veut dire ?

Plus tard, Monk vient mettre Ambrose au courant. Ambrose met la table pour déjeuner avec son frère.

Ambrose : Alors la tarte aux cerises était vide ?
Monk : Exactement.
Ambrose : C’est fini ? Tu vas laisser tomber ?
Monk : Malheureusement je ne peux rien faire de plus.
Ambrose : En tout cas, merci de m’avoir cru. Au moins, d’avoir fait semblant. Tu ne veux pas rester ?
Monk : Non, je ne peux pas.
Ambrose : J’ai préparé le repas préféré de papa, les pâtes primavera.
Monk : Ambrose, il faut que je me sauve.
Ambrose : Mais pourquoi ?
Monk : Sharona m’attend. Il ne reviendra pas, Ambrose.
Ambrose : Tu dois avoir raison, mais au cas où … Peut être que je te reverrai dans la semaine ?
Monk : Je ne crois pas. Fais attention à toi.
Ambrose : Je t’aime, Adrien !
Monk : Non, ne dis pas ça, je t’interdis de dire ça. Je ne suis pas un expert, mais il me semble bien que quand on tient à quelqu’un, quand on aime quelqu’un, on ne reste pas sept ans sans lui passer un coup de fil, quand j’aurais eu besoin de ta présence, après Trudy.
Ambrose : Tu crois que je ne t’ai pas téléphoné parce que je m’en fichais ?
Monk : Pourquoi alors ? Qu’est-ce qui a pu t’arriver ?
Ambrose : Tu sais pourquoi Trudy se trouvait dans ce parking où elle a été tuée ?
Monk : Qu’est-ce que tu racontes ?
Ambrose : Elle était la bas à cause de moi.
Monk : Toi ?
Ambrose : Je lui avais demandé un petit service. J’avais besoin d’un sirop pour la toux. Je l’ai appelée, je lui ai demandé d’aller à la pharmacie pour moi. Si je ne l’avais pas envoyée, elle ne se serait jamais trouvée dans ce parking. C’était moi Adrien, c’était moi, c’est ma faute !
Monk : Non, non, non.
Ambrose : Adrien, c’était ma faute.
Monk : Non, ce n’était pas ta faute.
Ambrose : C’est à cause de moi.
Monk : Tu ne pouvais pas savoir ..
Ambrose : Je te demande pardon, Adrien.
Monk : Arrête ça, tu n’y es pour rien. Ce n’était pas …
Ambrose : Adrien, c’était ma faute.
Monk : Ce n’est pas ta faute.

Ambrose s’effondre, Monk prend son frère dans les bras.

Monk : Ce n’était pas ta faute. Non, non, non. Chuuut !
Ambrose : Je suis désolé.
Monk : Tu n’y es pour rien.

Pendant ce temps, Van Ranken essaie de reconstituer le meurtre de sa femme. De leur coté, Monk et Sharona fond de même.

Van Ranken : Moi, j’étais là. Elle était là. « Où est-ce que tu vas comme ça ? »

Monk : Bpn, tu es Rita, tu fais ces trois tartes, elles viennent de finir de cuire, tu les sors du four.

Van Ranken : Elle attrape un couteau « Rita, ne fais pas l’imbécile, je te préviens, Rita. »

Monk : Non, non, pas là. Là, c’est l’endroit où elle range la farine, rappelle toi.

Van Ranken : « Ne m’oblige pas à le faire. Ne t’amuse pas à faire un truc…  »

Monk :   « … que je pourrais regretter » Bam ! bam ! bam, bam ! Ambrose !

Ils imaginent tous les deux les trajectoires des douilles. Van Ranken frappe à la porte d’Ambrose.

Van Ranken : Bonjour ! Je suis Pat Van Ranken, votre voisin. Vous avez prêté un paquet de farine à ma femme. Vous vous rappelez ? Est-ce que je peux vous le réemprunter ?
Ambrose : Me le réemprunter ?
Van Ranken : Oui, je me fais un chili.
Ambrose : On n’utilise pas de farine pour un chili.
Van Ranken : Ouvrez la porte !

Il pousse la porte, Ambrose la retient de son coté. Il se précipite sur son téléphone, Van Ranken fait le tour de la maison et débranche le fil du téléphone.

Van Ranken : Ouvrez cette porte ! Ouvrez !
Ambrose : Allo !  

Sharona : La ligne est coupée !

Ambrose vide le paquet de farine. Il trouve la douille. Van Ranken met le feu à la maison, à l’aide d’un bidon d’essence.

Sharona : On vous retrouve la bas. Le capitaine est en route.
Monk : Tu ne peux pas rouler plus vite ?
Sharona : Mon Dieu, mais tu es vraiment inquiet.
Monk : Oh non, appelle les pompiers.
Sharona : Qu’est-ce que tu fais Adrien ? Où tu vas ?
Monk : Il est à l’intérieur.
Sharona : Comment tu le sais ?
Monk : Il est incapable de sortir ! Ambrose ! Ambrose !
Ambrose : Adrien !
Monk : Ambrose ! Il faut que tu sortes de là.
Ambrose : Je ne trouve pas le numéro huit.
Monk : Quoi ?
Ambrose : Je ne trouve pas le numéro huit.
Monk : Laisse tomber les tasses !

Disher : Mains en l’air, Van Ranken !
Van Ranken : Dieu merci, vous êtes là. J’ai vu la fumée.
Stottlemeyer : Les mains sur la tête !
Disher : Mains sur la tête ! Tournez vous ! Ça vous intéressera peut être de savoir qu’on a trouvé le corps de votre femme dans le parc national de l’Etat. J’ai hâte d’accueillir votre maitresse quand elle rentrera de son voyage en Argentine ? Avancez !
Monk : Viens !
Ambrose : Non ! Non, je ne veux pas. Va t’en, va t’en, toi !
Monk : Prends sur toi Ambrose, je ne peux pas te perdre.
Ambrose : Non, va t’en, sauve toi !
Monk : Ambrose, je t’en prie, fais ça pour Trudy.

Les pompiers arrivent.

Stottlemeyer : Allez ! Dépêchez vous !

Monk parvient à sortir avec Ambrose.

Sharona : Mon Dieu, Ambrose ! Est-ce que ça va ? Je n’arrive pas à croire que tu sois rentré. Et vous que vous soyez sorti de la maison.
Ambrose : Je suis sorti ?
Monk : Tu es dehors. Tu es dehors.
Ambrose : Je suis dehors ? Je suis dehors !
Monk : Je savais que tu pouvais le faire.
Ambrose : Mon frère ! Mon frère m’a fait sortir.
Sharona : Oui, c’est vrai. 

Ambrose desserre son poing et montre la douille au creux de sa main.

Ambrose : Je crois que c’est ça que tu cherchais.

Monk donne la douille à Stottlemeyer.

Ambrose :  On est dehors ! On est dehors !
Stottlemeyer : Vous êtes dehors.

Monk rend visite à Trudy avec ambrose.

Monk : Devine qui est là ? Vas y, essaie de deviner. Tu ne sais pas ?

Ambrose dépose un bouquet de fleurs sur la tombe de Trudy.

Monk : Ça va ?
Ambrose :  Je peux rentrer maintenant ?
Monk : Tu n’as pas envie d’aller manger un morceau quelque part comme avant ?
Ambrose :  Je préfère rentrer tout de suite.
Monk : Oui, je comprends.
Ambrose :  Tu veux bien m’aider à nettoyer ?
Monk : J’ai cru que tu ne demanderais jamais. On pourrait commencer par le salon.

Les deux frères s’éloignent, cote à cote.

 

Rédigé par mamynicky

 

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fairgirl  (27.10.2020 à 00:34)

Un épisode tout en émotion où on en apprend plus sur l'histoire de Monk. J'ai tout simplement adoré. Cela fait du bien de voir Monk de manière plus intime et si proche de son frère.

Contributeurs

Merci aux 2 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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