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#305 : Monk rencontre le parrain

Salvatore Lucarelli, un patron de la mafia de la côte ouest, souhaite engager Monk pour découvrir qui a massacré son neveu et plusieurs de ses hommes dans la tuerie de l’arrière boutique d’un barbier, qui leur sert de lieu de rendez-vous.

Tout d’abord réticent, Monk finit par accepter lorsqu’un fédéral, l'agent Colmes, lui propose d’intervenir pour sa réintégration dans la police de San Francisco, s'il les aide à coincer Lucarelli.

Popularité


3.75 - 4 votes

Titre VO
Mr. Monk Meets the Godfather

Titre VF
Monk rencontre le parrain

Première diffusion
23.07.2004

Première diffusion en France
17.02.2005

Diffusions

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Jeudi 17.02.2005 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 23.07.2004 à 22:00

Plus de détails

Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénaristes -
William Rabkin, Lee Goldberg
Réalisateur - 
Michael Zinberg

Tony Shaloub ...  Adrien Monk
Bitty Schram ... Sharona Fleming
Jason Gray-Stanford ... Lieutenant Randal Disher
Ted Levine ... Capitaine Leland Stottlemeyer

Phillip Baker Hall … Salvatore Lucarelli
Lochlyn Munro … Tony Lucarelli
Devon Gummersall … Phil Bedard
Rick Hoffman … Agent Colmes
Oleg Zatsepin … Vince
Kane Ritchotte … Benji
Brian Tee
… Jimmy Lu
Jimmie F. Skaggs
… Norm, le mécanicien
Bob Joles
… client
Michael Edwin … Barbier

3.05 - Monk rencontre le parrain

Dans l’arrière salle d’un salon de coiffure pour hommes, quatre hommes comptent des liasses de billets. Une fusillade éclate, tous les hommes, barbier compris, tombent à terre au milieu des billets épars.

La voiture de Sharona est sur le pont d’un garage. Le garagiste l’inspecte et décrète qu’il faut changer les suspensions. Il leur faut laisser la voiture en réparation, et ils doivent partir à pied, ce qui ne réjouit pas Adrien. Une limousine noire s’arrête à leur hauteur, un jeune homme en sort et se présente à Monk : Tony Lucarelli, ainsi que son associé, Vince. Il explique ensuite que son oncle souhaiterait lui parler pour un boulot éventuel. Après s’être fait confirmer qu’il s’agit de Salvatore Lucarelli, Monk voudrait s’éclipser en inventant une cérémonie où ils doivent se rendre. Mais Sharona a entendu le mot « boulot » et lui demande d’accepter. Monk lui signale qu’il s’agit du parrain de la Côte Ouest et il ne peut accepter. Sharona lui rappelle que sa voiture est en réparation et à combien s’élèvera la facture. Tony lui conseille d’écouter Sharona qu’il semble trouver à son goût et l’invite à monter dans la voiture, aidé par Vince.

Arrivés devant le café Palermo, Monk entre avec Sharona, poussés par Vince et précédés par Tony. Dans une camionnette garée de l’autre côté de la rue, un homme prend en photos leur arrivée et leur entrée dans le café.

A l’intérieur, dans la cuisine, Salvatore Lucarelli prépare des dorades. En remerciant Monk d’être venu rapidement il lui serre la main. Sharona donne vite une lingette à son patron et explique que c’est un geste habituel pour lui et non par manque de respect.

Lucarelli raconte qu’il devrait se trouver à Pebble Beach mais il est obligé de se trouver dans son restaurant à préparer une veillée funèbre. Ernie, le fils de sa sœur a été tué la veille, ainsi que quatre de ses bons amis. Sharona et Monk sont au courant du massacre chez le barbier. Lucarelli souhaite que le meilleur détective qu’il connaisse trouve le coupable et pour ce faire il offre de régler 3 fois le montant de ses honoraires. Il veut éviter un bain de sang et plutôt que la vengeance préfère faire arrêter le coupable.

Monk refuse de s’occuper de cette affaire et sort du restaurant, tandis que Sharona s’attarde à l’intérieur. Pendant qu’il l’attend, un homme ouvre la porte de la camionnette et appelle Monk. Adrien reconnait l’Agent Colmes. Ce dernier lui demande de monter à l’arrière de la camionnette. Monk refuse, d’une part il attend Sharona, d’autre part il ne monte jamais à l’arrière d’un véhicule. Devant la fermeté de l’ordre de Colmes, Monk est obligé de s’exécuter.

Sharona et Monk se retrouvent dans les locaux de la police. Ils sont interrogés à propos de leur visite chez Lucarelli, accompagnés de Tony.

Colmes leur apprend que toute la famille Lucarelli est surveillée depuis trois mois par l’ATF et le FBI. Il demande à Monk d’accepter le travail offert par Lucarelli. Monk refuse à nouveau car s’il trouve les tueurs, Lucarelli va les éliminer un par un. Colmes pense que ce serait une superbe opportunité d’avoir quelqu’un infiltré pour réunir les preuves nécessaires. Stottlemeyer et Disher font irruption à ce moment. Colmes fait remarquer au capitaine qu’il s’agit d’une opération des Fédéraux et qu’il n’a rien à faire là. En réponse, Stottlemeyer lui demande d’apprendre à son ami ce qu’il est arrivé au dernier agent infiltré et où est enterrée sa dépouille. Colmes explique que c’est différent, Monk a été invité par Lucarelli qui sait qu’il est détective. Puis il laisse entendre à Adrien qu’il peut l’aider à redevenir policier s’il accepte de leur rendre service. Il appuiera sa demande d’intégration.

Sharona et Stottlemeyer essaient de le persuader de ne pas faire confiance à Colmes mais Monk est prêt à tout pour récupérer son insigne et accepte.

Sharona se montre intéressée par le passé de Tony Lucarelli, ce qui déplait à Disher.

Chez le barbier, Monk commence à enquêter avec l’aide de Stottlemeyer, Disher et Sharona. Le capitaine explique que les victimes de la boutique, utilisée comme façade par Lucarelli, ont vu entrer trois hommes et montre d’où ils ont tiré. Dans l’arrière salle, il y avait 7.000 dollars sur la table.

Disher donne à Sharona un dossier sur Tony et son passé mafieux. Il pense que Sharona est attirée par son côté dangereux et avoue que lui-même peut se montrer dangereux pour certaines personnes. Sharona, ironique, répond qu’il doit s’agit des personnes qui roulent derrière lui.

Dans l’arrière-boutique, Stottlemeyer continue d’expliquer à Monk que d’après la balistique et suivant l’agent Colmes, les cinq victimes ont été tuées par la même arme : un Ingram Mac 10. Il faudrait envisager que les trois tueurs ont pu se relayer. Monk est étonné que l’argent soit resté sur la table, mais le capitaine répond qu’il ne s’agissait pas d’un braquage. Monk trouve une chaineposée au sol, tandis que Disher remarque que le distributeur à chewing gum a servi à défoncer une fenêtre à l’arrière qui était leur seule sortie, 2 agents se trouvant devant la boutique.

Stottlemeyer tente à nouveau de faire renoncer Monk qui estime que cette affaire est devenue la sienne. Stottlemeyer n’a jamais témoigné pour lui, Colmes a proposé de le faire. Le capitaine pensait que son ami n’était pas encore prêt. Monk pense que l’une des victimes était assise dans un fauteuil du salon d’attente et faisait une grille de mots croisés, non terminée ce qu’il déteste. Il ne comprend pas pourquoi ce client, parti avant la fusillade, n’a pas emporté son journal. Ceux appartenant au barbier portant la marque du magasin. Monk ajoute que s’il était sur le point de finir une grille difficile, il l’emmènerait pour la terminer. Un témoin, Philip Bedard, qui travaille à l’Hôtel de la Monnaie, dans la rue, s’est manifesté auprès de la police.

Ils se rendent à l’Hôtel de la Monnaie. Sharona reçoit un appel téléphonique de Tony qui l’a invitée pour une sortie. Monk lui rappelle quel genre d’homme il est, mais c’est ce qui plait à Sharona. Elle sait déjà que c’est un criminel, elle ne sera donc pas surprise. En revanche elle demande à Vince de ne pas les suivre partout, ils le contacteront dès qu’ils auront une information. Mais Vince a pour mission de les protéger ce que Monk trouve insultant, il n’a plus de baby-sitter depuis ses 19 ans. Philip Bedard se présente, désolé d’être en retard car la sécurité a été renforcée depuis une semaine. Il explique que c’est à cause de deux pièces de 5 cents, qui présentent deux côtés face et qui ont disparu. Ce défaut les rend précieuses pour des collectionneurs. Puis Philip Bedard raconte qu’il se trouvait de l’autre côté de la rue lorsqu’il a vu trois hommes entrer dans la boutique, puis a entendu les coups de feu. Il n’a pas pu voir leurs visages mais il a noté que l’un d’eux avait le numéro 15 dans le dos. Monk dessine un signe chinois suivi d’un 5 que Bedard reconnait, ce qui amène Monk à déduire qu’il s’agit d’un gang chinois, les Tongs, dont c’est le symbole. Monk lui demande de l’aider à terminer les mots croisés, mais il répond qu’il n’en fait jamais, il n’aime pas.

Chez elle, Sharona se dispute avec son fils qui voudrait aller dans un parc d’attractions avec sa classe mais Sharona n’a pas les moyens. A ce moment, un courrier recommandé arrive, c’est le chèque de la pension alimentaire, Benjy va pouvoir aller au parc d’attractions. Le garagiste ramène sa voiture, et lui apprend que la réparation est gratuite, il offre les travaux avec plaisir et retourne à son garage à pied. Benjy dit à sa mère qu’elle doit avoir une bonne fée et ils remarquent plus loin Vince et Tony qui lui fait un signe amical. Ce qui fait penser à Sharona que sa bonne fée n’est pas loin.

Le soir, au restaurant, Sharona et Tony discutent. Il la questionne sur l’avancée de leur enquête. Sharona explique qu’ils ont quelques pistes, Philip Bedard est un témoin, il n’a aucun mobile. A la demande de Sharona, 

Tony avoue qu’il a appelé son ex-mari et en discutant il l’a persuadé de payer la pension alimentaire. Il ajoute qu’il suit des cours du soir en vue d’obtenir un diplôme et lui permettre d’ouvrir une librairie ce qui plait à Sharona.

Sharona et Monk arrivent chez les Tongs pour rencontrer Jimmy Lu. Ce dernier lui demande pourquoi Monk interroge des gens à son sujet. Sharona remarque une veste qui porte au dos le signe chinois dessiné par Monk. Elle signale à Jimmy Lu qu’un homme portant cette veste a été vu, entrant dans la boutique du barbier juste avant la fusillade. Jimmy Lu répond que ce n’était ni lui ni l’un de ses hommes. Quelqu’un ment pour le compromettre. Il leur demande de dire de sa part à Lucarelli qu’il est désolé, cette histoire est mauvaise pour les affaires, mauvaise pour tout le monde.

A ce moment, un cocktail Molotov est jeté par la fenêtre ce qui fait fuir tout le monde.

Au FBI, Colmes félicite Monk d’avoir provoqué une guerre des gangs, ce qui inquiète Stottlemeyer. Colmes pense que Vince les a entendus parler des Tongs et il a averti Lucarelli. Monk est persuadé que Lucarelli n’a rien à voir dans cet incendie. Le cocktail Molotov n’est pas son genre. Colmes décide d’en tirer parti et il demande à Monk d’enregistrer les aveux de Lucarelli sur cassette. Stottelmeyer et Disher ne sont pas d’accord, ce serait dangereux pour Monk. Colmes insiste et promet à Monk que sa réintégration sera soutenue par le procureur général. Monk accepte à condition que le micro ne soit pas directement fixé sur son corps.

Colmes, Stottlemeyer et Disher sont à leur poste dans la camionnette de l’autre côté de la rue, lorsque Monk et Sharona entrent dans le restaurant de Lucarelli où se déroule la veillée funèbre. Ils sont accueillis par Tony heureux de les voir mais il doit les fouiller. Après Monk, très mal à l’aise quand on le touche, Tony met ses bras autour de Sharona. Elle rit en lui disant qu’il est très consciencieux, ce qui met Disher en colère. Puis Lucarelli les rejoint. Monk le questionne sur l’explosion criminelle de Chinatown en tirant ostensiblement sur sa cravate. Lucarelli répond qu’il sait qui est l’auteur, il s’agit des jeunes de Los Angeles, des rêveurs qui ont voulu l’impressionner et dont il s’est occupé. Quand il voudra la mort de Jimmy Lu, tout le monde le saura. Puis Lucarelli s’approche d’autres visiteurs.

Sharona montre à Monk qu’il a sali sa cravate en la tripotant. Il attrape une serviette et se met en devoir de la nettoyer, ce qui envoie un son désagréable dans la camionnette. Mais un détail perturbe le détective et il souhaite retourner dans le salon du barbier. Lucarelli a entendu et signale qu’il va les accompagner. Sharona oppose le fait qu’il s’agit d’une scène de crime interdite aux civils. Ce n’est pas un problème pour Lucarelli, qui pense qu’après un coup de fil, ils feront une exception pour lui.

Effectivement, Monk et Sharona se retrouvent dans la boutique du barbier en compagnie de Lucarelli, Tony et Vince. Ils le regardent évoluer dans la boutique. Monk essaie de reproduire la scène : un inconnu est assis en train de faire des mots croisés … Ils prennent le distributeur et sortent par derrière… Monk se demande pourquoi le distributeur, ils auraient pu prendre n’importe quoi d’autre, puis il note la disparition du distributeur avec lequel ils ont défoncé la fenêtre. Il se demande pourquoi ils auraient emmené le distributeur de chewing-gums. Monk déduit que ce qui s’est passé dans la boutique n’a rien à voir avec les Lucarelli mais doit être en rapport avec les chewing-gums.

Tout le monde, à l’intérieur de la boutique et de la camionnette est étonné.

Sharona et Monk s’approchent de Philip Bedard, assis sur un banc du parc devant l’hôtel de la monnaie. Bedard est en train de faire des mots croisés au grand étonnement de Monk et Sharona à qui il avait dit ne pas aimer les mots croisés. Il répond qu’il a eu envie d’essayer. Sharona s’assoit à côté de lui et le trouve plutôt doué. Monk s’assoit de l’autre côté et lui montre sa photo, en train de mâcher du chewing-gum,  prise devant le barbier peu avant le massacre.

Monk sait ce qui s’est passé : Bedard a volé les pièces de 5 cent la semaine précédente. Sharona signale qu’ils se sont renseigné, elles valent 200.000 dollars chacune. Monk continue : un agent a dû le suivre ce qui l’a fait paniquer et l’obliger à se débarrasser des pièces. Le distributeur du barbier était parfait pour les cacher pendant un jour ou deux, le temps que l’alerte soit passée. Il ne savait pas que la boutique servait de façade à la mafia, ce qu’il a appris quand il est revenu pour voler le distributeur. En jouant au client qui fait des mots croisés, il a attendu que le barbier s’absente pour s’emparer du distributeur. Le client dont s’occupait le barbier était armé, il a été obligé de lui prendre son arme et ça a dégénéré. Il a tiré sur le client, le barbier et les voyous sont sortis de l’arrière-boutique, il les a tués pour s’enfuir avec le distributeur par la fenêtre à l’arrière.

Monk ajoute que Bedard a joué les témoins de la fusillade pour détourner l’attention de la police et de Lucarelli vers un gang de Chinatown. Bedard avoue alors qu’il ne voulait tuer personne, ils ont brandi leurs armes, la situation a dérapé. Monk tire son cou pour amener sa cravate près de Bedard en train d’avouer son crime. Sharona l’informe qu’il va aller en prison mais Bedard réplique qu’ils ne pourront rien prouver sans les pièces.

Monk lui montre la camionnette garée plus loin, Monk appelle les occupants qui tardent à se manifester. Il demande à Sharona de surveiller Bedard et il court vers la camionnette. Stottlemeyer, Disher et Colmes n’ont rien entendu à cause d’une forte friture. Colmes s’aperçoit que la cravate n’a plus de tâche, Monk explique qu’il l’a lavée et repassée. Les trois hommes le regardent avec stupéfaction, quand Bedard accourt vers eux, monte dans la camionnette et avoue avoir volé les pièces et tué tout le monde. Sharona s’approche et leur montre Tony et Vince un peu plus loin qui ont su se montrer persuasifs. Monk les remercie d’un signe.

Dans les locaux du FBI, Disher fait écouter à Sharona une bande sonore sur laquelle Tony confie à Lucarelli qu’il s’amuse avec elle, il lui a raconté qu’il voulait ouvrir une librairie pour ne pas lui dire qu’il maltraite les gens pour vivre. Il lui a dit ce qu’elle voulait entendre. Disher coupe le son et s’inquiète pour son amie. Il espère qu’elle se moquera moins de lui à présent, mais elle lui recommande de ne pas trop y compter.

Stottlemeyer vient rappeler sa promesse à Colmes. Ce dernier lui rappelle que l’accord portait sur l’arrestation de Lucarelli qui est en train de jouer au golf. Ils n’ont coincé qu’un voleur de monnaie, leur accord est annulé. Stottlemeyer précise que Monk a peut-être peur du lait, des microbes, des ascenseurs et des chiots, mais Colmes n’est pas digne de seulement préparer son déjeuner.

Sous les yeux de Disher, navré, Stottlemeyer repousse Colmes vers la sortie. Puis le capitaine vient confirmer à Monk ce qu’il sait déjà, Colmes ne l’aidera pas.

Le capitaine est désolé et regrette de ne pas l’avoir écrasé. Monk le rassure, Colmes va payer. Il lui montre les camionnettes que le FBI est en train de charger. L’une est pleine à ras bord, l’autre est à moitié vide. Les chargements sont inégaux et Monk ne leur a rien dit à ce sujet, il va les laisser partir comme ça.

Il rit du bon tour qu’il a joué aux Fédéraux, Stottlemeyer rit de voir son ami joyeux et certain de s’être vengé.

Il lui répond que ça leur apprendra à se moquer d’eux. Monk approuve.

 

Rédigé par mamynicky

 

3.05 – Monk rencontre le parrain

Dans la boutique d’un barbier, un client et le barbier discutent. Un client entre, caché derrière un journal. Il s’assoit pour attendre son tour.

Client : Les gens veulent te faire croire que c’est pas la même chose, mais il faut voir ça, l’entrainement de printemps, c’est du vrai base-ball. Vous savez, c’est comme autre fois, à l’époque où on était gamins.
Barbier : Vous avez raison. Asseyez vous, vous êtes le suivant.
Client : Les gamins ils adorent ça. Ils peuvent les voir de près, rencontrer les joueurs.
Barbier : Je vois le terrain de base ball depuis le fond de mon jardin.
Client : Génial !

Un homme entre et traverse le salon, il va dans l’arrière boutique. Il déverse des billets de banque sur une table, autour de laquelle des hommes comptent déjà des billets.

Homme 1 : Fais attention s’il te plait, tu vois bien que je compte ?

Barbier : Je reviens dans un instant.
Client : Prends ton temps.

L’homme pose son journal et se dirige vers l’arrière boutique.

Client : Hé vous ! qu’est-ce que vous faites ?

Le client arrache sa blouse et sort un révolver de sa poche. En entendant le crépitement d’une arme automatique, l’un des hommes ouvre la porte de l’arrière-boutique. Aucun des hommes présents n’a le temps de se servir de son arme, l’homme au journal les abat.

Chez un garagiste, la voiture de Sharona est sur le pont.

Sharona : Qu’est-ce que ça donne ?
Norm : Rien de bon. Ce sont les suspensions.
Sharona : Quoi ? encore ? vous avez réparé les suspensions il y a trois mois, souvenez vous.
Norm : Oui, c’étaient les supports et les amortisseurs, cette fois, c’est un problème de barre de direction.
Sharona : Ha bon et à quoi servent ces barres ?
Norm : Ce sont elles qui relient le boitier de direction à l’attache centrale. Juste là, vous voyez ?
Monk : Tu devrais lui parler du son étrange qui sort parfois de ta radio.
Sharona : C’est ma musique. Est-ce que vous croyez que je peux rouler ?
Norm : Pas question, vous iriez droit au cimetière.
Sharona : Qu’est-ce que tu en dis ?
Monk : Cette histoire de cimetière est assez ennuyeuse, tu comprends ?
Sharona : Tu parles ! je te parie qu’il se paie ma tête. Il sait bien que je suis coincée, je ne peux pas le faire moi-même.
Monk : Peut être que je pourrais jeter un coup d’œil. Je suis assez bricoleur. Souviens toi de l’autre fois.
Sharona : Norm, c’est bon. Combien ?

Sharona : Neuf cents dollars ! Où veut il que je me procure neuf cents dollars ? Je n’ai pas reçu un seul chèque de mon ex depuis quatre mois.
Monk : Comment on va rentrer ?
Sharona : On va devoir rentrer à pied.
Monk : On pourrait appeler un taxi.
Sharona : Les taxis coutent une fortune. C’est toi qui vas payer ?
Monk : On va marcher.

Une limousine noire s’arrête devant eux. Un homme ne descend.

Tony : Excusez moi, vous êtes Adrien Monk ?
Monk : Oui
Tony : Je m’appelle Tony Lucarelli et lui, c’est Vince, mon …
Vince : Associé.
Tony : Mon associé. Si vous n’y voyez aucun inconvénient, mon oncle souhaiterait vous rencontrer pour vous parler d’un boulot éventuel.
Sharona : D’un boulot ?
Monk : Euh … Lucarelli, comme Salvatore Lucarelli ?
Tony : Ha, vous le connaissez, ça, ça va lui faire plaisir !
Monk : Non, merci. Oh, est-ce que c’est l’heure exacte ? on est déjà en retard. On est attendus pour cette circoncision.
Sharona : Une seconde ! il veut nous donner du boulot et on n’a pas les moyens de refuser.
Monk : On ne peut pas accepter ce travail. Sharona, Lucarelli c’est le boss des boss, c’est le parrain … de toute la côte ouest.
Sharona : Et alors ?
Monk : Alors, tu prendrais son argent ?
Sharona : Une personne dont le compteur affiche deux cent mille kilomètres au compteur ne peut pas être regardant.
Monk : Bien, alors, toi tu vas discuter avec ce monsieur et après on se retrouve à la maison.

Il veut s’éloigner mais il est coincé par Vince.

Tony : Monsieur Monk ! J’écouterais votre amie si j’étais vous. Elle est aussi maligne qu’elle est jolie.
Sharona : C’est gentil.
Tony : Vous n’en aurez que pour vingt minutes. Je demande poliment. Et avec le sourire.
Sharona : C’est la cerise sur le gateau ?
Tony : C’est la cerise sur le gateau ?
Sharona : Allez !
Tony : Vince !
Vince : Montez.
Monk : Non, non, non. Je ne vais pas à l’arrière.
Sharona : Attendez, attendez, écoutez il ne supporte pas de monter à l’arrière.
Vince : Tout le monde s’assoit à l’arrière.

Vince le pousse à l’arrière, Tony retient Monk.

Tony : Monsieur Monk, je vous en prie passez à l’avant avec Vince.
Monk : Ha ben oui, d’accord. Ne me touchez pas.
Tony : Je crois que vous allez devoir vous retrouver toute seule à l’arrière avec moi. Ça vous fait peur ?
Sharona : Et vous ?

La limousine s’arrête devant un restaurant. Un flic en planque dans une camionnette garée en face, prend des photos de Monk et Sharona. Vince et Tony les entrainent vers la porte. Ils sont reçus par Salvatore Lucarelli en train de nettoyer des poissons dans la cuisine.

Salvatore : Monsieur Monk, je vous remercie d’être venu aussi vite. Ça représente beaucoup pour moi.

Il serre la main de Monk et Sharona qui sort vite une lingette.

Sharona : Tiens. Il fait ça avec tout le monde, ce n’est pas un manque de respect.
Salvatore : Ho mais je comprends, c’est vrai, j’ai du sang plein les mains.
Monk : Oui, ça c’est sur.
Salvatore : Normalement, je devrais être à Pebble Beach. Au lieu de ça, je suis là à préparer une veillée. Gros Tony vous a parlé du travail ? C’est Ernie, le fils de ma sœur qui a été tué hier, plus quatre de mes amis, de grands amis.
Sharona : Le massacre dans la boutique du barbier ?
Tony : Un massacre, c’est le mot juste.
Salvatore : J’ai fait le tour de tous les bons détectives, Monsieur Monk et vous êtes le meilleur. Une légende vivante. Je vous paierai trois fois vos honoraires habituels si vous découvrez qui a fait ça.
Monk : Je suis désolé, je … je … je ne peux pas … vous aider.
Salvatore : Vous ne pouvez pas ? ou vous ne voulez pas ? Ma famille souffre, Monsieur Monk. Et elle est en colère.
Monk : Je comprends tout à fait ce que vous ressentez, plus que vous ne le croyez.
Salvatore : Ils crient à la vengeance et ils me demandent d’attaquer et de massacrer un gang de chinois ou de russes. Je ne veux pas faire d’erreur. J’aimerais mieux éviter un bain de sang.
Monk : Je suis sincèrement désolé. Oui, je suis très, très … très très désolé.
Tony : On dit que la nuit porte conseil. Peut être que Monsieur Monk veut réfléchir encore ?
Salvatore : Oui, Gros Tony a raison. Réfléchissez à la proposition. Au fait, Monsieur Monk, est-ce que vous êtes droitier ou gaucher ?
Monk : Je suis droitier. Mais j’utilise ma main gauche aussi, presque tous les jours.
Sharona : Oui, tu t’es encore servi de ta main gauche ce matin.
Monk : Oui. C’est vrai. Je suis ambidextre, en réalité, c’est vrai.
Salvatore : C’est bien, réfléchissez également à ce détail. Cette conversation est terminée.
Monk : Je le trouve charmant. Sharona ?
Sharona : J’arrive tout de suite.

Monk attend Sharona devant le restaurant, il parle à ses mains. Un couple le regarde, étonné.

Monk : Je vous aime, toutes les deux, et je ne les laisserai pas vous toucher. Oui, j’aime mes deux mains.
Femme : C’est bien.
Monk : Bien que j’utilise ma main gauche moins souvent, je l’aime aussi.
Femme : D’accord. On va essayer un autre restaurant.
Monk : Merci, j’ai eu du plaisir à vous parler. Je me sens mieux.

Le couple s’éloigne rapidement, une camionnette se gare devant le restaurant.

Monk : Oh, Agent Colmes !
Colmes : Monsieur Monk, montez donc dans la camionnette.
Monk : J’attends Sharona.
Colmes : Vous l’attendrez ici.
Monk : Elle ne saura pas où je suis.
Colmes : On le lui dira. Montez s’il vous plait, ne m’obligez pas à le redire.
Monk : Je ne peux pas monter à l’arrière.
Colmes : Il n’y a pas d’autre siège.
Monk : Je ne fais pas de préférence, je viens de dire la même chose à la mafia. Allez leur demander.
Colmes : Vous savez, vous êtes adorable. Dans la camionnette ! Montez dans la camionnette !
Monk : Je vais monter, je vais monter ! que ce soit bien clair, je me sers de ma main gauche.
Colmes : C’est passionnant. Allez, montez !

Monk et Sharona se retrouvent dans les locaux de l’ATF.

Colmes : Le gouvernement se pose la question de savoir ce que vous faisiez avec Salvatore Lucarelli et son second, le Gros Tony.
Sharona : Excusez moi, pourquoi on l’appelle le Gros Tony ?
Colmes : Parce qu’à une époque, il faisait cent trente kilos.
Sharona : Mon Dieu ! c’est le même garçon ?
Colmes : Ecoutez, on a mis toute la famille Lucarelli sous surveillance. L’ATF et le FBI sont sur le coup depuis trois mois.
Monk : Est-ce que c’est la boutique du barbier ?
Colmes : Oui. Elles ont été prises il y a une semaine avant le massacre. Si on était restés en planque la bas un jour de plus, on aurait assisté à tout.
Sharona : Excusez moi, combien il pèse maintenant ?
Colmes : Ecoutez, je n’en ai aucune idée. Monsieur Monk, vous n’avez pas répondu à ma question. Que faisiez vous la bas ?
Monk : Salvatore veut que j’enquête pour lui.
Colmes : C’est excellent, qu’est-ce que vous avez répondu ?
Monk : Je lui ai dit qu’il aille bruler en enfer.
Sharona : Pas tout à fait dans ces termes.
Colmes : On voudrait que vous acceptiez ce boulot.
Monk : Non. Voyez vous, si j’accepte ce boulot et que j’identifie les tueurs, Salvatore va piquer une colère, il va les éliminer un à un et je ne pourrai pas le supporter.
Colmes : Monsieur Monk, vous n’avez pas idée de la situation. C’est une formidable opportunité. Personne n’a jamais infiltré la famille jusque-là. Vous réunirez suffisamment de preuves pour nous permettre d’arrêter toute la famille.

Stottlemeyer et Disher font irruption dans le bureau.

Stottlemeyer : J’ai montré mon badge à l’entrée. Je veux juste parler à mon ami. Vous allez sortir votre arme ? Si vous devez la sortir, alors tirez sinon écartez vous ! Monk ! Colmes ! Qu’est-ce que vous fabriquez ?
Colmes : Les Fédéraux dirigent cette opération. Capitaine, vous n’avez rien à faire ici.
Stottlemeyer : Alors lui non plus. Qu’est-ce qu’il se passe ?
Sharona : Ils demandent à Adrien d’infiltrer la famille Lucarelli, Capitaine.
Disher : C’est quoi cette photo de vous avec le Gros tony ?
Sharona : Ce n’est rien et ne l’appelez pas comme ça !
Disher : Vous défendez ce type ?
Stottlemeyer : Si vous commenciez par lui raconter ce qui est arrivé au dernier agent qui a infiltré cette famille ? Dites lui d’abord où ils avaient enterré sa dépouille.
Sharona : Quoi ? enterré sa dépouille ?
Stottlemeyer : Ce sont des morceaux qu’ils ont retrouvé en réalité.
Colmes : La situation était différente, la couverture de notre agent a sauté. Monk a été invité, ils savent déjà que c’est un flic.
Monk : Je ne suis pas flic.
Colmes : Vous pouvez le redevenir, si vous nous aidez.
Monk : Quoi ? Quoi ?
Stottlemeyer : Attendez ! qu’est-ce que vous cherchez …
Monk : Redites moi …
Stottlemeyer : Monk, il se paie votre tête. Alors rentrez chez vous.
Monk : Non, non, non. Attendez, je veux en savoir plus. Qu’est-ce que vous avez dit ?
Colmes : Ce que j’ai dit, c’est que si vous acceptez de m’aider, si vous me rendez ce ridicule petit service, je contacterai la Commission et j’appuierai votre prochaine demande.
Stottlemeyer : Venez là, Monk, je connais ce salopard, ne lui faites pas confiance. Vous pourriez vous faire tuer, il ne lèverait pas le petit doigt, je suis sérieux.
Sharona : Il a raison. C’est trop dangereux.
Monk : Qu’est-ce que vous feriez si vous n’aviez plus ceci et que vous vouliez le récupérer ? C’est d’accord. Je suis votre homme.
Colmes : Très bien.

Monk démarre son enquête dans la boutique dévastée du barbier.

Stottlemeyer : Nous avons un témoin qui déjeunait en face vers onze heures quarante cinq. Cette personne a vu trois types entrer ici, ils se sont mis là et ta-ta-ta-ta, il s’est cru à la foire.
Sharona : Le spectacle a du être horrible.
Stottlemeyer : Cette boutique était utilisée comme façade par Salvatore et ses hommes. Ils avaient installé une salle de jeux clandestine dans l’arrière salle.
Sharona : Qu’est-ce que c’est que ça ?
Disher : Votre ami, le Gros Tony, c’est l’histoire de sa vie.
Stottlemeyer : Il y avait sept mille dollars sur la table.
Sharona : Deux inculpations ? ça ne veut pas dire grand-chose.
Disher : Si, qu’il a eu de la chance. Ecoutez, je sais ce qui vous attire en lui. Oui, j’ai saisi, vous le trouvez dangereux. La plupart des gens me trouvent très dangereux.
Sharona : C’est sur, les personnes qui roulent derrière vous.
Stottlemeyer : Le rapport de la balistique et l’agent spécial Colmes est d’accord lui aussi pour dire que les cinq victimes ont été tuées avec la même arme, un MAC-10.
Monk : Trois tueurs mais une seule arme ?
Stottlemeyer : Oui, peut être qu’ils se sont relayés.
Monk : Les billets étaient toujours là ?
Stottlemeyer : Oui, sept mille dollars.
Monk : Pourquoi ils les ont laissés ?
Stottlemeyer : Ce n’était pas un cambriolage. Ces gens là n’envoient pas d’e-mail, Monk. C’est de cette façon qu’ils font passer leurs messages.
Monk : Tiens, qu’est-ce que c’est ?
Disher : Ca vient du distributeur de bonbons. Les tueurs ont du l’arracher.
Stottlemeyer : Oui, ils s’en sont servi pour casser la fenêtre de derrière. C’était la seule sortie. Il y avait deux agents dans la rue. Randy !
Disher : Exact ! désolé ! ce sont des pièces à conviction !
Stottlemeyer : Oui, des pièces à conviction mais qui sont par terre, surtout.
Sharona : Pas de doute, vous êtes dangereux.
Stottlemeyer : Monk. Vous pouvez faire machine arrière, ce n’est pas votre affaire.
Monk :  Ça l’est devenue.
Stottlemeyer : Il se sert de vous.
Monk : Je me sers de lui aussi. Il ne me souvient pas que vous ayez témoigné pour moi à l’occasion.
Stottlemeyer : Oui, c’est exact, parce que je savais que vous n’étiez pas encore prêt.
Monk : Quelqu’un était assis ici et il faisait des mots croisés. Il n’a pas fini la grille.
Stottlemeyer : Qui que ce soit, il a du partir avant que tout ça n’arrive.
Monk : Et pourquoi a-t-il laissé le journal, il aurait du les finir.
Disher : Peut être que ce n’était pas le sien ?
Monk : Celui-ci est le journal du barbier. Et celui là devait appartenir à un des clients. Cette personne avait du passer du temps sur ces mots croisés inachevés. Si j’étais sur le point de finir une grille de mots croisés difficile, je l’aurais emportée. Pas vous ? Pour la finir ? Non. Si vous parliez du témoin ?
Disher : Cet homme s’appelle Philip Bedard, il a trente deux ans, célibataire. Il travaille dans cette rue.
Sharona : Est-ce qu’il est fiable ?
Disher : Je l’espère bien. Il travaille à la frappe de la Monnaie.

Monk et Sharona attendent Philip Bedard qui leur a donné rendez vous sur le lieu de son travail.

Sharona : (au téléphone)J’ai du mal à croire que vous disiez ça. Vous ne me connaissez même pas. Oui d’accord, d’accord. A tout à l’heure, au revoir. C’était Tony.
Monk : Le Gros Tony ?
Sharona : Il n’est pas gros. Ecoute, il veut m’inviter à sortir. Je lui ai promis d’y penser.
Monk : Sharona, tu sais quel genre d’homme est ce Tony ?
Sharona : Oui, c’est justement ce qui me plait chez lui. Je sais que tu enquêtes toujours sur mes rendez vous pour savoir plus sur eux mais avec Tony, je sais déjà que c’est un criminel. Je ne serai pas surprise. Les surprises, j’ai déjà eu ma dose.
Monk : Bon, dès l’instant où tu penses que tout ça est sensé.
Vince : Est-ce que tout va bien ?
Sharona : Oh oui, Vince. Vous savez, vous n’êtes pas tenu de nous suivre partout. Si on a une chose importante à vous rapporter, alors je vous promets de vous contacter.
Vince : Oncle Sal ne veut pas que je vous lache. C’est pour votre protection.
Monk : C’est quelque peu insultant. Je n’ai plus de baby sitter depuis l’age de dix neuf ans.
Sharona : Tu as eu une baby sitter jusqu’à dix neuf ans ?
Monk : Tout le monde en avait une, les années 70, c’était spécial.
Bedard : Monsieur Monk, Mademoiselle Fleming, je suis Phil Bedard.
Sharona : Bonjour. Merci d’avoir accepté de nous recevoir.
Monk : Oui. Merci. Lui, c’est …
Sharona : Je suis désolée, voici Vince. C’est disons … un de nos ais.
Vince : Bonjour. Ils font vraiment de l’argent ici ?
Bedard : Oui, en effet, c’est le second hotel de la monnaie le plus important de ce pays.
Vince : Vous avez des échantillons gratuits ?
Bedard : C’est très drôle, on ne me l’avait jamais faite. Désolé de vous avoir fait attendre. Il faut une éternité pour franchir la sécurité ces temps ci, surtout depuis la semaine dernière.
Monk : Que s’est il passé la semaine dernière ?
Bedard : Hé bien, il nous manque cinq cents.
Monk : Quoi, ils font tout ça pour cinq cents ?
Bedard : Oh, ce n’était pas n’importe quel cents, ce sont cinq pièces qui ont été accidentellement mal frappées. Elles ont deux cotés face.
Sharona : Elles ont de la valeur ?
Bedard : Peut être pour un collectionneur, il y a un tas de cinglés sur terre.
Vince : Alors, l’Etat vous paie pour imprimer des billets.
Bedard : Celle là, je la trouve très drole, originale.

Monk : Un mot en quatre lettres pour « engouement » vous vous y connaissez en mots croisés ?
Bedard : Non, désolé, je n’y connais rien.
Sharona : Vous avez été témoin du massacre alors ?
Bedard : Pas exactement. Comme je l’ai dit à la police, j’étais de l’autre coté de la rue donc j’ai vu trois hommes entrer et j’ai entendu les coups de feu.
Monk : Ne vous retournez surtout pas, nous sommes suivis. Vous ne devez pas vous retourner, je viens de vous le dire !
Sharona : Quoi ? mais qui nous suit ?
Monk : L’homme à la veste de cuir noir, il nous suit depuis qu’on est sortis.
Vince : D’accord, je m’en occupe.
Bedard : Non, laissez il travaille dans la maison, ignorez le. Ils suivent des employés au hasard, dès qu’on quitte le batiment.
Vince : Ça fait deux baby sitters.
Monk : Ces trois hommes que vous avez vus entrer, de quoi avaient ils l’air ?
Bedard : Je n’ai pas réussi à voir leur visage, je suis désolé.
Sharona : Ils étaient habillés comment ?
Bedard : Des vestes … un des hommes avait le numéro 15 inscrit dans le dos.
Sharona : Comme un basketteur ?
Bedard : Non, je ne dirais pas ça. C’était écrit de façon bizarre.
Monk : Ecrit bizarrement comme … ceci ? Est-ce que le chiffre ressemblait à ça ?
Bedard : C’est possible.
Monk : Un gang chinois. Les Tong, c’est leur symbole.
Bedard : Oui, maintenant que vous le dites, ils étaient peut être chinois.

De retour chez elle, Sharona discute avec Benji.

Benji : Mais tous les autres ont le droit d’y aller.
Sharona : Benji, je te l’ai dit, pour l’instant, je suis fauchée. J’ai de quoi assurer les dépenses nécessaires et c’est tout.
Benji : Oui, c’est une dépense nécessaire, en tout cas, pour moi.
Sharona : Ecoute, c’est un parc à thème, ça va couter une fortune rien que pour rentrer. Je suis vraiment désolée, chéri, d’accord ? la prochaine fois, peut être.

Quelqu’un sonne, Sharona ouvre la porte à un coursier qui lui délivre un courrier.

Coursier : Sharona Fleming ?
Sharona : Merci
Coursier : De rien.
Sharona : Très bien, tu vas pouvoir y aller. Ton père nous a envoyé un chèque.
Benji : De combien ?
Sharona : De tout l’arriéré plus quatre mois d’avance.

Un klaxon insistant les attire devant la maison où ils trouvent le mécanicien Norm, en train d’astiquer la voiture de Sharona qu’il a ramenée.

Benji : C’est quoi, ça ?
Sharona : C’est ma voiture. Salut, Norm !
Norm : Ha, comme neuve ! en réalité, elle est mieux que neuve. Les clés sont sous le tapis. D’accord ?
Sharona : Vous acceptez les chèques ?
Norm : Non, non, c’est gratuit. Il n’y a rien à régler. Ça m’a fait plaisir, ça m’a fait très plaisir. Je retourne à mon garage. Je vous souhaite une bonne journée. Au revoir ! A un de ces jours !
Benji : Wouaw ! tu as surement une bonne fée qui te protège quelque part.

Ils remarquent une voiture garée plus loin, Gros Tony et Vince leur font coucou de la main.

Benji : Qui c’est ?
Sharona : C’est ma bonne fée.

Tony a invité Sharona au restaurant.

Tony : Ça me fait réellement plaisir que votre patron ait accepté d’aider mon oncle Sal. Vous en êtes où ?
Sharona : Ca avance, on a quelques pistes.
Tony : Le type de la Monnaie, il est dans le coup à votre avis ?
Sharona : Hé bien, on a fouillé un peu sa vie, il n’a jamais fréquenté de voyous, aucun mobile. Vous avez vraiment perdu cinquante kilos ?
Tony : D’ailleurs ça a été très facile. Je me suis habitué à avoir faim. J’ai réalisé qu’aucune nourriture ne valait le plaisir de se sentir mince.
Sharona : Sauf ce dessert. Vous savez quoi ? Vous devriez parler à votre oncle à propos de votre surnom, il ne vous correspond plus aujourd’hui.
Tony : J’y ai déjà souvent pensé mais oncle Sal est un homme d’un autre siècle. Il est coincé dans ses habitudes. On dirait que Monsieur Monk est un petit peu pareil.
Sharona : Il est d’un autre siècle ou il vient d’une autre planète. C’est très difficile à dire. J’ai une question à vous poser.
Tony : Je vous en prie.
Sharona : Comment avez-vous obtenu de mon ex qu’il m’envoie un chèque ?
Tony : Disons que je l’ai appelé, puis on a discuté. Je peux être très persuasif.
Sharona : Vous savez, j’ai eu peur que vus l’ayez …
Tony : Que quoi ? que je l’ai secoué un petit peu ? voyons, Sharona, je vous en prie, vous me prenez pour qui ?
Sharona : C’est une bonne question.
Tony : Hé bien, je ne suis pas mon oncle. Je fais quelques petits boulots pour lui, c’est vrai, mais c’est pour payer mes études. Je suis des cours du soir, SHarona. A cette même heure, l’an prochain, j’aurai un diplôme de commerce.
Sharona : Sérieux ?
Tony : Oui, je voudrais pouvoir monter ma propre affaire.
Sharona : Dans quoi ?
Tony : Promettez moi de ne pas rire.
Sharona : Ho voyons, mais bien sur !
Tony : J’ai très envie d’ouvrir une librairie.
Sharona : Une librairie ? ça alors !
Tony : Et voilà, vous êtes déçue, je m’en doutais. Quoi, vous auriez préféré me voir dans la peau d’un mauvais garçon ? Un gangster comme tous ceux qu’on voit à la télévision ?
Sharona : Non, ce n’est pas vrai, je ne suis pas déçue. Pas du tout.

Le lendemain, Monk et Sharona reprennent leur enquête. Ils se rendent dans une salle de sport. Sharona remarque un blouson portant le signe des Tong, décrit par Bedard. Pendu la tête en bas au plafond, Jimmy Lu fait des tractions.

Sharona : Excusez moi, nous cherchons Monsieur Jimmy Lu. Vous comprenez ce que je dis ?
Jimmy Lu : Laisse les passer.
Monk : Monsieur Lu, mon nom est Adrien …
Jimmy Lu : Je sais qui vous êtes, Monsieur Monk. Et je sais pour qui vous travaillez. Je sais aussi que vous interrogez les gens à mon sujet. Pourquoi ?
Sharona : Est-ce que c’est votre veste ?
Jimmy Lu : C’est exact.
Sharona : Quelqu’un a vu un homme portant une veste comme celle-ci entrer dans le salon de coiffure de Lucarelli depuis un bar. Juste avant les meurtres.
Jimmy Lu : Ce n’était ni moi, ni mes gardes du corps. Quelqu’un ment, pour me compromettre.
Monk : Excusez moi, je voudrais finir ces mots croisés, vous pourriez peut être m‘aider à trouver « blanche » et « Jaworski ». c’est en quatre lettres. Est-ce que vous avez une idée ?
Jimmy Lu : 98 … Non, désolé.  99 …
Monk : C’est terminé ? vous n’allez pas vous arrêter à 99 ? vous ne pouvez pas arrêter.
Jimmy Lu : Et pourquoi ?
Monk : Ce n’est pas un chiffre rond. Si vous en faisiez un  de plus, …
Jimmy Lu : 99, c’est beaucoup. C’est mon record.
Sharona : Monsieur Lu, êtes vous déjà allé au salon de coiffure de Monsieur Lucarelli ?
Monk : Faites un compte rond à cent ! Allez, un de plus. Sharona est-ce que tu veux bien l’encourager ?
Sharona : Non. Pas question, maintenant ça suffit.
Jimmy Lu : Vous pourriez en faire combien Monsieur Monk ?
Monk : Je n’en sais rien, mais je sais que si j’en avais fait 99, je ne me serais pas arrêté, j’aurais puisé dans mes ressources.
Jimmy Lu : D’accord, j’en fais un de plus. Parce que vous êtes un ami de Salvatore. Dites lui que je suis désolé par ce qu’il s’est passé. C’est mauvais pour les affaires. Mauvais pour tout le monde.
Monk : Non, non, vous en avez fait deux. Pourquoi ? vous allez devoir en faire 99 sinon on n’aura pas un chiffre rond ! je suis mort de fatigue d’avance.

Un cocktail Molotoff est lancé à travers une fenêtre, un incendie se déclare aussitôt .

Jimmy Lu : Attention ! Sortez ! sauvez vous ! Vite !

Dans les locaux de l’ATF.

Colmes : Félicitations ! Monsieur Monk, vous avez failli provoquer une guerre des gangs !
Disher : Et eux dans tout ça ? vos agents infiltrés ? ils ont failli mourir dans l’incendie.
Colmes : Je vous en prie, n’exagérez pas.
Monk : Ma chemise a été légèrement brulée, hein ? tu as vu, toit, que ma manche avait jaunie.
Colmes : Pourquoi est-ce que vous avez dit à Salvatore que les Tong étaient surement les tueurs du salon de coiffure ? vous saviez qu’il allait pêter les plombs !
Sharona : Nous n’avons rien dit à Salvatore.
Colmes : Alors dans ce cas, Vinnie spaghetti a du vous entendre en parler.
Monk : Attendez, je ne crois pas que Salvatore ait quelque chose à voir dans cet incendie. Ce n’est pas le genre de personnes à aller jeter un cocktail Molotov, ce n’est pas son style.
Colmes : Vraiment ? alors qui est-ce ?
Stottlemeyer : On n’en sait rien. On s’est bien amusés, désolé que ça n’ait pas marché. Bon, on s’en va !
Colmes : Non, non, attendez une minute. Ecoutez, on va s’en servir, d’accord ? vous, vous allez essayer  d’avoir les aveux de Salvatore sur un enregistrement, disant qu’il a ordonné l’attaque.
Monk : Enregistrement ?
Disher : Vous allez lui mettre un micro ?
Stottlemeyer : Vous êtes malade, si Salvatore trouve un micro sur lui, il lui coupera la gorge sans hésiter une seconde.
Disher : Ou il dira à Gros Tony de le faire.
Sharona : Il n’est pas gros !
Colmes : Si vous acceptez de le faire, je ferai tout pour appuyer votre demande de réintégration. Et je pense que le Procureur Général aussi.
Monk : D’accord. A une condition. Vous ne collerez rien du tout sur ma poitrine, vous entendez ?
Colmes : Très bien, je vais vous montrer quelque chose, venez. Vous savez, de nos jours, on, met des transmetteurs un peu partout sur le corps. Nous avons six possibilités.
Monk : Numéro un, c’est exclu. Numéro deux, vous ne comptez pas que je me rase ici n’est ce pas ? d’accord, non, merci. Numéro trois, …
Sharona : Tu feras comment si tu dois t’assoir ?
Monk : Oui, c’est bien vu. Numéro quatre … même si je suis mort, Sharona, tu ne les laisseras jamais faire le quatre.
Sharona : Non.
Disher : Numéro cinq !
Monk : Celui là d’accord, je vais essayer celui là.
Sharona : Mais il est réservé aux femmes !
Disher : Exact.
Monk : Ah oui. Et le numéro six, je peux le faire.
Colmes : Numéro six ? génial.
Pas le quatre !

La camionnette de l’ATF est garée devant le restaurant de Salvatore Lucarelli. A l’intérieur, Colmes, Stottlemeyer et Disher sont à l’écoute. Dans le restaurant, les invités à la veillée arrivent.

Colmes :.J’ai terminé. Non, ne touchez pas à ça.

Salvatore : Salut Joey.
Joey : Salut Sal.
Salvatore : Je te remercie d’être venu.
Joey : C’était un brave garçon.
Salvatore : Oui, tu as raison.
Joey : Je lui ai donné son premier boulot : collecter pour moi après l’école sur son vélo, rappelle-toi.
Salvatore : Oui, je n’ai pas oublié.
Vince : J’étais là quand il a volé la bicyclette.
Monk : Essai, essai, essai.
Sharona : Arrête de toucher ça.
Tony : Monsieur Monk, Sharona, je suis heureux que vous soyez venus.
Sharona : Toutes nos condoléances pour cette perte. Comment s’est passée la messe ?
Tony : Un véritable crève cœur. Je suis obligé de vous fouiller, vous comprenez ?
Sharona : Bien sur.
Tony : Monsieur Monk. Vous avez une très jolie cravate.
Monk : Elle est à moi, je l’ai depuis des années.
Tony : Bien, au suivant.
Sharona : Vous êtes très consciencieux.
Tony : Oui, j’essaie. Je vous en prie.
Salvatore : Adrien, Sharona ! vous êtes venus, merci.
Sharona : Salvatore, vous vous sentez comment ?
Salvatore : Aujourd’hui, j’ai enterré cinq braves garçons. Mais je survivrai, j’ai toujours survécu. C’est mon destin.
Monk : Il manque un couteau.
Salvatore : Il n’est pas perdu, je sais où il est. Goutez les scungilli.
Monk : Non, merci.
Salvatore : Je les ai préparés moi-même.
Monk : Alors, avec plaisir, merci.
Stottlemeyer : Du calamar.
Sharona : C’est bon, donnez moi la recette.
Salvatore : Vous n’avez pas encore gouté.
Sharona : C’est délicieux.
Monk : Il me faut cette recette. Vous … dites, Salvatore, je suppose que vous avez entendu parler de l’incendie criminel qui a eu lieu dans Chinatown, n’est-ce pas ? vous avez hoché la tête pour dire oui ?
Salvatore : Exact.
Monk : Vous avez une théorie sur la personne qui a provoqué l’incendie ?
Salvatore : Une théorie ? les théories sont pour les personnes intelligentes comme vous. Je n’ai aucune théorie mais je sais qui l’a fait. Deux jeunes de Los Angeles, une bande de réveurs qui ont voulu m’impressionner. Je m’en chargerai.
Sharona : Ce n’est pas vous qui avez mis la bombe incendiaire ?
Salvatore : Quand je voudrai la mort de Jimmy Lu, croyez moi, il le saura. Hé, Luigi !

En tripotant sa cravate pour que les paroles de Salvatore soient bien entendues dans la camionnette, Monk s’est taché. Il prend une serviette pour effacer la tache, ce qui crée des sons étranges dans les micros.

Colmes : Qu’est-ce que c’est que ce bruit ? Réglez l’écoute !
Disher : C’est quoi ce bruit ?
Attendez une minute, je crois savoir ce que c’est.
Stottlemeyer : C’est quoi ?

Monk : La tache est toujours là !
Sharona : Maintenant c’est une tache d’eau. Elle est partie.
Monk : Je suis perturbé par un petit détail dans cette affaire. Je ne peux pas dire lequel mais je voudrais passer chez le barbier en repartant.
Salvatore : J’irai avec vous, je n’y suis pas retourné depuis les meurtres.
Sharona : Vous savez, c’est une scène de crime officielle et en général c’est interdit aux civils.
Salvatore : Peut être qu’ils feront une exception, j’appelle quelqu’un.
Monk : D’accord, mais vous perdez votre temps car ils ne laissent aucune, aucune personne entrer.

Plus tard, chez le barbier. Salvatore, Tony et Vince ont pu accompagner Monk et Sharona.

Vince : Qu’est-ce qu’il fait ?
Sharona : Il réfléchit.
Salvatore : Mes amis, c’est ça, l’intelligence. C’est la meilleure façon de résoudre les problèmes. Je pense que si on essayait plus souvent, il y aurait moins d’enterrements.
Monk : L’homme mystérieux est là, et il fait des mots croisés. Ils attrapent le distributeur de bonbons et ils sortent par derrière. Ils auraient pu prendre n’importe quoi, pourquoi le distributeur de bonbons ? Pourquoi le distributeur de bonbons ? Sharona, donne moi les photos.
Sharona : Tiens. … Monsieur Lucarelli, je peux vous parler ? votre neveu, ici présent, est en très grande forme.
Tony : Je vous en prie, Sharona.
Sharona : Il a perdu cinquante kilos qu’il n’a jamais repris, ce qui est sans doute le plus difficile, alors vous ne croyez pas que vous pourriez lui donner un autre surnom ?
Tony : Oncle Sal, désolé, j’ai rien dit du tout.
Salvatore : Il a toujours été le Gros Tony, depuis sa plus tendre enfance.
Sharona : Oui, je sais, mais regardez le, appelez le le Beau Tony ? Ce serait plus proche de la réalité ;
Vince : Il y a déjà un Beau Tony.
Sharona : Qui ?
Vince : Le Beau Tony !
Salvatore : Cette conversation est terminée. Elle n’a jamais eu lieu.
Monk : Il n’est pas là.
Sharona : Quoi ? qu’est-ce qui n’est pas là ?
Monk : Le distributeur.
Tony : Ils s’en sont servi pour défoncer la fenêtre et ils ont filé par la ruelle.
Monk : Je sais, mais où est il ? on a pris ces photos le jour du massacre. Il n’est pas dans la ruelle. Ni dans l’arrière boutique, ces types ont du l’emmener avec eux.
Tony : Pourquoi auraient ils fait ça ?
Monk : Monsieur Salvatore, ce qui s’est passé ici, tous ces meurtres n’ont rien à voir avec vous ni avec votre famille. En réalité, c’est en rapport avec ceci. (il pousse des bonbons du pied)
Vince : Avec des bonbons ?

Disher : Avec des bonbons ?

Monk et Sharona retournent voir Philip Bedard. Ils le rretrouvent dans un parc, en train de faire des mots croisés.

Sharona : Bonjour Phil ! comment allez vous ? vous vous souvenez de nous ?
Monk : Je croyais que vous n’aimiez pas les mots croisés !
Bedard : J’ai eu envie d’essayer.
Sharona : Vous êtes plutôt doué. Voyelle grecque, en quatre lettres, commençant pas un I
Monk : C’est IOTA, I-O-T-A.
Bedard : Merci.
Monk : J’aime bien les mots croisés. Je viens d’en faire un, plutôt difficile. Il vous concerne, Monsieur Bedard. C’est bien vous, n’est-ce pas ? cette photo a été faite devant chez le barbier, un petit peu avant le massacre.
Bedard : Possible.
Sharona : C’est une bien belle bulle, Phil. Il en faut combien pour faire ça ? quatre, peut être cinq.
Monk : Non, pas quatre, cinq. Cinq chewing gums, voila ce qui s’est passé. Vous avez volé cinq cents à vos employeurs la semaine dernière. N’importe où ailleurs, personne ne l’aurait remarqué mais pas à l’hotel de la Monnaie. Les cinq cents frappés en double face par erreur. Nous nous sommes renseignés, elles valent deux cent mille dollars chacune. Un des agents de la sécurité a du vous suivre, vous avez paniqué. Vous deviez vous débarrasser de ces pièces.
Sharona : Il fallait les cacher pendant un jour ou deux, mais où ?
Monk : Le distributeur. C’était parfait. Vous aviez prévu de revenir les chercher une fois l’alerte passée.
Sharona : Seulement, vous ne saviez pas que ce salon de coiffure servait de façade à la mafia.
Monk : Vous l’avez appris le lendemain quand vous avez essayé de voler le distributeur. Alors, est-ce que c’est le barbier qui a essayé de vous arrêter ? ou bien un client  …
Sharona : Qui que ce soit, il était armé.
Monk : Je ne sais comment vous avez pris son arme, mais là, vous avez commencé à tirer.
Sharona : Tout ça, pour cinq petites pièces. Une pièce pour chaque personne que vous avez tuée.
Monk : Puis vous avez dit que vous aviez assisté à l’attaque afin de détourner l’attention de tout le monde, moi, la police, la famille Lucarelli, vers un gang de Chinatown.
Bedard : Je ne voulais tuer personne. Ces idiots ont brandi leurs armes. C’était un accident. La situation a échappé à tout contrôle. De toute façon, qui va pleurer ces types ? C’étaient des voyous, vus l’avez dit.
Sharona : Mais accident ou non, vous irez en prison.
Bedard : Vous croyez ?
Sharona : Oui.
Bedard : Et comment allez vous prouver ça sans les pièces ?
Monk : Vous avez entendu ?
Bedard : Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Voyez la camionnette la bas, … c’est bon, les gars, venez le chercher. Allo ! intervenez ! Vous allez voir … On se réveille ! Intervenez ! Maintenant ! Excusez moi. Une minute.

Monk court vers la camionnette.

Sharona : Finissez vos mots croisés.

Monk : Qu’est-ce que vous faites ? il vient d’avouer !
Stottlemeyer : Ah oui ?
Monk : Vous n’avez pas entendu ?
Stottlemeyer : Non.
Colmes : On n’entend que de la friture.
Disher : Et votre cravate, où est passée la tache ?
Monk : Hé bien, j’ai réussi à l’enlever.
Disher : Qu’avez-vous fait à cette cravate ?
Monk : Je l’ai lavée. Ensuite, je l’ai repassée.
Colmes : Qu’est-ce que vous dites ? repassée ? Est-ce que vous êtes cinglé ? ce transmetteur vaut vingt mille dollars !
Monk : Mais la tache est effacée.
Disher : Génial, c’est foutu !
Monk : Peut être qu’on peut le pousser à refaire des aveux.
Colmes : Comment vous ferez ?
Monk : Je retourne m’assoir et l’air de rien je lui dis … quoi ? ça vaut peut être le coup d’essayer ?
Bedard : D’accord ! j’avoue, je les ai tués, c’était moi. J’avoue, laissez moi entrer la dedans ! Je les ai tués, je l’avoue. J’ai volé les pièces et j’ai tiré sur les personnes qui étaient là. Alors, arrêtez moi. Qu’est-ce que vous attendez ?
Monk : Qu’est-ce que …

Tony et Vince leur font un signe de la main de loin

Sharona : Ils sont très persuasifs.

Plus tard, dans les locaux de l’ATF.

Disher : Sharona, vous voyez toujours Tony ?
Sharona : Oui, et alors ?
Disher : J’étais en train d’écouter les enregistrements de la semaine dernière. Ceux de mardi soir, dans la voiture de Salvatore. Vous devriez écouter.

Salvatore : Comment ça va entre toi et l’infirmière ?
Tony : Je m’amuse bien avec elle, tu me connais, je lui ai raconté que je voulais ouvrir une librairie.
Salvatore : Toi ? je t’imagine mal dans une librairie.
Tony : Tu voulais que je lui dise quoi ? La vérité ? que je suis ton second, que je maltraite les gens pour vivre ?
Salvatore : Oui et elle t’a cru ?
Tony : Elles le croient toutes. Tu sais pourquoi ? Je leur dis ce qu’elles veulent entendre.

Disher : Est-ce que ça va ? Je suis désolé.
Sharona : Merci Randy.
Disher : Vous allez peut être de vous moquer de moi maintenant.
Sharona : N'y comptez pas trop.

Il la regarde partir en souriant.

Stottlemeyer : Alors, Colmes, où allez vous ?
Colmes : Denver. Un autre poisson à frire.
Stottlemeyer : Et pour Monk ? Vous avez passé un accord au sujet de sa réintégration.
Colmes : Ça, c’était si on coinçait Lucarelli. Il fait une partie de golf aujourd’hui. On a juste coincé un voleur de monnaie, alors notre accord est annulé, Capitaine.
Stottlemeyer : Vous aviez donné votre parole.
Colmes : C’est annulé, Capitaine.
Stottlemeyer : Je vais vous dire une chose, Colmes. Adrien Monk a peut être peur du lait, des microbes, des ascenseurs, des bébés chiots, mais vous, vous ,n’êtes pas digne de cirer ses chaussures.
Colmes : Vous avez raison, c’est vrai. Je l’ai vu s’occuper de ses chaussures. Il est cinglé. Ravi d’avoir travaillé avec vous, Capitaine.

Monk : Alors, il ne va pas m’aider, c’est ça ?
Stottlemeyer : Non. Désolé.
Monk : Je crois que je ne m’attendais pas à ce qu’il le fasse.
Stottlemeyer : Ne jamais faire confiance aux Fédéraux. J’aurais du l’écraser.
Monk : Non, rassurez vous, il va le payer.
Stottlemeyer : Sérieux ? Qu’avez-vous fait ?
Monk : Vous voyez leurs camionnettes ?
Stottlemeyer : Oui.
Monk : Celle-ci est pleine à ras bord et celle-ci, ils l’ont laissée à moitié vide.
Stottlemeyer : Elles sont inégales.
Monk : Je ne leur ai rien dit, je n’ai pas dit un mot. Et j’ai bien l’intention de les laisser partir comme ça.
Stottlemeyer : Ça leur apprendra à se moquer de nous.
Monk : C’est bien envoyé hein ?
Stottlemeyer : Oui.

Ils rient ensemble.

 

Rédigé par mamynicky

 

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fairgirl  (08.11.2020 à 00:36)

Très bonne quête avec une issue surprenante. Le pauvre Monk s'est encore fait avoir et j'aime le fait que Stottlemeyer ait pris sa défense.

Randy a fait de même avec Sharona....quel goujat ce Tony, quand même !

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Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

cappie02 
mamynicky 
Steed91 
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