3.04 – Monk est renvoyé
Larysa Zeryeva sort de la piscine, son compagnon, Paul Harley l’attend. Il l’embrasse pui lui bande les yeux.
Harley : Salut, bébé.
Larysa : Salut.
Paul, qu’est-ce que tu fais ?
C’est une surprise.
Larysa : Qu’est-ce que c’est ? tu sais que je déteste les surprises.
Celle là tu vas l’adorer, promis. Tu viens ?
Larysa : Où est-ce qu’on va ? Donne moi un indice. Elle est dans le garage ?
Tu veux un indice ? … Je te donne un indice. (Il commande l’ouverture du garage)
Larysa : Une voiture ? une nouvelle voiture. C’est la décapotable dont je révais ?
Possible. ?
Larysa : Je te croyais faché contre moi.
Qui resterait faché contre toi ?
Larysa : Tu sais, je n’ai jamais vraiment eu l’intention de parler à ton ex femme de tes comptes en banque.
Evidemment.
Larysa : Je dis ce genre d’idiotie parce que je t’aime.
Moi aussi, je t’aime.
Larysa : Alors, j’ai le droit de l’enlever ?
Non. Pas encore. Voila. Maintenant, tu peux.
Larysa : Qu’est-ce que ça veut dire ? Il n’y a pas de surprise.
Je t’assure que si.
Il se saisit d’une grosse clé et l’assomme. La porte du garage est refermée, on entend le bruit d’une tronçonneuse et du sang gicle sur les vitres du garage. Au commissariat, le Capitaine Stottlemeyer a réuni toute son équipe.
Stottlemeyer : Les gars, écoutez moi. Vous connaissez tous ma femme, Karen. Elle tourne un film.
Karen : Je réalise un documentaire, nuance ! c’est du cinéma vérité.
Stottlemeyer : La diffusion est prévue sur une chaine publique et ça parle de moi ainsi que de vous tous, la vie d’un commissariat vue des coulisses. L’Administration trouve que ce sera excellent pour notre image.
Karen : Soyez vous-mêmes tout simplement. Faites comme si nous n’étions pas là.
Stottlemeyer se recoiffe avant de passer devant la caméra. Puis il s’assure d’être suivi par Karen et se dirige vers un officier.
Stottlemeyer : Chambers ! Bon travail dans le cambriolage de North Beach. Vous les avez coincés.
Chambers : J’espère bien. La racaille me sort par les yeux.
Stottlemeyer : Nous n’avons pas de haine. Nous n’éprouvons aucune haine envers qui que ce soit. Nous essayons de comprendre les délinquants, les motivations sous jacentes de leurs actes et en particulier pour les minorités.
Disher : Capitaine ! on vient de recevoir le rapport sur l’incendie de la fabrique de perruques. Incendie criminel.
Stottlemeyer : C’est bien ce que je pensais.
Disher : Oui, et vous aviez raison. Comme toujours ! Si seulement je savais d’où vient votre intuition.
Stottlemeyer : Qu’a donné l’enquête du chef des pompiers ?
Disher : Il y a eu deux départs de feu, test aux accélérateurs de combustion négatif, euh … positif. Est-ce que je peux refaire la prise ou … ,
Karen : Non. Continuez.
Stottlemeyer : La question est : ^pourquoi voudrait on mettre le feu à une usine de perruques ? qui peut y avoir intérêt ?
Disher : Le propriétaire pour toucher l’assurance.
Stottlemeyer : Théorie intéressante Randy, mais le … (en chuchotant) il a trouvé la mort dans l’incendie.
Disher : Oui, c’est ça.
Le Commissaire Brooks entre dans le commissariat.
Brooks : Je vous dérange ?
Stottlemeyer : Monsieur le Chef de la police, quelle agréable surprise.
Brooks : Comme vous dites. Je peux savoir ce qu’il se passe ?
Stottlemeyer : Ils sont en train de réaliser un documentaire sur ce commissariat.
Brooks : Sans blague !
Stottlemeyer : Le Responsable des Relations Publiques a pensé qu’un film éducatif améliorerait notre image de marque.
Brooks : C’est de faire du bon travail de flic, c’est de ce genre d’images dont nous avons besoin. Mais ça peut s’avérer positif parce que maintenant il y aura une trace de mon souhait de vous voir définir quelles sont vos priorités. De quel dossier parliez vous ?
Disher : De l’incendie criminel sur la vingt quatrième, monsieur.
Brooks : Oh, vous parliez de cet incendie ?
Disher : Oui Monsieur.
Brooks : Vous parlez de cette affaire là ? parce que je pensais que vous bossiez sur CE dossier « le cadavre sans tête, la police n’a aucune piste ». Bien. Où peut on lire ça ?
Stottlemeyer fait des signes désespérés à Karen pour qu’elle arrête de filmer, mais elle continue.
Stottlemeyer : C’est en première page.
Brooks : C’est exact. La première page, la page vingt deux. Extrêmement important, sans importance. La presse nous descend en flèche, indifférence générale. Sur quelle affaire devriez vous vous concentrer ?
Stottlemeyer : Sur le cadavre sans tête.
Brooks : Excellent choix. Et au cas où vous l’oublierez, vous n’avez qu’à rembobiner le film et visionner la bande.
Stottlemeyer : Oui.
Des journalistes attendent à l’extérieur, lorsque Brooks sort du commissariat.
Journalistes : Le voila ! Commissaire ! – s’il vous plait ! – Où en êtes vous dans l’affaire du cadavre sans tête .
Brooks : On y travaille vingt quatre heures sur vingt quatre. On s’en occupe en priorité.
Journaliste 1 : Vous avez pu identifier le corps ?
Brooks : C’est une femme de race blanche, c’est tout ce qu’on sait. Le médecin légiste aura terminé son rapport demain matin.
Journaliste 2 : Des pistes ?
Brooks : L’enquête entre dans une phase délicate. Je ne voudrais pas dire ou faire quoi que ce soit risquant de la compromettre, mais je vous dirais ceci : nous allons retrouver le monstre qui a fait ça et quand on le tiendra je vous garantis qu’il ira croupir en prison pour toujours. C’est tout pour aujourd’hui.
Journaliste 1 : Et le mobile, vous le connaissez ?Au moment où Brooks va monter dans sa voiture, un homme lui arrache son chapeau et s’enfuit.Hé, mais faites quelque chose, ne restez pas plantés là.
Ses gardes du corps se précipitent à la poursuite du voleur de chapeau.
Disher : Tout va bien Monsieur ?
Brooks : Pourquoi ça n’irait pas ?
Stottlemeyer : Pourquoi voler votre chapeau ? ça n’a pas de sens.
Brooks : Comment voulez vous que je le sache ? Une farce d’étudiant ?
Stottlemeyer : Il avait de la valeur ?
Brooks : Laissez tomber mon chapeau, nous avons des choses plus importantes à régler. Le cadavre sans tête, vous vous souvenez ? Je veux que vous vous rendiez à la morgue assister à l’autopsie et que vous me disiez où nous en sommes.
Stottlemeyer : Oui, Monsieur. Vous vous souvenez de Sharona Fleming et Adrien Monk ? Je lui ai demandé d’intervenir en tant que consultant. Je pensais qu’un regard neuf …
Brooks : En tant que consultant ? Pourquoi croyez vous que je vous paie ? Je connais Monsieur Monk. Vous rappelez vous notre dernière entrevue ? Vous mentiez sous serment sur un de mes amis. John Marotta était un bon flic.
Monk : Marotta avait placé cette arme chez la …
Brooks : Ça c’est uniquement une question de point de vue.
Monk : Pas selon les jurés.
Brooks : Ne posez surtout pas vos mains sur moi. De mon point de vue, vous partez avec un sérieux handicap dans cette affaire. Vous me comprenez ?
Monk : Oui, parfaitement Monsieur.
Brooks : (à Stottlemeyer) Qu’est-ce que vous faites encore ici, vous ?
A la morgue, Strottlemeyer, Disher, Monk et Sharona assistent à l’autopsie
Sharona :.Je ne supporte pas cette odeur.
Monk : C’est le désinfectant.
Stottlemeyer : Ça ne vous dérange pas ?
Monk : Non, pas du tout, au contraire.
Légiste : La victime est une femme de race blanche, dont je situerais l’âge entre vingt et vingt cinq ans. Les extrémités des quatre membres ont été sectionnés selon un angle de quarante cinq degrés intérieur …
Monk : Elle est plus âgée.
Légiste : Excusez moi ?
Monk : Elle a au moins vingt six ans. Elle a grandi au bord de la mer Baltique en Estonie ou en Lettonie ou probablement en Lituanie.
Légiste : Autre chose ?
Monk : Non, non, c’est tout. Excepté que le meurtrier est un alpiniste très expérimenté et que … il est gaucher.
Tout en parlant, Monk a sorti une lingette et s’emploie à nettoyer le clavier de l’ordinateur posé près de la table d’autopsie. La liste de tous les dossiers traités est affichée sur l’écran. Une zone de dialogue indique que tous les dossiers vont être effacés.
Légiste : Et vous pouvez l’affirmer à partir de ce corps ?
Monk : La cicatrice qu’elle porte sur l’épaule provient du vaccin contre la variole. Pratiqué dans les Etats Baltes jusqu’en 1977. Elle est donc forcément née avant cette date.
Légiste : Et pourquoi un alpiniste ?
Monk : La corde et le nœud utilisés, je pense qu’il s’agit d’un nœud de Prusik, utilisé par les alpinistes. Il a été noué avec la boucle apparente vers la droite, donc bien sur, c’est un gaucher.
Légiste : Bien sur.
En nettoyant les touches, Monk confirme la suppression des dossiers. Lorsqu’il s’en aperçoit, il panique, le légiste se précipite mais il est trop tard, tous les dossiers archivés ont été effacés.
Monk : Euh … oh … euh …
Disher : Quoi ?
Légiste : Oh non, ce n’est pas vrai !
Stottlemeyer : Mon Dieu.
Sharona : Qu’est-ce que tu as encore fait ?
Il y avait des miettes partout, entre les …
Légiste : Non, non ! Tous mes dossiers, vous les aves tous effacés !
Je suis désolé.
Plus tard, au commissariat. Monk et Sharona attendent plus loin la fin de la conversation entre le Capitaine et le Commissaire Brooks.
Brooks : C’est vrai ? Il a effacé dix ans d’archives medico légales ?
Stottlemeyer : Oui, Monsieur, c’était un accident.
Brooks : C’est lui, l’accident ! c’est indéfendable, Capitaine !
Stottlemeyer : Tous les dossiers ou presque, avaient été sauvegardés. Ils sont en train de retrouver ceux …
Brooks : Ca m’est égal, Monk est grillé. Il ne travaille plus dans la police. Ni avec, ni pour la police de cette ville ! Et je vais lui retirer sa licence.
Stottlemeyer : Non, vous ne ferez pas ça.
Brooks : C’est déjà fait.
Stottlemeyer : Cher Monsieur Brooks, le boulot de flic, les enquêtes, il ne sait faire que ça. Si vous l’en empêchez, ça le tuera.
Brooks : C’est P.M.P. Pas Mon Problème !
Stottlemeyer : Vous et moi, nous savons que ça n’a rien à voir avec la perte des dossiers. Ce n’est qu’une basse vengeance parce qu’il a témoigné contre l’un de vos amis.
Brooks : N'essayez pas de jouer au plus malin avec moi, la carrière de Monk détective est terminée. Vous le lui annoncez ou je m’en charge ?
Stottlemeyer : Non, je m’en charge.
Monk attend à l’accueil du Centre de cancérologie - centre médical de Mont Zion. Sharona a repris son métier d’infirmière, l’infirmière chef s’approche d’elle.
Infirmière chef : Sharona, c’est votre ami, Monsieur Monk. Il est revenu.
Sharona : C’est pas vrai ! attendez moi une seconde, s’il vous plait.
Infirmière chef : Il est à l’accueil depuis au moins une heure.
Sharona : Ecoutez, il a eu une semaine épouvantable. Il vient de perdre son travail.
Infirmière chef : Ma petite Sharona, vous savez toute l’estime que j’ai pour vous. Vous êtes une bonne infirmière et à ce titre, vous serez toujours la bienvenue, mais il reste assis à l’accueil toute la journée, sur une chaise, à attendre. C’est quand même bizarre.
Sharona : Ce n’est pas bizarre, il est triste. Bon, et un peu bizarre, d’accord. Je vais lui parler.
Infirmière chef : Merci.
A l’accueil, Monk est perturbé par la toux d’un jeune garçon. Le garçon a les deux bras dans le plâtre, attachés à son fauteuil roulant. Monk lui jette les pastilles de loin mais rate sa bouche chaque fois.
Monk : Vous voulez une pastille contre la toux ? Contre la toux !
Sharona : Adrien ! mais qu’est-ce que tu fais ? qu’est-ce que tu fabriques ?
Monk : Il a eu une quinte de toux le pauvre garçon.
Sharona : Ouvre la bouche et suce lentement. Ça va aller ?
Sharona : (à Monk) tu peux me dire ce que tu fais là ?
Monk : Est-ce que tu as parlé à Stottlemeyer ?
Sharona : Je l’ai appelé ce matin, le chef de la police n’a toujours pas changé d’avis. Je sais que tu es terrorisé mais tu dois arrêter de me suivre toute la journée, je ne peux pas me permettre de perdre deux boulots la même semaine.
Monk : Où tu veux que j’aille ?
Sharona : Il fait un temps splendide, va faire un tour dehors. Mais quoi qu’il en soit, tu ne peux pas rester ici. Tu n’es pas le droit, tu n’es pas un de nos patients.
Monk : Justement, je ne me sens pas vraiment dans mon assiette. Je crois que je couve quelque chose. J’ai du attraper son virus.
Sharona : Tu veux être admis à l’hopital ?
Monk : Hé bien …
Sharona : Alors je dois prendre ta température.
Monk : Oui, d’accord. Haaaaa
Sharona : Ce n’est pas ce genre de thermomètre.
Monk : Je crois que je vais aller faire un petit tour.
Sharona : J’en étais sure.
Au Commissariat, Karen et son preneur de son filment toujours le documentaire.
Disher : Capitaine, on a une piste.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que vous avez ?
Disher : Je crois qu’on a identifié le corps sans tête. On a un avis de recherche concernant une certaine Larysa Zeryeva, âgée de vingt neuf ans. Et devinez d’où elle vient.
Stottlemeyer : D’un pays balte, je dirais ?
Disher : Et quel pays balte ?
Stottlemeyer : L’Estonie … la Lettonie … la Lituanie ?
Disher : Oui la Lituanie.
Stottlemeyer : Est-ce que les analyses ADN correspondent ?
Disher : Non, et c’est là le problème. Nous avons l’ADN du cadavre sans tête mais rien à quoi le comparer. Nous n’avons aucun échantillon provenant de la disparue.
Stottlemeyer : Qui a signalé sa disparition ?
Disher : Ellen Harley. Larysa Zeryeva était sa femme de ménage. Attendez la suite. Madame Harley est sure que son ex mari, Paul, est impliqué dans cette disparition. Et devinez ce qu’a fait ce Paul l’été dernier ?
Stottlemeyer : Lieutenant, j’en ai assez de jouer aux devinettes.
Disher : L’ascension du mont MacKinley. C’est un alpiniste ! Monk l’a coincé. Enfin, Monk et vous. Félicitations, Monsieur. A tous les deux. Mais surtout à vous.
Monk se promène dans un parc. Il s’ennuie et s’assoit sur un banc. Un employé ramasse les détritus jetés sur le chemin. Monk l’appelle pour lui montrer deux papiers qu’il a oubliés.
Monk : Si je peux me permettre, euh …
Employé : C’est une feuille meurtre.
Monk : Je sais mais puisque vous êtes là, autant …
Employé : Vous vous croyez supérieur à moi, assis là, à pointer les feuilles du doigt ? avant je me faisais deux cent dix mille dollars par an.
Monk : Que s’est il passé ?
Employé : Ce qu’il s’est passé ? si vous voulez le savoir, j’ai fait une bêtise, je me suis arrêté une semaine et ils ont compris qu’ils n’avaient plus besoin de moi.
La police s’est rendue chez les Harley et interroge le couple.
Disher : Très bien, Madame Harley, reprenons. Quand l’avez-vous vue pour la dernière fois ?
Stottlemeyer : Essayez de vous rappeler, c’est très important.
Harley : Cette conversation est très distrayante, Capitaine, mais je dois reprendre mon travail. Ça va durer encore longtemps ?
Stottlemeyer : Aussi longtemps qu’il le faudra, Monsieur Harley.
Harley : Elle n’est pas ici, je vous répète que nous nous sommes disputés et ensuite elle est partie.
Stottlemeyer : Vous l’avez tuée.
Harley : Qui a dit ça ? Mon ex femme ? Larysa est bien vivante et elle va très bien. Elle m’a appelé de Paris il y a trois jours. Vous pouvez vérifier, allez y.
Stottlemeyer : C’est déjà fait. Quelqu’un vous a appelé d’un aéroport parisien mais ce n’était pas Larysa.
Disher : Capitaine, Monk est là.
Stottlemeyer : Où est il ?
Disher : A l’extérieur, dans le garage.
Stottlemeyer : Mais qu’est-ce qu’il fait là ?
Disher : J’en sais rien, moi, c’est Monk.
Stottlemeyer rejoint rapidement Monk qui enquête à sa manière dans le garage.
Stottlemeyer : Mais enfin, Monk, qu’est-ce que vous faites ici ? Ecoutez, vous ne pouvez pas rester là, le chef de la police va arriver d’une minute à l’autre. S’il vous voit, nous serons deux à ne plus avoir de boulot.
Monk : Ce garage est d’une propreté étonnante et il a été passé au désinfectant il y a très peu de temps.
Stottlemeyer : Vous n’avez pas vu l’intérieur de la maison, on se croirait à l’hopital. Vous pourriez presque vous y installer.
Monk : Il est gaucher.
Stottlemeyer : C’est exact, il est gaucher et alpiniste chevronné.
Monk : Alors c’est lui ?
Stottlemeyer : Oui, non seulement c’est lui mais il s’en vanterait presque. Nous sommes en présence d’un faisceau d’indices mais le procureur ne bougera pas si nous ne réussissons pas à identifier le corps sans tête.
Disher : Bonjour Monk ! Comment allez vous ?
Monk : Je vais très bien.
Disher : C’est vrai ?
Monk : Non.
Stottlemeyer : Adrien allait partir, qu’est-ce que vous avez ?
Disher : L’ex femme d’Harley est sure à 100 % qu’il l’a tuée. Elle nous a remis ces photos.
Stottlemeyer : Quelle est la plus récente ?
Disher : Celle avec les cheveux courts.
Stottlemeyer : Celle-ci ?
Disher : Oui, elle a été prise il y a un mois. On la publie ?
Stottlemeyer : Oui, il se pourrait que des témoins se manifestent.
Harley : Excusez moi, Capitaine, vos hommes mettent ma moquette en lambeaux et c’est du haut de gamme. J’espère que vous remboursez les dégâts ?
Stottlemeyer : Alors pour les plaintes, c’est auprès du tribunal administratif.
Monk : C’est ici que vous l’avez tuée.
Harley : Je vous connais. Vous, vous êtes le détective Monk. Je vous ai vu à la télé.
Monk : Moi aussi, je sais ce que vous faites. J’ai vu votre travail sur une table à la morgue. C’est également ici que vous l’avez découpée. Est-ce que vous possédez une tronçonneuse ?
Harley : Non.
Monk : Pourtant vous avez ici une chaine de rechange pour tronçonneuse ainsi qu’un emplacement sur votre panneau pour une tronçonneuse et vous n’avez pas de tronçonneuse.
Harley : J’en ai eu une, mais je l’ai cassée et balancée.
Ça remonte à quand ?
Harley : Je ne m’en souviens pas.
Monk : Vous savez comment travaille notre labo scientifique, Monsieur Harley ? il lui suffit d’un grain de poussière, d’une fibre, d’un fragment de peau, d’un cheveu trouvé dans cette maison pour faire le lien avec le corps sans tête. Vous croyez votre maison propre à ce point, Monsieur ? vous ignorez ce que veut dire le mot propre.
Harley : Donc, ce qui sous entend …
Monk : Que vous avez oublié quelque chose, vous avez commis une erreur que je vais découvrir.
Disher : (au talkie-walkie) Entendu.
Disher : (au Capitaine) Le chef de la police est là, il vient d’arriver.
Stottlemeyer : Monk, vous devez partir. Randy va vous faire sortir par derrière. Venez, allez, allez.
Monk est dans le cabinet du docteur Kroger.
Monk : J’ai du marcher au moins deux, peut être trois heures. Je n’arrive pas à me souvenir, je me suis retrouvé la bas sur les lieux du crime.
Dr Kroger : C’est tout à fait compréhensible. Vous avez été enquêteur pendant longtemps, vous ne pouvez pas y renoncer comme ça.
Monk : Je n’avais jamais perçu à quel point ce travail comptait pour moi. Je me sens perdu. C’est comme si tout était faussé.
Dr Kroger : Vous savez, c’est peut être une bonne chose, une nouvelle opportunité. L’un de mes proverbes favoris, est le suivant « lorsque le destin ferme une fenêtre, c’est pour ouvrir une porte. » Qu’en pensez vous ?
Monk : Que je pense si c’est votre proverbe favori ?
Dr Kroger : Non, est-ce que vous pensez qu’un changement peut être positif ?
Monk : Ho, je … j’ai un entretien d’embauche demain.
Dr Kroger : Ah oui ? ça c’est formidable.
Monk : C’est une idée de Sharona, c’est pour une revue, il s’agirait de vérifier leurs articles.
Dr Kroger : C’est parfait. Vous êtes tendu ?
Monk : Je suis mort de peur, terrorisé, c’est mon premier entretien d’embauche en vingt ans.
Dr Kroger : Tout va très bien se passer, soyez vous même et tout …
Monk : Moi-même ?
Dr Kroger : On va faire une petite répétition, maintenant. Je vais jouer le rôle du chef du personnel.
Monk : Et moi ?
Dr Kroger : Vous, le votre.
Monk : Bon … très bien. Je serai moi.
Dr Kroger : Parfait. Bonjour Adrien, merci d’être venu. Si vous me parliez un peu de vous ?
Monk : Eh bien, j’ai été marié pendant sept ans jusqu’à ce que ma femme meure dans une explosion et depuis, j’ai passé ces sept dernières années à essayer de retrouver les personnes responsables du meurtre de ma femme.
Dr Kroger : Je comprends, est-ce que vous avez un passe temps ?
Monk : Oui, j’en ai un. Je passe mon temps libre à essayer de retrouver la trace de ceux qui ont placé des explosifs qui ont tué ma femme.
Dr Kroger : On va faire une petite mise au point, à ce stade. On peut imaginer que vous n’avez pas à parler sans arrêt des explosifs.
Monk : Je vois. Je dirai juste bombe.
Le tournage du documentaire continue au commissariat.
Disher : Capitaine ! Le chef de la police, ligne une.
Stottlemeyer : Je n’ai pas le temps, je le rappellerai.
Disher : Bien. Monsieur ? oui, voila, il est très occupé, mais il vous rappelle dès que possible. Oui, Monsieur, le haut parleur. Il veut que tout le monde l’entende.
Stottlemeyer : Allez y. Monsieur le chef de la police, j’allais vous rappeler.
Brooks : Pour me dire que vous n’arrivez à rien ? Demain matin, je donne une conférence de presse. Je dis quoi ? On a un suspect ?
Stottlemeyer : Non, pas officiellement. Nous n’avons pas encore pu relier Paul Harley au corps sans tête.
Brooks : Toujours pas le moindre poil ni la moindre fibre ?
Stottlemeyer : Nous continuons à passer la maison au peigne fin.
Brooks : Je parie que c’est sous votre nez. Où est-ce que vous avez eu votre insigne ? dans une boite de céréales ? vous êtes flic oui ou non ?
Stottlemeyer : Oui Monsieur.
Brooks : Alors, trouvez le Capitaine, ou un autre le fera.
Stottlemeyer : Entendu Monsieur, merci beaucoup Monsieur. Je vous rappelle, Monsieur.
Disher : On n’est même pas sur que ce soit le chef de la police.
Stottlemeyer : Randy, laissez nous un moment je vous prie. Vous aussi Boomer, merci. Chérie …
Disher et Boomer sortent. Le Capitaine reste seul avec Karen.
Stottlemeyer : Alors, qu’est-ce que tu dis de tout ça ?
Karen : C’est formidable, c’est le meilleur reportage que j’aie jamais tourné. Et toi, qu’est-ce que tu en penses ?
Stottlemeyer : Karen, je crois que … que c’était une betise monumentale.
Karen : Mais pourquoi as-tu accepté de le faire ?
Stottlemeyer : Parce que tu m’as harcelé, tu ne m’as pas laché une minute et je dois reconnaitre que j’ai été assez flatté que tu me sollicites et aussi parce que je t’aime, mon cœur. Mais je suis dans une impasse dans cette affaire. J’ai perdu Monk et j’ai le chef de la police sur le dos. Tout ça est extrêmement gênant. Non, je réve ? ça tourne, là ?
Karen : C’est un documentaire, Leland, ça en fait partie.
Stottlemeyer : Karen, je t’en prie.
Karen : C’est la chose la plus importante que j’aie faite de toute ma vie, arrêter maintenant, serait me détruire mais si tu me le demandes, je le ferai.
Stottlemeyer : Non, tout va bien, tout va bien.
Monk est à son rendez vous pour l’entretien d’embauche. Son fauteuil est bancal, il essaie de rétablir l’équilibre. La responsable du personnel, Madame Lennington, consulte le questionnaire que Monk a rempli.
Mme Lennington : Tout va bien ?
Monk : Oui, très bien, je vous remercie. Le siège est un petit peu bancal. Vous pensiez que ça m’ennuierait ? mais pas du tout.
Mme Lennington : Alors, Adrien Monk. Quand l’avez-vous rempli ?
Monk : A l’instant, dans la salle d’attente.
Mme Lennington : C’est dactylographié ?
Monk : Non, Madame, j’ai utilisé un crayon.
Mme Lennington : Vous avez l’écriture la plus soignée que j’aie jamais vue.
Monk : Merci. Sharona m’a dit de commencer par une plaisanterie pour briser la glace.
Mme Lennington : Qui est Sharona ?
Monk : Mon infirmière. Vous aimez Marmaduke ?
Mme Lennington : Qui ?
Monk : C’est un héros de bande dessinée et un chien, mais vraiment énorme, vraiment le plus gros chien du monde et aujourd’hui, il est resté coincé dans la porte de sa niche à nouveau et il y a un type qui dit « au moins, cette fois, il regarde du bon coté ». On a beaucoup à apprendre de Marmaduke.
Mme Lennington : J’ai retenu la leçon.et dites moi, quelle est d’après vous, votre principale qualité ?
Monk : Mon esprit de décision.
Mme Lennington : Voulez vous un autre siège ?
Monk : Non, ça va. Je suis un homme normal, je suis normal.
Mme Lennington : Je vois que vous avez travaillé comme consultant auprès des services de police, ça a du être terrible. Avez-vous déjà vérifié des articles ?
Monk : Euh … non Madame, excepté ce matin.
Mme Lennington : Que s’est il passé ce matin ?
Monk : Hé bien Sharona m’a conduit à la bibliothèque afin de vérifier d’anciens numéros de votre revue. J’y ai trouvé quelques erreurs.
Monk lui donne une liste.
Mme Lennington : Page 32, la récolte a été décimée.
Monk : Oui, le terme est impropre. Décimer veut dire « tuer une personne sur dix » Dé-ci-mer.
Mme Lennington : Waouh. Et vous avez fait tout ça ce matin à la bibliothèque. Combien de revues avez-vous lues ?
Monk : Une seule. C’est tout.
Mme Lennington : Une seule, waouh.
Monk : C’est un don et une malédiction.µ
Mme Lennington : Oui, je vois. Avez-vous des questions ?
Monk : Oui. Une seule. Si j’obtiens ce travail est-ce que ce siège sera le mien ?
Mme Lennington : Non j’y veillerai.
Sharona entre chez Monk, elle amène quelques courses. Elle s’aperçoit que le robinet du lavabo de la salle de bains n’est pas fermé. Inquiète elle le cherche dans l’appartement et le retrouve figé, debout devant un mur.
Sharona : Adrien ? Adrien ? tout va bien ? Tu sais, je me suis fait du souci pour toi.
Monk : Moi aussi.
Sharona : Tu es allé à ton entretien ? ça s’est passé si mal que ça ?
Monk : Atrocement mal.
Sharona : Je suis vraiment, vraiment désolée. Mais tu veux que je te dise ? le plus important dans tout ça, c’est que tu y sois allé. Ne sois pas découragé il y a des millions d’autres offres d’emploi.
Monk : J’ai été engagé pour ce travail.
Sharona : Qu’est-ce que tu dis ?
Monk : Je dois commencer lundi.
Sharona : Quarante deux mille dollars par an, plus une couverture sociale ? Quatre semaines de congés payés et une prise en charge des soins dentaires ? Tu as décroché ça à ton premier entretien d’embauche, mais comment tu as fait ?
Monk : Je n’en sais rien.
Sharona : Tu leur as raconté la blague de Marmaduke ? C’est pas vrai, tu leur as raconté cette blague idiote et ils t’ont donné une couverture sociale ?
Monk : Je suis désolé.
Sharona : Oh, non, ce n’est pas ce que je voulais dire. Je suis vraiment ravie pour toi. Vraiment. Félicitations. Quoi ? c’est formidable comme travail, qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : J’avais un travail formidable, je travaillais dans la police et je ne voulais rien de plus. Je savais que je ne pourrais pas guérir le monde de ses problèmes, mais une petite blessure de temps en temps, une petite blessure à la fois, l’une après l’autre, ça peut aider à arranger les choses. J’en ai besoin, ça m’est nécessaire, c’est vital pour moi, ça me manque tellement.
Sharona : Adrien, à moi aussi ça me manque.
Monk : Tellement que ça finira par me tuer. Chaque fois que je regarde les infos ou que je lis la première page des journaux, je voudrais tellement pouvoir être là et agir, même pour un fait divers idiot, comme « le chapelier fou » ou … (il reprend le journal) … le chapelier fou …
Sharona : C’est le type qui a volé le chapeau de Brooks. Tu te souviens, l’autre jour, hé bien il a recommencé hier.
Monk : Et c’est le même type ?
Sharona : Ils ne savent pas, il s’est enfui. Mais cette fois, on a récupéré le chapeau.
Monk : Il essaie deux fois de voler son chapeau pour ensuite ne pas l’emporter ? Ce n’est pas ce qu’il veut … (il laisse tomber les journaux) Je viens de résoudre l’affaire.
Sharona : Une seconde, tu as découvert qui veut lui piquer son chapeau ?
Monk : Non, l’autre affaire, la plus importante, le cadavre sans tête et le chapelier fou, les deux affaires sont liées.
Sharona : Elles sont liées ?
Monk : Sharona, ils vont devoir me réintégrer. Ils vont y être forcés.
Il se met à danser en riant.
Sharona : Adrien, qu’est-ce que tu fais ?
Monk : J’ai résolu l’affaire !
Sharona : Oui d’accord, mais … tu peux me dire ce que tu es en train de faire ?
Monk : Je suis heureux alors je danse la gigue.
Sharona : Ça n’a rien d’une gigue.
Monk : Alors, qu’est-ce que c’est ?
Sharona : Je n’en ai aucune idée et je ne tiens pas à le savoir.
Monk : Je suis de retour ! je suis de retour !
Au commissariat, le tournage du documentaire continue. Le chef de la police Brooks arrive.
Brooks : Où est le Capitaine ? A l’entendre, c’est urgent.
Stottlemeyer : Nous sommes là, Monsieur.
Brooks : Que se passe t’il ? Et lui, qu’est-ce qu’il fait ici ?
Stottlemeyer : Il est mon invité. Nous avons un mandat d’arrêt contre Paul Harley.
Disher : Complété, daté et signé.
Brooks : Vous avez fini par trouver de l’ADN ? et réussi à identifier le corps sans tête ?
Stottlemeyer : Oui, Monsieur.
Brooks : Alors, qu’attendez vous ?
Stottlemeyer : Vous, Monsieur le chef de la police.
Brooks : Pourquoi ce sourire ?
Stottlemeyer : Vous le découvrirez bien assez tôt. Monsieur Monk, dites nous pourquoi nous sommes ici.
Monk : Paul Harley a tué sa petite amie, Larysa Zeryeva. Il l’a décapitée, mutilée et il a tué le corps dans la baie. Il a très soigneusement nettoyé, frotté, aspiré, astiqué toute la maison. Il a éliminé toute trace de Larysa afin de la faire disparaitre. Néanmoins, il a du trouver quelque chose, un papier sans doute, qui l’a plongé dans la terreur.
Brooks : Soit, qu’est-ce que c’était ?
Stottlemeyer : Il s’agissait d’un reçu d’un perruquier situé sur la vingt quatrième, spécialiste de la perruque, en cheveux véritables.
Monk : Larysa portait les cheveux très longs. Un mois avant sa mort, elle les a coupés, nous avons tous vu les photos, n’est-ce pas ?
Sharona : Elle les a vendus à un perruquier, des tas de femmes le font.
Brooks : Dans la vingt quatrième ? Ne serait ce pas celui qui …
Stottlemeyer : Incendié, la semaine dernière, exactement.
Monk : Harley était comme fou, quand il a su qu’il y avait un postiche quelque part fabriqué avec les cheveux de Larysa, un postiche plein de son ADN.
Stottlemeyer : Il devait le récupérer avant qu’on mette la main dessus.
Monk : Alors il s’est introduit chez le perruquier, il l’a assassiné, il a fouillé tous les dossiers de facturation jusqu’à ce qu’il trouve ce qu’il cherchait, puis il a détruit les preuves ou du moins, il a essayé.
Stottlemeyer : On a eu de la chance, le feu a épargné certains des dossiers et nous savons qui porte les cheveux de Larysa.
Brooks : Parfait ! qui est-ce ? où est la perruque ?
Stottlemeyer : Ce n’est pas une perruque. C’est un postiche. C’est votre postiche, Monsieur.
Brooks : Un postiche ?
Stottlemeyer : Votre postiche.
Brooks : J’ignore de quoi vous parlez.
Sharona : Allez, vous avez une moumoute ! vous n’allez pas dire le contraire ?
Brooks : Je ne porte pas de perruque.
Monk : C’est Paul Harley qui essayait de voler votre chapeau. Excepté que ce n’était pas votre chapeau qu’il voulait. Il ne s’intéressait qu’à votre …
Sharona : postiche ! Arrêtez, on le voit d’ici.
Brooks : Ce sont mes propres cheveux !
Monk : Alors, vous laisseriez un meurtrier coupable d’avoir tué de sang froid deux personnes, en liberté, parce que vous refusez d’admettre que vous portez une perruque ?
Brooks : Ha je sais, vous essayez de me mettre mal à l’aise !
Stottlemeyer : Personne ne veut vous mettre mal à l’aise. Monsieur, mais je vais devoir retirer ce postiche de votre tête, c’est une pièce à conviction essentielle dans cette affaire.
Brooks : Je vous mets au défi d’essayer !
Stottlemeyer : Vous en êtes sur ?
Monk : Sur à 100 %. A 93 … 94 % … à 75 %.
Stottlemeyer essaie de retirer le postiche qui résiste, il n’y arrive pas.
Brooks : C’est terminé ? Parfait, donc la réponse est oui. Pour vous, mon vieux, c’est terminé, dans tous les sens du terme.
Sharona : Moi, 74 % ça me suffit.
Sharona se précipite sur Brooks en train de partir et arrache, non sans difficulté, le fameux postiche.
Brooks : Lachez moi ! Arrêtez la ! Allez !
Tout le commissariat se met à rire en voyant le crane dégarni du chef de la police et son désarroi devant la caméra de Karen.
Stottlemeyer : Vous disiez que la preuve était juste sous notre nez. Lieutenant. Le labo l’attend avec impatience.
Brooks : Vous couperez ça au montage, ça n’a rien à faire dans ce film.
Karen : Je ne sais pas, monsieur le chef de la police. C’est une scène très intéressante et j’y tiens.
Stottlemeyer : Je vois ce que tu veux dire. C’est du cinéma vérité.
Brooks : Est-ce que je peux faire quelque chose ?
Stottlemeyer : Vous pouvez faire quelque chose, Monsieur, Vous permettez ?
Il lui tend son chapeau et va chercher Monk.
Stottlemeyer : Vous vous rappelez mon vieil ami ? Adrien Monk.
La police, suivie de Karen et Boomer, se rend au domicile des Harley.
Karen : Et … action !
Stottlemeyer : Surveillez l’arrière de la maison et ouvrez l’œil. (il frappe à la porte) Paul Harley ? ouvrez ! Police de San Francisco ! Bonjour, cher Monsieur. Faites un pas au dehors, je vous prie. J’ai ici un mandat d’arrêt. Je vous arrête pour le meurtre avec préméditation de Mademoiselle Larysa Zeryeva. Lieutenant, débarrassez moi de cette ordure.
Disher : Avec plaisir. Paul Harley, vous êtes en état d’arrestation. Allez, embarquez le ! C’est dans ces moments là que je me souviens pourquoi on a voulu être flics. Désormais, je sais où est ma place. Ma place est derrière mon insigne.
Stottlemeyer : Oui, en attendant, Lieutenant, on se retrouve plus tard. Bouclez le. Qu’est-ce que tu en dis ?
Karen : Tu es une star ! MA star !
Elle l’embrasse.
Stottlemeyer : Merci.
Karen : C’était sublime.
Disher : La vertu contre le vice, c’est bien plus que l’incessant combat qui fait rage entre le bien et le mal. La vertu contre le vice, c’est un conflit vieux comme le monde. Ai je peur de mourir ? On meurt tous un jour ou l’autre. La mort fait partie de la vie. Quand mon heure viendra, je partirai en brandissant haut mon insigne sur le chemin de ma dernière demeure, parce que telle est ma vie. Ma vie, au service de mon insigne.
Ce qui sert de conclusion à Karen pour son documentaire.
Rédigé par mamynicky