3.06 - Sharona perd la tête
Monk et Sharona se rendent à la banque. Sharona doit garer sa voiture dans le parking.
Sharona : Tu préfères m’attendre ici ou me rejoindre à l’intérieur ?
Monk : Euh … Ben ….
Sharona : A moins que tu veuilles venir avec moi ?
Monk : Hoooo … la dedans ? je ne suis pas vraiment très à l’aise dans les parkings. Ça ressemble trop à … des parkings. Pourquoi tu dois aller à la banque ? Pourquoi tu ne vas pas aux distributeurs ?
Sharona : J’ai perdu ma carte bancaire, Adrien.
Monk : Je croyais que c’était ton chéquier.
Sharona : Oui et j’ai aussi perdu mon carnet d’adresses. Bon, reste là, je reviens dans cinq minutes, d’accord ?
Monk descend de voiture. Sharona se gare. Dans le parking, une ombre et des bruits étranges l’inquiètent. Un individu, avec deux poignards plantés sur lui l’appelle.
Homme : Sharona ! Douglas est inquiet pour toi.
Paniquée, elle sort du parking en courant pendant que l’homme s’écroule sur sa voiture.
Sharona : Mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Au secours !
Elle revient avec Monk, l’homme a disparu
Sharona : (au téléphone) Un homme a reçu plusieurs coups de couteau, Il nous faut une ambulance au parking de la dixième et Van Ness.
Monk : Plusieurs coups de couteau ?
Sharona : Oui. Je crois qu’il est mort. Il a dit mon nom, il est juste là ! hoooo mais où il est ? Ce n’est pas possible ! Je te promets qu’il était juste là !
La police vient enquêter sur les lieux.
Stottlemeyer : Envoyez ça au labo. Alors ?
Légiste : Je n’ai peut être pas la QI d’Albert Einstein, mais je sais repérer quand il y a eu un mort quelque part.
Disher : Tenez, buvez ça.
Sharona : Merci, c’est gentil.
Disher : Il va falloir que je fasse un rapport si vous voyez ce que je veux dire. Le type que vous … que vous avez vu, comment est-ce qu’il était exactement ? De taille moyenne, la trentaine …
Sharona : Je ne sais pas, peut être trente cinq ans. Il devait porter des bottes et une chemise de cow boy.
Disher : Et il avait un couteau planté dans le torse, c’est ça ?
Sharona : Oui. Mais aussi un tournevis dans l’oreille.
Disher : Plat ou cruciforme ? … Désolé. Et vous dites qu’il vous a appelée par votre prénom et il a dit autre chose ?
Sharona : Oui, « Douglas est inquièt pour toi ».
Disher : « Douglas est inquièt pour toi ». c’est qui Douglas ?
Sharona : C’était le prénom de mon père.
Disher : Où est-ce qu’il est maintenant ?
Sharona : Il est mort depuis une vingtaine d’années.
Stottlemeyer : Le test lumineux est négatif, on n’a trouvé de trace de sang nulle part.
Monk : Peut être que l’assassin a nettoyé le lieu du crime.
Stottlemeyer : En deux minutes, en plus d’enlever le cadavre ? Même vous, vous ne pourriez pas.
Monk : Regardez le pare brise.
Stottlemeyer : Oui d’accord, et alors ?
Monk : Je me souviens qu’il y avait quatre moucherons sur ce pare brise tout à l’heure, ils formaient une sorte de trapèze.
Stottlemeyer : Une sorte de trapèze ?
Monk : Oui. Depuis le début de la journée, ils n’y sont plus. Quelqu’un a du tout nettoyer.
Stottlemeyer : Peut être que c’est elle qui l’a fait ?
Monk : Pourquoi est-ce qu’elle aurait fait ça ?
Stottlemeyer : A vous de me l’apprendre. Ecoutez, Monk, de tous les détectives que je connais, vous êtes le meilleur. Est-ce que vous voyez quelque chose de louche autour de nous à part le trapèze de moucherons qui a disparu pour corroborer son histoire ?
Monk : A vrai dire, je ne fonctionne pas bien dans les parkings souterrains.
Stottlemeyer : Oui, c’est vrai, Trudy. Désolé.
Monk : Je ne sais pas quoi penser. Sharona semble vivre un e période de stress, elle perd beaucoup de choses, elle oublie des rendez vous importants.
Stottlemeyer : Elle a peut être besoin de prendre du recul.
Monk : Par rapport à quoi ?
Stottlemeyer : A vous. Il faut dire qu’elle a le boulot le plus stressant du continent nord-américain. Je connais des types de la brigade de déminage, des gars aux nerfs d’acier, même eux craqueraient avec vous. Ils auraient craqué depuis au moins quatre ans. Elle a besoin d’un petit break, une semaine de congés payés, tranquille, chez elle. Voila. Affaire classée.
Chez Sharona, Monk joue avec Benji aux dominos. Ils ont construit un chemin.
Benji : Je n’arrive pas à croire que tu n’aies jamais joué aux dominos, de toute ta vie.
Monk : Moi non plus.
Benji : C’était le dernier. On a fini !
Monk : Attends, attends. Voila !
Benji : Génial !
Monk : Joli travail.
Benji : Maintenant, le moment le plus drôle.
Monk : Ha oui, je sais. J’attends ça depuis le début. Allons y. A vos marques, prêt … partez !
Benji : Attends, qu’est-ce que tu fais ?
Monk : Je les range dans la boite. Regarde, je les attrape même deux par deux.
Benji : Non ! non, non. Il faut les faire tomber.
Monk : Quoi ?
Benji : Le but du jeu, c’est de les faire tomber.
Monk : Non, non, non. Attends, attends ! Benji. Benjamin. Non, non, vois tu, si tu fais tomber le premier, alors tous les autres vont tomber. Et ce sera le bazar, non, Dieu merci, heureusement que j’étais là. Alors, on prend les dominos c’est ça qui est très amusant, tu vois ?
Benji : Non, le truc c’est …
Monk : Hé, hé ! si on les rangeait dans l’ordre. Regarde, voila un double un, tu as vu ? alors, maintenant, on range tous les double un …
Sharona : Allez, j’y vais. Je serai de retour dans deux heures. Pas de télévision avant d’avoir terminé tes devoirs.
Benji : D’accord.
Sharona : Est-ce que j’ai tout ? Mon portefeuille, les clés, … ho, la fenêtre, c’est pas vrai. Adrien, tu peux fermer la fenêtre s’il te plait ? je suis en retard.
Monk : Oui bien sur, ça va tes cours de littérature ?
Sharona : Super, j’écrivais beaucoup au lycée, je suis contente de m‘y remettre. Je crois que c’est important de pouvoir laisser s’exprimer sa créativité. En tout cas, moi, j’en sens le besoin.
Monk : Tu recommences à travailler quand ?
Sharona : Euh … demain ?
Monk : Demain ? C’est vrai ?
Sharona : Oui. Tu sais, j’apprécie beaucoup ce petit congé. Et … je sais que tu t’es inquiété pour moi mais ça avait l’air si vrai. Son visage, ses blessures … ça ne se reproduira plus. Allez. Benji, sois gentil et écoute ce que te dit Adrien.
Benji : D’accord.
Sharona : J’y vais !
Benji : Je n’arrive pas à croire que ça lui fasse plaisir de retourner à l’école. Elle passe toutes ses nuits à écrire des histoires.
Monk : Quel genre d’histoire ?
Benji : Je n’en sais rien, je n’ai pas le droit de les lire. Ha si, j’ai vu un titre une fois … La recette fatidique.
Monk : Ha oui ?
Benji : Ce doit être un truc policier.
La fenêtre se ferme enfin, en claquant ce qui provoque la chute des dominos, pour le plus grand plaisir de Benji.
Monk : Oh non ! non, stop ! Benji, il faut arrêter ça ! Non ! Qu’avons-nous fait !
Sharona est à son cours de littérature. Un élève, Billy, lit sa copie devant le professeur, Meredith et les autres élèves.
Billy : « Gandoroh observait les pèlerins qui entraient en procession dans la vallée. De son bras droit mécanique, il les salua comme on salue une armée. Il tenait encore dans sa main gauche le voile de l’invisibilité tandis qu’il glissait subrepticement le bras du milieu dans son dos pour prendre l’ultime flèche en main et l’extirper de son carquois. Fin ».
Meredith : Merci, Billy. C’était plein d’imagination. Des questions ? Un commentaire ?
Varla : Moi, j’ai une question. A qui je dois m’adresser pour récupérer les quinze dernières minutes de ma vie ?
Billy : Pour votre information, Varla, l’héric fantasy est un genre très à la mode en ce moment.
Varla : Pour votre information, vous êtes complètement cintré. Je sais de quoi je parle, je suis infirmière, je sais reconnaitre un dingue quand j’en vois un. Et vous, mon vieux, vous êtes marbré.
Meredith : Varla, s’il vous plait, pas d’avis négatif. Nous sommes ici pour nous apporter soutien et respect mutuel. Bien. Voici les devoirs de la semaine dernière. Eddie, très bien. Rita, j’ai adoré la métaphore, George, pas mal, Varla …
Varla : Quoi ? B moins ? Il faut qu’on cause, Mademoiselle.
Meredith : Bien, surtout, continuez à travailler vos nouvelles. Et n’oubliez pas d’écrire le premier jet à la main. D’accord ? On se retrouve mercredi.
Sharona : Madame Preminger ?
Meredith : Oui ?
Sharona : Je n’ai pas eu mon devoir.
Meredith : Parce que vous ne me l’avez pas rendu.
Sharona : Quoi ? Si, bien sur que si, je vous l’ai rendu mercredi.
Meredith : Je ne crois pas, je voulais vous le faire remarquer mais je me suis dit que vous n’aviez pas fini et que je l’aurai plus tard.
Sharona : Non, non, non, non. Je vous l’ai rendu, j’en suis sure. Je vous ai vue y jeter un coup d’œil.
Meredith : Fouillez dans votre voiture ? Il est peut être tombé entre les sièges ?
Sharona : Non, je …
Meredith : Sharona, vous êtes sure que ça va ?
En rentrant, Sharona s’est arrêtée pour prendre du carburant. Une voiture se gare à côté d’elle, au volant, l’homme du parking avec le poignard et le tournevis, la regarde puis démarre.
Sharona : Oh mon Dieu !
Perturbée, Sharona consulte le docteur Kroger.
Dr Kroger : L’époque que nous vivons est très confuse, pas uniquement pour vous mais aussi pour tout le monde. Il est difficile de se recentrer sur soi même. C’est même dur de simplement savoir où se trouve le centre. Comment vos sentez vous à cet instant ?
Sharona : Hé bien, ça me fait bizarre de me trouver là. Comme si j’étais entrée dans un lieu interdit. Je parie que ça le rend dingue de voir les coussins comme ça.
Dr Kroger : Je n’ai pas le droit de parler de ça.
Sharona : Je vois aussi que ma fenêtre est plus propre que celle derrière vous. Ça, c’est lui, obligatoirement.
Dr Kroger : Il m’arrive de me dire qu’on pourrait échanger nos places de temps en temps pour nettoyer cette fenêtre … Bien, vous m‘avez dit que vous perdiez certaines choses ces temps ci.
Sharona : A part ma santé mentale ? Ecoutez, j’étais sure d’avoir rendu un devoir à l’école et en fait, il se trouve que non.
Dr Kroger : Ça peut arriver.
Sharona : Et puis, il y a une semaine, j’ai trouvé la télécommande au congélateur. Il y a quatre jours, j’ai trouvé ma clé de voiture à la cave, je n’y était plus descendue depuis des mois.
Dans la salle d’attente, Monk et Harold Krenshaw discutent.
Harold : C’est à vous ensuite ?
Monk : Non, j’attends une amie. Je ne viens pas le mardi d’habitude.
Harold : Mon jour, c’est le lundi.
Monk : Et le vendredi ainsi que le mercredi.
En parlant, il range les magazines sur la table, ce qui déplait à Harold qui les replace à sa manière.
Monk : Que pensez vous de la nouvelle machine à bruit ?
Harold : Je ne l’aime pas du tout. Elle est un demi-décibel trop fort.
Monk : Exactement !
Harold : C’est évident.
Dr Kroger : Qu’est-ce que vous ressentez, lorsque vous avez perdu un objet ?
Sharona : De la trouille. Mais je dois le cacher à cause de Benji.
Dr Kroger : Un petit instant, de quoi est-ce que vous avez peur ?
Sharona : De perdre tous mes moyens, comme mon père.
Dr Kroger : Racontez moi ça.
Sharona : Mon père était quelqu’un de très actif. Il tenait une quincaillerie à l’époque où on habitait le Nex Jersey. Et un beau matin, il ne nous a pas rejoint en bas, il est resté dans son lit au premier, il a dit qu’il ne pouvait pas se lever, il était fatigué. Je ne l’ai plus jamais vu debout. Et ma mère a du vendre le magasin.
Dr Kroger : Je suis navré.
Sharona : Pas autant que moi, docteur. Et puis il a du aller à l’hopital. On m’a dit que c’était une maison de repos mais j’ai compris la vérité. C’est curieux, tout ce que j’arrive à me rappeer c’est que sa chambre était d’une couleur bleue atroce et qu’aussi elle puait le poisson. Et c’est là qu’il est mort, dans cette chambre. J’avais douze ans à ce moment là. C’est l’age qu’à Benji aujourd’hui. Je vous jure que si c’est une dépression nerveuse, je ne lui pardonnerai jamais.
Dr Kroger : Votre père ?
Sharona : Adrien.
Dr Kroger : Sharona, vous ne croyez quand même pas qu’Adrien est responsable de votre état ? Vous êtes infirmière, vous savez qu’il n’est pas contagieux.
Sharona : Ecoutez, je suis tout le temps avec lui et tout ce que je sais, c’est qu’avant de le rencontrer, je me sentais bien.
Dans la salle d’attente, Monk se lève et va ranger les magazines sur une étagère. Harold se lève à son tour et les range à sa manière. Monk se lève à nouveau.
Harold : Mais qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Je range les magazines. Deux, deux et deux ! c’est comme ça que le docteur Kroger veut les voir.
Harold : Il vous l’a dit ? … J’en étais sur.
Monk : Le docteur Kroger et moi avons la même méthode de rangement. On préfère les classer par ordre alphabétique.
Harold : Non, non Monsieur, pas du tout ! Alors, c’est pour ça que je dois tout recommencer chaque fois que je viens.
Monk : J’allais justement faire la même remarque. Arrêtez de faire l’enfant.
Harold : Vous êtes parfaitement ridicule.
Chacun change l’ordre des magazines à son tour.
Monk : Vous semblez avoir un trouble très sérieux du comportement. Vous êtes pathologiquement perdu.
Harold : Vous êtes un imbécile.
Monk : Je connais le docteur Kroger depuis plus longtemps que vous. Je connais ses habitudes.
Harold : Un imbécile ridicule et tétu.
Monk : Vous l’avez fait tomber par terre !
Harold : Et voila.
Monk : Maintenant il va falloir le nettoyer !
Harold : N'importe quoi ! ce magazine se met là.
Le ton monte, ce qui attire le docteur Kroger dans la salle d’attente.
Dr Kroger : Harold, Harold !
Harold : Il n’arrête pas de …
Monk : Ça doit être symétrique, on les a toujours …
Dr Kroger : Adrien ! Harold ! chez vous, vous avez le droit de ranger les choses comme bon vous semble mais ici, vous vous trouvez dans mon cabinet. Et si les choses sont un peu en désordre, ça ne me gène pas. J’espère que vous saurez respecter ça.
Monk : Voila !
Dr Kroger : Harold, passez dans mon bureau, j’arrive dans une minute.
Monk : C’est ça, passez donc dans le bureau du docteur.
Dr Kroger : Je m’en charge Adrien, je vous remercie. Harold, allez vous installer, j’en ai pour quelques instants, je vous remercie.
Monk : On se retrouvera en enfer, Harold !
Dr Kroger : Adrien ! Sharona, c’était un excellent début. On se revoit dès jeudi. Adrien !
Sharona : Merci docteur Kroger.
Monk : Au revoir, docteur. Comment ça s’est passé ?
Sharona : Je n’ai pas envie d’en parler. Je vais me rafraichir un peu.
Sharona se rend dans le cabinet de toilette. En levant les yeux, elle découvre l’homme au couteau et tournevis, pendu dans l’un des WC.
Sharona : Ça va aller, tu vas t’en sortir. Tu vas y arriver. Mon Dieu !
Elle s’approche pour le toucher, il ouvre les yeux. Elle abandonne ses affaires et sort en courant des toilettes. Elle attrape Monk par la main et le ramène dans les toilettes. Le cadavre a disparu mais une inscription sur le mur attire leur attention « Aidez moi »
L’homme : Papa a besoin de toi.
Sharona : Mon Dieu ! Adrien !
Sharona : Il était dans ces toilettes ! Va regarder.
Monk : Ce sont des toilettes pour … d’accord ! je vais ouvrir.
Au commissariat. Sharona tente de dresser un portrait robot du cadavre.
Stottlemeyer : Finie l’époque où les toilettes étaient recouvertes de numéros et de dessins obscènes.
Disher : Et de graffitis rigolos sur les supérieurs.
Stottlemeyer : Quels graffitis ?
Graphiste : Comme ça ?
Sharona : Je ne sais pas. Peut être qu’il avait les sourcils plus épais.
Graphiste : Dans ce style là ?
Sharona : Peut être bien, j’en sais rien.
Stottlemeyer : Alors, qu’est-ce que vous en dites ?
Monk : J’aimerais vraiment la croire.
Stottlemeyer : Moi aussi, j’ai envie de la croire mais ce n’était pas ma question.
Monk : Je n’en sais rien. Peut être que je suis trop impliqué, comme pour l’affaire de Trudy.
Stottlemeyer : Il n’y a absolument aucune preuve physique.
Monk : Il y a un crochet dans les toilettes.
Disher : On a vérifié, Monk. Il était déjà là avant.
Le sac de Sharona est devant eux, ils ont la même idée en même temps, et sortent le tube de rouge à lèvres de Sharona du sac.
Monk : Il est là. Juste là.
Disher : Ça ?
Monk : Oui.
Stottlemeyer : La couleur correspond exactement.
Disher : C’’est quoi ces petits trucs là ?
Stottlemeyer : Du plâtre.
Monk : Du mur des toilettes.
Stottlemeyer : Maintenant, on sait ce que veut dire « aides moi ».
Sharona fait irruption dans le bureau, récupère son sac et son bâton de rouge et s’en va, en colère. Monk la rejoint plus tard assise dans la salle d’attente du commissariat.
Monk : Sharona.
Adrien … je vais plus pouvoir m’occuper de toi.
Monk : Quoi ?
Il faut que je prenne un peu de repos, d’accord ? Je viens de téléphoner à l’une de mes amies, c’est une infirmière diplômée, elle peut très bien me remplacer.
Monk : Comment est-ce qu’elle est ?
Monk reçoit chez lui l’infirmière remplaçante, c’est Varla Davis qui se présente.
Varla : Vous êtes Adam ?
Monk : Euh … non.
Varla : Attendez, Anthony ?
Monk : Adrien ?
Varla : Non, non, c’est pas ça. Zut alors, je n’arrive même pas à me relire.
Monk : Je m’appelle Adrien. J’en suis absolument sur.
Varla : Attendez. Une seconde, A – Adrien. Vous avez raison ! Moi c’est Varla, l’amie de Sharona, du cours d’écriture. Elle vous a prévenu de mon arrivée, non ?
Monk : Hé bien, …
Varla : Qu’est-ce que vous regardez ? Mes yeux c’est plus haut.
Monk : Non, je n’étais pas …
Varla : Dites donc, Sharona ne m’aurait elle pas tout dit ?
Monk : Non, non, pas du tout. Notre relation n’est pas de cet ordre.
Varla : Mon fiancé fait du kick-boxing au cas où il vous prendrait l’envie de tripoter.
Monk : Vous êtes vraiment infirmière ? ou …
Varla : Je ne suis pas une infirmière, je suis VOTRE infirmière, mon chéri ! et j’ai envie de pipi. Tenez moi ce truc, il faut que j’aille me soulager un petit peu la vessie.
Monk : Non, non, non. Attendez ! s’il vous plait, non ! attendez, ce ne sont pas des toilettes publiques.
Sharona rentre chez elle, chargée de sacs de courses qu’elle fait tomber. Un homme est assis dans un coin. Elle se saisit d’un couteau de cuisine.
Sharona : Mon Dieu ! qu’est-ce que vous voulez ? Laissez moi, attention, j’ai un couteau.
Trevor : Alors, tu ne reconnais même plus ton ex-mari ?
Sharona : Trevor ! tu m’as fichu une peur bleue ! comment est-ce que tu es entré ?
Trevor : Il suffit de tâter au dessus de la porte pour trouver la clé.
Sharona : Il faut que tu arrêtes d’entrer dans cette maison comme ça. D’accord ?
Trevor : J’attends seulement Benji. Il m’a appelé.
Sharona : Benji t’a téléphoné ?
Trevor : Il dit qu’il s’inquiète pour toi.
Sharona : Tu perds ton temps, tu peux repartir chez toi. Tout va bien.
Trevor : C’est sur ?
Varla : Il me faut votre livre de médocs, avec la prescription exacte.
Monk : Je ne prends aucun médicament.
Varla : Alors, qu’est-ce que je fabrique ici ?
Monk : J’ai seulement besoin d’un peu d’aide.
Varla : Pour faire quoi ?
Monk : Pour faire tout.
Varla : Je meurs de faim.
Varla ouvre le frigo, tout est rangé dans des boites.
Varla : C’est quoi tout ça ? des chaussures ?
Monk : Non, ce sont mes aliments. Je les conserve dans des boites à l’abri de l’air, classés d’une certaine façon. En fonction des couleurs. Il y a un tableau explicatif sur la porte.
Varla : Il y a quoi la dedans ? de la dinde ?
Monk : C’est pour vous.
Varla : Pour moi ? mais vous saviez même pas que je venais.
Monk : Je sais mais maintenant c’est à vous.
Varla : Pas de médicaments hein ?
Monk : Sharona m’a dit de vous donner ceci.
Varla : Adrien Monk. Soins et habitudes alimentaires, horaires, phobies diverses : vide, microbes, serpents, foule, lait … Vous avez peur du lait ? Vous avez quel age ? J’ai un neveu de deux ans, il n’a jamais eu peur du lait.
Monk : Vous devez être très fière de lui.
Varla : Fière de quoi ? qu’il n’ait pas peur du lait prouve qu’il est normal. (elle froisse la feuille et la jette) vous n’avez pas besoin de ça. Sharona est une bonne infirmière mais apparemment, elle vous traite comme un bébé. La fête est terminée. Adrien Monk, moi, je vais vous traiter comme un homme.
Monk : Non, ne faites pas ça.
Varla : On va rester ensemble pendant deux semaines. Il y a deux trois choses que vous devez savoir. D’abord, moi, je prends une heure pour déjeuner. Je veux qu’on me laisse seule devant la télé. Ensuite, à dix sept heures pétantes, je suis où ? dans ma voiture en train de partir et vous faire coucou. J’ai tous mes week-ends de libres. Ne m’appelez pas chez moi à moins d’une urgence, sauf que des urgences, il n’y en aura pas, donc ne m’appelez pas.
Monk : D’accord.
Varla : Vous vous remettez à reluquer mes seins !
Monk : Ha non, non, non. Pas du tout, vous avez …
Varla : Touchez moi encore et je vous en mets une si forte que même vos enfants la sentiront. Vous les rangez où les chips ?
Monk : Je n’ai … je n’ai pas d’enfant. Trudy et moi, nous en avions parlé, mais …
Varla : Zut, j’ai mis des miettes … et comment va Sharona ?
Monk : Hé bien, je ne sais pas. J’allais justement l’appeler.
Varla : Je me fais du souci pour cette petite. Je n’avais jamais vu encore quelqu’un sombrer aussi vite.
Monk : Ha oui ?
Varla : J’en ai vu passer, des brassées de dingos, personne ne se met à halluciner comme ça d’un coup, sauf à gober des champignons magiques mais avec Sharona, il n’y a eu aucun signe avant coureur. Ça, ça n’a pas de sens.
Monk : Vous avez raison.
Varla : Bien, sur, que j’ai raison. Pas besoin de vous pour le savoir. Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : J’ai quelque chose à vérifier, un truc important. Et vous venez aussi.
Varla : Quoi ?
Monk : Ca fait partie du travail. Je mène des enquêtes et vous, vous êtes mon assistante.
Varla : Je suis votre quoi ?
Sharona se rend dans sa classe de littérature.
Sharona : Madame Preminger ?
Meredith : Sharona ! Merci d’être passée. Je voulais vous parler face à face. Vous laissez vraiment tomber mon cours ?
Sharona : Oui, je suis désolée.
Meredith : Mais c’est à cause de moi ? j’ai dit quelque chose ?
Sharona : Oh non, vous n’y êtes pour rien, c’est juste que j’ai quelques problèmes à régler.
Meredith : Sharona, promettez moi que vous allez continuer à écrire. Vous possédez un talent absolument unique et je ne dis pas ça pour vous faire plaisir. J’ai adoré la nouvelle sur votre père. J’ai pleuré en la lisant.
Sharona : Merci.
Meredith : Il faudra remplir un formulaire si vous voulez qu’on vous rembourse une partie de votre cotisation.
Meredith est dos à la fenêtre, Sharona aperçoit l’homme ensanglanté qui la regarde de l’extérieur. Sharona ne réagit pas, elle fixe la fenêtre. Meredith regarde à son tour mais ne voit rien.
Meredith : Sharona ? ça va ?
Sharona : Il y a un monsieur derrière votre fenêtre.
Meredith : Où ça ?
Sharona : D’accord. Je crois que je suis vraiment très fatiguée. Il faut m’excuser. Merci encore pour tout.
En rentrant chez elle où l’attend Trevor, Sharona prépare une valise pour Benji.
Sharona : Il va falloir que tu t’occupes de Benji quelques temps.
Trevor : A partir de quand ?
Sharona : De maintenant. Me regarde pas comme ça. tu n’as rien gagné. Ce n’est pas la garde qui est en jeu. Quiconque sait ce qu’il y a de mieux pour Benji aujourd’hui et quand je me sentirai un peu mieux, il reviendra vivre avec moi. D’accord ?
Monk est retourné dans le garage où Sharona a vu le cadavre la première fois.
Monk : C’est là qu’elle a garé sa voiture. Elle est descendue, approchez, vous jouerez son rôle. L’homme au tournevis est apparu, il s’est avancé vers elle …
En se baissant pour enlever de l’eau sur sa chaussure, Monk remarque un objet brillant coincé sous un poteau.
Varla : Qu’est-ce que c’est ? un indice ?
Monk : C’est la pointe en argent d’une botte de cow boy. Sharona a signalé qu’il portait des bottes de cow boy.
Varla : Peut être que c’était Garth Brooks. Voila. J’ai résolu l’affaire. Quoi ? Vous pensez que c’est Garth Brooks ?
Monk : Ca veut dire qu’elle n’a pas halluciné. Il était là. Lingette !
Varla : Quoi, « lingette » ?
Monk : Quand je dis « lingette » vous me tendez une lingette. C’est comme ça que ça marche.
Varla : C’est comme ça que marche quoi ?
Monk : Ca.
Varla : Vaut mieux vous sortir ça de la tête très vite.
Dans une maison, un couple s’apprête à diner. Il s’agit de Meredith et de son mari, Max. Au fur et à mesure de leur conversation, ce dernier montre des signes d’étouffement puis s’affaisse sur la table.
Max : C’est toi qui l’as fait ? Tu n’avais pas cours ?
Meredith : J’ai pris ma soirée.
Max : C’est une première.
Meredith : Qu’est-ce que tu en sais ? Il faudrait que tu me prêtes attention pour remarquer ce genre de choses.
Max : Meredith ! On ne va pas commencer la dessus. Tu es malade ?
Meredith : Non. Mais toi, tu vas l’être. En fait, je vais appeler une ambulance dans un intervalle de deux à trois minutes.
Max : Hooo … pourquoi ?
Meredith : Maxwell. Tu vas faire une crise cardiaque. Pile à l’heure ! Comme toujours.
Un homme, habillé en cow boy prend le pouls de Max. Il s’agit de l’homme qui a joué le cadavre à plusieurs reprises pour Sharona.
Meredith : Il est mort depuis des années mais il ne le savait pas.
Denny : Le vin est bon ?
Meredith : Oui, le vin est sur. Je n’en ai mis que dans la soupe.
Denny : A notre complice, Sharona Fleming.
Meredith : On n’y serait jamais arrivé sans elle.
Ils s’embrassent. Sharona est en train de charger les affaires de Benji dans sa voiture. Monk et Varla arrivent.
Monk : Sharona ! Bonne nouvelle ! Ecoute, tu ne vas pas le croire mais … qu’estce qu’il s’est passé ?
Sharona : Rien, continue, qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : Laisse moi t’aider.
Sharona : Dis moi ce qu’il se passe.
Monk : Un instant.
Varla : Hé, le fadad, vous causiez à la dame. Finissez ce que vous disiez.
Monk : Tu n'es pas folle.
Sharona : Quoi ?
Monk : Tu n'es pas en train de devenir folle.
Varla : Tu as peut être besoin d’un deuxième avis. Ce monsieur est peut être mal placé pour juger ce genre de choses. Pourquoi tu n’as pas dit qu’il se prenait pour Kojak ? Une vraie copine a l’obligation de prévenir quand elle refile un mec qui se prend pour Kojak.
Sharona : Je te demande pardon ?
Monk : Qu’est-ce que c’est que tous ces bouts de papier ?
Sharona : Des brouillons dont je me sers pour emballer.
Monk : Mais ils sont tous chiffonnés.
Varla : C’est normal, parce que c’est fait pour emballer. Il ne prend pas de médoc ? Ce gars est une pub ambulante pour les médocs. Hé,laissez moi m’en charger et réglez le truc avec elle.
Monk : Je suis repassé dans le parking. J’ai trouvé la pointe d’une botte de cow boy.
Varla : Kojak et moi, ça nous a tout retourné cette histoire de pointe de botte.
Monk : Le cordonnier qui se trouve sur Lark Avenue, a remplacé exactement la même pointe de botte, lundi dernier. Le client en question s’appelle Denny Graf. Ça te dit quelque chose ?
Sharona : Non.
Monk : Il est agent de sécurité au centre universitaire de la ville.
Sharona : Celui où je suis inscrite ?
Monk : La nouvelle policière que tu as écrite « La recette fatidique », de quoi est-ce qu’elle parle ?
Sharona : Hé bien, d’une femme qui doit assassiner son mari et qui maquille ça en crise cardiaque.
Varla : Madame Preminger a annulé son cours hier soir …
Monk : Parce que son époux, Max, est mort d’une crise cardiaque.
Varla : Alors qu’il mangeait une soupe à la tomate.
Sharona : Oh, mon Dieu, c’est comme dans mon histoire ! C’est dément ! L’histoire est basée sur un fait divers quand j’étais interne. L’acide teckolique contenu dans la soupe de tomate, avait activé le poison. C’est quasiment indécelable. Ils ont volé mon histoire ! C’est vraiment du plagiat pur et simple.
Monk : C’est surtout un meurtre. Tu as conservé une copie de la nouvelle ?
Sharona : Oui.
Elle retourne chez elle en courant.
Benji : Wouaw ! maman, est-ce que ça va ?
Sharona : Oui, très bien. Tu ne vas plus dans le New Jersey. Trevor, tu peux rester un peu, pas de souci, mais Benji vit ici avec moi et il ne part pas. Je reviens tout à l’heure.
Monk, Sharona et Varla, attendent l’arrivée de la police devant la maison des Preminger.
Stottlemeyer : Qu’est-ce qu’il y a ? Vous allez bien ?
Monk : Oui !Je vous présente Varla, ma nouvelle … je ne sais pas comment …
Varla : Comment ça va ? Vous êtes des soi-disant policiers vous aussi ?
Stottlemeyer : Non, Madame, nous sommes de vrais policiers. Alors, qu’est-ce qu’il se passe ?
Sharona : Je ne suis pas cinglée.
Monk : Elle a raison. La femme qui habite en face, s’appelle Meredith Preminger. Elle anime le cours d’écriture où vont Varla et Sharona. Et hier soir, elle a assassiné son mari.
Varla : Et c’était l’idée de Sharona.
Sharona : Mais non, pas du tout ! Enfin, en un sens, oui.
Monk : Voila ce qu’il s’est passé. Il y a un mois, Sharona a écrit nous nouvelle policière à propos d’une femme qui tuait son mari à l’aide d’un poison quasiment indécelable. Cette histoire était un manuel du crime parfait, exactement ce dont Meredith et son amant avaient à l’esprit. Mais il restait un problème. S’ils lui volaient son idée, Sharona pourrait avoir des soupçons, une fois le crime commis. Il fallait donc la discréditer aux yeux de tous en amont, avant le meurtre.
Stottlemeyer : Pour que personne ne la croit.
Monk : Exactement. Et c’est là que Sharona a commencé à voir des choses.
Disher : Des gens morts.
Monk : Et à perdre ses affaires.
Sharona : Oui, ils ont du voler mes clés dans mon sac pour en faire des copies. C’est comme ça qu’ils sont entrés chez moi et qu’ils ont déplacé les affaires.
Varla : Dites donc, à dix-sept heures et trente, moi, je mets les voiles, et même si la partie de Cluedo n’est pas finie, je me tire d’ici.
Stottlemeryer toque à la porte des Preminger. Meredith ouvre la porte.
Stottlemeyer : C’est la nouvelle infirmière ?
Monk : Oui ?
Stottlemeyer : Et comment ça va ?
Monk : Elle … elle est géniale. Il n’y a pas mieux. Aidez moi.
Stottlemeyer : Madame Preminger ?
Meredith : Tout à fait.
Stottlemeyer : Navré de vous déranger, le moment est surement mal choisi. Je me présente, Capitaine Stottlemeyer et voici Adrien Monk, le Lieutenant Disher et j’imagine que vous connaissez Varla Davis et Sharona Fleming.
Meredith : De quoi s’agit il ?
Stottlemeyer : Un certain nombre de questions ont été soulevées par la mort de votre époux.
Meredith : Par elle ? Capitaine, elle n’est pas dans son état normal. Demandez à tout le monde.
Denny : Mérédith, il y a un problème ?
Sharona : Mon Dieu, c’est ce type !
Meredith : Ces messieurs veulent parler de la mort de Max.
Denny : Ce n’est pas le moment. Mais peut être après les funérailles …
Monk : Après l’incinération de la dépouille !
Sharona : Vous l’avez empoisonné, vous avez pris l’idée d’une de mes histoires.
Meredith : Vous pouvez le prouver ?
Sharona : Oui, je le peux. Tout est la dedans. La copie de ma nouvelle.
Stottlemeyer : Le titre « Recette fatidique ».
Disher : Excellent choix.
Stottlemeyer : « Aidez moi, aidez moi je vous en prie, aides moi, pitié … au secours … vite ! »
Varla : Oh la tuile ! Je vais me retrouver avec des notes pourries à cause de toi.
Meredith : Vous désirez autre chose ? … C’est bien ce que je me disais.
Denny leur ferme la porte au nez. Sharona reprend son dossier des mains de Stottlemeyer.
Sharona : Ils ont certainement volé mon exemplaire quand ils ont pénétré dans ma maison.
Monk : C’est ma faute, j’aurais du le lire avant.
Stottlemeyer : C’est sur, ça aurait aidé. Quelqu’un d’autre a-t-il pu lire votre histoire ?
Sharona : Non, elle m’avait dit de ne la montrer à personne.
Disher : Le poison devrait apparaitre dans une autopsie.
Monk : Surement, mais aucun juge ne l’ordonnerait sans preuve solide.
Sharona : Mais enfin, c’est pas possible ! il doit bien exister …
Varla : Oh ! attendez, je sais où il y en a une copie ! Une copie de cette nouvelle, écrite de ta propre main.
Sharona : C’est impossible.
Varla : Rien n’est impossible, chérie, et je vais te le prouver tout de suite à trois conditions. Premièrement, je ne tiendrai pas deus semaines, donc ton gars, tu le récupérer tout de suite, sans attendre. La fête est terminée.
Stottlemeyer : Bon, et quelles sont les deux autres conditions ?
Varla : Oubliez les deux autres conditions. Je veux que vous restiez avec elle. C’est l’équipe parfaite, Sharona, Monk et pas moi.
Disher : D’accord, où est l’autre copie ?
Varla : Madame Preminger nous demande de toujours écrire le premier jet à la main, au stylo, comme ça il parait qu’on sent mieux les mots.
Sharona : Mais je l’ai jeté ! Elle nous dit aussi de nous débarrasser des brouillons.
Varla : Oui, mais tu ne l’as pas fait. Tu as froissé toutes les feuilles de papier et tu as emballé tes affaires avec.
Monk : « Kenny sourit froidement. Ne t’en fais pas pour la police dit-il, la substance versée dans la soupe est absolument indécelable. »
Varla : Vous pouvez m’appeler Madame Kojak !
Stottlemeyer : Vous avez raté ça !
Monk : Je … c’est parce qu’elle me rend nerveux.
Stottlemeyer : Il est temps de retourner voir notre veuve éplorée.
Varla : Oui, allez faire ça ! Hep, he, attendez, venez par là une minute. Il est dix sept heures trente, il va falloir me ramener à la maison.
Disher : Je dois accompagner le Capitaine.
Varla : Non, vous devez me ramener chez moi, je n’ai vraiment pas envie de vous regarder leur lire leurs droits, à ces deux clowns. Allez ! En voiture. Quand je dis je pars à dix sept heures trente, je pars à dix sept heures trente ! Allez, montez !
Le procureur arrive avec un mandat.
Monk : C’était le Procureur, avec un mandat d’arrêt. L’autopsie sera pratiquée demain. Rentrons à la maison.
Sharona : Bonne idée. Quoi ?
Monk : Tu m’as manqué.
Sharona : Tu m’as manqué aussi. Allez, en voiture.
Monk : Est-ce que je peux rester le seul à avoir des problèmes, comme avant ?
Sharona : Bien sur. Allez, viens.
Monk : Oh quel soulagement. A moins que ça te manque, évidemment ? Dans ce cas là, on peut tourner. Moi, je déraille du lundi au vendredi et toi, les week ends. Ça collerait parfaitement, en plus ça voudrait dire que je n’aurais pas à me coltiner Varla pendant les week ends puisqu’elle refuse de travailler les week ends. Tu n’imagines même pas ce que j’ai du subir ! c’est la journée la plus longue que j’aie vécue depuis une éternité.
Rédigé par mamynicky