3.01 – Monk à New York
Suite aux informations données par Dale « La Baleine », Monk et Sharona, accompagnés du Capitaine Stottlemeyer et du Lieutenant Disher, se rendent à New York pour interroger Warrick Tennyson au sujet du meurtre de Trudy. Ils arrivent à leur hotel.
Sharona : Alors, c’est pas facile de jouer le mec blasé à New York ?
Disher : Oui c’est vrai. Cet endroit est vraiment prodigieux. Regardez ces bâtiments ! Et celui là, comment est-ce qu’ils ont pu faire ça ?
Sharona : En fait, celui l ils l’ont commencé en partant du toit.
Disher : En partant du toit ? Wouaw !
Sharona : Vous devriez rester près de moi, cette ville vous mangera tout cru.
Stottlemeyer : Chauffeur ! Où est-ce qu’il est ?
Masul, taxi : Qui ?
Stottlemeyer : Le Monsieur, l’homme qui était assis à l’avant.
Masul : Le cinglé ?
Stottlemeyer : Oui le cinglé. Où est-ce qu’il est allé ?
Masul : De quoi il se plaint ? Mon taxi est nickel, pourquoi lui, il frotte, il frotte tout dedans ?
Stottlemeyer : Ecoutez, je vous ai dit que votre taxi était parfait. Où est-ce qu’il est passé ?
Masul : Moi j’en ai rien à faire, moi je le prends plus jamais. Vous pouvez le prévenir, moi, je si je le vois, je continue à conduire même si je perds ma licence. Hé : moi je continue à conduire.
Stottlemeyer : J’ai perdu Monk.
Disher : Comment ça, vous l’avez perdu, il était juste là.
Stottlemeyer : Comment a-t-il pu s’envoler ? Notre hotel est à dix mètres. Monk !
Sharona : Oh mon Dieu, Adrien ! Adrien ! Adrien, il ne faut pas t’éloigner comme ça J’ai failli mourir de peur à cause de toi.
Monk : Quelqu’un a jeté ça par terre.
Sharona : Il va falloir que tu arrêtes, il est absolument impossible que tu parviennes à nettoyer New York à toi tout seul. Crois moi, c’est New York qui gagnera, c’est toujours New York qui gagne.
Monk : Il y a tellement de bruit !
Sharona : Comme à San Francisco !
Monk : Non, ici, c’est différent. Je n’y arriverai pas. Je ne fonctionne pas normalement ici. C’est beaucoup trop pour moi.
Sharona : Adrien, écoute moi. N’oublie pas pourquoi tu es là, d’accord ? Tu as eu un nom, tu as enfin une piste. Enfin ! Après toutes ces années, tu peux savoir la vérité.
Monk : Oui, Warrick Tennyson.
Sharona : Exactement, Warrick Tennyson. Et ce type la est directement lié au meurtre de Trudy.
Monk : Mais pourquoi est-ce qu’il habite ici.
Sharona : Ça je n’en sais rien. Mais c’est le premier truc qu’on pourra lui demander quand on le trouvera.
Monk : Ce n’est pas ce que je lui demanderai en premier.
Ils entrent dans l’hotel. Disher photographie tout.
Disher : Vous avez vu ça ?
Sharona : Tout est fait pour me sentir bien ici.
Disher : Vous croyez qu’ils ont le cable ?
Sharona : Evidemment qu’ils ont le cable !
Disher : On a les moyens de s’offrir ça ?
Sharona : De toute façon, on n’a pas vraiment le choix. C’est Adrien qui a fait les réservations et il s’agit de l’hotel le plus propre de New York.
Monk : Bonjour, je m’appelle Adrien Monk, une réservation pour quatre.
Stottlemeyer : Enfin, si on ne perd personne en route.
Réceptionniste : Oui, Monk, vous avez trois chambres.
Monk : Dans ce cas, Sharona et moi allons en partager une et vous …
Sharona : Attends une minute ! Je croyais que j’en aurai une rien que pour moi.
Monk : C’est-à-dire que je ne peux pas rester seul. Le Capitaine et moi ?
Stottlemeyer : Non, non. Ça m’a suffi de partager le taxi.
Sharona : On n’a qu’à prendre une quatrième chambre.
Réceptionniste : Désolé, mais nous n’avons plus rien.
Disher : Dans ce cas pourquoi pas Sharona et moi ?
Sharona : Alors la, même pas en reve.
Réceptionniste : Ha, Monsieur l’Ambassadeur, bonjour. Ceci est arrivé pour vous.
Ambassadeur : Merci.
Monk : Je dois prévenir celui qui viendra avec moi que je serai le seul à pouvoir disposer de la salle de bains.
Sharona : Adrien, tu peux aller surveiller les bagages, s’il te plait ? D’ailleurs, ils sont tout de travers.
Monk : Oui, c’est vrai.
Réceptionniste : Merci, bonne journée. C’est le nouvel ambassadeur de Lettonie.
Stottlemeyer : Ha, c’est l’ambassadeur !
Ambassadeur : (à son assistant) Shis nav mans meetelis. (Ce n’est pas ma réunion)
Monk s’approche de leurs bagages. L’ambassadeur et sa suite s’apprêtent à entrer dans la cabine de l’ascenseur, un coup de feu retentit.
Disher : Couchez vous !
Stottlemeyer : Police ! tout le monde à terre ! à terre ! Allongez vous par terre !
Disher : Appelez tout de suite la police.
En s’enfuyant, le tireur bouscule Monk qui tombe à terre.
Stottlemeyer : Tout le monde reste au sol et surtout, gardez votre calme. Monk ! Monk ! est-ce que ça va ? Vous avez vu le type ?
Monk : Oui.
Stottlemeyer : Vous pourriez l’identifier ?
Monk : Oui.
Plus tard, la police est sur les lieu. Stottlemeyer et Disher regardent de loin leurs collègues faire leur travail. L’ambassadeur et deux personnes de son équipe gisent sur le sol de la cabine d’ascenseur. Sous le regard étonné du Capitaine Walter Cage de New York et de son équipe, Monk procède à sa manière à l’étude du lieu du crime.
Walter Cage : Est-ce qu’il va bien ? Il a un problème ou quoi ?
Sharona : Il réfléchit.
Cage : Monsieur Monk. Monsieur Monk ! Nous connaissons votre réputation et nous apprécions votre aide mais là, c’est une grosse affaire, j’ai le FBI qui me colle aux basques, j’ai toutes les télés dehors, je n’ai pas toute la journée.
Monk : Je ne peux pas me concentrer, il y a trop de bruit.
Cage : Quoi ? quel bruit ?
Monk : C’est la circulation.
Cage : Mais on est à l’intérieur.
Monk : Oui mais je l’entends.
Cage : Vous voulez peut être qu’on boucle tout Manhattan pour vous laisser vous concentrer ?
Monk : C’est possible de faire ça ?
Sharona : Excusez moi, vous permettez que je lui parle une seconde ? Viens par là. Mais qu’est-ce que tu fais ?
Monk : Tu n'entends pas ? tu n’entends pas ?
Sharona : Non.
Monk : Elles n’arrêtent jamais.
Sharona : Quoi ?
Monk : Les sirènes.
Sharona : On ne peut rien y faire. Si je pouvais je le ferais mais c’est impossible, tu comprends ?
Monk : Il y a des bus aussi.
Sharona : Il faut que tu fasses avec.
Stottlemeyer : Venez Monk. Ecoutez, ces types doivent nous aider à trouver Tennyson. Vous feriez bien de les impressionner. Ils nous seront redevables après ça. On pense à Trudy et on y va.
Monk : Oui. Son manteau.
Cage : Le manteau de qui ?
Monk : Celui de l’ambassadeur, il est trempé.
Cage : C’est vrai. Et ceux des autres sont secs. Comment on a pu louper ça ?
Stottlemeyer : Vous finirez par vous y faire.
Monk : Je me souviens que quand l’ambassadeur est arrivé, il a buté un peu contre moi, son manteau était sec.
Cage : Il était peut être sec en arrivant mais là il est mouillé.
Disher : L’assassin a peut être échangé les manteaux.
Le Capitaine Cage récupère les papiers de l’ambassadeur.
Cage : « Dimitri Krazluv » Non, c’est son manteau. C’est vraiment curieux ça !
Monk : Ce n’est peut être pas un meurtre politique.
Cage : Ce type est un ambassadeur, nom de Dieu ! Son pays est au bord de la guerre civile. Que voulez-vous que ce soit d’autre ?
Monk : Regardez la position des corps. L’assassin a d’abord tiré sur les deux gardes du corps.
Policier : Oui, bien sur, il s’est dit qu’ils étaient armés.
Stottlemeyer : Non, si c’était un crime politique l’assassin aurait tiré d’abord sur la cible visée, l’ambassadeur !
Monk : Et il n’aurait pas utilisé un calibre 22, c’est une pétoire.
Cage : Une pétoire qui a quand même fait trois morts.
Monk : Le tueur a eu de la chance. Ce qui s’est passé n’était pas planifié, c’était improvisé.
Cage : Mais heureusement, vous l’avez vu. Je vais avoir besoin de vous au commissariat pour le portrait robot. Vous connaissez tout ça.
Sharona : Ca va devoir attendre. Nous avons rendez vous à seize heures avec un représentant du procureur. C’est dans le cadre d’un autre dossier.
Cage : Le meurtre de la femme de Monsieur. Oui, je suis au courant. Mais c’est annulé, je viens d’avoir le procureur au téléphone.
Monk : Je vous demande pardon ?
Sharona : Depuis quand ?
Cage : Depuis vingt minutes environ.
Disher : Pourquoi ?
Cage : On ne m’a rien dit, on me dit jamais rien ? ça ne marche pas comme ça à Frisco ?
Stottlemeyer : Premièrement, le nom de notre petit bled est San Francisco, pas Frisco. Deuxièmement, on a fait quatre mille cinq cents kilomètres pour parler à ce type. C’est notre première piste valable depuis sept ans.
Cage : Oui, je comprends, je connais un peu de monde. J’essaierai de passer quelques coups de fil. On travaille tous dans la même équipe, Capitaine.
Stottlemeyer : Vraiment ?
De retour dans les locaux du commissariat.
Cage : Denise, il s’agit de la femme d’un collègue inspecteur, ils demandent seulement de lui parler cinq petites minutes. Oui je vois. Oui, moi aussi ça me désole ! Elle ne changera pas d’avis.
Stottlemeyer : Elle a bien un supérieur ?
Cage : Oui, le Procureur général. Vous avez raison, je vais l’appeler, je vais le faire maintenant.
Stottlemeyer ouvre un dossier sur le bureau de Cage, qui le reprend immédiatement. Monk est au portrait robot.
Cage : Attendez, je vais ranger un peu, tout ce bazar.
Monk : Le grain de beauté Il n’est pas …
Graphiste : Il n’est pas quoi ?
Monk : Le grain de beauté sur l’oreille était plus sombre.
Graphiste : Comme ça ?
Monk : Là c’est trop noir.
Graphiste : Trop noir ! Monsieur Monk, ça n’a pas à être parfait. Vous savez, ce n’est qu’une esquisse. Ça fait plus d’une heure et demi qu’on est là dessus. Je crois que ça peut aller pour l’oreille.
Monk : Non, pas tout à fait.
Sharona : Vous étiez où ?
Disher : Regardez ça, une montre de luxe. Deux cents dollars à peine, c’est du plaqué or.
Sharona : Vous avez trouvé ça où ?
Disher : Par un gars que j’ai croisé. Pas besoin de mettre de piles.
Sharona : Ça non, évidemment ! elle fonctionne à la bêtise ! vous êtes crédule à un point ! c’est terrifiant.
Disher : Je vous dis que cette montre fait tout. Tenez. Je peux vous donner l’heure n’importe où dans le monde. 17 heures 30 ici, à Denver, 158 heures 30, à Los Angeles il est 12 heures 17. A Paris, en France … le temps s’est arrêté.
Monk : Parfait.
Graphiste : Dieu soit loué ! Maintenant passons à la suite, dites moi comment étaient ses yeux.
Monk : C’est-à-dire que je ne les ai pas vus, en fait il cachait son visage. Je n’ai vu que son oreille gauche.
Graphiste : Qu’est-ce que vous voulez qu’on fasse de ça ? Je ne peux pas distribuer ce truc là !
Monk : J’arriverais à le reconnaitre moi …
Graphiste : A partir de ça ?
Monk : Chaque oreille humaine est différente. C’est un peu comme une empreinte …
Sharona : Alors ça avance ?
Graphiste : Voilà tout ce qu’il a vu !
Monk : A vrai dire, je crois que le lobe était plus arrondi.
Graphiste : Le lobe plus arrondi.
Stottlemeyer : Monk !
Monk : Alors ?
Stottlemeyer : J’ai une mauvaise nouvelle et une très mauvaise nouvelle. Je commence par laquelle ?
Monk : Voyons voir, la très mauvaise. Non, non, commencez par la mauvaise ou la très mauvaise …
Stottlemeyer : D’accord, voila, ce matin, Warrick Tennyson a accepté de témoigner dans une affaire fédérale visant la mafia. Il est sous protection policière, sans communication avec l’extérieur. Absolument personne ne peut l’approcher.
Monk : Vous ne leur avez pas parlé de Trudy ?
Stottlemeyer : Je suis resté dans ce bureau pendant une heure et demie à me battre avec eux, ils ont dit oui. A une condition.
Monk : Quelle condition ?
Stottlemeyer : A propos de la nouvelle affaire, celle de l’assassinat à l’hotel. Le Procureur a dit que si on aidait la police à résoudre ce dossier, on nous laisserait parler à Tennyson. Qu’en dites vous ?
Monk : Je crois que je n’ai pas …
Ils sont à coté d’un chantier qui utilise des marteaux piqueurs. Ils s’éloignent mais le bruit gêne Monk.
Monk : Je crois que je n’ai pas … Je crois que je n’ai pas … Je crois que je n’ai … J’imagine que … Je crois que je n’ai pas vraiment … Je crois que je n’ai pas vraiment le choix.
Plus tard, ils lisent un journal dans un bar.
Stottlemeyer : Ça fait les gros titres. Et pas qu’ici, on en parle partout dans le monde.
Monk : Quand Trudy est morte, ça n’a pas fait la première page. C’était en page quatre. Le lendemain, c’était déjà relégué en page dix et le surlendemain c’était fini.
Sharona : Ce n’est pas fini Adrien. On va retrouver les gens qui ont fait ça, je te le promets. Et surtout n’oublie pas, si on les aide sur l’enquête ils nous donneront un coup de main.
Disher les rejoint, accompagné d’un homme qu’il leur présente.
Disher : Vladamir Kazinsky, Capitaine Stottlemeyer. Adrien Monk et Sharona Fleming.
Monk : Enchanté.
Disher : Monsieur Kazinsky, ambassade de Lettonie.
Stottlemeyer : Vous vous trouviez donc ici en compagnie de l’ambassadeur un e heure avant son assassinat.
Kazinsky : Non, plutôt une vingtaine de minutes tout au plus. Je n’arrive pas à y croire, … qu’est-ce que vous regardez ?
Monk : Votre oreille gauche …
Kazinsky : Qu’est-ce qu’elle a ?
Monk : Rien. Rien.
Stottlemeyer : Monsieur, nous essayons de reconstituer les événements qui ont précédé sa mort, les gens qu’il a vus, les endroits où il est allé.
Kazinsky : Nous étions venus pour … pour boire un verre comme tous les mercredis, on s’installait toujours là.
Stottlemeyer : Il n’y avait que vous deux ?
Kazinsky : Il y avait aussi ses gardes du corps.
Sharona : Est-ce qu’il vous a paru inquiet ou effrayé ?
Kazinsky : Pas du tout, il était même, comment dites vous, très badin ?
Monk : Monsieur Kazinsky j’ai entendu l’ambassadeur dire quelque chose juste quelques instants avant de se faire tuer. « Chisel gant mitaine lisse. »
Kazinsky : « Chisel gant mitaine lisse. » ?
Monk : Ca vous dit quelque chose ?
Kazinsky : Peut être qu’il parlait de bricolage.
Monk : Ou bien j’ai peut être mal prononcé la phrase en letton ?
Kazinsky : Non, non, ce n’est pas letton.
Disher : Merci, Monsieur Kazinsky. Voila, vous pouvez partir, nous avons terminé.
Monk : « Chisel gant mitaine lisse. ».
Kazinsky : Non.
Disher : Merci d’être venu. Si on a d’autres questions, on vous appellera. Merci encore.
Monk : « Chisel gant mitaine lisse. ».
Sharona : « Chisel gant mitaine lisse. » ?
Monk : C’est exactement ce qu’il a dit. C’est peut être de l’argot, comme du hip-hop.
Sharona : Du hi pop ?
Monk : Du hip pop, une culture qui vient de la rue. Tu peux essayer de te renseigner ?
Sharona : Mais il n’est pas question que je demande partout ce que signifie « Chisel gant mitaine lisse. ».
Monk : Pourquoi ?
Sharona : Je ne sais pas, il se peut que je revienne ici un jour, je n’en sais rien !
Stottlemeyer : C’est notre soi disant camarade, l’inspecteur Cage. Il a une piste, il veut qu’on aille à Brooklyn pour parler à un dénommé Elmer Gratnik.
Disher : Gratnik a adressé des lettres de menace à Monsieur l’ambassadeur.
Monk : Brooklyn, c’est là où il y a un vieux pont ?
Sharona : Oui et un tunnel.
Monk : Un tunnel, un pont, c’est pas sérieux.
Stottlemeyer : J’ai un plan, vous deux, vous allez à Brooklyn.
Monk : Non, Brooklyn, non.
Stottlemeyer : Si, vous allez à Brooklyn, vous parlez à Gratnik, vous scrutez son oreille gauche, vous lui faites ce que vous voulez. Randy et moi nous allons fouiner un peu dans le coin pour voir où ils ont bien pu cacher notre témoin.
Disher : Super ! on se donne rendez vous ici à onze heures.
Stottlemeyer : Randy, il est déjà onze heures.
Monk : Trudy adorait New York, elle avait révé de m’emmener ici. Finalement, elle y est arrivé.
Sharona : Attends, c’est Gratnik. Assis juste là.Gratnik est installé à une table pour une partie d’échecs.Cage dit qu’il porte toujours ce drole de chapeau. Il demande l’asile politique depuis deux ans, mais le service de l’immigration refuse de le lui donner.
Monk : Et pour lui c’est la faute de l’ambassadeur.
Sharona : Entre autres. A ton avis, c’est l’homme que tu as vu ?
Monk : Peut être bien. Je ne peux pas le dire. Il faut que je voie son oreille gauche. Ecoute, je te propose de passer à coté de lui et peut être qu’il se découvrira.
Sharona : Non, il ne fera pas ça.
Monk : Si peut être si tu te dandines. Où est-ce que tu vas ?
Sharona : Je vais lui parler.
Monk : Dandines toi, Sharona, dandines toi.
Sharona : Veuillez m’excuser, Monsieur Gratnik ?
Gratnik : Chut ! (il déplace une pièce) vous pouvez parler ! c’est lui que ça embêtera maintenant.
Sharona : D’accord. Nous enquêtons avec la police sur l’assassinat de l’ambassadeur.
Gratnik : Ce n’est pas un assassinat, assassinat est un mot qu’on utilise pour les grands hommes. L’ambassadeur était tout sauf un grand homme. « vins bija suns », c’était un chien.
Monk : Excusez moi. C’est un joli chapeau.
Gratnik : Merci.
Monk : Est-ce que vous l’avez menacé ?
Gratnik : Quand je m’emporte, je dis des choses mais jamais de la vie, je n’ai fait de mal.
Monk : Qu’est-ce que c’est ? du vison ?
Gratnik : De la Zibeline.
Monk : Zibeline, wouaw ! Je peux vous l’emprunter ?
Gratnik : Pourquoi ?
Monk : J’adore les chapeaux. Je les collectionne. Je suis un chapeaulogiste.
Gratnik : Non. Laissez moi tranquille.
Monk : « Six navets et des lys ».
Gratnik : Quoi ?
Monk : Juste avant de se faire tuer, l’ambassadeur a dit quelque chose comme « Chisel gant mitaine lisse ». ça vous rappelle quelque chose ,
Adversaire : Excusez moi, je crois que vous voulez dire « Shis nav mans meetelis » mais ce n’est pas du letton. C’est un dialecte très différent, qu’on appelle « Kikiamane » mais certaines personnes parlent les deux.
Sharona : Et ça veut dire quoi ?
Adversaire : Traduit littéralement, ça veut dire « ce n’est pas mon manteau »
Monk : Ce n’est pas mon manteau. Ce n’est pas mon manteau.
Adversaire : Je peux vous apprendre une autre expression. « Sah mats. » Echec et mat.
« Velns paravis ». » Idritvai kocine ! »De rage, il arrache son chapeau. Monk profite pour étudier son oreille, mais ce n’est pas la bonne.
Stottlemeyer retourne au commissariat et subtilise un trousseau de clés qui ouvre le bureau de l’inspecteur Cage. Stottlemeyer ouvre le dossier de Warrick Tennyson.
Stottlemeyer : J’en étais sur … transcriptions du procès … déposition …
Disher : Le Capitaine Cage a dit qu’il ne savait rien sur le dossier Tennyson. Il nous a menti.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que c’est ?
Disher : C’est ma montre, elle sonne toutes les heures.
Stottlemeyer : Hé bien éteignez ça tout de suite.
Disher : Je ne peux pas, le manuel est en coréen. Encore !
Stottlemeyer : Faites quelque chose ! Bousillez la !
Disher : Non, c’est une montre de prix.
Stottlemeyer : Donnez moi ça !
Pendant ce temps, Monk et Sharona sont dans le métro.
Une voyageuse : Pardon Monsieur, ça va ? Monsieur, vous allez bien ?
Sharona : Oui, il va bien.
Une voyageuse : Mais il pleure.
Sharona : On n’a pas trouvé de taxi libre.
Une voyageuse : Monsieur, je peux faire quelque chose pour vous aider ?
Monk : Pitié – faites – stopper le métro.
Sharona : Tu vois, tu as réussi. Tu as pris le métro. Je suis fière de toi. Tu es devenu un vrai new-yorkais.
Monk : J’ai réussi à prendre le métro.
Sharona : Regarde, c’est notre sortie. Surtout tu restes à coté de moi.
Monk : Je n’arrête pas de repenser à ce que l’ambassadeur a dit avant de mourir, « ce n’est pas mon manteau ».
Sharona : Mais c’était son manteau.
Monk : Ce que je ne saisis pas, c’est pourquoi le manteau était mouillé. Je crois que ce manteau est la clé … Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu, il est en train d’uriner !
Sharona : Oh je n’y crois pas ! Hé ! vous la bas, où vous vous croyez ? Arrêtez, il y a plein de monde ! Franchement, je suis désolée Adrien …
Adrien est pris en tenaille au milieu d’un groupe qui s’engouffre dans une rame.
Sharona : Adrien ! Qu’est-ce que tu fais ? Tu es fou, pourquoi tu es monté dans la rame ? Adrien ! arrêtez !
Paniquée, Sharona se précipite vers un agent de sécurité du métro.
Sharona : Monsieur ! Il faut arrêter ce train immédiatement ! Il est tout seul dedans !
Agent : Du calme !
Sharona : Il va paniquer !
Agent : Calmez vous Madame, ce sont des choses qui arrivent tout le temps. Comment il s’appelle ?
Sharona : Adrien Monk.
Agent : Bien, quel age a-t-il ?
Sharona : Il vient d’avoir quarante cinq ans.
Monk est sorti du métro, il essaie d’arrêter un taxi. Il s’arrête devant un petit stand de joueur de cartes. Il sait où est la carte et sort ses billets.
Monk : Taxi. Taxi.
Croupier : Trouvez la reine. Trouvez la reine, bienheureux habitants de la Grosse Pomme. A vous de jouer et trouvez la reine et adieu vos peines, trouvez le valet et rien dans le filet, d’accord ? Dommage pour vous mais c’est le jeu. A vous de bien ouvrir les mirettes, où est la reine ? qui sait où ? Tu sais où elle est ? Amène toi par ici mon pote. Aboule la monnaie, fais nous voir les billets, montre que tu es pas venu les mains vides. On double la mise, pour cinq t’as dix, et pour dix tu rafles le vingt. Pose ton billet sur le carton. Montre moi la reine, montre moi la reine, mec. Celle là ? Bravo, super, ça se voit que tu n’es pas bête, tu n’es pas bête ! non, non, on recommence ! Cette fois c’est quitte ou double, d’accord ? Mets le pognon sur le carton, allez. Ça ne fait rien, j’ai pas les boules quand je perds je suis seulement content quand je gagne. Content de gagner, attention, où elle est la reine ?
Monk gagne une seconde fois.
Croupier : C’est terminé.
Monk : Vous ne me donnez pas mes gains ?
Croupier : Non ! c’est à moi, tu as triché !
Monk : Excusez moi, je souhaiterais voir votre licence.
Croupier : Ma quoi ?
Monk : Votre licence de jeu.
Croupier : Je l’ai oubliée chez moi. Heureusement que le Monsieur est la pour me le rappeler ! Tu ne bouges pas de là d’accord ? je vais la chercher.
Monk : Ne prenez pas votre temps.
Croupier : Ne t’inquiète pas mec, on revient tout de suite.
Ils remballent leurs affaires et s’en vont. La foule autour de Monk se disperse aussi.
Monk : Il a intérêt à ce que sa licence soit à jour.
Au commissariat.
Policier 1 : Ne vous inquiétez pas, on le retrouvera. Tous les flics en uniforme le recherchent.
Stottlemeyer : Cette ville est découpée en carrés, c’est une bonne chose, il adore tout ce qui est … carré.
Policier 2 : Il a disparu depuis quand ?
Disher : Depuis quatre heures.
Sharona : Deux heures et demi ! Bon, écoutez, je l’ai déjà vu dans ce genre de situation. Il est complètement désemparé et n’arrive plus à réfléchir.
Policier 1 : Madame, vous décrivez la moitié des habitants de cette ville.
Cage : Salut. Il parait que le génie a disparu du circuit ?
Stottlemeyer : Walter, vous avez une minute ?
Cage : Pas vraiment, non.
Stottlemeyer : Moi si. On n’a pas fait tout ce trajet pour aller voir Cats.
Cage : D’autant qu’on ne le joue plus nulle part.
Stottlemeyer : J’ai été honnête avec vous du moment où on s’est rencontrés.
Cage : Vous m’accusez de quelque chose ?
Stottlemeyer : Warrick Tennyson est en train de mourir d’insuffisance cardiaque et rénale. Il ne vivra surement pas assez longtemps pour nous parler et vous le saviez, et depuis le début. Combien de temps il lui reste ?
Cage : Il lui reste deux ou trois jours maximum. Personne ne sait dans quel hôpital on le planque. Le Procureur ne le lâche pas pour prendre sa déposition, il a la trouille qu’il claque avant d’avoir obtenu tout ce qu’il veut. Personne n’a droit à approcher ce pauvre type.
Stottlemeyer : Vous m’aviez donné votre parole.
Cage : Je ne vous ai pas menti. Si l’assassin de l’ambassadeur est bouclé …
Stottlemeyer : Je me fous complètement de ce satané ambassadeur. Pour moi, il ne représente absolument rien. La femme de mon ami a été réduite en cendres. Vous comprenez ça ? Et c’est en train de le tuer à petit feu.
Cage : Si on résout cette affaire, on pourra appeler la mairie, contacter la presse, on aura du poids. Vous savez comment ça marche. Ils ne pourront plus rien nous refuser. Ce ne sera pas seulement un atout à sortir de votre manche. Ce sera le seul que vous aurez.
A nouveau dans la foule, Monk est agressé par les bruits de la circulation et même des pigeons qui s’envolent près de lui, des affiches lumineuses sur les buildings. Il se bouche les oreilles lorsqu’il entend un précheur de rue puis se rapproche de lui.
Monk : Qu’est-ce que je vais devenir ? Qu’est-ce que je vais devenir ?
Précheur : … rares sont ceux qui le trouvent. … Prions … Le jour de la grande purification … Préparez vous au jugement dernier. … qui veut la grande purification …
Monk : Je veux bien.
Policier : On l’a trouvé ! Il est à Times Square.
Stottlemeyer : Oh mon Dieu !
Précheur : Parce que le jour du jugement dernier est proche.
Monk : C’est l’heure de la vérité, mon frère ! Délivre nous ta parole ! Dis la vérité !
Précheur : Mes frères ! il n’est pas trop tard !
Sharona : C’est lui ?
Stottlemeyer : Oui.
Sharona : Oh mon Dieu ! Pardon, excusez moi.
Monk : Repentez vous de vos péchés de fornication ! sauvez votre ame !
Sharona : Adrien, qu’est-ce que tu fais ?
Précheur : Nous disons la bonne parole.
Sharona : Vous avez plutôt l’air de prêcher la bonne chère !
Monk : Ne l’écoute pas, Jor-El, je la connais. C’est une fornicatrice.
Sharona : Arrête Adrien !
Monk : Fornicatrice ! ne l’écoutez pas ! c’est une fornicatrice.
Sharona : Ça suffit maintenant ! vous devriez avoir honte !
Stottlermeyer tire Monk vers lui et l’entraine. Aidé de Disher, il l’aide à nettoyer ses mains avec des lingettes.
Sharona : Il va bien ?
Stottlemeyer : Oui il va bien.
Sharona : Tant mieux.
Monk : Capitaine, Capitaine … il y a un stand dévolu au jeu de cartes sur la 49ème. Je crois qu’il n’est pas légal.
Stottlemeyer : On le signalera.
Sharona : Adrien, tiens, j’ai trouvé une bouteille d’eau.
Monk : Vous avez réussi à trouver Warrick Tennyson ?
Stottlemeyer : On est sur le coup. Ils ont l’avantage du terrain mais je me démène pur vous.µ
Sharona : On devrait rentrer à l’hotel pour se reposer. D’accord ? Viens.
A ce moment, Monk voit une publicité lumineuse sur une façade.
Monk : C’est lui ! c’est le type de l’hotel.
Stottlemeyer : L’assassin ? comment vous le savez ?
Monk : L’oreille, je la reconnaitrais entre mille.
Disher : Il s’appelle Steven Leight. Sa femme vient d’être abattue dans Central Park. C’est dans tous les journaux.
Stottlemeyer : C’est lui qui aurait tué l’ambassadeur ? Mais quel est le lien ?
Monk : Alors là, je n’en ai aucune idée. Mais c’est lui notre assassin. J’en suis absolument sur.
Stottlemeyer : Quelle heure est il ? Pas vous, Randy.
Sharona : Attention, c’est lui, le voilà !
Stottlemeyer : Steven Leight ? Bonjour. Capitaine Leland Stottlemeyer, Brigade criminelle de San Francisco. Voici le Lieutenant Disher, Sharona Fleming et enfin, Adrien Monk. Il collabore avec nous.
Sharona : Il est myope.
Stottlemeyer : Vous deviez nous recevoir à votre domicile il y a plus de huit heures. Vous n’étiez pas là.
Disher : Vous nous évitez, Monsieur ?
Leight : Non, pas du tout. Pardonnez moi, je vous ai oublié. C’est que je n’ai plus vraiment toute ma tête depuis quelques jours, j’ai passé une semaine affreuse.
Sharona : Votre assistante nous a dit qu’on vous trouverait ici, que vous étiez parti faire une course.
Leight : Oui, c’est exact. J’étais à la pharmacie. Cela étant, j’ai déjà tout dit à la police. A cinq reprises. Je n’ai rien d’autre à ajouter.
Le regard de Monk se pose sur une patinoire à proximité.
Monk : Mon Dieu ! Mon Dieu !
Stottlemeyer : Quoi ?
Monk : Mon Dieu !
Sharona : Qu’est-ce qu’il y a.
Monk : Cette fillette qui patine, il lui manque un gant.
Stottlemeyer : Monsieur Leight, vous pourriez nous raconter votre histoire en détail une dernière fois ?µ
Leight : Vous êtes de San Francisco n’est-ce pas ?
Stottlemeyer : Oui.
Leight : Je ne comprends pas bien en quoi le meurtre de Beverly vous intéresse ?
Disher : Nous travaillons sur une autre affaire mais nous pensons qu’elles ont peut être un lien.
Monk : S’il te plait, s’il te plait ! Hé ! où est passé ton deuxième gant ?
Fillette : Je l’ai perdu !
Monk : Tu l’as perdu. Elle a perdu son gant. C’est incroyable.
Stottlemeyer : Continuez.
Leight : Il y a deux jours, c’était notre anniversaire de mariage. J’avais deux places de théâtre en matinée, nous devions nous retrouver devant la salle mais elle n’est jamais venue.
Monk : Monsieur Leight, veuillez m’excuser.
Monk court vers la patinoire. Il rejoint la fillette. Il a trouvé une solution, il lui enlève le gant et le met dans sa poche. En s’éloignant, la fillette remet son gant..
Leight : J’ai contacté tous les gens qu’on connait, j’ai finalement appelé la police. Ils ont trouvé son corps à coté de l’étang de Central Park. La police pense qu’elle a résisté à un voleur à la tire.
Stottlemeyer : Et vous, vous pensez quoi ?
Leight : Je n’en sais trop rien. Elle portait le collier de sa grand-mère auquel elle tenait énormément. J’imagine que si on a essayé de le lui prendre, elle a du lutter pour le garder. Je n’arrive pas à croire qu’elle soit morte.
Monk : Mets tes mains comme ça. Voilà. Tu vois, c’est parfait. Tu peux patiner, vas y.
Stottlemeyer : Vous étiez mariés depuis combien de temps ?
Leight : Sept ans.
Monk : Monsieur Leight, vous vivez seul ?
Leight : Par la force des choses.
Monk : Alors avec qui est-ce que vous passez vos nuits ?
Leight : Quoi ? mais de quoi est-ce que vous parlez ?
Monk : Votre femme est décédée mais vous ne dormez pas tout seul, n’est-ce pas ?
Leight : Mais si voyons, évidemment.
Monk : Vous venez d’acheter un médicament contre le ronflement. Il n’y a aucune raison pour qu’un homme achète ce genre de chose. C’est qu’il empêche sa compagne de dormir.
Leight : Cette discussion est arrivée à son terme. Je n’ai ni l’obligation ni l’envie de parler avec vous. Si vous avez d’autres questions, voici une petite pièce pour téléphoner à mon avocat.
Monk : Qu’est-ce que c’est ? un bonbon à la menthe. Je peux le regarder ?
Leight : Ce n’est pas vrai, je n’y crois pas ! Vous le voulez, prenez le. Bonne journée.
Plus tard, ils se retrouvent au bar. Monk montre un deuxième bonbon.
Monk : Ils sont identiques.
Disher : Ce qui veut dire … Quoi déjà ?
Stottlemeyer : Que Steven Leight est venu dans ce bar récemment.
Monk : Steven Leight et l’ambassadeur sont venus tous les deux dans ce bar.
A ce moment, au vestiaire.
Une cliente : Ha non, ce n’est pas le mien.
La responsable : Désolée. Je me suis trompée de numéro, ça m’arrive tout le temps. Voila, Madame.
Monk entend la conversation, il sourit en regardant Stottlemeyer et Disher, qui sourient à leur tour. Plus tard, le Capitaine Cage arrive dans le bar en compagnie de Leight.
Leight : Qu’est-ce qu’il se passe ? Personne ne m’a rien dit.
Cage : Bienvenue au club.
Disher : Monsieur Leight, est-ce que vous avez déjà mis les pieds dans ce bar ?
Leight : Peut être bien, je ne me rappelle pas.
Monk : Peut être que je peux vous rafraichir la mémoire. Vous êtes venu ici mercredi, quelques minutes après avoir tué votre femme.
Leight : Vous êtes cinglé.
Monk : Voila ce qu’il s’est passé. Vous avez emmené votre épouse à Central Park, vous avez cherché un endroit tranquille et quand vous avez été certain qu’il n’y avait pas de témoin, vous l’avez abattue puis vous avez pris ses bijoux pour laisser croire que le mobile était le vol. Après ça, vous étiez quand même bien secoué.
Stottlemeyer : C’est une constante chez les meurtriers de sang froid.
Monk : Vous avez décidé de vous accorder un verre avant d’appeler la police. Bien sur, vous n’aviez pas remarqué que l’ambassadeur de Lettonie se trouvait à quelques mètres de vous. Et pour cause, vous ne le connaissiez pas. Mais c’est là que vos deux destins se sont croisés. La demoiselle du vestiaire lui a donné votre manteau par erreur. D’après ce que j’ai vu, c’est une chose qui arrive souvent ici. Plus tard, quand elle vous a donné le manteau de l’ambassadeur vous avez compris tout de suite ce qui s’était passé.
Stottlemeyer : Vous deviez récupérer le manteau parce que les bijoux de votre femme étaient dans la poche.
Monk : On vous aurait facilement démasqué.
Disher : Si on trouvait le manteau, on savait que c’était vous.
Monk : Vous avez trouvé la clé électronique de sa chambre d’hotel, Vous saviez donc où le trouver. Vous avez couru la bas, c’est à peine si vous avez remarqué qu’il s’était mis à pleuvoir. C’était vous espèce de répugnant personnage. Vous me faites vomir ! (il pointe du doigt un serveur)
Serveur : Moi ?
Sharona : Mais qu’est-ce qu’il te prend ? Ce n’est qu’un pauvre serveur !
Monk : Voyons, Sharona, tu ne le reconnais pas, c’est le type du métro, celui qui urinait. Espèce d’urineur ! C’était vous. Non, non, non. N’essayez pas de nier.
Stottlemeyer : Monk …
Monk : Nous vous avons vu.
Stottlemeyer : Monk … on peut revenir au quadruple homicide ? s’il vous plait ?
Monk : Il a suivi l’ambassadeur à son hotel, l’ambassadeur a du découvrir les bijoux, Leight les a abattus, a échangé les manteaux et laissé celui qui était mouillé. Vous ! Où avez-vous été élevé, comment pouvez vous vous supporter ? C’est répugnant, odieux. Quand je pense que vous osez travailler dans l’hotellerie !
Sharona : Essaie de te maitriser.
Cage : La balistique a confirmé. La femme a été tuée avec la même arme. Monsieur Leight, vous êtes en état d’arrestation pour quatre meurtres avec préméditation.
Monk : Attendez, Capitaine Cage, j’ai besoin de vous emprunter ces menottes. Vous allez être écroué, Monsieur le pisseur !
Stottlemeyer : Monk !
Sharona : Cet homme là a fait ses besoins dans le métro, cet homme là a tué de sang froid quatre personnes. A ton avis, qui faut il arrêter ?
Monk : Le meurtrier.
Plus tard, ils se rendent à l’hôpital pour interroger Warrick Tennyson.
Stottlemeyer : Comment va-t-il ?
Infirmière : Il est sous morphine, donc il ne sent rien.
Stottlemeyer : C’est dommage. Vous pouvez nous laisser un instant s’il vous plait ?
Sharona : Monsieur Tennyson, nous venons spécialement de San Francisco pour vous parler de Trudy Monk. Vous vous souvenez d’elle ?
Tennyson : L’attentat à la bombe.
Monk : C’est exact.
Tennyson : Un homme. Un homme m’a payé deux cent mille en liquide pour faire une bombe. Cinq kilos de plastique.
Monk : Détonateur au magnésium.
Stottlemeyer : Et comment était amorcée la charge ?
Tennyson : Portable.
Monk : Qui a fait ça ? Qui vous a engagé ?
Tennyson : J’en sais rien. Je l’ai vu qu’une seule fois dans un parking souterrain.
Monk : A quoi ressemblait il ?
Tennyson : C’était sombre. J’ai pas vu son visage. Mais j’ai vu ses mains. Il avait six doigts à la main droite. Bizarre.
Monk : Vous pouvez nous laisser seuls une minute ? Je vous retrouve dehors.
Stottlemeyer : Vous êtes sur ?
Monk : Oui.
Stottlemeyer : Allons y.
Ils sortent.
Tennyson : Vous étiez son mari ?
Monk : Non, je suis son mari.
Tennyson : Pardonnez moi.
Monk : Vous pardonner ? Regardez moi, je vais couper votre morphine.
Pendant un moment il détourne le regard après avoir coupé l’arrivée de morphine, puis il revient au chevet de Tennyson.
Monk : Remerciez Trudy, la femme que vous avez tuée, c’est elle qui appuie sur le bouton.
Il remet la distribution de morphine en route puis il sort de la chambre. Stottlemeyer, Disher, Monk et Sharona quittent leur hotel.
Sharona : C’est quand même dommage, on est dans la plus belle ville du monde et on ne peut pas en profiter. Mais je te promets qu’on reviendra.
Monk : Oui, tu as raison. J’ai une meilleure idée et si on décidait de ne plus jamais voyager de notre vie ?
Disher : On va être en retard !
Stottlemeyer : Vous avez une nouvelle montre ? Celle là vient d’une boutique ?
Disher : Oui, à coté il y a une boutique. Celle là elle est à l’heure, pas de problème. Précision suisse.
Stottlemeyer : Elle est en train de bruler.
Disher : Quoi ?
Stottlemeyer : Votre montre, elle brule.
Leur taxi arrive.
Masul : Non, non, pas lui !
Stottlemeyer : Non, attendez, je lui passe les menottes d’accord ? Je le menotte il ne pourra toucher à rien, je vous le promets.
Masul : Double tarif.
Monk : Et toi qui voulais revenir !
Masul : Je veux qu’il se taise.
Rédigé par mamynicky