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#216 : Monk va en prison

Qui voudrait assassiner un détenu, dans le quartier des condamnés à mort, quarante-cinq minutes avant son exécution et pour quelle raison ?

Voilà ce que demande le capitaine Stottlemeyer à Monk.

Alors que celui-ci est pressé de quitter la prison, il reçoit un appel de Dale Biederbeck "La Baleine", qui change tous ses plans. Cet homme aurait des informations de la plus haute importance à lui fournir concernant l'assassinat de Trudy.

Popularité


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Titre VO
Mr. Monk Goes to Jail

Titre VF
Monk va en prison

Première diffusion
05.03.2004

Première diffusion en France
05.09.2004

Diffusions

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Dimanche 05.09.2004 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 05.03.2004 à 22:00

Plus de détails

Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénariste -
Chris Manheim
Réalisateur -
Jerry Levine

Kathy Baker … Sylvia Fairbourn
Gary Kraus
… Gardien
Danny Trejo
… Spyder Rudner
John Bellucci … Abernathy
John Cothran … Directeur prison
David Meunier … Ray Kaspo
Patrick St. Esprit … Lody
Rick Cramer …  Prisonnier 3
Jim Moret … Animateur TV
Jordon Liddle … J.T. DeMornay
James C. Mathis III … Cuisinier rasta
Joe Narciso … Médecin légiste
Tim Curry … Dale « La Baleine »

Monk va en prison 

Un prisonnier, Ray Kaspo, dont la demande de grâce a été rejetée, va être exécuté. Devant son camarade de cellule, Abernathy, qui vient de lui apporter son dernier repas, Ray meurt. Il semble qu’il ait été empoisonné. 

Monk et Sharona, appelés par le Capitaine Stottlemeyer, se rendent à la prison. Monk a un énorme problème avec les barreaux et ne peut se soumettre à la fouille règlementaire. Le directeur de la prison explique que le repas a été préparé dans les cuisines de l’établissement et servi par l’un des amis les plus proches de la victime, très affecté par l’événement.

Six ans auparavant, Ray Kaspo avait abattu un employé d’une station service pendant un braquage. Monk vient de trouver une lettre des parents de l'employé, qui lui pardonnent et prient pour son âme. Ils sont pacifistes et sont donc hors de cause. Mais pourquoi quelqu’un irait mettre du poison dans le dernier repas d’un condamné à mort ? 

Apprenant qu’il s’agissait du "couloir de la mort", Monk se précipite vers la sortie. Devant la dernière grille, le gardien lui passe une communication téléphonique. Il s’agit de Dale Biederbeck dit Dale  la Baleine, qui lui demande de passer par sa cellule car il a une information importante.  Confortablement installé dans une cellule à sa taille, le volumineux personnage ne peut quitter son lit à cause de son extraordinaire corpulence. Il a besoin de Monk pour prouver son innocence dans le meurtre de Ray Kaspo et obtenir qu’une fenêtre soit percée du côté du coucher de soleil. Il a un mobile : la victime lui devait une certaine somme d'argent et il est suspecté par la police. Il offre à Monk de résoudre cette affaire et en contrepartie, il lui dira tout ce qu’il sait sur l’homme qui a tué Trudy. Sharona rappelle à Monk que Dale est en prison à cause de lui et elle est persuadée qu’il n’aidera pas Adrien. Monk, qui n’a rien à perdre mais tout à gagner décide de reprendre l’enquête.  

Ils se rendent dans la partie cuisines. Le directeur leur explique qu’il n’y avait aucune raison pour tuer un homme qui allait être exécuté. Il s’était tourné vers la religion et appelait souvent les journaux pour s’excuser de ses péchés, avouant tout ce qu’il avait fait dans sa vie. Le personnel cuisinier prépare plus de 1.000 repas quotidiens. Monk remarque que la fiche de présence d'un nommé Tucker indique qu’il n’a pas pointé en partant la veille. L’un des cuisiniers l’informe qu’il l'a vu se diriger vers la chambre froide pour faire l’inventaire.  

Dans la chambre froide, ils découvrent le dénommé Tucker mort de froid. Monk fait fouiller ses poches et le gardien trouve une liasse de billets. Quelqu’un l’aurait donc payé pour mettre le poison dans le repas destiné à Ray Kaspo avant de l’éliminer.  

Sylvia Fairbank, responsable du programme de lecture demande à Monk de la rejoindre dans la bibliothèque. En s’y rendant, ils apprennent par un journal que le riche Lambert Lawson est mort d’une insuffisance rénale. Sylvia Fairbank rapporte une conversation qu’elle a entendue entre Ray Kaspo et un camarade à qui il promettait de révéler à tout le monde avant de mourir ce qui s’était produit à Calgary. L’autre, Darnel Rodner, surnommé Spyder, lui a répondu qu’il veillerait à ce qu’il grille en enfer avant.  

Dans le bureau du directeur, Monk décide de se faire passer pour un prisonnier pour faire parler Spyder. Tout en le regardant ranger ses bibelots le directeur l’avertit que s’il comprend qu’il est de la police, Spyder le tuera. Placé en isolement pour avoir aplati son co-détenu contre un mur parce qu’il avait touché ses affaires, il n’a pas encore rencontré Monk qui pourra jouer son rôle un jour ou deux. Pour Trudy, Monk accepte de se faire enfermer avec Spyder. 

Après une rencontre un peu mouvementée, Monk se fait apprécier par Spyder à qui il a refait le lit, trouvé une "nouvelle planque" pour son couteau auquel il a façonné un nouveau manche et aiguisé la lame. Il lui explique qu’il vient d’une autre prison dans laquelle il a "foutu un peu le bordel". 

Le Capitaine Stottlemeyer et le lieutenant Disher rendent visite à Dale. Ils pensent qu’il a voulu faire un exemple pour les autres prisonniers qui lui devraient aussi de l’argent.  

Monk raconte à Spyder qu’il a passé son enfance à Calgary, au Canada. Spyder se rend compte soudain que sa montre a disparu, il en accuse Monk. Ce dernier lui répond qu’il n’est pas en cause et qu’il est plutôt doué pour retrouver des choses. S’il arrive à retrouver le voleur, il veut savoir ce qui s’est passé à Calgary. Spyder est d’accord.  

Chez le légiste, Sharona lit le rapport d’autopsie final. Les poumons sont complètement désagrégés, il a été trouvé des traces de mercure, d’arsenic et de benzédrine, soit assez de poison pour tuer au moins une dizaine d’hommes. Ray Kaspo avait un groupe sanguin très rare et avait donné son corps à la médecine mais plus aucun organe n’est utilisable. 

Pendant la promenade, dans la cour, tous les prisonniers s’effacent devant Spyder. Monk s’occupe de retrouver la montre. Il repère le seul prisonnier à garder les manches baissées pour la cacher et se fait rendre la montre sous l’œil admiratif de Spyder. Mais quand il lui demande de lui raconter se qui s’est passé à Calgary avec Ray Kaspo, Spyder jure qu’il ne le connaît pas et qu’il n’a jamais mis les pieds à Calgary. 

Dans la bibliothèque, Sylvia Fairbank a l’air surprise de recevoir la visite de Monk et Sharona. Monk pense qu’elle souhaitait que Monk soit tué par Spyder pour l’empêcher de démontrer son implication dans la mort de Ray Kaspo. A la télévision, un commentateur parle du milliardaire Lambert Lawson, décédé d’insuffisance rénale. Sylvia Fairbank prête attention à l’émission qui présente un livre sur la vie du milliardaire ; mais pressée par Monk, elle lui répond qu’elle n’avait aucune raison pour tuer Ray Kaspo et en particulier le soir de son exécution. Elle s’en va, laissant Monk en pleine réflexion.

Tout à coup il comprend… Il sait qui, comment, mais pas pourquoi. 

Dans les bureaux de la prison, en attendant un renseignement demandé au lieutenant Disher, Monk et Sharona cherchent un indice dans le dossier de Kaspo. Le directeur fait demander à Monk de le rejoindre en salle de musculation. En réalité, c’est Sylvia Fairbank qui se fait passer au téléphone pour la secrétaire du directeur ; elle est en compagnie du voleur de la montre de Spyder. Lorsque Monk arrive, il est entouré du prisonnier et de quelques-uns de ses amis. 

Sharona reçoit l'appel du lieutenant Disher qui lui confirme que le milliardaire, Lambert Lawson, était du même groupe sanguin, le plus rare au monde, que Kaspo. Le directeur fait irruption dans le bureau au moment où Sharona découvre que Lambert Lawson avait réclamé des millions de dommages à l’auteur du livre sur sa vie. Lawson mort, les poursuites vont être abandonnées.

Lawson est mort parce qu’il n’a pu obtenir une transplantation de reins d’un donneur du même groupe sanguin. Lawson attendait la mort de Ray Kaspo pour être greffé. Et la mère de l’écrivain n’est autre que… Sylvia Fairbank, dont c’est le nom de jeune fille. 

Sharona explique au directeur que Sylvia s’est faite embaucher à la prison, a payé l’un des cuisiniers pour empoisonner le dernier repas de Kaspo avec des substances suffisantes pour détruire tous ses organes. L’injection mortelle qu’il devait subir n’aurait attaqué que le cerveau et non les organes. En détruisant les reins de Ray Kaspo elle éliminait Lawson par la même occasion pour protéger son fils.  

Monk qui a tenté d’échapper à ses agresseurs, se retrouve piégé dans la lingerie, sans issue. Il se cache dans le tambour de l’une des énormes machines à laver mais se fait rapidement découvrir. Spyder, bien que sachant qu’il est policier, apprécie Monk et le protège.  Sharona et les gardiens arrivent à ce moment ; Monk remercie Spyder de lui avoir sauvé la vie et promet de dire un mot en sa faveur. 

Monk et Sharona vont rendre visite à Dale dans sa cellule. Une fenêtre a été percée et un coin salon aménagé. Honorant sa parole, Dale leur apprend que la bombe qui a tué Trudy n’était pas destinée à Monk contrairement à ce qu’il croit, mais bel et bien pour elle. Monk est effondré ; Dale ajoute qu’un certain Tennison qui vit à New York est largement impliqué dans cet attentat.

Sous l’œil ironique de Dale la Baleine, Monk et Sharona quittent la cellule. 

En sortant de la prison, Monk est content de retrouver l’air libre après une journée et demi enfermé. Il dit au capitaine et au lieutenant : "croyez-moi, la prison ça vous change un homme !".

Sharona le suit en soupirant et en souhaitant que ce soit vrai. 

2.16 – Monk va en prison

Dans une prison, le dernier repas d’un condamné à mort va être servi à Ray Kaspo par un autre prisonnier, Abernathy.

Directeur : J’ai eu la Cour d’Appel, sa demande de grace a été rejetée.
Christie : Alors, cette fois, ça y est.
Directeur : Où est Ray Kaspo ?
Christie : Dans sa cellule, en train de prendre son dernier repas, pilons de poulet et chili.
Directeur : Des pilons et du chili ? ça pourrait le tuer avant qu’on s’en charge.

Abernathy : Salut Ray ! Comment ça va ?
Kaspo : ça va merci. Ça a l’air bon, dis donc ?
Abernathy : Je leur ai demandé d’ajouter une tonne de sauce. C’est comme ça que tu préfères le chili.
Kaspo : Merci, Abbie.
Abernathy : Je suis au courant pour la cour d’appel. Bande de salauds.
Kaspo : Enfin, ce n’est pas une surprise. C’et l’histoire de ma vie. Tu donneras ça à ta fille. Tu m’as dit qu’elle aimait dessiner.
Abernathy : Ta boite de peinture !
Kaspo : Oui, je n’ai personne à qui la donner. Merci pour tout Abbie.
Abernathy : Surtout, reste fort mon ami.

Ils se serrent la main, émus.

Kaspo : Abbie, dis à tout le monde que je pars en paix.
Abernathy : Salut, Ray.

Il s’éloigne, tristement. Un râle le fait revenir sur ses pas. Kaspo se roule par terre de douleur. Les gardiens arrivent trop tard, Kaspo est mort. Le directeur vient chercher le condamné.

Abernathy : Gardien ! par ici ! ouvrez vite la porte ! vite !
Directeur : Allez, Ray, tout est prêt …
Abernathy : On l’a empoisonné, monsieur.
Directeur : Empoisonné ? Pourquoi ?

Monk et Sharona entrent dans la maison correctionnelle de San Juan.

Sharona : Adrien ? ça va ? ce n’est pas la première fois que tu visites une prison ?
Monk : J’ai mis les pieds dans des salles d’interrogatoire, dans des parloirs et c’était déjà bien assez dur.
Sharona : Viens avec moi. Bonjour, Adrien Monk, Sharona Fleming. Le Capitaine Stottlemeyer nous attend.
Gardien 1 : Veuillez mettre ceci. C’est pour vous différencier des prisonniers. Ensuite, passez cette porte.
Sharona : Merci. Allons y.

Ils sont arrêtés pour être fouillés.

Gardien 2 : Bras en l’air, paumes vers le haut.
Monk : Qu’est-ce que vous …
Gardien 2 : Je dois opérer une fouille.
Sharona : Ecarte simplement tes bras.
Gardien 2 : Paumes en l’air. Parfait. Tournez vous. Non, pas un tour complet. Face au mur. Très bien.
Monk : Non, non, attendez. … voila, vous pouvez y aller. Attendez, attendez un peu, stop ! juste une seconde, d’accord ? … allez y ! c’est bon, je suis prêt. Oooooh non !
Sharona : Arrête un peu, tu veux ? qu’est-ce que tu fais ? Il suffit que tu le fasses. Arrête de te comporter comme un enfant. Excusez le.
Monk : Bon allez y … Non ! arrêtez ! attendez attendez, une seconde ! Ecoutez, je … je vous propose une chose. Que je fasse moi même la fouille.
Gardien 2 : Que vous opériez vous-même la fouille ?
Monk : Je suis très honnête, faites moi confiance, je suis un ancien policier.
Gardien 2 : Vous êtes un ancien policier ?

Sous les yeux ébahis des gardiens, Monk se tapote tout le corps pour opérer sa propre fouille.

Monk : Non, une petite minute, qu’est-ce que c’est que ça ? faites moi voir ce truc ? mais c’est un coupe ongles ? où est-ce que vous avez l’intention d’aller avec ça ? vous ne pouvez pas entrer avec. Vous le récupèrerez en quittant les lieux.

Il dépose le coupe ongles dans le panier que le gardien lui présente.

Sharona : Merci.
Monk : Merci.

Ils rejoignent le Capitaine dans la cellule où le condamné Kaspo a été empoisonné. Monk reste à l’extérieur.

Stottlemeyer : Monk ! la scène du crime se trouve ici.
Monk : Ça va, je vois très bien d’ici. Ne vous inquiétez pas. Qui a préparé le chili ?
Directeur : C’est nous, dans nos propres cuisines.
Stottlemeyer : J’ai envoyé Leveaugh interroger les cuisiniers mais je crois que nous sommes dans une impasse.
Sharona : Qui a apporté le repas ?
Directeur : Un détenu, un dénommé Abernathy. Un des amis les plus proches de Kaspo. Je viens de lui parler. Il a vraiment l’air bouleversé et je crois qu’il n’y est pour rien.
Sharona : Qu’avait fait Ray Kaspo ?
Disher : Il y a six ans, il a abattu un employé de station service dans un braquage.
Sharona : C’est peut être un coup de la famille de la victime pour se venger ?
Monk : Non, cette lettre a été envoyée par la famille de la victime, ils écrivent qu’ils lui pardonnent et qu’ils prient pour son ame.
Disher : Ils ont peut être menti, allez savoir.
Monk : Non, non, non. Ils s’appellent Lapp. Ils résident à Strasburg, en Pennsylvanie. Ils sont Mennonites.
Stottlemeyer : Donc, pacifistes. Ils rejettent toute violence.
Directeur : Je crois que vous avez raison mais du coup, ça ne répond pas à la grande question, pourquoi quelqu’un s’embêterait à ajouter du poison au dernier repas d’un condamné à mort ?
Stottlemeyer : Au dernier repas ?
Directeur : Il devait être exécuté par injection à minuit.
Stottlemeyer : Qu’en dites vous ?
Monk : Je n’en dis rien, je m’en vais. Je rentre chez moi.
Sharona : Adrien !
Monk : Quelle importance de savoir qui a tué cet homme ? Il serait de toute façon mort quarante cinq minutes plus tard. Je déteste cet endroit, Sharona, je n’arrive pas à respirer. C’est comme … une prison.
Sharona : Mais c’est une prison !
Gardien 2 : Vous nous quittez déjà ?
Monk : Il y a un temps pour tout. Ouvrez la grille s’il vous plait.

Le téléphone sonne, le gardien à l’entrée répond.

Gardien 1 : Oui, entrée principale.
Monk : Ouvrez la grille !
Gardien 1 : Oui, il est là. C’est pour vous.

Monk prend le téléphone avec une lingette.

Monk : Allo ?

Monk se rend à la cellule de Dale, « La Baleine ». Un infirmier l’aide à se nourrir.

Dale : Adrien Monk ! Alors ça quelle surprise ! Entre, la grille est ouverte. Apparemment, pour les autorités, je ne suis pas à risque d’évasion majeure. Oh essuie tes pieds, ils viennent de nettoyer le tapis.
Monk : Vous avez l’air en forme.
Dale : Tu as toujours été un beau parleur, Adrien. Tu es venu avec l’inextinguible Sharona Fleming. Pardonnez moi, est-ce que vous avez faim ? Vous voulez un rouleau de printemps ? Ils ne sont pas extraordinaires mais ce sont les seuls qu’on arrive à livrer ici. Allez, donne m’en un. Oh ! c’est froid. Réchauffe le !
Monk : On dirait que vous vous êtes fait à la prison, Dale ?
Dale : Pourquoi ce ne serait pas le cas ? je suis déjà habitué, je vis dans une prison depuis que je suis venu sur terre.
Monk : C’est très poétique.
Dale : Rien de comparable évidemment avec la prison que tu as bâtie autour de toi.
Monk : Qu’est-ce que vous voulez, Dale ? vous avez dit que c’était important.
Dale : Revoila l’Adrien Monk qu’on aime tous. Ta peur est gigantesque mais ta curiosité l’est encore plus. J’ai une proposition à te faire.
Sharona : Oh, s’il vous plait, allez mourir.
Dale : C’est une perspective qui nous attend tous ma chérie.
Sharona : Allez, viens Adrien, on s’en va, laisse tomber.
Dale : Si jamais tu m’aides, je t’aiderai moi aussi. Comme une main aide l’autre main à se laver, voila une métaphore qui je suis sur, te touche. Tu n’es pas sans savoir qu’un homme a été tué ici hier soir et dans peu de temps la police qui est loin de posséder ton imagination, va se mettre à s’intéresser à moi. J’ai un mobile. Ce triste personnage me devait mille deux cents dollars.
Monk : Vous ne tueriez pas quelqu’un pour mille deux cents dollars.
Dale : Toi tu le sais mais tes petits camarades l’ignorent. Ils m’ont déjà interrogé par deux fois. Voila mon problème. Comme tu peux le voir, je me suis habitué à un certain standing depuis que j’ai intégré cette cellule et tant que l’on aura pas résolu cette affaire, les choses seront surement un peu plus difficiles pour moi. Un exemple, il était prévu que l’on m’installe bientôt une fenêtre au milieu de ce mur, juste là, pour me permettre d’admirer les couchers de soleil. J’imagine que le soleil continue de se coucher à la fin de chaque journée. Adrien Monk, je veux ma fenêtre ! Obtiens moi ma fenêtre 
Monk : Comment ?
Dale : En restant ici, en résolvant l’affaire.
Sharona : N'y comptez pas, Dale, c’est hors de question. On ne travaillera pas pour vous, pas vrai ?
Monk : Qu’est ce que je gagnerais à faire ça ?
Dale : Ce dont tu rêves, Adrien. Ce dont tu as besoin. Une information. Découvre qui est le meurtrier et je te dirai tout ce que je sais à propos de l’homme qui a tué ta femme. Tu vois ?

Plus tard.

Sharona : Tu crois vraiment que Dale « La Baleine » peut t’aider ? Il te déteste. C’est à cause de toi qu’il est ici.
Monk : Je n’ai rien à perdre et tout à gagner dans cette histoire. Ce qui compte maintenant c’est Trudy. Aide moi à ne pas me déconcentrer.
Directeur : Vous avez demandé à voir la partie cuisine, elle se trouve de ce côté. Je sais que vous avez parlé à Dale Biederbeck. Il est sur la liste des suspects.
Monk : Sincèrement, je ne crois pas qu’il soit impliqué dans ce crime.
Directeur : C’est inexplicable, pourquoi voudrait on tuer un condamné à mort une heure à peine avant son exécution.
Sharona : Peut être pour l’empêcher de dire quoi que ce soit. Quelqu’un a eu peur qu’il confesse quelque chose à la dernière minute.
Directeur : Ç’eut été étonnant, Ray Kaspo s’était tourné récemment vers la religion. Il appelait souvent les journaux pour s’excuser de ses péchés et avouer tout ce qu’il avait fait dans sa vie. Il parlait de tout à tout le monde.

Dans la cuisine.

Directeur : Je peux vous trouver un T-shirt plus petit si vous voulez.
Sharona : Non, je vous remercie, ça va.
Directeur : Le personnel cuisinier prépare un peu plus de mille cent repas quotidiens ici. C’est plus que la plupart des hotels.
Sharona : Et la nourriture est comment ?
Cuisinier 1 : Elle est excellente. La preuve, tout le monde revient manger le lendemain.
Monk : Qui a préparé le dernier repas de Monsieur Kaspo ?
Cuisinier 1 : C’est moi. Le chili a mijoté tout seul sur cette cuisinière pendant au moins une heure. N’importe qui aurait pu ajouter du poison vous savez ?
Cuisinier 2 : Qu’est-ce qu’il regarde celui la ?
Monk : Vous avez une tresse … qui sort du …
Cuisinier 2 : Et alors, ça le regarde ?
Monk : Non mais peut être que vous pourriez la ranger.
Cuisinier 2 : Pourquoi je ferais ça ?
Monk : C’est-à-dire que ça nous distrait tous et je crois que je parle au nom de tout le monde en vous disant cela.
Sharona : Adrien, n’oublie pas pourquoi tu es là. D’accord ? Enchaine.
Monk : Vous connaissiez personnellement le condamné Ray Kaspo ?
Cuisinier 1 : Jamais rencontré ce type et je n’avais absolument rien contre lui. Même si j’avais eu, j’aurais eu qu’à attendre minuit, l’Etat aurait fait le sale boulot à ma place.
Monk : Je crois que si vous mettiez …
Cuisinier 2 : Hé, il est amoureux de moi ?
Monk : Non, du tout.
Cuisinier 2 : Alors  il me touche plus, c’est compris ?
Monk : Oui.
Sharona : Sois gentil, reste là, s’il te plait. Hé, vous êtes allé en cure pas vrai ?
Cuisinier 2 : Comment elle sait ça ?
Sharona : Je suis infirmière et j’ai vu les traces de vos piqures. Vous avez connu la dépendance, mon patron est accro à la propreté vous voyez ?
Monk : Complètement accro, c’est vrai.
Sharona : Et il a besoin de se shooter très souvent.
Cuisinier 2 : Elle veut me parler de mes cheveux ?
Sharona : Vous savez ce que c’est.
Cuisinier 2 : Oui, c’est la pire de toutes les souffrances.

Il rattache sa tresse dans son bonnet.

Cuisinier 2 : Désolé, mon frère.
Monk : Merci mon frère.
Directeur : Monsieur Monk, d’autres questions ?
Monk : Oui, une dernière. Où se trouve Monsieur Tucker ? Si l’on en croit cette carte de pointage, il n’a pas pointé en partant hier.
Cuisinier 1 : La dernière fois que je l’ai vu, il partait vers la chambre froide pour faire l’inventaire.

En ouvrant la chambre froide, ils découvrent le cadavre congelé de Tucker.

Directeur : Je veux qu’on boucle tout de suite les cuisines. Appelez le bureau du médecin. Qu’est-ce que ça veut dire ?
Monk : Fouillez ses poches.
Sharona : Quelqu’un l’a payé pour empoisonner le chili.
Monk : Avant de choisir de l’éliminer.
Sharona : Il a eu peur qu’il parle.
Directeur : On sait comment le chili a été empoisonné.
Monk : Mais on ignore encore qui a tout manigancé. Pourquoi ?
Gardien : Excusez moi, Monsieur Monk. C’est pour vous.

Dans la bilbiothèque où Sylvia Fairbourn aide les prisonniers, Sharona lit le titre d’un journal : Mort de Lambert Lawson, le milliardaire, à 78 ans..

Sylvia : Au dessus d’un volcan, c’est une métaphore.
Sharona : Hé ! tu as vu qui est mort ? Lambert Lawson, insuffisance rénale.
Monk : Je sais, oui, une fortune estimée à cinq milliards. Je me demande qui va hériter.
Sharona : Pas nous en tout cas.
Sylvia : Monsieur Monk et Mademoiselle Fleming, je présume ?
Sharona : Oui
Monk : C’est vous qui m’avez fait parvenir ce mot ?
Sylvia : Oui, je m’appelle Sylvia Fairbourn. Je dirige le programme de lecture. Pardonnez moi, voulez vous ? Terry, ce sera tout pour aujourd’hui, vous n’avez qu’à l’emporter. J’en ai plusieurs exemplaires, c’est un des livres que je préfère. Vous pourrez lire le chapitre sept.
Terry : Comment ça, le lire sans vous ?
Sylvia : Vous pourrez y arriver. Vous me rappelez mon fils Jimmy. Il n’était pas très doué à l’école mais je l’ai forcé à s’améliorer.
Terry : D’accord, Madame Sylvia, je vais tenter le coup.
Sharona : J’aurais aimé avoir une prof comme vous.
Sylvia : Je ne fais pas ça depuis longtemps mais ce travail est le plus gratifiant que j’aie jamais exercé.
Monk : Madame Fairbourn, vous dites posséder des informations pour moi.
Sylvia : Oui, je sais que vous enquêtez à propos de Ray Kaspo et j’ignore si cela peut vous aider, mais il est venu ici dans la semaine et je l’ai entendu parler à l’un de ses camarades.
Monk : De quoi étaient ils en train de parler ?
Sylvia : Hé bien, Monsieur Kaspo promettait qu’avant de passer de vie à trépas, il comptait bien révéler à tout le monde ce qu’il s’était produit à Calgary.
Sharona : A Calgary ?
Sylvia : Oui et l’autre lui a répondu aussitôt : je veillerai à ce que tu grilles en enfer avant.
Monk : Et qui était cette autre personne ?
Sylvia : Il s’appelle Darnell Rudner et il me semble qu’on le surnomme …
Monk : Spyder !
Sharona : Qui est Spyder Rudner ?

Dans le bureau du directeur de la prison.

Directeur : Ils ont déjà contacté votre Capitaine. Il vous laisse décider. Il faut que vous signiez cette décharge.
Monk : Je signerai tout ce que vous voudrez.
Sharona : Adrien, il a tué quatre personnes.
Directeur : Enfin, à ce qu’on sait.
Monk : Spyder Rudner est le mal personnifié.
Sharona : Oh mon Dieu, sa première arrestation remonte au CE1 ?
Directeur : Vous êtes sur de vouloir vous faire passer pour un prisonnier, Monsieur Monk ?
Monk : Il n’y a pas d’autre solution. S’il sait que je suis policier, il ne me parlera pas.
Directeur : Si Spyder apprend que vous êtes de la police, il vous tuera. De toute façon il pourrait simplement vous tuer simplement parce qu’on est mercredi. Vous avez de la chance, il a été placé en isolement pour la journée, donc il ne vous a pas vu trainer ici. Vous pourrez jouer votre rôle un jour ou deux.
Sharona : Pourquoi a-t-il été en isolement ?
Directeur : Il a aplati son co-détenu contre un mur.
Sharona : Pourquoi ?
Directeur : Le gars avait touché ses affaires.
Sharona : Adrien !
Monk : C’est pour Trudy.

Spyder est ramené à sa cellule. Les prisonniers se poussent tous sur son passage. Monk est assis sur le second lit. Les deux hommes se toisent un moment.

Gardien : Bienvenue chez toi. Voila ton nouveau co-détenu. Ll s’appelle Van Lincoln.
Spyder : Toi, tu as un problème.
Monk : Non, non.
Spyder : C’est pas une question. J’observe, c’est tout. Tu as un problème.
Monk : Ecoutez, Monsieur Spyder …

Spyder le pousse contre le mur.

Spyder : Ne me dis pas écoutez ! c’est clair dans ta petite tête ? Je sais pourquoi tu es là.
Monk : Ha oui ?
Spyder : C’est le directeur. Il le sait bien que j’aime mieux être seul. Alors il t’a mis dans ma cellule pour m’énerver et pour me punir. Qu’est-ce qui est arrivé à mon pieu ? Tu aurais pas touché à mes affaires ?
Monk : Non, non, non. Pas beaucoup. Ou un tout petit peu, vos draps étaient roulés en boule alors …
Spyder : Tu es un homme mort ! Je vais te découper comme un poisson.
Monk : Est-ce que vous cherchez votre lame ? est-ce que vous cherchez votre lame ? je l’ai mise ailleurs.
Spyder : Tu as fait quoi ?
Monk : Je vous l’ai planquée dans la reliure du livre. C’est une meilleure cachette.
Spyder : Qu’est-ce que tu lui as fait ?
Monk : J’ai refait le manche et je l’ai aiguisée un peu.
Spyder : Tu as aiguisé ma lame, tu as fait mon pieu. Qu’est-ce que tu as fait pour te retrouver ici ?
Monk : Détournement de fonds. Je me suis pris un nickel …
Spyder : C’est quoi un nickel ?
Monk : Ça veut dire que j’ai pris cinq ans. C’est de l’argot de taulard.
Spyder : Surement pas.
Monk : Si, à Lompoc. Hé, je peux avoir une clope ?
Gardien : Bouche la.
Spyder : Tu étais à Lompoc ?
Monk : Oui quelques temps et puis on m’a transféré, il parait que je foutais un petit peu le bazar.
Spyder : J’ai un pote à Lompoc, Eddie Corcoran. Tu le connais ?
Monk : Oui. Oui, je connais Eddie.
Spyder : Pourquoi est-ce qu’il est au violon ?
Monk : Parce qu’il a étranglé sa femme.
Spyder : Tu seras bien ici. C’est qui ça, ta régulière ?
Monk : Oui.
Spyder : Est-ce qu’elle t’attend ?
Monk : Oui, elle m’attend.
Spyder : Tu as de la chance mon vieux. Elle t’aidera à tenir.

Stottlemeyer et Disher rendent visite à Dale « la Baleine ».

Dale : Oh, mais n’est-ce pas le Capitaine Shtucklmeyer et son cher garçon de bain ? Je suis de plus en plus populaire.
Stottlemeyer : Navré de débarquer sans prévenir.
Dale : Soyez franc, vous êtes là pour me parler du feu mais peu regretté Ray Kaspo.
Stottlemeyer : Comment avez-vous deviné ?
Dale : Je n’ai pas deviné Capitaine. Je savais avant même que vous en ayez l’idée. C’est un pain au lait ?
Disher : Hum, vous en voulez un peu ?
Dale : Non merci ça m’est interdit. Je suis en plein régime sans matières grasses.
Stottlemeyer : A ce qu’on dit, Ray Kaspo vous devait du pognon.
Dale : Précisément mille deux cents dollars. Je ne me pencherais même pas pour ramasser mille deux cents dollars par terre et ça même si j’étais capable de me baisser.
Stottlemeyer : Je crois surtout que vous avez voulu faire un exemple pour les autres. Ça ressemble plus à votre style.
Dale : Oh ! Leland Stottlemeyer qui ose parler de style ! on marche sur la tête.
Disher : Vous avez engagé Adrien Monk pour trouver l’assassin. Est-ce que c’est bien ça ?
Stottlemeyer : Pourquoi vous avez fait ça ?
Dale : C’est une affaire entre Monk et moi.
Disher : On nous a dit que c’était parce que vous vouliez une fenêtre et que vous ne l’auriez pas tant que l’affaire ne serait pas bouclée.
Stottlemeyer : Cette fenêtre, c’est si important pour vous ?
Dale : Vous n’avez qu’à essayer de vivre sans pour voir.

Monk : On se gèle ici. J’ai l’impression de me retrouver au Canada.
Spyder : C’est de là que tu viens ?
Monk : Oui, de Calgary. J’y ai passé mon enfance. Tu connais ?
Spyder : Non pas plus que ça.
Monk : C’est pas ce qu’on m’a dit. Il parait que tu as passé un peu de temps la bas avec Ray Kaspo.
Spyder : D’où tu tiens ça ?
Monk : Je ne sais plus. C’est la vérité ?
Spyder : Peut être ben que oui peut être ben que non. Hé ! où est passée ma montre ? Où elle est ? Où est ma montre ? Elle était juste là.

Spyder se saisit de sa lame et la pose sur la gorge de Monk.

Spyder : Mon grand père m’a offert cette montre. Où elle est ?
Monk : Je n’y ai pas touché, je te le jure.
Spyder : Il vaudrait mieux que tu ne mentes pas mec !
Monk : J’ai l’air d’un idiot ? Ecoute, non, non … Spyder. Je suis plutôt doué pour retrouver des trucs.

Spyder le relache.

Monk : Si j’arrive à la retrouver, tu me raconteras pour Calgary ?
Spyder : Trouves qui a volé ma montre et tu sauras ce que tu veux.

Sharona vient récupérer le rapport d’autopsie.

Médecin légiste : J’ai le rapport d’autopsie final. C’est extrêmement bizarre.  Vous avez une idée de qui a pu faire ça et surtout pourquoi ?
Sharona : Pas encore.
Médecin légiste : Regardez les poumons, ils sont complètement désagrégés. On a trouvé des traces de mercure, d’arsenic et de benzédrine. Il y a assez de poison pour tuer dix hommes au moins. Il y a une personne qui risque d’être bien déçue.
Sharona : Comment ça ?
Médecin légiste : Ray Kaspo a donné son corps à la médecine. Il avait un groupe sanguin très rare. AB négatif avec antigènes B. Mais là il n’y a rien à sauver. Tous les organes qui auraient pu servir, les reins, le cœur, sont complètement abimés.

Dans la cour de la prison. Monk essaie de renvoyer un ballon qui a roulé à ses pieds, mais il n’a pas de lingette pour le toucher. Il donne un coup de pied au ballon qui frappe le dos d’un prisonnier.

Monk : Tu peux au moins me raconter où tu as rencontré Ray Kaspo.
Spyder : Ecoute, retrouve ma montre, après on causera.
Prisonnier 1’ : Yo ! Tu veux de l’aide ? Yo ! tu as un problème ?
Monk : Je ne peux pas …
Prisonnier 1’ : Quoi ? Tu ne peux pas ? Ramasse la balle cousin ! Attends, tu te fous de moi ?
Monk : Non. Non, non, non. Pas du tout. Je ne me fous pas de vous. Je vous respecte même énormément. J’aime beaucoup le basket. Attendez ! attendez !
Lody (Prisonnier 2) : Il y a longtemps que je ne me suis pas tapé un petit blanc moi !
Prisonnier 3 : Te bile pas, c’est comme le vélo. Ça revient vite.
Monk : Veuillez m’excuser. Si vous permettez … (il redresse une broche en forme de croix gammée que porte le prisonnier) Vous me remercierez plus tard.
Lody : Je sens qu’on va bien se marrer.
Monk : Bien, mais avant de s’amuser, vous pourriez peut être rendre la montre de Spyder Rudner.
Lody :: Quoi ?
Monk : La montre que vous avez volée dans sa cellule.

Spyder les surveille de loin.

Monk : Alors vous pouvez la donner à Spyder ou me la donner à moi ou la donner à Spyder !

Il tend la montre à Monk.

Lody :: Tu vas regretter d’être venu au monde.
Monk : Vous ne m’apprenez rien.

Il se dirige vers Spyder.

Monk : Elle retardait, je l’ai réglée.
Spyder : Je m’occuperai de ceux là plus tard. C’était vachement impressionnant. Comment tu as su ?
Monk : Je me suis dit que le voleur devait garder les manches baissées pour éviter qu’on la voie. De toute la cour c’est le seul à cacher ses poignets comme ça et en plus il est assez grand.
Spyder : Et alors ?
Monk : La planche au dessus de ton lit est à plus d’un mètre des barreaux. Il faut avoir sa taille pour l’atteindre.
Spyder : C’est bien vu, bonhomme. Qu’est-ce que je peux faire pour toi ?
Monk : Je veux seulement que tu me dises tout à propos de Calgary et à propos de Ray Kaspo.
Spyder : Je n’ai rien à te raconter. Je ne connais pas ce gars la. Sur la tête de ma mère, je te jure, Monk : j’ai jamais mis les pieds à Calgary. En tout cas la personne qui t’a dit ça, elle s’est bien foutue de toi.

Plus tard, Monk et Sharona se rendent à la bibliothèque. La télé diffuse des nouvelles qui attirent l’attention de Sylvia.

Sylvia : Monsieur Monk ?
Sharona : Vous semblez surprise ?
Sylvia : Pourquoi donc serais je surprise ?
Monk : Peut être parce que Spyder ne m’a pas fait la peau.
Prisonnier  : Elle est où la télécommande ? On va rater le début du match.
Animateur TV : Je rappelle, pour ceux qui prennent l’émission en cours, que nous parlons du milliardaire Lambert Lawson, mort aujourd’hui d’une insuffisance rénale.
Monk : Madame Fairbourn ?
Animateur TV : Notre invité … « Plus riche que Dieu ». … La vie de Lambert Lawson.
Monk : Madame Fairbourn ?
Sharona : (plus fort) Le moment est mal choisi ?
Sylvia : Oui, il est assez mal choisi.
Animateur TV : Votre livre est un énorme succès. Il s’est beaucoup mieux vendu que le premier livre. Félicitations.
J.T. DeMornay : Mon premier livre s’est vendu à cinquante exemplaires, dont quarante deux rien que pour ma mère.
Monk : Madame Fairbourn, Rudner affirme qu’il ne connaissait pas Kaspo et qu’il n’est jamais allé à Calgary.
Sylvia : Monsieur Monk, qui préférez vous croire, moi ou le meurtrier de quatre personnes.
Sharona : Pour l’instant, on hésite.
Manny : Madame Sylvia, la télécommande s’il vous plait. Le bouton est pété et on va rater le match.
Sylvia : Je ne l’ai pas, Manny, je suis navrée
Manny : Vous l’avez vue ?
Sharona : Non.
Sylvia : Vous m’accusez de mentir ?
Monk : J’ai envie de vous accuser de beaucoup plus.
Animateur TV : C’est un livre extrêmement controversé ?
J.T. DeMornay : Je ne trouve pas mais apparemment, ce n’était pas l’avis de Monsieur Lawson. Il réclamait soixante dix millions de dollars en dommages et intérêts.
Animateur TV : Les poursuites vont-elles être arrêtées ?
J.T. DeMornay : Il faut croire.
Sharona : Il n’y a qu’une explication à votre souhait de voir mourir Adrien.
Sylvia : Laquelle, je vous prie ?
Monk : Pour m’empêcher de démontrer votre implication dans la mort de Ray Kaspo.
Sylvia : Pourquoi aurais je voulu provoquer sa mort en particulier le soir même de son exécution ? Expliquez moi ce que je pouvais bien gagner à l’empoisonner ?
Monk : Je n’en sais rien.
Sylvia : Quand vous aurez une idée, nous en rediscuterons. Bonne fin de journée.
J.T. DeMornay : Il a fini, reclus, avec son argent. Il s’est tenu à l’écart du public et avec la puissance financière pour faire durer des procédures durant des mois.

Elle se lève, Monk remarque la télécommande cachés sous son chale. A ce moment, Manny réussit à changer la chaine et bascule sur le match.

Manny : Super !
Monk : Oh, mon Dieu !

Monk et Sharona se rendent dans les bureaux administratifs de la prison.

Monk : Très bien, nous savons qui, nous savons comment, quant à la réponse à pourquoi elle est dans ce livre quelque part. Disher a téléphoné ?
Sharona : Non. Pas encore.
Monk : C’est tout ce que vous possédez sur Ray Kaspo ?
Assistant : Qu’est-ce que vous cherchez ?
Monk : Du courrier. Un échange de lettres avec un hôpital, c’était un donneur d’organes.
Assistant : Essayez la chemise bleue la derrière. (il répond au téléphone) Allo ?
Voix : Bonsoir, c’est Karen, la secrétaire du directeur.
Assistant : Vous bossez tard dites donc !
Voix : M’en parlez pas, dites moi, Mademoiselle Fleming et Monsieur Monk sont encore là ?
Assistant : Devant moi et en plein travail.
Voix : Le Directeur souhaiterait les voir en salle de musculation.

En réalité, c’est Sylvia qui se fait passer pour la secrétaire du directeur. Elle est en compagnie de Lody, le prisonnier qui avait volé la montre de Spyder.

Sylvia : C’est important, c’est tout ce qu’il m’a dit.
Sylvia : (A Lody) je suis bien contente d’être restée plus tard.
Monk : J’y vais tout seul, reste là, attends le coup de fil de Disher.
Sharona : Tu es sur que tu peux te débrouiller seul ?
Monk : Pas de problème, j’ai seulement deux … trois … cinq grilles à passer.
Sharona : D’accord. Vas y.

Monk entre dans la salle de musculation. Il ne voit personne. Puis Loda entre, suivi de deux autres prisonniers.

Monk : Oh, oh, Monsieur Christie ?

Le téléphone de Nathalie sonne. Le Directeur Christie entre dans le bureau.

Sharona : Allo ?
Disher : Vous aviez raison, Lambert Lawson était AB négatif avec antigène D. Le groupe sanguin le plus rare au monde.
Sharona : Merci. Je vous appelle plus tard.
Directeur : Où est Monsieur Monk ?

Sharona réalise que Monk est tombé dans un piège.

Monk : J’imagine que faire ces tatouages a du être incroyablement douloureux. (il décroche le téléphone) Allo, oui, il y a des nazis en salle de musculation. Alerte aux nazis !

Lody coupe le fil du téléphone

Monk :.Il est coupé.
Lody : Maintenant à ton tour.

Assistant : La ligne est coupée.
Sharona : Oh mon Dieu.
Directeur : Faites boucler le bloc et envoyez tout de suite des gardes. Mademoiselle Fleming qu’est ce que ça veut dire.
Sharona : Toute l’histoire part de lui.
Directeur : Lambert Lawson ?
Sharona : Exactement, Lambert Lawson. Il réclamait des millions de dommages à l’auteur de ce livre.
Directeur : Et alors ?
Sharona : Alors maintenant qu’il est mort, les poursuites vont être abandonnées.
Directeur : Mais quel est le rapport entre un milliardaire mort et l’empoisonnement d’un de mes prisonniers ?
Sharona : Tout est lié, tout est en rapport. Lambert Lawson est mort parce qu’aucun rein ne lui a été transplanté, il était AB négatif avec antigène D. Le groupe sanguin le plus rarissime au monde. Et qui possédait le même groupe sanguin ?
Directeur : Ray Kaspo.

Monk se fait malmener par Lody qui le coince aux lavabos. Monk arrive à attraper un tuyau d’eau chaude et en arrose les prisonniers qui reculent, ce qui lui permet de s’échapper.

Monk : Attendez, attendez. Pourquoi tant de violence ? la violence n’est pas la réponse.

Directeur : Donc Lawson attendait le rein de Ray Kaspo pour être greffé.
Sharona : Voila, tout à fait. Pendant ce temps la, J.T. DeMornay souhaitait la mort de Lawson.
Directeur : DeMornay, je connais cet homme ?
Sharona : Vous connaissez sa mère, Sylvia.
Directeur : La prof de lecture ?
Sharona : Exactement. Elle a pris son nom de jeune fille pour se faire embaucher ici. Lisez la dédicace du livre.
Directeur : « Pour ma mère, Sylvia, qui a pu rendre tout cela possible. »

Sharona : Elle a postulé ici pour tuer Ray Kaspo. Elle a payé Tucker, le cuisinier, pour qu’il glisse dans son dernier repas assez de poison pour qu’il détruise ses organes.
Directeur : L’injection mortelle n’aurait elle pas détruit les reins de toute façon ?
Sharona : Non, l’injection attaque le système nerveux, pas les organes. En détruisant les reins de Kaspo, elle tuait Lawson, par la même occasion elle protégeait son fils.

Ils arrivent dans la salle de musculation, mais Monk n’est plus là. Il court dans les couloirs, poursuivi par les prisonniers. Ces derniers le trouvent dans l’une des machines à laver, au milieu du linge sale. Spyder intervient.

Sharona : Adrien !
Directeur : Trouvez Madame Fairbourn. Qu’elle ne quitte pas la prison.

Monk : Une petite seconde, il me manque une chaussette.
Spyder : Ça suffit, laisse le se barrer.
Lody : Ce sont pas tes ognons, Spyder.
Spyder : Sauf que c’est mon pote.
Lody : C’est un flic, ce mec !
Spyder : A ce qu’il parait. Laisse le se barrer.
Lody : Tu choisis un poulagat plutôt que nous ?
Spyder : Je choisirais même un cafard plutôt.

Spyder se bat avec les prisonniers, Monk referme la porte de la machine à laver et surveille la bagarre par une fente. Les gardes arrivent enfin et y mettent fin.

Gardes : A terre !
Sharona : Adrien !
Monk : Sharona !
Sharona : Tu n’as rien ?
Monk : Je sais pourquoi Madame Fairbourn …
Sharona : Je sais. J’ai réussi à recoller les morceaux.
Directeur : Emmenez moi ça !
Monk : Spyder, vous m’avez sauvé la vie.
Spyder : Je suis libérable sur parole dans cinquante ans. Si tu pouvais ; ce serait sympa de dire un mot en ma faveur.
Monk : Compte sur moi.
Directeur : Allez, emmenez le.
Sharona : Bien joué. Bravo !

Dale : Mon cher ami Monk ! Mes félicitations ! j’étais sur que tu y arriverais.
Monk : Je vous remercie, Dale, c’est votre foi en moi qui m’a permis de tenir dans les moments les plus durs.
Dale : Non, je t’en prie.
Monk : Je vois que vous avez votre fenêtre ?
Dale : Oui, maintenant je peux enfin revoir le monde même si je ne fais pas partie de ce monde pour autant. Ça nous fait un point commun de plus.
Sharona : Vous nous avez promis une information.
Dale : J’ai fait ça ? Ne me faites pas rire, ça fait mal. Arrêtez de me faire rire. Un marché est un marché. Je vais te dire ce que je sais. La bombe qui a envoyé Trudy à la mort, ne t’était absolument pas destinée. Et contrairement à ce que tu crois, elle était bien pour elle.
Adrien !
Monk : C’était elle ! ils en avaient après elle !
Dale : Je sais que tu t’es toujours senti coupable de ce qui est arrivé. Tu peux arrêter maintenant. Je t’absous de tes péchés, Adrien Monk. Ce sera ma BA pour la prochaine décennie.
Monk : Pourquoi ? pourquoi elle ?
Dale : Là, je ne peux pas t’aider. Tu t’es déjà rendu à New York ?
Monk : Non.
Dale : Demande à Sharona de faire tes bagage. C’est là que tu mettras la main sur l’homme que tu cherches. Et son nom c’est Warrick Tennyson.
Monk : C’est lui qui l’a tuée ?
Dale : En tout cas, il était très largement impliqué. C’est tout ce que je sais.
Sharona : Comment savez vous tout ça ?
Dale : Oh, ma jolie, c’est mon boulot ! Je suis Dale La Baleine !
Sharona : Il vaudrait mieux que vous ne mentiez pas.
Dale : Je vous dis la vérité, si je mens, que Dieu me foudroie.
Monk : S’il vous épargne, alors ce sera moi.
Sharona : J’imagine qu’on va à New York ?

Plus tard, au commissariat.

Stottlemeyer : Félicitations, Monk, vous avez réussi.
Disher : Les médias ne parlent que de ça.
Monk : Oh, bon sang !
Sharona : Qu’est-ce que tu fais ?
Monk : Le ciel, l’herbe ! J’avais oublié comme tout ça était beau.
Disher : Monk, vous n’êtes resté enfermé la dedans qu’un jour et demi.
Monk : Oui, Randy. J’ai purgé ma peine et je l’ai purgée dignement. Je vous le dis, croyez moi sur parole, la prison ça change son homme.
Sharona : Si ça pouvait être vrai…

Dale regarde par sa fenêtre, un avion traverser le ciel.

Dale : Bon voyage, Monsieur Monk.

 

Rédigé par mamynicky

 

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fairgirl 
01.11.2020 vers 00h

Derniers commentaires

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fairgirl  (01.11.2020 à 00:24)

Excellent épisode de fin de saison. Monk a réussi tant bien que mal à s'adapter à la prison et a trouvé un complice de taille. J'adore Danny Trejo qui interprète bien souvent un méchant pas si méchant que ça.

Le retour de la baleine créé une bombe et perturbe notre cher détective. Direction New York maintenant donc !

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Merci aux 4 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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