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#208 : Monk et le play-boy

 Image illustrant l'épisode 2.09 - Monk et le play boy

L'éditeur d'un magazine à succès, Elliot D'Souza, meurt étouffé dans de mystérieuses circonstances.

Sa secrétaire soupçonne Dexter Larsen, directeur d'un journal masculin, d'être responsable du drame. Sharona et Monk mènent l'enquête, malgré le chantage subi par Sharona.

Popularité


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Titre VO
Mr. Monk Meets the Playboy

Titre VF
Monk et le play-boy

Première diffusion
15.08.2003

Première diffusion en France
18.01.2004

Diffusions

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Dimanche 18.01.2004 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 15.08.2003 à 22:00

Plus de détails

Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénariste -
James Krieg
Réalisateur - 
Tom DiCillo

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Gary Cole … Dexter Larson
Erinn Bartlett … Amber Post
Rachel Shumate … Assistante
Mark Tymchyshyn … Elliott D’Souza
Danny Bonaduce … Lui même
Lisa Thornhill … Noelle Winters
Kane Ritchotte … Benji
Fay Masterson … Diane Luden
Jennifer Lyons … Bethany Daniels
Edward Edwards … Shawn Clemmons
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Monk et le play-boy 

Elliott D’Souza vient annoncer à Dexter Larsen qu’il ne financera plus son journal. Dexter semble accepter facilement cette nouvelle et invite Elliott à passer le week-end dans sa maison où se déroule une magnifique réception. Elliott décline l’invitation et Dexter lui reproche d’être trop prévisible, avec une vie trop bien réglée, heures régulières et entraînement tous les jours. Il lui demande comme un dernier service de ne pas divulguer l’information avant lundi. Elliott accepte et s’en va. 

Le lendemain matin, Elliott est dans sa salle de gym lorsque Dexter l’appelle au téléphone pour lui demander de reconsidérer sa décision. Devant son refus, Dexter le menace d’avoir signé son arrêt de mort. A ce moment, Elliott lâche la barre d’haltères qu’il manipulait et retombe mort. 

Le salon de coiffure de Monk est inexplicablement fermé chaque fois qu’il souhaite s’y rendre. Donc, après avoir bien aligné des journaux sur le sol et recouvert les meubles de plastique, Monk a demandé à Sharona de rafraîchir sa coiffure. Ce qui se révèle bien sur très compliqué. 

Diane Luden, assistante d’Elliott D’Souza, leur demande de venir chez son patron, en empruntant un ascenseur privé, qui monte directement chez Elliott. Elle leur explique qu’elle l’a trouvé mort dimanche matin dans son gymnase privé. La police a tout d’abord cru à un incident cardiaque mais après autopsie il s’avère que la barre d’haltérophilie a du lui échapper et en retombant, écraser la trachée. Toutefois, elle a fait appel à Monk et Sharona car elle pense qu’il a été assassiné. En effet, Elliott et Dexter Larsen se menacent l’un l’autre depuis deux ans. Dexter était plutôt furieux qu’Elliott décide de ne plus publier son magazine.
 
Dans le gymnase, l’assistante montre une disquette vide qui devrait contenir les dernières recommandations d’Elliott.  Dans le bureau du capitaine Stottlemeyer, Monk émet l’hypothèse de l’assassinat. Le capitaine et le lieutenant Disher privilégient la thèse de l’accident : il était seul dans son appartement, fermé à clé de l’intérieur, au 35ème étage. Il n’y a qu’une sortie : l’ascenseur privé et il était la seule personne à l’utiliser. Sharona a obtenu un rendez-vous au «Manoir Saphir». Monk explique qu’il s’agit d’un magazine contrôlé par Elliott D’Souza qui était sur le point de couper les vivres à Dexter Larsen et il pense que ce dernier est peut être impliqué dans la mort d’Elliott.

Le lieutenant Disher, qui meurt d’envie de se rendre au siège du «Manoir» persuade le capitaine d’accompagner Monk et Sharona. Ils se rendent dans le luxueux manoir où habite Dexter en compagnie d’une foule de jeunes filles en bikini, désireuses de paraître sur la couverture du fameux magazine. Monk, embarrassé, demande à Dexter s’il a un alibi et lui signale qu’il connaît la décision d’Elliott d’arrêter la publication du magazine. Dexter nie et affirme que la dernière fois qu’ils se sont parlés il était toujours indécis.  Amber, élue «Fille Saphir» du mois vient confirmer avoir passé la nuit avec Dexter et se souvient avoir admiré ensemble le lever du soleil puis s’être séparés peu avant midi. Dexter lui rend une boucle d’oreille qu’elle a oublié et elle le remercie. 

Monk refuse l’invitation de Dexter pour une partie de golf, mais fait engager Sharona. Pendant la partie, Monk suit Dexter et lui demande la raison de son appel téléphonique alors qu’il était au lit. Puis il remarque qu’Amber a menti au sujet de la bouche d’oreille car elle ne peut manifestement pas lui appartenir : il s’agit d’une boucle pour oreille percée et Amber n’a pas les oreilles percées. Après avoir gagné, Dexter quitte le terrain en répondant sèchement à Monk que tout le monde peut se tromper. L’un des partenaires de golf explique à Monk que Dexter n’est pas méchant. Par exemple, samedi soir, Dexter a insisté pour qu’il reste le week-end ; il n’avait pas trop bu mais il lui avait confisqué ses clés de voiture.  

Monk se rend aussitôt au garage et découvre dans le cendrier du véhicule de l’invité les restes d’un cigare ressemblant à ceux que fume Dexter. Celui-ci surgit en lui montrant une photo de Sharona à 18 ans lorsqu’elle posait dévêtue. Il menace Monk de publier les photos qui lui appartiennent. Pour préserver Benji, Monk doit abandonner ses investigations. 

Au commissariat, Amber est questionnée par le capitaine et le lieutenant. Elle maintient qu’elle a passé la nuit avec Dexter et s’est trompée en croyant que la boucle d'oreille était la sienne. Sharona rejoint Monk et se rend compte que quelque chose ne va pas ; Adrien essaie de les convaincre qu’il s’agit en fait d’un accident. Sharona comprend qu’il ment et veut savoir pourquoi ; elle arrive à lui faire avouer que Dexter le fait chanter.  

Une réception se déroule au «Manoir» au cours de laquelle Dexter consacre Amber «Fille Saphir» du mois et lui offre un collier de saphir ainsi que les clés d’une voiture de luxe en la remerciant. Sharona très en colère, accompagnée d’Adrien, fait irruption au manoir pour rencontrer Dexter. Sharona tombe sur Amber qui s’est retirée à l’écart. Amber lui montre une photo de sa petite fille qu’elle souhaite rendre fière d’elle. Monk, quant à lui, rencontre Noëlle Winters, une ancienne «Fille Saphir». Tout en jouant «la lettre à Elise» sur le piano, elle lui apprend que Dexter lui a offert un appartement ainsi qu'une tournée de promotion en Europe.  

Sharona trouve enfin Dexter, dans un atelier d'électronique qu’il a installé dans une cave. Il lui explique qu’il écrivait des articles sur l’électronique, dans un journal sans succès avant de créer le «Manoir Saphir» et lui assure qu’il ne lui rendra pas ses photos, le contrat signé à l’époque étant tout à fait conforme. Sharona lui répond qu’elle est capable de consacrer toute sa vie à ruiner la sienne si son fils est mis au courant, puis elle rejoint Monk en lui demandant de coincer Dexter. 

Chez elle, Sharona met Benji au courant de la situation ; après réflexion, Benji préfère que le méchant soit arrêté. Monk et Sharona retournent chez Elliott D’Souza. En cherchant un indice, Monk entend un piano sur lequel est jouée «la lettre à Elise». Ils se rendent à l’appartement d’où vient la musique : ils découvrent Noëlle, l’ancienne «Fille Saphir». Questionnée, elle leur apprend que Dexter lui a offert cet appartement un mois auparavant et qu’elle vient tout juste de revenir de son voyage en Europe. Monk remarque deux marques dans la moquette. Il découvre une échelle dont les pieds se positionnent parfaitement dans les marques, Monk se tourne vers Sharona le visage illuminé par un sourire triomphal. 

Monk et la police attendent Dexter au «Manoir saphir». Monk a posé une statuette d’une grande valeur sur la table. Dexter veut la remettre en place mais n’arrive pas à la soulever. Sharona radieuse lui explique qu’ils ont trouvé l’aimant qu’il a fabriqué. Le capitaine Stottlemeyer retire la chaise qui cachait le lieutenant Disher, sous la table, armé du fameux aimant électronique. Il l’informe que la police a trouvé l’électro-aimant dans son atelier au sous-sol et qu’il porte ses empreintes. 

Monk développe sa théorie : avec les connaissances en électronique que Dexter possède, construire un appareil de ce genre était facile. Il a utilisé la batterie de son véhicule et emprunté la voiture de l’un de ses invités. Possédant le double des clés de Noëlle Winters qu’il avait envoyée en Europe, il s’est introduit dans son appartement. Connaissant les habitudes d’Elliott D’Souza, il a installé l’échelle pour hisser le puissant aimant, téléphoné à sa victime pour être sur qu’elle se trouvait à la bonne place et grâce à l’aimant qui a attiré la barre des haltères, l’a tué sans entrer dans son domicile.

Monk avait trouvé bizarre que la disquette de sauvegarde d'Elliott soit effacée et que tous les objets aient été rassemblés au même endroit dans la pièce. Dexter objecte que bien qu’ayant construit cet aimant, il n’avait pas bougé de chez lui. Amber intervient alors pour revenir sur ses précédentes déclarations faites à la demande de Dexter. Elle lui rend le collier et les clés de la voiture qu’il lui avait offerts pour la remercier mais dont elle ne veut pas. 

Le lieutenant Disher attire Sharona à l’écart pour lui montrer une enveloppe contenant les photos et les négatifs qu’il a trouvés dans le bureau de Dexter. Il brûle l’enveloppe devant elle en lui disant qu’elles ne lui attireront plus de problème.

Elle comprend qu’il a regardé les photos et il s’éclipse, gêné.  

2.08 – Monk et le play boy

Dans les locaux des Editions Dharman Publications.

Assistante : Dexter, excuse moi. Ils attendent une décision finale pour la couverture.
Dexter : Très bien, qu’en penses tu chérie ?
Amber : Celle-ci
Dexter : Et laquelle choisirais tu si tu posais pour la couverture ?
Amber : Celle de droite
Dexter : Je savais ! Tu leur donnes celle là et tu fais en sorte qu’il y ait plus de jolies filles ici ce soir. Il y a huit jours, on se serait crus à une soirée entre mecs alors, ici c’est le paradis sur terre, chérie. Tu ne l’as pas oublié ?
Assistante : Je vais arranger ça.
Dexter : Elliot, tu arrives en avance. La réception ne commence qu’à minuit.
Elliott : Non, je ne suis pas là pour la réception.
Dexter : Amber, voici Elliot D’Souza, c’est le directeur financier des Editions Dharman Publications. Techniquement, ça veut dire que ce personnage disgracieux est mon patron.
Elliott : Dexter, il faut qu’on discute mais seul à seul.
Dexter : Attends moi ici.

Elliott : Dexter, j’ai pris une décision. Je veux te l’annoncer moi même. Le magazine perd énormément d’argent. On ne couvre plus les dépenses courantes mais ce n’est pas ta faute, c’est toute l’industrie de l’édition qui est en crise. A cause d’internet, des cassettes vidéo …
Dexter : C’est un magazine qui a quelque chose de plus que les autres magazines, il est le reflet d’un mode de vie.
Elliott : En effet, c’est peut être vrai, mais la société ne peut plus entretenir ton univers de phantasmes, c’est trop lourd pour nous aussi. J’ai décidé de fermer les robinets.
Dexter : Alors, ça s’arrête là ?
Elliott : J’ai bien peur que oui.
Dexter : D’accord ; On aura vécu des heures heureuses, d’ailleurs je suis surpris que tu aies attendu si longtemps. Ecoute, Elliott, est-ce que tu veux bien me rendre un service, un dernier service ? Ne fais pas d’annonce avant un jour ou deux. C’est notre anniversaire et on donne une réception. Laisse moi profiter du week end.
Elliott : C’est entendu.
Dexter : Cela sous entend que tu ne dois rien dire du tout, à personne. Ces imbéciles des bureaux ne savent pas garder un secret.
Elliott : D’accord, j’attendrai lundi, ne te fais pas de souci.
Dexter : Tu ne veux pas rester ici ce week end ?
Elliott : Non, non, merci.
Dexter : Oui, je sais. Je sais, tu rentres à la maison, te coucher à minuit, te lever à sept heures, et t’entrainer quarante cinq minutes. Elliott, tu es quelqu’un de trop … prévisible. Tu devrais rester ici, pour t’amuser.
Elliott : Ça ne me tente pas du tout. Salut !
Dexter : On va bien s’amuser. Tu me connais. Je mène grand train mon vieux.

Elliott s’en va. Le lendemain. Elliott répond au téléphone, tout en continuant sa séance de gym.

Dexter : Elliott ? C’est Dexter. Je ne te dérange pas ?
Elliott : Non, je suis dans la salle de gym. Alors, cette petite fête ?
Dexter : Ça a du être super, je ne me souviens de rien. Ecoute, je me demandais si tu ne pourrais pas reconsidérer ta décision .
Elliott : Non, j’ai bien peur que non, Dexter.
Dexter : Allez, on pourrait garder au moins le manoir, juste le manoir. Et on pourrait le louer.
Elliott : Dexter, c’est inutile d’insister. Le manoir croule sous les dettes et tu le sais. Je suis obligé de le vendre.
Dexter : C’est ta décision finale ?
Elliott : J’ai bien réfléchi, c’est définitif.
Dexter : D’accord. Tu signes ton arrêt de mort.
Elliott : Dexter, il ne faut pas que tu dramatises la situation.

A ce moment, les poids qu’Elliott soulevait retombent sur sa gorge et l’étouffent.

Chez Monk, Charona coupe les cheveux de son patron.

Monk : N’en n’enlève pas trop sur le dessus, trois centimètres, pas plus.
Sharona : Oui, je le sais.
Monk : Bon. Je veux bien avoir l’air viril, mais pas trop macho.
Sharona : Rassure toi, tu n’auras rien d’un macho.
Monk : Regarde, c’est un petit peu trop long.
Sharona : Tu sais la coiffure ne fait pas partie de mes attributions. Qu’est-ce qu’il s’est passé avec ton coiffeur habituel ?
Monk : Je n’en sais rien, c’est fermé chaque fois que je vais au salon.
Sharona : Je me demande bien pourquoi.
Monk : La dernière fois que j’y suis allé, j’ai cru le voir dans l’arrière boutique mais ça ne pouvait pas être lui. Regarde, tu les coupes, tu en enlèves trop tu vois, tu en as retiré trois centimètres quatre.
Sharona : Ces ciseaux sont très coupants, tu sais Adrien, alors évite de m’énerver, je peux être dangereuse.

Le téléphone sonne.

Sharona : Je vais répondre. Allo, bureau d’Adrien Monk ! (Elle chuchote pour Adrien : C’est pour du boulot) Oui, Dix heures demain, c’est parfait.
Monk : Plutôt onze heures trente, c’est le jour du ramassage des ordures.
Sharona : A dix heures, très bien, d’accord. Merci.

Le lendemain. Monk et Sharona sortent de l’ascenseur, une assistante les attend.

Diane : Monsieur Monk ? Vous devez être Sharona ? Je vous remercie d’être venus. Je m’appelle Diane Luden. Je suis ou plutôt j’étais l’assistante de Monsieur Elliott D’Souza. Je n’aurais pas du lui serrer la main ? Vous êtes le premier détective privé que je rencontre.
Sharona : Non, non, ça ne vient pas de vous, c’est lui.
Diane : Je vous en prie, vous pouvez entrer.
Monk : Madame Luden, l’ascenseur que nous venons d’utiliser est apparemment un ascenseur privé n’est ce pas ?
Diane : Oui c’est exact, il monte directement à cet appartement. Je l’ai trouvé dimanche matin. Il était là, dans son gymnase privé.
Sharona : Oui, nous en avons entendu parler à la radio. Il aurait eu une crise cardiaque ?
Diane : Oui, c’est ce qu’ils ont cru au départ. Mais ils ont fait une autopsie et il n’est pas mort d’une crise cardiaque. Il soulevait des haltères et celles-ci pesaient plus de trente kilos et ils disent que la barre a du lui échapper et qu’elle a écrasé la trachée.
Sharona : (à Monk) Est-ce que ça va ?
Monk : Sur l’enseigne qui est sur la façade de cet hôtel, ils ont mal écrit le mot « Kiwanis »
Sharona : Tu parles de l’enseigne qui est à cinq pâtés de maison d’ici ? Tu veux que j’aille les voir pour leur dire de corriger ?
Monk : Non ! Tu n’as pas à faire ça, tu peux peut être leur téléphoner ?
Sharona : (elle ferme les stores) Voila, l’erreur est corrigée.
Monk : Madame Luden, pourquoi nous avez-vous contactés au juste ?
Diane : Monsieur Monk, Elliott a été assassiné à mon avis.
Sharona : Et qu’est-ce qui vous fait croire ça ?
Diane : Hé bien, depuis presque deux ans, lui et Dexter Larson n’arrêtent pas de se menacer l’un l’autre.
Sharona : Dexter Larsen ?
Monk : LE Dexter Larsen, celui des photos de filles qui sont …
Diane : Elliott publiait Sapphire magazine et depuis quelques temps, il avait décidé d’arrêter.  Dexter était plutôt furieux.
Monk : Oui, ce serait un excellent mobile pour tuer quelqu’un. On peut aller voir le gymnase, s’il vous plait ?

Diane : Je l’ai trouvé là. C’était horrible, la barre était toujours posée sur son cou.
Monk : Est-ce que vous avez laissé cet endroit exactement comme vous l’avez trouvé ?
Diane : Oh oui, monsieur, j’ai refusé que le médecin touche à quoi que ce soit.
Monk : D’accord. Il était dans la pièce et la porte était verrouillée ?
Diane : Oui, c’est exact.
Monk : Verrouillée de l’intérieur ?
Diane : Tout à fait.
Monk : Cette horloge retarde de quarante minutes. J’ai un sentiment étrange à propos de cette pièce.
Sharona : Quoi ?
Monk : Je n’en sais rien. Je n’arrive pas à mettre le doigt dessus. C’est bizarre. La, c’est son porte documents ?
Diane : Oui, il le gardait toujours avec lui. Il y avait cette disquette à l’intérieur. Dessus, il y a ses dernières recommandations.
Sharona : Qu’est-ce qu’il disait ?
Diane : Je n’en sais rien. J’ai essayé de la lire mais elle est complètement vide, elle a été surement effacée.
Monk : Pourquoi aurait on fait ça ?
Diane : C’est un numéro de l’an dernier, ils ont fait un portrait d’Elliott dans le dernier magazine, page 53.
Monk : Page 53 ? Ooooooh !
Diane : Etes vous un ecclésiastique, monsieur Monk ?
Sharona : Maintenant, il l’est.

Il laisse tomber le magazine, incapable de feuilleter le magazine de filles nues.

Monk : Lingette. Lingette, lingette !

Plus tard, au commissariat.

Stottlemeyer : C’est son assistante qui vous a appelés ?
Sharona : Oui, Diane Luden.
Stottlemeyer : Je lui avais donné votre nom, je me suis dit que vous toucheriez un beau chèque après l’avoir convaincue qu’elle était folle.
Monk : En réalité, je crois qu’il est possible qu’elle n’ait pas tort.
Sharona : Oui, nous voudrions voir le dossier officiel.
Stottlemeyer : Ecoutez, il n’y a pas d’affaire D’Souza. Il s’agit d’un accident, la barre en métal est tombée en lui écrasant la trachée et voila tout.
Disher : Il était seul dans son appartement au trente cinquième étage.
Monk : Je sais.
Disher : Il n’y a qu’une seule sortie, l’ascenseur privé et il était la seule personne à …
Monk : Oui, je le sais aussi.
Stottlemeyer : Et son appartement était fermé à clé de l’intérieur.
Monk : Je sais.
Sharona : Comptez vous coopérer avec nous, oui ou non ?
Stottlemeyer : Si vous voulez vous battre contre des moulins à vent, grand bien vous fasse, mais cette fois, Monk, vous ferez cavalier seul.
Monk : D’accord, oubliez tout ça, allons y. Quelle est notre prochaine étape ?
Sharona : Le manoir Sapphire. J’ai réussi à obtenir un rendez vous.
Disher : Le manoir Sapphire ? Et vous avez rendez vous ?
Monk : Oui, Elliott D’Souza contrôlait ce magazine, il était sur le point de couper totalement les vivres à Dexter Larsen. Je crois que Larsen est peut être impliqué.
Disher : Fascinant le manoir Sapphire ! Je n’y suis jamais allé et vous ?
Stottlemeyer : Si, une fois, il y a dix ans de cela.
Sharona : Est-ce que votre femme l’a su ?
Stottlemeyer : Oui, je le lui ai dit, lors d’une thérapie où on s’amusait au jeu de la réalité.
Disher : Red Roof In ?
Stottlemeyer : Oui, c’était avant qu’ils fassent la nouvelle réception.
Disher : Vous savez, capitaine, je crois que Monk a peut être mis le doigt sur quelque chose. Je pense qu’on devrait y aller avec eux.
Stottlemeyer : Oui, lieutenant, vous avez peut être raison.
Sharona : Oh, Seigneur !
Stottlemeyer : Je suis marié, pas mort !

Ils entrent au manoir Sapphire. Des jeunes femmes en maillot jouent dans une fontaine.

Stottlemeyer : (au téléphone) Karen ? Bonjour chérie. Je ne rentrerai pas déjeuner aujourd’hui. Un pépin nous est tombé dessus. Oui, il s’agit d’un meurtre, une sale affaire un peu compliquée. Non, non, je ne me laisserai pas perturber, c’est promis. A plus tard.
Disher : (à voix basse) C’est Bethany Daniels. En mai, elle a été élue fille saphhire du mois. Celui de mai, l’an passé.
Bethany : Bonjour, je suis Bethany.
Disher : Oui, nous le savons. Alors, où en est votre carrière de chanteuse ?
Bethany  Oh ça va, c’est très gentil à vous de vous en inquiéter. Dexter sera là d’un instant à l’autre. Il m’a chargée de vous dire de faire comme chez vous, de vous mettre à l’aise. Et si vous avez envie de vous rafraichir, il y a une grande piscine de ce coté, au bout du couloir.
Monk : Nous n’avons pas apporté nos maillots de bain.
Disher : Il est nouveau ici.
Bethany  C’est bien ce que je pensais. Bien alors à tout à l’heure.
Disher : Entendu.
Stottlemeyer : A tout à l’heure.
Sharona : Tu peux te retourner, elle est sortie.
Monk : Qu’est-ce que c’est que ça ?
Disher : C’est comme ça que Dexter s’est lancé. C’est son premier magazine. Il a faille faire couler la baraque et puis un jour, il a mis miss Transistor en couverture. Et voila.
Monk : Et voila ?
Disher : Oui, il l’a baptisé Sapphire magazine et il a laissé tomber le coté électronique. Et la suite vous la connaissez.
Sharona : Du silicone et des filles totalement retapées ?
Disher : D’accord mais c’est courant de nos jours.
Dexter : Oh, Messieurs, je suis sincèrement désolé de vous avoir fait attendre. Pardonnez moi. J’espère que vous n’êtes pas ici pour me confisquer mes Cubano de Oro. Les meilleurs cigares au monde. Je peux vous en offrir un ?
Stottlemeyer : Non merci, nous sommes de la Police Criminelle. Capitaine Stottlemeyer. Quel est votre nom ?
Dexter : Je suis Dexter Larsen.
Stottlemeyer : Le Lieutenant Disher.
Disher : Salut, Dex.
Stottlemeyer : Sharona Fleming et Adrien Monk.
Sharona : Bonjour.
Dexter : Sharona ? C’est un prénom magnifique. Il vient de la Bible, n’est ce pas ?
Sharona : Vous avez lu la Bible ?
Dexter : Il y a longtemps. Est-ce qu’on peut vous servir quelque chose ?
Monk : En réalité, nous sommes venus vous parler de la mort d’Elliott D’Souza.
Dexter : Oui, une crise cardiaque ? J’ai encore du mal à le croire. Hé ! Ne touchez pas ! C’est un Carvasia original, ça vaut des milliers de dollars !
Monk : Monsieur Larsen, où vous trouviez vous ce dimanche matin ?
Dexter : Où j’étais ? Vous allez voir.

Dexter : Et voila, Messieurs. C’est la pièce dans laquelle je puise, disons, 99% de mon inspiration.
Disher : Mon dieu, on y est vraiment ! On est dans sa chambre ! Pincez moi !
Stottlemeyer : Non !
Disher : Je ne pensais pas qu’un jour … Pincez moi !
Stottlemeyer : Non, on arrête maintenant, je ne veux pas vous pincer !
Dexter : Vous vouliez savoir pour dimanche. Je suis resté ici, au fond de mon lit toute la matinée.
Monk : Vous étiez seul ?
Dexter : Non, Monsieur Monk, j’étais accompagné. Gwen. Non, elle, c’était vendredi. Alors, Brianna … Non, vendredi aussi ! Oh, je me souviens. (au téléphone) Pouvez vous dire à Amber de monter un instant, s’il vous plait ?
Monk : Monsieur Larsen, on nous a laissé entendre que Monsieur Elliott D’Souza avait projeté de tout arrêter, de ne plus publier votre magazine.
Dexter : C’est faux. La dernière fois que nous nous sommes parlé, il était toujours aussi indécis.
Sharona : Donc, votre magazine est sauvé ?
Dexter : Je suis toujours détendu. Tout doux, cow boy ! C’est dangereux !
Stottlemeyer : Lieutenant Disher ! debout, s’il vous plait !
Monk : Regardez ça ! il y a des miroirs au dessus du lit ! A quoi ça sert d’avoir des miroirs au dessus de la tête ?
Sharona : Oublie ça, je t’expliquerai plus tard.
Dexter : Messieurs, je vous présente Amber Post. Elle vient tout juste d’être élue Fille Sapphire du mois et elle sera peut être la Fille Sapphire de l’année. Amber, il faut que tu saches que ces messieurs sont de la police criminelle et ils voudraient savoir où est-ce que je me trouvais dimanche matin.
Amber : Oh, vous voulez une réponse avec ou sans les détails ?
Disher : Avec les détails ça sera peut être mieux je crois.
Monk : Non ! non, non, non, On ne veut aucun détail. Juste l’aspect vague et général de la chose.
Amber : Hé bien, Dexter et moi, nous étions tous les deux ici et nous avons passé la matinée au lit. Je me souviens que nous nous sommes rendormis après avoir regardé le lever du soleil. Et en réalité nous n’avons quitté cette chambre qu’un peu avant midi.
Dexter : Je venais de recevoir l’appel concernant la mort d’Elliott. Oh, chérie, ça me rappelle que j’ai trouvé ça sous ton oreiller.
Amber : Oh, ma boucle d’oreille ! Je l’ai cherchée partout.
Monk : Excusez moi. Vous dites que vous avez regardé le lever de soleil mais vos fenêtres sont orientées coté ouest et sud ouest.
Dexter : En fait, Amber a voulu dire que nous avons vu le lever du jour depuis le lit, tous les deux. Nous n’avons pas réellement vu le lever du soleil, c’est évident.
Monk : Je voudrais savoir, est-ce que cette …
Dexter : Monsieur Monk, je serais ravi de répondre à toutes vos questions, seulement la, je suis réellement en retard, je dois me préparer. On a un parcours de golf dans le parc et plusieurs de mes amis m’attendent. Monsieur Monk, jouez vous au golf ?
Monk : Non, je n’y joue pas.
Disher : Moi, je joue au golf.
Stottlemeyer : Le Lieutenant Disher ne jouera pas au golf, car le Lieutenant Disher est toujours en service.
Monk : Tu aimes jouer au golf ? N’est-ce pas Sharona ?
Sharona : Moi ?
Monk : Oui et tu es excellente. Oublie ta modestie. Elle est excellente. C’est une grande golfeuse. Tu veux golfer ?
Sharona : Bien sur. Avec plaisir.
Dexter : Parfait.
Sharona : Génial.
Monk : Génial !
Sharona : (en chuchotant pour Monk) Tu racontes n’importe quoi.

Sur le parcours de golf.

Dexter : Sharona, vous êtes splendide. Cette tenue vous va à ravir. Sharona Fleming, voici Shawn Clemmons. Vainqueur de la Calico Beach il y a une semaine à Santa Barbara.
Sharona : Enchantée.
Dexter : Et voici Danny Bonaduce
Danny : C’est un rêve qui se réalise pour vous ? Je n’ai pas raison ?
Sharona : Absolument, oui.
Danny : J’en étais sur. J’adore cette fille.
Dexter : Je vois que vous avez amené votre caddie.
Monk : Salut ! J’espère que je ne vous dérange pas, c’est une belle journée pour une belle balade.

Shawn : Oh, joli !
Dexter : Sharona, c’est à vous de jouer.
Sharona : Allons y.
Danny : Elle a de sacrés amortisseurs.
Sharona : Donne moi un trois.
Monk : Je crois qu’on commence par le un.
Sharona : Non, non, c’est beaucoup trop. Donne moi un trois.
Monk : Commençons par le un, ensuite le deux, ensuite le trois. C’est mieux quand on les prend dans l’ordre.
Sharona : Tu ne sais pas de quoi tu parles. Alors s’il te plait, donne moi le trois.
Monk : Je ne peux pas. Je ne peux pas.
Sharona : D’accord. Donne moi le un.
Monk : J’aime mieux ça.
Sharona : Donne moi le deux.
Monk : Voila.
Sharona : Maintenant je voudrais le numéro trois. D’accord ?
Monk : C’était si difficile ?

Monk : Vous l’avez appelé dimanche matin.
Dexter : Je vous demande pardon ?
Monk : Vous avez téléphoné à Monsieur D’Souza. Nous avons vérifié vos appels.
Dexter : Oui, j’avais une question à propos du travail.
Monk : Depuis votre portable ?
Dexter : C’est exact.
Monk : Vous avez passé la matinée au lit.
Dexter : C’est vrai mais j’ai mon portable sur moi tout le temps. C’est plus facile, vous comprenez ?
Danny : Dex, tu joues s’il te plait ?
Dexter : Monsieur Monk, si vous permettez ?
Monk : Oui, je vous en prie. J’ai encore une question au sujet des boucles d’oreille.
Dexter : Lesquelles ?
Monk : Celle que vous avez retrouvé sous le pelochon.
Dexter : Vous parlez de celle d’Amber ? C’est ça ?
Monk : Elles ne sont pas à Amber, je le sais. Celle que vous avez retrouvée est pour des oreilles percées or Amber n'a pas les oreilles percées. Pourquoi est-ce qu’elle nous a menti à ce sujet ?
Dexter : Une erreur de toute bonne foi. Ça arrive parfois. Excusez moi.
J’ai gagné. Ça me fait plaisir que vous ayez vu ça. Sachez que je gagne toujours. Si vous avez d’autres questions si simples, appelez moi sans hésiter. Je serai à l’intérieur.
Danny : N'en veuillez surtout pas à Dexter, je le connais depuis longtemps. Il a un sacré caractère, mais au fond c’est un brave garçon, un excellent ami. Comme la soirée de samedi, il a refusé que je rentre chez moi en voiture.
Sharona : Pourquoi ? Vous étiez saoul ?
Danny : Non. La raison n’est pas là. J’avais bu quelques bières mais Dexter a insisté pour que je reste coucher là. Alors je suis resté. Il avait ms clés de voiture.

Monk visite l’extérieur du manoir et passe près du garage.

Chef mécanicien :  Tu te fiches de moi ? Je t’avais dit de mettre une batterie neuve.
Mécanicien : J'ai effectué cette opération la semaine dernière.
Chef mécanicien :  Et tu l’as testée ?
Mécanicien  :  Bien sur que je l’ai testée.
Chef mécanicien  :  Aujourd’hui elle est morte. Donne moi un coup de main.
Mécanicien :  Bonjour, je peux vous aider ?
Monk : Monsieur Bonaduce a laissé quelque chose dans sa voiture.
Mécanicien :  C’est la décapotable grise qui est là.
Monk : Ah, d’accord.
Mécanicien :  Elle est ouverte.

Monk s’assoit dans la voiture et fouille. Il n’aperçoit pas Dexter qui s’approche.

Dexter : Détective, caddie et voleur de voiture. Vous êtes polyvalent, Monsieur Monk. Est-ce que vous cherchez quelque chose ?
Monk : Est-ce que vous avez pris le volant de cette voiture, Monsieur Larsen ? Peut être dimanche matin ?
Dexter : Qu’est-ce qui vous fait croire ça ?
Monk : Une personne a fumé le cigare dans ce véhicule.
Dexter : Beaucoup de personnes fument le cigare.
Monk : C’est exact, mais voyez vous, la texture et la taille de la cendre de ce cigare sont identiques, oui, elles correspondent à vos précieux Cubano de Oro, Monsieur Larsen. Comment avez-vous fait ?
Dexter : Je pense que vous voulez savoir comment j’ai fait pour partir de presque rien et avoir tout ce que j’ai aujourd’hui ?
Monk : Non, je veux dire comment avez-vous fait pour assassiner Elliott D’Souza ?
Dexter : De quoi est-ce que vous parlez ? Il n’y a pas eu meurtre, il était seul. Il était enfermé chez lui.
Monk : C’est exact. Comment avez-vous fait ça, je vais le découvrir.
Dexter : Vous vous intéressez beaucoup à moi. Et je dois reconnaitre que je me suis intéressé à vous moi aussi ainsi qu’à votre assistante, Sharona. J’ai quelque chose à vous montrer. Mon équipe de recherche est de première qualité. Elle devait avoir environ 18 ou 19 ans. Et vous voulez que je vous dise ? C’est mon age préféré, elles croquent la vie à pleines dents et n’ont aucune inhibition. Elles ont été faites à Atlantic City. Elle utilisait un nom différent, mais mes avocats sont formels, ils disent que ce contrat est valable et que je peux publier ces photos si j’en ai envie.
Monk : Quel genre de monstre êtes vous donc ?
Dexter : Je vous l’ai dit sur le parcours de golf, Monsieur Monk. Je gagne toujours. Je crois savoir que Sharona a un fils. Quel age a-t-il ?
Monk : Il a douze ans.
Dexter : Douze ans ? Ils sont très vulnérables à cet age là. Je pense que nous nous sommes compris, n’est-ce pas ? D’autres petites questions à propos de ce qu’il s’est passé chez Elliott ?
Monk : Non.
Dexter : Vous savez où est la sortie.

Il laisse Monk seul, des larmes dans les yeux. Plus tard, au commissariat. Sharona rejoint Monk, il lui caresse la joue.

Amber : Je vous l’ai déjà dit. Dexter et moi, nous avons passé toute la nuit au lit et toute la matinée. Et il n’a jamais quitté la chambre.
Stottlemeyer : D’accord. Nous savons que ce n’était pas votre boucle d’oreille. Pourquoi avoir menti ?
Amber : J’ai cru que c’était la mienne. Je me suis trompée.
Stottlemeyer : Amber, pourquoi est-ce que vous protégez Dexter ?
Amber : Je ne ferais jamais ça. Je vous dis la vérité.
Disher : Vous dites la vérité, hein ? Mais dans le magazine vous ne dites pas que vous avez un enfant et vous prétendez vivre dans une ferme.
Amber : Ça va très probablement vous causer un choc, non, mais nos portraits dans les magazines sont totalement montés de toutes pièces.

Sharona : Est-ce que ça va ? Quoi ?
Stottlemeyer : Elle ne raconte que des salades. Dès qu’elle ouvre la bouche, c’est pour dire un mensonge. Elle le couvre. Larsen a les mains sales. Il n’y a pas l’ombre d’un doute.
Monk : Hé bien, je n’en sais rien.
Sharona : Tu n’en sais rien ?
Stottlemeyer : Qu’entendez vous par je n’en sais rien ?
Monk : Je suis presque sur qu’il s’agit d’un accident. D’Souza était seul. Ecoutez, sa porte était verrouillée.
Stottlemeyer : Vous oubliez la boucle d’oreille ?
Sharona : Oui, et les menaces ?
Disher : Et le coup de fil de ce matin là ?
Monk : Je ne pense pas que ce soit lui. Je me suis trompé. Oui, j’ai eu tort.
Stottlemeyer : Est-ce que je peux savoir ce qui vous arrive tout à coup ?
Monk : Rien du tout, l’affaire est classée. Et je vais rendre son argent à Madame Luden, Capitaine. On s’en va ?

Sharona : Hé ! Adrien, qu’est-ce qui t’arrive ?
Monk : De quoi tu parles ?
Sharona : Je te connais et je sais que tu leur as menti.
Monk : Ecoute moi bien.  Je te dis qu’il s’agit d’une mort accidentelle. Je me suis trompé. J’ai tout de même le droit de changer d’avis.
Sharona : Oui, ça arrive à la plupart des gens, mais à toi, jamais. Qu’est-ce qu’il s’est passé dans le garage ? Est-ce que Dexter était là ? Est-ce qu’il t’a menacé de quoi que ce soit ? Adrien, dis le moi tout de suite parce que je te poserai des questions jusqu’à ce que je sache.
Monk : Il a ... Il a … Il a des photos.
Sharona : Quel genre de photos ?
Monk : Compromettantes, je peux te le garantir.
Sharona : Ne me dis pas que ce monsieur te fait chanter ? Avec quoi ? Tu n’as jamais rien fait. Il a quoi, un portrait de toi avec la chemise qui sort du pantalon ? C’est ridicule.
Monk : Non, pas de moi.
Sharona : Mais alors de qui ? Quoi, moi ? Oh, mon Dieu, d’Atlantic City … Adrien, Benji avait un an, et j’atais … j’étais vraiment désespérée.
Monk : Il a dit qu’il les publierait si on ne le laissait pas tranquille.
Sharona : Est-ce que tu les as vues ?
Monk : Quoi ?
Sharona : Est-ce que tu as vu ces photos ?
Monk : Euh …  mmmm … ooooooh … hé bien … non. … oui.
Sharona : Oh, mon Dieu ! Seigneur, ce n’est pas vrai.

Dans le jardin du manoir Sapphire. Larsen donne une conférence de presse pour la couverture du dernier magazine. Sharona et Monk arrivent plus tard dans le jardin.

Dexter : Nous pouvons dire qu’il y a eu abondance de biens. Une fois de plus, nous avons eu le choix parmi douze des plus jolies filles de la Terre. Seulement une seule pouvait être nommée la fille Sapphire de l’année. Mesdames et Messieurs, je vous présente la fille Sapphire de l’année : Amber Post. Amber, j’ai l’honneur de t’offrir ton collier de saphirs ainsi que les clés de ta nouvelle voiture de luxe. Merci.

Monk : Tu as un plan ?
Sharona : Oui, le plan consiste à trouver Dexter Larsen et à lui faire la peau.
Monk : Mais est-ce que tu as un plan B ?
Sharona : Je t’ai dit que tu n’étais pas tenu de m’accompagner. C’est une affaire entre moi et Dexter.
Monk : Ecoute, je veux que tu renonces à tuer ce type. Ce n’est pas une solution. Mais qu’est-ce qu’il fait lui ?
Sharona : Il danse.
Monk : Ah bon, c’est de la danse ? Excusez moi, savez vous où est Dexter ? Est-ce qu’il montre du doigt ?
Sharona : Non, je te dis qu’il danse.
Monk : Je crois qu’il montre du doigt. Est-ce que … s’il vous plait, Monsieur, vous montrez du doigt ? Non ? Oui ?
Sharona : Adrien, je reviens dans une minute.
Monk : D’accord. Attention à toi, cet homme est très dangereux.
Sharona : Oui et je le suis moi aussi.

Monk déambule le long de la piscine. Des filles en bikini s’envoient un ballon. Sharona, de son coté, rencontre Amber seule qui semble triste. Elle lui montre la photo de sa petite fille.

Monk : Hé ! Jeux de main, jeux de vilan ! Et on ne plonge pas !

Sharona : Savez vous où est Dexter ?
Participants : Non, non.
Sharona : Amber ? Est-ce que ça va ?

Une fille : Bonjour ! Vous me reconduisez chez moi ?
Monk : Non, je regrette. Je n’ai pas de permis de conduire. Désolé. En fait, dans l’absolu, je l’ai eu très jeune mais je refuse de conduire. J’ai des problèmes avec les virages à gauche. Et avec les virages à droite aussi, et les priorités. Les virages et les priorités.

Sharona : Oh, elle est magnifique, quel age a-t-elle ?
Amber : Elle a quatre ans.
Sharona : Magnifique.
Amber : Vous savez, je voudrais qu’elle soit vraiment fière de moi. Vous comprenez ?
Sharona : Elle le serait surement.
Amber : Je dois y aller.
Sharona : Attendez une seconde. Amber, j’ai un enfant moi aussi. Et croyez moi, j’ai fait des bêtises dans la vie. Et je prie Dieu pour que mon fils ne l’apprenne pas. Mais tout le monde commet des erreurs. La question est, comment peut on les réparer.

Monk : C’est joli ce que vous jouez.
Noelle (au piano) : Vous êtes quelqu’un de très généreux. Je répète tous les jours et je n’arrive pas à m’améliorer. Vous vous amusez ?
Monk : Non, non. Mais il ne faut pas vous méfier à moi.
Noelle : Si vous le dites. Je suis Noelle. C’est à vous de me dire votre nom. Je vous écoute.
Monk : Je m’appelle Adrien. Monk. Vous pouvez m’appeler Adrien … Monk. Est-ce que vous êtes une amie de Dexter ?
Noelle : Je ne suis plus qu’un fantome ou une ancienne fille Sapphire, mais c’est déjà loin.
Monk : Quelle année ?
Noelle : 1985. Si vous avez d’anciens numéros dans votre garage, vous me verrez.
Monk : Non, je n’ai pas de garage.
Noelle : J’ai l’impression que ça fait une éternité. Je ne suis pas à plaindre. Dexter a été vraiment très gentil avec moi. Il m’a offert un appartement et il m’a envoyée en Europe pour une tournée promotion. Alors, est-ce que votre femme est ici ?
Monk : Je ne suis pas marié.
Noelle : Vous portez une alliance.
Monk : Elle est morte et je n’ai pas envie de retirer cette alliance.
Noelle : Veuillez m’excuser. Et quand est elle morte ?
Monk : Il y a déjà six ans.

Dexter : Sharona Fleming ! Quelle bonne surprise. Je vous en prie. Entrez, ne soyez pas timide. Je plaisantais voyons, nous savons tous les deux que vous n’êtes pas farouche.
Sharona : Dexter, je souhaite récupérer les photos et les négatifs
Dexter : Oui, et moi je voudrais inventer le premier semi conducteur au monde entièrement intégré, mais on n’obtient pas toujours ce qu’on veut. Vous aimez ? C’est ma toute première table de travail. Je l’avais faite venir de Cincinnati. Et c’est là que tout a commencé. Je faisais des expériences, je rafistolais. J’étais un ringard qui publiait un magazine sur l’électronique, sans prétention. J’étais le genre de garçons que les jolies femmes comme vous, ignoraient totalement.
Sharona : C’est toujours le cas.
Dexter : Si vous êtes venue me supplier, vos débuts ne sont pas prometteurs, croyez moi. Et si vous êtes venue me menacer, vous pouvez économiser votre souffle, parce que le contrat que vous avez signé est béton.
Sharona : Vous savez que j’ai un fils.
Dexter : Alors dites à votre ami, Monsieur Monk, de m’oublier.
Sharona : D’accord, alors écoutez moi bien. Vous n’êtes qu’un petit pornographe véreux. Si vous publiez ces photos, vous allez blesser mon fils. Et si vous blessez mon fils alors c’est moi qui vous tomberai dessus et je suis capable de consacrer ma vie à tout faire afin de ruiner la votre.
Dexter : Oui, alors prenez un numéro.
Sharona : C’est ce qu’on verra.

Adrien lit une lettre de Trudy devant une assemblée de jeunes filles émues.

Monk : « Enlace moi, Adrien, mon tendre époux. Les caresses d’un amour vrai sont un cadeau si rare et combien peuvent être précieuses ces douces caresses qui aiment si profondément et qui pourtant craignent la chaleur des mains entrelacées. Ton amour m’offre un tel sentiment de liberté que j’en suis toute émue. Tu es tout à moi ». Voilà. Ce texte est le dernier poème qu’elle a écrit.
Hé ! ça vous branche d’aller vous baigner ?
Fille 1 : Je veux rentrer chez moi.
Fille 2 : Moi aussi.

Monk : Tu l’as trouvé ?
Sharona : Coince le !
Monk : Que veux tu dire ?
Sharona : Je te dis que tu dois coincer ce type.
Monk : Tu oublies les photos !
Sharona : Laisse tomber les photos. Fais ce qu’il faut pour épingler cette ordure. Tu entends ?

Chez Sharona, Benji regarde un dessin animé sur le téléviseur.

Sharona : Benji, il faut qu’on discute.
Benji : Attends, je n’ai rien fait.
Sharona : Je sais, je sais, rassure toi. C’est moi. Ecoute, tu sais, tu commets parfois des erreurs et ça sème une vraie pagaille, mais tu sais que je t’aime de toute façon. Parfois, les mamans commettent aussi des erreurs. Et quand tu étais bébé, j’ai commis une énorme erreur.
Benji : Quel genre d’énorme erreur ?
Sharona : Je ne peux pas te le dire.
Benji : Qu’est-ce que c’est, tu as descendu quelqu’un ?
Sharona : Non, je n’ai descendu personne, tu es fou ? Mais une personne m’a prise en photo en train de commettre cette erreur.
Benji : Et c’est quel genre de photos ? Ho !
Sharona : Benji, si je te raconte tout ça aujourd’hui, c’est parce qu’on travaille sur une sale affaire et quelqu’un menace de faire publier ces horribles photos si on ne le laisse pas tranquille.
Benji : C’est un méchant ?
Sharona : Oui. C’est quelqu’un de très méchant. Alors si je te raconte tout ça c’est parce que si ces photos sont publiées, tu en entendras parler à l’école. Qu’est-ce que tu dis de tout ça ?
Benji : Je n’en sais rien.
Sharona : Trésor, tu sais je voulais seulement améliorer notre vie.
Benji : Maman, tu ne dois pas laisser un méchant s’en sortir seulement parce que ma journée d’école sera dure.
Sharona : Est-ce que je t’ai déjà dit combien je t’aimais ?
Benji : Pas depuis le déjeuner. Bon, je rate mon émission.
Sharona :Juste une heure.

Monk retourne avec Sharona enquêter dans le gymnase d’Elliott D’Souza ;

Monk : Il était tout seul dans l’appartement. Et la porte d’entrée était verrouillée de l’intérieur.
Sharona : Verrouillée de l’intérieur.
Monk : Oui, la porte était verrouillée de l’intérieur, alors le téléphone a sonné. Il était ici en train de soulever des haltères. Je te dis, il y a quelque chose qui cloche ici. Quelque chose … qui cloche … à propos de cette salle de gym. Et je voudrais savoir ce que c’est.
Tu vas trouver.
Monk : Ecoute, écoute. Tu entends ça ?

Monk et Sharona rendent visite à Noelle Winters.

Noelle : Bonjour.
Monk : Bonjour Noelle. Est-ce que vous vous rappelez de moi ?
Noelle : Oui tout à fait, à la réception. Monsieur Monk ?
Monk : Voici mon assistante, Sharona.
Sharona : Enchantée.
Monk : On peut entrer une minute ?
Noelle : Bien sur ! Vous voudrez bien excuser le désordre, mais je n’ai pas encore terminé de vider mes valises.
Monk : Noelle, est-ce que vous êtes au courant que vous vivez en dessous de chez Elliott D’Souza ? La haut, c’est son appartement.
Noelle : Non, non. Je savais qu’il vivait dans cet immeuble.
Monk : A la réception, vous m’avez dit que c’était Dexter qui avait acheté cet appartement pour vous.
Noelle : Oui, c’est exact.
Sharona : Il l’a acheté quand ?
Noelle : Il y a environ un mois.
Sharona : Et ensuite il vous a envoyée en voyage ?
Noelle : Oui, c’est exact, à Londres et à Paris pour une tournée de promotion. Mais pourquoi vous me posez toutes ces questions ?
Monk : C’est vous qui avez fait ça ?
Noelle : Quoi ?
Monk : Les traces qui sont là, sur votre moquette.
Noelle : Oh, possible. C’est peut être moi avec mes talons. A moins que ce soient les pieds de la chaise.
Monk : Non, non, non. Ce ne sont pas les pieds de la chaise.

Il fait le tour de la pièce et trouve une échelle dont les pieds correspondent parfaitement. A son sourire, Sharona comprend qu’il a compris. Elle sourit à son tour.
Plus tard, Dexter arrive chez lui, la police est déjà là.

Béthany : Je n’ai pas le droit de laisser entrer qui que ce soit, sinon Dexter va être fou de rage contre moi.
Stottlemeyer : Nous avons compris. Rassurez vous,
Dexter : Qu’est-ce qu’il y a ?
Stottlemeyer : Dexter Larsen, nous avons un mandat en bonne et due forme qui nous autorise à fouiller votre maison.
Béthany : Dexter, j’ai essayé de t’appeler, ils sont là depuis une heure. Ils fouillent toutes les pièces.
Dexter : Fouillé ? Pourquoi faire ?
Monk : Afin de réussir à prouver que vous avez assassiné Elliott D’Souza.
Dexter : Oh, Monsieur Monk. Est-ce que vous êtes sérieux ou  … Mon Carvasia ! Je croyais vous avoir interdit de toucher à ça.
Monk : Oh, désolé. Je vais le ranger.
Dexter : Non, non ! Laissez le, je vous interdis d’y toucher. Il est très précieux.

Larsen essaie de prendre la statue, mais elle est très lourde et reste collée à la table.

Sharona : Vous avez un problème ?
Stottlemeyer : Qu’est-ce qui ne va pas ? Prenez le ! Ce truc là fait trois kilos tout au plus.
Dexter : D’accord. Qu’avez-vous fait ? Vous l’avez collée ?
Monk : Excusez moi, si vous le permettez. (Monk soulève la statue) Non, non, il n’est pas collé. Essayez encore.

Dexter n’arrive pas à soulever la statue.

Monk : Nous l’avons trouvé, Dexter.
Dexter : Trouvé quoi ?
Monk : L’aimant que vous avez fabriqué.
Stottlemeyer : Randy, vous pouvez sortir, à moins que vous soyez bien la dessous. Allez, debout, debout.
Dexter : Qu’est-ce que c’est que cet appareil ?
Stottlemeyer : Vous ne le reconnaissez pas ? Nous l’avons trouvé dans votre atelier. Il y avait des empreintes un peu partout. Allez y.
Monk : Je n’avais encore jamais réalisé la force que pouvait avoir un électro-aimant aussi gros que cet appareil. Il parait qu’il peut soulever une voiture. Avec vos grandes connaissances en électronique, construire un appareil comme celui-ci a été un jeu d’enfant. Il vous fallait une batterie de voiture. Vous avez pris celle de votre propre véhicule, la nuit précédant le meurtre. Comme vous ne pouviez pas courir le risque de partir avec l’une de vos voitures, vous avez pris les clés de Monsieur Bonaduce. Et vous la lui avez empruntée. Dans la mesure ou c’est vous qui aviez acheté l’appartement pour Noelle Winters, vous aviez un double de toutes les clés. Vous saviez que l’appartement était vide parce que vous aviez envoyé Noelle en Europe. A présent, vous étiez la où vous vouliez être. Directement en dessous de l’appartement d’Elliott D’Souza, juste en dessous de son gymnase privé. Vous saviez qu’Elliott s’entrainait tous les matins. D’ailleurs, vous pouviez l’entendre travailler à travers le plafond. Vous l’avez appelé pour être sur qu’il se trouvait à la bonne place et c’est là que vous l’avez tué, sans mettre un pied dans la pièce. C’est pour ça que la disquette était effacée et que l’horloge retardait. Je savais qu’il y avait quelque chose de bizarre dans la pièce. Tous les objets étaient placés de la même façon. Les haltères, les stylos, l’agrafeuse étaient tournés dans la même direction.
Dexter : Très bien, et alors ? J’ai fabriqué un aimant, et alors ? Je fabrique d’autres choses, j’aime ça mais qu’est-ce que ça prouve ? Ecoutez, je vous l’ai déjà dit, j’ai passé toute la nuit ici et toute la matinée.
Amber : Non ! C’est faux.
Sharona : Ça va aller, continuez.
Amber : Dexter a offert de me nommer fille Sapphire de l’année si j’acceptais de mentir en disant que j’étais au lit avec lui ce matin là.
Sharona : Elle est prête à venir témoigner devant les juges.
Amber : Garde ton collier et ta voiture. Je n’en ai pas besoin. Je te les laisse.
Sharona : (Bien joué.) On dirait que vous avez blessé les deux femmes qu’il ne fallait pas.
Stottlemeyer : Dexter Larsen, vous êtes en état d’arrestation pour meurtre avec préméditation sur Elliott D’Souza. Veuillez me suivre, Monsieur.

Disher : Sharona !
Sharona : Quoi ?
Disher : J’ai trouvé ça dans son bureau. Ce sont vos photos avec tous les négatifs. Elles ne vous poseront plus de problème.
Sharona : Vous les avez regardées ?

Disher met le feu à l’enveloppe qui contient les photos et les négatifs, puis s’en va, d’un air gêné, sans répondre.

Rédigé par mamynicky

 

INT. TIFFANY MANSION – EVENING (NIGHT 1)

The legendary Tiffany Mansion.  A pleasure palace.  A huge, sprawling, gaudy estate - the symbol of playboy-publisher Dexter Gold’s adult magazine empire.  It is - of course - our version of the famous Playboy mansion...

The Mansion is quiet.  DEXTER GOLD - the legend himself - 50-ish, smoking jacket, pipe, oozing icy charm - strolls through the house, overseeing preparations for a big party.  As always, there’s an attractive playmate - a TIFFANY GIRL - on his arm.

An ASSISTANT EDITOR steps up with TWO PHOTOS.
 

ASSISTANT EDITOR: Dex!  They’re waiting for a decision about the cover!

DEXTER (To Tiffany Girl): What do you think, darling?

TIFFANY GIRL: Um...that one.

DEXTER (amused): Heh, heh.  Which one would you pick if it was you on the cover?

TIFFANY GIRL (laughing, picking the other one): That one!

DEXTER: We’ll take this one.  And make sure there are more girls here tonight.  Last week, it was like a stag party.  A stag party - at Tiffany Mansion?  God forbid!

ASSISTANT EDITOR: So - two girls per guest?

DEXTER: Make it three.  This house is paradise on earth, remember?

Dexter notices: ELLIOT D’SOUZA, a senior executive.  Elliot D’Souza is a strong, well-built man...but is clearly out of place here; he’s conservative, all-business.

DEXTER: Elliot!  You’re early!  The party doesn’t kick in until midnight.

ELLIOT: I’m not here for the party, Dexter.

DEXTER: I knew that, Elliot.

To Tiffany Girl.

DEXTER: Amber, this is Elliot D’Souza.  He’s the Chief Financial Officer for Dharma Publishing Group.  Which means, technically, this schlub is my boss.  Hard to believe, isn’t it?

The girl nods.

DEXTER: It’s hard for me to believe, too.

ELLIOT: Dex, we have to talk.  Privately.

INT. TIFFANY MANSION, A QUIET ALCOVE – MOMENTS LATER

Elliot D’Souza and Dexter confer, privately.

ELLIOT: Dex, I made a decision.  I wanted you to hear it from me.  The magazine just isn’t paying for itself.  It’s not your fault.  The whole industry is shrinking.  It’s the internet...and videos...

DEXTER: Tiffany Mansion is more than a magazine, Elliot.  It’s a way of life!

ELLIOT: That may be true.  But this “way of life” is hemorrhaging dollars.  The corporation can’t carry you anymore – I’ve decided to pull the plug.

DEXTER: So that’s it, huh?

ELLIOT: I’m sorry – are you okay?

DEXTER: I’m not going to hit you, Elliot.  I was out of line at that meeting.  Do I have to apologize again?  Besides, look at you - you’ve been working out.  I read that profile about you - every morning, you’re pumping iron.  I’d be a fool to try that again!

ELLIOT: Dex, if there was any other way -

DEXTER shrugs: Hey.  Nothing lasts forever.  It was fun while it lasted.  Actually, I’m surprised you waited this long.

He winks.

DEXTER: Listen, Elliot, could you do me a favor - one last favor?  Don’t announce for a day or two.  This is our anniversary part.  Let me enjoy the weekend.

ELLIOT: Of course!

DEXTER: That means you can’t tell anybody.  The bastards on the Board never could keep a secret.

ELLIOT: I understand.  It can wait until Monday.

DEXTER: Are you sure you don’t want to stay?

ELLIOT: No, thank you.

DEXTER: It’s gonna be a helluva party.  You know me - I’ll be going out with a bang!

EXT.  ELLIOT’S APARTMENT BUILDING – DAWN (DAY 2)

The next morning.  Dawn.  Elliot D’Souza lives in an upscale highrise condominium...

INT. ELLIOT’S PENTHOUSE, PRIVATE GYM – SAME TIME

Inside: Elliot D’Souza lives in the penthouse apartment.  He has his own private gym.  Bikes, treadmills, step machines, etc.

Elliot D’Souza is riding an exercise bike.  His briefcase sits nearby.  He’s reviewing some papers, while he cycles...

He finishes cycling, then moves to the weight-lifting area.  During this, his PHONE rings.  There’s a SPEAKERPHONE nearby.  Elliot talks while continuing his work-out...

DEXTER (voice only over phone): Elliot?  It’s Dex.  Did I wake you?

ELLIOT: No.  I’m in the gym.

DEXTER: Of course you are.  You’re so predictable.

ELLIOT: How was the party?

DEXTER: It must’ve been great - I don’t remember a thing!  Heh, heh.  I was wondering if you reconsidered your decision?

ELLIOT: I’m afraid not, Dexter.

ELLIOT reclines on the bench.  He adjusts the weights on the bar and begins to BENCH PRESS, exerting while he talks...

DEXTER: I had a thought.  A brainstorm!  What about just keeping the Mansion open?  We could rent it out -

ELLIOT: Dex - Dex, don’t even ask.  The place is drowning in red ink.  We’re going to have to sell it.

DEXTER: Is that your final decision?

ELLIOT: I’m afraid so.

DEXTER: Okay.  It’s your funeral.

They hang up.  Elliot is lifting a metal weight, again and again.  Then - suddenly - the barbell SLAMS DOWN on his neck!

EXTREME CLOSE UP - Elliot D’Souza - HIS FACE AND HIS LEGS

Elliot is being CHOKED TO DEATH!  WE’RE TOO CLOSE TO SEE WHO - OR WHAT - HE’S GRAPPLING WITH!  He GASPS!  He WRITHES!  His legs kick and twist!  His face turns blue.  Finally...he goes limp.  He’s dead.

END OF TEASER

OPENING CREDITS

ACT ONE

INT. MONK’S APARTMENT, LIVING ROOM – DAY (DAY 3)

In Monk’s apartment.  MONK is in a chair, wearing an oversize bib.  SHARONA is giving him a haircut.

There’s newspaper spread out on the floor.  Not just around Monk - but it covers his entire apartment.  Newspaper everywhere.

MONK: Not too much off the top!  Just an eighth of an inch!

SHARONA (as she snips): I know!  I know!

MONK: I want to look rugged.  But not too macho.

SHARONA: Don’t worry.  You won’t look too macho.  You think you put down enough paper?  I can still see a little rug in the living room.  What if there’s a breeze and a strand of hair falls on it?

MONK: Very funny.

Monk takes out a wooden 12 inch ruler, and measures a strand of hair that Sharona just cut.

MONK: It’s a little long!

SHARONA: Oh shut up!  (Snipping) You know, this wasn’t in my job description.  What happened to your regular barber?

MONK: I don’t know!  Every time I go there, it’s closed.

SHARONA: I can’t imagine why!

MONK: The last time I went, I thought I saw him in the back room.  But it couldn’t have been him.

Monk takes out the ruler again, and measures another piece of hair.

MONK: You’re still long.  Look - it’s three 16ths.

Sharona - exasperated - grabs the wooden ruler from him and SNAPS it in two.

SHARONA: Sorry.  My hand slipped.

MONK (grasping the already-measured hair): It’s okay.  I can measure the other hair against this one.

Sharona grabs the strand of hair from Monk and tosses it away.

SHARONA: Adrian, these are very sharp scissors.  Don’t piss me off!

During this, the PHONE RINGS.  Sharona answers.

SHARONA (into phone): Adrian Monk’s office...uh-huh...could you hold on?

To Monk, covering the phone.

SHARONA: It’s a job!  She wants to meet us tomorrow at 10 o’clock.

MONK: Sorry.  I can’t do it.  It’s laundry day.

SHARONA (into phone): We’ll be there.

INT. ELLIOT’S APARTMENT BUILDING, LOBBY – LATER (DAY 4)

D’Souza’s condo building.  In the lobby.  Monk and Sharona are met by Elliot D’Souza’s personal assistant - MISS LUDEN - a very nervous, very distraught woman.

MISS LUDEN (gushing, nervously): Mr. Monk.  Thank you!  Thank you for coming!  And you must be Sharona.  I’m Dianne Luden.

They shake hands.  Sharona - as always - hands Monk a wipe.

MISS LUDEN: Oh - was I not supposed to shake hands?  You’re the first private detective I’ve ever met.

SHARONA: It’s not you.  It’s him!

MISS LUDEN (remembering): Oh that’s right.  Captain Stottlemeyer said if he does something strange, it’s not me, it’s him.

MONK: You’ve spoken to Captain Stottlemeyer?

MISS LUDEN: Yes.  He gave me your name.  He thought you might be able to help.  Would you like to go upstairs?  That’s where I found him.

SHARONA: Found who?

MISS LUDEN: My boss.  Elliot D’Souza.  I was his personal assistant.

Monk and Sharona cross towards the elevators.  Miss Luden indicates a separate, private elevator.

MISS LUDEN: Oh.  We use this one.  It’s a private elevator.  He lived in the penthouse...

INT. ELLIOT’S PENTHOUSE – MOMENTS LATER

In Elliot D’Souza’s magnificent penthouse.  The room has a window, with a gorgeous view of San Francisco.

MISS LUDEN: I found him Sunday morning, when I arrived, at about 8:30.  He was in there...in his private gym.

SHARONA: I heard about this, on the radio.  They said he had a heart attack.

MISS LUDEN: That’s what they thought, at first.  But they did an autopsy.  There was no heart attack.  He was lifting an 80 pound barbell.  They think it must’ve slipped, and crushed his windpipe.

But Monk isn’t listening.  He’s at the window, distracted by something.  Sharona steps up.

SHARONA: Are you okay?

MONK: That sign.  In front of the Holiday Inn.  Welcome Kiwanis Club.  They misspelled “Kiwanis”.

SHARONA (annoyed): You mean that sign five blocks away?  You want me to go down there and have them fix it?

MONK: No!  We could call them...

Sharona - exasperated - pulls down the window shade (or curtain).

SHARONA: There.  The sign is fixed. (Low) Adrian.  We’re on a job.

Monk is still distracted; now, by the window shade.  It’s not quite even. He starts to fix it.

SHARONA: Adrian!

MONK (recovering): Miss Luden, why exactly did you call?

MISS LUDEN: I know it sounds crazy, Mr. Monk.  It’s hard for me to even say the words...but I think he was murdered.

SHARONA: Why do you say that?

MISS LUDEN: Two weeks ago, Mr. D’Souza said, if anything ever happened to him - even if it looked like an accident - it’s not an accident.

MONK: Was he afraid of someone?

MISS LUDEN: He certainly was.  Kawalchic.  Dexter Kawalchic.  He’s a publisher who runs one of Elliot’s magazines.  Elliot was thinking of closing him down.  Kawalchic threatened him.  He actually hit him two weeks ago.  Mr. Kawalchic has a clause in his contract: if Elliot retires or dies, he has an option on any stocks that Elliot owned.  So now, Kawalchic has controlling interest in the company.

During all this, Monk keeps trying to fix the uneven window curtain.  Sharona repeatedly pulls him away.

MONK (re-focusing): Yes.  That’s certainly a motive.

Miss Luden indicates an OFFICIAL DOCUMENT.

MISS LUDEN: Last night, I was going through some papers.  I found this!

Monk studies the document.

MONK: “The Nevada Gaming Commission”?

MISS LUDEN: It’s an application for a casino license.  Kawalchic’s secretary must have sent us a copy by mistake.  Elliot was adamantly against this - he never would have approved it.

MONK: It’s dated two weeks ago.  So...you think this Mr. Kawalchic knew Elliot wouldn’t be around much longer?

INT. ELLIOT’S PENTHOUSE, PRIVATE GYM – MOMENTS LATER

Miss Luden leads them into Elliot’s private gym.

The gym is slightly disarrayed: some light-weight BARBELLS have fallen from their rack...there’s a METAL DESK against the wall, which is slightly askew...on the desk: a metallic DESK TOY has tipped over...a few metal PENs are no longer in their holder; they’re on the desk, all pointing toward the corner of the room...a STAPLER is also pointing toward the same corner...

MISS LUDEN: He was right over there.  It was horrible.  The barbell was still on his neck.

Monk looks around.  He goes into his “Monk trance”.

MONK: Is this exactly how the room was, when you found him?

MISS LUDEN: Yes sir.  I wouldn’t let the medics touch a thing.

MONK: Good.  He was alone?  And the door was locked?

MISS LUDEN: That’s right.

MONK: From the inside?

MISS LUDEN: That’s right.

Monk notices: a clock on the wall.

MONK: The clock is fast.  Two hours and ten minutes.

MISS LUDEN: That’s odd!  I set it myself, last week.

MONK (looking around): There’s something strange about this room...

SHARONA: What?

MONK: I don’t know.  I can’t put my finger on it.  Something...

Miss Luden shows them Elliot’s briefcase.  She takes out a COMPUTER DISC, which is labeled “Rec to Board”.

MISS LUDEN: His briefcase was on the floor.  This was in there.  “Rec to Board”.  It was his final recommendation.

SHARONA: What did it say?

MISS LUDEN: I don’t know.  When I tried to open it, it was blank.  Like somebody erased it.

MONK: They erased the disc...then put it back?  Why would they do that?

Monk notices a pile of TIFFANY MAGAZINES, on a shelf.  He reacts, embarrassed.

MONK: Interesting choice of magazines.

MISS LUDEN: Elliot hated that magazine.  But he had to read it.

SHARONA: Why’s that?

MISS LUDEN: That’s the magazine I was talking about - the one Dexter Kawalchic publishes.

SHARONA: Dexter Kawalchic is Dexter Gold?

MONK: The Dexter Gold?  With the...naked...?

MISS LUDEN: Naked girls?  Yes.  Kawalchic was his legal name.  He changed it after the magazine took off.

Monk leafs through a Tiffany Magazine.  He sees a picture.  He reacts...horrified, but transfixed.  But horrified.  But transfixed.

MONK (Low, deep groaning): Ohhh.  Ohhh.  Ohhh.

MISS LUDEN: Are you a religious man, Mr. Monk?

SHARONA: He is now!

MONK (continues groaning): Ohhh.  Ohhh.  Ohhh.

Monk manages to close the girlie magazine.  He turns to Sharona.

MONK (anxiously): Wipe - wipe - wipe!

Sharona hands Monk a wipe.  He cleans his hands, obsessively.

MONK (looking around): There’s something strange about this room.  Something’s wrong...

INT. POLICE HQ, CAPT. STOTTLEMEYER’S OFFICE – DAY

Later that day.  CAPT. STOTTLEMEYER is in his office.  LT. DISHER enters, excitedly.

LT. DISHER: He’s here!

Capt. Stottlemeyer chuckles.  They’re about to play a prank on Monk.  There’s a RUBIK’S CUBE on the desk.  Capt. Stottlemeyer removes...and switches...two of the little colored stickers.

CAPT. STOTTLEMEYER: Okay.  Don’t look at it.  Just let him pick it up by himself.

DISHER: It’s impossible, right?

STOTTLEMEYER: Heh, heh.  It’ll drive him nuts!

Stottlemeyer places the “rigged” Cube in plain sight.  The two cops chuckle, like naughty schoolboys.  Monk and Sharona enter.

MONK: Captain.

SHARONA: Lieutenant.

DISHER: Miss Fleming.

MONK: I’m working on the Elliot D’Souza case.  I’d like to take a look at the official file.

STOTTLEMEYER: She called you?  That assistant...?

SHARONA: Dianne Luden.

STOTTLEMEYER: Luden.  Right.  I gave her your name.  I thought you’d convince her she was crazy.

MONK: Actually, I think she might be onto something.

During all this, Stottlemeyer and Disher exhange mischievous glances: they’re waiting for Monk to notice the rigged cube.

STOTTLEMEYER: Monk, Randy and I took that call ourselves.  There is no D’Souza case.  It was an accident.  The barbell slipped.  It crushed his trachea.

DISHER: He was alone in his apartment.  On the 35 th floor.

MONK: I know.

DISHER: There was only one way up: a private elevator.  We talked to the doorman.  Nobody else used it all night.

MONK: I know.

STOTTLEMEYER: The apartment was locked from the inside.

MONK: I know.

STOTTLEMEYER: I’m going to say that again: locked from the inside.

Monk finally notices the “rigged” cube.  Without moving, Monk points to it from across the room.

MONK: Excuse me, Captain.  Is that your Rubik’s Cube?

STOTTLEMEYER (suppressing a chuckle): Yeah.  You want to try it?

MONK: No.  I think somebody tampered with it.  Two of the little dots have been switched.  I can see it from here.  Nobody could solve it now.  Probably just some jackass trying to be funny.

Capt. Stottlemeyer and Lt. Disher exchange a disappointed sigh.  Stottlemeyer tosses the Rubik’s Cube away.

STOTTLEMEYER (deflated): Thank you, Monk.

SHARONA: So...will you be cooperating on this or not?

STOTTLEMEYER: If you two want to go tilting at windmills, fine.  But this time, Monk, you’re on your own.  Send us a postcard.

MONK: I don’t think they sell postcards.

STOTTLEMEYER: Sell them where?

MONK: The Tiffany Mansion.  That’s our first stop.  We have an appointment.

Capt. Stottlemeyer and Disher - both red-blooded males - react.  Lt. Disher - we will soon learn - is obsessed with Tiffany Magazine.

DISHER (stunned, excited): Tiffany Mansion?  You...have an appointment?

SHARONA: Elliot D’Souza controlled the magazine.  He was about to pull the plug on Dexter Gold.  We think Gold might be involved.

DISHER: You’re going inside?  Tiffany Mansion?

SHARONA: Yes we’re going inside.  I don’t think Dexter Gold plans to talk to us by the curb.

DISHER (to Capt. Stottlemeyer): Have you ever been?

STOTTLEMEYER: I almost went once.  Karen found out about it...

DISHER: Red Roof Inn, sir?

STOTTLEMEYER (nods, sighs): Red Roof Inn.  This was before they built the new lobby.

DISHER (hinting): Uh, Captain...I think Monk might be right about this.  Maybe we should tag along.

STOTTLEMEYER: Yes.  I think you’re right, Lieutenant.  I wouldn’t want to overlook anything.

SHARONA (disgusted): Oh grow up!

EXT.  TIFFANY MANSION, FRONT GATE – DAY

Later.  They’re all in Capt. Stottlemeyer’s sedan.

The sedan pulls up to the ornate, oversize gate of Tiffany Mansion.  Stottlemeyer rolls down his window, and presses the INTERCOM.

SEXY GIRL’S VOICE: Hello.  Welcome to Tiffany Mansion.

STOTTLEMEYER: This is Capt. Stottlemeyer.  I’m here with Adrian Monk.  We have an appointment.

The huge gate - the gate to paradise - swings open.  TWO SEXY GIRLS are playing on the lawn.  As the sedan enters, we HEAR Monk’s familiar deep...sad...prudish groan.

MONK (voice-only): Ohhhh.  Ohhhh.

END OF ACT ONE

ACT TWO

INT. TIFFANY MANSION, ENTRANCE HALL – MOMENTS LATER

Capt. Stottlemeyer is on a cell phone.  He’s lying to his wife.

STOTTLEMEYER (into phone): Karen, I’m sorry.  I can’t meet you for lunch.  Something came up.  I’m in Chinatown.  There was a triple homicide.  (A giggling girl runs past) I know, honey.  I have the worst job in the world.

A gorgeous Tiffany Girl approaches.  Lt. Disher recognizes her.

DISHER (excited): Bethany Daniels!  She was May’s Tiffany Girl of the Month.  Not this May.  I mean last May.

BETHANY steps up.  Monk - embarrassed - averts his eyes.  He looks up - he looks left - anywhere but at her.

BETHANY: Hi!  I’m Bethany!  Dexter will be right down.  He’s upstairs, tinkering in his workshop, as always.  I think he’s making a nuclear bomb or something.  He said to make yourself comfortable.  (Pointing) The game room is over there.  The bar’s in there.  If you feel like unwinding, there’s an indoor pool at the end of the hall.

MONK (still looking away): We didn’t bring our suits.

DISHER: He’s new here!

BETHANY: I thought so.  Well, I’ll see you around!

Bethany runs off.

SHARONA: She’s gone, Adrian.  You can look now.

Monk notices: some PHOTOGRAPHS on the wall, of Dex, posing with models or celebrities.  And: a framed MAGAZINE COVER from the early 70's.  It’s an electronic magazine, called POPULAR CIRCUITRY.  There’s a pretty model on the cover, surrounded by giant circuit boards.  A banner says “Miss Transistor”.

MONK: What’s this?

DISHER: That’s how Dexter got started.  He’s a former geek.  That was his magazine.  He almost went bankrupt.  Then one day he put Miss Transistor on the cover - and voila!

MONK: Voila?

DISHER: He changed the name of the magazine, dropped all the electronics stuff, and the rest is history.

SHARONA: Exploiting women - you call that history?

DISHER: It’s...a kind of history.

Then...Dexter Gold - as always, smoking his trademark pipe - appears with TWO TIFFANY GIRLS on his arm.

DEXTER: Sorry to keep you.  Hello.  I’m Dexter Gold.  I hope you’re not from the vice squad.  Heh, heh.

STOTTLEMEYER: No sir.  We’re from homicide.  Captain Stottlemeyer.  Lt. Disher.  Adrian Monk.  And Sharona Fleming.

Dexter is attracted to Sharona.  But she’s immune to his charms, in fact, she’s revolted by him.

DEXTER: Sharona.  Beautiful name.  I think it’s from the Bible.

SHARONA: Have you read the Bible?

DEXTER: Not lately.  Heh, heh.  Can I get you gentlemen anything...or anyone?

MONK: Actually, we’re here to talk about Elliot D’Souza.

DEXTER: Yes.  It’s heartbreaking.  I still can’t believe it.

There’s a metallic STATUETTE - of a female form - on a shelf.  Monk touches it.

DEXTER: Please!  Don’t touch that!  That’s an original Giacometti.  It’s worth a hundred thousand dollars.

MONK (resuming): Mr. Gold, where were you on Sunday morning?

DEXTER: I’ll show you!

INT. TIFFANY MANSION, DEXTER’S BEDROOM – MOMENTS LATER

Moments later.  Upstairs.  They’re in Dexter’s fabulous bedroom (modeled after Hugh Hefner’s famous boudoir).  The room features a HUGE, ROUND ROTATING BED...and a MIRROR ON THE CEILING.

Disher and Stottlemeyer confer...

DISHER: Oh my God!  We’re in his bedroom!  Pinch me!

STOTTLEMEYER: No!

DISHER: I didn’t mean, literally - “pinch me!”!

STOTTLEMEYER: Randy, we’re finished talking about pinch me.

DEXTER: You were asking about Sunday.  I was right here, in bed, all morning.

MONK: You were alone?

Dexter and his fan, Disher, both chuckle at the question.

DEXTER: No, Mr. Monk.  I had company.  Let’s see...Saturday night?  Sabra?  No - she was Monday.  Gwen?  No...that was Friday...Brianna?  No - she was also Friday.  Oh - I remember -
(Into an INTERCOM).  Could you ask Amber to come upstairs?

MONK: Mr. Gold, we understand that Elliot D’Souza was planning to shut down your magazine.

DEXTER: That’s not true.  He was considering it.  But the last time we spoke, he said he was still undecided.

SHARONA (accusingly): But now, you’re safe.  You control it all.

DEXTER: That’s true.

During this, Disher explores the room.  He sits on the famous round bed.  He presses a button.  The bed begins to rotate.

SHARONA (to Disher disapprovingly): How old are you?

Monk notices the mirror above the big bed.

MONK (low to Sharona): Sharona, check it out.  A mirror!  What’s that for?

SHARONA (unwilling to explain): I wouldn’t know.

MONK: Probably to check his bald spot.

SHARONA (reassuring him): That’s right, Adrian.  It’s to check his bald spot.

Another Tiffany Girl - AMBER - enters.  Amber, we’ll soon learn, is more than just a pretty face; she’s stronger and sharper than anyone gives her credit for.

AMBER (playfully): You rang?

DEXTER: Gentlemen, this is Amber Post, our Tiffany Girl of the Month.  And - maybe - our Tiffany Girl of the Year.  We’ll find out tomorrow night.  (To Amber) Amber, darling.  These gentlemen are from the police.  They’re wondering where I was on Saturday night.

AMBER: You want me to go into detail?

MONK (quickly): No!  No detail!  Just the big vague general picture.

Amber’s response feels a little stiff...a little rehearsed.

AMBER: Dexter and I were here.  In bed.  All morning.  I remember we woke up and watched the sun rise together.  We didn’t even get out of bed until noon -

DEXTER: Which is when I got the phone call about Elliot.  (To Amber) Oh.  By the way, darling.  I found this under your pillow.

Dexter hands Amber an EARRING.

AMBER: Oh.  Thank you.  I’ve been looking for that.

MONK: Excuse me.  You said you saw the sun rise?  But that’s the only window...and it faces west.

Amber tenses.  She glances, nervously, at Dexter.

MONK: And those aren’t your earrings, ma’am.  They’re for pierced ears.  And yours aren’t.

Captain Stottlemeyer considers this.  For the first time, he eyes Dexter, suspiciously.

DEXTER: You’re a very clever man, Mr. Monk.  I guess Amber and I are a little confused.  Elliot’s death must have me a little rattled.

Monk indicates a PILL BOX, with different compartments for each day of the week.  The pills for “Sunday” are still there.

MONK: I guess you were so rattled you forgot to take your pills on Sunday.

Monk stares at Dexter, accusingly.  A tense beat.  Then - a SECRETARY sticks her head in.

SECRETARY: Dex?  David Hasselhoff just called.  He can’t play golf today.

DEXTER: Oh.  There goes our foursome.

DISHER (eagerly): I play golf!

STOTTLEMEYER: Randy, we’re on duty!

Disher sighs, disappointed.

MONK: I’m free!

DEXTER: Do you play golf, Mr. Monk?

MONK (admitting, sheepishly): No.

DEXTER (grins, relieved): Then you can’t play, can you?

Monk turns to Sharona.

MONK: You play, don’t you?

SHARONA: Me?

Mon gestures: “You have to say yes!” Sharona sighs.

SHARONA: Sure.  I play.

Dexter glances around the room - and at Capt. Stottlemeyer - nervously.  He doesn’t want to appear suspicious.  He forces a smile.

DEXTER: Good.  Perfect.  The golf course is right out back.  We’ll meet you there.

EXT. TIFFANY MANSION, GOLF COURSE – LATER

Later.  There’s a 9-hole golf course on the grounds behind the mansion.

Dex is there, with two friends.  Sharona steps up, wearing a fetching golfing outfit.

DEXTER: Ah, Sharona!  I thought that was your size.  It looks great on you.  I won’t be able to concentrate on the ball.  Heh, heh.

Dex indicates a FAMOUS PROFESSIONAL GOLFER, who will be named later.

DEXTER: Sharona Fleming, this is (FAMOUS GOLFER).  I let him stay and the Mansion - and in exchange, he promises not to beat me too badly today.

NOT COMPLETED YET

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fairgirl  (25.10.2020 à 00:46)

Un très bon épisode avec un adversaire pas comme les autres. Je suis ravie que Sharona ne ce soit pas laissée faire. C'est une combattante et elle le prouve une fois de plus. Cela a permis également de montrer toute la complicité qui l'unit à Monk et même Randy commence à s'inclure au groupe. 

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Merci aux 4 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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