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#205 : Monk et le centenaire

Image illustrant l'épisode 2.05 - Monk et le centenaire

Le plus vieil homme du monde - Miles Holling - vit dans la maison de retraite Maden.

Karen Stottlemeyer réalise un documentaire sur le vieillard. Celui-ci meurt la veille de son cent quinzième anniversaire : il s’est étouffé.

Ce décès est suspect et Monk va entrer en scène.

Popularité


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Titre VO
Mr. Monk and the Very, Very Old Man

Titre VF
Monk et le centenaire

Première diffusion
25.07.2003

Première diffusion en France
15.02.2004

Diffusions

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Dimanche 15.02.2004 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 25.07.2003 à 22:00

Plus de détails

Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénariste -
Daniel Dratch
Réalisateur -
Lawrence Trilling

- - - - - -      Cast      - - - - - -
Glenne Headly - Karen Stottlemeyer
Stellina Rusich - Trudy Monk
Kurt Fuller - Dennis Gammill
Jim Jansen - le Maire Rudner
Patrick Cranshaw - Miles Hollings
Bill Erwin - Hiram Hollings
Sonya Eddy - Opal
Ralph Peduto - le fossoyeur
Audrey Wasilewski - l'infirmière
Jeanette Miller - la vieille femme
Alfred Dennis - le vieil homme
Kevin Dunigan - le garde
Hira Ambrosino - la journaliste
Don Perry - le nouveau vieil homme
- - - - - - - - - - -

2.05 - Monk et le centenaire

La veille de son 115ème anniversaire, le plus âgé des pensionnaires de la maison de retraite de Malden, Miles Holling est assassiné dans sa chambre par une ombre qui s’est introduite chez lui..

Il est établi qu’il s’agit d’une mort naturelle en raison de son âge respectable, lorsqu’il est retrouvé inanimé dans son lit.

Karen, la femme du Capitaine Stottlemeyer, veut persuader son mari qu’il s’agit d’un meurtre. En effet, elle connaissait le centenaire car elle l’avait interviewé quelques temps auparavant à l’occasion du tournage d’une réception pour célébrer ses 110 ans.

Le Capitaine Stottlemeyer fait appel à Monk pour convaincre sa femme et retrouver la paix. Malheureusement, Monk fait remarquer que le déambulateur de Miles Holling n’a pas pu l’aider à se rendre jusqu’à son lit puisqu’il se trouve au milieu de la chambre et conclut donc que Madame Stottlemeyer a raison : il s’agit bien d’un meurtre !

Cette dernière met le capitaine à la porte obligeant ainsi Monk à héberger Stottlemeyer. Evidemment rien ne se passe bien entre eux, la promiscuité rendant leur cohabitation difficile, d’autant que le Capitaine est obsédé par une vieille affaire qu’il n’a pu déchiffrer : la mort de Darreen Leveroni..

Le Capitaine Stottlemeyer décide de rentrer chez lui pour demander pardon à sa femme ; Monk lui rappelle que leur différend concerne surtout le refus du Capitaine de regarder le film réalisé par sa femme sur le centenaire assassiné.

Déterminé à se débarrasser de cette corvée trop longtemps repoussée, il visionne la vidéo de la cérémonie au cours de laquelle le maire de la ville escorté de son assistant, Denis Gammill, enferme dans une capsule les messages qu’il a demandé de rédiger à chacun des participants. Il signale que cette capsule sera enterrée et les messages lus dans plusieurs décennies. Toutefois, il ajoute que si Miles Holling restait en vie au-delà des cinq prochaines années, la capsule serait déterrée à ce moment là.

Le Capitaine Stottlemeyer remarque que l’assistant du maire, Denis Gammill, est venu à la réception à bord d’une voiture de location.

Et c’est l’occasion pour le Capitaine Stottlemeyer de dire enfin qu’il a résolu une affaire : effectivement, il déduit que Gammill ne pouvait pas utiliser sa propre voiture ce jour là sans dévoiler qu’il était le chauffard qui avait heurté Darreen Leveroni avant de prendre la fuite. Ecrasé de remords il avait avoué sa culpabilité dans son message et avait espéré le décès du vieil homme jusqu’à la veille de son 115ème anniversaire.

Pour ne pas voir la capsule et son aveu déterrés il avait été obligé de le tuer.

 

205 : Monk et le centenaire

Des journalistes se pressent devant l’entrée de la maison de retraite Malden.

Journaliste : Je suis journaliste, je voudrais rencontrer monsieur Holling.
Vigile : Non. Je suis désolé. Vous ne pouvez pas entrer.
Journaliste : Excusez moi. J’ai rendez vous avec monsieur Miles Holling.
Vigile : Personne pour l’instant.
Journaliste : Je vous dis que j’ai rendez vous. Vous ne semblez pas comprendre.
Vigile : Peu importe qui vous êtes, personne n’entre sans laissez passer.
Journaliste : Vous ne comprenez pas …
Vigile : Contactez votre rédaction. Allez y !

Aide soignante 1 : Qu’est-ce que vous faites ce week end ?
Aide soignante 2 : La même chose que toi, je travaille.
Aide soignante 1 : Quoi ?
Aide soignante 2 : Tu l’ignorais ? On est tous de service. Ils viennent de l’afficher.
Aide soignante 1 : Pourquoi ?
Aide soignante 2 : Tu sais pourquoi. Il y a une réception pour le vieux. N’oublie pas ton badge sinon ils ne te laisseront pas rentrer.
Aide soignante 1 : Parce que c’est son anniversaire, mon week end tout entier est fichu.
Aide soignante 2 : Miles Holling n’a rien d’un vieux ordinaire. On dit que c’est le plus vieux des hommes de la planète. C’est important. Tu n’as pas vu les journalistes partout dans la rue ?
Aide soignante 1 : C’est sans importance pour moi, j’ai des projets. J’ai toute ma famille qui vient.
Aide soignante 2 : Alors prie pour que le vieux ne se réveille pas.
Aide soignante 1 : Tu as raison, ce serait génial.

Un vigile s’introduit dans la chambre de Miles Holling et ferme le store.

Holling : Bonsoir. Qui êtes vous ? Vous n’êtes pas Georges. Où est Georges ? Dépêchez vous de sortir d’ici ? Mais que faites vous ? Au secours !

Le vigile fait coucher Holling et lui met un coussin sur le visage.

Au commissariat.

Stottlemeyer : (au téléphone) Madame, même si je suis d’accord avec vous, je n’ai absolument pas le droit de retirer un panneau indicateur. Écoutez, vous n’avez jamais envisagé de rentrer chez vous par un autre chemin ? C’est ça ; bonne journée à vous aussi.
Disher : Capitaine !
Stottlemeyer : Lieutenant, pourquoi dois je répondre aux appels concernant les problèmes de circulation ? N’êtes vous pas censé me décharger de cette corvée ?
Disher : Votre femme est ici.
Stottlemeyer : Ma femme est … Bon, écoutez, j’ai besoin de quelques minutes. Vous pouvez la retenir ?
Disher : Qu’est-ce que je dois faire ?
Stottlemeyer : Discutez avec elle.
Disher : Discuter de quoi ? De quoi est-ce qu’elle aime parler ?
Stottlemeyer : De la façon dont j’ai gaché sa vie.

Il rentre cigares et cendrier dans un tiroir. Puis il ressort et place sur son bureau un bloc de cristal et un attrape rêves magique. Au dernier moment, il se souvient de ranger son arme dans un autre tiroir.

Disher : Il sera à vous dans une minute. Il téléphone.
Karen Stottlemeyer : Ah d’accord.
Disher : Alors, vous travaillez sur un nouveau script ?
Karen : Je fais des documentaires lieutenant, aussi je n’utilise aucun script. Le monde est mon script.
Disher : Génial. J’ai quelque chose à vous montrer. On vient de les recevoir. C’est un Beretta, un 9 mm Centurion et le chargeur contient 15 balles et une dans la culasse.
Karen : Vous savez ce que je pense des armes ?
Disher : Je sais que vous avez certaines convictions, c’est juste que je ne me rappelle pas lesquelles.
Karen : Je n’aime pas les armes, lieutenant. Mon mari ne porte jamais d’arme et vous devriez en faire autant. Mais qu’est-ce qu’il fait la dedans ?
Disher : Attendez, il en a encore pour une minute.

Stottlemeyer : Je ne dois surtout pas oublier la cascade. De l’eau ! Bon, du café ça fera l’affaire.

Disher : Ca, c’est le holster, cet étui est en peau. C’est joli, non ?
Karen : J’en ai marre, je rentre.
Disher : Oui, madame, laissez moi vous ouvrir la porte !
Stottlemeyer : Oh, salut !
Karen : Salut.
Stottlemeyer : Je t’en prie, entre. Salut, quelle bonne surprise.
Karen : Oh, la cascade d’eau. Comment tu la trouves ?
Stottlemeyer : Elle est géniale. Je l’adore. Encore merci.
Karen : Elle t’aide pour te détendre ?
Stottlemeyer : Oh oui, oui.
Karen : C’est du café ?
Stottlemeyer : Oui. C’est ça, c’est une cascade de café. Comment s’est déroulée ta thérapie ?
Karen : La thérapie a lieu le mercredi.
Stottlemeyer : Oui, je le savais. Comment était …
Karen : Leland, tu te rappelles Miles Holling ?
Stottlemeyer : Oui. … Non.
Karen : L’homme le plus vieux du monde. J’avais fait un reportage sur cet homme. J’ai décroché la mention spéciale à Monterey lors du Festival. Bien sur, tu ne t‘en souviens pas. Tu avais refusé d’y aller. Quoi qu’il en soit, Holling est mort la nuit dernière.
Stottlemeyer : Oh, je suis sincèrement désolé. C’est pour ça que tu es là ?
Karen : En quelque sorte. Tu vois, je crois qu’il s’agit d’un meurtre.
Stottlemeyer : Ah, ah !
Karen : Je sais que ça a l’air un peu fou, mais je suis allée à la maison de retraite ce matin pour lui souhaiter un bon anniversaire, ils venaient de découvrir sa mort. Le médecin légiste était là mais j’ai noté un petit détail qui clochait. Ils disent qu’il est mort dans son lit, mais tu sais, Leland, il n’utilisait jamais son lit, non, il dormait sur une chaise. Il m’avait dit que s’il s’allongeait il avait peur de ne plus jamais pouvoir se relever.
Stottlemeyer : Écoute, Karen, c’est délicat.
Karen : Autre chose, ils ont trouvé un bouquin sur son torse. C’est comme s’il lisait. Mais il ne lisait pas parce qu’il était presque aveugle. Alors j’ai ordonné à l’infirmière en chef d’interdire l’accès de sa chambre.
Stottlemeyer : Tu as fait quoi ?
Karen : En attendant que tu viennes enquêter.
Stottlemeyer : Karen, qui t’a autorisée à faire ça ? Qui es-tu ? Un policier en civil de la criminelle ? Quel age avait cet homme ?
Karen : Il avait 115 ans.
Stottlemeyer : Il avait 115 ans ! Les personnes de cet age là meurent toutes, en quelque sorte, c’est une chose normale. S’il te plait, sois raisonnable, qui voudrait assassiner un homme de cet age ? Pourquoi se donner cette peine ?
Karen : C’est une intuition. Toi aussi, tu as tout le temps des intuitions.
Stottlemeyer : Oui, bien sur, c’est vrai, mais c’est mon boulot, moi je suis un professionnel.
Karen : Donc, tu ne veux pas aller enquêter ?
Stottlemeyer : Écoute, chérie, je ne suis …
Karen : Je t’en demande trop .
Stottlemeyer : Est-ce que je te dis comment tourner tes petits films ?
Karen : Ce sont des documentaires, Leland. Et pourtant, c’est ce que tu avais dit au docteur Mosely que tu allais m’aider et tu avais promis, tu avais juré que tu allais essayer.
Stottlemeyer : C’est entendu. Alors, écoute, j’ai une idée. Je vais contacter Monk. C’est le meilleur enquêteur que je connaisse et si Monk pense qu’il s’agit d’un meurtre, je m’occuperai de cette affaire.
Karen : C’est promis ?
Stottlemeyer : Oui, c’est promis.

Stottlemeyer : (au téléphone) Oui, chérie, on est à la maison de retraite. (en chuchotant) Monk, c’est gentil, merci vraiment.
Monk : Il n’y a aucun problème. C’est un plaisir.
Stottlemeyer : (au téléphone) Oui, Monk est ici. Si tu ne veux pas me croire, tiens, je te passe Sharona.
Sharona : (au téléphone) Allo, Karen, comment ça va ?
Monk : Personne n’a touché à rien ?
Aide soignante : Non, monsieur.
Monk : Et vous avez été la dernière à le voir ?
Aide soignante : Oui monsieur, c’est exact.
Monk : Est-ce que le déambulateur était déjà ici ?
Aide soignante : Oui.
Monk : Quelle taille il faisait à votre avis ?
Aide soignante : 1m60 environ.
Sharona : (au téléphone) Allo La il observe les oreillers …
Monk : C’est vous qui avez baissé les stores
Aide soignante : Non, monsieur Holling ne voulait pas qu’on les baisse.
Stottlemeyer : Donnez moi ce téléphone.
Sharona : Attendez, je vous repasse votre mari.
Stottlemeyer : Chérie ? Voila, écoute, la prochaine voix que tu entendras sera celle d’Adrien Monk, d’accord ? Quoi qu’il te dise, il faudra que tu l’acceptes entendu ? Sans poser aucune question. On est d’accord ? Adrien Monk. Est-ce que vous avez étudié la chambre ?

Il tient le téléphone en l’air.

Monk : (en haussant la voix) Oui, j’en ai fait le tour.
Stottlemeyer : Est-ce que vous vous êtes fait une opinion à propos de la mort de Miles Holling ? Je vous écoute.
Monk : Oui, j’ai une idée.
Stottlemeyer : Et quelle est votre opinion, Adrien Monk ?
Monk : C’est …C’est un meurtre. (en s’approchant du téléphone) : c’est un meurtre, Karen.
Karen : Je le savais !

Devant un Sottlemeyer désemparé, Monk explique comment il est parvenu à cette déduction.

Monk : Le déambulateur est au milieu de la chambre. Comment monsieur Holling a-t-il pu aller jusqu’à son lit, de plus il est hors de question qu’un homme de la taille de Miles Holling ait réussi à passer au dessus de la coiffeuse afin de fermer le store ?
Stottlemeyer : (au téléphone) écoute chérie, d’abord j’étrangle Monk ensuite je te rappelle.

Ils sont reçus par le maire.

Le maire : Bienvenue à Malden. En quoi puis je vous aider ?
Stottlemeyer : Monsieur le maire, la raison …
Monk : Excusez moi, je suis … je suis désolé. Est-ce que ça vous ennuie qu’on échange nos chaises ? Il y a des glands, ma chaise a des glands, il y a des glands à chaque coin.
Sharona : Ne dis plus le mot gland.
Le maire : Dennis Gammill, mon adjoint, vient de m’exposer votre damende.
Gammill : Est-ce que vous êtes sérieux, vous voulez faire exhumer Miles Holling ?
Sharona : On veut faire pratiquer une autopsie.
Stottlemeyer : Monsieur le maire, je ne serais pas venu vous déranger si une personne n’avait la certitude qu’il s’agit probablement d’un crime.
Monk : Excusez moi.
Stottlemeyer : Quoi ?
Monk : Je suis désolé ». Vous pouvez changer de chaise avec Sharona ?
Stottlemeyer : Pourquoi ?
Monk : Pour qu’elle soit plus près de moi. Je suis … désolé.
Stottlemeyer : D’accord, changeons de chaise.
Sharona : Pourquoi est-ce que tu fais ça ? Adrien, c’est ridicule, voyons.
Stottlemeyer : Bon, monsieur le maire, la lettre que je vous ai …
Gammill : Laquelle, sachez le monsieur le maire, n’est en rien un ordre de justice. Il s’agit là d’une requête tout à fait officieuse.
Stottlemeyer : C’est exact, ce n’est qu’une requête officieuse. Ca fait trois jours qu’on relance le bureau fu juge et il refuse de nous délivrer une assignation.
Sharona : On nous a dit que cela dépendait de vous.
Gammill : En d’autres termes, vous pouvez dire non, ce que je vous conseille fortement Steve, si toutefois ces personnes se trompent, aux prochaines élections vous risquez de passer pour un guignol.
Stottlemeyer : Monsieur le maire, je le considère comme un service personnel. Ma femme, comme vous le savez, connaissait monsieur Holling et elle s’était vraiment très attachée à cet homme lors du tournage de son documentaire.
Monk : Excusez moi, je suis sincèrement navré, ce siège est vraiment très glissant. Tu vois …
Sharona : D’accord. Si on se mettait debout, allez, debout.
Le maire : C’est une décision sérieuse, capitaine. J’en suis conscient. J’accède à votre requête. Mais n’ayez pas tort.

Au cimetière, pendant qu’on exhume le corps de Miles Holling, le capitaine s’approche de la tombe de Darren Leveroni.

Fossoyeur : Capitaine ?
Stottlemeyer : Oui.
Fossoyeur : On a presque fini. Si vous voulez accompagner le corps …
Stottlemeyer : J’arrive tout de suite.
Fossoyeur : Je me souviens de cette affaire. Un délit de fuite, n’est-ce pas ?
Stottlemeyer : Oui. Ce garçon avait 17 ans. Il avait été accepté à Princeton.
Fossoyeur : J’ai creusé ce trou. Je n’oublierai jamais. Le sol était complètement gelé, comme si la terre ne voulait pas de lui. Ils n’ont jamais coincé l’ordure qui l’avait tué ?
Stottlemeyer : Non, je ne l’ai jamais coincé.
Fossoyeur : C’était votre affaire ?
Stottlemeyer : Oui, et ça l’est toujours. Ca l’est toujours.

Stottlemeyer frappe à la porte de Monk.

Monk : Capitaine ? Est-ce que ça va ?
Stottlemeyer : Miles Holling est bien mort assassiné, il a été étouffé. C’est écrit noir sur blanc. J’ai fait une copie du rapport de notre médecin légiste.
Monk : Karen vous a viré ?
Stottlemeyer : Comment vous le savez ?
Monk : Vous n’avez pas diné chez vous. Il y a une addition du Happy Burger.
Stottlemeyer : Oui. On a eu quelques problèmes. Et moi, je vais retourner dormir au Red Roof, à Nouveau.
Monk : Si vous voulez, vous n’avez qu’à rester ici. Vous avez été très souvent là pour moi, quand j’ai vécu des moments difficiles, rappelez vous.
Stottlemeyer : Oui, je me rappelle bien vos moments difficiles, puisqu’ils ont duré trois ans. J’ai vraiment besoin de compagnie. Vous êtes sur ?
Monk : Il faut savoir renvoyer l’ascenseur. Oui, j’insiste.
Stottlemeyer : Très bien, merci. Vous m’aidez pour mes bagages ?
Monk : Vos bagages, vous avez plus d’une valise ?
Stottlemeyer : Oui, j’ai une housse à costume et quelques autres trucs. Ca ne durera que quelques semaines, ce sera amusant, on va être colocataire.

Plus tard, le capitaine vient s’installer en pyjama sur le canapé.

Stottlemeyer : Je bois toujours un verre de lait avant de dormir.
Monk : Mais ce n’est pas…
Stottlemeyer : La ferme. Quelle drole d’affaire, l’homme le plus vieux du monde. Randy a une théorie. Il dit que c’est le second plus vieil homme du monde qui l’a tué afin de lui voler son titre. Il enquête dans cette direction.
Monk : Comment est-ce que le tueur est entré ? Il n’y a qu’une seule entrée et les gardes exigeaient une autorisation écrite.
Stottlemeyer : Il s’agit peut être d’un employé. Une infirmière folle ?
Monk : Est-ce que le vieil homme avait de l’argent ?
Stottlemeyer : Oui, il avait une petite assurance vie d’environ 10 000 dollars. Qu’est-ce que vous faites, j’ai déjà un sous verre.
Monk : J’en mets toujours un autre dessous, par sécurité. En complément.
Stottlemeyer : Bon, merci.
Monk : Qui en est le bénéficiaire ?
Stottlemeyer : Cet homme avait un fils, Hiram Holling. On va aller lui parler demain.
Monk : Alors, que dites vous de tout ça ?
Stottlemeyer : Hé bien, pourquoi vous le demandez à moi ? Ma femme est bien meilleure flic que moi.
Monk : Non, ne dites pas ça.
Stottlemeyer : Écoutez, ça ne m’ennuie pas de vivre dans votre ombre, Monk, vous êtes un phénomène.
Monk : Merci.
Stottlemeyer : Mais lorsque Karen relève des détails qui m’ont échappé, alors là je me dis que je devrais tout laisser tomber. Devinez où j’étais aujourd’hui. J’étais sur la tombe du jeune Leveroni. Vous vous souvenez de cette affaire ?
Monk : Oh oui, le délit de fuite, c’était il y a cinq ans.
Stottlemeyer : Il avait dix-sept ans, c’était un excellent élève, il s’est fait tuer à trois pâtés de maisons de chez lui. J’ai toujours cru qu’une personne allait se dénoncer.
Monk : Oui. Moi aussi.
Stottlemeyer : C’est vrai, comment est-ce qu’on peut se regarder dans un miroir après ça ? C’est vrai, on doit avoir envie d’en parler.
Monk : Une envie intense de se confesser.
Stottlemeyer : C’est la providence du flic. Que faites vous ?
Monk : J’aime qu’elle soit comme ça.
Stottlemeyer : Elle est de travers, voyons.
Monk : Non, je sais.
Stottlemeyer : Monk. Il y a un truc étrange, c’est que chez vous, tout est toujours droit, rangé à l’équerre, excepté cette table. Je peux savoir pourquoi ?

Monk ne répond pas. Plus tard, Stottlemeyer est allongé dans le canapé lit.

Monk : Tenez. Je vous ai trouvé un réveil, capitaine.
Stottlemeyer : Vous pouvez arrêter de m’appeler capitaine, vous pouvez remarquer que je ne suis plus en service.
Monk : D’accord. Leland. Est-ce que vous avez besoin d’autre chose ?
Stottlemeyer : Non. C’est parfait. Merci. Bonne nuit.
Monk : 7 h 53 ? Pourquoi vous n’allez pas jusqu’à 8 heures ?
Stottlemeyer : Parce que 8 heures c’est trop tard.
Monk : Oui, mais c’est un chiffre rond. Huit, zéro, zéro.
Stottlemeyer : Monk, quelle importance ça a t-il pour vous ? Sur une échelle de 1 à 10 ?
Monk : Je dirais à peu près huit, huit, zéro, zéro. Et c’est la même chose avec 7 heures. Sept, zéro, zéro.
Stottlemeyer : Désolé, 7 heures c’est trop tôt
Monk : Vous pouvez utiliser le buzzer, à six reprises.
Stottlemeyer : C’est entendu, ça ne marchera pas. Je préfère aller dormir à l’hotel.
Monk : Non, non. Écoutez, vous devez rester ici. Vous avez été là pour moi, je vous dois ça. D’accord ? Je vais essayer de me contrôler, ça va aller. D’accord ? 7h53, c’est un drole de nombre mais c’est sans problème. Très bien, je suis un adulte d’accord ? C’est pas grave.
Stottlemeyer : Bonne nuit.
Monk : Bonne nuit.

Après quelques minutes, Monk revient dans le salon.

Stottlemeyer : Ah ! Je vais vous dire ce que je vais faire. Je mets la sonnerie de ce réveil à 8 heures. Huit – zéro – zéro. Ça vous fait plaisir ?
Monk : Oui.
Stottlemeyer : Génial. Et à présent, j’avance l’heure indiquée sur le réveil, de sept minutes et de cette façon, je vais pouvoir me réveiller à 7 h 53. C’est un excellent compromis.
Monk : Oui, mais …
Stottlemeyer : Si vous revenez encore une fois, Monk, je vous tire dessus. Bonne nuit.

Le lendemain, Sharona rend visite à Karen Stottlemeyer, qui poursuit sa séance de pilates.

Karen : C’est Leland qui vous envoie, Sharona ?
Sharona : Non, je vous jure que non. Je n’ai même pas dit à Adrien que je venais. Est-ce que ça va ?
Karen : Ça s’appelle du Bikram Yoga. Vous devriez essayer.
Sharona : Ça a l’air plutôt douloureux.
Karen : C’est justement fait pour ça. Si c’est pas dur, ça ne sert à rien.
Sharona : J’ai un dicton un peu différent si c’est pas dur, où est le problème ? Karen, j’espère que ma visite ne vous dérange pas trop mais votre mari est allé s’installer chez Adrien et ils risquent de devenir dingues tous les deux.
Karen : Hé bien, allez dire à Monk « bienvenue dans mon univers »
Sharona : Vous savez, aucun des deux n’a pu réussir à dormir la nuit dernière. Adrien est venu piquer un somme dans la journée chez moi.
Karen : Sharona, je ne sais quoi vous dire de plus, vous comprenez, Leland est impossible. Personne ne peut vivre avec lui.
Sharona : Karen, il y a de très bons conseillers dans le service, contactez les.
Karen : On a essayé une thérapie, une analyse qui a duré trois semaines. Et voyez vous, Leland a refusé de respecter le processus. Il ne me respecta pas, c’est ça le fond du problème.
Sharona : Non, Karen, c’est faux. Je vous jure qu’il est réellement fier de vous, d’ailleurs il parle de vous à longueur de temps.
Karen : Est-ce que vous savez qu’il n’a toujours pas vu mon film, celui que j’ai fait, le reportage sur Miles Holling, qui a eu le prix du meilleur documentaire avec une mention spéciale ?
Sharona : Mais il est très occupé.
Karen : Il dure 65 minutes, il n’est pas occupé à ce point. Tenez, vous voulez le regarder ?
Sharona : Bien entendu. Et je promets qu’il le regardera lui aussi.

Stottlemeyer et Disher vont interroger le fils de Miles Holling.

Stottlemeyer : La nuit dernière, à minuit, je me suis levé pour aller aux toilettes. Cinq minutes après, j’ai entendu du bruit. Il nettoyait les toilettes. Ca a duré une heure et demie.
Seigneur !
Stottlemeyer : C’est plutôt gênant ; je vous le dis.
Disher : Écoutez, vous pouvez venir chez moi. J’ai le cable.
Stottlemeyer : Non. Je n peux pas partir maintenant, ça risquerait de le vexer. Il pense qu’il me doit bien ça parce que je lui ai tendu la main à la mort de Trudy. C’est mon nouveau challenge, ne pas blesser la susceptibilité de mon entourage.

Holling : Mon père était un vieux monsieur de 114 ans et demi. C’est un age avancé, je vous l’accorde, mais c’est toujours trop jeune pour mourir. Est-ce que vous comprenez ce que je veux dire ?
Disher : Oui, monsieur.
Holling : Si vous retrouvez son meurtrier, rendez moi un petit service. J’aimerais rester cinq minutes seul avec lui dans la pièce où vous l’enfermerez.
Disher : Quand avez-vous vu votre père pour la dernière fois ?
Holling : Il y a deux mois. A moins que vous ne parliez de la télévision. Vous savez, il passait très souvent à la télévision, il avait écrit un livre. D’ailleurs, ils l’ont mis dans un container de souvenirs historiques.
Stottlemeyer : Avait il des ennemis ?
Holling : Non, non. Sauf si vous faites allusion à ces étranges appels téléphoniques qu’il a reçus.
Disher : Des appels téléphoniques ?
Holling : Oui, c’est exact, ces appels ont commencé il y a quelques semaines de cela, une personne a commencé à appeler mon père au milieu de la nuit et il le faisait à n’importe quelle heue.
Disher : Et qu’est-ce qu’on lui disait ?
Holling : Tu es un homme mort. Je viendrai bientôt te tuer.
Stottlemeyer : Demandez le relevé des appels.
Holling : J’espère de tout cœur que vous pourrez retrouver cette pourriture. D’accord, il avait 114 ans, oui, c’est vieux mais croyez le, c’est toujours trop jeune si vous voyez ce que je veux dire. Malgré son age, il était toujours mon papa et j’étais toujours son bébé.

Chez Monk.

Monk : Capitaine, je suis là.
Stottlemeyer : Ah, bonjour ! J’ai fini, je nettoie.
Monk : Attendez, je vais le faire.
Stottlemeyer : Mais non, laissez.
Monk : S’il vous plait, s’il vous plait, laissez, je vais le faire.
Stottlemeyer : D’accord. Merci.
Monk : Votre journée a été bonne ?
Stottlemeyer : Ma journée a été bonne. Je suis passé prendre les garçons à l’école et on a mangé une pizza.
Monk : Comment vont-ils ?
Stottlemeyer : Ils vont très bien, merci. Randy et moi, nous sommes allés chez Hiram Holling. Un vieux monsieur qui est resté le gros bébé à son papa.
Monk : Il y a autre chose ?
Stottlemeyer : Apparemment, Miles Holling a reçu des coups de téléphone la semaine dernière. Tard dans la nuit, une personne qui le menaçait. C’est quoi ?
Monk : Un nouveau pommeau de douche. De cette façon, chacun de nous aura le sien. Et Sharona m’a donné ça.
Stottlemeyer : La cassette du film de Karen.
Monk : Sharona a dit qu’il fallait que vous le regardiez.
Stottlemeyer : J’ai essayé, à trois reprises. Quand je le regarde, j’arrête pas de penser que … il a couté 45.000 dollars. C’était ce truc ou alors le cabin cruiser de dix mètres de long, en fibres de verre avec un moteur puissant. Merci. Nous en avons parlé, nous avons choisi l’option du reportage.
Monk : Oh, la table !
Stottlemeyer : Qu’est-ce que vous avez avec cette table ?
Monk : Elle doit toujours être placée de cette façon. C’est le relevé des appels ?
Stottlemeyer : Oui. Il y a eu plusieurs appels, ils ont tous été passés d’une cabine près de la gare. Un cul de sac.
Monk : Et ça, c’est quoi ?
Stottlemeyer : C’est ce qu’ils nous ont envoyé avec les feuilles de présence de la maison de retraite, les heures et les signatures des entrées.
Monk : C’est étrange.
Stottlemeyer : Quoi donc ?
Monk : Hé bien, cet agent de sécurité, George Rowe, regardez les signatures. La, c’est lundi, le jour du meurtre et là ce sont celles de la semaine dernière.
Stottlemeyer : Il a une belle signature.
Monk : Regardez son écriture, lundi matin il a mal orthographié son nom.
Stottlemeyer : Oh, l’enfant de … Comment j’ai pu rater ça ? Qu’est-ce qui cloche chez moi ?

Monk accompagne le capitaine pour rendre visite au vigile, George Rowe.

Stottlemeyer : Je devrais démissionner et trouver un travail de vigile.
Monk : C’est juste une mauvaise passe, ça arrive parfois.
Stottlemeyer : Pas à vous.
Monk : Je ne suis pas sorti de chez moi pendant trois ans et demi. C’était la mauvaise passe du siècle.
Stottlemeyer : Ça a commencé avec le délit de fuite, le jeune Leveroni. C’est lors de cette affaire, c’est là que j’ai perdu les pédales après je n’ai pas réussi à me concentrer. Mais vous le savez ? Bien sur que vous le savez. Vous savez toujours tout. Monsieur Rowe, ouvrez cette porte, police ! Il y a de la pagaille la dedans, ça sent la bagarre.
Monk : Une probabilité suffisante ?
Stottlemeyer : Probablement.
Monk : Probabilité probablement suffisante.
Stottlemeyer : C’est probable.

Le capitaine prend son arme et ouvre la porte d’entrée d’un coup de pied.

Stottlemeyer : George Rowe ? Il y a quelqu’un ? Police ! Monsieur Rowe ! Monk, ne touchez à rien, on n’est pas chez nous. Voila que je parle de chez nous maintenant !
Monk : Ho !
Stottlemeyer : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : S…  Serpent en liberté ! Serpent en liberté !
Stottlemeyer : D’accord, on se détend ça va aller.
Monk : Serpent en liberté ! Sorti de la boite : Sorti de la boite !
Stottlemeyer : Très bien, mon vieux, tu retournes d’où tu viens.
Monk : Il veut pas rentrer, il veut pas rentrer.
Stottlemeyer : Laissez moi faire.
Monk : Il est en train de s’enfuir, regardez, vous le … vous le perdez.
Stottlemeyer : Hop, terminé la ballade.
Monk : Fermez ! fermez ! Il doit rentrer. Fermez, fermez, fermez !
Stottlemeyer : Et voilé. Ne faites pas dans votre pantalon. Vous ne risquez plus rien.
Monk : Regardez ça.
Stottlemeyer : Quoi ?
Monk : Dosage de nourriture : Curly, Larry, Moe. C’est bien fait, il y a Curly, Larry, et … Ha !

Apeuré, Monk monte sur la table.

Stottlemeyer : Quoi, quoi ? Qu’est-ce qui ne va pas chez vous ?
Monk : Où est Moe ?
Stottlemeyer : Qui est Moe ?
Monk : Moe le serpent. Je suis sur qu’il est en liberté.
Stottlemeyer : Vous dites que c’est Moe, c’est peut être Curly.
Monk : C’est Curly, si vous voulez. Où est Curly ?
Stottlemeyer : Curly est peut être mort.
Monk : Non, non, non. Le dosage de nourriture allait jusqu’à vendredi dernier. Il est … il est en liberté. Il est quelque part dans la maison. Leland montez avec moi sur la table s’il vous plait.
Stottlemeyer : Il n’est pas question que je monte sur la table, Adrien. Je croyais que vous aviez le vertige ?
Monk : Non, le serpent, pas le vertige. L’échelle des valeurs va de bactéries jusqu’à mort et entre les deux il y a lait, serpent, champignons, aiguilles, foule, vertige …
Stottlemeyer : Je n’ai pas du tout envie d’entendre la liste entière. Si vous m’attendiez dehors ?
Monk : Portez moi.
Stottlemeyer : Quoi ?
Monk : Portez moi. J’ai peur.
Stottlemeyer : Non, non.
Monk : S’il vous plait.
Stottlemeyer : Monk, vous allez sortir tout seul.
Monk : Bon ben d’accord. Puisque c’est comme ça, je reste ici. Je peux avoir votre arme ?
Stottlemeyer : Non ! Sauf si vous projetez de l’utiliser contre vous.
Monk : Je le ferai peut être.
Stottlemeyer : Je l’ai trouvé !
Monk : Tirez ! Tuez le !
Stottlemeyer : Ce n’est pas le serpent.
Monk : Tirez ! Tuez le !
Stottlemeyer : J’ai trouvé George Rowe.

La police travaille dans la maison de George Rowe, découvert mort par le capitaine.

Sharona : Adrien, tu ne peux pas rester ici indéfiniment. Tu dois faire ton boulot. Le crime a eu lieu à l’intérieur.
Monk : Mais Curly aussi est à l’intérieur.
Sharona : Qui est Curly ?
Monk : Le serpent, voyons, Curly ! ou Moe, j’en sais rien, j’en sais rien.
Sharona : D’accord. Tiens ! ton copain de chambre. Est-ce que ça fonctionne entre vous ?
Monk : Je ne peux plus dormir, Sharona, je suis beaucoup trop stressé, tu sais, je pense m’installer à l’hôtel.
Sharona : Qu’est-ce que tu attends ?
Monk : Je ne veux pas le vexer.
Stottlemeyer : Hé, Monk ! On l’a eu ! Il était sous le canapé, venez j’ai besoin de vous à l’intérieur. Je n’arrive pas à savoir si le meurtrier et la victime se connaissaient ou non.
Monk : Montrez moi le serpent, il n’y a pas de serpent.
Stottlemeyer : Je vous dis que si.
Monk : Ben alors montrez le.
Sharona : Détends toi.
Stottlemeyer : D’accord, le sac est vide mais j’ai besoin de vous à l’intérieur.
Monk : Je ne vous serai pas utile à l’intérieur. Le tueur était un parfait étranger ; il n’avait jamais mis les pieds dans cette maison avant.
Disher : Vous pouvez dire ça d’ici ?
Monk : Oui, parce qu’il a brisé trois carreaux de la porte
Stottlemeyer : Oui et ensuite il a atteint le verrou et ouvert la porte.
Monk : S’il a brisé trois vitres c’est parce qu’il ignorait à quelle hauteur était le verrou.
Stottlemeyer : On recherche un étranger, faites passer le mot.
Disher : A vos ordres.
Monk : Vous rentrez quand à la maison ?
Stottlemeyer : Hein ?
Monk : Vous rentrez quand à la maison ?
Stottlemeyer : Je n’en sais rien.
Monk : Parce que j’ai fait un morceau de bœuf saignant mais il faut que je puisse prévoir l’heure du repas.
Stottlemeyer : Je n’en sais rien, Monk, je vous appellerai.
D’accord, mais n’oubliez pas.
Promis.
C’est ce que vous avez dit hier déjà.
La ferme, Disher !

En entrant dans le bureau du capitaine, Disher réveille Stotlemeyer endormi sur le divan.

Disher : Bonjour, capitaine ! Est-ce que ça va monsieur ?
Stottlemeyer : Il a encore fait du nettoyage jusqu’à trois heures du matin.
Disher : Trois heures du matin !
Stottlemeyer : J’adore ma femme. Je ne l’ai jamais autant aimée. Elle me manque comme jamais. Quoi de neuf ?
Disher : Hé bien, peut être que ce n’est pas le bon moment …
Stottlemeyer : Si, si, si. J’ai besoin de travailler. C’est tout ce qui me reste. Je vous écoute.
Disher : Très bien. Alors la question est qui voudrait supprimer l’homme le plus âgé du monde ?
Stottlemeyer : On sait quelle est la question, Randy !
Disher : D’accord, regardez ça, ça c’est le bouquin des records. Enrico Palamo. Il était italien, il collectionnait de la ficelle. Il a fait la plus grosse bobine au monde de ficelle. Cet homme a été tué il y a trois ans et l’affaire n’est toujours pas résolue.
Stottlemeyer : Peut être que c’est le plus gros chat du monde qui l’a tué.
Disher : En fait, je pense qu’il s’agit d’un tueur en série.
Stottlemeyer : Oh, Disher !
Disher : Non, non, quelqu’un qui tue tous les détenteurs de record. Un seul à la fois.
Stottlemeyer : Vous croyez qu’on devrait avertir les jumeaux obèses motocyclistes ? Attendez, attendez, on pourrait peut être aussi placer un garde devant la maison du gars à la barbe en abeilles ?
Disher : J’ai du mal à deviner quand vous parlez sur un ton sarcastique.
Stottlemeyer : Je parle sur un ton sarcastique Randy. Emmenez ce bouquin loin de moi.
Disher : A vos ordres !

Chez Monk, Stottlemeyer passe l’aspirateur, surveillé par Monk qui reprend le relais dès que le capitaine termine.

Stottlemeyer : Qu’est-ce que vous faites ? Monk ! Je viens de le passer.
Monk : Je le sais.
Stottlemeyer : Je fais pourtant des efforts afin de me rendre utile, j’ai même fait le ménage pour vous aider.
Monk : Je le sais. Il n’y a pas de problème, je finis le travail, c’est tout.
Stottlemeyer : C’est déjà fini, votre moquette est nickel.
Monk : Je le sais.
Stottlemeyer : Alors, quel est le problème ?
Monk : C’est la trace laissée sur la moquette. Vous voyez ? Vous avez passé l’aspirateur en diagonale, et c’est un damier que je veux. Mais ce n’est pas grave.
Stottlemeyer : Vous avez gagné, j’abandonne.
Monk : Excusez moi ?
Stottlemeyer : Vous savez ce que je vais faire ? Dès demain, à la première heure je vais appeler le Vatican et je vais demander au Pape à ce que votre femme Trudy, soit canonisée. Parce que vous êtes impossible !
Monk : Les traces, elles sont toutes en diagonale et je dois vivre ici toute l’année.
Stottlemeyer : Ça suffit ! Laissez tomber la moquette. Ce n’est pas du tout une question de moquette ! Vous savez ce que vous êtes ? Est-ce que vous savez ce que vous êtes ? Vous êtes le conseiller matrimonial le plus doué de la terre ! Vous pourriez sauver tous les mariages de Californie. Tout ce que les gens auraient à faire, c’est vivre à vos côtés durant deux jours. Deux journées ! Et je suis certain que plus jamais personne ne se plaindrait de leur conjoint.
Qu’est-ce que vous faites ?
Vous le voyez, je rentre chez moi. Je vais supplier Karen de bien vouloir me reprendre. Lui demander pardon et la supplier de me reprendre. Je lui dirai que je ne suis plus le même et ce sera pas un mensonge, ça !
Elle ne voudra pas vous reprendre, vous n’avez toujours pas vu sa cassette.

Stottlemeyer et Monk regardent le film de Karen.

« …  Karen : Quand, je serai morte, mes chers amis, ne me chantez surtout pas de chanson triste et ne posez pas de couronne de roses au dessus de ma tête. Si vous vous languissez de moi, souvenez vous si vous vous languissez de moi, ou oubliez …
Comment vous sentez vous aujourd’hui, Miles ?
Holling : Pour une vieille branche, la semaine prochaine, je vais fêter mes 110 ans. Je suis le plus vieil homme du planète, ça veut dire que j’ai gagné. J’ignore ce que j‘ai gagné, mais j’ai gagné.
Le maire :  Ce container est un peu comme un message dans une bouteille, une grosse bouteille métallique emballée dans du vide, qui contient un message pour les enfants des enfants de nos enfants. Notre invité d’honneur arrive. Dans une centaine d’années, les générations futures liront un exemplaire de la gazette de Malden…. »

Stottlemeyer : Oh, attendez !

« Le maire :  J’ai écrit une lettre aux futures générations et j’ai demandé à ma famille et mes employés d’en faire autant. Nous allons déposer maintenant ces messages dans la capsule et enfin j’ai demandé au plus célèbre résident de Malden, Miles Holling, d’écrire l’histoire de sa vie. Je mets dans le container une copie et je vous fais la promesse suivante : si vous vivez encore dans cinq ans, et que je suis toujours maire d’ici là, nous déterrerons ce bébé afin de rajouter un chapitre à votre livre. Qu’en dites vous ? On se revoit dans cinq ans ?
Holling : Marché conclu.

Monk : Qu’est-ce que vous faites ? Leland, vous rembobinez, il était presque terminé.

« … Le maire :  Qu’en dites vous ? On se revoit dans cinq ans ?
Holling : Marché conclu. »

Stottlemeyer : Monk, je vais vous dire une chose que j’avais envie de dire depuis très longtemps.
Monk : Qu’est-ce que c’est ?
Stottlemeyer : Je viens de résoudre cette affaire.

Stottlemeyer et Monk sont dans le bureau du maire.

Gammill : Rebonjour messieurs, le maire sera bientôt à vous.
Stottlemeyer : En réalité Dennis, c’est à vous qu’on veut parler. Le 10 décembre 1998, le jour où vous avez mis en terre la capsule en métal, vous conduisiez un véhicule de location n’est-ce pas ? C’est étrange de conduire un véhicule de location dans sa ville.
Gammill : C’était une occasion spéciale et je voulais arriver dans un véhicule plus chic. De quoi voulez vous parler ?
Stottlemeyer : Je veux parler de Darren Leveroni. Vous rappelez vous de lui ?
Gammill : Bien sur, que je me souviens de lui.
Monk : Votre voiture, celle que vous ne conduisiez pas ce jour là, est-ce que c’était une berline Oldsmobile de couleur bleu ciel ?
Gammill : Oh, c’était il y a déjà pas mal de temps, je pense que oui, en effet.
Stottlemeyer : Un témoin a vu une berline Oldsmobile bleue quitter les lieux de l’accident. Et je me rappelle avoir demandé la liste des propriétaires au service des immatriculations. Cette liste est passée dans votre bureau mais il n’y avait pas votre nom.
Monk : Pouvez vous expliquer cela, monsieur ?
Gammill : Je n’en ai aucune idée. Un oubli ou une erreur d’écriture ?
Monk : Où est cette voiture aujourd’hui, monsieur Gammill ?
Gammill : Elle a été volée. J’ai porté plainte.
Monk : Belle aubaine, non ?
Stottlemeyer : Peu de temps après, vous avez rejoint les Alcooliques Anonymes, n’est-ce pas ?
Gammill : Ah, je n’arrive pas à le croire !
Stottlemeyer : Je n’arrive pas à croire non plus comment ai-je pu rater ça ?
Gammill : Vous avez un mandat ?
Stottlemeyer : Non.
Gammill : C’est ce que je pensais. Vous n’avez pas de preuve de ce que vous dites n’est ce pas ? Je ne dirai plus rien. Tenez, c’est mon avocat. Contactez le.
Le maire :  Désolé pour le retard. Qu’est-ce que j’ai manqué ?
Gammill : Rien du tout, rien du tout, ils s’en allaient.
Stottlemeyer : Nous nous reverrons.
Gammill : Bye, bye.

En sortant de la mairie, Monk retient le capitaine, et d’un commun accord, ils se précipitent à nouveau vers le bureau du maire.

Monk : Excusez nous, désolé, vous vous rappelez de nous ?
Gammill : Qu’est-ce que vous voulez encore ?
Le maire : Vous avez oublié quelque chose ?
Monk : Oui, oui, en effet. Votre poignet, que lui est-il arrivé ?
Gammill : Quoi ?
Stottlemeyer : Ça ressemble à une morsure de serpent.
Monk : C’est le serpent en liberté qui était chez l’agent de sécurité qui a été tué.
Stottlemeyer : Ce bon vieux Curly.
Monk : Ou Moe, c’était peut être également Moe.
Gammill : Oh, qu’est-ce que c’est que cette histoire ? Vous m’accusez d’abord d’un délit de fuite vieux de cinq ans et maintenant vous allez dire que j’ai tué un homme, un agent de sécurité. Il faut vous mettre d’accord. Lequel des deux ?
Monk : Peut être les deux, en réalité. Monsieur le maire, nous … On voudrait votre permission, oui, nous aimerions déterrer la capsule.
Gammill : Vous voulez quoi ?
Monk : Déterrer la capsule que vous avez enterré avec les messages il y a cinq ans de cela. On voudrait jeter un coup d’œil à l’intérieur.
Gammill : Oh seigneur, pourquoi ? D’abord le vieil homme et maintenant la capsule ? Mais qu’est-ce que vous voulez faire ? Retourner tout le Comté ? Steve, ils n’ont aucun droit de faire ça.
Le maire : C’est exact, mais moi si ! Ils avaient raison pour le meurtre de Miles Holling.  Alors je suis enclin à leur accorder le bénéfice du doute.
Monk : Merci, monsieur le maire.
Stottlemeyer : Merci.

Gammill : Vous ne pouvez pas me retenir ici.
Disher : Vous êtes le suspect principal dans deux meurtres. Nous avons le droit de vous retenir momentanément.
Gammill : Vous croyez que vous allez prouver quoi ?
Monk : Nous allons prouver que vous avez tué George Rowe pour lui voler son laissez passer.
Gammill : Lui voler son laissez passer ?
Monk : Oui, vous vous en aviez besoin pour rentrer dans la maison de retraite afin de tuer Miles Holling.
Gammill : Ecoutez, Steve.
Le maire : Non, non. Est-ce que je peux savoir pourquoi ?
Monk : Parce que, monsieur le maire, vous avez dit quelque chose il y a cinq ans de cela. C’était dans le film de Karen Stottlemeyer que j’ai d’ailleurs beaucoup apprécié.
Stottlemeyer : Oui, moi aussi. Je l’ai regardé en entier.
Monk : Quand vous avez enterré la capsule, vous avez fait une promesse à Miles Holling. Souvenez vous, vous lui avez dit que s’il vivait encore cinq ans de plus, vous déterreriez la capsule afin qu’il y ajoute le dernier chapitre de son autobiographie.
Le maire : C’est exact, je l’ai dit.
Monk : Si Miles avait eu 115 ans, on aurait déterré la capsule et dans votre paranoïa, vous ne pouviez pas laisser la chose se produire, n’est-ce pas ? Vous avez fait en sorte que le vieil homme meure de peur. Coups de téléphone tard dans la nuit, menaces de mort, mais ça n’a pas fonctionné. Vous avez réalisé que vous n’aviez aucun autre choix que de le tuer. Il y a quelque chose la dedans, un message que personne n’aurait du lire avant une centaine d’années.

« … Le maire : j’ai écrit une lettre aux futures générations. J’ai demandé à ma famille et mes employés d’en faire autant. Nous allons donc déposer ces messages dans la capsule. « 

Monk : Le maire avait demandé à sa famille et quelques uns de ses employés d’ajouter un message personnel. Nous allons regarder ce que monsieur Gammill a écrit. Capitaine, vous pouvez lire ça ?
Stottlemeyer : « Le 2 décembre 1998, j’ai tué Darren Leveroni avec ma voiture. Puisse Dieu me pardonner, parce que jamais, je ne pourrai me le pardonner. Signé : Dennis Gammill. « – Le besoin de se confesser.
Monk : La providence du flic.
Gammill : Ah, s’il vous plait, Steve, vous me connaissez.
Le maire : Je ne vous connais plus du tout.
Gammill : Ce n’était qu’un accident, je vous le jure. C’est vrai, j’étais ivre. D’ailleurs, je ne me souviens de rien. Je ne me rappelle pas d’avoir renversé cette personne, lorsque le lendemain je me suis réveillé, j’ai vu les bosses sur le parechoc et il y avait du sang partout et des poils et j’ai cru que c’était un animal. J’ai prié pour que ce soit un animal.
Stottlemeyer : Lieutenant, embarquez le.
Disher : A vos ordres, monsieur. Vous avez le droit de garder le silence …
Sharona : Capitaine, capitaine. Il y avait aussi ça dedans.

«  Karen : cher Leland, je ne pourrai pas vivre sans toi, je t’aime de tout mon cœur. Karen. »

Stottlemeyer : C’est toi as écrit ça ?
Karen : Oui. Mais tu n’étais pas censé la lire. Du moins, pas avant une centaine d’années.
Stottlemeyer : Et c’était pour moi ?
Karen : Qu’est-ce que tu crois ? Tu as vraiment aimé mon film ?
Stottlemeyer : Oui. Oui. Je l’ai trouvé super. Mais je ne suis pas un critique objectif, parce que je suis follement amoureux du metteur en scène

Ils s’embrassent.

Stottlemeyer : Dites, Monk, vous allez encore vous retrouver seul.
Monk : Je suis content de l’entendre.
Karen : Merci de vous être occupé de lui. Et merci à vous aussi.
Sharona : Je vous en prie.
Monk : C’était avec plaisir.
Sharona : Non, ce n’est pas vrai.
Monk : Non, ce n’est pas vrai. J’ai pris la liberté de plier vos bagages et de les mettre dans votre voiture.
Stottlemeyer : Merci et j’espère que ce sera la dernière fois, Adrien.
Monk : Je l’espère aussi.
Sharona : C’est génial.

Monk est chez lui, plongé dans le dossier de l’affaire de Trudy. Sa femme est à coté de lui

Trudy : Tu es fatigué, chéri ? Allez viens !

Trudy tire la table pour poser ses pieds et Monk s’allonge, la tête sur ses genoux. La table est de travers.

 

Rédigé par mamynicky

 

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fairgirl 
24.10.2020 vers 01h

Derniers commentaires

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fairgirl  (24.10.2020 à 01:51)

Un très bon épisode, c'est un bonheur de voir Monk et Stottlemyer interagir même s'ils doivent finir par se disputer. Cela change la dynamique un peu car on avait l'impression de voir deux équipes et cela se mêle peu à peu. 

On voit aussi plus de choses sur le monde de Stottlemeyer....ce qui aide à connaître le personnage.

Contributeurs

Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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mamynicky 
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