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#206 : Monk va au théâtre

Image illustrant l'épisode 2.06 - Monk va au théatre 

Gail, la sœur de Sharona, joue dans une pièce de théâtre. Sharona et Monk se rendent au théâtre pour l'applaudir lors de l'une de ses représentations.

Au cours du spectacle, Gail doit tuer un de ses partenaires à l'aide d'un couteau factice. Mais, celui-ci s'écroule sur la scène, réellement poignardé.

Popularité


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Titre VO
Mr. Monk Goes to the Theater

Titre VF
Monk va au théâtre

Première diffusion
01.08.2003

Première diffusion en France
29.02.2004

Diffusions

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Dimanche 29.02.2004 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 01.08.2003 à 22:00

Plus de détails

Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénariste -
Tom Scharpling
Réalisateur -
Ron Underwood

- - - - - -      Cast      - - - - - -
Betty Buckley ... Cheryl Fleming
Amy Sedaris  ... Gail Fleming
Melissa George ... Jenna Ryan
Simon Templeman ... Karl Sebastian
David Doty ... O'Dell
Mark Phinney ... le portier
Marc Vann ... Hal Duncan
Susan Chuang ... Kathleen
David Manis ... le procureur
Gwen McGee ... le juge
Kerry Michaels ... l'actrice âgée
Jeffrey Scott Kelly ... Elton, le régisseur
Timothy Landfield ... Père de Jenna Ryan
Susan Chuang ... Kathleen
Meredith Morton ... Flora
Damara Reilly ... la garde
Jorge Luis Abreu ... le responsable du salon
Caryn West ... la participante speed dating n°1
Light Eternity ... la participante speed dating 2
Wendy Schenker ... la participante speed 3
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Monk va au théatre

La sœur de Sharona, Gail Fleming, est enrôlée pour jouer dans une pièce de théâtre. Sharona y a entraîné Monk pour l’applaudir dans l’une de ses représentations.

Au cours du deuxième acte, Gail doit poignarder son partenaire, Hal Duncan, à l’aide d’un poignard factice, à lame rétractable. L’acteur mime sa mort en suffoquant avant de s’écrouler. Toutefois, Hal Duncan ne se relève pas. Un spectateur monte promptement sur la scène en précisant qu’il est médecin. Il déclare aussitôt que l’acteur est mort poignardé. Gail est accusée du meurtre avec préméditation et appréhendée.
 
C’est le moment choisi par la mère de Sharona pour venir visiter ses filles. Elle est atterrée d’apprendre l’arrestation de Gail. Elle pousse Monk et Sharona à enquêter pour prouver son innocence.
 
Monk procède à l’interrogatoire de tout le personnel et des acteurs du théâtre ; il apprend que Hal Duncan présentait de sérieuses allergies d’origine alimentaire. D’autres indices poussent Monk à participer à une réunion de «Speed Dating» pour lui permettre d’approcher la remplaçante de Gail : Jenna Ryan.
 
Au cours de la réunion, qui s’avère épique pour les participantes, Monk arrive à interroger Jenna. Monk se montrant de plus en plus soupçonneux à son égard, la jeune femme refuse de lui répondre plus longtemps.
 
Monk décide de reproduire les évènements passés sur la scène du meurtre avec Sharona. Ils sont en train de reconstituer le drame lorsque le Directeur du théâtre les surprend et propose à Monk de l’engager provisoirement comme remplaçant de Hal Duncan. Malgré son angoisse, mais pour s’offrir l’opportunité de surveiller Jenna Ryan, Monk accepte à contre cœur d’intégrer la troupe de théâtre.
 
Monk, mort de trac avant d’entrer en scène, entend dans les coulisses Sharona secouer un spray qu’elle a trouvé dans la loge de Jenna. Angoissé, Monk ne peut réciter son texte. Au moment de la scène du meurtre, Jenna brandit un vrai poignard. Sharona se précipite pour la désarmer. Sous l’attaque Jenna tombe, assommée.
 
Dans le public, un homme réclame un médecin ; Monk le reconnaît : il s’agit du médecin qui avait conclu à l’assassinat de Hal Duncan. 
 
Monk vient de résoudre cette affaire : ce spectateur est en fait le père de Jenna. Sa fille souhaitant obtenir le rôle interprété par la sœur de Sharona, ils avaient élaboré un plan pour éliminer Gail en la faisant accuser du meurtre. Hal Duncan étant supposé manger des pommes au cours de la fameuse scène, Jenna avait pulvérisé de l’huile d’arachide sur les fruits. Lorsque l’acteur, souffrant d'allergie s’était écroulé sur scène, le père de Jenna en prétextant lui porter secours avait profité de l’agitation pour poignarder l’acteur et faire disparaître l’arme factice.
 
Il aurait pu réussir à satisfaire l’ambition de sa fille s’il n’avait pas été confondu par Monk.

2.06 : Monk va au théâtre

Monk accompagne Sharona au théâtre El Portal pour applaudir Gail, la sœur de Sharona, à l’une de ses représentations.

Une actrice : "Henry, tu restes assis là, à lire les résultats de base-ball. J’espère que je ne te dérange pas, bon à rien ? Cette fille, il n’y a plus d’une heure qu’elle devrait être revenue avec les commissions. On n’est pas prêt de diner, il n’y a plus qu’elle qui compte. Si tu continues comme ça …"

Sharona : Alors, franchement, comment tu trouves ?
Monk : Il n’y a pas de place pour les jambes. Et il y a beaucoup trop de monde.
Sharona : C’est normal, c’est complet, alors on est très entouré. Cette pièce va être jouée à New York, pas pour Broadway mais pour ma sœur c’est une consécration.
Monk : Oui, bien sur. Elle est où ?
Sharona : Elle va arriver, tu vas voir. Elle tue le gars.
J’espère que c’est celui qui a dessiné les sièges.
Sharona : La voila.

L’actrice sort, Gail entre sans voir Hal caché derrière une porte.

Hal : Salut, Suzie ! Je t’ai beaucoup manqué ? Tu m’excuseras, je suis rentré sans frapper.
Gail : Mais tu es supposé être en prison.
Hal : J’adore cette phrase « tu es supposé être … » Je suis peut être supposé être en taule seulement toi, ma grande, tu es supposée m’attendre. C’est bizarre, j’ai la nette impression qu’il y a un léger manque de respect de ta part là.
Gail : Burt, tu sais, mon mari vient de monter. S’il t’entend il va descendre.
Hal : Ton mari n’est pas là, il est dans un bar, en train de se saouler au whisky soda. Je l’ai vu sortir d’ici il n’y a pas une heure.
Gail : Attends, j’ai un peu d’argent dans mon sac, prends le et pars.
Hal : Tu crois que c’est de l’argent de poche que je veux ? Tu crois que je suis revenu pour ça ? Au fait, qui voulait de la salade ? Je veux récupérer ce qui est à moi.
Gail : Si tu ne t’en vas pas, je …
Hal : Tu ne feras rien du tout ! Tu entends ? Tu ne feras rien du tout ! Je te l’ai dit, tu es sourde ou quoi ? Je suis là pour récupérer ce qui est à moi.

Le personnage de Hal devient menaçant, Gail prend un couteau et le frappe avec. Il titube puis tombe. Gail s’inquiète.

Gail : Hal, ça va ? Hal !

Sharona : Qu’est-ce qu’il se passe avec Hal ? Mon Dieu !

Un homme traverse la salle en courant et monte sur la scène. Il se penche sur Hal puis se tourne vers la salle.

Karl : Quelqu’un est médecin dans la salle ?
Médecin : Je suis médecin.

Il se penche à son tour sur Hal.

Gail : J’ai pris le couteau comme d’habitude, je ne comprends pas ce qu’il s’est passé.
Médecin : Il est mort ! Il a été poignardé.

Au commissariat

Stottlemeyer : Ne nous prenez pas pour des idiots. Il y avait trois cents personnes dans ce théâtre
Disher : Ils l’ont tous vu, Gail.
Gail : Je ne peux pas vous dire ce qu’ils ont vu, je peux vous dire ce que j’ai fait.
Stottlemeyer : Je vais vous dire ce que les gens ont vu. Ils vous ont vue prendre un couteau de cuisine de trente centimètres et le planter dans la poitrine de Duncan. Ensuite, ils l’ont vu tomber et mourir.
Gail : Mais je n’y suis pour rien ! Je t’en prie, Randy, tu me connais.
Stottlemeyer : Vous êtes copains tous les deux ?
Disher : Oui. Enfin, copains c’est un bien grand mot, on a fait connaissance l’année dernière. Gail, je ne peux pas t’aider.
Stottlemeyer : Très bien, vous êtes …

Sharona : Elle est terrifiée. Il faut que j’aille la voir.
Monk : Sharona, ce serait inutile.

Stottlemeyer : Alors, expliquez vous
Gail : D’accord. Il y a deux couteaux sur la scène, dont un qui est normal. Il est vrai, il sert à couper les tomates dans le deuxième acte. L’autre couteau est rétractable, donc on a l’impression que Hal est poignardé, mais si …
Stottlemeyer : D’accord. Il y a deux couteaux sur la scène. Le coteau numéro un est sur le plan de travail et le numéro deux, lui, est dans le cœur de Hal Duncan.
Disher : Gail, voilà où est le problème. Il n’y avait pas de couteau truqué.
Gail : Le couteau que j’ai pris était un accessoire, je ne peux pas me tromper. Je connais la différence.
Stottlemeyer : Écoutez, Gail, je n’ai rien contre vous.
Disher : Moi, non plus, je n’ai rien contre toi.
Stottlemeyer : Alors, s’il vous plait, arrêtez un peu de nous insulter.
Gail : Pourquoi je l’aurais tué devant tout le monde ?
Disher : Malheureusement ça arrive.
Stottlemeyer : Vous avez eu une liaison avec la victime. Cela a duré presque un an, je crois.
Gail : Ça n’a duré que sept mois.
Disher : Il t’a laissée tomber et tu étais en colère. Tu lui as envoyé plusieurs mails qui étaient passionnés, enfin c’est ce que j’ai entendu dire.
Gail : Qui a pu te dire ça ? C’est faux !
Stottlemeyer : Vous n’avez pas supporté la rupture. Vous vouliez lui donner une petite leçon. Vous avez réalisé qu’il y avait le même genre de couteau chez vous. Vous en avez apporté un que vous avez placé sur la scène et vous avez tué votre partenaire. Tout le monde vous a vue.
Gail : Mais enfin, ce n’était pas mon petit ami !
Stottlemeyer : Ah non, ça ne l’est plus et ça ne risque plus de l’être. Il va falloir que vous m’aidiez aussi en me disant la vérité. Tout dépend de vous.

Sharona : C’est dingue. Qu’est-ce que je peux faire ? Tu peux faire quelque chose, toi ?

Plus tard, Sharona prépare des affaires pour Gail.

Sharona : Bon, j’ai pris du dentifrice, j’ai la brosse à dents, des magazines … Tu penses que je peux lui apporter une serviette ?
Monk : Ça, je n’en sais rien.
Sharona : Combien de temps ils peuvent la garder ?
Monk : Meurtre avec préméditation, une liberté sous caution n’est pas gagnée. A moins qu’elle avoue, bien sur !
Sharona : Elle n’a rien à avouer. Pourquoi, tu crois qu’elle l’a tué ?
Monk : Ecoute, je ne sais pas quoi dire. J’étais là, toi aussi, tu as tout vu.
Sharona : Non, non, non. C’est trop facile. Elle dit qu’elle est innocente. Les choses ne sont pas toujours ce qu’elles semblent être. C’est toi qui me l’a appris.
Monk : Sharona, ta sœur l’a poignardé devant plus de trois cents personnes. Je ne suis pas magicien.
Sharona : Si, tu l’es. Adrien, tu es le champion des causes perdues, tu aides des étrangers tous les jours et tu laisserais tomber ma propre sœur ?

On sonne à la porte.

Sharona : Oh, mon Dieu, oh, non !
Monk : Quoi ? Oh non, quoi, Sharona ? On peut savoir qui vient de sonner ?
Sharona : J’ai oublié ma mère ! J’ai totalement oublié qu’elle venait de Floride pour voir la pièce. Ça va la tuer quand elle saura. Ecoute, j’ai menti à ma mère il n’y a pas longtemps, sur deux ou trois petites choses.
Monk : Qu’est-ce que tu as dit ?
Sharona : Benji est au tableau d’honneur … .
Monk : Ça ne fait rien, ça, pas de problème.
Sharona : D’accord, merci. Et je lui ai dit que je ne payais que 900 dollars par mois de loyer.
Monk : Pas de problème !
Sharona : Et que j’ai coupé les ponts avec Steve, le fleuriste. Donc, ce n’est pas lui qui a rompu avec moi et je lui ai aussi dit que maintenant je voyais un garçon qui travaille à la Bourse mais ce week end, il n'est pas là. Oh et je lui ai dit que j’avais une bonne mutuelle, les dents et tout le tra lala. Et aussi que je ne suis pas ton assistante, nous sommes associés. Ça ne te dérange pas ?
Monk : Wouaw ! Félicitations.
Sharona : Merci.

Elle ouvre la porte.

Cheryl Fleming : Bonjour !
Sharona : Maman !
Cheryl : Tu en as mis du temps pour m’ouvrir.
Sharona : Oui, pardon. Nous étions dans la cuisine. Pourquoi est-ce que tu ne m’as pas appelée depuis l’aéroport, je serais allée te chercher.
Cheryl : Je ne suis pas encore invalide. J’ai pris un taxi. Tu es magnifique, chérie. Viens là !
Sharona : Je te remercie.
Cheryl : Je suis désolée pour ce qu’il s’est passé avec Steve, mais comme je te l’ai toujours dit, tu es trop bien pour un imbécile. C’est notre agent de change ?
Monk : Non, je ne suis pas votre agent de change. Il est absent ce week end. Il s’appelle Ronnie.
Sharona : Maman, c’est Adrien, je t’en ai parlé.
Cheryl : Oui bien sur, ton associé. Bonjour Adrien.
Monk : Madame Fleming …
Cheryl : Appelez moi Cheryl.
Monk : Une lingette …
Sharona : Non.
Cheryl : Où est Benji ? Je lui ai apporté un nouveau gant de baseball.
Sharona : Ce soir, il dort chez son ami, Jack. Tu le verras demain.
Cheryl : Tu as oublié que je venais. Ça ne fait rien. Tu as la tête ailleurs avec la pièce de ta sœur. Comment c’était hier soir ? Dis moi tout, je veux tout savoir. Est-ce qu’il y a eu des critiques ?
Sharona : Maman, il faut que je te parle, c’est sérieux.
Cheryl : Quoi ? Une mauvaise critique ?
Monk : Je pense que vous devriez vous assoir Cheryl.
Cheryl : Je vous remercie, j’ai passé la journée assise.
Sharona : Maman, je crois quand même qu’on devrait s’assoir.  Quelque chose s’est passé hier soir pendant le spectacle.
Monk : Quelqu’un a été poignardé.
Cheryl : Un spectateur ? Dans la salle ?
Monk : Non. Non.  Sur la scène, pendant la représentation. Le comédien qui jouait Burt a été tué. Gail l’a poignardé.
Cheryl : Oh, je suis au courant. Oui, j’ai lu le script.
Monk : Non, non, non. Cheryl, il est mort.
Cheryl : Je ne comprends rien à votre histoire.
Sharona : Nous non plus, rassure toi. La police est sur les dents. Ils la soupçonnent de l’avoir fait exprès.
Monk : Ils l’ont arrêtée pour meurtre avec préméditation. Demain il y a une audience pour la caution.
Cheryl : Gail ? Non ! Ce n’est pas vrai. C’est une plaisanterie ou quoi ?
Monk : Oh, la police ne plaisante jamais.
Cheryl : Mais ils se trompent. Vous êtes là pour l’aider, n’est-ce pas ? Vous êtes associés, vous êtes bien détectives privés ?
Monk : Oui, nous allons tout faire pour l’aider bien sur. Après tout, on est détectives privés et on est associés. Hein ?
Sharona : Oui.
Cheryl : Oui !

Accompagnés de Cheryl, Monk et Sharona se rendent au théâtre.

Sharona : Excusez moi, pourriez vous nous dire où est la loge de Gail Fleming ?
Technicien : Je peux savoir qui vous êtes ?
Cheryl : Nous sommes sa mère.
Technicien : Prenez l’escalier qui est derrière la scène.
Sharona : On revient tout de suite, on va chercher ses affaires.
O’Dell : Hé, ce sont des accessoires. Faut pas les manger.
Cheryl : Et vous êtes ?
O’Dell : O’Dell. Chef accessoiriste. Laissez mes pommes tranquilles.
Cheryl : Elles ont un gout horrible.
O’Dell : Mais elles ont l’air délicieuses. C’est ça le but du jeu.
Sharona : Elles font partie de la déco, maman.

Jenna Ryan, une comédienne, répète son rôle lorsque Sherona et Cheryl entrent dans la loge.

Jenna : Je souffre, maman, si tu savais les souffrances que j’endure, jamais je n’avais eu
Cheryl : Je ne vois pas où est le problème.
Jenna : Je peux vous aider ?
Sharona : Oui, Je m’appelle Sharona, je suis la sœur de Gail.
Cheryl : Et moi, sa mère. Comment allez vous ?
Jenna : Jenna Ryan.
Cheryl : Enchantée.
Sharona : Je croyais que c’était la loge de ma sœur.
Jenna : Ça l’est, enfin, ça l’était, je remplace Gail, je suis sa doublure.
Sharona : Nous voulions récupérer ses affaires.
Jenna : Bien sur, Tenez, j’ai tout mis la dedans.
Sharona : Vous auriez pu les plier.
Jenna : Je sais que vous êtes sa famille, mais il est difficile pour moi d’être compatissante. Je connaissais bien le comédien qu’elle a tué.
Sharona : Gail est innocente.
Jenna : Oui, pardon, désolée. C’est vrai, oui, elle est innocente jusqu’à preuve du contraire. Je suis un peu nerveuse. Vous savez, je joue vendredi soir pour la première fois. C’est vrai, ce rôle je le voulais de tout mon cœur mais je suis triste que ce soit à cause d’un décès.
Sharona : Oui, écoutez. Mon patron … euh … Avec mon associé, on travaille pour la police. Et on voudrait vous poser quelques questions.
Jenna : J’ai beaucoup de répétitions, voyons … demain à 14 heures, ça m’irait. Venez chez moi, je suis au 1390, Green Village Road.
Sharona : Bien, à demain alors.
Jenna : C’est ça.
Cheryl : Hum … Jenna ?
Jenna : Oui.
Cheryl : Merde pour vendredi.

Monk, resté sur le plateau, furète parmi les accessoires.

O’Dell : Excusez moi, vous désirez ?
Monk : J’étais … non, je ne veux rien.
O’Dell : Non, non, ne jouez pas avec le matériel. Je dois être capable de savoir où tout se trouve, même dans le noir et en un quart de seconde. Il y a plus de quarante cinq ans que je suis accessoiriste. Demandez moi quel fut mon tout premier accessoire ?
Monk : Quel fut votre …
O’Dell : L’épée de Richard Burton dans Camelot. Je suis allé la chercher en Ecosse.
Monk : Vraiment ? Bravo ! Je suis Adrien Monk et voici Sharona … En général, elle est là à coté. C’est une semaine horrible n’est ce pas ?
O’Dell : Hé, ce n’était pas ma faute, je l’ai dit à la police. Ils m’ont cuisiné toute la nuit. Je leur ai bien expliqué que j’avais mis le faux couteau à sa place. Pour cette pièce, on en a deux. Un vrai et celui-ci. Avouez que ça fiche la trouille. La lame est rétractable, regardez. A mon avis, Gail a changé les couteaux de place avant les trois coups.
Monk : Montrez ?
O’Dell : Vous voyez, le poids n’a rien à voir avec le vrai couteau. Non, je suis sur qu’elle savait qu’elle avait pris le vrai couteau. Ce qui s’est passé ce soir là n’était pas un accident. C’est le geste d’une femme en colère. Et une femme en colère, il n’y a rien de pire.
Monk : Vous êtes sur d’avoir mis le faux couteau sur la scène ?
O’Dell : Ah oui, ça, sur et certain, je peux le jurer, une demi heure avant le lever de rideau.
Monk : Il n’y avait personne d’autre ici ?
O’Dell : Non. Enfin, si, Jenna. Jenna Ryan, la doublure de Gail. Ils font tous ça, ils vérifient que la personne qu’il double n’est pas malade.
Sharona : Allez, on y va. C’est l’enfer de ne pas pouvoir aller la voir.
Monk : Sharona, il n’y a jamais de visite avant l’audition pour la caution.
Sharona : Tu te rends compte, ma sœur est en prison.
Cheryl : Il n’y a rien à faire aujourd’hui ? Direction la manucure.
Sharona : La manucure ?
Cheryl : Ça nous changera les idées. Si nous rentrons à la maison, on va devenir dingues.
O’Dell : Il y a un salon au coin, chez Alberta. Il y a des tas de comédiennes qui y vont.
Cheryl : Alors, tu es d’accord ?

Ils se rendent au salon de manucure.

Manager : Je n’ai rien, attendez … non, je n’ai rien samedi. Je n’ai pas de place avant deux semaines. Vraiment je suis navré.
Cheryl : C’est juste une manucure !
Sharona : Vous n’avez aucune annulation ?
Manager : Luna peut vous mettre sur une liste d’attente. Pourquoi vous n’allez pas chez l’autre en face, ils prennent n’importe qui.
Monk : Excusez moi, Jenna Ryan est une de vos clientes ?
Manager : Oui.
Cheryl : C’est la doublure de Gail.
Monk : Exact. Elle a pris rendez vous pour demain.
Sharona : Elle veut être belle pour ses débuts.
Monk : Mais regarde, sur ce livre elle a pris rendez vous il y a quinze jours. Comment savait elle il y a quinze jours qu’elle remplacerait ta sœur ?
Sharona : Je n’en sais rien. Une coïncidence ?
Monk : Sans doute, oui. ?
Sharona : Tu en penses quoi, toi ?
Monk : Je pense que tu as surement raison. Gail s’est peut être faite piéger. Et je crois que Jenna en sait beaucoup plus qu’on ne croit.

Le lendemain, ils se rendent tous trois à l’audience pour la caution.

Juge : Capitaine Stottlemeyer, vous avez enquêté sur l’assassinat de Hal Duncan ?
Stottlemeyer : C’est exact.

Cheryl : Regarde la, elle a maigri.
Sharona : A quoi le vois tu ?
Cheryl : J’en suis certaine.

Juge : Qui est le suspect ?
Stottlemeyer : Mademoiselle Gail Fleming. Madame la présidente, si je peux me permettre ? A mon avis, mademoiselle Fleming ne représente aucun risque, je connais la famille, je travaille avec sa sœur.
Magistrat : Madame la présidente, une avalanche de preuves accablent mademoiselle Fleming. Je ne sais même pas par où commencer. Elle avait un mobile, elle était obsédée par la victime. Elle a poignardé Duncan devant trois cents personnes.
Stottlemeyer : Madame la présidente, je dois mentionner que j’ai travaillé avec un consultant sur cette affaire, un ancien inspecteur de la criminelle. C’est une personne que je respecte et à qui je fais confiance. Et il a de sérieux doutes sur ce qui s’est passé.
Juge : Quel est son nom je vous prie ?
Stottlemeyer : Adrien Monk. Il est dans la salle. C’est lui, la bas. Il est prêt à venir témoigner.
Juge : Oui, je vois. Je connais monsieur Monk. Bonjour Adrien !
Monk : Bonjour madame.
Juge : J’ai présidé la dernière audience ayant trait à ses compétences. Il n’a pas pu témoigner avant que j’accroche ma robe.
Stottlemeyer : Je m’en souviens.
Juge : Elle devait être bien ajustée, il fallait que ce soit nickel.
Stottlemeyer : Oui, je sais, je sais. Il est évident qu’il sort de l’ordinaire, mais c’est un très grand policier.
Juge : Je refuse cette pétition. La demande de liberté sous caution est rejetée.
Magistrat : Merci madame la présidente.
Gail : Quoi ?
Juge : La séance est levée.
Cheryl : Gail ! Je suis sa mère, est-ce que je peux lui parler une seconde ?
Garde : Je vous donne une minute.

Gail : Maman, je n’ai rien fait.
Cheryl : Je sais que tu n’as rien fait. Tu te souviens quand tu étais petite et que Pogo est tombé malade ? Tu te souviens de ce que je t’ai dit ?
Gail : Tu as dit qu’il s’en remettrait.
Cheryl : C’est vrai, je t’ai fait la promesse que ce chien s’en remettrait et que s’est il passé ?
Gail : Il s’en est remis.
Cheryl : C’est exact.
Gail : Mais deux jours plus tard il est passé sous un car.
Cheryl : Non, non. Oublie le car. L’important est que ce chien était guéri alors écoute moi bien, ma chérie. Je vais te faire une autre promesse, je vais m’occuper de cette affaire, personnellement.
Garde : Allez, c’est terminé.
Cheryl : Ça va s’arranger. Je m’en remets à vous.
Monk : Je ferai tout ce qu’il faut, Cheryl.
Cheryl : (à Sharona) Je m’en remets à toi aussi.

Monk et Sharona arrivent devant l’immeuble de Jenna.

Portier : Je peux vous aider ?
Sharona : Nous avons rendez vous avec Jenna Ryan. Elle nous attend.
Portier : Mademoiselle Ryan est sortie il y a dix minutes.
Sharona : Vous êtes sur ?
Portier : C’est moi qui ai appelé le taxi.
Sharona : Elle savait qu’on venait. Je l’ai vue noter le rendez vous. Elle nous évite !
Monk : Vous savez peut être où elle devait se rendre ?
Portier : C’est possible.
Sharona : Dites nous où elle est allée. C’est très important.
Portier : Vous savez, c’est fou ! Je crois que j’ai un gros trou de mémoire.
Monk : Bien sur, c’est ça ! La mémoire a souvent besoin de soutien. Tenez, mon brave.
Portier : Trois dollars ? Tu rigoles, je gagne trois fois le double pour ouvrir une porte.
Sharona : Je crois que ce n’est pas assez. Sors tes billets.
Monk : Comment ça ? Il n’a rien fait. Je crois que trois dollars est une somme appropriée.
Sharona : Donne lui plus.
Portier : Il y a du progrès ! Quatre dollars !
Monk : Pour vingt secondes de votre temps, je pense que quatre dollars, c’est un vrai magot.
Sharona : Tu as des oursins dans les poches ou quoi ? Tenez ! Où est elle allée ?
Monk : Quarante dollars ? Tu es folle !
Sharona : Ma sœur risque sa tête. Elle vaut plus que quarante dollars. Je vous écoute.
Portier : Au Beltram, l’hôtel de Ridgedale.
Sharona : Je vous remercie beaucoup.
Monk : Excusez moi. Je peux récupérer mes quatre dollars ?
Portier : Quoi ?
Monk : On vous a donné quarante quatre dollars.
Portier : Oui.
Monk : Le marché s’est conclu à quarante, alors …
Portier : C’est une blague ?
Sharona : Allez viens, je n’y crois pas !
Monk : D’accord ! Souvenez vous, nous avons quatre dollars de crédit sur notre prochain marché. Je n’oublierai pas, d’ailleurs je vais le noter.

Ils entrent dans le hall de l’hotel Beltram.

Sharona : La voila !

Ils sont arrêtés par l’organisatrice d’un speed dating.

Organisatrice : Excusez moi. Vous êtes inscrits ?
Monk : Non, inscrits pour quoi ?
Organisatrice : Le speed dating, c’est ici que ça se passe.
Sharona : Oui, je connais, c’est pour les célibataires. Au lieu de rencontrer un abruti à la fois, tu en rencontres quinze en une fois.
Organisatrice : Nous voyons la chose sous un autre angle. Vous passez quatre minutes avec une personne et quand une petite cloche sonne, il y a quelqu’un d’autre, comme au quadrille, c’est dingue hein ?
Sharona : Il va le faire. Viens signer.
Monk : Quoi ?
Sharona : Tu vas parler en tête à tête avec Jenna. C’est ça que tu veux.
Monk : Du speed dating ? Tu rigoles, non, non. C’est comme les sept cercles de l’Enfer de Dante.
Sharona : Adrien, » je ferai tout ce qu’il faut », c’est bien ce que tu as dit.

Participante 1 : J’adore vos yeux, Adrien.
Monk : Vous êtes très gentille. Ils ont été livrés avec le visage.
Participante 1 : Et vous êtes dans la police ?
Monk : Non, j’étais dans la police.
Participante 1 : Vous avez toujours vos menottes ?
Monk : Oui, elles sont dans mon bureau.
Participante 1 : Peut être qu’un jour vous pourrez me les montrer.
Monk : Pourquoi ? Ce ne sont que des menottes, vous savez ?

La cloche résonne.

Monk : Trudy et moi étions mariés depuis sept ans et nous …
Participante 2 : Je suis réellement désolée.
Monk : La voiture a explosé, c’était du plastic, la bombe avait été placée sous le siège du conducteur. Je me suis senti responsable. Je crois que c’était moi qu’on visait. Et vous ? Vous avez été déjà mariée ?

La cloche résonne.

Participante 3 : C’est dur pour une femme de mon age de trouver un homme. J’ai trente huit ans.
Monk : Non, non, c’est faux.
Participante 3 : Excusez moi ?
Monk : J’étais derrière vous quand vous vous êtes incrite tout à l’heure. Sur votre carte de crédit il y a écrit « membre depuis 1979 ». Il faut avoir dix huit ans pour avoir ce genre de carte. Donc vous avez au moins quarante deux ans.
Participante 3 : D’accord, j’ai quarante trois ans. Comme ça, ça va ?
Monk : Quarante trois ? Vous ne les faites pas.

La cloche résonne.

Participante 4 : J’ai horreur des rendez vous et vous ?
Monk : Je n’en sais rien. Je n’en ai jamais eu.
Participante 4 : Alors, que faits vous ici ?
Monk : J’attends la jeune femme qui est à coté.
Participante 4 : Oh, désolée. Je vous ai fait perdre votre temps.
Monk : Ce n’est pas grave.

La cloche résonne.

Jenna : Alors, Adrien, je suis Jenna.µ
Monk : Bonjour Jenna.
Jenna : Vous venez souvent au Beltram ?
Monk : A vrai dire non, c’est tout nouveau. Et vous, vous venez souvent ?
Jenna : Oui, c’est dingue. C’est la seule façon que j’ai de faire connaissance. Tous les garçons que je cotoie, sont acteurs.
Monk : Ah , vous êtes actrice ?
Jenna : Gagné.
Monk : Vous êtes connue ?
Jenna : Non, ça viendra. Vous aimez le théâtre ?
Monk : En vérité, je sors très peu souvent.
Jenna : Je suis dans une pièce à El Portal, si ça vous intéresse. Ça s’appelle du sang sur la lune.
Monk : J’en ai entendu parler. Je crois que quelqu’un a été tué sur scène, non ?
Jenna : Oui. C’est loin d’être la publicité que l’on voulait. Je suis la doublure de la fille qui a … vous savez ? qui l’a tué.
Monk : C’est vrai ?
Jenna : Mon père m’a toujours bien dit : « si l’opportunité se présente, tu fonces, tu vas droit devant. Inutile de te poser des questions ».
Monk : Est-ce que votre père est lui aussi un acteur ?
Jenna : Il aurait bien aimé. Mon grand père était un comédien frustré. Ça explique tout, je pense. Mais il est génial. Oh vraiment, il est génial. Mon père ferait n’importe quoi pour moi.
Monk : Vous étiez là quand monsieur Duncan a été poignardé ?
Jenna : Non, en fait, je suis allée au théâtre voir si tout allait bien et ensuite, j’étais invitée. Vous connaissez le nom du comédien ?
Monk : C’était dans les nouvelles. Alors vous n’avez rien vu de cette tragédie.
Jenna : Non, je n’étais plus au théâtre, j’avais rendez vous, je viens de vous le dire. Vous posez un tas de questions. Vous ne m’avez pas encore dit ce que vous faisiez dans la vie.

La cloche résonne.

Monk : Tout cela va si vite. Nous allons nous revoir ?
Jenna : Non, je ne crois pas.

Sharona : Alors, l’étalon ?
Monk : Elle l’a tué. Je ne sais pas comment elle a fait, mais elle l’a tué. On va retourner au théâtre et on va jeter un œil.
Sharona : D’accord. Et les rendez vous alors ?
Monk : C’était horrible, heureusement, je ne suis pas célibataire.
Sharona : Tu es célibataire !
Monk : Ah ben oui, c’est vrai.

De retour au théâtre.

Monk : Bon alors je crois que je me souviens exactement de ce que j’ai vu. C’est dans le deuxième acte. Tu fais Gail et moi je fais Duncan. Les deux couteaux sont en place. Fais attention, c’est très important. Voila le vrai couteau et voila celui que tu dois prendre quand tu vas me poignarder. Tu te serviras de celui là, d’accord ?
Sharona : Je ferai tout mon possible.
Monk : Oui, d’accord. Tu entres par la droite.
Sharona : Oui, par le coté cour. On dit du coté cour.
Monk : Quoi ? quelle cour ?
Sharona : A gauche, c’est le coté cour. Ma sœur était l’actrice.
Monk : Mais pour cette reconstitution, ne sors pas ton jargon, appelons les choses par leur nom.
Sharona : Bon, j’entre par le coté cour.
Monk : Si tu veux, tu entres par la porte qui est là, avec le rideau. Ensuite, tu vas jusqu’à la table quand je te le dis. Allez. Attention, allez ! « Salut Suzie ! Je t’ai beaucoup manqué ? Je te prie de m’excuser, je suis entré sans frapper ».
Sharona : Tu es bon, tu sais ?
Monk : Disons que je fais ce que je peux. Alors maintenant tu dis « Burt, tu es supposé être en prison ».
Sharona : Arrête !
Monk : Dis le !
Sharona : Burt, tu es supposé être en prison.
Monk : Tu sais que j’adore cette phrase « tu es supposé » J’étais supposé être en taule, seulement toi, ma grande, tu étais supposée m’attendre. C’est bizarre, tu vois, j’ai la nette impression qu’il y a un manque de respect. Ton mari n’est pas là ? Il est en ville, il se saoule au whisky soda, je l’ai vu sortir d’ici il n’y a pas une heure.
Sharona : Non, mais qu’est-ce que tu fais ?

Ils n’ont pas vu Karl Sebastian et Elton, le manager, qui se tiennent à l’entrée de la salle.

Karl : Bravo !
Sharona : Pardon, désolée, nous pensions être seuls.
Karl : J’étais dans l’ombre, là où les metteurs en scène doivent être. Je m’appelle Karl Sebastian.
Sharona : Et moi, Sharona Fleming. Et voici Adrien Monk.
Karl : Vous êtes la sœur de Gail ?
Sharona : Oui.
Karl : S’il vous plait, dites lui que nous prions pour elle. Je la connais depuis très longtemps et je ne comprends pas ce qu’il s’est passé. C’est un véritable cauchemar.
Sharona : Comme vous dites.
Elton : Comment connaissez vous aussi bien le texte ? Il n’a même pas encore été publié.
Monk : Je suis venu la semaine dernière et j’ai du le mémoriser par accident. Je suis désolé.
Elton : Vous l’avez mémorisé en l’entendant qu’une seule fois, c’est bien ça ?
Monk : Je suis vraiment désolé.
Karl : Je ne connais pas votre emploi du temps et on s’y prend à la dernière minute, mais nous avons engagé un comédien qui vient de Ne York, pour jouer Burt, seulement, il ne sera pas là avant mardi. Pourriez vous le remplacer ? ça nous arrangerait et ce n’est que pour deux représentations.
Monk : Moi ? Non, non. Pas question.
Sharona : C’est d’accord, il veut bien le faire.
Monk : Excusez moi, il faudrait que je parle à mon agent une minute. Est-ce que tu as perdu la tête ? Je ne sais pas jouer !
Sharona : Ecoute, ma sœur a de sérieux problème. Tu dis que la doublure a fait le coup. Si tu joues dans la pièce tu seras près d’elle.
Monk : Mais …
Sharona : Deux représentations, s’il te plait. Il va le faire !
Karl : Formidable, vous me sauvez la vie. Bienvenue à bord. Rendez vous demain à 10 heures pour la répétition. Vous serez sur scène vendredi soir. Sur ce …
Karl : C’est monstrueux, tu te rends compte ?
Sharona : C’est fantastique.

Le lendemain, à la répétition. Monk surveille O’Dell, qui pose les accessoires à leur place et vérifie le couteau rétractable.

Elton : Bon, allons y. Nous sommes au début du deuxième acte. Adrien, vous venez de vous échapper de prison. Vous êtes caché derrière la porte. Vous sortez et … Voila, quand vous voulez monsieur Monk.
Monk :  Salut, Suzie, je t’ai beaucoup manqué ? Je te prie de m’excuser je suis entré sans frapper 
Karl : D’accord, Adrien, souvenez vous, vous le teniez hier. Vous venez de vous échapper de prison.
Monk : Oui. Oui, oui.
Karl : Vous êtes furieux, vous plastronnez.
Monk : Ça, j’en doute fort.

Jenna entre, en retard.

Jenna : Bonjour, désolée, pardon. Je suis en retard, je n’ai pas trouvé de taxi. Vous ?
Karl : Jenna, je te présente Adrien Monk. Il sera avec nous pour deux représentations.
Jenna : Vous êtes acteur ?
Karl : Oui, il est acteur, il fait du très bon travail. Bon, c’est pas tout ça, on n’a pas toute la journée. Alors, on reprend à partir de … « attends, j’ai un peu d’argent dans mon sac. Prends le et va t’en ». Tu vas à coté de la table. Adrien, rappelez vous, vous roulez des mécaniques, hein ?
Jenna : Attends, j’ai un peu d’argent dans mon sac. Prends le et va t’en. 
Monk : Tu crois que j’en veux à ton argent de poche ? Tu crois que je suis revenu pour ça ? 
Karl : Oui, c’est ça. Vous renversez la table, vous êtes un animal en furie. Allez y ! Poussez la, renversez la !
Monk : Peut être que mon personnage serait plus crédible s’il ne renversait rien sur la scène.
Karl : Elle vous a envoyé en prison. Vous êtes furieux.
Monk : Je pense à quelque chose. Si ce personnage en furie exprimait sa colère en prenant toutes les courses et s’il les rangeait violemment.
Karl : Oui, d’accord. Je crois que nous allons peut être avancer un petit peu. Adrien, c’est à vous « au fait, qui voulait de la salade ? »
Monk : « Au fait, qui voulait de la salade ? » (il rit, Jenna prend le couteau)
Karl : Excusez moi, vous riez toujours de cette façon ?
Monk : Je ne suis pas grand rieur vous savez.
Karl : Essayez un vrai rire, un vrai de vrai, allez y.
Monk : « au fait, qui voulait de la salade ? » (il rit) ah non, ça ne va pas, attendez. (il essaie plusieurs rires)
Jenna : Sebastian !
Monk : « au fait, qui voulait de la salade ? »
Jenna : Tu ne peux pas le prendre, il est nul. Je trouverai quelqu’un d’autre.
Karl : Tu as déjà trouvé Hal Duncan, lui aussi, il était mauvais. Cela dit, qu’il repose en paix.
Elton : On va travailler le rire. Une minute de pause pour tout le monde.

Plus tard, à l’essayage.

Kathleen : C’est un peu grand attendez.
Monk : Kathleen, que voulait dire le metteur en scène quand il a dit que Jenna avait présenté ce comédien, Hal Duncan ?
Kathleen : Tout le monde le sait, Jenna voulait qu’il engage Hal. Elle a couché avec le producteur et elle a menacé de le dire à sa femme s’il n’engageait pas Duncan.
Sharona : Elle l’aimait ou quoi ?
Kathleen : Non, personne n’a rien compris. Elle se fichait de ce gars là. Ce n’était pas un grand acteur. C’était un inconnu. Sacré personnage. Il avait toujours ses lunettes de soleil sur le nez même à l’intérieur. Ce type était allergique à tout. Les œufs, les poissons, les cacahuètes, il ne mangeait rien à moins que ce soit cuisiné par lui. Je pense que celui-ci ira. Qu’en pensez vous ?
Monk : Il est très joli mais est-ce que je pourrais porter mes propres vêtements ? Je préfèrerais.
Kathleen : Il faut voir, quel genre de vêtements ?
Sharona : Il doit avoir deux ou trois douzaines de chemises toutes dans ce style.

Le soir, chez Sharona.

Cheryl : Alors, quand vais-je faire la connaissance du fameux Ronnie ?
Benji : Qui ?
Sharona : Mais si, Ronnie l’agent de change. Je t’en ai parlé. Il est à une convention en Belgique.
Benji : C’est quoi un agent de change ?
Sharona : Je ne dis rien à Benji sur les garçons que je vois avant d’être sure.
Cheryl : Mais tu as dit qu’il avait emmené Benji voir un match.
Sharona : Non.
Cheryl : Si, si.
Sharona : Non. Alors tu as mal entendu ou alors tu n’as rien compris. Dis maman, on pourrait changer de sujet ?
Cheryl : Inutile de te mettre en colère, chérie, c’est un mauvais moment pour nous tous. Tu sais, j’ai toujours pensé que si quelqu’un de la famille devait aller en prison, ce serait toi.
Sharona : Alors là, c’est génial, génial et devant Benji.
Benji : Ça ne fait rien.
Cheryl : Tu sais de quoi je parle, souviens toi quand tu as V-O-L-E la voiture ?
Sharona : Maman, il a onze ans. Arrête, il comprend là.
Benji : V-O-L …
Sharona : Maintenant, ça suffit. Tu vas dans ta chambre et tu fais tes devoirs.
Benji : Je les ai faits mes devoirs.
Cheryl : Je te demande pardon, chérie. J’ai vraiment peur pour Gail.
Sharona : Moi aussi, j’ai la trouille.

Monk est à la prison pour questionner Gail.

Monk : Comment allez vous ?
Gail : Je me suis fait un tas de nouvelles copines, c’est génial. Il faut me sortir d’ici parce que je sens que je vais craquer.
Monk : Écoutez, votre maman et Sharona voulaient venir, mais vous n’avez droit qu’à un visiteur par jour. Elles voulaient savoir si vous aviez besoin de quelque chose.
Gail : Oui, une explication sur ce qu’il s’est passé. Adrien, je n’ai poignardé personne. On avait répété, j’ai pris le bon couteau, j’en suis sure ! En plus, ils n’ont pas trouvé mes empreintes sur l’arme du crime.
Monk : Non, en effet, non. Il n’y avait pas d’empreintes. La police pense que vous les auriez effacées dans la confusion.
Gail : C’est normal, personne ne me croit. Mon avocat pense que je suis folle. C’est peut être le cas après tout.
Monk : Non. Vous n’êtes pas dingue.
Gail : Vous voulez essayer un autre téléphone ?
Monk : Non, non. C’est bon. Écoutez, Gail, que pensez vous de votre doublure, Jenna Ryan ?
Gail : C’est bizarre ce que vous venez de dire. Justement, je pensais à Jenna.
Monk : Pourquoi ?
Gail : Parce qu’elle ferait n’importe quoi pour avoir un rôle. Vous savez, cette fille, s’en est prise à une collègue, il y a environ quatre ans de ça. Je crois que c’était à Chicago. Elles étaient toutes les deux pressenties pour le même rôle. Elle a agressé l’autre comédienne, avec un club de golf et elle lui a cassé une rotule.
Monk : C’est vrai ?
Gail : Oui, Jenna est une bourrique. Tout le monde la soupçonnait mais il n’y avait pas de preuve.  Contre elle. Cela dit, ce n’est pas elle qui a fait le coup, elle n’était pas au théâtre, elle avait été invitée à une soirée, alors …
Monk : Oui, peut être. Ah voila, ça y est. Oh, je vais être en retard, pardon, je dois être au théâtre à 19 heures.
Gail : Ils vous ont engagé ?
Monk : Hé oui, ma chère, une étoile est née.
Gail : C’est drole, j’aurais cru que vous auriez le trac.
Monk : Aux répétitions, ils avaient l’air contents.
Gail : Bien sur, aux répétitions ça va toujours, le théâtre est vide.
Monk : Oui, c’est sur.

Le soir, l’effervescence règle dans les coulisses du théâtre.

Sharona : Ma mère est au premier rang.
Monk : Il n’y a pas trop de monde, n’est-ce pas ? Rassure moi.
Sharona : Tu rigoles ? c’est bondé. Quoi, qu’est-ce que tu as ? Enfin, de quoi est-ce que tu as peur ? Tu connais ton texte, tu es entré dans ton personnage.
Karl : Il faut y aller, c’est l’heure. En place. C’est à vous, énergique !
Jenna : Il parait qu’on se renseigne sur moi ?
Monk : Quoi ?
Jenna : Je veux savoir qui vous êtes. Vous êtes très loin d’être un acteur. Ça je le sais.
Karl : Jenna, viens, tu vas de l’autre coté. Allez dépêche toi !
Sharona : Nous aussi on sait certaines choses.
Jenna : Qu’est-ce que ça veut dire ça, exactement ?
Sharona : Vous allez le savoir.

La représentation commence. Monk est fébrile.

Comédiennel : « Henry, tu restes assis là, à lire tes résultats de baseball. J’espère que je ne te dérange pas ? Bon à rien, et cette fille, il y a plus d’une heure qu’elle devrait être revenue avec les commissions »

Monk : D’accord, alors tu leur dis que je suis en vacances. Je ne suis pas comédien, Jenna a raison.
Sharona : Arrête ! Qu’est-ce que tu racontes ?
Monk : Où j’avais la tête ? Je ne suis pas un acteur. Je suis malade.
Sharona : Quoi ? Qu’est-ce que tu as ?
Monk : Qu’est-ce que tu fais ?
Sharona : Je prends ton pouls, je suis infirmière, tu te rappelles ?
Monk : Oh mon Dieu, ça y est, je sais comment elle a fait.
Sharona : Tu as trouvé ?
Monk : Si c’est comme ça que tu prends le pouls, alors je sais comment elle a fait.
Elton : Adrien, c’est à vous ! En route, allez !

Sur la scène. Jenna entre, elle attend Monk qui est toujours dans les coulisses.

Sharona : Comment elle a fait ?
Monk : Les allergies ! Hal Duncan avait un tas d’allergies. La costumière a dit qu’il ne mangeait rien à moins de le préparer lui-même. C’est pour ça que Jenna le voulait pour cette pièce. Il était la victime parfaite. Le chef accessoiriste m’a dit qu’il avait vu Jenna sur la scène avant la représentation. Elle n’a pas touché aux couteaux, elle a touché aux pommes.
Sharona : Aux pommes ?
Monk : Oui, elle a surement mis quelque chose dessus ou dedans. Un produit auquel Hal Duncan était allergique.
Sharona : Oui, c’est vrai, maman a dit qu’elles avaient un drole de gout.
Monk : Hal Duncan n’a pas été poignardé, il a fait une allergie.
Sharona : Mais on sait qu’il a été poignardé. Et avec un couteau de cuisine.
Monk : Je sais, oui, oui, je sais. La démarche était brillante.
Elton : Qu’est-ce que vous attendez ? Faut y aller.
Monk : ah non, pas question ! Non, non.
Sharona : Adrien, si tu ne vas pas sur scène, elle va se douter qu’on a compris. Allez, hop !
Monk : Oh la la ! Descends dans sa loge, fouille dans ses affaires.
Sharona : Qu’est-ce qu’il faut que je trouve ?
Monk : Il faut que tu trouves des preuves. Duncan était allergique aux cacahuètes, aux œufs, aux poissons, aux …

Elton pousse Monk sur scène. D’abord tétanisé, il joue son rôle d’une voix hésitante. Pendant ce temps, Sharona entre dans la loge de Jenna.

Monk : Salut, Suzie. Je t’ai beaucoup manqué ?  Je te prie de m’excuser, je suis entré sans frapper. 
Jenna : «Burt, tu es supposé être en prison 

Sharona a trouvé quelque chose et appelle la police.

Sharona : (au téléphone) Oui, on peut le prouver. Vous comptez venir ici ? D’accord, on vous attend.

La pièce se poursuit, Monk est gêné. Des coulisses, Sharona l’appelle et lui montre une bouteille d’huile d’arachide. Monk, occupé à débarrasser la table avant de la renverser, ne la regarde pas mais Jenna s’en aperçoit. Elle s’approche des couteaux.

Sharona : Adrien, Adrien ! Regarde !

Sharona comprend que Jenna a pris le vrai couteau. Stottlemeyer et Disher entrent dans la salle.

Sharona : Adrien, méfie toi, retourne dans les coulisses !

Sharona se précipite sur Jenna prête à frapper et la met hors d’état de nuire après avoir lutté un moment. Les spectateurs se lèvent, affolés. L’un d’entre eux demande s’il y a un médecin dans la salle.

Stottlemeyer : Restez à vos places je vous prie. C’est la police ! Capitaine Stottlemeyer.
Disher : Ça va ?
Sharona : Oui.
Stottlemeyer : Nous contrôlons la situation. Asseyez vous s’il vous plait. On peut avoir de la lumière ?
Disher : Ce n’est pas grave, j’appelle une ambulance.

Un homme dans la salle se lève et se précipite près de Jenna.

Monk : Pardon monsieur, ce n’est pas vous qui venez de demander s’il y avait un médecin dans la salle ?
L’homme : Oui, c’est moi.
Monk : C’est bizarre, le médecin dans la salle la semaine dernière, c’était vous.
L’homme : De quoi voulez vous parler ?
Monk : J’étais là, je vous ai vu. Mais vous n’êtes pas médecin. Je me souviens de la façon dont vous avez pris le pouls de la victime. Vous vous êtes servi de votre pouce. Un vrai médecin ne le ferait pas.
Sharona : Hal Duncan était allergique à l’huile d’arachide.
Monk : Il n’avait pas été poignardé avant votre arrivée. Vous vous êtes penché sur lui, vous avez retiré le faux couteau et vous l’avez tué.
L’homme : C’est ridicule, pourquoi ferais je …
Vous auriez tout fait pour que Jenna soit dans cette pièce. Elle risque de marcher, elle sera jouée à New York, c’est l’idéal pour la carrière de votre fille.
L’homme : Ma fille ?
Monk : Hé bien oui, monsieur Ryan. Vous vous appelez bien Ryan. Sa carrière est une véritable obsession pour vous. Jenna me l’a dit elle-même. On s’est vus brièvement.
Ryan : Vous ne comprenez pas, Jenna est tout ce que j’ai.
Stottlemeyer : Attendez, si c’est Gail qui les gênait, pourquoi ne pas s’en prendre à elle ?
Monk : Ils ne pouvaient pas. Jenna était soupçonnée d’avoir agressé une autre comédienne il y a quatre ans. Il n’était pas question de recommencer. Il fallait trouver un autre moyen pour se débarrasser de Gail.
Disher : Alors, ils l’ont piégée.
Cheryl : Du moins, ils ont essayé. Merci Adrien !
Stottlemeyer : Vous pouvez prouver ce que vous avancez ?
Sharona : Le médecin légiste pourra le faire. J’ai trouvé ça dans la loge de mademoiselle. Je suis sure qu’il y a encore des traces dans le corps de la victime.
Stottlemeyer : De l’huile ? Mais pourquoi faire ?
Jenna : Papa ! Qu’est-ce que tu as fait ? Je n’ai rien à voir la dedans, je vous jure !
Sharona : Toi, boucle la, le spectacle est terminé.
Cheryl : C’est ma fille, la détective !

Karl applaudit, toute la salle se lève et applaudit également. Monk et Sharona saluent la salle.

Cheryl : Bravo ! bravo !

Le lendemain, chez Sharona.

Sharona : Ecoutez ça : « le metteur en scène a déclaré ; nous sommes tous très heureux que Gail puisse enfin nous rejoindre. Nous espérons aussi pouvoir emmener ce nouveau comédien, Adrien Monk, avec nous à New York. Je n’ai jamais vu quelqu’un jouer une franche peur panique avec tant de conviction.
Gail : Elle est magnifique cette critique pour une première sur scène. Félicitations.
Monk : Merci.
Benji : Est-ce que tu penses que tu vas remonter sur scène monsieur Monk ?
Monk : Tu sais, tout est possible Benji, mais surement pas ça.
Cheryl : Oh, j’ai un avion à prendre. Vous voulez m’appeler un taxi ?
Gail : Non, non, je t’emmène. J’ai été enfermée, j’ai besoin d’air.
Cheryl : Avant, je veux que l’on prenne une photo avec mes deux filles.
Monk : Je vais la faire.
Sharona : Non, surtout pas lui, il va nettoyer l’objectif pendant deux heures.
Cheryl : On va tous être dessus, il y a un déclencheur automatique. Tout va bien. Faites bien attention, je n'en ai plus qu’une seule à prendre. Prêts ? Souriez ! c’est parti !
Monk : Tenez Cheryl, prenez ma place, il vaut mieux que vous soyez au milieu.
Sharona : On n’a pas le temps.
Gail : Maman devrait être au milieu.
Cheryl : Attendez, souriez !

Rédigé par mamynicky

 

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fairgirl 
24.10.2020 vers 01h

Derniers commentaires

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fairgirl  (24.10.2020 à 01:53)

Un Monk hilarant sur scène et qui vaut le détour. Gail est de retour et cette fois-ci, la petite guerre entre soeurs est oubliée. 

Une fois de plus, on sent que Stottlemeyer et Randy soutiennent plus Monk et Sharona. La solidarité se construit au fur et à mesure des épisodes.

Contributeurs

Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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