8.16 – Monk s’en va (2/2)
Monk et Nathalie visionnent la cassette laissée par Trudy avant sa mort, douze ans plus tôt.
Trudy : Bonjour, Adrien. Si tu visionnes cette cassette, ça veut dire que je suis morte. Je sais qu’on avait dit qu’on n’aurait jamais aucun secret, mais il y a une chose que je ne t’ai jamais dite. Il s’est passé quelque chose, quelque chose de terrible. Il y a des années avant notre rencontre …
Nathalie : Monsieur Monk, vous devez appuyer sur lecture. Vous attendez depuis plus de deux heures. Ça va aller. Allez, c’est parti.
Trudy : Je sais que tu m’as toujours idéalisée, mise sur un piédestal. A tes yeux, je suis une sorte de sainte. Mais mon chéri, je suis loin d’être parfaite. J’ai commis une erreur, une grave erreur. Ça s’est passé il y a quinze ans, avant notre rencontre. J’ai eu une aventure. C’était avec mon professeur de droit. Il était marié à l’époque mais je te le jure, je n’étais pas au courant. Quoi qu’il en soit, nous avons … enfin, je suis tombée enceinte. Adrien, je sais combien je te déçois. Je n’étais pas amoureuse de lui, je crois que je ne le connaissais pas très bien mais j’ai adoré la période de ma grossesse. J’ai eu une petite fille. Elle est venue au monde le 2 janvier 1983 et elle est morte le même jour. Ce petit ange n’a vécu que neuf minutes, je n’ai jamais vu son visage. Quoi qu’il en soit, le père de cette enfant, le professeur de droit, s’appelle Ethan Rickover.
Monk : Rickover ?
Trudy : Il est juge aujourd’hui, il a été nommé à la Cour d’Appel. C’est pour ça que je fais cette cassette, parce que la femme qui a disparu il y a une semaine, Wendy Stroud est la sage-femme qui m’a accouchée.
Monk : La sage-femme disparue ! La sage-femme qui a disparu ! Je … je … Je ne sais pas quoi penser. Dites moi ce que je dois penser.
Nathalie : Il faut que vous écoutiez la suite.
Trudy : A la suite de ça, Ethan m’a appelée hier, je ne m’y attendais pas. Ça fait plus de dix ans que je ne lui ai pas parlé. Il veut me rencontrer demain. Et je ne sais pas, peut être je fais un peu de paranoïa mais j’ai trouvé qu’il y avait quelque chose dans sa voix. Tu sais, ça m’a fait peur, chez Ethan il y a un certain côté obscur, c’est vrai, je le connais, je l’ai vu et je sais de quoi il est capable et je … Peu importe, c’est pour ça que je fais cet enregistrement. Si je me trompe, ce dont je suis presque sure et qu’il ne se passe rien, alors j’échangerai cette cassette contre la montre digitale dont tu avais envie. Mais si j’ai raison et qu’il se passe quelque chose, je veux que tu sois au courant de tout, parce que tu mérites de tout savoir au sujet de cette histoire. Adrien, tu es plus que le grand amour de ma vie, tu es toute ma vie. Tu es ma vie.
A genoux, Monk est en larmes devant l’image de la femme qu’il chérit tant. Nathalie le prend dans ses bras.
Nathalie : Monsieur Monk, je suis sincèrement désolée. Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : (en colère) Ethan Rickover.
Nathalie : Qu’est-ce que vous allez faire ? Monsieur Monk, si on appelait le Capitaine ?
Monk : Pourquoi elle ne m’en a pas parlé ?
Nathalie : Monsieur Monk, tout le monde a des secrets, elle vous aimait et elle ne voulait surtout pas vous décevoir.
Monk : Et cet enregistrement est resté sur une étagère de ma bibliothèque pendant tout ce temps ! Je n’ai pas arrêté de le regarder pendant douze ans.
Nathalie : Monsieur Monk, monsieur Monk, regardez vous, vous ne pouvez aller nulle part.
Monk : Je vais y aller, Nathalie.
Nathalie : Non, monsieur Monk, je vous en prie, vous êtes malade.
Monk : Je ne vais pas mourir. Je ne vais pas mourir. Pas tout de suite.
Amoindri et aidé par Nathalie, Monk entre dans la salle où se tient une commission dans laquelle intervient Rickover.
Sénateur : Juge Rickover, j’aimerais revenir sur l’une de vos décisions précédente, lors du procès Harurra contre l’Etat de Californie. Vous étiez l’assistant du représentant du Procureur lors de cette affaire. C’est exact, n’est ce pas ?
Rickover : Oui. C’est exact. Sénateurt, c’était une affaire de peine capitale dans laquelle nous considérions que le prisonnier, monsieur Harurra, pouvait échapper à la peine de mort dans le cadre d’une procédure de clémence.
Sénateur : C’est une opinion que vous défendez toujours ?
Rickover : Hé bien, pour être honnête Sénateur, je n’en suis pas sur. Les lois ont changé, j’ai changé aussi, j’avais 28 ans à cette époque et je croyais tout savoir sur tout.
Sénateur : Et vous savez bien entendu qu’actuellement, il y a quelques procès en cours pour des affaires dont les circonstances sont similaires et d’autres pour lesquelles nous faisons appel aux recherches avancées sur l’ADN.
Rickover regarde Monk, leurs regards se croisent. Rickover semble être déstabilisé.
Sénateur : Juge Rickover ?
Rickover : Sénateur, je ne pense pas que ce soit une bonne idée de réécrire la Constitution uniquement parce que la science a beaucoup évolué. Je pense que les principes basiques du droit commun n’ont pas changé et qu’ils ne changeront jamais. Le problème se situe dans leur application dans un nouveau contexte.
Sénateur : Vous parlez de nouveau contexte mais le contexte est il un facteur essentiel ?
Rickover : Excusez moi ?
Sénateur : Je vous demande si vous considérez que le contexte est toujours le facteur essentiel.
Rickover : Hé bien, à mon avis ce sont toujours les mêmes. Les mêmes principes basiques qui régissent notre système de droit commun depuis l’époque de John Cook, c’est vrai. Seulement… après tout je ne suis pas là pour donner un cours d’instruction civique.
Sénateur : J’aimerais que vous le fassiez et je pense que certains d’entre nous en auraient besoin.
Rickover : Sénateur, la matinée a été longue, aussi, j’aimerais … est-ce que je peux demander une courte suspension d’audience ?
Sénateur : C’est une excellente idée, on a tous besoin de prendre l’air. Nous reprendrons cette audience à dix heures quinze.
La salle d’audience est vide. Restent Monk, Nathalie et Rickover. Monk tousse beaucoup ce qui l’affaiblit.
Rickover : Tiens, monsieur Monk ! Quelle surprise. J’ai appris que vous étiez souffrant.
Monk : Non. Non, je me sens beaucoup mieux. Beaucoup.
Rickover : Ça me fait plaisir de l’entendre. Alors vous êtes venus jusqu’ici, uniquement pour m’encourager ? C’est très gentil.
Monk : Non, je suis là parce que vous avez tué ma femme.
Rickover : Je vous demande pardon ?
Monk : Vous avez compris. Trudy Ellison, elle était une de vos étudiantes à Berkeley. Vous avez eu une aventure avec elle et elle est tombée enceinte. Et il y a douze ans de ça, quand vous avez été nommé à la Cour d’Appel, vous avez voulu vous assurer que personne ne connaisse jamais cette histoire. Vous avez tué deux femmes, Wendy Stroud, la sage-femme qui avait assisté à l’accouchement et ma femme.
Rickover : Écoutez, on m’avait dit de m’attendre à ça, on m’avait prévenu qu’à chaque audience de confirmation, il y avait des cinglés qui débarquent d’un peu partout.
Nathalie : Juge Rickover, monsieur Monk et moi, connaissons toute l’histoire.
Rickover : Oh, vraiment ? Monsieur Monk, j’ai enseigné à quelques milliers d’étudiantes à Berkeley. Certaines parmi elles étaient très instables et certaines avaient un peu plus que des vues sur moi. Mais s’il vous plait, quelles preuves avez-vous ? Où est cet enfant ? Question ?
Monk : Le bébé est mort.
Rickover : Le bébé est mort. Vous avez un acte de naissance ? Ou peut être des documents …
Monk : Envolé. Ils ont tous disparus. Vous vous en êtes chargé. Vous avez envoyé Joey Kazarinski à la maternité la semaine dernière.
Nathalie : La clinique mettait ses dossiers à jour et le directeur a du trouver un document concernant Trudy et le bébé. Vous l’avez fait tuer.
Monk : Vous brouillez les pistes, juge Rickover, ça fait vingt six ans que ça dure !
Le ton monte, un agent de sécurité s’approche.
Rickover : Ça va aller ! Monsieur Monk est souffrant. Il est gravement malade. Apparemment, il n’est pas dans son état normal.
Monk : Elle m’a laissé une cassette vidéo. Monsieur le juge, elle m’a laissé une cassette vidéo.
Rickover : Je veux bien le croire. Cette jeune femme se faisait des illusions. Je me souviens d’elle, Trudy …
Monk : Ellison.
Rickover : Ellison, oui c’est ça. Elle me suivant partout où j’allais, elle m’écrivait des lettres, elle me téléphonait à deux heures ou trois du matin. Je me souviens qu’elle avait même prétendu être enceinte. Elle en était certainement convaincue. C’était une jeune femme très instable, je vois que vous aviez des points communs.
Monk se jette sur lui et le frappe de toutes ses forces. Les agents de sécurité se précipitent pour les séparer et entrainent Monk à l’extérieur.
Nathalie : Non, monsieur Monk !
Monk : Je vous garantis que ce n’est pas fini. Ce n’est pas fini, on se reverra !
Rickover Si, c’est fini.
Nathalie a ramené Monk à l’hôpital. Disher et Stottlemeyer sont dans le couloir.
Disher : (au téléphone) Oui, je sais. Le médecin est avec lui en ce moment. - Non, on ne sait toujours pas – je te rappellerai plus tard – je t’aime.
Stottlemeyer : C’était qui ?
Disher : C’était le divisionnaire adjoint.
Stottlemeyer : Le divisionnaire adjoint Patrick Watson ?
Disher : Oui, c’est exact.
Stottlemeyer : Vous lui dites « je t’aime » ?
Disher : Oui, je l’aime. C’est vrai, je trouve qu’il fait un super boulot et pourquoi, vous ne trouvez pas que …
Stottlemeyer : Si, si, je trouve qu’il fait du super boulot mais de là à lui dire « je t’aime » …
Disher : Hé bien, peut être que vous devriez par courtoisie.
Stottlemeyer : Ça n’a rien à voir avec la courtoisie.
Disher : Je trouve que vous aussi, vous faites du bon boulot et je vous aime.
Stottlemeyer : D’accord, Randy, désolé de vous avoir posé la question. Quand vous serez prêt à me dire ce qu’il se passe, vous me le direz. Docteur ! alors, comment il va ?
Dr Shuler : Son état est stable. En fait il est mieux que stable. Tous les signes vitaux sont en amélioration. On ne sait pas pourquoi.
Stottlemeyer : C’est surement la haine. La pure méchanceté c’est le meilleur des médicaments du monde.
Disher : On peut aller le voir ?
Dr Shuler : Oui.
L’infirmière fait une nouvelle prise de sang à Monk qui semble très mal. Il est très pale.
Infirmière : C’était facile cette fois, il y a quatre jours, vous étiez un vrai cheval sauvage.
Monk : Il y a quatre jours, c’était il y a des années.
Infirmière : Je repasserai plus tard avec vos médicaments. Pas plus de cinq minutes et évitez de trop l’énerver.
Stottlemeyer : Entendu.
Monk : Salut.
Disher : Salut.
Monk : Où est Nathalie ?
Disher : Elle est passée chez vous pour prendre vos vêtements.
Monk : De toute façon je ne peux pas rentrer chez moi.
Stottlemeyer : Vous avez de la chance de ne pas être en prison. Vous avez été mis en examen pour agression et menaces sur un juge en activité.
Monk : Vous parlez d’un juge !
Stottlemeyer : On est au courant. On a creusé un peu, tout est confirmé.
Le docteur Nash avait un second portable. Il a contacté Rickover une douzaine de fois, on présume qu’il voulait le faire chanter et que Rickover a engagé Kazarinski pour le tuer. Tout est là.
Stottlemeyer : Donnez lui ce dossier.
Monk : Vous l’avez eu , vous l’avez trouvé ?
Stottlemeyer : Ça vous fait quoi ?
Monk : Ce n’est pas encore fini. Ce n’est pas encore fini. Rien que l’air que je respire, je déteste l’idée que cette ordure respire le même air.
Stottlemeyer : Je sais mon vieux. Écoutez, on va le coincer. Je vous fais la promesse qu’on va réussir à faire tomber cette ordure de juge.
Monk : Randy, fermez la porte, fermez la porte. Le land, approchez. Je ne serai plus là.
Stottlemeyer : Ne dites pas ça ! Vous ne pouvez pas baisser les bras. Les médecins travaillent jour et nuit pour vous sortir de là.
Monk : S’il vous plait, Leland, tuez le. Promettez le moi.
Stottlemeyer : (il hésite) oui … c’est entendu, je vous en fais la promesse, oui. Je le ferai. Je vous jure, il n’y aura pas de procès.
Monk : Vous mentez.
Le capitaine serre la main de Monk. Chez Monk, Nathalie et Steven rassemblent des affaires.
Nathalie : Non, ce n’est pas le bon oreiller.
Steven : Tu es sure ?
Nathalie : Oui. Il veut l’oreiller de Trudy. Il est dans le placard, dans une boite en plastique. C’est l’oreiller avec lequel elle dormait, il sent encore son parfum.
Steven : C‘était la voiture de Trudy ?
Nathalie : Oui. Enfin, maintenant il sait tout. S’il ne s’en sort pas, il mourra en sachant la vérité.
A l’hopital, Monk épluche le dossier sur les crimes à la maternité.
Infirmière : Mais qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Il y a quelque chose qui manque la dedans. Il y a quelque chose qui ne va pas.
Infirmière : Je vais vous dire ce qui ne va pas. Vous ne devriez pas être assis. Allongez vous maintenant. Regardez moi ça, vous êtes en train de vous énerver tout seul. Je suis sure que tout ça pouvait très bien attendre.
Monk : Non, non, ça ne pouvait pas attendre. Je dois le faire. Ce gars là, oui, ce type a tué trois personnes.
Infirmière : Cet homme ? A le voir, on ne dirait pas.
Monk : Il voulait garder secrète une ancienne aventure.
Infirmière : C’est tout ? C’est complètement idiot. Personne ne s’intéresse à ce genre d’histoire de nos jours.
Monk : C’est ce que je me disais aussi. Il doit certainement cacher autre chose. Il y a surement plus que ça.
Infirmière : Le médecin veut que vous dormiez cette nuit. Je vous pose vos cachets ici. Ils vont complétement vous assommer. Le sommeil est le meilleur des traitements.
Il ne voudra jamais déménager.
Infirmière : Excusez moi ?
Infirmière : C’est ce qu’ils ont dit, je les ai entendus en parler chez lui. Et pourquoi il ne voudrait pas déménager ? Qu’est-ce qu’il peut bien y avoir dans cette maison ?
Nathalie : Non, attends, il va vouloir ça.
Steven : Si on a oublié quelque chose, on pourra revenir.
Nathalie : Ha ! Steven !
Steven : Nathalie, ça ne va pas ?
Nathalie : Je ne me sens pas très bien.
Steven : Qu’est-ce qu’il y a ?
Nathalie : Je vois des tâches partout. C’est le poison. Le même que pour monsieur Monk.
Steven : Je ne comprends pas, on a passé la journée ensemble et tu n’as rien mangé. Nathalie ? Ma puce, qu’est-ce qu’il y a ?
Nathalie : Oh, Rickover, Ethan Rickover à l’audience. Monsieur Monk a fait tomber sa lingette sur le banc. Il a pris son stylo, il ne voulait pas toucher la lingette. C’est dans les lingettes qu’il a mis le poison.
Steven : Je comprends, on a cru qu’il était dans la nourriture. Je vais te conduire tout de suite à l’hopital. On sait où est le poison, ils vont pouvoir l’analyser et trouver l’antidote. Il y en a pour deux heures.
Nathalie : Et pour monsieur Monk ?
Steven : On le guérira.
Nathalie : Il faut lui dire. Tu dois l’appeler.
Steven : D’accord, je l’appelle.
A l’hôpital, Monk ne répond pas à Steven, qui appelle le bureau des infirmièrs
Infirmière : Service d’hématologie, j’écoute. Vous pouvez le joindre directement. Vraiment ? D’accord, je vais vérifier. Kenny, qu’est-ce qu’il se passe ?
L’officier qui montait la garde devant la chambre de Monk a été endormi et Monk n’est plus dans sa chambre.
Au commissariat.
Stottlemeyer : Il pleut à ce point là ?
Policier : Ce n’est pas de la rigolade !
Disher : Ah, Capitaine, vous êtes là. Je vous ai cherché partout. Vous êtes au courant ?
Stottlemeyer : Au courant de quoi ?
Disher : Ils ont l’antidote !
Stottlemeyer : L’antidote ?
Disher : Oui, pour Monk, ils ont isolé le poison, il était sur les lingettes.
Stottlemeyer : Les lingettes ! Ils ont l’antidote ! C’est une nouvelle géniale ! Venez, j’allais justement à l’hopital. On va fêter ça.
Disher : Il n’est plus la bas.
Stottlemeyer : Qui n’est plus la bas ?
Disher : Monk s’est échappé, il a drogué le garde et pris son arme.
Stottlemeyer : D’accord, on y va. On prend votre voiture.
Disher : On va où ?
Stottlemeyer : L’empêcher de le faire.
Disher : De faire quoi ?
Stottlemeyer : L’irréparable !
Le juge Rickover rentre chez lui. Monk l’attend sous la pluie, l’arme à la main.
Monk : Votre garage était ouvert. Je vous ai emprunté une pelle. Prenez cette pelle, ramassez la ! Creusez de ce cote, allez !
Rickover : Vous avez l’intention de tuer un juge fédéral ?
Monk : Ce soir, c’est moi le juge. Creusez de ce cote, allez y. Creusez !
Stottlemeyer : Foncez ! foncez ! foncez ! Faites attention ! Où vous avez mis la sirène ?
Disher : Sur le siège arrière.
Stottlemeyer : Qu’est-ce qu’elle fait à l’arrière ?
Disher : Ça fait dix mois que je ne l’utilise plus.
Stottlemeyer : Pourquoi ? Vous croyez que tous les délinquants sont à la retraite ? Ilo n’y a plus de criminel ?
Disher : Je n’en sais rien.
Stottlemeyer : C’est quoi toute cette pagaille ?
Disher : Vide grenier.
Stottlemeyer : Vous avez acheté tout ça ?
Disher : Non, non, je vends.
Stottlemeyer : Quoi vous allez tout vendre ? Hé mais ce sont mes haltères !
Disher : Non, elles sont à moi.
Stottlemeyer : C’est moi qui vous les ai prêtées l’an dernier. Ce sont mes haltères.
Disher : Non, j’ai acheté les mêmes.
Stottlemeyer : Avec mes initiales dessus ?
Disher : Bon, d’accord, c’est peut être les votres. Vous pouvez les reprendre.
Stottlemeyer : Je les prendrai plus tard. Pour l’instant, on a autre chose à faire. Je n’ai pas trouvé la sirène.
Disher : Je l’aurais vendue ?
Rickover : Hé bien, lieutenant Monk. Et maintenant ?
Monk : Creusez.
Rickover : Vous savez, je crois qu’on sera morts tous les deux demain matin.
Monk : Je vous ai dit de creuser. Non, pas là. Creusez de ce coté. Près du cadran solaire. J’ai dit de ce coté. Allez y. Creusez !
Stottlemeyer : Non, non, fallait pas prendre … ça va pas ? vous êtes cinglé !
Disher : C’est à gauche, je dois aller à gauche.
Stottlemeyer : De ce coté, on va être coincé ! Faites attention !
Disher : Désolé, désolé.
Stottlemeyer : A gauche ! Prenez à fauche ! Allez y, appuyez, appuyez, appuyez ! Si une patrouille est déjà sur place, Monk va se faire descendre.
Sous la menace de l’arme de Monk, Rickover creuse. La patrouille est là et tient Monk en joue. Stottlemeyer et Disher arrivent sur les lieux.
Monk : Allez, continuez.
Policier 1 : Monsieur, je ne le répèterai pas.
Policier 2 : Je vous demande de poser votre arme sur le sol.
Monk : Non, on n’a pas encore fini. Creusez !
Rickover : Écoutez, j’aimerais aborder un sujet délicat si vous le permettez. Je ne voudrais pas que vous réagissiez de façon excessive. Avec Trudy on parlait souvent de la peine capitale. Elle disait qu’elle ne croyait pas …
Monk : Fermez la ! Vous allez vous taire. Vous prononcez encore une fois son prénom et ce sera le dernier mot que vous prononcerez.
Stottlemeyer : Bon, c’est bon. Ça va, ça va ! Stottlemeyer, police criminelle. Bon messieurs, on se détend. Très bien, maintenant tout le monde respire un grand coup. On se détend et on range son arme.
Monk : Oui, je suis d’accord avec le capitaine.
Stottlemeyer : Monk ! Monk, posez votre arme mon vieux. Il ne faut pas faire ça. ça ne sert à rien de faire ça.
Monk : Hé, vous ! Continuez ! Ne vous arrêtez pas. Continuez de creuser, continuez !
Stottlemeyer : Monk, écoutez moi. Le laboratoire a identifié le poison.
Disher : Il était sur vos lingettes, Monk. Vos lingettes pour les mains.
Stottlemeyer : Ils ont mis au point un antidote, il faut que vous alliez à l’hopital. Laissez ce type, on s’en occupera plus tard. Qu’est-ce que c’est ?
Monk : Les restes de Wendy Stroud.
La sage-femme qui a disparu il y a douze ans ?
Monk : Oui.
Disher prend la pelle.
Disher : Il y a des os. Un crane humain.
Monk : Je n’arrivais pas à comprendre pourquoi il ne voulait pas déménager.
Disher : (à la patrouille) Appelez tout de suite la police.
Monk : Je me suis souvenu du cadran solaire. Sous l’arbre. Pourquoi placer un cadran solaire sous un grand arbre qui fait autant d’ombre que celui la ? Ce n’est pas logique du tout. Mais il y a douze ans, quand il a été nommé à la Cour fédérale, on a parlé de lui dans tous les journaux. Wendy Stroud l’a certainement reconnu, n’est-ce pas ? Je me trompe ?
Rickover : Elle a dit qu’elle avait rencontré Dieu et que c’était une renaissance pour elle. Elle vivait dans la culpabilité. Elle voulait dévoiler à tout le monde mon aventure avec Trudy et tout dire au sujet de l’enfant.
Monk : Alors, vous l’avez tuée et ensuite Trudy. Et pourquoi ?
Stottlemeyer : Monk !
Monk : Pour rien du tout ! Pour un simple poste, pour sauver votre poste.
Stottlemeyer : Monk ! Monk !
Monk : Pour un poste.
Monk s’effondre et pose l’arme sur le cadran solaire. Rickover le saisit, Disher le vise, mais Rickover retourne l’arme sur lui et tire.
Disher : Posez cette arme !
Stottlemeyer : Non Rickover, ne faites pas ça !
Rickover : Prenez soin d’elle.
Monk est de retour chez le docteur Bell.
Dr Bell : Je crois que je vais pleurer. La dernière fois que vous êtes venu, c’était il y a deux semaines.
Monk : Une semaine et demi.
Dr Bell : Une semaine et demi. Vous étiez dans un état lamentable. Et aujourd’hui, vous êtes en grande forme. C’est un vrai miracle.
Monk : Oui, c’est un miracle.
Dr Bell : Alors, finalement, après douze années, douze longues années, affaire classée.
Monk : Affaire classée.
Dr Bell : Comment vous sentez vous ?
Monk : Bien. Je me sens bien.
Dr Bell : Vraiment ?
Monk : Oui.
Dr Bell : Comment vous sentez vous ?
Monk : Je ne sais pas comment je devrais me sentir. Je suppose que je devrais me sentir enfin heureux, maintenant, oui, enfin en paix, en tout cas.
Dr Bell : Mais ?
Monk : Je me sens totalement vide.
Dr Bell : Ça n’a rien de surprenant. Adrien, vous avez passé la majorité de votre vie d’adulte à rechercher l’homme qui avait tué votre femme. Vous savez, c’est cette quête qui vous a fait avancer. Oui, aujourd’hui, c’est fini. Quels sont vos projets ? Qu’allez vous faire demain en vous réveillant ? Qu’est-ce qui vous intéresse ? Vous voyez, vous êtes face à un choix difficile.
Monk : Il y a encore autre chose. Il y a quelque chose qui me travaille vraiment. Juste avant qu’Ethan Rickover se donne la mort, il a dit « prenez soin d’elle ».
Dr Bell : Prendre soin de qui ?
Monk : Je n’en sais rien. Peut être que je ne le saurai jamais.
Dr Bell : Hé bien, vous voulez un bon conseil ? Je présume que oui, puisque vous êtes ici. Laissez tomber. Tout ça, c’est de l’histoire ancienne. Il est temps pour Adrien Monk de se diriger tout droit vers le grand inconnu.
Monk : Je déteste aller tout droit vers l’inconnu.
Dr Bell : Comment le savez vous ? puisque c’est l’inconnu.
Monk : Si c’est l’inconnu, comment vous savez qu’il est grand ?
Dr Bell : Un bon point. Peut être que l’inconnu n’est pas si grand finalement. Mais il est là et je sais qu’il vous attend. Et vous n’avez aucune raison d’avoir peur de l’inconnu.
Nathalie et Monk archivent les documents et dossiers sur lesquels le détective a travaillé.
Nathalie : Monsieur Monk, qu’est-ce que j’écris ? Monsieur Monk, j’écris quoi sur cette boite ?
Monk : Euh … Affaire classée.
Nathalie : Affaire classée, j’aime beaucoup vous entendre parler comme ça. Zut, j’ai écrit de travers. Ça va aller, ou je vais chercher un autre carton ? Monsieur Monk ? Qu’est-ce que vous lisez ?
Monk : « La sage femme disparue est sans doute morte ». C’est un article sur Wendy Stroud, ils l’ont mis en bas de la dernière page. « Madame Stroud avait fait les gros titres il y a quinze ans, le 2 janvier 1983, le jour où elle avait trouvé un bébé, une petite fille, sur une aire de jeux et l’avait ramenée à un orphelinat de quartier. » 1983 ? « Prenez soin d’elle ».
Nathalie : Qu’est-ce que vous dites ?
Ce sont les derniers mots de Rickover. Je n’aurais pas fait le rapprochement, Nathalie. C’est ça qu’il a essayé de cacher à tout le monde. Le bébé. Ce bébé n’est pas mort, le bébé a survécu. Trudy n’en a rien vu, elle ne l’a jamais su. Ils ont tous menti. Sa fille est vivante. Ils ont proposé la petite à l’adoption. Elle est vivante et elle est quelque part. C’est la fille de Trudy !
Au commissariat.
Stottlemeyer : (au téléphone) Oui, il est là. Je vais le lui dire. Vous êtes prêt ? Ils l’ont trouvée. Elle s’appelle Molly.
Monk : Molly !
Stottlemeyer : Molly Evans. Elle a été adoptée il y a vingt cinq ans par Andrew et Beth Evans. Elle est célibataire, elle vit dans le comté de Monterey. Écoutez ça, elle écrit des critiques de cinéma pour le compte de chroniqueurs.
Disher : C’est normal, Trudy écrivait elle aussi.
Monk : Le comté de Monterey, c’est à 20 minutes d’ici.
Stottlemeyer : Oui, les services sociaux l’ont déjà contactée et elle leur a dit qu’elle serait ravie de vous rencontrer.
Monk : Je ne peux pas faire ça.
Bien sur que si.
Monk : Non, non, et si elle ne m’aime pas ? C’est vrai, beaucoup de gens ne m’apprécient pas, vous savez que je ne suis pas fou de moi, non, je ne peux pas le faire. Je ne le ferai pas. Je préfère laisser les choses comme elles sont. J’aime que les choses restent comme elles sont.
Stottlemeyer : Non, c’est faux.
Nathalie : Monsieur Monk, vous devez la rencontrer. Croyez moi, il faut que vous alliez la voir. C’est un véritable cadeau, monsieur Monk. Et c’est Trudy qui vous envoie ce cadeau. Elle vous envoie une personne à aimer. C’est ce qui vous manquait tant.
Monk attend anxieusement Molly au rendez vous fixé. Elle arrive en souriant, ils s’avancent l’un vers l’autre, émus. Ils se prennent dans les bras en pleurant.
Monk : Molly ?
Molly : Oui !
Monk : Je suis si heureux.
Molly : Tout va bien. Tout va bien.
Au commissariat, Monk montre des photos de Molly.
Monk : Là, c’est quand elle est en train de faire son créneau, c’est une excellente conductrice. Elle n’a jamais eu de PV de stationnement, oui. Et celle là, c’est nous deux au restaurant. Elle dine dehors cinq fois par semaine. Elle est végétarienne mais elle mange du poisson.
Stottlemeyer : C’est vous qui avez pris toutes ces photos ?
Monk : Oui. Sur celle-ci, elle boit un café, regardez. Celui la, c’est un mélange africain. Il lui arrive parfois de boire du colombien
Stottlemeyer : Il doit bien y avoir plus de six cents photos.
Monk : Oui, je dois en récupérer d’autres en développement.
Stottlemeyer : Vous ne la connaissez que depuis trois jours.
Monk : Oui. J’ai l’impression de la connaitre depuis toujours et pour elle c’est la même chose. Je le sais, elle me l’a dit. Regardez, sur cette photo, ce sont ses parents adoptifs. C’est Andy et Beth. Ils sont supers. Lui est un petit peu gros mais il était ophtalmo, maintenant il est à la retraite. La, c’est son nouveau petit copain, Kyle. Il a deux ans de moins qu’elle, elle ne sait pas très bien quoi penser de tout ça. Regardez celle-ci, elle me dit d’arrêter de prendre autant de photos et elle essaie de me prendre mon appareil pour que je m’arrête. Il y a autre chose. Vous connaissez internet ? Elle est dedans.
Stottlemeyer : Vraiment ?
Monk : Oui, elle a son site Web, elle appelle ça un blog. Sérieux. C’est comme ça que ça s’appelle. On peut y lire toutes ses critiques de film. Randy, vous aimez le cinéma, vous n’avez qu’à taper Molly Evans critiques et ensuite un point puis C-O-M.
Disher : Oui, je jetterai un coup d’œil tout à l’heure.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que c’est que ça ? Euh … Leland. Vous m’avez écrit une lettre ? « Cher Leland. … »
Disher : En fait je l’ai gardée sur moi toute la semaine. J’attendais simplement le bon moment. E je crois qu’il est arrivé.
Stottlemeyer : Randy, c’est … Vous avez reçu ça quand, exactement ?
Disher : On est en contact depuis quelques mois.
Monk : Quoi … qu’est-ce qui se passe ?
Stottlemeyer : Randy nous quitte, il a un autre emploi.
Monk : Quoi ?
Stottlemeyer : Oui. Vous avez devant vous le nouveau chef de la police de Summit, dans le New Jersey.
Nathalie : Bravo ! Chef de la police ! Félicitations.
Monk : Toutes mes félicitations. Bien joué, chef !
Disher : Je vous remercie. Alors, qu’est-ce que vous en pensez ? Vous croyez que je suis prêt ?
Stottlemeyer : Je ne pense rien du tout, je sais, que vous êtes prêt et vous serez génial.
Disher : J’ai eu un prof génial. Je parlais de vous.
Stottlemeyer : J’avais compris. Merci Randy. Pourquoi le New Jersey ?
Nathalie : Je crois que je connais la réponse à cette question.
Stottlemeyer : Sharona !
Monk : Sharona ?
Stottlemeyer : Vous et Sharona.
Disher : On a trouvé une maison et on va emménager.
Stottlemeyer : C’est parfait. Parfait. Vous et Sharona ! Je le savais. Enfin, disons que je m’en doutais.
Monk : Oui.
Disher : Merci à tous en tout cas. Merci.
Armé de son appareil photo, Monk se promène avec Molly.
Monk : Oh, celle là est excellente !
Molly : Adrien, c’est très gênant, je ne suis pas une star de cinéma.
Monk : Pour moi, tu es une star ! Celle la aussi est géniale !
Molly : Qu’est-ce que tu vas faire de toutes ces photos ?
Monk : Je fais des scrapbooks. J’en ai déjà rempli quatre. Ça te plairait de les voir ?
Molly : Peut être, quand je reviendrai.
Monk : Quand tu reviendras d’où ?
Molly : Je dois aller à Toronto, au Festival du cinéma.
Monk : Ah oui, quel Festival du cinéma ?
Molly : Le Festival du film de Toronto.
Monk : Oui, bien sur !
Molly : J’y vais tous les ans. Je rentrerai vite.
Monk : Dieu merci.
Molly : Ça dure deux semaines.
Monk : Quoi ? Attends. Tu vas partir deux semaines ? Bon, d’accord. D’accord, je t’accompagne. Je peux aller au Canada. J’y suis allé une fois avec ta mère.
Molly : Mais tu oublies ton boulot !
Monk : Je n’ai plus de travail. J’ai pris ma retraite.
Molly : Depuis quand ?
Monk : Depuis toi. Oui, depuis toi et moi. Depuis nous.
Molly : Attends. Je croyais que tu étais fauché.
Monk : Non, ça devrait aller. Tu sais, je peux tenir vingt ans si je m’arrête de manger, de payer mon loyer, de payer Nathalie … Tu vois ?
Molly : Adrien, tu ne peux pas arrêter de travailler, tu ferais quoi de tes journées ?
Monk : Je n’en ai aucune idée. Je me baladerai avec toi. Je te regarderai grandir chaque jour.
Molly : Qu’est-ce que tu racontes ? J’ai vingt six ans, je ne suis plus une enfant.
Monk : J’ai envie que tu fasses partie de ma vie. J’ai besoin de toi dans ma vie.
Molly : Je fais déjà partie de ta vie et je ne compte pas en sortir. Seulement je m’inquiète pour ta vie à toi. Tu ne peux pas démissionner. Pas pour moi. Il y a beaucoup d’autres Trudy sur cette terre et tu as l’obligation de les aider. Adrien, tu as un don.
Monk : Et une malédiction.
Molly : Ce n’est pas une malédiction, c’est un don. Tu ne t’en rends pas compte ? C’est peut être pour ça que je suis là, pour te le rappeler. Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : C’est très exactement ce qu’aurait dit ta mère.
Molly : Sérieux ? Elle était comment ?
Monk : Hé bien, la nuit, elle ronflait.
Molly : C’est vrai ?
Monk : Elle n’a jamais voulu le croire. Une nuit, je l’ai enregistrée avec un magnétophone, elle ne m’a pas cru. Elle adorait Willie Nelson. Quand elle réfléchissait, elle sortait le bout de sa langue, un petit peu comme ça.
Molly : C’est incroyable, je le fais tout le temps.
Monk : Je sais. J’adore quand tu le fais.
Monk se réveille au son de son réveil. Il n’y a qu’un seul oreiller et il dort au milieu du lit.
Plus tard, Nathalie est dans la cuisine de Monk, elle découpe un journal.
Monk : Qu’est-ce que vous faites ?
Nathalie : Je prends une recette. Je vais préparer à diner pour Steven. Vous voulez vous joindre à nous ?
Monk : Euh … Non, je vous remercie.
Nathalie : Je ne vous ai pas empoisonné ! C’était dans les lingettes.
Monk : Je sais, je ne peux pas venir de toute façon, j’ai des projets de mon coté.
Nathalie : Quel genre de projet ?
Monk : Je sors avec Molly. On doit aller au cinéma.
Nathalie : Vous allez au cinéma ?
Monk : Oui.
Nathalie : Adrien Monk va aller au cinéma ?
Monk : Pourquoi vous pleurez ? C’est aussi étrange que ça ?
Nathalie : Mais pas étrange du tout ! D’ailleurs, c’est pour ça que je pleure. Qu’est-ce que vous allez voir ?
Monk : Je n’en sais rien. Ce qui passe au cinéma dix.
Nathalie : D’accord, ça c’est plus normal. C’est l’Adrien qu’on connait et qu’on aime.
Le téléphone sonne, Nathalie répond.
Nathalie : Allo ! Oui, bien sur qu’il est là. D’accord, j’ai compris. On arrive. On doit y aller, ils ont trouvé un autre corps sur Vinton Street. Le capitaine nous attend la bas.
Monk : D’accord. Attendez !
Nathalie : Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Je vérifie que tout est éteint.
Nathalie : Ça, c’est une bonne idée. Vous n’irez pas jusqu’au centre ville si vous n’en êtes pas sur.
Monk : En fait, ça m’est déjà arrivé. Une fois.
Nathalie : Vraiment ?
Monk : Oui.
Monk et Nathalie arrivent sur place, le Capitaine vient à leur rencontre.
Rédigé par mamynicky