103 fans | Vote

#812 : Monk fait du camping

Pour amadouer le Capitaine Frank Willis, dernier opposant irréductible du comité de réintégration dans la police, Monk accompagne le lieutenant Disher à une sortie de scoutisme avec son fils difficile, Brian Willis.

Monk va découvrir que la nature n'est pas la seule chose que la troupe doit craindre.

Popularité


3.75 - 4 votes

Titre VO
Mr. Monk goes Camping

Titre VF
Monk fait du camping

Première diffusion
06.11.2009

Première diffusion en France
21.03.2010

Diffusions

Logo de la chaîne 13ème rue

France (inédit)
Jeudi 18.04.2024 à 00:00

Logo de la chaîne TV Breizh

France (redif)
Mercredi 09.11.2016 à 18:50

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Dimanche 21.03.2010 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 06.11.2009 à 22:00

Plus de détails

Scénariste(s) : Joe Toplyn, Dylan Morgan, Josh Siegal
Réalisateur(s) : Michael Zinberg

Jason Gray-Stanford ... Lt Randall Disher
Traylor Howard ... Natalie Teeger
Ted Levine ... Capitaine Leland Stottlemeyer
Tony Shalhoub ... Adrian Monk

Alex Wolff … Brian Willis
Maurice Compte … Luke Johnston
Rodney Eastman … Del Johnston
Christina Vidal … Winona
Nick Nervies … Norman Walters
Uriah Shelton … Nicky Phillips
David Kronenberg … Will Dellman
Wade Williams … Capitaine Frank Willis
Rodney Saulsberry … A. Horrocks
Liz Burnette … O. Doering

8.12 – Monk fait du camping

Il est cinq heures du matin, le réveil sonne. Monk ne dormait pas. Assis sur son lit, il arrête la sonnerie du réveil et se lève. Dans son dressing, il regarde avec nostalgie son uniforme de police. Nathalie a laissé un post it : «n’oubliez pas de sourire». Il se regarde dans le miroir et se force à sourire. Il hoche la tête en voyant un autre post it : «mais pas trop». Il prépare son petit déjeuner et découvre de nouveaux post it : «vous pouvez le faire !», «soyez vous  même», «mais pas trop vous-même !».

Il est sept heures, Monk arrive devant une salle d’audience. Il est tôt, le personnel d’entretien est encore là. Un panneau indique qu’une audience de réintégration est prévue à treize heures, pour Adrien Monk.

Il est sept heures dix, Monk entre dans la salle, il est seul. Il s’installe à sa place et attend.

Il est neuf heures trente, Monk est toujours à sa place, il attend. Une secrétaire entre et pose des dossiers sur les tables des auditeurs.

A dix heures 45, toujours à sa place, Monk arrange son fauteuil.

Il est treize heures dix, les auditeurs entrent enfin dans la salle et s’installent enfin à leur bureau.

Horrocks : Désolé pour le retard. Vous attendez depuis longtemps ?
Monk : Ca fait onze ans que j’attends.
F. Willis : Est-ce que tout va bien ?
Monk : Oui, je souris simplement.
Horrocks : Adrien, je tenais à vous dire que nous apprécions beaucoup le travail que vous faites depuis huit ans avec nos services en tant que consultant privé. Nous avons étudié votre dossier et nous avons discuté avec vos collègues. Votre dossier est très impressionnant.
O. Doering : J’ai enquêté sur l’affaire de l’étrangleur à l’imperméable. On a travaillé sur cette affaire pendant neuf mois sans rien trouver. Je ne sais pas comment vous avez fait.
Monk : J’ai eu de la chance, c’est tout. En réalité, c’était un petit peu plus que de la chance. J’ai discuté avec le suspect et j’ai très vite remarqué qu’il y avait plusieurs contradictions dans son alibi.
O. Doering : C’était très impressionnant, non, c’était éblouissant en réalité.
Monk : Impressionnant, éblouissant, je prends l’un et l’autre.
O. Doering : Je vois que vous travaillez toujours avec Neven Bell et je connais Neven depuis des années, c’est un homme bien.
Monk : C’est un excellent psychiatre. Il m’a fait faire des progrès.
O. Doering : C’est ce que je constate. Passez lui le bonjour.
Monk : Je peux utiliser votre téléphone ?
O. Doering : Non, vous n’êtes pas obligé de le faire tout de suite. La prochaine fois que vous le verrez.
Monk : Ah, j’ai compris. (ils rient tous) C’est très amusant de rire.
F. Willis : Monsieur Monk, j’apprécie aussi le travail que vous faites pour cette ville ainsi que tous les progrès que vous avez faits. Je dois admettre que c’est très encourageant. Cependant …
Monk : Cependant, quoi ?
F. Willis : Vous redonner une arme et une plaque est une très grande responsabilité. C’est probablement la plus grande décision que cette commission ait du à prendre.  Ce ne serait bon ni pour vous ni pour notre ville de vous remettre en service prématurément. Si vous voulez mon avis, je ne suis pas sur qu’on puisse. Je ne suis pas convaincu que vous ayez les capacités et j’ai peur que vous manquiez de discernement. Merci d’être venu. Vous aurez notre réponse dans une semaine.

Monk et Nathalie rejoignent Stottlemeyer.

Monk : C’est vrai, tout allait très bien. Les deux premiers m’aimaient bien, ça se voyait. A un moment, on a même ri tous ensemble. Je ne sais plus pour quelle raison d’ailleurs. Mais le troisième, le capitaine Frank Willis, alors lui, il est clair qu’il me détestait.
Nathalie : Avec deux sur trois, vous vous en rapprochez.
Monk : (en refaisant sa voix)« Monsieur Monk je pense que vous manquez de discernement et je doute de vos capacités. »
Nathalie : Il vous a parlé comme ça ?
Monk : Oui, exactement.
Nathalie : C’est une audience préliminaire. Ils vont rendre leur verdict la semaine prochaine. D’ici là, il aura peut être changé d’avis.
Monk : Vous savez que Hank Henderson a tué son équipier. Vous vous rendez compte, il a tué son propre équipier et il a été réintégré seulement un mois plus tard.
Nathalie : Oui, mais Hank Henderson a joué le jeu, monsieur Monk. Il joue au golf avec le frère du patron de la police. Vous devriez sortir et établir des contacts et lécher quelques bottes.
Monk : Non, je trouve ça trop malsain.
Nathalie : Je vous parle de mondanités. Vous avez une semaine pour le faire changer d’avis.
Stottlemeyer : Ah, vous voila ! Bonjour, comment ça s’est passé ?
Nathalie : Bien ! on en a eu deux sur trois en notre faveur.
Stottlemeyer : C’est pas si mal. Vous vous rapprochez.
Monk : Oui, je me rapproche de l’âge de la retraite.
Stottlemeyer : En attendant, on a un gros problème. Le chauffeur est à l’hôpital, le garde a été tué. Ca s’est passé à dix heures trente. Très professionnel et bien organisé, jusqu’au dérapage. Les voleurs étaient garés là, le véhicule de transport de fonds avait une heure de retard. Ils ont du l’attendre ici un certain temps. Deux types armés jusqu’aux dents, cagoulés, une balle pour le chauffeur et pan-pan, deux balles pour le garde. Ils sont partis avec neuf cent mille dollars. J’ai des aigreurs ce matin. Qu’est-ce que vous en pensez ?
Monk : Je n’arrive pas à croire que Henderson ait été réintégré. Il a tué son propre équipier !
Nathalie : Vous avez trouvé des empreintes ?
Stottlemeyer : Non, aucune, rien dans la cabine ni sur les portières. Ils portaient surement des gants.
Monk : Videz le parcmètre.
Stottlemeyer : Excusez moi ?
Monk : Ben oui, vous avez dit que le véhicule blindé avait une heure de retard. Alors, pour ne pas attirer l’attention, ils ont probablement alimenté le parcmètre.
Stottlemeyer : Des empreintes laissées sur les pièces ! Vous, faites venir la scientifique et dites leur d’ouvrir ce parcmètre et vérifier toutes les pièces qu’ils trouveront.
Sergent : A vos ordres.
Stottlemeyer : Très fort !
Monk : Je n’aime pas les mondanités. C’est le problème. Je ne fais pas de golf. Comment font les gens pour les mondanités ? On dit jouer au golf ou faire du golf ?
Disher : Désolé pour le retard.
Stottlemeyer : Laissez moi deviner. D’accord, dites le moi.
Disher : C’est un programme social. C’est subventionné par le département. Ca s’appelle « chapeau bleu ». Vous savez, ce sont des petits citadins qui passent du temps avec des policiers. J’emmène quatre gamins en camping ce week end. On ve beaucoup s’amuser et tout le monde aura un pin’s.
Monk : Enfin, presque tout le monde.
Disher : Vous voulez m’accompagner, j’aurais besoin d’aide.
Stottlemeyer : Non.
Disher : Vous avez des projets ?
Stottlemeyer : Non.
Disher : Vous ne vous sentez pas bien ?
Stottlemeyer : Quelques aigreurs.
Disher : J’espère que vous irez mieux.
Stottlemeyer : Vous partez quand ?
Disher : Demain Matin.
Nathalie : Pourquoi vous portez tout l’équipement maintenant ?
Disher : Pour m’habituer. Vous savez, c’est comme un échauffement avant d’entrer sur le terrain. Ces femmes, elles ne comprennent rien.
Stottlemeyer : Enlevez ça, Randy.
Disher : A vos ordres.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que c’est que ça ? une coquille de cacahuète ?
Monk : On l’a ouverte en la tordant. La plupart des gens sépare les deux parties par le milieu, non ?
Nathalie : Oui, c’est comme ça que je fais.
Stottlemeyer : Oui, moi aussi.
Disher : Moi, je n’en mange pas, je suis allergique.
Stottlemeyer : De plus en plus fort.
Monk : Allez dire ça au capitaine Willis.
Disher : Frank Willis ?
Nathalie : Oui, c’est lui qui a voté contre monsieur Monk.
Disher : Je connais Frank, c’est le père de Brian.
Nathalie : Qui est Brian ?
Disher : Brian, c’est un de mes chapeaux bleus, il vient camper avec nous ce week end.
Monk : Sérieux ? Sérieux ? Je vous accompagne.
Disher : Vraiment ?
Monk : Vous avez dit que vous avez besoin d’aide.
Disher : OK !
Nathalie : Voyons, monsieur Monk, c’est du camping.
Stottlemeyer : Dans une forêt.
Monk : Je sais ce qu’est le camping, vous savez ?
Stottlemeyer : Ca, je n’en suis pas aussi sur.
Monk : Vous m’avez dit de jouer le jeu. C’est ce que je vais faire. Je vais jouer le jeu.
Nathalie : Non, non, je pensais plus à des jeux d’intérieur. Comme le gin rami.
Monk : Non, non, je pars faire du camping avec le jeune Brian Willis, je vais camper et faire des mondanités durant tout le week end. Ensuite il rentrera à la maison avec un tas de belles histoires sur Adrien Monk.
Stottlemeyer : Je trépigne d’impatience.

Le départ du week end. Disher fait l’appel.

Disher : Bon, allons y. Alors, Will Dellman.
Will : Présent !
Disher : Doucement personne ne monte à l’avant. Comme tout le monde, tu montes à l’arrière. Donne moi ça !
Will : Génial la bagnole, je prends la fenêtre. C’est quoi ce truc ? Je peux voir votre arme ?
Disher : Non, non, non. Monte à l’arrière. Voila, c’est très bien. Ah ! Norman Walters !
Mme Walters : Il est la. Bonjour !
Disher : Désolé, Norman, on n’emporte pas de jeu vidéo.
Norman : Quoi ? NON, attendez ! Si je franchis ce lac, je gagne vingt points !
Disher : Tu sais quoi ? Des lacs, tu vas en voir de vrais.
Norman : Hé !
Disher : Attends, donne moi ça. On demande Nicky Phillips.
Nicky : Présent.
Disher : Salut. Tu vas emporter cette plante avec toi ?
Nicky : Oui. Pour la replanter. Sa vraie place est avec des arbres à feuilles caducs pas dans le patio de ma maison.
Disher : C’est une bonne idée, Nicky.
Nicky : Merci.
Disher : Bien pensé, super. (aux parents) Je prendrai soin de lui. Will, qu’est-ce que tu fais la haut ? Descends et assieds toi dans la voiture. Attends ! je vais te mettre dans la voiture moi ! Descends tout de suite !
Will : Non :
Disher : Depêche toi de descendre.
Will : Non !
Disher : Bon d’accord.
Will : Vous n’êtes pas assez rapide.
Disher : J’ai besoin d’aide, mesdames et messieurs.

Nathalie emmène Monk. Elle lui montre la carte sur le GPS de la voiture.

Nathalie : Alors voila. On est ici et vous, vous allez camper la bas.
Monk : Oui, c’est au milieu de nulle part.
Nathalie : Il est encore temps de renoncer.
Monk : Non. Je vais aller la bas. Oui. Je vais jouer le jeu.
Nathalie : Essayez au moins de vous amuser.
Monk : Nathalie, je dois jouer le jeu. Je ne suis pas là pour m’amuser.
Nathalie : Voila votre paquet de lingettes et voila les lingettes supplémentaires.
Monk : Merci beaucoup.
Nathalie : Un paquet de lingettes supplémentaires et un troisième paquet supplémentaire. Vous voulez que je marque votre nom sur vos vêtements ?
Monk : Non, ce n’est pas nécessaire. Petit a, mes vêtements sont déjà marqués à mon nom et petit b, je ne quitterai pas ces vêtements.
Nathalie : Même pour aller dormir ?
Monk : Je ne vais pas dormir.
Nathalie : Monsieur Monk, où est passée votre gourde ?
Monk : Je ne vais pas boire non plus. Écoutez, si je bois de l’eau, je vais faire de l’eau, vous saisissez ? Je ne veux pas faire démarrer la machine. Vous comprenez ?
Nathalie : Malheureusement oui, j’ai très bien compris.
Monk : Oh, le voila ! le voila ! La partie commence.

Frank Willis : (au téléphone) Attends, il faut que je dise au revoir à …
Brian : A Brian, ton fils ! Il faut que je porte une plaque à mon nom ?
Willis : Oh, fiston, je suis désolé. C’est le travail.
Brian : C’est toujours le travail.
Willis : Bon, alors, le camping, ça va être génial. J’allais souvent camper autrefois et j’adorais ça.
Brian : Génial. Alors pourquoi tu n’y vas pas ?
Willis : J’aimerais bien, tu sais. Mais quand tu rentreras à la maison, on fera un truc ensemble, juste toi et moi.
Brian : Tu veux dire entre deux coups de fil ?

Monk : Capitaine Willis, bonjour, il me semblait bien que c’était vous.
Willis : Monsieur Monk ? Vous faites partie de la sortie ?
Monk : Oui, monsieur, je suis l’un des instructeurs parce que j’adore les enfants. J’ai oublié d’en parler hier à l’audience, mais c’est vrai, j’adore les enfants parce que … ils sont notre avenir, n’est ce pas ? Je vais faire la connaissance de votre fils, enfin, je présume que c’est votre fils, à moins que ce ne soit votre petit frère ?
Brian : Son petit frère ?
Monk : Vous semblez tellement mature, et vous, vous avez l’air tellement jeune.
Brian : Et vous êtes policier ?
Monk : (en riant) Sacré répartie. Quel sens de la répartie ! Très bien, alors assez de mondanités, si on allait camper ?
Willis : Amuse toi bien. Je t’aime.
Brian : Si tu le dis.
Monk : Ton père est un homme bien, tu sais ? Tu peux être fier de lui. On va bien s’amuser.
Disher : Salut Brian, donne moi ton sac. C’est bon, les gars. On est partis.

Ils montent en voiture et laissent Nathalie, inquiète, sur le parking.

Au commissariat.

Stottlemeyer : Je viens de boire deux tasses de café et j’ai toute la journée devant moi. Alors, je vous repose la question : « où est votre petit ami ? »
Winona : Lequel ?
Stottlemeyer : Celui avec lequel vous vivez depuis trois ans, Luke Johnston. Celui qui a braqué un fourgon blindé, avec son frère.
Winona : Luke n’a jamais braqué personne.
Stottlemeyer : Ecoutez moi, ce n’est pas un simple pillage de vitrine. Un garde s’est fait tuer. Et on a retrouvé les empreintes de Luke près de la scène.
Winona : Près de la scène ? Qu’est-ce que ça veut dire ?
Stottlemeyer : Ca veut dire que j’aimerais lui parler. Voila ce que ça veut dire. Alors, où sont ils ?
Winona : Aucune idée.
Stottlemeyer : Je ne vous crois pas.
Winona : Je n’ai plus rien à vous dire. C’est clair ? Luke et Del, c’est ma famille.
Stottlemeyer : Le garde aussi avait une famille. Winona, vous allez transmettre un message à Luke et Del. Et ne me dites pas que vous ne pouvez pas parce que je sais que vous pouvez le faire, alors dites leur que Leland Stottlemeyer leur passe le bonjour et qu’on se reverra très bientôt.

Dans la forêt, la petite troupe avance, Monk, à l’arrière, vide un spray d’anti-insectes. Il tente un rapprochement avec Brian.

Monk : C’est génial, je vois que tu as apporté ton transistor ? Qu’est-ce que tu écoutes ?
Brian : De la musique.
Monk : Ton père aime quel genre de musique ?
Brian : Tout ce qui craint.
Monk : C’est quoi ton groupe préféré ? J’écoute des compilations de plusieurs artistes. Tu en écoutes aussi ? C’est un mélange de différentes musiques.
Brian : Bon, laissez tomber, ça ne marchera pas.
Monk : Quoi ?
Brian : De me lécher les bottes pour impressionner mon père.
Monk : Moi ? Mais de quoi est-ce que tu parles ?
Brian : Écoutez, je l’ai entendu parler de vous. Vous êtes le flic qui est devenu cinglé et qui veut récupérer son boulot. Ne dites pas le contraire. Vous ne pouvez pas le forcer à vous aimer. Croyez moi, j’ai déjà essayé.

Nicky : Je meurs de faim.
Will : Moi aussi. On mange quand ?
Disher : Je pensais qu’on s’arrêterait vers midi.
Will : Il est quelle heure la ?
Disher : C’est une bonne question. Ca, c’est ce qu’on appelle un cadran solaire. Là, il y a le soleil et là, il y a le cadran et ça nous donne l’heure.
Will : Et votre montre, elle vous sert à quoi ?
Disher : Il faut jouer le jeu à fond, voyons ! Autrefois, les pionniers n’avaient ni montre ni baladeur MP3. Alors, voyons, je dirais qu’il doit être environ, allez, dix heures vingt cinq. D’accord, si vous avez un petit creux, vous pouvez manger ces baies.
Nicky : Non, non, ce n’est pas une bonne idée, ce sont des baies bleues, les plus dangereuses, elles sont extrêmement toxiques.
Monk : Bon, on va dire que tout ce qui pousse dans la forêt est mauvais pour vous. Alors, évitez de toucher, manger ou respirer quoi que ce soit.
Disher : Allez, les garçons, on continue. On va faire comme on a dit. On va passer de l’autre coté de la colline et ensuite on mangera, d’accord ? Allez, en route, c’est amusant non ?
Brian : Ah bon, si vous le dites.

Plus tard.

Winona : C’est ce qu’il a dit, ils ont trouvé tes empreintes.
Luke : Mais c’est impossible, on portait tous les deux des gants.
Winona : Ah oui ? Alors pourquoi ils m’ont interrogée ?
Luke : Je n’en sais rien.
Winona : J’espère que vous n’avez rien oublié d’autre. Vous vous êtes débarrassé des armes ?
Luke : Les armes ont disparu.
Winona : Vous êtes surs d’avoir bien tout jeté ?
Luke : Ne t’en fais pas pour ça.
Winona : Tu ferais bien d’être sur de toi ; Luke, je te le dis. Parce qu’ils vont fouiller partout. Tous les endroits où vous êtes restés et tous ceux où vous êtes allés.
Luke : Tu penses à la cabane ?
Winona : Retournez la bas et vérifiez que tout est impeccable. Ecoute, bébé, si tu te fais encore coincer, je ne pense pas que je pourrai le supporter.
Luke : Tu n'as pas compris ce que j’ai dit. On va faire en sorte que tout se passe bien. A mon retour, il faudra qu’on parle.
Winona : Qu’on parle de quoi ?
Luke : De la manière dont on va dépenser le pognon. On se voit bientôt.
Winona : Oui salut.
Del : Ils l’ont embarquée ?
Luke : Oui. Ils ne savent rien de toute façon, ils ne peuvent rien prouver.
Del : On va où ?
Luke : Au lac Spider. On a un peu de ménage à faire.

Disher, suivi de Monk et des quatre enfants, arrivent au lac Spider. Une pancarte interdit la chasse.

Disher : Oui, voila. Cet endroit est parfait. C’est vraiment parfait. Les enfants, on va camper ici. Au boulot, on monte les tentes.
Will : Super les mecs ! Regardez, regardez, toutes les douilles !
Norman : Oh, fais voir ça !
Disher : On dirait que quelqu’un s’est entrainé au tir par ici.
Monk : Surement des jeunes délinquants juvéniles.
Brian : Juvéniles ?
Monk : Oui, ils ont du faire l’école buissonnière. Tu la fais parfois ? Je sais que moi, je l’ai fait quand j’étais jeune. Oui, j’étais un vrai voyou. J’étais le caïd de mon quartier.
Brian : Qu’on me tue tout de suite, je n’en peux plus.
Monk : Oui, j’étais le caïd de mon quartier.

Luke et Del Johnston se garent à côté du van de Disher. Ils prennent leurs sacs et se dirigent vers le sentier.

Luke : On a de la compagnie.

Sur le camp, Monk prépare le feu en disposant les bouts de bois en carré.

Will : J’ai des allumettes.
Monk : Non ! Pas tout de suite, attends, ce n’est pas tout à fait égal.
Will : Mais on va le bruler, pas vivre dedans !
Monk : Vous me remercierez plus tard. Hé, Brian, tu viens nous aider ?
Brian : Bien sur !
Monk : Tiens, c’est pour toi.

Brian fait tomber l’édifice construit par Monk. Derrière un buisson, Luke et Del les observent.

Monk : Hooo tu m’as bien eu ! Il m’a bien eu ! Quel galopin celui là !
Nicky : Regardez ce que j’ai attrapé.
Monk : Oui, oui, oui. D’accord. Beau travail, c’est un poisson ! c’est un poisson !
Norman : Génial.
Brian : Où tu as trouvé la canne à pèche ?
Nicky : Je l’ai fabriquée, c’est facile, j’ai trouvé une ficelle, j’ai fait un crochet et j’ai mis un poids.
Disher : C’est excellent, Nicky ! Beau travail. C’est bien, tu as fait preuve d’initiative. Je vais photographier ce beau poisson.
Nicky : D’accord.
Disher : Le voila, allons y. Mets le devant toi. Fais moi un beau sourire. On va faire un gros plan du poisson. Voila, c’est parfait.
Will : Je peux essayer votre arme ?
Disher : Doucement, Will, pose ça ! Pose ça tout de suite ! Fais attention, ce n’est pas un jouet.
Will : Vous avez tué combien de méchants avec ?
Disher : Je n’ai pas très envie de parler de ça d’accord ? Bon, deux.
Will : Seulement deux ?

Luke : C’est un flic !

Plus tard, la nuit est tombée, les campeurs sont autour du feu de camp.

Disher : Tout le monde l’appelle le maniaque du lac Spider, parce que tous les meurtres se sont passés ici, dans cette forêt, il y a environ un an. En réalité, ça fait tout juste un an ce soir. Vous savez, il y a un hôpital psychiatrique, disons à une quinzaine de kilomètres d’ici. C’est la clinique du Comté de Lassen. Tout le monde pensait qu’elle était sécurisée, mais il a réussi à s’échapper.
Monk : Randy, excusez moi. La clinique du comté de Lassen est fermée depuis vingt ans.
Disher : C’est exact, oui. C’est peut être un autre hôpital psychiatrique.
Monk : Lequel ?
Disher : Je n’en sais rien, je ne m’en souviens pas. Mais l’important, c’est qu’il a réussi à s’échapper de l’hopital. La première nuit, il a assassiné deux pêcheurs en leur tranchant la gorge. Mais il n’a pas utilisé un couteau, vous savez pourquoi ? Parce qu’il n’avait plus de main gauche. A la place, il avait un crochet aiguisé comme un rasoir.
Monk : En réalité, on ne met plus de crochet à personne. De nos jours, on a des prothèses de main. Oui, en caoutchouc. Comme de vraies mains.
Disher : Ha ben lui, il avait un crochet !
Monk : Ou une main, c’était probablement une main.
Disher : C’était un crochet.
Monk : Ou une main.
Disher : L’important, c’est que c’était un maniaque et que la plus petite contrariété le faisait exploser, d’accord ?
Monk : Il était surement bipolaire, ce qui, soit dit en passant, ça se soigne bien de nos jours. Il suffit de mettre les gens sous antidépresseur.
Will : Les antidépresseurs, ça aide.
Disher : Le maniaque du lac Spider n’avait pas pris ses médicaments.
Monk : Je pense qu’il prenait ses médicaments. Ce devait être sur ordre du juge. Arrêtez, vous les effrayer.
Will : Son antidépresseur n’était peut être pas assez fort. C’est ce qu’il s’est passé avec moi. Ca me rappelle que je dois prendre mes cachets.
Disher : Attends, qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce que c’est ?
Norman : C’est mon jeu de secours.
Disher : Bien, alors grace à la médecine moderne, le maniaque du lac Spider vit aujourd’hui dans un HLM avec un bon gros chat et il n’embête plus personne. Et voilà !
Brian : Cette histoire est pathétique !
Monk : Ah oui, c’est une belle histoire, professeur Foldingue.
Disher : Les enfants, il est vingt deux heures, il est temps. Allez on va dormir. D’accord ? Allez, on y va. On va d’abord sécuriser le campement. On doit enfermer toute la nourriture, ce n’est pas la peine de nourrir les animaux. (vers Monk) Professeur Foldingue ?

Del : Regarde, ils mettent la nourriture en hauteur.
Luke : Pour ne pas attirer les ours.

Les enfants dans les tentes, Disher et Monk s’attardent près du feu.

Disher : Allez, les enfants, tout le monde au lit. Je n’arrive pas à croire que c’est le même ciel que celui que nous avons à San Francisco. En tout cas, je m’y fais bien. Qu’en pensez vous ?
Monk : Non, moi, je ne me fais jamais à rien. Écoutez, Randy, je voudrais vous présenter des excuses.
Disher : Oui, ça va, j’ai compris. Vous cherchez à impressionner Brian. Le jeu des mondanités, n’est-ce pas ? Ca se passe comment ?
Monk : C’est horrible.
Disher : C’est un brave gamin, Monk. Les autres aussi.
Monk : Je ne sais pas comment vous faites.
Disher : Quoi donc ?
Monk : Comment vous supportez les plaisanteries incessantes, les autres vous taquinent et vous n’êtes jamais en colère, jamais faché.
Disher : Ca faisait mal au début. Quand j’ai commencé dans la police, les gens se moquaient de moi. Ils racontaient les histoires de Randy Disher. Ca me blessait, vous savez. J’ai failli démissionner.
Monk : Que s’est il passé ?
Disher : Un soir, on a reçu un appel. Un P-300 en ville. En arrivant, j’ai vu un autocollant sur la voiture. Il était écrit « le bonheur est un choix ». C’est vrai, ça peut sembler fou mais ça a changé ma vie. J’ai pris une décision à cet instant précis. J’ai choisi d’opter pour le bonheur. C’est vrai, vous savez, j’y crois vraiment. On en a le pouvoir. On peut choisir d’opter pour le bonheur.
Monk : Je suppose que je devrais lire un peu plus d’autocollants.
Disher : On devrait tous le faire. Il est tard, je vais me mettre au lit, moi.
Monk : Oui, bonne nuit.
Disher : Bonne nuit.
Monk : Une minute ! Un P-300, c’est bien un accident mortel ?
Disher : Oui et c’était vraiment affreux. Le chauffeur est entré de face dans un semi-remorque. Lui et sa femme sont morts sur le coup.
Monk : C’est sur ce véhicule qu’il y avait l’autocollant qui disait « le bonheur est un choix » ?
Disher : Oui, c’est ça. En réalité, le véhicule était en feu à notre arrivée. J’ai eu du mal à le lire.
Monk : Et ça ne vous a pas dissuadé, ça ne vous a pas fait réfléchir à deux fois ?
Disher : C’était une vraie révélation, Monk. On ne choisit pas le moment où ça vous arrive. C’est vrai, ça peut venir d’un gourou au sommet d’une montagne, ou alors ça peut venir d’un simple autocollant sur une voiture en feu. Bon, allez, bonne nuit. On se voit demain matin ?

Monk s’est endormi debout, contre un arbre. Luke et Del s’approchent et éparpillent la nourriture sur le camp. Ils s’éloignent. Monk se réveille et s’aperçoit qu’un ours a été attiré par la nourriture. Il se met à hurler. Tout le monde sort des tentes et ils partent tous en courant derrière Monk. Au petit matin.

Norman : Je crois qu’on l’a semé.
Nicky : Non, je ne pense pas. C’est un grizzly géant, ils peuvent courir à 50 kilomètres à l’heure.
Disher : D’après ce que j’ai lu, il a surement eu plus peur de nous qu’on a eu peur de lui.
Monk : Non, ce n’est pas vrai. Ca ne peut pas être vrai.
Nicky : Tout ça, c’est sa faute. Quand on voit un ours, il ne faut surtout pas crier ! Il faut lui parler calmement. Calmement, très calmement. Comme ça, vous voyez ?
Brian : Vous l’avez entendu crier ? Il hurlait comme une petite fille.
Monk : Ce n’était pas exactement un cri.
Brian : Si, vous vous êtes mis à crier et à pleurer. On vous a tous vu. Vous étiez vraiment pathétique.
Monk : Je voulais vous prévenir. Je voulais faire comme une sorte d’alarme. Ou comme David Crockett.
Brian : Plutôt comme les femmes mortes de peur qui étaient avec lui.
Monk : Ce qu’il est drole, il n’y avait pas de femmes avec lui.
Nicky : On fait quoi maintenant ?
Disher : Bon, résumons la situation. On a couru pendant … assez longtemps.
Nicky : Et on a tourné en rond.
Disher : Oui, c’est axact.
Brian : Vous voulez dire qu’on est perdus ? Sans boussole ni téléphone portable ?
Nicky : On a besoin de s’hydrater, c’est le plus important.
Disher : Oui, on est passés au moins deux fois à coté d’un lac.
Nicky : On devrait retourner vers ce lac.
Monk : Excellente idée, allons mourir au bord d’un lac.

Sur le camp, les frères Johnson ramassent les balles. Un téléphone sonne, c’est Nathalie qui appelle Disher. La photo de Nicky et son poisson s’affiche sur l’écran.

Del : On en a combien ?
Luke : Une bonne trentaine. On a vidé deux chargeurs, il doit en rester d’autres par ici.
Del : On devrait laisser tomber. Si on ne les trouve pas, ils ne les trouveront pas non plus.
Luke : Non, non, ne répond pas !
Del : Hé, regarde, le gamin a mis une de nos douilles sur son fil de pêche.

Brian : Hé, tu nous as dit un quart d’heure il y a au moins vingt minutes.
Nicky : Je parlais de l’heure de la côte Est.
Brian : Détends toi un peu. Hé ! venez voir, j’en ai un !
Disher : Qu’est-ce que tu as péché ?
Nicky : Remonte le !
Disher : C’est une merveille ! Toi, vas vite cher le seau.
Brian : C’est mon premier poisson ! C’est vraiment mon tout premier poisson. Il pèse combien à votre avis ?
Monk : Il pèse au moins 50 kilos. Tu as battu un record. J’ai hate de le montrer à ton père.
Brian : Génial.
Norman : Vous êtes malade ? On va montrer ce poisson à personne. C’est notre déjeuner.
Nicky : Il a raison, on va le faire griller. Ce poisson est assez gros pour faire deux repas.
Brian : Non, je l’ai péché, c’est moi qui le garde.
Disher : Brian, on a tous faim. Je crois qu’on va le manger.
Monk : Je suis du coté de Brian sur ce coup la.
Norman : Bonne surprise !
Monk : Brian a péché ce poisson, ce qui veut dire qu’il en est seul propriétaire. C’est la loi et en fait, quand on est en forêt, la loi est encore pire.
Nicky : La loi est encore pire ? Arrêtez, ça ne veut rien dire.
Monk : Les lois n’ont pas toujours un sens. Et ça, c’est une autre loi.
Will : Fusil de chasse !
Disher : Will, on n’a pas de fusil de chasse.
Will : Non, des chasseurs, de ce coté là.
Disher : Reculez !
Luke : Tout va bien pour vous ?
Disher : Salut. On est contents de voir du monde.
Luke : On chassait sur la colline quand on a entendu crier.
Will : Un ours nous a poursuivis. Un vrai ours.
Luke : Sans blague !
Disher : Si, on est un peu perdus. Vous pouvez nous dire où est la route nationale ?
Luke : Bien sur, elle est au pied de cette colline. Il y a un chemin.
Del : Ca vous prendra deux, peut être trois heures.
Disher : Merci. Vous avez entendu les enfants, on sera rentrés pour le diner.
Les enfants : Ouiiii !
Luke : Tu as cassé ta ligne ?
Brian : Oui. J’ai péché un trop gros poisson. On a du tout couper.
Del : L’hameçon, le fil, le plomb ?
Brian : Oui.
Luke : Tu en as un beau poisson !
Brian : Merci.
Luke : C’est une merveille, tu veux bien me le vendre ?
Brian : Non.
Luke : Je suis près à te le payer cinquante dollars en liquide.
Brian : Non. D’accord, alors … 500 dollars.
Luke : 500 dollars ?
Brian : Je pense que si vous êtes prêt à payer 50, vous pouvez mettre 500.
Monk : Attendez une minute. Vous seriez prêt à payer 50 dollars pour un poisson ?
Luke : Qu’en dis tu fiston, je te donne 75 dollars.
Brian : Quoi ? Non, ce poisson n’est pas à vendre.

La sonnerie du téléphone de Randy retentit.

Monk : C’est quoi ça ?
Disher : C’est moi ! c’est moi, c’est ma chanson. Vous allez tomber à la renverse. Est-ce que vous êtes prêts ? Je suis Randy Disher.
Luke : Qui ?
Disher : Randy Disher, le Randy Disher Project, c’est moi ! La sonnerie, mec, c’est ma chanson là ! Je vous en prie, répondez !
Luke : Non, pas maintenant, je suis en vacances. Bon, on va y aller, ravis de vous avoir rencontrés les gars. Bonne chance avec votre poisson.
Disher : Bonne chasse et merci d’être fans.
Luke : De rien, salut !

Del : Tu crois qu’ils nous ont crus ?
Luke : Je n’en sais rien mais il faut qu’on récupère ce poisson.

Monk : Randy, vous vous y connaissez en poissons ? C’est quoi ce truc là ?
Brian : C’est le poids qu’on a mis.
Nicky : Je l’ai fait avec une des douilles qu’on a trouvé au campement.
Norman : On a le droit de les prendre.
Monk : Exact. Randy, vous vous souvenez du véhicule blindé vendredi matin ? Je crois que ce sont ces gars là. Vous avez remarqué la coquille de cacahuète ? Il l’a ouverte en la tordant, comme sur la scène de crime.
Disher : Oui, j’ai remarqué.
Nicky : Tu aurais du prendre les 75 dollars.
Brian : Ne t’en fais pas, ils vont revenir.
Monk : Je crois que Brian a raison. Ils vont surement revenir.

Monk : Très bien. Vous devez avoir votre arme sur vous ?
Disher : Non, je l’ai laissée au campement.
Monk : Oh non !
Disher : Désolé. Bon, les garçons ! Venez, écoutez moi. On va rejoindre la nationale mais on va le faire en courant. D’accord ?
Monk : Brian, donne ton poisson.
Brian : Pas question.
Monk : Ecoute mon garçon, ce n’est pas un jeu. Ces hommes sont dangereux. Il faut qu’on retire l’hameçon et le plomb de la gueule du poisson.
Brian : Non. Pas question. Je l’ai péché, c’est mon poisson.
Monk : Il y a …
Brian : C’est vous qui l’avez dit.
Monk : Brian ! Brian !
Disher : Brian !

Brian part en courant, Monk à ses trousses.

Monk : Brian ! Je le ramène, occupez vous des autres. On vous attend vers la route.
Disher : On y va les gars. Faites attention !

Monk : Brian ! Brian ! Donne moi ce poisson.
Brian : Non, il est à moi !
Monk : Donne le moi.
Brian : Non, je veux le donner à mon père. Alors, pas question !

Ils tirent sur le poisson chacun d’un coté. L’ours arrive, ils le regardent, tétanisés.

Monk : Je crois bien qu’il veut le poisson. Donne le lui s’il te plait.
Brian : D’accord.
Monk : Non, attends. Attends, pas tout de suite. J’ai seulement besoin de ce qui a servi de plomb. Une preuve matérielle dans un homicide.

Monk prend le poisson avec dégout et retire le plomb. Puis il le lance à l’ours. Ce dernier le leur renvoie.

Brian : Allez ! Donnez lui le poisson !
Monk : Tiens, le voila ! Regarde, il est à toi ! Bon appétit.
Brian : Qu’est-ce qu’on va faire ? Il n’aime pas le poisson ! Non, ce n’est pas vrai ! Il va nous tuer ! Faites quelque chose.
Monk : Chuut ! chut ! Ca va aller. On – se – dé – tend ! C’est bon, je suis très cal – me. On est tous les deux très calmes. Regarde comme on est calmes.
Brian : Il aime ça ! Ca marche ! Continuez à parler, continuez !
Monk : Qu’est-ce que je dois lui dire ?
Brian : Je n’en sais rien, racontez lui une histoire.
Monk : Quelle histoire ?
Brian : C’est sans importance, c’est un ours !
Monk : D’accord, Tu te demandes surement ce que nous venons faire ici ? Voila ce qu’il s’est passé. Des hommes ont attaqué un véhicule de transport de fonds et un garde a été tué. La police a retrouvé plusieurs douilles de balles sur la scène de crime et si ces douilles correspondent à celles que les enfants ont trouvé hier sur le campement, on aura des preuves irréfutables. Exactement. Et ces deux hommes ne sont pas des chasseurs, ce sont des tueurs. Oui, ils ont du s’entrainer sur une cible dans la forêt. Quelqu’un a du les repérer, peut être un ranger du parc. C’est pour ça qu’ils sont revenus, ils savaient qu’avec ces douilles on ferait la connexion avec la scène de crime. Vous voyez ?

L’ours tourne le dos et s’en va. Brian récupère son poisson.

Brian : Il a du s’ennuyer à mourir. Beau travail.
Monk : Je fais cet effet aux gens. Allons y.

Disher : Chuut ! Par la ! Écoutez ! Je veux que vous restiez ici. Vous ne bougez pas jusqu’à mon retour. D’accord ?
Will : D’accord.
Disher : Très bien, tout va bien se passer.

Les Johnston sont sur la trace de Disher et les garçons. Ils repèrent les garçons. Disher les prend à revers, il ramasse une buche et assomme Luke. Il prend son fusil et vise Del.

Luke : Ils sont là ! Allons y !

Disher : Lache ton arme ! A genoux ! Mets toi à genoux.

Plus tard, la police emmène les frères. Monk a la main bandée.

Stottlemeyer : (en montrant les douilles) Trop forts ! Vous êtes trop forts tous les deux. Je viens de parler au procureur. Il est aux anges.
Nathalie : Monsieur Monk, qu’est ce que vous avez à votre main ?
Monk : Je l’ai mise dans un poisson, Nathalie. Dans un poisson !
Brian : Mojo Wire.
Monk : Excuse moi ?
Brian : Vous m’avez demandé le nom de mon groupe préféré, Mojo Wire ! C’est leur nom.
Monk : Je t’en prie.
Nathalie : Je ne l’ai pas entendu vous dire merci.
Monk : Moi si.

Brian : Papa, j’ai attrapé un poisson.
Willis : Wouaw !
Brian : C’est moi qui l’ai péché, regarde comment il est gros !
Willis : Il est superbe.
Nathalie : Vous croyez que ça va vous aider ?
Monk : On verra, on verra bien.

Brian : J’ai péché ce poisson avec monsieur Monk. Et tu sais, il m’a sauvé la vie avec l’ours.

Dans la salle d’audience.

Horrocks : Bon, très bien, allons y !
Willis : C’est moi qui commence, ensuite, je vous laisserai la parole. Le week end dernier, cet homme, Adrien Monk, a sauvé la vie de mon fils. En réalité il a fait plus que ça. Il a osé défier mon fils et il lui a tenu tête comme je n’avais été capable de le faire. J’ai totalement changé d’avis. Aussi, je vous annonce que j’ai décidé d’approuver cette recommandation et je demande sa réintégration.
Monk : Alors … Alors, c’est un oui ? Merci, merci, monsieur ! Je ne vous décevrai pas. C’est bon ! Je n’arrive pas à le croire !
Horrocks : Veuillez m’excuser, détective Monk. Comme vous le savez, nous devons décider à l’unanimité et j’ai revu votre dossier. J’ai bien peur de devoir émettre de sérieuses réserves. Aussi, j’ai décidé de ne pas approuver la recommandation pour votre réintégration.

Monk est tellement fou de joie qu’il n’entend pas l’avis défavorable et viens serrer la main de Horrocks.

Monk : Merci monsieur, je ne vous décevrai pas !
Horrocks : Vous avez bien entendu ?
Doering : Détective Monk, je suis sincèrement désolée, mais je ne signe pas la recommandation non plus. Je suis dans l’obligation de dire non.
Monk : Merci ! Merci infiniment. Je ne vous décevrai pas.
Doering : Vous avez compris ?

Dans le couloir, Disher a l’oreille collée à la porte.

Stottlemeyer : Comment ça se passe ?
Disher : Pas très bien, deux contre un.
Nathalie : Le pauvre. Comment il le prend ?
Disher : Étonnamment bien.

Monk sort.

Stottlemeyer : On a tout entendu, ça va ?
Monk : Alors vous savez ! C’est génial, non ? Je reprends du service. Leland, je reprends du service.
Nathalie : Attendez, monsieur Monk ! Vous êtes sur d’avoir bien compris ce qui s’est passé ?
Monk : De quoi est-ce que vous voulez parler ? Bien sur, que j’ai compris. Venez, nous allons fêter ça.
Disher : Le bonheur est un choix.
Nathalie : Il va falloir le lui dire.
Stottlemeyer : Oui. Après le déjeuner.
Monk : Je suis de RETOUR ! ENFIN !

Rédigé par mamynicky

 

Kikavu ?

Au total, 45 membres ont visionné cet épisode ! Ci-dessous les derniers à l'avoir vu...

YukiAzura 
16.04.2025 vers 09h

Luna25 
16.01.2024 vers 21h

mamynicky 
19.07.2022 vers 13h

Profilage 
09.11.2021 vers 13h

Neelah 
19.02.2021 vers 18h

fairgirl 
17.02.2021 vers 19h

Derniers commentaires

Avant de poster un commentaire, clique ici pour t'identifier.

fairgirl  (17.02.2021 à 19:28)

Un bon épisode vraiment très sympa avec un Monk plus motivé que jamais ! J'ai adoré Randy, on montre enfin l'étendue de ses talents (il était temps après tant d'années) et je trouve que la discussion qu'il a eu avec Monk était très instructive et intéressante.

L'enquête n'était pas trop mal même si elle n'était pas vraiment au premier plan. Les enfants était drôles et gentils, l'ours aussi lol.

Pour la fin, je suis déçue. A quoi ça sert de donner de faux espoirs à Monk pour faire cela au final....

Contributeurs

Merci aux 2 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

cappie02 
mamynicky 
Activité récente
Actualités
Tony Shalhoub rejoint la prochaine série de Andy Breckman, Einstein

Tony Shalhoub rejoint la prochaine série de Andy Breckman, Einstein
Tony Shalhoub (Adrian Monk) a obtenu un rôle récurrent dans la nouvelle série de la CBS, Einstein,...

Tony Shaloub dans la nouvelle série de CNN

Tony Shaloub dans la nouvelle série de CNN "Breaking Bread".
C'est à un voyage gourmand autour du monde que nous convie l'acteur Tony Shaloub au cours des six...

Tony Shaloub au casting du nouveau film d'action de Shane Black

Tony Shaloub au casting du nouveau film d'action de Shane Black
Prime Video offre le nouveau film d'action mis en scène par Shane Black "Play Dirty" sur sa...

Monk en deuil de l'une de ses voix françaises.

Monk en deuil de l'une de ses voix françaises.
Dominique Collignon-Maurin, un comédien aux multiples talents, vient de s'éteindre à l'âge de 76...

Monk s'exporte ... en Asie

Monk s'exporte ... en Asie
A plusieurs reprises, la série Monk portée par Tony Shalhoub est réapparue sur nos écrans français...

Newsletter

Les nouveautés des séries et de notre site une fois par mois dans ta boîte mail ?

Inscris-toi maintenant

HypnoRooms

Steed91, 01.06.2026 à 08:54

Vous pouvez voter même si vous ne connaissez pas la série

sanct08, 01.06.2026 à 12:43

Hello, nouveau mois sur Star Trek, Le Caméléon, La Roue du temps et The X-Files :=)

Mercolin, 01.06.2026 à 20:34

Nouveau mois et nouveau sondage sur les vacances sur le quartier Merlin

ShanInXYZ, 01.06.2026 à 20:39

Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

Bannières et thème en vote, si vous avez 30 secondes pour cliquer. Merci.

Viens chatter !