8.11 – Monk a du chien
Un chien vient réveiller une jeune femme, qui rit sous les coups de langue. Il est 7 heures du matin. Elle se lève en veillant à ne pas réveiller son compagnon.
Amanda : Salut, toi. Bonjour. Tu as faim ? C’est bon, viens.
Dans la cuisine, elle prépare le petit déjeuner.
Amanda : Salut, ma belle. Tu en veux un petit morceau ? Régale toi. Va chercher ta balle. Où est-ce qu’il a rangé les ciseaux ? Il les range dans ce tiroir ? Ou dans celui-ci peut être ?
Elle trouve les ciseaux, rangés avec la photo d’un couple.
Steve DeWitt : Bonjour chérie. Tu as bien dormi ?
Amanda : Tu es marié ?
DeWitt : Amanda !
Amanda : Qu’est-ce que c’est que ça ?
DeWitt : C’est compliqué. Je …
Amanda : Vraiment ? Ce n’est pas très compliqué.
DeWitt : Donne moi une minute, je vais t’expliquer.
Amanda : C’est plutôt simple ! « Je n’avais jamais ressenti ça auparavant ? »
DeWitt : Amanda ! Pas la peine de t’énerver. Est-ce que tu veux bien …
Amanda : Non ! Recule, ne me touche pas.
DeWitt : Tu veux me laisser t’expliquer ? S’il te plait ? Techniquement, oui, je suis marié. Mais c’est terminé depuis longtemps. On n’a plus qu’à officialiser les choses. Tu as été mariée, tu sais ce que c’est. Amanda, tout est fini ! Promis, juré.
Amanda : Promis, juré ? Alors si ça ne te dérange pas, je me débarrasse de ça.
DeWitt : Quoi ? Non, non, attends !
Amanda : Ou de ça
DeWitt : Qu’est-ce que tu fais ?
Elle froisse les photos et les glisse dans le broyeur de l’évier. En essayant de l’arrêter, elle se débat et tombe en se cognant la tête sur le coin de l’évier.
DeWitt : Amanda ! Arrête !
DeWitt : Chérie, ça va ?
Amanda : Oui, ça va aller. Je crois que … Il faut que …
Elle prend son téléphone et appelle un numéro. Mais elle tombe, inerte.
DeWitt : Amanda, Amanda !
Téléphone : Police secours, je vous écoute. Police secours. Qui est à l’appareil ? Répondez. Vous êtes toujours là ?
Nathalie a invité Monk à la 25ème réunion annuelle de sa famille, les Davenport. Monk est installé à une des tables, la nièce de Nathalie vient s’assoir à coté de lui.
Anne Marie : Vous êtes mon oncle ?
Monk : Non, non.
Anne Marie : C’est ce que je pensais.
Monk : Non. Je suis le patron de ta tante Nathalie.
Anne Marie : Vous connaissez son autre patron, celui qui est cinglé ?
Monk : Oui, oui. Je crois que j’ai rencontré ce monsieur une fois ou deux.
Anne Marie : Alors, vous ne faites pas vraiment partie de la famille ?
Monk : Alors, pourquoi vous êtes là ?
Anne Marie : Parce que Nathalie m’a invité.
Monk : Elle est de votre famille ?
Les participants sont nombreux, des jeux sont organisés entre petits et grands. Plus tard, Monk s’engage dans une partie de croquet mais il hésite beaucoup avant de taper sa boule. Il décide de retirer sa veste et la donne à l’un des joueurs. Il n’arrive toujours pas à décider comment taper la boule. Les joueurs s’impatientent. Finalement, il tape sur l’arceau.
Monk : Il faut tirer dans ce sens, tirez par là !
Nathalie : Monsieur Monk, on sait dans quel sens on doit tirer.
Monk : Ils tirent plus fort, vous devriez tirer 5 ou 10 % plus fort. Essayez de reculer un petit peu, faites un effort ! Oh, vous n’avez même pas essayé. Vous les avez laissé gagner.
Joueuse de croquet : Donnez. C’est bon, allez y. En fait, c’était la veste qui le gênait.
Teresa : Hé ! ça me fait tellement plaisir de te voir. Bonjour, comment tu vas ?
Nathalie : Hyper bien, bonjour. Bonjour, chérie.
Tout le monde se groupe pour une photo de famille.
Nathalie : Monsieur Monk ! Monsieur Monk, approchez vous.
Monk reste seul, à l’écart. Plus tard, il rentre chez lui. Le lendemain, Monk et Nathalie rejoignent Stottlemeyer et Disher.
Nathalie : Oh, j’ai des courbatures partout avec le tir à la corde. On s’est bien amusés hier, hein ? J’étais ravie que vous soyez là. Tout va bien ?
Monk : Vous savez la chance que vous avez d’avoir une famille comme la votre ?
Nathalie : Je sais, j’ai beaucoup de chance.
Monk : J’espère que vous vous en rendez compte.
Nathalie : Oui, oui. Je m’en rends parfaite ment compte.
Monk : J’espère que vous en avez conscience, j’espère que vous le savez.
Nathalie : Oui ! je vous dis que oui, je m’en rends compte.
Monk : J’espère … Non, vous ne m’écoutez pas. J’espère que vous vous en rendez compte.
Nathalie : Je n’ai pas été assez claire ? Je m’en rends compte.
Monk : Oui mais j’espère bien que vous vous en rendez compte.
Nathalie : Oui je m’en rends compte.
Stottlemeyer : Bonjour ! Merci d’être venus.
Monk : Quoi ? Qu’est-ce qu’il se passe ?
Stottlemeyer : Une disparition. On espère que ce n’est que ça.
Disher : Oui, elle s’appelle Amanda Castle. C’est une artiste. Apparemment, c’est une personne importante, une célébrité.
Nathalie : Jamais entendu parler.
Disher : Moi non plus.
Stottlemeyer : Quelqu’un en a entendu parler parce que la presse s’y intéresse de près, ce qui veut dire que le maire s’y intéresse aussi, cela veut dire également que je suis là et que vous êtes la aussi, et vous.
Disher : C’était bien le pique nique ?
Monk : C’était horrible.
Nathalie : Génial !
Ils entrent dans la maison.
Disher : Adrien Monk, Nathalie Teeger, je vous présente Samantha Austin, c’est l’agent d’Amanda.
Monk : Depuis quand Amanda a disparu ?
Samantha : Depuis ce week end, dimanche matin. Elle devait venir me retrouver dans ma galerie. Elle fait une expo le mois prochain. Comme je viens de le dire au capitaine, quand quelque chose ne va pas, je le sens. Je connais Amanda depuis des années, elle ne serait jamais partie d’ici sans ses médicaments ni sans Shelby.
Monk : Shelby est sa fille ?
Samantha : Non.
Monk : Alors c’est son fils ?
Samantha : La voila, regardez, viens. C’est bien, ma belle. Oui.
Monk : C’est un chien ! Shelby est un chien !
Samantha : Shelby est la seule famille qui reste à Amanda.
Monk : La famille. Est-ce qu’Amanda porte des lunettes ?
Samantha : Non.
Monk : Quelqu’un qui en porte est venu ici.
Il montre un étui à lunettes. Puis s’approche d’un tableau. Shelby suit Monk pas à pas, et lèche sa main à un moment, ce qui perturbe Monk.
Monk : Est-ce qu’elle fréquente quelqu’un en particulier ?
Samantha : Je n’en ai aucune idée, elle ne m’a rien dit, Amanda est une personne plutôt discrète.
Monk : Ce sont des lunettes ?
Stottlemeyer : En tout cas, ça y ressemble. Quelqu’un a posé pour ce tableau ?
Samantha : Je n’en sais rien, c’est une nouvelle toile.
Nathalie : C’est peut être son amant.
Monk : Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
Nathalie : Ben, il est nu et regardez le coin inférieur droit
Monk : Oooh, je croyais que c’était la signature de l’artiste. Il faut qu’on le retrouve.
Stottlemeyer : Oh, pas de problème, on va faire plusieurs copies et lancer un avis de recherche.
Disher : Je pense que ça ne marchera pas, on voit à peine son visage.
Stottlemeyer : Je plaisantais, Randy.
Disher : Et c’est maintenant que vous de dites !
Monk : Nathalie ! Nathalie ! Le chien ! Léché les doigts ! Le chien, léché les doigts ! Faire bouillir de l’eau. Chien léché les doigts !
Nathalie : (elle lui donne une lingette) Pas la peine de faire bouillir de l’eau. Calmez vous.
Monk : Chien léché les doigts.
Nathalie : Oui, je sais que le chien vous a léché les doigts. Parce qu’elle vous aime bien. Elle vous suit partout.
Monk : Elle ne doit pas m’aimer ! Dites le lui ! Tu ne dois pas m’aimer, tu as compris ? Va t’en ! Tu es une méchante chienne ! Va t’en !
Agent de la fourrière : C’est vous qui avez appelé la protection animale ?
Samantha : Oui, c’est moi ! C’est seulement temporaire, jusqu’au retour d’Amanda. J’ai un chat, je ne peux pas la garder. Viens la, ma fille.
Nathalie : Monsieur Monk, vous devriez prendre la chienne.
Monk : Excusez moi ?
Nathalie : C’est seulement pendant un jour ou deux, jusqu’au retour de sa maitresse. En fait, je m’inquiète pour vous. Vous êtes tellement seul.
Monk : Je ne suis pas aussi seul que ça. Je ne suis pas en manque de chien.
Nathalie : Je crois que vous êtes en manque de chien. Un chien, fait partie de la famille.
Monk : Non, non. Les chiens sont des animaux. Ils sont sales, ils sont nus, ils mangent tout ce qu’il trouve et ensuite ils évacuent. Non, c’est probablement la pire idée que vous ayez eue. Pourquoi vous ne la prenez pas ?
Nathalie : Ben, j’aimerais bien mais Julie est allergique.
Agent de la fourrière : Allez viens, ma belle. On s’en va. Je ne veux pas avoir de problème, j’en ai deux autres à récupérer aujourd’hui. Rentre dans cette caisse. Allez, dépèche toi ! Rentre la dedans, rentre dans la caisse.
Disher : Est-ce que vous allez …
Agent de la fourrière : Non, jamais, On n’est pas ce qu’on appelle un centre d’extermination.
Stottlemeyer : Qu’est-ce qui se passera si personne ne vient la réclamer ?
Agent de la fourrière : (Shelby geint) Et bien, dans un mois, on l’enverra dans ce qu’on appelle un centre d’extermination. Allez, on y va. Rentre la dedans !
Monk : Attendez ! Attendez. (Il hésite, puis d’une voix ferme) Je vais la garder.
Nathalie rit et Shelby vient s’assoir aux pieds de Monk. Plus tard, Monk et Shelby rtentrent dans l’appartement de Monk.
Monk : Attends, attends. C’est bien, et voilà. On est chez nous. Inutile de te mettre à l’aise, je ne le fais jamais. C’est seulement temporaire. Tu entends ? C’est temporaire. Ce n’est que transitoire et non pas permanent. D’accord ? Éphémère est le mot juste. D’accord ? Je pense que je devrais te faire visiter. Très bien, alors tu peux regarder mais tu ne touches pas. D’accord ? C’est mon canapé, il est en zone interdite. Ça c’est mon fauteuil, zone interdite aussi. Et de ce coté, il y a la table de la salle à manger mais n’y pense même pas. Et ici, tu vois, c’est la cuisine. Tu as interdiction d’entrer. Attention, non, tu restes en dehors. Tu vas de ce coté, ne t’approche pas de là. Et la pièce qui est là, c’est la chambre mais il y a une chose au sujet de la chambre. C’est zone interdite. Bon, on a fait le tour. Ecoute voila, tu as le coin qui est en face de toi, là. C’est ton coin à toi. Tu as le droit d’aller dans ce coin. Voila, d’accord, pas dans tout le coin, non. En réalité tu n’as droit qu’à cette zone la, depuis ce point là jusqu’à celui là. C’est ton espace à toi. C’est compris ? Bon, alors écoute. Maintenant je vais te retirer ta laisse. Alors tu en fais pas de bêtise. D’accord ? Voila, on retire la laisse, voila c’est fait. Tu es sage.
Il ouvre un parapluie qu’il place dans le coin.
Monk : Très bien, voila, tu as le droit de te mettre dedans mets toi la dedans. Voila, c’est bien. C’est très bien. Bienvenue à la maison. Ce n’est pas tout à fait comme une famille, mais c’est … Attends, c’est quoi ça ? C’est un poil ? Ramasse le. Je ne plaisante pas, j’ai dit, ramasse le. Qu’est-ce que tu fais ? (Shelby se gratte) Ne fais pas ça. Non, non, jamais ça. On ne se gratte pas. Voila, c’est mieux comme ça. Bon très bien, Nathalie m’a donné une liste. De l’eau. Toi, tu restes là, je reviens tout de suite. Tu ne fais rien. Tu sais de quoi je veux parler, je te l’ai expliqué. Tu restes où tu es. Tu restes où tu es. Sans te lécher et sans te gratter. Mais quelle idée j’ai eu ? Tu peux me dire quelle idée j’ai eu ? Voila ton eau. Tu es où ? Shelby ? Coucou Shelby ? Qu’est-ce que tu fais ? Où es tu ? Qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce que tu fais ?
Shelby boit dans la cuvette des WC.
Monk : Oh mon Dieu ! Oh mon Dieu ! Reste où tu es, reste où tu es.
Il part en courant et monte sur la table du salon, Shelby le suit en courant.
Le capitaine a organisé une battue. Nathalie et Monk sont la avec Shelby.
Stottlemeyer : Je vous remercie tous d’être venus. Vous connaissez la situation. Nous recherchons une femme, elle s’appelle Amanda Castle.
Disher : Quoique n’importe quel autre cadavre nous intéresse.
Stottlemeyer : Merci Randy. Elle habite la maison jaune qui est la haut. C’est là qu’elle a été vue pour la dernière fois. Alors on va commencer ici. Tout le monde est inscrit ? Non ? Venez !
Nathalie : Oh, oui ! Tu es une gentille fifille, gentille fifille ! Tu t’occupes bien de monsieur Monk ?
Monk : Oui. Vous voulez des gants ?
Nathalie : Non, je ne veux pas de gants. Ca me fait plaisir que vous l’ayez amenée.
Monk : Je n’ai pas eu le choix. Je ne pouvais pas la laisser seule chez moi avec le plancher. Vous plaisantez. Elle refuse de rester dans le parapluie. C’est clair qu’elle ne veut pas et ne voudra jamais aller dans le parapluie.
Nathalie : C’est un drole de monsieur. Hein ? Elle est vraiment très propre.
Monk : Elle peut, j’ai passé des heures à la laver hier soir. Non, non, ne la caressez pas la, elle n’aime pas ça.
Nathalie : Vous l’aimez bien, admettez le ! Vous aimez bien avoir une présence chez vous.
Monk : Il y a des moments qui ne sont pas totalement insupportables.
Nathalie : C’est ce qu’on appelle l’amour.
Monk : Attends, Hé ! Où est-ce que tu vas ?
Shelby tire sur sa laisse pour aller faire des fêtes à l’un des participants à la battue, Steve DeWitt.
Nathalie : Excusez nous.
DeWitt : Oh, ce n’est rien. Elle a certainement senti mon chien. Coucou ma jolie. Qu’est-ce que c’est, un terrier ?
Monk : Euh, on n’en sait rien.
Nathalie : En fait, elle ne vit chez mon patron que depuis peu de temps.
DeWitt : Qu’est-ce qu’il te donne à manger ? Je pense qu’il faudrait songer à la mettre au régime.
Stottlemeyer : Allons y ! On y va, commencez. Vous vous mettez en ligne de ce coté, à distance les uns des autres.
DeWitt : Je dois y aller, ravi de vous avoir rencontrés.
Monk : Ce n’est pas grave. Ne l’écoute pas. Tu n’es pas grosse.
Stottlemeyer : Vous scrutez bien le sol. Nous recherchons tout ce qui semble inhabituel, de la terre fraichement retournée, des traces de bagarre, des objets ou des vêtements.
DeWitt : Par ici !
Disher, armé de gants, ramasse ce que DeWitt a trouvé, le portefeuille d’Amanda.
Disher : C’est son portefeuille. Il y a un mot. « Samedi matin, rencontrer Dylan ».
Stottlemeyer : C’est le prénom de son ex-mari.
Disher : On dirait qu’on a de la chance.
Stottlemeyer : Je ne crois pas à ce genre de chance.
Monk : Tenez, prenez Shelby. Ne tirez pas sur la laisse, elle déteste ça, arrêtez de tirer dessus.
Nathalie : Ce n’est pas vrai, je ne tire pas dessus.
Stottlemeyer : Hé, Monk !
Monk : Oui, qu’est-ce que c’est ?
Stottlemeyer : Ca appartient à Amanda Castle.
Monk : Qui l’a trouvé ?
Disher : Le type avec la chemise grise et les lunettes.
Monk : Des lunettes ? Je vais essayer quelque chose. Excusez moi, s’il vous plait, je peux avoir votre attention ? Nous pensons que l’un d’entre vous a tué Amanda Castle. Si vous êtes coupable, s’il vous plait, veuillez lever la main.
Les participants se regardent les uns les autres, en chuchotant. Seul DeWitt reste droit en fixant Monk.
Monk : Très bien, on se posait seulement la question. Désolé pour le dérangement. Bonne journée à tous.
Nathalie : Qu’est-ce qu’il vous a pris ?
Monk : C’est qui le type avec les lunettes ?
Stottlemeyer : Je n’en ai aucune idée.
Monk : Ce serait bien de le savoir, je pense qu’Amanda est morte et je pense que c’est lui qui l’a tuée. Tenez, regardez la bouche et le fermoir. Il n’y a pas de rouille. Je pense que ce portefeuille n’a pas passé plusieurs jours dans la nature.
Stottlemeyer : Il l’a déposé dans ce champ et il essaie de piéger l’ex-mari.
Disher : Pourquoi vous avez demandé au coupable de lever la main ? Il n’a pas avoué.
Monk : Non, mais il n’a pas regardé autour de lui, non plus. Toutes les autres personnes ont regardé autour d’elles. Il y a quoi à l’intérieur de portefeuille ?
De retour au commissariat. Monk fait les 100 pas.
Monk : A 14 heures 30, donnez moi l’heure.
Nathalie : D’accord.
Monk : Il est quelle heure la ?
Nathalie : Il est 13 heures 15.
Disher : Qu’est-ce qu’il se passe à 14 heures 30 ?
Monk : J’ai promis à quelqu’un de rentrer à la maison.
Nathalie : C’est Shelby, l’homme et son chien. Vous l’aimez, monsieur Monk, ça crève les yeux.
Monk : C’est faux, je ne l’aime pas, je ne la déteste pas non plus, elle est gentille, elle ne me dérange pas et puis elle n’est à la maison que pour quelques jours, peut être plus.
Disher : Comment elle va ?
Monk : Elle est vraiment maline, cette chienne est vraiment très intelligente. Je lui ai appris deux ou trois trucs.
Disher : Quels genres de trucs ?
Monk : Hé bien, comme ne pas me lécher, ne pas baver, ne pas se rouler par terre et ne pas, enfin, vous savez, ne pas se décharger de quoi que ce soit.
Nathalie : Oh puisque vous en parlez, je voulais vous le donner plus tard mais, ta dam ! C’est un ramasse crottes.
Monk : Ha oui, je n’en ai pas besoin, parce que je lui ai appris à se retenitr.
Disher : Jusqu’à quand ?
Monk : Je n’ai pas encore décidé.
Nathalie : Hé bien, elle risque de le décider pour vous. Vous devriez prendre ça.
Monk : D’accord.
Stottlemeyer : Je crois qu’on a quelque chose d’intéressant. Il nous a donné un faux nom quand il s’est inscrit hier mais on a relevé son numéro d’immatriculation. Je vous présente Steven DeWitt. Il est ingénieur dans l’industrie et propriétaire, ou plutôt sa femme possède une maison de deux millions de dollars dans Rock Away Drive.
Nathalie : Il connait Amanda ?
Stottlemeyer : C’est tout à fait possible, oui. Amanda est une artiste et lui, un grand mécène et apparemment il fréquente beaucoup les galeries.
Monk : Vous avez ses relevés téléphoniques ?
Stottlemeyer : Non. Pas encore. Ce serait bien si on avait un corps. Mais il peut être n’importe où.
Disher : Non, il ne peut pas être n’importe où. Regardez ! (il montre sur une carte) là, c’est la maison d’Amanda. On sait que le corps n’est pas là. Là, c’est le parc que nous avons ratissé hier, donc pas là. Là c’est chez moi, on peut éliminer ce secteur.
Nathalie : Et il y a le poste de police.
Disher : Vous avez raison, il n’est pas ici. Capitaine, il y a des endroits que vous voulez éliminer ?
Stottlemeyer : Tiens donc, Amanda Castle a appelé les services d’urgence samedi matin. Cet appel a duré huit secondes, elle n’a rien dit et ensuite elle a raccroché.
Monk : D’où les a-t-elle appelés ?
Stottlemeyer : Du quartier où se trouve la maison de Steven DeWitt.
Nathalie : Elle était dans le quartier ?
Stottlemeyer : Disons dans un rayon de dix pâtés de maison, ils n’ont pas pu faire mieux. Ce n’est pas suffisant pour prouver qu’ils se connaissent.
Monk : Oh, il est déjà 3 heures 22, il faut rentrer à la maison.
Nathalie : Vous aviez dit 14 heures 30.
Monk : Oui, mais 13 heures 22 c’est presque 14 heures 30 et puis je n’aime pas la faire attendre et je voudrais m’arrêter en route pour acheter quelques desserts, une surprise. J’aime lui faire des surprises, tout à coup, son visage s’illumine. Allez au revoir.
Stottlemeyer : Oui, au revoir, oui. Il s’est trouvé une petite copine ?
Disher : En quelque sorte, oui.
Monk rentre chez lui. Il enfile des gants de jardinage.
Monk : Coucou. Coucou. Ha ! Attends, pas lécher ! Pas lécher ! Pas lécher. Bon, d’accord, d’accord, mais laisse moi d’abord enfiler ça. Oui, regarde ce que je t’ai acheté. Tu vois tout ce que je t’ai acheté ? Oui. Ne le dis à personne, mais tu m’as manqué aussi. Oui, des crèmes glacées. Je ne connaissais pas ton parfum alors je t’ai acheté cinq parfums différents. Allez, viens.
Monk promène Shelby au parc. Il enferme une balle dans un petit sac plastique et la lance. Shelby s’arrête devant le sac plastique.
Monk : Très bien, on va y aller. Tu es prête ? Oui, je crois que oui. Voila j’ai fini. Allez, va chercher ma belle, va chercher la balle ! Non, tu ne vas pas la chercher ? Allez, rapporte ! Oui, tu as raison, ce n’est pas amusant du tout. Allez viens, ma belle.
Il enfile les gants de jardin et sort la balle du sac.
Monk : Est-ce que c’est mieux comme ça ? Attrape ! Bravo ma belle, bravo ! Rapporte, c’est beaucoup plus amusant comme ça. Oui, il faut que tu puisses sentir la balle. Oui, je sais.
Un père, et ses deux fils font une randonnée dans les collines.
Le père : Vous devez me suivre. Marchez dans mes pas. Je suis fier de vous, les garçons. Vous vous débrouillez très bien. Regardez cette vue. Respirez à fond. Je crois qu’on se dirige vers l’est. Regardez la mousse sur l’arbre, elle pousse sur la partie du tronc exposée au nord. Vous savez pourquoi ? Parce qu’il y a plus d’ombre. Qu’est-ce que vous faites ? C’est un tapis, n’y touchez pas. Laissez le là où il est. On ne sait pas où il a trainé. Je suis sérieux, je vous interdis de toucher à ce tapis.
Un garçon : On ne touche pas, regarde.
Le père : Laissez le où il est.
Ils n’écoutent pas et donnent un coup de pied dans le tapis qui se déroule, le corps d’une femme apparait.
Chez Monk. Le téléphone sonne.
Monk : C’est bien. Tu es une gentille fifille. Oui, c’est bien. Ha, attends une seconde. Allo ? – Quand – Oui, je comprends. – Oui, merci d’avoir appelé. (A Shelby) Voila, écoute. Tu ferais mieux de t’asseoir. Tu te souviens d’Amanda, la gentille dame qui s’occupait de toi avant ? Non, s’il te plait, assieds-toi. J’ai bien peur d’avoir de mauvaises nouvelles. Elle a eu un accident. Je suis désolé. Elle ne reviendra plus jamais. Non, ne pleure pas. Non, ne pleure pas. Elle est heureuse où elle est. Elle est dans une ferme avec des amis, elle aime bien être la bas. Elle court après des lapins toute la journée. Tu ne crois pas ce que je te dis ? Je sais ce que tu ressens. Crois moi, je sais exactement ce que tu ressens. Chut, tu ne seras jamais seule ma belle, tu ne seras jamais seule.
Monk et Nathalie rendent visite à DeWitt. Sa femme, Gwen DeWitt rentre après avoir promené leur chien.
DeWitt : J’ai déjà discuté de tout ça avec la police. Je parle de la vraie police. Ils ont passé trois heures ici. Je ne connaissais pas cette fille, je ne l’ai jamais rencontrée.
Nathalie : Pourtant, vous êtes venu chez elle et avez participé aux recherches.
DeWitt : J’ai vu qu’elle avait disparu, j’ai entendu la nouvelle aux infos. Ils demandaient des volontaires, je me suis contenté de faire mon devoir de citoyen. A l’avenir, je resterai chez moi.
Monk : Vous avez donné un faux nom à la police.
DeWitt : Oui, c’est vrai, j’ai quatre ou cinq PV de stationnement que je n’ai pas réglé. Vous voulez m’arrêter pour ça ? Hé bien, allez y.
Monk : Quelque chose est tombé ?
DeWitt : Excusez moi ?
Monk : Cette partie du sol, on dirait qu’elle a été javellisée il y a peu de temps.
DeWitt : Excusez moi, je n’aime pas beaucoup vous voir fouiner dans la maison.
Monk : Ha oui, je veux bien vous croire.
DeWitt : Je n’ai assassiné personne monsieur Monk et vous ne pouvez pas prouver que je l’ai fait. N’est-ce pas ?
Monk : Non, vous avez raison.
Nathalie : J’aime beaucoup vos tableaux. Vous fréquentez souvent les galeries d’art ?
DeWitt : Je pense qu’on va s’arrêter là. Non, désolé, je me suis trompé, je suis sur qu’on va s’arrêter là. J’ai été ravi de vous rencontrer tous les deux.
Monk : Encore une dernière question. Par simple curiosité à propos du tapis.
DeWitt : Quel tapis ?
Monk : Celui qui est là. On dirait bien qu’il est neuf.
Gwen DeWitt : Oui, ce tapis est neuf. Steve l’a acheté la semaine dernière, quand j’étais à Londres. J’ai été agréablement surprise. Vous êtes là pour cette fille qui a disparu ? La pauvre chérie. Je lui avais dit de ne pas se porter volontaire. Il croit toujours qu’il peut sauver le monde à lui tout seul. On n’a pas été présentés. Je suis Gwen.
Nathalie : Bonjour, toi, comme tu es beau. Mais où est passée ta queue ?
Gwen DeWitt : C’est un berger australien. Ils viennent au monde sans queue. C’est leur race qui veut ça.
Nathalie : Ca fait de toi un chien spécial.
Gwen DeWitt : Est-ce que je peux vous offrir un verre ?
DeWitt : En fait, ils allaient partir chérie.
Gwen DeWitt : Je ne connais même pas vos noms.
DeWitt : Ce n’est pas nécessaire. Ils ne reviendront pas.
Monk rentre chez lui, la nièce de Nathalie garde Shelby qui se précipite vers lui. Monk enfile ses gants de jardinage pour caresser Shelby.
Monk : Je suis à la maison ! Ha, te voilà, toi ! Alors, tout s’est bien passé ?
Anne Marie : Oui, elle a été géniale.
Monk : Oui, je t’ai vu. Oui, ma fifille je t’ai vue.
Anne Marie : Elle est super mignonne.
Monk : Oui, je t’aime aussi, oui ma belle, oui, je t’aime aussi. Merci de l’avoir surveillée.
Anne Marie : J’aimerais bien avoir un chien.
Monk : Oh, elle n’a rien mangé ?
Anne Marie : Non, elle n’avait pas faim.
Monk : Peut être que tu m’attendais ? Elle a voulu m’attendre pour manger.
Anne Marie : Vous avez peut être raison.
Monk : Ta tante Nathalie t’attend dehors, elle va te raccompagner chez toi.
Anne Marie : Vous m’aviez promis cinq dollars.
Monk : Ha oui. Attends. Ho, tu as de la monnaie sur cent ?
Anne Marie : Oui.
Monk : Quoi ? C’est vrai ?
Anne Marie : hmmm hmmm
Monk : Alors tu n’as pas besoin de cinq dollars. Tu es assez riche comme ça. Elle est où ma fifille ?
Le soir, Monk promène Shelby. En traversant, une voiture manque les heurter. Monk tombe dans les poubelles. La voiture fait demi tour et se dirige sur Shelby qui est restée au milieu de la rue. Monk se précipite et se jette de coté avec la chienne dans les bras.La voiture s’éloigne en faisant crisser les pneus.
Monk : On va aller par là. C’est très bien, là. Hé, doucement, doucement ! Qu’est-ce que tu as trouvé ? C’est un insecte. Ce n’est qu’un insecte, allez ! Avance, gentille fifille. Mais qu’est-ce que tu fais ? Tu ne le connais pas ! Avance, voila, c’est bien. On regarde des deux cotés …
Monk : Shelby ! Shelby !
Au commissariat.
Stottlemeyer : Quelqu’un a essayé de tuer Shelby ?
Monk : Oui.
Disher : Il était peut être ivre. Ou alors, il faisait simplement un demi tour.
Monk : Non, non. C’était un acte délibéré. Il a … Je vous dis qu’il a tenté de l’écraser. Ce n’est pas moi qui l’intéressait, il était tout à fait clair qu’il en avait après Shelby.
Disher : Peut être qu’il n’aime pas les chiens.
Monk : Comment peut on ne pas les aimer ?
Stottlemeyer : Quelle est la raison qui pourrait pousser une personne à vouloir …
Monk : Je n’en ai aucune idée. Je n’en sais rien, mais cela a surement un rapport avec Amanda Castle. Elle a disparu il y a une semaine et demie et ce soir, une personne tente de tuer son chien. Ce ne peut pas être une coïncidence. Tout va bien, ma belle.
Stottlemeyer : Ce peut être ce type, Steven DeWitt ?
Monk : Je ne peux pas vous dire.
Stottlemeyer : Il conduisait quelle voiture ?
Monk : Je n’en ai aucune idée. J’étais trop inquiet pour Shelby. Elle se comporte de façon étrange. Regardez la. Elle n’a rien mangé de la journée.
Disher : Elle a peut être été témoin du meurtre ? Elle a du voir DeWitt tuer Amanda et maintenant, il a peur qu’elle l’identifie.
Monk : Comment ?
Disher : En aboyant après lui.
Stottlemeyer : Randy, pour autant que je sache, dans l’Etat de Californie, les chiens ne sont pas autorisés à témoigner devant un tribunal.
Disher : Peut être que DeWitt a peur qu’ils changent la loi ?
Stottlemeyer : Qu’ils changent la loi concernant le témoignage des chiens au tribunal ?
Disher : Oui, pourquoi pas, avec un référendum. On est en Californie.
Stottlemeyer : Vous voulez savoir à quel point je suis fatigué, je suis tellement crevé que je ne sais même pas si tout ça a un sens. Allez Monk, je vous raccompagne chez vous, vous et votre copine. On va dormir et peut être que tout ça aura plus de sens demain matin.
Monk : Oui, allons y. C’est bien, ma fifille.
Stottlemeyer : Oui jolie chienne.
Shelby ne mange toujours pas. Monk est inquiet.
Vétérinaire : SOS vétérinaire, bonsoir. Je vous écoute.
Monk : Oui, bonsoir. Voila, j’ai une chienne, enfin, elle n’est pas vraiment à moi. On va dire que je l’ai adoptée, mais c’est assez compliqué. Je suis un ancien officier de police et je suis …
Vétérinaire : Monsieur, est-ce que votre animal est malade ?
Monk : Oui, oui, enfin, en tout cas, je le crois. Elle refuse de manger et on dirait qu’elle n’arrête pas de … On dirait qu’elle tremble.
Vétérinaire : Est-ce qu’elle respire en haletant assez fort et sans arrêt ?
Monk : Oui, oui.
Vétérinaire : Très bien, est-ce qu’elle a pris du poids ?
Monk : Et bien oui, il semblerait qu’elle ait grossi.
Vétérinaire : Je pense qu’elle va mettre bas.
Monk : Je ne comprends pas.
Vétérinaire : Elle doit être en plein travail.
Monk : Je ne comprends toujours pas.
Vétérinaire : Elle doit être en plein travail. Elle va avoir une portée, vous comprenez ? Elle va avoir des chiots. Des bébés chiens.
Monk : Vous voulez dire quoi ? Maintenant ?
Vétérinaire : Ca m’en a tout l’air. Monsieur ? Vous êtes toujours là ? Félicitations.
Le lendemain. Monk a installé du papier journal sur tous les meubles et sur tout le sol de son appartement.
Nathalie : Oui, c’est bien ma fille. Continue comme ça, tu t’en sors très bien. Monsieur Monk, vous pouvez m’apporter une serviette ? Respire bien. Je sais que ça fait mal, j’ai connu ça moi aussi. Où avez-vous trouvé ce masque ?
Monk : Dans un tiroir.
Nathalie : C’est une chose naturelle monsieur Monk. Votre mère l’a fait, deux fois.
Monk : Le fait de le savoir ne m’aide pas du tout, elle ne l’a pas fait dans le salon de quelqu’un d’autre.
Nathalie : Chuuuut !
Monk : Elle n’a fait la surprise à personne. Pourquoi vous ne m’avez pas dit qu’elle était enceinte ?
Nathalie : Parce que je n’en savais rien, personne ne savait.
Monk : Je vous en prie, vous êtes une femme, vous ne pouviez pas l’ignorer. Regardez ça, c’est un désastre. C’est vrai, de petits animaux qui sortent d’un autre animal. Quelle idée a eu le Seigneur ?
Nathalie : Le miracle de la vie. C’est une chose magnifique, vous savez. D’accord, ce n’est pas si magnifique que ça. Je parlais en règle générale.
Monk : Voila ce que j’ai gagné à vouloir me montrer gentil. Pour une fois que j’ai ouvert …
Nathalie : Votre cœur ?
Monk : Ma maison ! J’ai ouvert ma maison !
Nathalie : Vous avez ouvert votre cœur, monsieur Monk, alors ne le refermez pas maintenant. Et qu’on le veuille ou non, ils arrivent.
Monk : Non, non, non, non. Pas encore, je ne suis pas prêt. Dites lui d’attendre. Non, Shelby ! NON ! Méchante fille !
Nathalie : Tout va bien se passer, ma belle. Respire, respire. Tes bébés arrivent.
Monk : Qu’est-ce que c’est que ça ? Non, attendez, ça ne peut pas être normal. Non, ça ne peut pas être normal. Non, c’est pas bon, c’est pas bon du tout.
Nathalie montre un chiot à Monk qui s’assoit. Plus tard, Stottlemeyer et Disher passent chez Monk.
Nathalie : Félicitations, grand père.
Monk : Wouaw !
Nathalie : Oui, je sais. C’est un petit garçon, vous allez l’appeler comment ?
Monk : Pièce à conviction A.
Nathalie : C’est bien, ma belle.
Stottlemeyer : Pièce à conviction A ?
Nathalie : Oui, regardez sa queue.
Disher : Quelle queue ?
Monk : Exactement. Son père est un berger australien.
Nathalie : C’est un berger australien qui n’a pas de queue.
Stottlemeyer : Steven DeWitt !
Monk : Sa femme nous a dit qu’elle était en voyage récemment. Et elle est partie combien de temps ?
Stottlemeyer : Environ trois mois.
Nathalie : Ca correspond. Pendant que sa femme était en voyage, il a eu une aventure avec Amanda.
Monk : Ils ont fait quelques galipettes, vous comprenez ?
Stottlemeyer : Oui.
Monk : Pendant qu’ils faisaient des galipettes, leurs deux chiens ont fait aussi des galipettes. Tout le monde, les maitres et les chiens ont fait des galipettes, vous vous souvenez, il y a deux jours, DeWitt est venu nous aider à retrouver le corps. Il a caressé Shelby, en la caressant, il a taté le ventre.
Nathalie : Et il a remarqué qu’elle était enceinte.
Monk : DeWitt a eu un problème. Il a compris très vite que dès qu’on verrait que les bébés chien étaient sans queue, on ferait des test.
Nathalie : On aurait la preuve que leurs chiens se connaissaient, ce qui prouvait qu’il connaissait Amanda.
Disher : C’est pour ça qu’il a tenté d’écraser Shelby hier soir.
Stottlemeyer : J’ai l’impression qu’on a une preuve flagrante de sa culpabilité. Tu es la plus belle preuve vivante que j’aie jamais vue. Regardez le ! Le jury va te manger tout cru.
Nathalie : Attendez une minute, il y a d’autres preuves qui arrivent.
Monk : Excusez moi.
Disher : Courage !
Nathalie : Oui, bravo Shelby, c’est bien. Gentille fille.
DeWitt est dans sa voiture, en bas de chez Monk.
Disher : Et voila, Nous avons les pièces à conviction A, B, C et la pièce D.
Monk : Il y en a encore un ? Quel est le record ?
Nathalie : Il me semble que c’est 101.
Stottlemeyer : C’est dans un film.
Exact.
Stottlemeyer : Cette femme, elle s’appelait comment ? Oui, Cruella ! Cruella était une méchante femme. Monk, c’est quoi ça ? Vous avez eu ça où ?
Monk : C’est un cadeau du maire, il me l’a offert pour Noel.
Stottlemeyer : Ben, dis donc !
Disher : Bon, je crois qu’elle a fini.
Stottlemeyer : Ben, moi aussi. Randy, vous conduisez.
Nathalie : Et pour DeWitt ?
Stottlemeyer : On va le boucler. Dites à Kramer d’envoyer quelqu’un chez lui et de lancer un avis de recherche sur son véhicule.
Disher : Oui, monsieur.
Monk : Et moi ? Qu’est-ce que je fais ?
Stottlemeyer : Vous allez vous reposer. On repassera vous prendre avec les chiots dans la matinée.
Monk : Non, les bébés chiots, qu’est-ce que je dois faire avec eux ?
Nathalie : Monsieur Monk, vous n’avez rien à faire, rassurez vous, elle sait comment s’en occuper. Au revoir, Shelby, beau travail.
Monk : Tu as quelques explications à me fournir, jeune fille.
Dans la nuit, DeWitt ouvre la porte chez Monk et entre dans l’appartement. Il se dirige vers la couche de Shelby. Monk allume la lumière. Il l’attendait.
Monk : Vous arrivez trop tard. Elle a déjà eu ses petits. Qu’est-ce que vous allez faire, Steve ? Vous allez tous les tuer ?
DeWitt : Je suppose que oui.
Monk : Mais je suis témoin, vous allez devoir me tuer aussi.
DeWitt : Non, non, restez là, ne bougez pas. Vous restez où vous êtes.
Monk : Je ne crois pas que vous soyez un tueur. Je crois que vous aimiez Amanda.
DeWitt : C’était un accident.
Monk : Je veux bien le croire.
DeWitt : Elle s’est cogné la tête en tombant.
Monk : Ce n’est pas un meurtre. Non, j’en suis sur, c’est un homicide involontaire, peut être une entrave à la justice. Ce n’est pas très bon, mais ça pourrait être encore pire. N’aggravez pas la situation. N’aggravez pas la situation.
DeWitt laisse Monk lui prendre le couteau qu’il tenait.
DeWitt : C’était un accident.
Monk : Je sais.
DeWitt s’assoit et s’effondre en sanglotant.
DeWitt : Ils sont magnifiques.
Monk : Oui, ils sont magnifiques.
Plus tard, Nathalie, Teresa et sa petite fille, Anne Marie, sont chez Monk et admirent les chiots qui ont bien grandi.
Anne Marie : Je vais choisir celui là.
Nathalie : Bon, d’accord. Attends, tiens.
Anne Marie : Comment il s’appelle ?
Nathalie : Pièce à conviction B. Mais tu peux l’appeler comme tu veux.
Anne Marie : Génial.
Teresa : Dis merci à Nathalie.
Anne Marie : Merci.
Teresa : On prendra soin de lui, c’est promis. Très bien, on y va.
Monk : Attendez, attendez. Je ne peux pas faire ça, je suis désolé, Je ne peux pas les séparer. Ils doivent tous rester ensemble.
Nathalie : Monsieur Monk, je sais que c’est douloureux et je sais que vous les considérez comme votre famille. Mais avec les chiens, c’est différent.
Monk : Ce n’est pas différent. C’est une famille. C’est leur mère, ils doivent rester ensemble.
Nathalie : Il y a un souci. Nous avons cinq chiots et vous savez que vous ne pouvez pas tous les garder. Vous êtes, vous savez, vous êtes …
Monk : Oui, je sais, je suis moi.
Teresa : En réfléchissant bien, on va tous les prendre.
Anne Marie : C’est vrai ?
Teresa : Oui, toute la famille. Y compris la maman. Nous avons douze mille mètres carrés de terrain entièrement clos. Ils vont adorer.
Monk : Entendu.
Nathalie : Génial.
Anne Marie : Ouiiiii !
Nathalie : Je vais chercher ses affaires. Anne Marie, tu viens m’aider ?
Anne Marie : Très bien.
Teresa : Vous viendrez les voir quand vous voudrez.
Monk : On peut dire 14 heures ?
Teresa : Entendu, à 14 heures. Vous voulez venir demain ?
Monk : Tous les jours.
Teresa : Tous les jours ? Entendu. Je vais chercher sa laisse.
Monk : Tu verras, ça va aller. Je les connais. C’est une bonne famille. Tu seras très heureuse avec eux. Tu ne seras jamais seule ma jolie. Tu ne seras plus jamais seule.
Monk enlève un gant et met sa main sur la patte de Shelby, posée sur son genou.
Rédigé par mamynicky









