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#810 : Monk et Sharona

Sharona est de passage à San Francisco et rend visite à Monk.

Son oncle, Howard Fleming est décédé lors d'une chute au Country Club. Sharona et son avocat ont porté plainte. Elle invite Monk et Natalie à l'accompagner à la réunion avec l'avocat adverse.

Monk découvre qu'Howard Flemming n'est pas mort par accident, mais Sharona veut que ce soit un accident car elle sera assurée avec une somme incroyable. Monk décide d'enquêter.

Popularité


4.67 - 3 votes

Titre VO
Mr. Monk and Sharona

Titre VF
Monk et Sharona

Première diffusion
23.10.2009

Première diffusion en France
21.02.2010

Diffusions

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Dimanche 21.02.2010 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 23.10.2009 à 22:00

Plus de détails

Scénariste(s) : Joe Ventura
Réalisateur(s) : Anton Cropper

Jason Gray-Stanford ... Lt Randall Disher
Traylor Howard ... Natalie Teeger
Ted Levine ... Capitaine Leland Stottlemeyer
Tony Shalhoub ... Adrian Monk

Bitty Schram … Sharona
Jack Wagner … Perry Walsh
Chandra West … Carolyn Walsh
Christopher Boyer … Avocat de Sharona
Karen Strassman … Avocat du Country Club
Benjamin Burdick … Gary Hanks, le caddie

8.10 – Monk et Sharona

Monk passe l’aspirateur dans son salon. Il aspire une pièce, ce qui arrête l’appareil. Il l’ouvre, quelqu’un frappe à la porte. A ce moment, l’aspirateur se remet en route et renvoie toute la poussière sur Monk.

Monk : Oh, non ! Non, non, non. C’est quoi, ça ? Oui, entrez ! Entrez, la porte est ouverte. NON ! NON !

C’est Sharona qui entre.

Monk : Nathalie ! Nathalie !
Sharona : OOOH, Adrien !
Monk : Nathalie !
Sharona : Qu’est-ce qu’il se passe ?
Monk : Je ne sais pas, ça m’a éclaté au visage. Appelez les secours, vite !
Sharona : Non, non, pas besoin d’appeler les secours. Allez, par ici.
Monk : Ah mon Dieu, je ne vois rien. Je crois qu’il s’agit d’un code rouge.
Sharona : Non, non, par ici. Je ne sais pas ce que ça veut dire, un code rouge.
Monk : Un code rouge, on l’a vu ensemble pendant les exercices d’entrainement.
Sharona : Allez, il faut mettre de l’eau sur le visage. Voila, beaucoup d’eau sur le visage. Ca va aller.

Lorsqu’il relève la tête, Monk aperçoit Sharona. Il se remet de l’eau sur les yeux et la regarde à nouveau. Sharona lui sourit.

Sharona : Bonjour, Adrien.
Monk : Nous sommes en quelle année ?

Sharona regarde Monk passer deux aspirateurs à main dans le salon.

Monk : D’accord, est-ce que je peux te poser une question, qui, je dois bien le reconnaitre, me travaille depuis très longtemps.
Sharona : Oh oui, bien sur, vas y.
Monk : Le vendredi qui a précédé ton départ, tu as déposé ma chemise numéro quatre au pressing et le gérant dit qu’il ne l’a jamais eue.
Sharona : C’est de ça que tu veux me parler ?
Monk : Elle ressemblait beaucoup à cette chemise mais c’était la numéro quatre.
Sharona : Oui, je sais, je m’en souviens parfaitement, je suis allée au pressing habituel, c’était fermé alors je l’ai déposée chez un autre. Plus bas, sur le boulevard.
Monk : Oh, (il rit)
Sharona : Bon, alors, Adrien, comment est-ce que tu te portes ? Tu sembles en forme.
Monk : C’est gentil. Est-ce que tu te rappelles le nom du pressing où tu as déposé la chemise ?
Sharona : Non. Je ne me rappelle pas.
Monk : Est-ce que tu as le reçu ? D’habitude, tu mets tous tes reçus dans ton sac.
Sharona : C’est vrai, mais ça remonte à cinq ans et d’ailleurs, il ne s’agit pas du même sac.
Monk : Oui. Bien sur.
Sharona : OK. D’accord, d’accord. Une seconde. Hé bien, non, il n’y est pas. Il n’y est pas mais il est possible qu’il soit dans mon garage. J’y mets toutes mes vieilles affaires. Donc, en rentrant, j’irai y jeter un coup d’œil. D’accord ?
Monk : Ca y est ? Tu l’as trouvé ?
Sharona : Non. C’est une photo de Benji.
Monk : Ah oui.
Sharona : Tu te rends compte, il est déjà au lycée. Est-ce que je vais pouvoir lui payer des études, c’est ça le problème. C’est la grande question.
Monk : Regardez moi ça comme il a grandi. Et où est-ce qu’il est en ce moment ?
Sharona : A la maison, il a pris un job d’été.
Monk : Il est à proximité du garage ?
Sharona : Adrien ! C’est promis, dès que je rentre, je vais fouiller dans le garage. Je t’en fais la promesse. Maintenant, est-ce qu’on peut oublier le reçu ? C’est bon ? Je vois que tu n’as pas changé.
Monk : Je ne sais pas …
Sharona : Pas d’un poil, vraiment, je trouve ça épatant. Même l’appartement n’a pas changé. Tout est identique. C’est épatant.
Monk : Ce n’est pas tout à fait vrai, j’ai remplacé l’ampoule de l’entrée par une de 75 watts.
Sharona : C’est vrai ?
Monk : Bien sur. Oui, c’est vrai.
Sharona : Oh dis donc, ce n’est pas rien. Non, non, c’est une pas important Adrien, je suis tellement fière de toi.
Monk : J’ai détesté le résultat. J’ai remis l’autre à la place.
Sharona : Et toi ; Sharona ? qu’est-ce que tu deviens ? Comment ça va depuis tout ce temps ? Oh, c’est gentil de me poser la question.
Monk : (il rit) Oh c’est vrai.
Sharona : J’habite toujours à Jersey. Et j’ai repris le travail.
Monk : Vraiment ? Tu as trouvé quelqu’un comme moi à l’endroit où tu vis ?
Sharona : Adrien, je suis infirmière.
Monk : Bien sur, évidemment.
Sharona : Je fais partie du conseil d’administration d’un hôpital qui accueille des vétérans.
Monk : Oui je comprends mieux. C’est super. Je trouve qu’ils ont beaucoup de chance de t’avoir. Et Trevor, comment va-t-il ?
Sharona : Oh, on s’est séparés pour de bon cette fois. Ca valait mieux pour tout le monde en fait. Il te reste encore un peu de poussière sur l’oreille, là.
Monk : Hein ? Où ça ?
Sharona : Ton oreille gauche, là. Attends une seconde.

Elle sort un paquet de lingettes.

Monk : Hé, tu t’en es souvenu ?
Sharona : C’est comme de reprendre son vieux vélo.
Monk : (il rit) Oh mon Dieu !
Sharona : Un vélo nickel comme on n’en voit pas souvent. Un modèle unique au monde.
Monk : Ca va là ? Est-ce que j’ai tout enlevé ?
Sharona : Oui, oui. Adrien, attends, donne.

A ce moment, Nathalie ouvre la porte et entre. Monk a l’impression de la tromper en la voyant.

Monk : C’est bon, là ?
Sharona : Oui.
Nathalie : Bonjour, monsieur Monk.
Monk : Ca y est ?
Sharona : Attends.
Monk : Oh !
Nathalie : Bonjour !
Monk : Oh mon Dieu, Nathalie, j’ignorais que vous veniez. Je, je … Ce n’est pas du tout ce que vous croyez.
Nathalie : Ah bon et qu’est-ce que je suis censée croire ?
Monk : Je peux tout expliquer, d’accord ? Il s’agit de Sharona.
Nathalie : Sharona, la vraie Sharona ? Oh, ce n’est pas vrai ! J’ai tellement entendu parler de vous. Nathalie Teeger. J’ai l’impression de croiser une vedette.
Sharona : Oh, mon Dieu ! Je suis vraiment contente de vous croiser ici.
Monk : C’est moi qui ai pris la lingette. Bon, d’accord, c’est elle qui me l’a donnée mais ce n’est qu’une lingette, ça ne porte pas à conséquence, ça ne veut rien dire, c’est une lingette, ça s’arrête là. Point. Mais peut être que je parle trop. Mais oui, je parle trop.
Nathalie : Monsieur Monk, il n’y a rien de mal à ce que Sharona vous donne une lingette. Bon, alors, vous avez prévu de rester combien de temps en ville ?
Sharona : Un jour peut être ou deux.
Monk : Voilà, voilà, un jour ou deux au maximum.
Sharona : J’ai reçu une lettre d’un avocat, mon oncle Howie est mort.
Nathalie : Oh, je suis vraiment navrée.
Sharona : Oh ne vous inquiétez pas, en fait on n’était pas vraiment proches. Pour tout dire, on se connaissait à peine, mais j’étais la seule famille qui lui restait, c’est pour ça que je suis là.
Monk : Oui.
Nathalie : Vous venez vous occuper de l’enterrement alors ?
Sharona : Non, on l’a déjà incinéré.
Monk : Oui.
Sharona : Il est mort au Country Club. Vous y êtes déjà allée ?
Nathalie : Moi ? non, avec mon salaire, j’ai même pas les moyens de me garer sur le parking visiteurs.
Sharona : Oh, oui, pardon, j’oubliais que vous bossez pour l’Oncle Picsou.
Monk : C’est amusant, ça ! Problème en vue.
Sharona : Enfin, bref, il est tombé dans un escalier sur le parcours de golf. C’était leur faute, une des marches était mal scellée, alors on les attaque.
Nathalie : Vous avez raison.
Sharona : Je dois voir mon avocat dans vingt minutes.
Monk : Bien, bien.
Sharona : Hé, pourquoi vous ne viendriez pas avec moi, ça ne prendra pas longtemps. Après on déjeunerait ensemble. On pourra discuter, se raconter des choses, ce sera amusant, ça me ferait vraiment plaisir.
Nathalie : Excellente idée.
Monk : D’accord, allez.
Sharona : J’ai une question à vous poser. Est-ce qu’il mange toujours la même chose pour le déjeuner. Qu’est-ce que c’était déjà ? Un sandwich à la dinde …
Nathalie : Sans feuille de salade, sans bacon …
Sharona et Nathalie : (ensemble) sans mayo, cinq fines tranches de dinde coupées en quatre sur une assiette carrée.
Nathalie : Une fois sur deux, c’est moi qui dois payer l’addition.
Sharona : Oh, mon Dieu, il continue à faire ça ? Je me demande encore comment j’ai fait pour survivre avec 950 $ par semaine, je me le demande.

Nathalie se retourne et du regard incendie Monk, mal à l’aise.

Chez l’avocat. Monk et Nathalie attendent Sharona dans le salon d’attente. Monk fait mine d’être plongé dans un magazine pour ne pas parler à Nathalie. Elle lui arrache le magazine des mains.

Nathalie : Monsieur Monk.
Monk : Un instant, j’ai presque terminé.
Nathalie : Elle touchait 20 $ de plus que moi, par semaine.
Monk : Oui, mais elle, elle avait un enfant.
Nathalie : J’en ai un moi aussi.
Monk : Mais le sien mangeait beaucoup plus.
Nathalie : C’est injuste, et vous le savez très bien.
Monk : Bon, d’accord, je vous donnerai le même salaire qu’elle mais à une condition. Pendant le déjeuner, surtout, ne parlez pas avec elle. Enfin, si, vous pouvez lui parler mais pas de moi. Ne comparez pas vos expériences. Et asseyez vous à des tables séparées. Et si elle propose de payer l’addition, pour l’amour du ciel, laissez la faire.

Avocat du Country Club : Madame Fleming, nous représentons le Country Club. Notre client aimerait éviter une procédure au tribunal qui durerait des mois, voire des années. Nous sommes conscients qu’aucune somme ne pourrait compenser la douleur de votre perte mais nous espérons néanmoins que ceci soulagera un peu votre peine. Réfléchissez y, prenez votre temps.
Avocat de Sharona : Pas la peine de réfléchir, quelle que soit votre offre, elle est insuffisante. Howard Fleming était encore dans la fleur de l’âge. Votre client était au courant que la marche était descellée, le club avait été prévenu de cela en plusieurs occasions. Ma cliente n’est pas venue pour se faire insulter.
Sharona : Oh, la vache, ce n’est pas possible. (elle montre le papier sur lequel est inscrite la somme à son avocat)
Avocat de Sharona : Ooooh !
Sharona : Euh … nous acceptons. La plainte sera retirée.

En voyant tous les participants sortir, Monk et Nathalie rejoignent Sharona restée seule, sous le choc. Elle leur montre la proposition de la somme.

Monk : Sharona ?
Nathalie : Ca va ?
Sharona : Oh, mon Dieu !
Nathalie : Qu’est-ce qu’il se passe ?
Sharona : Je croyais qu’on allait me proposer au maximum entre cinq et dix mille dollars mais là, c’est une véritable fortune. Ca me permettra de payer les études de Benji et pas n’importe où, il va étudier où il veut. Il pourra choisir n’importe quelle école.
Nathalie : C’est une excellente nouvelle, toutes mes félicitations.
Monk : Félicitations.
Nathalie : Enfin, si on ne tient pas compte des circonstances, évidemment.
Sharona : Non, non, aucun souci. Je n’ai pas du le croiser plus de deux fois en tout. Incroyable. C’est ça, avoir de la chance ? Je ne suis pas habituée, je ne sais pas trop à quoi ça ressemble.

Monk regarde les photos de l’accident d’Howard au Country Club.

Nathalie : Quoi ? Il y a un problème ?
Monk : Quelque chose me chiffonne.
Sharona : Non, ne dis pas ça, il n’y a rien qui cloche, parce que si ce n’est pas un accident, le Country Club n’est plus responsable et du coup il n’a pas à payer. Est-ce que tu comprends ?
Monk : Oui, oui. Cela dit, …
Sharona : Non ! Je ne veux plus que tu regardes ce panneau. C’était un accident. D’accord ? Dis que c’était un accident. Non, je veux que tu le dises, c’était un accident ! Je connais ce regard. Je m’en souviens très bien. C’est un regard que je déteste. Je n’aurais jamais du le faire venir.

Ils se rendent sur place au Country Club pour rencontrer les témoins de l’accident.

Nathalie : Je crois qu’ils sont la bas, monsieur Monk.
Sharona : Vous l’appelez « monsieur Monk » ?
Nathalie : Oui, je sais, c’est bizarre. Je n’arrive pas à l’appeler par son prénom. Je ne sais pas, c’est pas mon style.
Sharona : Adrien, ça ne t’embête pas si elle t’appelle Adrien ?
Monk : Bien sur que non, pourquoi ça m’embêterait ?
Nathalie : D’accord, Adrien.
Monk : Non, en fait ça ne me plait pas.
Nathalie : Moi non plus.
Sharona : Sans rire ?
Nathalie : Ah oui, non, je n’aime pas.

Perry Walsh  : Voilà c’est bien, vas-y. Attention à ton pied gauche chérie. Concentre-toi sur la balle. Tu es vraiment à croquer, c’est le principal, non ?
Monk : Monsieur Walsh ? Est-ce que nous pourrions parler un instant ?
Walsh  : S’il vous plait, ce n’est pas vraiment le moment. Mais, enfin, bon.
Monk : Je suis navré de vous ennuyer. Je m’appelle Adrien Monk.
Walsh  : Monk ? Ca me dit quelque chose. Vous êtes passé au journal télévisé, le détective ?
Monk : C’est ça et je vous présente mon assistante, Nathalie Teeger et Sharona Fleming, mon autre assistante. Mon ex assistante.
Bonjour !
Sharona : Je suis une de vos fans. Je vous ai vu l’année dernière, à Brookhaven. J’étais déçue pour vous.
Walsh  : Ce n’est pas mon meilleur souvenir. J’ai quitté le circuit juste après. J’ai pris un travail ici et j’ai épousé cette beauté, la meilleure décision de toute ma vie.
Carolyn : Je m’appelle Carolyn.
Walsh  : Et voici Gary Hanks, mon caddie souffre douleurs préféré.
Gary : Bonjour.
Monk : Bonjour.
Walsh  : Vous avez dit Fleming ? Vous voulez parler d’Howard Fleming ?
Sharona : Oui, il s’agissait de mon oncle.
Carolyn : Oh, je suis vraiment navrée. Comment vous vous sentez ?
Monk : Elle va bien. J’ai consulté les rapports de police. J’ai cru comprendre que vous aviez assisté à l’accident.
Walsh  : Oui, en effet, Gary et moi.
Gary : Je n’oublierai jamais. On était au douzième trou, juste à coté.
Walsh  : Tout est dans le rapport. Il était assez tôt, à peu près 7 heures 30, j’avais pris un fer 7 pour un coup d’approche, mais j’ai totalement raté mon swing.
Gary : C’est la première fois que je l’ai vu autant se planter.
Walsh  : Du coup, on était dans les buissons à chercher la balle et on a entendu crier. C’était Howard. Je le connaissais de vue, il venait souvent au club house. Gary avait son portable, je lui ai dit d’appeler les secours.
Gary : Mais ma batterie était naze. Je vais maudire les téléphones japonais, c’est de la camelote.
Walsh  : Pendant que Gary allait chercher de l’aide, je suis resté avec Howard. J’ai essayé de le ranimer. J’ai fait ce que j’ai pu. Il était trop tard quand les secours sont arrivés. Je suis navré.

Sharona : Tu te trompes de ses Adrien, la voiture est garée de l’autre coté.
Monk : Un petit instant, je voudrais voir la scène de crime.
Sharona : Ce n’est pas une scène de crime. Arrête de l’appeler comme ça.
Nathalie : Je ne comprends pas, vous avez entendu les témoins, monsieur Monk, ça me parait tout à fait clair.
Sharona : Oui, moi aussi. Il n’y a qu’à dire que c’est un accident et reprendre nos vies normales.
Monk : Reprendre nos vies normales ? Mais Sharona, il s’agit de ton oncle.
Sharona : Je le connaissais à peine, je ne l’ai vu que deux fois.

L’arrosage automatique se déclenche sur leur passage. Nathalie sort un mouchoir et le donne discrètement à Monk.

Monk : Oh mon Dieu ! Regardez mon pantalon … mon pantalon …
Sharona : Oh, arrête de pleurnicher, c’est juste un peu d’eau. C’est bon, ça ne va pas te tuer.
Monk : Mon pantalon …
Nathalie : C’est juste un peu d’eau, ça va ! (en chuchotant) Tenez mais ne lui dites rien.

Monk : Sharona ! Tu peux t’allonger à l’endroit où on a trouvé ton oncle ?
Sharona : Non.
Monk : Nathalie, est-ce que vous voulez bien …
Nathalie : Non.
Sharona : Alors, qu’est-ce que tu en dis ?
Monk : Je crois … Je crois que je me suis trompé. Regardez, la troisième marche, elle est … elle est complètement descellée. De toute évidence, il a été déséquilibré et la tête …
Sharona : Donc, c’est un accident !
Monk : Oui.
Sharona : Aaaah ! Dieu soit loué ! Benji pourra faire des études. Je vais le prévenir tout de suite, c’est super.
Monk : Nathalie !
Nathalie : Oui.
Monk : Je peux voir le dossier ?
Nathalie : Bien sur !
Monk : Il n’est pas tombé.
Nathalie : Quoi ?
Monk : Chuuut. Regardez. Tous les clubs de golf sont encore rangés dans le sac. Il n’y en a aucun répandu par terre autour du corps. Je ne crois pas un instant qu’il était là pour jouer au golf. Il est arrivé au club house à 7 h 10 et il est mort à 7 h 30. Comment peut on arriver au quatorzième trou en vingt minutes ? Ça n’a pas le moindre sens.
Nathalie : Vous en êtes sur ?
Monk : A 72 %.
Nathalie : Vous devez lui dire.
Monk : Oui, je sais.
Nathalie : Vous allez le faire ?
Monk : Non.

Au commissariat de police. Stottlemeyer est plongé dans un dossier et ne lève pas la tête lorsque Sharona entre dans son bureau.

Sharona : Pardon, je viens me plaindre du comportement d’un de vos hommes.
Stottlemeyer : Qu’est-ce qu’il a fait ?
Sharona : Il ne m’a ni appelée ni écrit en cinq ans.
Stottlemeyer : Ah ah, Sharona Fleming ! Entrez ! Vous êtes splendide !
Sharona : Merci.
Stottlemeyer : Je laisse sur le champ le règlement intérieur qui interdit toute marque d’affection en public.
Sharona : Je suis contente de vous revoir.
Stottlemeyer : Moi aussi, je suis content.

Ils se prennent dans les bras.

Sharona : Au fait, il parait que vous avez une copine. Félicitations.

Le capitaine montre la photo de TK Jensen.

Sharona : Mais vous avez gagné à la loterie.
Stottlemeyer : C’est aussi l’impression que j’ai.
Disher : Elle est là ? Oui, c’est bien elle, aucun doute. Oh, vous êtes magnifique !
Sharona : C’est gentil, Randy.

Ils se prennent dans les bras, Randy la serre fort contre lui.

Sharona : Je suis vraiment ravie de vous revoir.
Disher : Et ? Allez y.
Sharona : Ben, non, quoi ?
Disher : Je ne sais pas, j’attends la réplique qui tue, d’habitude je fais un compliment et vous me mettez en boite.
Sharona : C’est vrai ? Je faisais ça ?
Disher : Oui, tout le temps, ou quasiment.
Sharona : Oh ça devait être affreux pour vous.
Disher : Non, je … Pour tout dire, ça me manque beaucoup. Je suis désolé de me répéter comme ça, mais vous êtes splendide !
Sharona : Merci.
Nathalie : Vous avez son casier judiciaire, Randy ?
Disher : Non, je suis désolé, je n’ai rien trouvé.
Nathalie : Et c’est quoi dans votre main ?
Disher : Oui. Tenez.
Monk : Alors, ah le voila. Voyons ça, Howard Fleming. Rien, aucun antécédent. Aucune condamnation.
Stottlemeyer : Ah, c’est à propos de votre oncle ?
Sharona : Oui.
Stottlemeyer : Oui Monk m’en a parlé. C’est triste, mes condoléances.
Sharona : Merci.
Monk : Il n’y a que deux actions en justice. En 1998, contre un yacht club de Key West où il était tombé en se faisant mal et en 2004, renversé par une voiture sur un passage piéton. Arrangement à l’amiable.
Sharona : Il était malchanceux.
Nathalie : Un peu trop peut être.
Sharona : Qu’est-ce que vous entendez par là ?
Monk : Rien de spécial, voyons. Personne n’entend rien.
Sharona : Personne n’entend rien ? Qu’est-ce que tu entends par là ?
Monk : Par là, je n’entends rien.
Nathalie : Je remarque simplement que votre oncle avait l’air de tomber très souvent.
Stottlemeyer : Il y a des gens comme ça, ils n’arrêtent pas de tomber.
Sharona : Adrien, tu y étais, non ? Tu as vu les marches, c’était un accident. Tu l’as dit.
Monk : Tout à fait, oui. Absolument, sans l’ombre d’un doute. Mais, histoire d’être bien surs, peut être que … par pur acquis de conscience, nous pourrions jeter un œil dans son appartement, afin d’être … bien, disons … surs ?
Nathalie : Ça ne coute rien.
Monk : Rien.
Stottlemeyer : Monk. Je peux vous parler une petite seconde ?

Stottlemeyer : Alors. Vous comptez aller fouiller l’appartement du tonton. Vous emmenez Nathalie et Sharona ensemble ? Je peux vous donner un petit conseil, d’un homme à homme ? Grossière erreur.
Monk : Ah oui, je le sais.
Stottlemeyer : Monk, vous êtes … comment vous dire ça ? Il se trouve que vous êtes quelqu’un de fragile. Vous le savez ? Ces femmes vont vous rendre fou, vous allez faire une dépression.
Monk : Mais oui, je le sais très bien.
Stottlemeyer : J’aime beaucoup Nathalie et j’aime aussi beaucoup Sharona. Ce sont des femmes extraordinaires. Vous êtes doublement chanceux. Mais les deux ensemble, c’est comme le sucre et le sel. J’aime beaucoup les deux mais je ne peux pas en manger en même temps parce que ça ne se mélange pas. Ces deux femmes sont totalement différentes, elles vous mettront en pièces comme deux gamins qui se disputent un paquet de gateaux.
Monk : Je sais, je suis un paquet de gâteaux depuis le début de la journée. Nathalie commence à jouer les petites divas de salon, elle réclame une meilleure paie, elle refuse de s’allonger sur le sol quand je le lui demande, je sens que je la perds.
Stottlemeyer : Et ça ne va faire que s’empirer.
Monk : Mais qu’est-ce que je peux bien faire ?
Stottlemeyer : Il va falloir en laisser une ici mon vieux.
Monk : Je ne peux pas choisir entre les deux.
Stottlemeyer : Bon, et bien faites attention.
Monk : Je peux vous appeler si ça dégénère ?
Stottlemeyer : Non.

Sharona, Monk et Nathalie sont chez Howard.

Nathalie : On dirait que tonton Howie aimait les femmes.
Monk : Comment le savez vous ?
Nathalie : Croyez moi sur parole, il aimait les femmes.
Sharona : Oh mais c’est moi, c’est ma première communion. Pourquoi il l’a gardée ?
Nathalie : Vous étiez de sa famille.
Sharona : Je l’ai rencontré deux fois !
Monk : Regardez ça.
Nathalie : Quoi, qu’est-ce que c’est ?
Sharona : Quoi ?
Monk : Je crois que ton oncle était fauché.
Nathalie : Faites voir.
Sharona : Non, non, donnez moi ça. Lâchez les, c’était mon oncle !
Monk : Calmez vous, ça va, ça va, ça va ! Je vais juste toutes vous les montrer pour que vous puissiez toutes les voir. Je déteste cette affaire.
Sharona : Ce n’est pas une affaire, c’est un accident.
Monk : Je déteste cet accident.
Nathalie : Qu’est-ce que ces coussins font dans la cuisine ?
Monk : oh mon Dieu, il était en train de s’entrainer.
Sharona : Mais à faire quoi ?
Monk : A tomber. Je suis navré, Sharona, mais ton oncle Howie m’avait tout l’air d’être un escroc.
Sharona : Oh, je t’en prie …
Monk : C’est pour ça qu’il était sur un parcours de golf. Il cherchait à simuler un accident pour pouvoir attaquer le Country Club.
Nathalie : Donc, il a voulu simuler une chute mais il est mal tombé.
Monk : Ca arrive, j’imagine que même les escrocs glissent sur des marches.
Sharona : Non, je n’y crois pas. Tu n’es pas parfait, tu peux te tromper.
Monk : Peut être, mais ce n’est pas le cas.
Sharona : C’est complétement grotesque que des coussins par terre ; tu sais ce que j’en dit, il faut qu’on continue à fouiller. Il faut qu’on retourne voir l’ancien professionnel de golf. Il a été témoin de la scène.
Monk : Non. Ca ne changerait rien.
Nathalie : Attendez une petite seconde. Pour vous, ça se résume simplement à une question d’argent ?
Sharona : Oui, bien sur, que c’est une question d’argent. Si comme le dit Adrien c’est effectivement une arnaque, je ne toucherai pas un dollar. Est-ce que vous comprenez ça ?
Nathalie : Ce n’est pas comme si vous perdiez de l’argent, vous revenez à votre point de départ, c’est tout.
Sharona : C’est-à-dire pauvre. Je veux simplement que mon fils puisse faire des études. Tout le monde n’a pas des parents milliardaires.
Nathalie : Hé, hé, hé ! Je n’ai jamais accepté un sou de mes parents.
Sharona : Hé ben, donnez leur mon numéro.
Monk : Je déteste cette affaire.

Au commissariat.

Disher : (au téléphone) Oui, je prends les déclarations sous serment et je pars tout de suite. On se retrouve en bas, d’accord ? J’arrive.
Sharona : Bonjour.
Disher : Oh, salut, qu’est-ce que vous faites là ?
Sharona : Vous êtes occupé ?
Disher : Oui, je devrais être au tribunal depuis une dizaine de minutes.
Sharona : Oh ! J’ai besoin de discuter avec quelqu’un. Et je me rappelle que je me sentais toujours mieux après avoir parlé avec vous.
Disher : C’est vrai ? Accompagnez moi jusqu’en bas. On discutera. Qu’est-ce qu’il vous arrive ?
Sharona : Adrien s’est mis en tête que mon oncle était un genre de pro de l’arnaque. On est allés chez lui, on a trouvé des coussins par terre et Adrien en a déduit qu’il s’entrainait à tomber.
Disher : Ce n’est pas bête.
Sharona : Vous trouvez ?
Disher : Pas vous ?
Sharona : Mais ça ne prouve pas que c’était un escroc. Je veux dire beaucoup de gens s’entrainent chez eux à tomber.
Disher : Dans quel but ?
Sharona : Au cas où ils tomberaient. Ca me parait logique.
Disher : Attendez, Sharona, il faut être clair. Si Monk pense que votre oncle montait des arnaques, il y a toutes les chances pour que ce soit pas loin d’être la vérité.
Sharona : Oh, vous exagérez. Adrien n’est pas infaillible. Il lui est déjà arrivé de se tromper. Rappelez vous le moniteur de ski.
Disher : Oui.
Sharona : Adrien disait que c’était lui l’assassin mais au bout du compte il s’est avéré que c’était son jumeau.
Disher : Mais non, en fait c’était lui, il n’y avait pas de frère jumeau. Il a voulu se faire passer pour son frère.
Sharona : Oui, et bien, n’empêche !
Disher : Vous connaissez ses états de service, pourquoi il se tromperait ? Justement sur l’affaire de votre oncle ?
Sharona : Parce qu’il n’arrive plus à réfléchir. Nathalie l’a monté contre moi.
Disher : Pourquoi elle ferait ça ?
Sharona : Parce qu’elle est jalouse. Adrien me préfère à elle.
Disher : Il vous l’a dit ?
Sharona : Non, mais je le sens bien. Une femme arrive à sentir quand elle plait à quelqu’un.
Disher : Vous êtes sure ?
Sharona : Absolument.

Plus tard, Sharona a rejoint Monk et Nathalie.

Sharona : Ah ! Perry Walsh au 904. Où vous allez ?
Nathalie : Neuvième étage.
Sharona : L’ascenseur est là.
Nathalie : Monsieur Monk prend toujours l’escalier.
Sharona : Je sais bien qu’il prend toujours l’escalier mais avec moi, il prend l’ascenseur. C’est bon pour lui.
Nathalie : C’est gentil à vous mais je ne veux pas le mettre mal à l’aise. Venez, monsieur Monk.
Sharona : Oui, mais il faut parfois le bousculer un peu, sinon il ne progressera jamais.
Nathalie : Je ne suis pas son psychiatre, je suis son assistante.
Sharona : Alors, assistez le au lieu de céder à ses moindres caprices.
Nathalie : Très bien, faisons un compromis. Il y a neuf étages, prenons l’ascenseur jusqu’au quatrième et montons le reste à pied.
Monk : Oui, c’est équitable.
Sharona : Pourquoi on ne monterait pas jusqu’au cinquième pour faire le reste à pied ?
Monk : C’est aussi une idée.
Sharona : Vous le traitez comme un gosse.
Nathalie : Ce n’est pas un enfant.
Sharona : Je n’ai pas dit que c’était un enfant, j’ai dit que vous le traitiez comme un enfant.
Nathalie : Pas du tout, je l’encourage.
Sharona : Vous ne l’encouragez pas, au contraire, vous le …
Monk : Voila ce que je vous propose. Nous allons prendre l’ascenseur jusqu’au dix huitième étage et ensuite nous descendrons neuf étages à pied. Ainsi, tout le monde se sentira bien minable.

Ils arrivent chez les Walsh, exténués.

Nathalie : Madame Walsh, navrée de vous déranger. On tombe mal, peut être ?
Carolyn : Non, tout va bien, je faisais un peu d’exercice.
Sharona : Nous souhaitons voir votre mari.
Carolyn : Je vous en prie, il est dans la cuisine, je vais le prévenir.
Nathalie : Merci.
Carolyn : Est-ce que ça va ?
Monk : Oui, oui. Ce sont les neuf étages qui …
Carolyn : L’ascenseur est en panne ?
Monk : Non, non. Je ne comprends toujours pas ce que nous faisons là. Nous avons déjà parlé à cet homme.
Sharona : Il faut le réinterroger. Il était là et il a vu l’accident.
Nathalie : Ce n’était pas un accident.
Sharona : C’était un accident.
Monk : C’est reparti.
Walsh  : Monsieur Monk ?
Monk : Bonjour, vous vous souvenez surement de Sharona et Nathalie. Enfin, je veux dire Nathalie et Sharona.
Nathalie et Sharona : Bonjour.
Walsh  : Quelle belle surprise. Je vous sers quelque chose ?
Monk : Non, c’est gentil. Sans façon. Nous avons encore des questions à vous poser au sujet de l’incident. Nous pensons que monsieur Fleming a peut être fait exprès de tomber.
Walsh  : C’est vrai ?
Sharona : C’est seulement une théorie.
Monk : Le matin en question, est-ce que vous avez vu monsieur Fleming en train de jouer le moindre coup de golf ?
Walsh  : Maintenant que vous me le dites, non, je n’en ai pas le souvenir.
Sharona : Mais il est quand même tombé. N’est ce pas ? Je veux dire vraiment tombé, sans faire semblant.
Walsh  : J’étais à plus de cinquante mètres, ça m’a eu l’air plutôt vrai. Après, c’était peut être un bon comédien.
Monk : (en toussant) Finalement, je veux bien un petit peu d’eau.
Walsh  : Bien sur. Je reviens tout de suite.
Nathalie : Ce n’est pas bien de faire ça.
Sharona : Ca ne veut rien dire.
Nathalie : Arrêtez.
Monk : Du calme ! chuuut !
Nathalie : Vous n’aviez pas à dire ça.
Monk : Calmez vous. Venez voir ça. Sa femme est amatrice de romans.

Il les entraine près d’un meuble dont on voit les étagères.

Monk : Elle lit la passion d’Erica. Comme vous le voyez, c’est une série, volumes 1, 2, 3, 5, 6, 7, 8, 9, 10. Où est le volume quatre ? Je vais vous dire où il est. Chez ton oncle, dans son appartement. Il était posé sur la table près du canapé. Elle a du l’oublier. Ils avaient une liaison.
Sharona : Quoi ?
Nathalie : Oncle Hawie ? Vous croyez qu’il est au courant ?
Monk : Non seulement il est au courant mais il a voulu y remédier. Il a tué ton oncle.
Nathalie : Quoi ?
Sharona : Oh ! Mais c’est une manie !
Monk : Réfléchis ! Howard couchait avec Carolyn Walsh. Quelles sont les probabilités pour que son mari assiste à l’accident fatal ? Elles sont infimes. C’est virtuellement impossible.
Nathalie : Mais il n’était pas seul, le caddie était avec lui.
Sharona : Oui, il a assisté à la scène.
Monk : C’est toute la beauté de la chose. C’était un plan parfait.
Sharona : Désolée, je ne comprends rien.
Monk : Je vous expliquerai.
Sharona : Non, non. Je veux que tu me le dises immédiatement. Dis « Voilà ce qui s’est passé ».
Monk : Mais il est juste à coté.
Sharona : Viens par là. Dis « Voilà ce qui s’est passé ».
Monk : Voilà ce qu’il s’est passé. Walsh savait que sa femme le trompait. Il avait trouvé une lettre ou entendu un coup de fil. Enfin, il était au courant, mais il n’a rien dit. Il a gardé le secret et il s’est mis à élaborer sa vengeance.
Walsh  : J’ai du jus d’orange, si vous préférez.
Monk : C’est très bien.
Nathalie : Ce sera parfait, merci.
Sharona : Vas y ! Continue !
Monk : Non, il est dans la pièce à coté.
Sharona : Bon d’accord, viens par là. Entre la dedans.
Monk : C’est hors de question.
Sharona : Tais toi !

Sharona les pousse dans un placard de l’entrée. Ils s’y enferment tous les trois.

Sharona : Continue !
Monk : Comment veux tu que je te dise ça, pas dans un placard.
Sharona : Si, tu peux le faire. Dis moi ce qu’il s’est passé. Dépêche toi.

Monk raconte en accéléré ce qu’il s’est passé.

Monk : …  On peut sortir maintenant ?
Sharona : Quoi, non, non, non, reviens ? Je n’ai rien compris.
Nathalie : Et moi non plus. Recommencez tout plus lentement.
Monk : Oh mon Dieu ! L’idée venait de Walsh. Il est allé trouver ton oncle avec un plan pour arnaquer le Country Club. Howard devait faire semblant de tomber sur les marches. Walsh servirait de témoin irrécusable. Ils attaqueraient en justice et empocheraient une fortune. Walsh devait savoir que Howard était sur la paille. Il savait qu’il ferrerait sa proie.
Sharona : Non, reviens par ici.
Monk : Où est-ce que j’en étais.
Nathalie : Il a ferré sa proie.
Monk : Ce matin la, ton oncle était sur le green. Il avait pris position comme convenu. Pendant ce temps la, Walsh s’était assuré que le caddie et lui étaient assez proches pour tout voir. Pour ton oncle, ce n’était qu’une petite arnaque mais Walsh avait d’autres idées en tête. Est-ce qu’on peut au moins entrebâiller la porte ?
Sharona : Continue.
Monk : Le caddie est allé chercher de l’aide, ce qui laissait Walsh seul avec ton oncle. Le plan était parfait, deux témoins, Walsh lui-même et son caddie avaient vu ton oncle chuter dans l’escalier. Personne ne pouvait penser à un meurtre. Terminé. Est-ce qu’on peut ouvrir la porte ?

C’est Walsh qui ouvre la porte lui-même et les surprend dans le placard.

Monk : Ca va ? Nous visitions un peu la maison. Est-ce que c’est du chêne ?
Nathalie : Monsieur Monk, il sait que nous savons.
Walsh  : Je crois qu’on en a fini.

Plus tard, au commissariat.

Monk : Est-ce que ça va ?
Stottlemeyer : J’attends seulement que les hurlements se calment.
Monk : Il n’y a pas de hurlements.
Stottlemeyer : Ceux à l’intérieur de ma tête. Vous étiez dans un placard, à son domicile. Alors qu’il se trouvait juste à coté et qu’il a à priori tout entendu. Pourquoi est-ce que vous n’avez pas quitté l’appartement ?
Monk : Mais j’ai essayé, je leur ai dit de parler moins fort mais j’ai été retenu contre mon gré.
Stottlemeyer : Il suffisait de sortir de chez lui. Vous pouviez parler dans l’ascenseur.
Sharona : Il ne prend pas l’ascenseur.
Stottlemeyer : Bien ! donc, l’affaire est à l’eau parce que vous l’avez mis au courant. Je viens de lui parler au téléphone et j’étais en face d’un mur, tous ses avocats sont sur le coup.
Nathalie : Et pour ce qui est de sa femme ?
Stottlemeyer : Elle ne dit rien, elle non plus.
Nathalie : Certainement parce qu’il l’a menacée.
Stottlemeyer : Si c’est un homocide et je crois que vous avez raison parce que c’est toujours le cas, nous ne pouvons rien faire. Nous n’avons rien ! Nous n’avons aucune preuve matérielle !
Nathalie : Pourquoi vous me regardez ? Ce n’est pas ma faute.
Sharona : Qu’est-ce que ça veut dire ?
Nathalie : Rien du tout.
Sharona : Vous allez me mettre ça sur le dos ?
Disher : Oh, attendez une minute, ce n’est pas sa faute. C’est vrai, son oncle est mort. Elle a le droit de poser quelques questions.
Stottlemeyer : Non, Randy, vous n’y étiez pas.
Disher : Vous non plus !
Stottlemeyer : Non, effectivement mais …

Ils se mettent à parler tous en même temps, sauf Monk qui les regarde puis s’en va.

Stottlemeyer : Monk, qu’est-ce que vous en dites ? Monk !

Monk : Taxi ! Vous êtes en service ?
Taxi : Oui.
Monk : Merci.
Taxi : On va où ?
Monk : J’ai 52 $ sur moi. Ca peut me conduire jusqu’où ?
Taxi : Je ne sais pas, on verra bien.

Plus tard, chez Monk.

Sharona : (au téléphone) D’accord. Oui. On vous prévient si on a du nouveau.
Nathalie : C’était le capitaine ?
Sharona : Randy.
Nathalie : Alors, qu’a-t-il dit ?
Sharona : Rien de neuf.
Nathalie : Il n’a pas pu aller bien loin, il ne peut pas se passer de l’oreiller de Trudy.
Sharona : Ni de sa brosse à dents rouge vermillon.
Nathalie : Ni de tout son kit dentaire.
Sharona : Ni de sa machine qui imite la corne de brume.
Nathalie : Non, celle la, elle est tombée en panne et on ne fabrique plus le modèle.
Sharona : C’est vrai ? Qu’est-ce que vous avez fait ?
Nathalie : J’ai acheté une corne de brume dont j’ai enregistré le son sur une cassette.
Sharona : (en riant) oh mon Dieu !
Nathalie : (en riant) Si c’est vrai, je vous jure que je garde une corne de brume dans mon garage.
Sharona : Je ne sais pas comment vous pouvez le supporter et je ne sais pas non plus comment j’ai pu le supporter. Enfin, si je sais. Parce que je l’aime. C’est le meilleur travail que j’ai jamais décroché. Chaque jour était une aventure. Sauf que, bien entendu, les aventures c’est jamais drole au moment où on les vit.
Nathalie : Je vous fais toutes mes excuses.
Sharona : Oh non, non. C’est à moi de m’excuser. J’ai complètement dépassé les bornes. Vous vous débrouillez très bien avec lui. Vous êtes d’une patience incroyable, bien plus que je l’ai jamais été.
Nathalie : Non, ça c’est pas vrai.
Sharona : Bien que sur que si ! Vous êtes une sainte.
Nathalie : Sharona, si je peux être aussi patiente avec monsieur Monk, c’est uniquement parce que vous êtes passée avant moi pour faire tout le sale boulot. Vous étiez là juste après la disparition de Trudy. Il ne sortait même plus du lit.
Sharona : J’ai l’impression que j’ai été trop dure avec lui.
Nathalie : Mais vous étiez obligée de l’être. Il était en train de sombrer et vous l’avez aidé. Moi, je n’ai eu qu’à prendre le relais.

Monk est devant la tombe de Trudy. Nathalie et Sharona le rejoignent.

Nathalie : Monsieur Monk.
Monk : Vous m’avez trouvé.
Nathalie : Vous avez passé la journée ici ?
Monk : Ca fait douze ans que je suis la.
Nathalie : Vous pouvez rentrer maintenant. Tout est réglé.
Sharona : Tu nous as vues en train de nous disputer et tu as eu peur. Nous tenons à nous excuser pour ça.
Nathalie : Oui, mais cela dit, on est aussi tombées d’accord sur le fait qu’il faut absolument coincer Walsh.
Sharona : Oui, c’est clair, je me fiche complètement de la plainte et de la fortune qu’on m’a donnée ; Il faut l’arrêter. Howard était on oncle et il avait ses défauts mais c’était quelqu’un de ma famille. Walsh ne doit pas s’en tirer.
Nathalie : On veut retourner au Country Club.
Sharona : Il y a peut être un détail qui nous a échappé.
Monk : Quel genre de détail ?
Nathalie : On ne sait pas, c’est pour ça qu’on a besoin de vous. Allez, monsieur Monk, venez. Rentrons, on va vous préparer un bon diner.
Sharona : Le jeudi, c’est toujours une tourte au poulet ?
Monk : Pourquoi ? Qu’est-ce qu’on t’a dit ?
Sharona : Rien, je ne sais même pas pourquoi j’ai posé la question.

Grace à Sharona, ils s’introduisent discrètement dans le bureau de Walsh au Country Club. Walsh les surprend et écoute leur conversation.

Sharona : Même périmée, une carte peut toujours servir.
Nathalie : Par où on commence ?
Monk : Je vais vous dire ça. Par la. Ce tiroir est fermé.
Sharona : Laisse moi faire.
Nathalie : Vous avez appris ça où ?
Sharona : Je suis autodidacte.
Monk : Une batterie de portable. (Il repense à Gary dont la batterie du portable Fujikawa était morte). Elle provient du téléphone du caddie. Walsh a certainement remplacé la batterie. Le matin du meurtre, il a du subtiliser le portable de son caddie et glissé une batterie vide à la place de celle-ci. Il fallait qu’il s’assure que l’autre ne puisse pas appeler les secours.
Sharona : Mais alors, c’est une preuve ?
Monk : Non, il pourrait trouver une explication. A moins que …
Nathalie : Quoi ?
Monk : Le portable du caddie, si la nouvelle batterie est toujours à l’intérieur, il devrait y avoir les empreintes de Walsh dessus, ce sera plus compliqué d’expliquer ça.
Sharona : Il faut qu’on retrouve le caddie.
Un client : Ah, monsieur Walsh !
Nathalie : Mon Dieu, il est la. Il faut l’empêcher d’aller voir le caddie avant qu’on ait mis la main dessus.

Walsh s’enfuit, ils se suivent en courant. Nathalie et Sharona prennent une voiturette. Walsh s’arrête et frappe Monk qui tombe.

Monk : Walsh ! Tout est fini, monsieur Walsh ! Oh mon Dieu !
Nathalie : Ca va monsieur Monk ?
Monk : (à terre) Laissez le partir. C’est terminé, il a gagné la partie.
Nathalie : Non, il n’en est pas question.

Walsh  : Gary ! Ton portable ! J’en ai besoin !

Sharona : Plus vite !

La voiturette arrive à la hauteur de Walsh, Sharona lui saute dessus. Nathalie vient l’aider à maitriser Walsh et l’assomme.

Monk : Très bien ! Parfait, on l’a eu ! Bravo à nous ! Je restais derrière pour lui couper toute chance de fuir. Bon, allez. On va le voir ce caddie ? Allez, dépêchez vous, on ne mollit pas. Venez, hé ben alors, vous venez ?
Nathalie : Allons y !

Gary : Joli, magnifique.
Monk : Monsieur Hanks.
Nathalie : Il nous faut votre téléphone.
Gary : Mon téléphone ?
Nathalie : La police vous le réquisitionne quelques temps.
Gary : Comment ça, la police le réquisitionne ?
Nathalie : C’est une longue histoire.
Monk : N'ayez crainte, les autorités vous en fourniront un en échange.
Sharona : Adrien ! Tu avais raison. C’était mon oncle. Je sais bien qu’on s’était vus seulement deux fois mais c’est déjà bien suffisant. Je crois que j’aurai ….  Haaaa !

Sharona tombe et se fait mal au bras.

Monk : Sharona !
Nathalie : Est-ce que ça va ?
Sharona : Non. Je crois que je me suis cassé le bras.
Gary : Oh ce n’est pas vrai ! Ils n’ont toujours pas réparé cette foutue marche !
Sharona : Oh c’est mon jour de chance ! Benji va pouvoir aller en fac ! Aïe ! Aïe ! oh !

Sharona peut enfin rentrer chez elle, le bras dans un plâtre.

Nathalie : Vous ne voulez vraiment pas que je vous reconduise ?
Sharona : Non, j’ai un ami qui passe me chercher.
Monk : Sharona ! j’ai été heureux de te revoir.
Sharona : Moi aussi, patron. Je dois reconnaitre que je vais pouvoir dormir tranquille maintenant. Pour tout te dire, je me faisais beaucoup de souci pour toi, mais aujourd’hui, c’est terminé. Tu es entre de bonnes mains.
Nathalie : Merci.
Sharona : Ah, voila mon chauffeur.
Monk : Bien.
Sharona : Allez prépare toi. C’est le moment du câlin.

Elle le serre avec un seul bras, Monk met ses bras autour d’elle. Disher sort de la voiture.

Sharona : Bon, écoute, je dois revenir dans moins de deux semaines, d’accord ? Pour m’occuper de ma plainte.
Monk : Je ne bouge pas de la.
Sharona : Oui, ça je m’en doute. Nathalie, si les choses dérapent un peu trop, n’hésitez pas à m’appeler.
Nathalie : Oui, c’est promis, je mets votre numéro en mémoire. Et faites un bon … voyage.
Disher : Salut !
Nathalie : Au revoir !
Monk : Au revoir !
Disher : Comment ça va mon cœur ?
Sharona : Bien.
Disher : Allez monte, dépêche toi.

Monk et Nathalie se regardent étonnés en voyant Disher et Sharona s’embrasser, puis ils les regardent s’éloigner avec un sourire.

 

Rédigé par mamynicky

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fairgirl  (16.02.2021 à 00:39)

Un très bon épisode et quel plaisir de revoir Sharona. Il fallait bien évidemment créer une tension entre elle et Natalie ce qui avait de quoi faire péter un boulon à tout le monde. L'enquête était bien organisée avec un dénouement assez inattendu.

Sinon, quel plaisir de voir Sharona et Randy ensemble ! En même temps ils se chamaillaient tellement, c'était forcé...

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Merci aux 2 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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