8.09 – Joyeux anniversaire, Monk !

Dans un immeuble de bureaux vides pour la nuit, un homme d’entretien s’occupe du nettoyage des locaux. Il surprend un cambrioleur qui le tue en le faisant tomber dans la broyeuse des ordures.
Nathalie et Monk se dirigent vers le bureau du capitaine Stottlemeyer où tout le commissariat s’est regroupé pour faire une surprise à Monk.
Nathalie : Une montre, alors ?
Monk : J’en ai déjà une.
Nathalie : Il y a des gens qui en ont deux, vous savez ?
Monk : Que voulez vous que je fasse de deux montres ? C’est ridicule. Quand on en a une, on sait toujours l’heure qu’il est mais si on en a deux on n’est jamais sur.
Nathalie : Mais, monsieur Monk, il vous faut un cadeau, c’est votre anniversaire.
Monk : Arrêtez de me le rappeler.
Nathalie : Et pas n’importe lequel, 50 ans, c’est une étape.
Monk : Attendez, vous ne comprenez pas
Disher : (chuchotant) Attention, il arrive.
Monk : Si vous m’offrez un cadeau, il faudra que je fasse semblant de l’aimer et puis je devrai vous remercier et penser à vous rendre la pareille. C’est un cauchemar, un pur cauchemar. Où est-ce qu’ils sont tous passés ?
Nathalie : Ils sont surement dans le bureau du capitaine, il a dit que l’affaire était importante.
Monk : Où sont les gobelets ?
Nathalie : Quels gobelets ?
Monk : Ben les gobelets et les assiettes en carton. Hier, il y avait toute une pile posée ici.
Nathalie : Je ne sais pas. On est en retard, dépêchez vous.
Monk : Attendez un instant. Une minute.
Nathalie : Qu’est-ce que vous faites ?
Stottlemeyer : C’était couru d’avance.
Monk : Pourquoi le capitaine voulait me voir ?
Nathalie : Je vous l’ai dit, il y a eu un double homicide à Marin County.
Monk : Vous aviez parlé d’un triple homicide.
Nathalie : Non, non, je ne crois pas.
Monk : Si, si, je m’en souviens, vous avez dit triple homicide, que s’est il passé, un des morts s’est porté mieux d’un coup ? (en chuchotant) Vous avez préparé une fête surprise en mon honneur !
Nathalie : Voyons, monsieur Monk, pas du tout. Je sais que vous détestez les surprises.
Monk : Bien essayé, Teeger !
Nathalie : Oui, d’accord monsieur Monk, c’est vrai, on vous a fait une petite surprise, alors essayez au moins de jouer le jeu.
Monk : Je n’en ai pas envie.
Nathalie : Allez s’il vous plait, tout le monde a participé. On prépare ça depuis des semaines.
Monk : Non, je ne peux pas, je ne peux pas faire ça. Je hais les anniversaires.
Il s’en va, Nathalie court derrière lui.
Disher : Comment il a deviné ?
Stottlemeyer : Vous vous attendiez à quoi ? Vous êtes devant le meilleur flic du monde, les gars.
Ils se rendent dans l’immeuble où a eu lieu le meurtre de l’ouvrier d’entretien. Ils sont rejoints par le capitaine Stottlemeyer et Disher.
Nathalie : Non, non, je ne jette pas l’éponge. Au contraire, je vous préviens même officiellement que je prépare une fête en votre honneur.
Monk : Surement pas, c’est hors de question.
Nathalie : Oh si ! Il y aura des tas de ballons partout et plein de gâteaux et tout le monde.
Monk : Ce n’est pas vrai ! Pourquoi ?
Nathalie : Parce que, monsieur Monk, c’est votre anniversaire. Que ça vous plaise ou non, vos amis ont envie de célébrer ce moment là avec vous. Votre venue au monde nous ravit.
Monk : Vous êtes très cruelle.
Nathalie : Oh mon dieu ! Où est le reste du cadavre ?
Stottlemeyer : Tout est là.
Nathalie : Ah bon ? Mais ça fait … Ca fait pas grand-chose.
Stottlemeyer : Il s’appelait Bradley Foster, il était chargé de la maintenance. Apparemment, il serait tombé dans le compacteur.
Disher : Un agent est parti voir s’il trouve sa voiture sur le parking.
Stottlemeyer : Il ferait bien de chercher à le couper.
Nathalie : Arrêtez, ce n’est pas drôle !
Policier 1 : Regardez, il avait un slip kangourou, ça lui fait plein de strings maintenant.
Monk : Il était certainement encore vivant lorsqu’il est tombé dans le système de broyage, les lames rotatives ont du lui arracher la colonne vertébrale et lui déchiqueter les poumons. Il a surement supplié qu’on l’épargne en poussant des hurlements jusqu’à son agonie.
Policier 1 : Capitaine, voici monsieur Paul Wellman, le gérant de l’immeuble. Il a trouvé le corps.
Stottlemeyer : Ca s’est passé à quelle heure, monsieur Wellman ?
Wellman : Vers 20 heures 30. J’ai remarqué que la porte était ouverte, ce qui était inhabituel et j’ai actionné l’interrupteur et je me suis approché. C’est à ce moment là que j’ai vu le sang qui dégoulinait. Au début, j’ai cru qu’un animal s’était fait piéger mais j’ai regardé dedans et j’ai reconnu Bradley.
Stottlemeyer : Qu’est-ce qui a du se passer ?
Wellman : Le compacteur s’est surement déréglé ou bien Bradley a du oublier d’enclencher la sécurité. Ca fait quinze ans que je travaille ici et jamais on n’a eu un accident pareil jusqu’à maintenant.
Stottlemeyer : Randy ?
Disher : Ce sera un accident quand on aura prouvé que c’en est un.
Stottlemeyer : Depuis quand il travaillait là ?
Wellman : A peu près cinq ans. C’était quelqu’un de bien.
Monk : Un instant, s’il vous plait. Vous dites que vous êtes entré et que vous avez allumé la lumière ?
Wellman : Tout à fait.
Monk : Vous êtes certain que la lumière était éteinte ?
Wellman : Absolument, je ne suis pas près de l’oublier. J’ai allumé et j’ai vu qu’il y avait du sang partout.
Nathalie : Pourquoi vous lui posez cette question ?
Monk : Je me demande qui a éteint.
Nathalie : Ah oui, c’est vrai.
Stottlemeyer : Hé bien voila qui commence à devenir intéressant. Allez les gars, bouclez le batiment et interrogez tout le monde.
Monk : Monsieur Wellman, y avait-il quelqu’un d’autre dans les locaux hier soir ?
Wellman : On a une caméra de surveillance dans le hall. J’ai visionné la vidéo, il semblerait que quelqu’un d’autre était là. Meckler, Richard Meckler.
Disher : Meckler, j’y vais.
Wellman : Il est parti vers minuit, mais ça ne veut pas dire grand-chose, il reste souvent très tard le soir.
Monk : Et quel est son travail ?
La police, Nathalie et Monk assistent à la présentation à la presse d’un nouveau produit par Meckler.
Meckler : Mesdames, mesdemoiselles, messieurs. Je m’appelle Richard Meckler. Avocat conseil en dépôt de brevets. Autant vous dire que chaque année, j’ai mon lot d’idées saugrenues et croyez moi, j’ai rencontré tous les mabouls de Californie. Mais quand Kurt Pressman est entré dans mon bureau il y a cinq mois avec cet aspirateur, le premier aspirateur autonettoyant du marché, j’ai su que je voulais être de l’aventure. Mesdames et messieurs, je vous demande d’applaudir comme il le mérite Kurt Pressman. Au travail. C’est ça, faites lui un triomphe. Encore bravo.
Monk : Un aspirateur autonettoyant. Est-ce que je rêve ou suis-je déjà au paradis ?
Nathalie : Je ne sais pas, monsieur Monk.
Disher : Où étiez vous hier soir monsieur Meckler ?
Meckler : Hier soir ? J’ai travaillé tard, jusqu’à minuit et demi.
Mme Meckler : Oui
Meckler : Tenez, prenez le mien.
Disher : Ca va, je vous remercie. Vous avez remarqué quelque chose d’inhabituel hier soir ? Vous avez vu un inconnu dans le batiment ?
Meckler : Non, personne.
Mme Meckler : Mais qu’est-ce qu’il se passe ?
Disher : Vous connaissez Bradley Foster ?
Meckler : Oui, le gardien.
Il a été tué, on a trouvé son corps dans le sous sol du batiment.
Mme Meckler : Oh mais quelle horreur.
A la réception qui a suivi la présentation.
Stottlemeyer : « Consommateurs d’aujourd’hui ». Vous écrivez pour eux ?
T.K. Jensen : C’est exact.
Stottlemeyer : L’année dernière, j’ai acheté une moto grace à votre journal. Vous lui aviez mis une note de cinq étoiles au banc d’essai.
T.K. Jensen : Et alors ?
Stottlemeyer : Elle vaut bien ses cinq étoiles. Je l’adore, du coup, je vous remercie.
T.K. Jensen : Les motos, ce n’est pas ma rubrique à vrai dire. Je suis plutôt spécialisée dans tout ce qui est robots ménagers, notamment les aspirateurs. En gros, si vous cherchez un lave vaisselle économique et doté d’un programme demi charge, c’est moi qu’il vous faut.
Stottlemeyer : TK. A quoi ça correspond la T ?
T.K. Jensen : Curieusement, ça correspond à mon prénom.
Monk : Monsieur Pressman, pardon, navré de vous importuner, je voudrais comprendre quelque chose. Comment est-ce que ça fonctionne, où va la poussière une fois qu’on l’a aspirée ?
Pressman : Le secret c’est un filtre électronique en voltage. Tout est dans la brochure.
Monk : D’accord, en vrai je n’ai pas eu de brochure, j’accompagne la police.
Pressman : La police ?
Monk : Oui, nous sommes là au sujet de quelque chose d’autre sans rapport avec tout ceci. Permettez moi de vous dire que ce que vous faites est historique. C’est une avancée aussi importante que l’invention de la roue ou du produit à vitres.
Pressman : C’est gentil, je vous remercie.
Monk : Où puis je en trouver un, non deux, en fait, j’en aurai besoin de deux.
Pressman : Il y a une liste d’attente. Je vous ferai mettre votre nom, monsieur …
Monk : Monk.
Pressman : Monsieur Monk, veuillez m’excuser.
Monk : Adrien Monk !
Pressman : Désolé d’avoir été un peu long. Soda sans sucre, désolé, c’est celui là.
Mme Meckler : Oui, c’est bien celui la.
Meckler : Merci.
Pressman : Ca se passe plutôt bien, non ?
Meckler : C’est normal, ton invention est géniale. Et tiens, je te présente monsieur Disher, il est lieutenant de police.
Pressman : Oui, j’ai appris que la police était là.
Disher : Oui.
Stottlemeyer : Tina ? Thérésa ?
T.K. Jensen : Pourquoi ça vous intéresse ?
Stottlemeyer : Parce que ça faciliterait ma tache pour retrouver vos coordonnées.
A genoux sur la scène, Monk est en admiration devant l’aspirateur. Nathalie s’approche.
Monk : Non, n’y touchez pas.
Nathalie : Ce n’est qu’un aspirateur, monsieur Monk.
Monk : Il ne faut pas toucher.
En buvant son soda, Meckler s’étouffe puis s’effondre. Disher pratique un massage cardiaque.
Mme Meckler : Richard ?
Disher : Monsieur Meckler ?
Pressman : Richard ?
Disher : Appelez les secours, il est en train de faire une attaque.
Mme Meckler : Qu’est-ce qu’il arrive ? Richard ?
Disher : Capitaine ! Capitaine !
Stottlemeyer : Laissez moi passer s’il vous plait ! Un médecin ! Trouvez moi un médecin !
Mme Meckler : Richard, mon chéri, aidez le ! Faites quelque chose !
Tout heureux, Monk passe le nouvel aspirateur dans son appartement, en dansant. Nathalie entre.
Nathalie : Bonjour !
Monk : Bonjour !
Nathalie : Vous avez pu dormir vous ? Moi, je n’ai pas arrêté de penser à ce pauvre homme qui est mort hier soir. C’était la première fois que je voyais quelqu’un faire une crise cardiaque. Ha, un nouvel aspirateur ? Vous l’avez eu où ?
Monk : Ho, hé hé. Le capitaine a rencontré quelqu’un d’un journal de consommateurs qui a accepté de me prêter le sien.
Nathalie : Ha ha, et alors ?
Monk : C’est spectaculaire. Il n’y a pas de sac à poussière, plus besoin de le vider et si on aspire une pièce, ou un petit objet par erreur, regardez. Il y a une trappe pour le récupérer. Juste là, ho je crois que je suis amoureux.
Nathalie : Hé bien, je vous souhaite tout le bonheur du monde. Le capitaine nous attend. Dépéchez vous.
Monk : Oui, d’accord.
Nathalie : Ah on va passer chez moi d’abord, j’ai oublié de prendre mon portable.
Monk : Un instant. Oh, écoutez, j’ai trouvé votre téléphone, il est dans votre sac, bizarre, non ? Bon, alors, où est-ce qu’ils sont ? Ils attendent chez vous ?
Nathalie : Allez, soyez sympa, venez avec moi, monsieur Monk, essayez, je ne sais pas, faites sepmblant d’être surpris, ce sont vos amis. Ils sont impatients de vous voir et ils vous aiment tous, ils ont envie de vous faire plaisir.
Monk : Non, je suis désolé. Je ne peux pas.
Nathalie : Pourquoi ? Expliquez moi, il doit bien y avoir une raison, non ?
Monk : D’accord, je vais vous le dire mais il ne faut pas le répéter. Je ne l’ai même pas dit au docteur Bell.
Nathalie : D’accord, c’est promis. Mon dieu, ça m’a l’air terrible.
Monk : Voila. J’avais dix ans à cette époque. Il y avait un cow-boy.
Nathalie : Un cow boy ?
Monk : Cow-boy Hank.
Nathalie : D’accord.
Monk : Il passait toutes les semaines à la télévision, c’était mon héros. Pour mes dix ans, ma mère m’a fait une surprise. Elle a engagé cow-boy Hank pour qu’il vienne à la fête, ça a du lui couter toutes ses économies. Il avait apporté une corde, un lasso.
Nathalie : Mon dieu ! Qu’est-ce qu’il a fait avec ?
Monk : Des tours. Certains des enfants de ma classe étaient venus. Cow boy Hank était drôle, il a fait ses tours devant nous et puis il est parti.
Nathalie : Il est parti ?
Monk : Oui. Dès qu’il a disparu, tous mes amis, mes soi-disant amis sont rentrés chez eux. Ils ne sont pas restés pour le gateau et pour le reste. Ils se fichaient totalement de moi, ils étaient venus voir cow-boy Hank.
Nathalie : C’est tout ? Tout le monde est parti. C’est ça votre histoire ?
Monk : Oui.
Nathalie : Je vais vous organiser une fête de malade.
Monk : Quoi ?
Nathalie : Ce sera la plus grosse fiesta de l’année. Tout le monde s’en souviendra, on va danser jusqu’au bout de la nuit.
Monk : Mais je ne peux pas faire la fête, Nathalie. Pas après ce qu’il s’est passé.
Nathalie : Arrêtez, c’est l’histoire la plus stupide que j’ai jamais entendue. C’est une excuse vraiment minable. Tout le monde est parti ?
Monk : Mais c’est un vrai traumatisme.
Nathalie : C’est profondément débile. J’ai vécu pire que ça, tout le monde a vécu pire que ça. Attendez, pourquoi vous ne pouvez pas le raconter au docteur Bell ?
Monk : Parce qu’il ne saurait pas comment gérer ça.
Nathalie : Je vais vous organiser une fête de malade. Je vous le jure. Et vous l’aurez votre surprise.
Monk : Ho, ho, ho ! Je l’aurai ma surprise ? Vous n’arriverez jamais à me surprendre.
Nathalie : Ho ho ? Vous croyez que je ne suis pas assez intelligente ? Alors, là, vous l’aurez votre fête. Ca peut vous tomber dessus n’importe quand, n’importe où.
La police enquête chez Bradley Foster.
Disher : On cherche quoi exactement ?
Stottlemeyer : Je n’en sais rien. On a balancé ce pauvre homme dans un compacteur, il doit bien y avoir une raison, non ? Il vivait là depuis quand ?
Disher : Depuis onze ans. J’ai une souris débranchée et une multiprise mais pas d’ordinateur.
Stottlemeyer : Et moi, une boite à outils dans laquelle manquent plusieurs outils. On dirait bien que quelqu’un est passé se servir dans l’atelier avant nous. Tiens ! Merci d’être venue. Où est votre patron ?
Nathalie : Dans le hall, il ne peut pas venir, il croit qu’on a fait une fête pour son anniversaire.
Stottlemeyer : C’est bon, Monk, vous pouvez entrer ! Merci d’être venu. Quelqu’un a du passer avant nous. L’ordinateur et quelques outils ont disparu. Vous pouvez regarder ce qu’il y a dans ce placard ?
Monk : Ha ! Non, sans façon. Je vous remercie.
Stottlemeyer : Je vous demande pardon ?
Nathalie : Vous croyez qu’il y a quelqu’un la dedans ? Que 50 personnes sont cachées à l’intérieur avec des cotillons et des ballons pour vous faire une surprise ?
Stottlemeyer : Pardon, mais je me permets juste de vous rappeler que la personne qui vivait ici a trépassé il y a tout juste deux nuits et a été écharpée par un compacteur ?
Nathalie : Ca a du être une sacrée surprise.
Stottlemeyer : Je sais qu’elle a l’intention de vous organiser une fête et … qu’elle y arrivera.
Monk : Non.
Stottlemeyer : Mais si, elle va vous piéger.
Nathalie : Je vais vous piéger.
Stottlemeyer : Mais, ceci est l’habitation de la victime d’un meurtre. Vous croyez qu’on la laisserait faire ça ici ?
Monk : Non, non, évidemment. Et c’est justement pour cette raison précise que je ne peux pas le croire. Or, puisque tout me pousse à croire de ne pas le croire, je crois en fait, que je devrais le croire.
Stottlemeyer : Nathalie, dites lui.
Nathalie : Monsieur Monk, il n’y a pas de fête.
Monk : Pourquoi elle sourit alors ?
Stottlemeyer : Parce que c’est quelqu’un de joyeux.
Monk : Elle a fait un clin d’œil capitaine, regardez la !
Stottlemeyer : Nathalie, arrêtez les clins d’œil. Écoutez, Monk …
Monk : Elle vient de le refaire :
Stottlemeyer : J’ai vraiment besoin que vous restiez concentré. Randy, dites lui tout.
Disher : Bradley Foster, diplômé du MIT en 1982. Il a travaillé dix ans à la General Electric. Et d’un coup, il a disparu de la circulation.
Stottlemeyer : Apparemment, il se serait mis à boire, il a enchainé les petits boulots quelques temps avant de finir ici comme homme d’entretien.
Monk : Ha je le savais ! Je le savais ! Des confettis ! Où sont les autres ? Allez c’est bon, les gars vous pouvez sortir, j’ai tout deviné.
Stottlemeyer : Monk, non, ce ne sont pas des confettis, c’est du papier passé à la déchiqueteuse. Regardez, la déchiqueteuse est là, vous voyez ? Ce sont des indices, vous voulez bien les reposer ? Merci. Qu’est-ce que c’est ?
Monk : Il est machouillé.
Disher : L’avocat.
Nathalie : Celui qui a fait une attaque ?
Monk : Il est venu ici.
Ils se rendent à la morgue. Monk est toujours méfiant et découvre un à un les corps dans le laboratoire.
Nathalie : Monsieur Monk, que faites vous ?
Monk : Vous ne voulez pas que je regarde en dessous, hein ?
Nathalie : Non, en effet.
Monk : Je me demande pourquoi.
Nathalie : Parce que c’est dégoutant. C’est un cadavre.
Médecin légiste : Vous aviez raison. On a fait un examen toxicologique. Richard Meckler a été assassinbé, empoisonné. On a trouvé 8 cc de sodium fluoroacétate dans son système sanguin.
Disher : Du sodium …
Médecin légiste : Fluoroacétate.
Disher : F-L … Je ferai le rapport plus tard.
Médecin légiste : Ce n’est pas un poison qu’on voit souvent, Dieu merci. Il est extrêmement toxique et il agit très vite.
Stottlemeyer : On y était, on a pu le constater.
Nathalie : Encore un meurtre. Coïncidence ?
Stottlemeyer : Je ne crois pas aux coïncidences. Très bien, faisons un peu le point. Un homme d’entretien se fait tuer, la seule personne présente dans le batiment est un avocat du nom de Richard Meckler. Dix heures plus tard, Meckler est empoisonné. Qu’en dites vous, Monk ?
Monk : Je ne crois pas non plus aux coincidences. Et d’ailleurs, je ne crois pas non plus aux surprises !
Nathalie : C’est son anniversaire demain.
Médecin légiste : Joyeux anniversaire.
Disher : Vous avez dit que le sodium fluoro …
Médecin légiste : Fluoroacétate.
Disher : … agissait très rapidement.
Médecin légiste : Tout à fait. Une fois ingéré, on décède dans les dix secondes.
Disher : C’est incroyable, je me tenais en face de lui et on était en train de discuter. Je n’ai rien vu du tout.
Monk : C’est juste. Moi non plus. Je peux faire un commentaire ? Si c’est une fête d’anniversaire je la classerais deuxième de mes pires fêtes d’anniversaire.
Le capitaine a demandé à TK Jensen de le rejoindre.
T.K. Jensen : Que se passe t’il ?
Stottlemeyer : La personne qui est morte hier a été empoisonnée. On fait une reconstitution du crime.
T.K. Jensen : Pourquoi m’avoir appelée ? Vous me soupçonnée ?
Stottlemeyer : Non.
T.K. Jensen : Vous pensez que j’ai pu être témoin de quelque chose ?
Stottlemeyer : Pas plus que ça, non.
T.K. Jensen : Alors vous cherchiez juste une excuse pour me revoir.
Stottlemeyer : Si c’était vrai, mademoiselle Jensen, si je vous avais effectivement convoquée dans le seul but de vous parler pour apprendre à mieux vous connaitre, ça relèverait de l’abus de pouvoir caractérisé.
T.K. Jensen : Certainement, oui.
Monk : Ah, Capitaine, on peut commencer.
Stottlemeyer : Randy, Nathalie, voici TK Jensen. Elle écrit dans « Consommateurs d’aujourd’hui ». Elle était présente hier soir. J’ai pensé qu’elle pourrait nous être utile.
Bonjour.
Disher : A quoi ça correspond T et K ?
Stottlemeyer : Elle invoque le cinquième amendement la dessus.
Monk : Très bien, mettons nous au travail. Capitaine, vous allez jouer le rôle de Richard Meckler. Il se tenait juste là. A cet endroit. Nathalie, vous ferez sa femme. Allez vous positionner juste à côté.
Disher : Et moi ?
Monk : Vous jouerez votre rôle.
Disher : J’aimerais mieux faire Meckler.
Nathalie : Pourquoi ?
Disher : Le rôle est plus conséquent.
Stottlemeyer : Randy, on fait ce qu’il dit.
Monk : Très bien. De mon côté, je vais faire l’inventeur. Je serai Kurt Pressman. Navré, je n’ai pas de rôle pour vous.
T.K. Jensen : Oh, ce n’est ps grave.
Monk : Bien. Je traverse toute la salle en tenant un verre de soda dans chaque main et je m’errête devant vous.
Disher : Il ne se souvenait plus lequel était sans sucre, alors, il en a bu un peu. Et la femme de Meckler aussi. Elle en boit un peu. Puis elle a donné le verre à Meckler qui s’est mis à le boire. Et cinq minutes plus tard, il mourait.
Monk : Comment l’a-t-on empoisonné ? La est la question.
Nathalie : C’était forcément dans le verre.
Disher : Non, non, désolé, c’est impossible. Rappelez vous ce qu’a dit le légiste, le poison agit en quelques secondes. Alors que la, il a bu pendant plusieurs minutes.
Monk : D’autant plus que sa femme et Pressman ont aussi bu dans le verre et eux n’ont pas été malades.
Stottlemeyer : Donc, ce n’était pas dans le verre. Il mangeait quelque chose ?
Disher : Non.
Nathalie : Je crois qu’il avait un stylo à la bouche qu’il machouillait constamment.
Stottlemeyer : Non, ce n’était pas le stylo, c’est le premier truc qu’on a vérifié, il n’y a rien dessus.
Nathalie : Dans ce cas, peut être qu’on lui a injecté le poison avec une sorte d’aiguille.
Disher : Non, je suis désolé, j’étais devant lui, j’aurais vu quelque chose. Et … une toute petite fléchette empoisonnée.
Stottlemeyer : Où serait elle passée ensuite ? Quelqu’un l’aurait vue plantée dans son cou.
Disher : Pas forcément. L’assassin l’a récupérée avant grace à un élastique attaché au bout. Il appelle cette arme un « flècherang ».
T.K. Jensen : D’où vous tenez qu’il appelle ça un « flècherang » ?
Disher : Parce que c’est un nom tout à fait logique, en tout cas c’est comme ça que je l’appellerais.
Stottlemeyer : (en chuchotant) Secouez la tête et dites c’est possible.
T.K. Jensen : Possible.
Stottlemeyer : Bien trouvé, bien trouvé, oui.
De retour chez Monk. L’aspirateur est ouvert et Monk est penché au dessus, tandis que Nathalie lit la notice d’utilisation.
Nathalie : Vous avez désactivé la sécurité enfant.
Monk : Oui.
Nathalie : Le bouton est en position on ?
Monk : Oui.
Nathalie : Le capot est-il correctement positionné ?
Monk : Correctement positionné. C’est fait. Je ne comprends pas ce qu’il a pu se passer. Il fonctionnait très parfaitement, je m’en suis servi toute la matinée. J’ai nettoyé le filtre et juste après ça ne marchait plus.
Nathalie : Vous avez nettoyé quoi ?
Monk : J’ai nettoyé le filtre.
Nathalie : Le filtre aérosol électronique à activation ionisée ?
Monk : Ben oui, je nettoie toujours les filtres.
Nathalie : Mais c’est marqué de ne pas nettoyer le filtre !
Monk : Où ça ?
Nathalie : Ici, ici, ici, ici et ici.
Monk : Oui, je l’avais bien vu, mais ça n’a pas de sens, il faut toujours nettoyer le filtre à air. Mais qu’est-ce que j’ai fait ? Qu’est-ce que j’ai fait ? Je suis désolé, terriblement désolé. Ce qu’on dit est donc vrai, les meilleurs s’en vont. Pas lui, je vous en prie, prenez moi à sa place.
Nathalie : On trouvera bien quelqu’un pour le réparer.
Monk : Mais non, personne ne peut le réparer. Il n’est même pas encore commercialisé. Hooo mais attendez, attendez, le type là, l’inventeur.
Nathalie : Kurt Pressman ?
Monk : Oui, il pourra le réparer, son adresse est inscrite au dos de la brochure – 603, Vinton Street. On peut y être en moins de vingt minutes.
Nathalie : Ah mais non, vous avez une séance avec le docteur Bell.
Monk : J’appellerai pour annuler.
Nathalie : Ce ne serait pas une bonne idée. Pas aujourd’hui.
Monk : Mais pourquoi ?
Nathalie : Parce que … vous avez l’air anxieux ces temps ci. Vous devez manquer l’enquête sur les deux meurtres, l’empoisonnement, tout ça, ce n’est pas facile à gérer. Vous frisez le surmenage.
Monk : Je n’arrive pas à le croire. Je n’en reviens pas que vous puissiez être aussi diabolique que ça. Vous avez organisé une fête surprise au cabinet du docteur Bell, chez mon thérapeute. Vous n’avez honte de rien. Décidément !
Nathalie : Ce n’est pas dans le cabinet. Ca doit se passer juste à coté, dans un bureau que j’ai loué. Tout le monde vous y attend. Il ne manque que vous, monsieur Monk, s’il vous plait, allons y. C’est l’histoire j’une heure.
Monk : Oh, je vous ai prévenue que je ne pouvais pas.
Nathalie : A cause du cow boy ?
Monk : A cause du cow boy Hank.
Nathalie : A cause d’une fête qui s’est mal passée ? D’accord, monsieur Monk, toutes mes félicitations, vous avez gagné. Vous allez passer votre anniversaire tout seul, et l’anniversaire qui suivra aussi, ainsi que tous les autres jusqu’au jour où vous mourez tout seul, dans votre coin, malheureux, oublié de tous et dans la tristesse. Sans personne près de vous.
Monk : D’accord, on va faire réparer l’aspirateur.
Plus tard, chez Pressman.
Monk : Il y a quelqu’un ?
Pressman : A l’intérieur.
Monk : Bonjour !
Pressman : Monsieur Monk, Nathalie ! J’ai déjà parlé au lieutenant Disher plus tôt dans la journée.
Monk : Oh, au fait, ce n’est pas pour ça que nous sommes là. Il est tombé en panne. Il s’est arrêté de fonctionner d’un coup.
Pressman : Comment vous n’êtes pas là pour Richard ?
Monk : Vous pouvez regarder, ça ne prendra qu’une minute.
Pressman : Je ne crois pas que je pourrai le réparer, je suis très marqué par ce qui s’est passé. C’est trop … Richard était plus que mon avocat, c’était l’un de mes plus vieux amis. Je le connaissais depuis le collège. Je ne réalise pas encore qu’il n’est plus.
Monk : Je comprends ce que vous ressentez. C’est une perte terrible et nous compatissons du fond du cœur, n’est ce pas ?
Nathalie : Oui.
Monk : Mais puisque nous sommes là, hein ?
Pressman : Il s’est arrêté d’un coup ?
Nathalie : Il a nettoyé le filtre.
Pressman : Mais il ne faut jamais faire ça.
Monk : Oui. Maintenant, je le sais.
Pressman : On l’a écrit en gros, exprès dessus. Il n’y avait pas de lettres plus grosses à l’usine.
Monk : Oui, effectivement.
Pressman : Allez, jetons un œil.
Monk : Merci, c’est gentil à vous. Merci infiniment. C’est donc ici que vous l’avez inventé et mis au point ?
Pressman : Oui, monsieur. J’ai travaillé pendant cinq ans sur le prototype.
Nathalie : Pendant cinq ans ?
Pressman : Hmmm Vous connaissez le mot de Thomas Edison : « une invention c’est 1% d’inspiration et 99 % de transpiration ».
Monk : J’ai une théorie la dessus. Je crois qu’Edison a dit ça pour s’excuser, il parait qu’il avait mauvaise odeur.
Pressman : Il me faut un cruciforme.
Monk : Vous savez, à cause de la transpiration.
Pressman : Le lieutenant m’a plus ou moins laissé entendre que vous pensiez que Richard n’était pas mort de cause naturelle.
Nathalie : On n’a pas le droit de parler de l’enquête en cours. Désolée.
Pressman : Ah, il a mentionné un autre meurtre. Vous pensez que les deux affaires pourraient être liées ?
Monk : C’est possible, oui. C’est une enquête qui suit son cours.
Nathalie : Ca, en général, c’est ce que dit monsieur Monk avant de résoudre l’affaire dans la foulée.
Pressman : C’est vrai ?
Monk : Alors, qu’est-ce que vous en dites ?
Pressman : Vous aviez raison, c’est effectivement le filtre. Je ne peux pas le remplacer tout de suite, ça va prendre deux jours.
Monk : Donc … vendredi ?
Pressman : Ce sont les obsèques de Richard.
Monk : A quelle heure ?
Pressman : A midi.
Monk : Donc vous serez rentré vers, disons … 14 h 30, ou 14 h 45 ?
Pressman : Et si je vous appelais quand j’ai fini ?
Nathalie : Ce serait parfait, merci beaucoup de nous avoir reçus aussi gentiment. Au revoir et à bientôt.
Monk : Oui, que … que Dieu vous protège et vos inventions avec.
Nathalie pousse et entraine Monk vers la sortie.
Nathalie : Voila ce que je vous propose. Ce n’est pas une vraie fête du point de vue technique, il n’y aura que Julie et moi, on viendra vous voir chez vous, vous soufflerez des bougies, on mangera un bout de gateau.
Monk : Je ne veux pas de gateau.
Nathalie : Bon, ben très bien, alors des petits biscuits. Un chacun, avec une seule bougie.
Monk : Ca fera des miettes.
Nathalie : D’accord, des biscuits en plastique et la photo d’une bougie et je vous fais la promesse qu’on ne s’amusera pas du tout.
Monk : Vous voulez savoir ce que j’aimerais ? Ce qui me ferait vraiment plaisir ?
Nathalie : Oh oui, je vous en supplie !
Monk : Que vous preniez à gauche.
Nathalie : A gauche ?
Monk : Maintenant ! Tournez, là !
Nathalie : Mais qu’est-ce qui se passe ?
Monk : Nous sommes suivis.
Nathalie : Oh la la, qu’est-ce que je dois faire ?
Le téléphone sonne.
Nathalie : C’est quoi ? Le Capitaine !
Stottlemeyer : Tout va bien ?
Nathalie : Ben non, pas trop, il y a une voiture qui nous suit.
Stottlemeyer : C’est un 4x4 noir ?
Nathalie : Oui.
Stottlemeyer : Immatriculé au Nevada ?
Monk et Nathalie : Oui.
Stottlemeyer : Gardez votre calme, on vient d’apprendre que quelqu’un avait mis un contrat de 20.000 $ sur votre tête.
Monk : Un contrat ?
Nathalie : Sur nous deux, ou juste monsieur Monk ?
On entend des coups de feu.
Nathalie : Qu’est-ce que c’est que ça ?
Monk : Ce sont des coups de feu, allez roulez, roulez !
Nathalie : Où je vais ?
Monk : Le plus loin possible des balles.
Une course poursuite s’engage. Nathalie s’engage dans un enclos commercial, Un agent de sécurité les arrête. Ils sortent de la voiture en courant. L’agent de la sécurité se fait tirer dessus.
Monk : Non, vous prenez un sens interdit.
Nathalie : Comme vous le savez ?
Monk : C’est marqué sur le panneau.
Nathalie : Où ça ?
Nathalie : Aidez nous, je vous en prie. Ils en ont après nous.
L’agent de la sécurité se fait tirer dessus et s’effondre. Monk et Nathalie s’enfuient en courant.
Nathalie : Mon Dieu ! Venez par là.
Monk : Dépêchez vous !
Nathalie : La bas, dans la benne.
Monk : Non, je ne peux pas !
Nathalie : Les toilettes !
Monk : Vous me connaissez si peu que ça ?
Nathalie : Il va falloir choisir monsieur Monk.
Monk : Je choisis de mourir.
Assaillant : Ils sont là !
Nathalie : Rentrez la dedans ! Vite, vite, vite !
Monk : Non, je ne …
Nathalie : Dépêchez vous, allez, allez !
Ils sautent dans la benne à ordures. Nathalie rabat le couvercle sur eux.
Monk : Pourquoi vous avez fermé le couvercle ?
Nathalie : Chuuut ! Parce qu’on doit se cacher.
Monk : Est-ce que je peux changer d’avis ? Je préfère les toilettes portables.
Nathalie : Chuuuut !
Quelqu’un fait rouler la benne.
Assaillant 1 : On en fait quoi ?
Assaillant 2 : Il n’y a qu’à les balancer dans la rivière.
Monk : J’espère qu’ils ne sont pas en train de parler de nous.
Assaillant 1 : Allez, sortez de là vous deux. Les mains en l’air, bien en évidence. Un dernier mot à dire ?
Nathalie : Oui, j’ai quelque chose à déclarer. Bon anniversaire, monsieur Monk.
Tout le commissariat est là. Tout le monde applaudit et rit. Nathalie saute au cou de Monk et le serre dans les bras. Monk ne peut s’empêcher de sourire.
Tous : Surprise !
Nathalie : Je vous ai eu !
Monk : Merci !
Disher : Bon sang, si vous aviez vu votre tête !
Monk : Oui, si j’avais vu ma tête …
Nathalie : Ca va ? Vous ne m’en voulez pas trop ?
Monk : Oh non, pas du tout.
Stottlemeyer : Hé, mon vieux, joyeux anniversaire !
Disher : On vous a eu par surprise alors ?
Monk : Ah, oui, oui, sacré surprise !
Stottlemeyer : Je n’en reviens pas que vous l’ayez fait entrer dans cette poubelle.
Nathalie : Vous avez été super. Vous l’avez trouvé où le 4x4 ?
Disher : A la fourrière.
Monk : C’était très drole, vraiment très drole. La poursuite en voiture, les coups de feu … Très amusant et le garde qui s’est fait tuer à l’entrée, bravo, ça avait l’air un peu vrai.
Stottlemeyer : C’était vrai, il a fallu qu’on le descende.
Disher : Ce n’était pas crédible, sinon.
Monk : Comment ça ?
Disher : (en riant) C’était du faux sang.
Stottlemeyer : (en riant) Regardez, il est là.
Monk : Je le savais ! J’en étais sur ! Bien joué mon vieux, bravo !
Nathalie : Monsieur Monk, regardez qui j’ai trouvé, votre héros. J’étais obligé de l’inviter.
Pressman : Et moi de venir ! Joyeux anniversaire.
Monk : Oui, bien sur, joyeux anniversaire.
Stottlemeyer : Hé, Nathalie, Monk, venez voir !
Monk : Ne bougez pas, je reviens tout de suite, je ne serai pas long.
Monk place une serviette sur son verre. Dès que Monk est parti, Pressman enlève la serviette et emporte le verre.
Stottlemeyer : Je vous présente l’homme qui vous a totalement bluffé. Adrien Monk, Nathalie.
Monk : Très jolie performance.
T.K. Jensen : Bonjour.
Stottlemeyer : Oh, quelle belle surprise ! Tenez (il lui tend un verre)
T.K. Jensen : Merci.
Stottlemeyer : Non, merci à vous d’être venue.
T.K. Jensen : J’aime bien vos petites fêtes. Je serais extrêmement déçue si personne ne se faisait abattre ou empoisonner.
Ils rient. Pendant ce temps, Pressman sort de l’entrepôt où est organisé la fête. Il jette les glaçons du verre de Monk et les remplace par ceux qu’il sort d’un thermos. Puis il replace le verre sous la serviette, à sa place. Monk prend son verre pour porter un toast.
Tous : (chantent autour d’un gateau avec bougies) Joyeux anniversaire …
Monk : Merci beaucoup, c’est très gentil.
Nathalie : Faites un vœu, monsieur Monk.
Monk : Non, non, ça va, je vous remercie.
Stottlemeyer : Monk, faites un vœu.
Monk : D’accord.
Monk se concentre mais ne peut s’empêcher de noter le comportement de Pressman. Il se souvient de l’avoir vu mettre sa ceinture d’outils pour examiner l’aspirateur en panne.
Monk : Vous avez desserré votre ceinture ?
Pressman : Je fais de la place pour le gateau.
Monk : Vous avez desserré votre ceinture.
Pressman : Je vous demande pardon ?
Monk : Votre ceinture d’outils. Elle n’était pas à votre taille alors vous l’avez réglée. Vous ne saviez même pas quel outil utiliser. Ce n’était pas votre ceinture, n’est ce pas ? Je sais ce qu’il s’est passé. J’ai tout compris. L’homme d’entretien, Bradley Foster, l’ingénieur diplômé du MIT. C’est lui, l’inventeur, il a montré son idée à Richard Meckler, ce qui était logique mais Meckler était avocat et travaillait dans le même immeuble que lui. Un aspirateur autonettoyant, la quatrième invention majeure depuis l’apparition de l’homme. Meckler savait qu’elle rapporterait une fortune. Vous et Meckler étaient de vieux amis, vous avez fait le coup ensemble. Il a tué Foster en le faisant tomber dans le compacteur et vous avez pris sa place. Vous vous êtes fait passer pour l’inventeur. Meckler aimait l’argent mais vous encore plus que lui. Vous vous êtes dit que vous pouviez vous passer d’associé et vous avez décidé de le tuer. Vous l’avez empoisonné pendant la réception.
Pressman : J’ai empoisonné Richard Meckler ? De quelle façon ? Vous étiez là non ? Vous aussi lieutenant, vous étiez là.
Monk : Vous lui avez apporté son verre. Le poison devait être dans la boisson.
Pressman : J’en ai bu également, vous vous rappelez ? J’ai bu dans le même verre.
A ce moment, Monk comprend et regarde les glaçons dans son verre.
Monk : Les glaçons. Les glaçons qui sont dans mon verre sont carrés. Les autres sont de forme cylindrique. Les votres également. Le poison devait être dans les glaçons.
Stottlemeyer : Je vais vous débarrasser de votre verre Monk.
Monk : C’est pour ça que vous avez pu boire dans son verre, les glaçons n’avaient pas encore fondu.
Stottlemeyer : Randy, on le menotte.
Cow boy Hank : Pas besoin de menottes.
Un lasso vient enserrer les épaules de Pressman. Un vieux monsieur, en habits de cow boy tient le lasso et le donne à Disher.
Cow boy Hank : Tiens, fiston, tu peux l’emmener.
Tous : (ils applaudissent) Bien joué !
Monk : Cowboy Hank !
Nathalie : Il était libre aujourd’hui. J’ai pu l’engager.
Cow boy Hank : Désolé pour le retard. Bon, alors, c’est l’anniversaire de qui ?
Stottlemeyer : Monk !
Monk : C’est le mien !
Cow boy Hank : Ben alors, je n’ai qu’un truc à te dire, bon anniversaire fiston !
Monk : Merci Hank.
Plus tard, lorsque cowboy Hank a terminé son numéro, il s’en va.
Cow boy Hank : Merci, merci à tous. Il est temps que cowboy Hank remonte en selle et reparte sur la route, vers son ranch du Far West. Un dernier conseil, pense à nettoyer tes éperons, fiston.
Nathalie : Ne vous inquiétez pas pour ça.
Cow boy Hank : Bien le merci, ma petite dame.
Monk : Il est super !
T.K. Jensen : Wouaw, vous ne faites jamais de pause ?
Stottlemeyer : Dites, si vous m’en laissez l’occasion, j’aimerais faire une pause avec vous. Pourquoi pas samedi soir ?
T.K. Jensen : D’accord.
Stottlemeyer : Et dimanche soir ?
T.K. Jensen : Dimanche soir aussi ?
Stottlemeyer : Oui.
T.K. Jensen : Je ne sais pas trop. On devrait peut être freiner un peu la machine.
Stottlemeyer : Ca va être un peu difficile, j’ai les freins qui ont lâché et je n’ai même pas du tout envie de ralentir mais plutôt envie d’accélérer. Ca fait des années que … Non, en fait, je n’ai jamais ressenti ça. Et je ne connais même pas votre prénom.
T.K. Jensen : C’est Trudy.
Stottlemeyer : Vous vous appelez Trudy ?
T.K. Jensen : Oui, c’est nul, j’en suis bien …
Stottlemeyer : Vous êtes sérieuse, vous vous appelez Trudy ?
T.K. Jensen : Oui.
Stottlemeyer : Ca ne pourra pas marcher.
T.K. Jensen : Quoi ?
Stottlemeyer : Disons que … Enfin, c’est une longue histoire. On va s’en tenir à TK, d’accord ? C’est joli comme tout TK.
T.K. Jensen : D’accord.
Stottlemeyer : TK, c’est bien.
Nathalie : Je vous signale que cowboy Hank est parti mais que tous les autres sont restés. Ils sont là pour vous, monsieur Monk.
Disher : On s’est bien amusés, c’était super.
Nathalie : Vous ne partez pas.
Disher : D’accord.
Monk : Nathalie, c’est le plus bel anniversaire qu’on m’ait jamais fété. Merci. Ne recommencez pas.
Nathalie : Bon anniversaire, monsieur Monk.
Rédigé par mamynicky









