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#806 : Monk et le critique

Nathalie est persuadée qu'un journaliste, qui a vivement critiqué la performance de Julie dans une pièce de théatre, est responsable d'un meurtre commis pendant le spectacle.

De son côté, Monk fait la connaissance du préposé des toilettes du théatre.

Popularité


4 - 3 votes

Titre VO
Mr. Monk and the Critic

Titre VF
Monk et le critique

Première diffusion
06.11.2009

Première diffusion en France
21.03.2010

Diffusions

Logo de la chaîne TMC

France (redif)
Mardi 27.03.2018 à 14:50

Logo de la chaîne TV Breizh

France (redif)
Mardi 08.11.2016 à 18:50

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France (inédit)
Dimanche 21.03.2010 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 18.09.2009 à 22:00

Plus de détails

Directed By: JOE PENNELLA
Written By: TOM GAMMILL & MAX PROSS


Tony Shalhoub as ADRIAN MONK
Traylor Howard as NATALIE TEEGER
Ted Levine as CAPTAIN STOTTLEMEYER
Jason Gray-Stanford as LIEUTENANT DISHER

Wade Williams as CAPTAIN WILLIS
Alex Wolff as BRIAN WILLIS
Rodney Saulsberry as FIRST PANEL MEMBER
Liz Burnette as SECOND PANEL MEMBER
David Kronenberg as WILL DELLMAN
Nick Nervies as NORMAN WALTERS
Uriah Shelton as NICKY PHILLIPS
Christina Vidal as WINONA
Maurice Compte as LUKE JOHNSTON
Rodney Eastman as DEL JOHNSTON

8.06 – Monk et le critique

On frappe à la porte d’une chambre d’hôtel.

Callie : Je n’ai plus besoin de serviettes, merci.

On refrappe. La porte s’ouvre.

Callie : Je vous dis que tout va bien.
Homme :.Bonsoir.
Callie : Qu’est-ce que tu fais là ? Tu avais dit 22 heures 30.
Homme :.J’étais impatient.
Callie : Ben entre, je t’en prie. La chambre est vraiment magnifique.
Homme :.Je savais que tu l’aimerais.
Callie : Je vais avoir besoin d’une dizaine de minutes. Je vais essayer de me faire belle pour toi. Et je dois avouer que c’est un sacré boulot. Vous les hommes, vous ne vous rendez pas compte de ces choses là. Tu sais, tu avais raison pour le balcon. C’est très sympa. La première chambre d’hotel que j’ai réservée donnait sur le parking.
Homme :.Hooo, service d’étage !
Callie : Je n’ai pas pu résister. Ils ont ce que tu préfères, des fraises recouvertes de chocolat. Il faut que tu en goutes une tout de suite, elles sont aphrodisiaques.
Homme :.Hmmmm !
Callie : Tu sais, je dois te dire, je commençais à penser que tu avais carrément honte d’être vu avec moi. Retire ton manteau, détends toi, on a toute la nuit.
Homme :.Callie, j’ai quelque chose à te demander.
Callie : C’est vrai ? Mon cœur … Mon cœur bat à toute allure, je t’assure. Tu vois, j’avoue que je l’étais un peu quand tu m’as invitée ici.
Homme :.Non. Viens dehors. Au clair de lune.
Callie : Je ne suis pas sure qu’on voit beaucoup la lune. Cela dit, à tes yeux, je brille peut être assez pour la remplacer. Ho seigneur, je dois rêver, qu’est-ce qui m’arrive ?
Homme :.Hé bien, il t’arrive ceci.

Il ouvre un écrin qui contient une bague.

Homme :.Alors ?
Ho mon dieu /
Comment tu la trouves ?
Elle est magnifique. Elle est parfaite. Tu verras, tu ne le regretteras pas. Je te le promets, je te le promets. Je suis désolée de t’avoir appelée si souvent ces derniers temps, je suis très jalouse. Mais c’est fini maintenant. Avec moi, tu seras très heureux crois moi.
Je n’en doute pas.
C’est probablement la plus belle soirée de ma vie. Je pourrais mourir tout de suite. C’est vrai, je t’assure.
C’est drôle que tu dises ça.
Mais qu’est-ce que tu fais ? Qu’est-ce que tu fais ?

L’homme la pousse par-dessus le garde corps, La jeune femme s’écrase plus bas.

Une heure plus tôt, Monk et Nathalie sont installés dans un théâtre. Nathalie lit le programme tandis que Monk se tortille dans son fauteuil.

Nathalie :  Julie Teeger aimerait entrer à l’Université de Berkeley où elle espère être diplômée en arts du spectacle. Elle remercie sa mère Nathalie, pour son inspiration de tous les jours.» Regardez, il y a même sa photo. Promis, je ne sais pas pourquoi je suis si nerveuse. Je sais qu’elle va être géniale. Elle donne des représentations depuis toujours, elle faisait de petits sketchs dans notre salon. Quand elle jouait le Magicien d’Oz, elle faisait tous les personnages et même la sorcière.
Monk : Oui. Je crois que c’est mon accoudoir et que l’autre la bas est le votre.
Nathalie :  Monsieur Monk, il faut qu’on partage.
Monk : On est où là ? En Russie ?
Nathalie :  D’accord, je vous le laisse. Il est tout à vous. Oh non ! John Hannigan est là.
Monk : Qui ?
Nathalie :  John Hannigan, le critique qui travaille pour le San Francisco Dispatch. Qu’est-ce qu’il fait là ? Il n'assiste jamais à ce genre de représentation.
Monk : Je ne sais pas.
Nathalie :  Peut être qu’il a lu l’article de Julie dans le journal de l’école.
Monk : Peut être.
Nathalie :  Vous croyez ?
Monk : Non.
Nathalie :  J’espère qu’il est de bonne humeur. Il critique à peu près tout. Cet homme est infernal.
Monk : Mais enfin, c’est son job, voyons. C’est un critique.

Un couple s’installe à coté de Monk. La dame prend beaucoup de place et s’appuie sur l’accoudoir, l’homme est en uniforme militaire et porte de nombreuses médailles. Monk fait signe à Nathalie. Monk veut récupérer l’accoudoir.

Nathalie Vous avez celui là, c’est bon.
Monk : Bonsoir.
Dame : Bonsoir.
Militaire : Est-ce que c’est votre père ? Ca vous dérangerait de changer de place tous les deux ?
Dame : Pourquoi ?
Militaire : Je voudrais le remercier pour tout ce qu’il a fait.
Dame : Tu veux bien changer de place ? Tu as un admirateur.
Militaire : Bien sur.

Le couple change de place, Nathalie se rend compte que le militaire a perdu son bras gauche, Monk s’approprie immédiatement l’accoudoir.

Monk : Merci pour ce que vous avez fait.
Militaire : Pas de problème.
Nathalie Hoooo ! Ce qu’il vous faut c’est qu’un homme sans tête s’assoit devant vous.
Monk : Oui, ou alors un gnome.
Nathalie Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : Il faut qu’on rentre ! Venez !
Nathalie Pourquoi ?
Monk : Disons que j’ai un besoin naturel. Alerte nature.
Nathalie Monsieur Monk, vous avez besoin d’aller aux toilettes ?
Monk : Chuuuut :
Nathalie Je ne bougerai pas d’ici. Ca fait presque un an que j’attends ça.
Monk : Bon, venez ! On peut être là dans vingt minutes.
Nathalie Non, non, non. Pas question, vous rigolez, Julie n’est que dans deux scènes, allez donc dans les toilettes pour hommes comme tout le monde.
Monk : Quelquefois, vous devriez vous entendre parler. Les toilettes pour hommes sont des toilettes publiques et je n’utilise jamais ce genre de toilettes.
Nathalie Je suis désolée qu’il en soit ainsi, parce que moi, je vais rester là.

Monk se lève en colère et se rend aux toilettes pour bommes. Il pénètre dans un endroit très propre où tout est parfaitement rangé et surveillé par un préposé, Gilson, qui a l’allure d’un majordome. Ce dernier l’aide à quitter sa veste.

Gilson :.Puis je vous aider monsieur ?
Monk : Oh, pardon, je cherche les toilettes des hommes.
Gilson :.Vous y êtes, ce sont les toilettes des hommes, cher monsieur.
Monk : Ce sont les toilettes des hommes ?
Gilson :.hmm mmm
Monk : Depuis combien de temps existent elles ?
Gilson :.Depuis que le théâtre a été construit, monsieur, cela remonte à 1910.
Monk : Fantastique !
Gilson :.Merci beaucoup monsieur. J’aime à penser que c’est un endroit bien qpécial, une sorte de sanctuaire, dirons nous, une sorte d’oasis dans ce désert.
Monk : Oui, mais vous avez bien une dizaine de savonnettes différentes.
Gilson :.Exactement dix, monsieur.
Monk : Exactement ! Oh magnifique !
Gilson :.Celui-ci, monsieur vient de Chine. Il vient de la Province de Gansu.
Monk : C’est extraordinaire. Hooo, puis je ?
Gilson :.Bien sur, je vous en prie. Coton péruvien, ils sont tous tissés à la main monsieur.
Monk : Hoooo, j’avoue que je ne pensais pas que des gens come vous, je veux dire, des préposés existaient.
Gilson :.Nous sommes en voie de disparition. Certains pensent que c’est un travail dégradant mais moi, ça me plait. Mon père disait toujours «Gilson, souviens toi qu’il n’y a pas de petits métiers, il n’y a que de petites gens.»

Un homme qui vient d’utiliser les toilettes, prend la serviette des mains de Monk et glisse un billet dans sa poche de chemise. Monk récupère le billet et le met dans la poche de son pantalon, mais Gilson n’est pas d’accord.

Gilson :.Je pense que c’est à moi, monsieur.
Monk : Ha oui, pardon, ce serait beaucoup plus logique.

Monk revient à sa place.

Nathalie : Vous avez fait vite, dites donc.
Monk : Oui, je suis allé en bas.
Nathalie : Quoi, ici ? Bravo monsieur Monk, félicitations. Je suis vraiment fière de vous. Comment c’était ?
Monk : C’était magique, c’était immaculé, j’aimerais être propriétaire de ce théâtre rien que pour les uitliser. J’ai deux beaux accoudoirs, j’ai des belles toilettes, Nathalie, c’est une parfaite soirée au théâtre.

Le spectacle commence.

Animateur : Bonsoir mesdames et messieurs, je vous souhaite la bienvenue sur le boulevard magique de l’enchantement. Je parle de Broadway.
Monk : J’ai peut être parlé trop vite.
Animateur : Que le spectacle commence.

Pendant le spectacle, Nathalie surveille les réactions de John Hannigan, qu’on voie en ombre chinoise dans sa loge.

Nathalie : Il s’ennuie. Il regarde sa montre. Il ne va plus s’ennuyer longtemps, ça va être à Julie.

Nathalie, attendrie, admire la prestation de Julie.

Nathalie : Elle a été formidable. Vous avez entendu cette voix, franchement, n’a-t-elle pas une voix posée ?
Monk : Oui, très, très posée.
Nathalie : Oui, une voix posée. Tenez, le voila. Il a l’air très heureux.
Monk : Il a très certainement fait un petit détour par les toilettes.

Nathalie s’approche d’Hannigan et parle plus fort.

Nathalie : Vous savez ce que j’ai adoré ? Cette jeune fille qui a chanté Away. Comment s’appelle t’elle déjà ? Julie, je ne sais plus quoi ? Ha oui. Julie Teeger ? C’est la meilleure.
Monk : Ha oui, je le pense aussi. Et ce qui est drôle c’est qu’elle porte le même nom de famille que vous ! Vous parlez d’une coïncidence ! Je crois que ça a marché ! Tiens, c’est bizarre.
Nathalie : Quoi ?
Monk : Il vient de jeter un paquet de cigarettes tout neuf et un briquet.
Nathalie : Ben peut être qu’il essaie d’arrêter.

Julie, déguisée en vieille dame avec une canne, s’approche d’eux. Elle leur parle avec une voix chevrotante. Nathalie se jette sur elle pour la prendre dans ses bras.

Julie : Excusez moi, est-ce que vous cherchez mademoiselle Julie Teeger ?
Nathalie : En effet, madame, vous l’avez vue ? Nous voulions lui dire qu’elle était belle et qu’elle a un talent fou !
Julie : Alors, comment c’était ?
Monk : HOoo tu as été géniale. Je … je dirais que tu as été … brillante.
Nathalie : Oui, chérie, c’est la vérité et cette chanson était très émouvante, on a pleuré tous les deux.
Julie : Vraiment ?
Nathalie : Oui et la scène de la maison de retraite était grandiose. C’est infernal, ça ne dure qu’une soirée.
Monk : Et pourquoi tu as encore ton maquillage ?
Julie : Parce que tout le monde a pensé que ce serait marrant d’aller à la fête habillés en costume.
Comédiens : Julie ! Tu viens ? Dépeche toi !
Julie : Oui ! Je dois y aller. Est-ce que je peux rester jusqu’à la sortie des critiques. Tout le monde reste. Maman, dis oui.
Nathalie : Je n’en sais rien. Bien !
Julie : C’est un oui ! Je t’aime. A plus tard, maman, monsieur Monk !

Un peu plus loin, Monk et Nathalie passent devant l’hotel. Le corps de la jeune femme est sur le trottoir, recouvert d’un drap.

Stottlemeyer : Ce ne serait pas … Hé, Monk ! Que faites vous là ?
Nathalie : Nous sommes allés voir Julie, le théâtre est en bas de la rue.
Stottlemeyer : Ha oui, c’est vrai, c’était ce soir. Comme ça s’est passé ?
Nathalie : Elle a été géniale. Et il n’y a pas que moi qui le pense.
Monk : Et sa voix était vraiment posée.
Stottlemeyer : Je n’en doute pas une seconde. Félicitations.
Nathalie : Merci.
Monk : Dites donc, qu’est-ce qui se passe ici ?
Stottlemeyer : Un suicide. Elle était à l’hôtel et elle a libéré la chambre plus tôt que prévu.
Monk : J’aimerais jeter un œil.
Stottlemeyer : Merci de le demander.

Monk et Nathalie sont dans la chambre de Callie, avec la police.

Monk : Qui était-ce ?
Officier : Callie Esterhaus, elle était serveuse au Winberrie’s. Elle était du coin. Elle habitait à six patés de maisons d’ici. Elle est arrivée vers 18 heures à l’hotel.
Monk : Elle était seule ?
Officier : Oui, elle était seule, c’est tout ce qu’on sait.
Monk : Deux flutes. Donc elle attendait quelqu’un.
Officier : Elle a appelé le service d’étage aux environs de 20 heures 15.
Monk : Peut être que je peux vous aider ?
Nathalie : C’est l’eau de cologne ?
Monk : Non. Merci de poser la question.
Nathalie : Vous ne sentez rien ?
Stottlemeyer : C’est probablement son parfum.
Nathalie : Non. C’est un parfum d’homme. Mon grand père en mettait tout le temps. Ca sent bon !
Stottlemeyer : Ce n’est pas moi.
Officier : Non, ce n’est pas moi.
Monk : Capitaine. Son rendez vous a du arriver plus tôt et surtout, à l’improviste. Et il l’a tuée.
Stottlemeyer : Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
Monk : Ses cheveux étaient mouillés.
Stottlemeyer : Oui. Oui.
Monk : Sur le lit, il y a une robe toute neuve, sa boite de maquillage est encore ouverte et en plus … il n’y a qu’un faux cil.
Stottlemeyer : Ha ! s’il vous plait, demandez au docteur D de voir s’il n’y a pas un faux cil sur le corps.
Officier : Bien, monsieur. Qu’est-ce qu’on fait avec ça ?
Stottlemeyer : Des fraises au chocolat.
Officier : Avec une empreinte dentaire. On pense que c’est celle de la fille.
Stottlemeyer : Ne pensez pas et mettez le tout dans un sachet. Où est passé Randy ?
Nathalie : Il est allé chercher un journal pour moi.
Stottlemeyer : Vous … Vous l’avez envoyé chercher le journal ? Mais enfin, qui êtes vous ? Le nouveau commissaire ?
Nathalie : C’est parce qu’il y aura les critiques concernant le spectacle de Julie et j’aimerais les lire.
Stottlemeyer : Randy est un lieutenant de police aux dernières nouvelles. Ce n’est pas un groom. Enfin, c’est peut être un groom. Monk, venez voir. Venez.
Monk : Oui, non. En fait, non. Non.
Stottlemeyer : Si on a poussé cette femme et on dirait bien qu’on l’a poussée, on l’a poussée d’ici. C’est la scène du crime.
Monk : Je vois très bien d’ici.
Stottlemeyer : Nom d’un chien, Monk. C’est un balcon. Il n’y a pas de danger voyons !
Monk : Pour elle, ça s’est avéré dangereux.
Stottlemeyer : Bon, elle a atterri près du store, alors on pense qu’elle devait se tenir à peu près ici.
Monk : Je pense qu’elle était de l’autre coté, près de cette plante. Il y a trois ou quatre feuilles qui manquent. Je pense qu’elle a attrapé la plante quand elle a senti qu’elle tombait.
Stottlemeyer : Oui, vous avez raison. Attendez.
Monk : Qu’est-ce que c’est ?
Stottlemeyer : Un ruban «Lasky».
Nathalie : La bijouterie Lasky, ça vient surement d’un écrin à bijou.
Stottlemeyer : Il est assez petit. Peut être une bague. Officier, pouvez mettre ça de coté s’il vous plait ?
Monk : Ha, des empreintes de pas. L’assassin était sur la pointe des pieds.
Stottlemeyer : Oui, je vois ça. Il était accroupi ou à genoux.
Monk : Une demande en mariage.
Stottlemeyer : Oui, ça a du sens. La suite à l’hotel, le service d’étage ensuite la bague. Il débarque pour la demander en mariage, il pose la question, elle refuse, il pète les plombs et paf ! il la tue.
Monk : Et donc c’est un petit ami que nous cherchons.
Stottlemeyer : Les petits amis, c’est bien, les petits amis ils sont faciles à trouver.
Nathalie : Randy !
Disher : Oui ?
Nathalie : C’est mon nournal ?
Disher : Oui. Oui. Il n’y a rien. Vous savez ce qu’on dit, si ce n’est pas aujourd’hui, ce sera demain.
Nathalie : Attendez, je peux le voir ?
Disher : Non.
Nathalie : Pourquoi ?
Disher : Ecoutez, Nathalie, c’est un critique, tout le monde se fiche de ce qu’il écrit. C’est probablement un comédien frustré de toute façon.
Nathalie : Je suis trop nerveuse. Lisez le moi.
Disher : Écoutez, ce n’est que l’opinion d’une seule personne.
Nathalie : Lisez le !
Disher : «Hier soir, à cette première, du matériel plutôt intéressant avec une certaine réserve pour les arrangements, blablabla …
Nathalie : Non, pas blablabla. Donnez le moi. Alors « … et Julie Teeger qui nous a chanté Away, cette grande balade d’interprétation est à oublier. J’ai regretté d’être là car sa performance était absolument mauvaise et mièvre. Mademoiselle Teeger me doit les quatre minutes de ma vie que j’ai perdues
Monk : Ca ne veut rien dire.

Au théâtre, les comédiens lisent également les journaux.

Comédien : Ca va ?
Julie : Oui.
Comédien : C’est un vieux crétin. Aucune importance.
Julie : Oui, je sais.

La police enquête au Winberrie’s.

Stottlemeyer : Vous étiez amie avec Callie ?
Serveuse : Callie Esterhaus ? oui, je la connaissais mais pas plus que ça si vous voyez ce que je veux dire. Elle a travaillé ici seulement deux semaines.
Stottlemeyer : Elle sortait avec quelqu’un ?
Serveuse : Je crois, oui. En ce qui concerne sa vie privée, elle était très discrète. Peut être un homme marié. Je dis ça comme ça, je n’en sais rien.
Stottlemeyer : Aurait elle mentionné un nom ?
Disher : On a trouvé un agenda dans son appartement. Elle parle d’un homme dont l’initiale est  …
Nathalie : Non, ce n’est pas vrai !
Disher : … J,  ça vous dit quelque chose ?
Serveuse : Ben peut être que son nom commence par un J ?
Stottlemeyer : Est-ce que vous avez noté ça ?
Disher : J’ai mis un point d’interrogation.
Nathalie : Mauvaise et mièvre en parlant de sa performance. Comment peut il dire une chose pareille ? C’est fou !
Monk : Je croyais que vous aviez jeté ce journal.
Nathalie : J’en ai acheté un autre.
Monk : Nathalie, vous êtes en train de vous torturer. Vous êtes carrément obsédée par cette critique.
Nathalie : C’est vous qui dites ça ?
Monk : D’accord c’est vrai, je suis obsédé mais je gère la situation. J’ai des années et des années de …
Nathalie : Ce malade dit que ma fille est à oublier ! Ma fille est tout sauf ça ! c’est vrai ou pas ?
Stottlemeyer : Excusez moi. Je suis navré de vous interrompre mais sur quel genre d’homicide vous travaillez tous les deux ? Parce que nous, on est sur le cas de Callie Esterhaus. Ca ne vous dit peut être rien ! Nathalie, oubliez un peu cet article.
Nathalie : Il a brisé le cœur de ma fille.
Stottlemeyer : Julie est forte, elle s’en remettra.
Nathalie : Il a dit qu’il fallait l’oublier.
Stottlemeyer : Hé ben, ne restez pas plantée là à vous lamenter et allez donc lui dire en face à ce, à ce … critique. Son bureau n’est pas loin. Allez y donc. Allez ! Veuillez m’excuser, elle a eu une dure journée.
Serveuse : Elle connaissait Callie aussi ?
Stottlemeyer : Oui, oui en effet.
Monk : Nathalie, enfin, voyons … Mais où elle est ?

Nathalie s’est rendue au siège du journal. Hannigan est justement en train de discuter avec Diana Phelps, la fille du patron du patron de The Dispatch ; elle porte la bague de fiançailles montrée à Callie avant le meurtre.

Diana : C’est la plus grande photo de fiançailles qu’un journaliste ait fait paraitre.
Hannigan : Je suis surpris que ton père ne l’ait pas mise en première page.
Diana : C’est ce qu’il voulait, je crois qu’il est encore plus excité que toi par ce mariage.
Hannigan : Alors ça, c’est impossible.
Nathalie : Excusez moi. John Hannigan ?
Hannigan : Ca dépend.
Nathalie : Nathalie Teeger. Ma fille, Julie Teeger était dans le spectacle que vous avez vu hier soir.
Hannigan : Si vous voulez bien m’excuser, j’embrasse ma jolie fiancée.
Nathalie : Oui, désolée. Elle a chanté Away, la ballade et vous avez écrit que son interprétation était à oublier.
Hannigan : Votre fille n’est pas quelqu’un qu’il faut oublier, non, ce que j’aurais aimé faire passer était que je souhaitais l’oublier mais hélas, la banalité, la fadeur de son interprétation, est je dois dire à jamais gravée dans ma mémoire. C’est mieux ?
Nathalie : Vous savez ce que vous êtes, monsieur, vous êtes un mufle. Les gens ont beaucoup aimé Julie. Il y en a même qui ont pleuré en l’entendant chanter.
Hannigan : Ca, je n’en doute pas une seconde. Ha, voila le déjeuner. Merci beaucoup Kevin.
Diana : Encore Winberrie’s ?
Hannigan : Oui, ma chérie, j’ai mes habitudes. Il faudra t’y faire. Cela dit, votre plainte a été prise en compte, madame Teeger. Il y a autre chose ? Qu’y a-t-il ? Qu’est-ce qui vous arrive ?

Monk, Stottlemeyer et Disher sont au commissariat.

Monk : Bon, et dans la chambre à coté, s’il y avait du monde, ils ont peut être entendu quelque chose.
Disher : J’ai vu les occupants, ils n’étaient pas là de la nuit.
Monk : Est-ce qu’il y a des empreintes sur la balustrade ?
Stottlemeyer : Oui, il y a les empreintes de la femme de ménage. Il portait sans doute des gants, il savait ce qu’il faisait.
Monk : Ha, vous voila enfin. Vous étiez où ?
Nathalie : J’ai bien réfléchi, j’ai résolu l’affaire.
Monk : Quelle affaire ?
Nathalie : Je sais qui a tué Callie Esterhaus. C’est John Hannigan, le critique.
Monk : Ho, Nathalie !
Stottlemeyer : Écoutez, nous savons tous que son article vous a mise très en colère mais ce n’est pas une raison pour accuser cet homme de meurtre.
Nathalie : Il l’a tuée. Je sais qu’il l’a tuée. Je suis allée à son bureau. Il porte la même eau de Cologne, L’eau de Cologne que nous avons sentie dans la chambre.
Disher : L’eau de Cologne, que VOUS avez sentie.
Nathalie : Et un J – J comme John. En plus il est probable qu’ils se connaissaient. Elle travaillait chez Winberrie’s. Il y mange tous les jours. C’est son restaurant préféré.
Stottlemeyer : D’accord, alors déjà pour commencer, Callie Esterhaus est morte à 20 heures 35, pendant le spectacle de Julie. Hannigan n’a pas quitté son fauteuil de la soirée. On l’a vu.
Nathalie : Moi, je vous dis qu’il a réussi à sortir, l’hotel n’est pas loin, c’est à coté. Il l’a tuée et il est rentré comme il était sorti.
Monk : Nathalie, on y était tous les deux, vous n’avez pas arrêté de regarder cet homme. Il est toujours resté dans son fauteuil.
Disher : On peut dire que c’est un bon alibi. Un théâtre plein à craquer avec à l’intérieur Adrien Monk.
Nathalie : Il l’a tuée. J’ignore comment il l’a fait, mais il l’a tuée.
Disher : C’est lui qui dit toujours ça.
Stottlemeyer : D’accord, bon. Et le mobile, vous savez ? Un mobile, vous savez ce que c’est. Monk : C’est la raison pour laquelle …
Nathalie : Oui, je sais ! Je sais très bien ce que c’est monsieur Monk. Hannigan doit bientôt se marier avec Diana Phelps, la fille du patron du journal. Si elle avait su pour Callie, elle l’aurait viré vite fait, bien fait. Et sa carrière était terminée.
Stottlemeyer : Je résume. Alors, vous voulez qu’on aille arrêter ce gars parce son prénom commence par un J ? Qu’il connait peut être la victime ?
Nathalie : J’en ai la preuve.
Stottlemeyer : Vous en avez la preuve ?
Nathalie : Oui, capitaine, une preuve en béton. Quand vous la verrez, vous saurez que c’est lui. Julie ?
Julie : Fait vraiment que je le fasse ?
Nathalie : Non. On en a déjà parlé, c’est une enquête pour meurtre. C’est très important. Eteignez vos téléphones.
Stottlemeyer : Quoi ?
Nathalie : Eteignez vos téléphones. Et si vous mastiquez quelque chose je vous demanderai de le faire en silence. Tu es prête ?
Julie : Oui
Nathalie : C’est bon. Allez, on se dépêche.

Julie met la musique et chante Away.

Nathalie : Alors ? On va arrêter ce type ou pas ?
Stottlemeyer : J’ai du louper quelque chose. Est-ce que c’est votre preuve ?
Nathalie : Mais oui ! Oui, c’est la preuve. Une personne présente dans ce théâtre, qui aurait entendu cette voix, n’aurait jamais écrit ce genre de critique. Il n’était pas là. Il ne pouvait pas être là. Ma fille est loin d’être quelqu’un qu’on oublie. Monsieur Monk ?
Monk : Nathalie, je pense que Julie a une voix extraordinaire, elle nous l’a montrée hier soir. Elle a été très professionnelle mais ce n’est pas une raison qui permet …
Nathalie : Vous ne me croyez pas non plus ? Julie, vas y, chante encore.
Monk : Non, non, non. Ca va aller. C’est bon.
Stottlemeyer : On a saisi, on a compris.
Disher : C’est très joli, très jolie voix.
Stottlemeyer : Nathalie, merci de nous avoir donné du grain à moudre.
Monk : Oui.
Nathalie : Ca va, on oublie. Désolée de vous avoir fait perdre votre temps, messieurs. Je vous salue. Viens chérie.
Julie : Je suis désolée. Ce n’était pas mon idée. Pardon.
Stottlemeyer : C’était très chouette.

Monk est chez lui, le téléphone sonne.

Monk : Allo ?
Nathalie : Monsieur Monk ? Je suis désolée de vous déranger.
Monk : Nathalie, vous allez bien ? Vous êtes où ?
Nathalie : Dans le centre ville. Je suis au poste de police.
Monk : Et qu’est-ce que vous faites la bas ?
Nathalie : On m’a arrêtée.

Au commissariat.

Monk : Je ne comprends pas. Attendez. Vous étiez dans le jardin de monsieur Hannigan ?
Nathalie : C’est exact.
Monk : En train de fouiller dans ses poubelles ? Mais enfin, que faisiez vous ?
Nathalie : Je faisais votre travail.
Monk : Nathalie ! Ce n’est qu’une critique, voyons :
Disher : Julie va bien, elle va bien.
Nathalie : Mais ce n’est pas une critique, je veux dire ce n’est pas une vraie critique, parce qu’il n’était pas la. Monsieur Monk, il l’a tuée. Je sais que c’est lui l’assassin.
Monk : Parce qu’il a critiqué votre fille ?
Nathalie : Parce que Julie a la voix d’un ange.
Stottlemeyer : John Hannigan, voici Adrien Monk, notre consultant, il travaille avec nous de temps en temps.
Hannigan : Oui, bonsoir. Je vous admire beaucoup.
Stottlemeyer : La bas, vous avez le lieutenant Disher et je pense que vous connaissez Nathalie Teeger.
Hannigan : Oui. Malheureusement.
Stottlemeyer : J’ai une bonne nouvelle. Monsieur Hannigan a très gentiment décidé de ne pas porter plainte. Vous n’aurez donc qu’un avertissement mademoiselle Teeger.
Monk : Tant mieux.
Nathalie : Moi aussi, j’ai une petite nouvelle à vous annoncer. Je n’abandonnerai pas. Jamais. Vous avez brisé le cœur de ma fille et vous avez tué cette pauvre serveuse, Callie Esterhaus.
Monk : Nathalie !
Hannigan : Maintenant j’ai tué une serveuse ? Non, mais franchement, ça devient de plus en plus pathétique ?
Nathalie : Ce qui explique votre présence dans ce théâtre. Vous n’allez jamais aux spectacles scolaires. Et que dites vous de ça ?
Monk : Ho quelle horreur !
Disher : C’est un …
Stottlemeyer : Qu’est-ce que c’est ?
Hannigan : C’est un ravioli chinois, c’est bien ça ?
Nathalie : Je l’ai trouvé dans votre poubelle. Et la, vous voyez, ce sont vos marques de dents. Et voila la fraise de la chambre d’hotel. Ce sont vos marques de dents.
Disher : En réalité, on ne peut rien relever. La fraise est trop molle et on ne peut pas faire de moule.
Nathalie : On voit que ce sont les mêmes. Monsieur Monk.
Monk : Euh …
Hannigan : C’est bon. Messieurs ne vous inquiétez pas, j’ai déjà eu à faire avec ce genre de mères. Elles sont pleines d’illusions et dans une certaine mesure très instables. C’est triste, très triste. Madame Teeger, j’ai un petit conseil à vous donner, vous devriez vous occuper de vos problèmes et arrêtez de vivre à travers votre fille, ça nous arrangera tous. J’aurais voulu rester, mais j’ai un article important à finir, alors au revoir, messieurs, madame Teeger. Vous pouvez garder le ravioli.
Nathalie : Espèce de monstre !
Monk : Hé !
Stottlemeyer : Elle n’est pas avec nous, non, pas officiellement.
Nathalie : Vous allez bruler en enfer !
Stottlemeyer : Pas officiellement.

Chez Monk.

Monk : Qu’est-ce que c’est ?
Nathalie : Un chèque de trois cents dollars. Je vous engage, monsieur Monk. Il faut que vous m’aidiez. Je n’y arriverai pas toute seule.
Monk : Hoooo je ne veux pas de ce chèque.
Nathalie : C’est gentil à vous, mais … j’y tiens beaucoup.
Monk : Il n’est pas bon. Vous n’avez pas cet argent.
Nathalie : Bien sur que si. J’ai déposé ma paie mercredi dernier.
Monk : Oui, mais il se trouve que je sais que ce chèque est sans provision. Alors, ce chèque ne vaut absolument rien.
Nathalie : Vous m’avez fait un chèque en bois ? Vous avez osé faire ça ?
Monk : Je peux vous poser la même question.
Nathalie : Non ! Non, non. C’est vous qui m’avez fait un chèque en bois en premier.
Monk : Nathalie, peu importe qui a tort ou raison. C’est tout emmêlé, voyons, un chèque ou un autre chèque. C’est comme la poule et l’œuf.
Nathalie : Quel œuf ? Où vous avez vu un œuf ? Et qu’est-ce que vous racontez ? Tenez, vous allez prendre mon chèque et vous allez travailler pour moi. Julie dit que cette critique ne l’a pas touchée mais je sais que ça l’a touchée.
Monk : Julie est une enfant. Julie s’en remettra.
Nathalie : Comment vous pouvez dire ça ? Vous ne vous êtes jamais remis de quoi que ce soit. Vous êtes encore sur ce que votre père vous a dit quand vous aviez trois ans. Les gens n’oublient jamais. Ce n’est pas donné à tout le monde de rebondir. Cela pourrait tout gâcher pour elle. Il est sorti du théâtre et il faut que j’arrive à le prouver, mais je ne peux pas le faire toute seule.
Monk : D’accord, c’est d’accord. Je vais jeter un œil. Ca ne fait rien, vous me paierez plus tard.
Nathalie : Je vous paierai quand vous me paierez.
Monk : Alors disons que l’on est quittes.
Nathalie : Ca veut dire quoi, quittes ?
Monk : Si je dois vous expliquer ça aussi, je vous paie sans doute beaucoup trop.
Nathalie : Vous ne me payez pas du tout.

Monk commence son enquête au théâtre. En entrant dans la loge de Hannigan, il a un vertige.

Nathalie : Asseyez vous, ça va aller.
Monk : Hum, Monsieur Hannigan se met toujours là ? C’est sa place ?
Directrice du théatre : Hé bien, en vérité, non. D’ailleurs c’était la première fois. Normalement, il est en bas, cinquième rang, au centre.
Monk : Alors pourquoi s’est il mis là ?
Directrice du théatre : Je n’ai pas demandé en fait. J’ai pensé qu’il voulait être un peu seul.
Nathalie : C’est très important, non ? Ca a l’air important. Pourquoi est-il venu s’asseoir ici ? C’est vraiment bizarre. Pourquoi ce siège ?
Monk : chuuut.

Monk vérifie les alentours de la loge. Puis il démonte le panneau lumineux de la sortie.

Monk : Cette lampe est cassée !
Directrice : Je n’avais pas remarqué. Je vais tout de suite prévenir la maintenance.
Monk : Tenez ça. Non, elle n’est pas grillée. Quelqu’un l’a dévissée.
Nathalie : Dévissée ? Hé ben voila, il voulait que ce couloir soit dans le noir parce que quand il est sorti, il n’y a personne qui l’a vu mettre un mannequin à sa place.
Monk : Non, non, non. Je ne crois pas, non. Je l’ai vu bouger, je l’ai vu applaudir.
Nathalie : Ben alors, il a mis une sorte de mécanique, un robot ?
Monk : Oui, peut être. Je dois me laver les mains.

Aux toilettes.

Gilson :.Monsieur Monk ! Soyez le bienvenu.
Monk : Bonjour, Gilson, puis je me rafraichir
Gilson :.Bien sur ! La manager m’a dit que vous passeriez sans doute me voir. C’est pour une grande enquête a-t-elle dit.
Monk : C’est exact, oui. Vous avez tout changé.
Gilson :.En fait, j’ai séparé le savon antibactérien monsieur.
Monk : Je vois ça. Oui, je vois ça. C’est exactement ce que je fais chez moi.
Gilson :.Quel compliment, monsieur. J’en suis ravi !
Monk : Merci. J’ai une question à vous poser. Vous savez, ce box dans le théâtre, qui est dans la mezzanine, section B ?
Gilson :.Oui, monsieur.
Monk : Vous croyez qu’une personne puisse en sortir et y revenir pendant la représentation ?
Gilson :.Je dois avouer que je l’ignore.
Monk : Il y a une sortie de secours pas loin, où est-ce qu’elle mène ?
Gilson :.Oui, je vois, cette sortie de secours mène en plein derrière le théâtre.
Monk : Derrière le théâtre. Derrière le théâtre. Ho, regardez ces serviettes, regardez ces serviettes. Vous êtes un artiste. Non, non, non. Vous êtes le Michel Ange des toilettes, Gilson.
Gilson :.Merci monsieur. Vous avez éveillé ma curiosité. Quelle est la nature de l’affaire sur laquelle vous travaillez ?
Monk : Je suis ici avec mon assistante, elle pense que quelqu’un est sorti du théâtre pendant la représentation de samedi soir, qu’il a tué une femme dans un hotel et qu’il est revenu.
Gilson :.Tué une femme ?
Monk : Oui, sa petite amie.
Gilson :.Et qu’en dites vous, monsieur ?
Monk : Eh bien, j’ai pensé que c’était ridicule au début, mais maintenant, je commence à penser qu’elle n'a peut être pas tort. Vous avez vu quelque chose le soir où on s’est rencontrés ?
Gilson :.Non, rien d’extraordinaire, mais ce n’est pas à moi qu’il faut demander. Comme vous le voyez, je n’ai pas la meilleure vue sur le théâtre.
Monk : Bien sur, mais, si quelque chose vous revient, une chose inhabituelle, voici ma carte. Donnez moi un coup de fil.
Gilson :.Bien sur, monsieur.
Monk : Au revoir, Gilson.
Gilson :.C’est toujours un réel plaisir monsieur.
Monk : Michel Ange !

Hannigan arrive dans son parking, Gilson le rejoint.

Gilson :.Monsieur Hannigan ! Bonsoir !
Hannigan : Gilson ! Mais qu’est-ce que vous faites là ?
Gilson :.Je suis désolé de vous déranger. Tenez ceci est pour vous. C’est un petit cadeau. J’ai pensé que ça vous aiderait à …
Hannigan : Il y a un spectacle ce soir, Gilson, vous avez pris un congé pour me donner ça ?
Gilson :.En vérité, je voulais vous parler à propos de samedi soir. Un policier est venu m’interroger, il s’appelle Monk.
Hannigan : Monk ?
Gilson :.Une femme a trouvé la mort à coté du théâtre.
Hannigan : Ca alors !
Gilson :.Samedi, aux alentours de 20 heures 30. Etes vous impliqué dans quelque chose ? Je ne veux pas avoir d’ennui, monsieur.
Hannigan : Ce n’est qu’une coïncidence, Gilson. Vous vous inquiétez beaucoup trop, mon vieux. Tiens, tant que vous êtes la, vous pouvez m’aider à porter quelques cartons ? On m’a demandé de les apporter à l’intérieur.
Gilson :.Bien, monsieur, j’en serai très heureux, monsieur.

Pendant que Gilson se penche au dessus du coffre de la voiture, Hannigan le frappe et en le poussant à l’intérieur, referme le coffre. Il regarde autour de lui pour vérifier qu’il n’y a personne.

Monk rejoint Stottlemeyer et Disher à l’hopital.

Monk : Comment va-t-il ?
Stottlemeyer : Plutôt mal, traumatisme grave, il a été frappé par derrière avec une batte ou une barre de fer.
Monk : Oh, non !
Disher : Des ouvriers l’ont trouvé, il était sous une bretelle d’autoroute, il était sans connaissance.
Monk : Oh : Est-ce qu’on peut lui parler ?
Stottlemeyer : Ha pas avant un bout de temps, il est dans le coma. Dites donc, comment vous connaissez ce gars la ?
Monk : Il est mon préposé aux toilettes.
Stottlemeyer : Ha ben, oui.
Nathalie : C’est John Hannigan qui l’a agressé.
Disher : Et c’est reparti, allons y.
Nathalie : Ce n’est pas une coïncidence, il travaillait au théâtre !
Stottlemeyer : Teeger, laissez tomber d’accord ? Mais vous n’allez tout de même pas imputer tous les crimes de Californie à John Hannigan ?
Monk : Dites, qu’est-ce que c’est ?
Disher : Ca ? On l’a trouvé dans sa veste.
Monk : Des chewing gum ?
Stottlemeyer : Oui, à la nicotine. Il ne fumait pas, c’est surement un petit cadeau pour quelqu’un d’autre.
Monk : Attendez, attendez. Vous allez vouloir me prendre dans vos bras, mais ne le faites pas.
Nathalie : Pourquoi ?
Monk : Vous avez raison pour Hannigan. C’est l’assassin.
Nathalie : Je le savais ! Je le savais ! Merci ! Merci monsieur Monk !
Monk : Non ! D’accord. L’homme qu’on a vu ce soir là, celui qui était assis dans le box, avait une montre. Vous vous souvenez, on l’a vu regarder l’heure. John Hannigan ne porte pas de montre au poignet. L’homme que l’on croyait être John Hannigan n’était pas John Hannigan, c’était le préposé aux toilettes. Il a pris sa place. Voila ce qu’il s’est passé : Hannigan avait besoin d’un complice, d’un pigeon. Il a piégé Gilson pour qu’il lui donne un coup de main. Il a du dire quelque chose comme « est-ce que vous pouvez me rendre un service ? « c’est un spectacle de deux heures sans entracte et j’ai besoin d’une cigarette, mais on ne peut pas me voir sortir, est-ce que vous pourriez prendre ma place pendant quelques minutes ? » Quand les lumières se sont éteintes, Gilson a pris la place de Hannigan pendant huit ou dix minutes, assez longtemps pour que Hannigan ait le temps de courir jusqu’à l’hotel, de pousser Callie par-dessus le balcon et de revenir.
Nathalie : Excusez moi, je peux dire quelque chose ? Je le savais, je le savais ! Je le savais, je téléphone à Julie.
Monk : Nathalie, on ne peut rien prouver, n’est ce pas ?
Stottlemeyer : Il a raison. Tout ce qu’on a, c’est une montre et du chewing gum à la nicotine. Hannigan va appeler son avocat, il niera tout en bloc.
Nathalie : Alors ?
Monk : Je sais. Vous avez raison. Où sont les preuves ?

Monk a une idée. Ils se rendent au journal.

Hannigan : Capitaine, j’espère que c’est important, je dois absolument rendre un article dans 37 minutes. Maintenant ça fait 36. Oh, non, pas encore elle ! Dois je demander une ordonnance restrictive ? Mais enfin, ce n’était qu’une critique, il va falloir vous en remettre.
Stottlemeyer : Monsieur Hannigan, il ne s’agit pas de cette critique, ou de ce qui est arrivé à Callie Esterhaus, il s’agit d’une affaire différente.
Disher : Venez, Julie, par ici.
Julie : C’est lui, c’est lui.
Disher : Vous êtes sure ?
Hannigan : Mais qu’est-ce que ça veut dire ?
Stottlemeyer : Ca va, mademoiselle, vous ne craignez rien. Allez y, racontez votre histoire.
Julie : Hier soir, je suis allée en ville, au Winberrie’s. J’attendais des amis et il m’a payé un verre. Un rhum-coca.
Hannigan : Quoi ? qu’est-ce que c’est que cette histoire ridicule ? Si vous croyez …
Stottlemeyer : Vous la fermez ! Laissez la finir. Allez y.
Julie : J’ai fini le verre et là, je me suis sentie étourdie avec  … vous savez, des vertiges. Et il m’a proposé de m’accompagner jusqu’à ma voiture. Je me souviens d’être arrivée dans le parking et là je me suis défendue alors il m’a attrapé le bras et il m’a poussée au sol.
Hannigan : C’est complètement grotesque, ce n’était pas moi. J’étais à la maison, d’ailleurs j’ai écrit toute la nuit.
Disher : Pourtant, son histoire colle, sa robe a été déchirée et elle a des bleus à l’épaule.
Hannigan : Je n’ai jamais vu cette demoiselle de ma vie.
Stottlemeyer : Mais elle a votre carte de visite, que vous lui avez donné.
Hannigan : Mais, je ne lui ai rien donné, Capitaine, je vous le jure. Je suis resté chez moi. Je ne connais pas cette jeune fille.
Stottlemeyer : Monsieur Hannigan, ça, c’est très important. Je veux que vous regardiez attentivement cette jeune femme. Allez y, prenez votre temps. Mais faites attention. Etes vous toujours certain que vous n’avez jamais vu cette jeune femme avant qu’elle entre ici.
Hannigan : Oui. Certain. Je peux vous le garantir, je le jure sur tout ce que vous voulez. Je n’ai jamais vu cette jeune femme de ma vie avant qu’elle entre ici.
Stottlemeyer : Hé bien je vous crois.
Monk : Lieutenant, vous avez entendu ce qu’il vient de dire ?
Disher : J’ai entendu.
Monk : Est-ce que tout le monde ici a bien entendu ce qu’il a dit ? Vous êtes tous témoins.
Julie : Maman, on peut rentrer maintenant ?
Nathalie : Oui, chérie, viens, on y va.
Hannigan : Maman ?
Monk : Monsieur Hannigan, j’aimerais vous présenter Julie Teeger. Elle était dans le spectacle dont vous avez fait la critique, samedi soir.
Stottlemeyer : Mais vous avez raté sa prestation parce que vous êtes sorti pour aller tuer votre petite amie.
Hannigan : Non.
Stottlemeyer : Si.
Hannigan : Non, cette fille n’était pas là au baisser de rideau.
Nathalie : Elle était en costume elle portait une perruque et du maquillage.
Stottlemeyer : C’est exact. Mais elle avait un solo au début du spectacle et elle était habillée de cette façon la. Vous l’auriez reconnue si vous aviez été là.
Hannigan : Je crois … Je vais appeler mon avocat.
Stottlemeyer : Oui. Il y a des téléphones chez nous, vous appellerez de la bas.

Disher l’entraine.

Nathalie : Attendez une minute, monsieur Hannigan. Votre critique ! Vous n’êtes pas près de l’oublier maintenant.
Hannigan : Ho, mais je vais …
Disher : Faites le sortir.

Chez Nathalie.

Julie : Maman, je crois que ça y est. Ca vient du bureau des admissions. Les admissions. Ouvre la, dépêche.
Nathalie : Oh non, je suis beaucoup trop nerveuse. Monsieur Monk, vous l’ouvrez.
Monk : Avec plaisir. Je vous téléphonerai pour vous dire son contenu.
Nathalie : Mais, où allez vous ?
Monk : Ben mon matériel d’ouverture de lettres est à la maison.
Nathalie : Ouvrez la tout de suite. Tenez.
Monk : D’accord, autant vous dire que ce ne sera pas parfaitement droit.
Nathalie : Ca ne fait rien.
Monk : Comme vous voulez. Je vais l’ouvrir. C’est un grand moment. El grande momento. Est-ce que vous êtes surexcitées ?
Nathalie : De moins en moins. Ouvrez la.
Monk : Vous êtes prêtes ?
Nathalie : Oui.
Monk : « Le 17 mai. Patricia Green, doyenne des admissions, département théâtre et danse. »
Nathalie : Oui, oui.
Monk : « Bâtiment administratif, 101 Montley Court, Berkeley, Californie. Neuf, huit, quatre, deux zéro. Mademoiselle Teeger » - c’est toi  - attendez, est-ce que c’est un neuf ? C’est le code postal, » 9, 8, 9, 2, 0. Ou alors c’est peut être un quatre ?
Nathalie : Lisez la. Lisez la.
Monk : Le 17 mai, ..
Nathalie : Non, la suite. Lisez la d’où vous en étiez.
Monk : « Mademoiselle Teeger, nous avons le plaisir de vous informer … »
Nathalie : Hoooo Je te l’avais dit, tu as tellement de talent. Bien sur, que tu es reçue. Hooo il faut qu’on aille fêter ça.
Monk : Non, mais où vous allez ? Attendez, enfin, excusez moi. Je n’ai pas fini de la lire. On ne s’arrête jamais en plein milieu d’une lettre. « Le 17 mai, Patricia Green, doyenne des admissions, département théâtre et danse.  Bâtiment administratif, 101 Montley Court, Berkeley, Californie. Neuf, huit, quatre, deux zéro, mademoiselle Teeger, … »

Le bruit de la porte qui se referme le fait sursauter.

Rédigé par mamynicky

 

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fairgirl  (11.02.2021 à 23:55)

Un très bon épisode avec une Natalie déchaînée. J'aime beaucoup le côté de ce personnage, frustré et en colère. Elle le joue très bien. En même temps, pauvre Julie était tellement peinée.

Le fil de l'enquêt était top et j'ai adoré la manière dont Monk piège le coupable !

cobrate  (27.03.2018 à 15:02)
Message édité : 27.03.2018 à 15:44

Monk qui repasse l'examen de police...  11 ans après le choc.... 8 ans après avoir retravailler en tant que consultant... Stressant. C'est la 1ère fois qu'il se décide à réintégrer la police ? Les alliés ne sont pas obligatoirement ceux qui le paraissent... Tiens, et un acteur de Prison Break ! Monk qui endort un ours ... enooorme^^. Voilà ce qu'il s'est passé... [Forum Saison 8]

Sinon, c'est juste hallucinant... cet épisode est rediffusé après le 8.07.... Normal...

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Merci aux 2 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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