4.07 – Monk va à la noce
Dans un hotel à Pebble Beach, Frank Ruttle, photographe, couvre un mariage.
Frank Ruttle : Parfait ! Encore une. Un beau sourire, voilà, c’est parfait. On va faire une photo de groupe. Je vais avoir besoin que vous veniez avec moi. Il me faut les demoiselles d’honneur et les témoins s’il vous plait.
Il répond au téléphone.
Ruttle : Veuillez m’excuser. (Au téléphone) Vous êtes en retard. Vous l’avez ? Il ne manque rien ? Bien. On fait comme d’habitude, d’accord ? Oui, le SPA de l’hôtel, ça marche. Dans cinq minutes.
Le photographe se rend au SPA et saisit une enveloppe sous une pile de serviettes. L’enveloppe est vide. Il reprend son téléphone.
Ruttle : Quoi ? (Au téléphone) A quoi est-ce que vous jouez exactement ? Vous croyez pouvoir me rouler comme ça ? Je vous préviens, ça vaut une augmentation. Il va falloir me rajouter un billet de dix mille dollars. Sinon, il se pourrait que le FBI reçoive un petit appel. Vous ne connaissez pas leur numéro par hazard ? Non, non, attendez, je vais plutôt demander aux renseignements. Ça pourrait … Allo ? … Je n’y crois pas !
Il rappelle mais il entend un téléphone sonner dans le SPA. Il se dirige vers l’appareil posé sur une table. Un individu le frappe et fait glisser le corps dans un bain de boue.
Au commissariat, on fête l’anniversaire de Disher.
Monk : Surprise !
Nathalie : Surprise !
Stottlemeyer : Surprise Lieutenant !
Tous : Joyeux anniversaire ! joyeux anniversaires Randy !
Disher : Merci ! Merci, c’est super ! Vous êtes tous incroyables, vraiment ! Vous vous en êtes souvenus !
Stottlemeyer : Evidemment qu’on s’en est rappelé.
Disher : Ma mère vous a téléphoné ?
Stottlemeyer : Tous les jours, depuis un bon mois.
Disher : C’est quoi ça ?
Stottlemeyer : Du cellophane. Une idée de Monk.
Monk : Oui, pour protéger le gateau. C’est plus joyeux comme ça.
Disher : Pourquoi ?
Monk : Hé bien, quand on souffle les bougies, il arrive qu’il y ait ce que l’on appelle des postillons.
Stottlemeyer : Moi je trouve que c’est plutôt une bonne idée, un bouclier anti postillons. A vrai dire, c’est même la première de vos idées que je pourrais essayer de commercialiser.
Monk : C’est gentil.
Nathalie : Faites un vœu.
Disher : D’accord.
Stottlemeyer : Vous pouvez souffler les bougies, Lieutenant.
En soufflant sur les bougies, Disher met le feu au cellophane. Il essaie de l’éteindre avec des dossiers, Stottlemeyer utilise un extincteur.
Monk : Joyeux anniversaire.
Stottlemeyer : Je vais attendre un peu avant d’investir mes économies.
Disher : Où vous allez ? Non, restez là, on va s’arranger, attendez ! Je n’ai pas besoin d’un gateau pour … pour ressentir tout l’amour que chacun de vous me porte à cette occasion.
Le téléphone de Nathalie sonne.
Nathalie : (Au téléphone) Salut ! Je pensais justement à toi. Pardon ? … Non, Roger, tu ne peux pas faire ça. … Parce que tu ne peux pas. … Mais non, je ne peux pas te remplacer comme ça. … Parce que le diner a lieu ce soir et le mariage est pour demain. … Qu’à dit ton médecin ? … Donc, elle n’a pas encore percé. … Oui c’est ça, va te faire soigner, occupe-toi de ta petite santé Roger. Au revoir. (Elle raccroche, énervée) A quoi ça sert un appendice ? A rien non ? Comme son nom l’indique c’est juste un truc qui dépasse.
Monk : Je peux faire quelque chose, sans que ça me cause des désagréments ?
Nathalie : Oui, venez avec moi demain au mariage de mon frère. Mon cavalier s’est désisté.
Monk : Un mariage ? ah non, non, non. C’est impossible, non, c’est une très mauvaise idée, pour sept raisons différentes. Non, non. Huit, il y a huit raisons pour que … Neuf ! Neuf raisons en tout. Je ne peux pas, désolé. Neuf raisons.
Disher : Moi je suis en congé demain, si vous n’avez personne d’autre sous le coude …
Nathalie : Greenburg sort toujours avec cette avocate ?
Stottlemeyer : Non, ils sont mariés.
Disher : Je n’aurai pas à louer de smoking, j’en ai un.
Nathalie : Oh et le type exhibitionniste qu’on a pincé il y a une semaine, il était mignon, non ?
Stottlemeyer : Pas assez pour éviter la prison.
Disher : Je serais enchanté de vous présenter à ma famille.
Nathalie : Ce n’est pas un rencard.
Disher : Je comprends, oui.
Nathalie : J’ai besoin de quelqu’un qui fasse tampon. Je ne peux pas affronter ma famille toute seule.
Disher : C’est parfait, je tamponne à merveille, enfin, sans arrière pensée. Sauf si vous êtes intéressée.
Nathalie : On dormira dans des chambres séparées.
Disher : Evidemment, qu’est-ce que vous croyez ?
Nathalie : D’accord, merci. Voici votre invitation, ça se déroulera à Pebble Beach.
Disher : Cool. Qui est Jonathan Davenport ?
Nathalie : C’est mon frère.
Stottlemeyer : Comme dans la pub dentifrice Davenport pour embrasser avec fraicheur.
Nathalie : En fait, il y a un truc que je ne vous ai jamais dit. C’est nous, les dentifrices Davenport.
Monk : Quoi ?
Stottlemeyer : Vous rigolez ?
Disher : Attendez une minute.
Nathalie : Quoi ?
Disher : Ça, c’est vous ?
Nathalie : Oui.
Monk : Pourquoi vous ne nous avez jamais dit ça ?
Nathalie : Si vous passiez trois minutes avec ma famille, vous comprendriez. Ce n’est pas pour rien que j’ai gardé le nom de Mitch. Je ne veux pas avoir à faire à eux ni à ça.
Stottlemeyer : J’imagine que vous devez être blindée alors ?
Nathalie : Eux le sont, ils ne me donneraient pas un rond et de toute façon je refuserais. Ça doit changer quelque chose entre nous ?
Monk : Pourquoi ça changerait quoi que ce soit ? Vous restez notre Nathalie. Vous restez la même et … et … nous, nous restons nous-mêmes.
Stottlemeyer : Et vous êtes blindée.
Monk : Davenport !
C’est la veille du mariage. La mère de Nathalie, Peggy Davenport s’occupent des préparatifs avec Karen, la wedding planner.
Peggy Davenport : Karen !
Karen : Oui, Madame Davenport ?
Peggy : Où diable est passé le photographe ? Il devait me retrouver ce matin ici.
Karen : Je n’en ai aucune ide mais je vais vous le trouver tout de suite.
Peggy : Merci. Hé ! qu’est-ce que c’est que ça ?
Karen : Les napperons pour les cocktails.
Peggy : J’avais demandé des napperons carrés. Qu’est-ce que c’est que cette chose ? C’est totalement ridicule.
Karen : Très bien, je vais rectifier ça tout de suite.
Peggy : Oui. Karen ? Qu’est-ce que c’est que ça ?
Karen : Hé bien, c’est un serveur.
Peggy : Il s’agit d’un amérindien ? d’un hippie ? Quoi ?
Karen : Je n’en sais rien.
Peggy : En tout cas, je n’en veux pas pour la réception demain. Ce serait particulièrement déplacé. Et j’ai changé d’avis pour la ratatouille, on risque de s’en mettre partout. Ça va éclabousser les invités, avertissez le cuisinier.
Elle s’approche de son mari. Nathalie et Julie, accompagnées de Disher arrivent à l’hotel.
Peggy : Ha ! je suis obligée de m’occuper de tout.
Bobby : Oui, je vois. Princesse !
Julie : Grand-mère ! Grand père !
Disher : C’est votre père ?
Nathalie : Robert Davenport. Tout le monde l’appelle Bobby.
Julie : Grand père !
Bobby : Regardez la ! oh ma chérie ! Tu vas être la plus jolie des demoiselles d’honneur.
Peggy : Bonjour mon petit cœur.
Disher : Il fait quoi ?
Nathalie : Il a hérité sa fortune.
Disher : Et votre maman ?
Nathalie : Elle s’appelle Peggy. Elle a deux hobbies, le tennis et me rabaisser sans arrêt. C’est une championne dans les deux cas.
Disher : Ils ont l’air bien.
Nathalie : Vous serez comme un poisson dans l’eau, parce que tout ce qui compte pour eux c’est bien d’avoir l’air. Quand j’étais au lycée, la seule chose qui leur importait, c’est que je trouve un bon garçon issu d’une bonne famille.
Disher : Et alors ?
Nathalie : Alors je suis sortie avec les pires mecs que j’ai pu trouver.
Disher : Genre Mitch ?
Nathalie : Aujourd’hui encore, ils refusent de mettre sa photo sur le piano.
Disher : C’est important pour vous ?
Nathalie : C’est important pour eux, et aussi pour moi. Je transpire, c’est dingue. J’ai l’impression d’être allergique à eux. C’est possible, ça ? Attendez, venez là. Il nous faut un signal.
Disher : Un signal ?
Nathalie : Disons que si je commence à paniquer je vous demande l’heure, ce sera le moment de m’emmener, de m’éloigner de mes parents.
Disher : Vous me demandez l’heure, d’accord. Allez, ne vous en faites pas.
Julie : A tout à l’heure.
Nathalie : Allez !
Peggy : Bonjour mon cœur.
Bobby : Ma chérie. Bonjour.
Nathalie : Je vous présente un de mes amis, Randy Disher.
Disher : Madame et Monsieur Davenport, c’est un plaisir de vous rencontrer. On m’a dit des tas de choses sur vous.
Bobby : Quelles choses ?
Disher : Non, non, non, pas à propos de vous en particulier. Non, à propos de vos produits. Tout spécialement le dernier bain de bouche que vous avez sorti. Je parie que vous êtes l’inspirateur de ce projet.
Bobby : Pourquoi ? qu’est-ce qu’elle a mon haleine ?
Disher : Dites, quelle heure est-il ?
Nathalie : Quoi ?
Disher : Déjà ? c’est pas vrai.
Nathalie : Non, non.
Karen : Madame Davenport exige des napperons carrés.
Employée : D’accord. On garde la même couleur ?
Karen : Tout à fait. Un autre problème également, elle ne veut pas du serveur la bas, celui qui porte une queue de cheval.
Employée : Tony ? Celui qui prépare les plats ?
Karen : Oui, ne me demandez pas pourquoi.
Pendant ce temps, un individu ganté s’empare d’un trousseau de clé dans une veste rangée au vestiaire.
Peggy : Quelque chose me gêne dans ce bloody mary. Chérie, toi qui es barmaid, tu peux me gouter ça ?
Nathalie : Maman, il y a longtemps que je ne suis plus barmaid.
Peggy : Oh, je te demande pardon. Rappelle moi ce que tu fais. Apprentie détective, c’est bien ça ?
Nathalie : Je suis l’assistante d’un détective privé. Je te l’ai déjà dit.
Peggy : Mais avec toi, ça change tellement rapidement. Tu en es à combien d’emplois ? dix sept ? Randy, mon cher, s’il vous plait, goutez et dites moi ce qui cloche la dedans.
Disher : Ils n’ont pas mis assez de céleri.
Peggy : Voila ! c’est ça, c’est exactement ça. Je vous remercie.
Nathalie : Où est Jonathan ? Je n’ai même pas encore vu cette fiancée.
Peggy : Tu vas l’adorer. Elle est fantastique.
Nathalie : Wouaw ! prévenez la presse. Vous approuvez ce mariage ?
Peggy : Evidemment que nous approuvons. Tu crois que nous nous démènerions autant que ça si nous désapprouvions ?
Nathalie : Donc, vous avez fait votre enquête.
Bobby : Tout à fait. Tout cela s’est produit tellement vite.
Peggy : Ils se sont rencontrés il y a trois semaines à Hawaï.
Bobby : Elle ne s’était jamais mariée. Ses parents ne sont plus de ce monde. La pauvre a fait un héritage extrêmement avantageux. Ce n’est pas l’argent qui la motive.
Peggy : Enorme.
Bobby : Ils s’aiment pour de vrai.
Peggy : Oui. Jonathan est heureux comme tout. Il est vraiment heureux, c’est ce qui importe non ?
Nathalie : Mitch aussi m’a rendue heureuse, Maman.
Bobby : Nathalie, Peggy … Ça ne cessera donc jamais. C’est le week end de Jonathan, peut on éviter tout cela ?
Nathalie : D’accord. Je n’ai rien dit. Je vais retrouver ma fille.
Disher : Nous n’avons pas encore pris nos chambres. Où est la réception s’il vous plait ?
Bobby : Descendez ces quelques marches et traversez le parking.
Disher : Merci. A tout à l’heure, Peggy, Bobby !
Chez Monk.
Stottlemeyer : Bon, écoutez, il faut que j’y aille. Vous allez bien, non ?
Monk : Oui, oui, très bien. Vous n’avez pas à veiller sur moi.
Stottlemeyer : Bien sur que si, j’ai promis à Nathalie de m’occuper de vous. Elle m’a même fait jurer sur la tête de ma mère.
Monk : Je ne suis pas un bébé, Capitaine. Je peux rester ici. Tout seul. Toute la journée. Ici.
Stottlemeyer : Vous avez un truc à boire ?
Monk : Dans le réfrigérateur. Il y a un tableau des couleurs dans la porte pour vous y retrouver.
Stottlemeyer : Ça devrait aller, merci. Je me demande ce que Nathalie et Randy sont en train de faire. J’adore les mariages. Vous saviez que j’avais rencontré Karen à un mariage ? Mais j’aime quand même les mariages. Vous savez qui a eu un beau mariage ? Vous. Vous et Trudy. C’était vraiment une belle journée.
Monk : Oui.
Stottlemeyer : Où est-ce que vous avez mis votre album photos ?
Stottlemeyer prend l’album et l’ouvre.
Monk : Oui, elle était magnifique. Je me souviens que pendant la cérémonie, elle s’est mise à pleurer si fort qu’elle arrivait à peine à dire les mots « je le veux ».Est-ce que vous aviez déjà vu quelqu’un pleurer comme ça ?
Stottlemeyer : C’était vous, Monk. En effet, je n’avais jamais vu ça.
Sur le parking, Disher sort les valises de la voiture. L’individu ganté est au volant d’une voiture et regarde Disher se diriger vers la réception de l’hotel. Puis il percute Disher qui s’écroule et s’enfuit en abandonnant la voiture. Plus tard, Stottlemeyer et Monk sont sur place. Randy va être emmené en ambulance.
Stottlemeyer : Randy, mon garçon, vous avez vu qui conduisait ? Vous pourriez identifier le conducteur ?
Disher : C’était … c’était une berline bleue …
Stottlemeyer : Non, la voiture est restée sur place. Je veux savoir qui conduisait ?
Disher : Capitaine ?
Stottlemeyer : Oui.
Disher : J’ai noté le numéro de la plaque.
Stottlemeyer : Je n’ai pas besoin du numéro de la plaque. Je vous dis qu’il l’a laissée …
Disher : Quatre … P, Paul … C, Charles …
Stottlemeyer : Est-ce que ça va aller ?
Urgentiste : Oui, on l’a bourré de tranquillisants.
Nathalie : Comment va t’il ?
Stottlemeyer : Un bras cassé, une jambe cassée et certainement quelques côtes aussi. La valise a amorti une partie du choc, ça aurait pu être pire.
Nathalie : Il a pu identifier le chauffeur ?
Stottlemeyer : Il ne m’a même pas identifié moi, je réessaierai plus tard. Vous avez trouvé quoi ?
Monk : De la condensation. L’air conditionné tournait dans la voiture et l’humidité doit être à peu près de 70 % ce qui veut dire que le moteur tournait depuis une vingtaine de minutes.
Stottlemeyer : Vous voulez dire qu’il attendait Randy ?
Monk : Regardez les traces de pneus sur la route, il s’est dirigé sur le Lieutenant à pleine vitesse.
Stottlemeyer : A priori, il n’a même pas essayé de freiner ni braquer le volant, c’est aberrant ça ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Il était là au moins depuis une heure, il s’est disputé avec quelqu’un ?
Nathalie : Non.
Monk : Et on a retrouvé ceci sur le plancher de la voiture. Sous l’accélérateur, on dirait de la boue verte.
Stottlemeyer : J’envoie ça au labo sur le champ.
Nathalie : Ça n’est pas votre enquête.
Stottlemeyer : Vous rigolez ou quoi ?
Bristo : Elle a raison, Capitaine, c’est mon domaine ici. Lieutenant Bristo. Police du Comté de Monterey.
Stottlemeyer : Enchanté.
Bristo : Je vous enverrai une copie de toutes les dépositions. Vous résidez où ?
Stottlemeyer : Euh … a priori, ici. Voici Adrien Monk, il restera là lui aussi.
Monk : Je ne crois pas, non.
Stottlemeyer : Il restera là lui aussi !
Monk : Je vais surement rester là, en effet.
Bristo : La voiture est enregistrée au nom de Margaret Davenport.
Nathalie : Margaret Davenport ? Tante Madge !
Bristo : C’est ça, Tante Madge. Elle affirme que les clés se trouvaient au vestiaire dans une poche de son imperméable. Elle s’occupait de mettre en place des décorations.
Stottlemeyer : Donc, ce n’est pas elle. Mais le type savait où chercher.
Monk : Il connaissait aussi sa voiture. La marque n’est pas indiquée sur le porte clé.
Nathalie : Ça pourrait très bien être n’importe qui. Un employé ou …
Bristo : Je ne crois pas, non, j’ai parlé au directeur, il y avait une réunion du personnel au même moment. Il ne manquait personne.
Nathalie : Qui ? Vous croyez que quelqu’un de ma famille a fait ça ? Non.
Stottlemeyer ramène Randy sur un fauteuil roulant à l’hôtel.
Stottlemeyer : Allez, vous allez monter vous reposer. L’hôtel vous offre une chambre.
Peggy : Chérie !
Nathalie : Je vous retrouve un peu plus tard.
Stottlemeyer : D’accord.
Peggy : C’est vrai, comment va-t-il ?
Nathalie : J’espère qu’il s’en remettra.
Peggy : Chérie, je suis terriblement navrée pour ton ami, mais tu ne peux rien y faire. Dans ce cas là, le mieux c’est encore de … de …
Nathalie : De relever la tête ?
Peggy : Exactement ! Relever la tête. La répétition générale du banquet commence dans vingt minutes.
Nathalie : C’est quoi ?
Peggy : Oh, j’ai trouvé ceci dehors.
Nathalie : Mais c’est un bout du pantalon de Randy !
Peggy : Oui, je veux montrer cette couleur à la décoratrice, j’aimerais qu’elle s’en inspire pour les nappes et les serviettes.
Nathalie : Du kaki ?
Peggy : Non, je te parle du sang ! ce pourpre, je n’aime pas le rouge qu’elle m’a proposé. Ça ne colle pas du tout avec les fleurs.
Nathalie : Maman ! Il s’agit d’une preuve.
Peggy : Oui.
Nathalie : Tu ne peux pas prendre un indice sur le lieu d’un crime. C’est un délit.
Peggy : Faire manger des gens sur une nappe affreuse aussi et puis je le rendrai à l’agent.
Nathalie : Tu n'as pas le droit.
Peggy : Non !
Nathalie : Allez !
Peggy : Nathalie Jane ! Merci chérie. La répétition du banquet commencera dans vingt minutes. Il serait peut être temps d’aller te changer.
Nathalie : Monsieur Monk !
Monk : Nathalie, cette boutique ne vend pas la brosse à dents que j’utilise, ils n’ont pas la bonne référence. Comment est-ce que je vais faire ?
Nathalie : On s’occupera de ça plus tard. Venez, on est en retard. Le repas est dans vingt minutes.
Monk : Vous avez dit « on » ? vous avez dit « on » est en retard, je l’ai entendu.
Nathalie : Vous êtes mon cavalier, félicitations.
Monk : Attendez ! Il faut que je vous dise …
Nathalie : Monsieur Monk ! quelqu’un a essayé de tuer Randy. Peut être même quelqu’un de ma famille. Vous êtes détective, non ? C’est l’occasion de faire votre enquête.
Monk : OK …
Nathalie : Rien du tout. Je ne peux pas y aller toute seule. Vous m’accompagnez.
Le soir au banquet, la fiancée prend la parole.
Theresa Scott : S’il vous plait. Votre attention. Ce n’est pas trop mon genre de me lever comme ça pour faire un discours. Dans une minute, vous aurez compris pourquoi et je vous promets qu’après demain je laisserai à Jonathan le soin de faire la conversation.
Jonathan : N’en fais pas trop.
Theresa : Je voulais vous remercier, tous, de m’avoir accueillie avec tant de chaleur. Je me rends compte que tout est arrivé très vite. D’ailleurs, je n’en reviens pas que vous ayez préparé tout ça en une seule semaine. Comme certains d’entre vous le savent, j’ai perdu mes parents en 1995 et je ne pensais pas avoir la chance de me ressentir à nouveau comme en famille. Madame et Monsieur Davenport, quand nous nous sommes rencontrés hier vous m’avez demandé de vous appeler Maman et Papa. Sur le moment, j’avoue que j’hésitais beaucoup mais j’ai pris le temps d’y penser et Maman, Papa, j’accepte avec plaisir. Nathalie, quand j’étais petite à Philadelphie, je révais d’avoir une sœur pour partager nos secrets. J’ai hate de te connaitre un peu mieux. A ce propos, ce soir, j’ai prévu d’enterrer ma vie de jeune fille. J’aimerais que tu en sois.
Nathalie : Bien sur !
Le neveu : Arrête ! Il n’arrête pas de trifouiller dans mon assiette !
Monk : Non, pas du tout. Je veux seulement l’aider ; il … il semble que ce jeune homme soit beaucoup … enfin, il mélange tout dans son assiette. Mais tout va bien, il va très bien.
Le Capitaine Stottlemeyer prend des photos tous azimuts.
Stottlemeyer : Prenez la pause s’il vous plait. Très joli, merci Mademoiselle !
Nathalie : Capitaine ! qu’est-ce que vous faites ?
Stottlemeyer : Je prends des photos. J’ai entendu votre mère dire que le photographe n’était pas venu alors je me suis proposé et j’ai emprunté son appareil à un gars de la police scientifique.
Nathalie : Mais pourquoi ?
Stottlemeyer : Pourquoi ? Parce que Randy prétend qu’il est tout à fait capable d’identifier le type de la voiture ?
Nathalie : Il a vu son visage ?
Stottlemeyer : Oui. Un homme de race blanche, corpulence moyenne, casquette de base ball et lunettes de soleil. J’ai décidé de prendre des photos et les faire développer, on ne sait jamais, avec un peu de chance …
Nathalie : Attendez, vous faites la taupe pendant le mariage de mon frère ?
Stottlemeyer : Oui, c’est pour vous rendre service, soit on fait comme ça, soit on questionne tout le monde, un par un, dans une chambre la haut. Souriez. Très joli.
Jonathan : Salut, frangine, Monsieur Monk.
Nathalie : Ça te va super bien.
Jonathan : Le costume ?
Nathalie : Non, le sourire ! il ne souriait jamais.
Jonathan : Il n’y avait rien que me poussait à sourire.
Nathalie : Tu veux un conseil ? Fiche le camp, dépêche toi de partir.
Theresa : Non, sans façon. Je n’ai pas envie de m’en aller. Jusqu’à ce que la mort nous sépare. Jonathan : Comment va ton ami, le sergent Disher ?
Monk : Non, Lieutenant Disher. Il a pris un bon choc mais il devrait s’en sortir.
Jonathan : Je n’en reviens pas que ce soit arrivé devant l’hotel.
Theresa : Oui, on voudrait lui faire porter des fleurs. Dans quel hôpital est-il ?
Monk : Il a pu sortir. Il est revenu s’installer ici. Il se repose.
Theresa : Tant mieux, on pourra lui remettre un bouquet de fleurs. Tu crois qu’il pourra venir au mariage, demain ?
Nathalie : Ca non, probablement pas.
Theresa : C’est dommage. Vous savez quoi ? Je vais aller voir mon beau père et lui apporter un petit verre et n’oublie pas, chambre 304, pour la fête.
Nathalie : Pas de problème.
Jonathan : Alors ?
Nathalie : Je n’en reviens pas de ce que je vais te dire là mais Maman a raison, elle est géniale. Tu ne la mérites pas.
Jonathan : C’est vrai. On a quatre vingt sept choses en commun. On a compté ensemble hier soir.
Nathalie : Tu commences à me faire peur.
Jonathan : Non, mais c’est dingue, hein ?
Monk : Elle n’a plus du tout aucune famille autour d’elle, ni frère ni sœur.
Jonathan : Non, elle avait un oncle mais lui aussi était à bord du vol PanAm pour Madrid avec ses parents.
Monk : C’était un vol de la PanAm ?
Jonathan : Oui. Elle a traversé tellement d’épreuves mais ça l’a rendue aussi plus forte. C’est contagieux, je me sens plus fort à ses cotés. Je serai bientôt aussi fort que toi.
Nathalie : Tu parles.
Jonathan : Elle doit surement me chercher. Je vais y aller mais on se voit demain. Si je tiens debout.
Nathalie : Quoi ?
Monk : Rien.
Nathalie : Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : C’est seulement, … elle a dit que ses parents sont morts en 1995. La PanAm a fait faillite en 1991.
Nathalie : Alors ? Elle s’est embrouillée, c’est tout.
En entrant dans la piscine de bain de boue, une cliente fait remonter le corps du photographe, ce qui créée la panique dans le SPA de l’hotel. Pendant ce temps, Stottlemeyer montre les photos à Disher.
Stottlemeyer : Ça ne pourrait pas être lui, c’est l’oncle Ferdy de Memphis.
Disher : Non.
Stottlemeyer : Le cousin de Nathalie ?
Disher : Non.
Monk : Pas de photo de Theresa ?
Stottlemeyer : La mariée ? Si bien sur. La, c’est son profil, c’est curieux, je ne l’ai jamais comme il faut. Hé ! ça aurait pu être une femme ?
Disher : Oui, pourquoi pas.
Stottlemeyer : Vous croyez que ça peut être elle le conducteur ?
Monk : Je n’en sais rien. Elle a menti à propos de ses parents.
Stottlemeyer : Je vais me renseigner sur elle.
Le téléphone sonne, Stottlemeyer répond.
Stottlemeyer : Chambre de Randy Disher, Stottlemeyer à l’appareil. … Quoi ? … Oui je comprends. On sera en bas dans une minute. On a retrouvé un corps.
Monk : Où ça ?
Stottlemeyer : Dans le SPA.
Disher : C’est qui ?
Stottlemeyer : Aucune idée.
Disher : OK, allons y.
Stottlemeyer : Vous, vous n’irez nulle part. Monk, mettez la main sur Nathalie et retrouvez moi en bas.
Nathalie est dans la chambre 304, pour la fête. Un stripteaseur policier a été invité.
Stripteaseur : J’ai reçu un tas de plaintes sur vous, Mesdemoiselles. Heureusement, j’ai apporté mes menottes avec moi.
Une invitée : Monsieur l’agent, j’ai été une vilaine fille.
Monk : Excusez moi ! Nathalie ? Nathalie ? Nathalie !
Nathalie : Monsieur Monk ? qu’est-ce qu’il se passe ? Randy va bien ?
Theresa : Quelque chose qui cloche ?
Nathalie : Oui. Il faut que j’aille parler à ma mère. Je reviens le plus vite possible. A plus tard.
Nathalie sort, Monk s’adresse au policier stripteaseur.
Monk : Vous feriez bien de venir.
Stripteaseur : Moi ?
Monk : Venez en bas, on a découvert un corps. Ça ressemble à un 187.
Stripteaseur : Un 187 ?
Monk : Oui. Le Lieutenant Bristo est déjà là. Je crois que vous ne serez pas de trop vous non plus. Allez, venez !
Stripteaseur : D’accord.
Monk : C’est par là.
Stripteaseur : Oui, j’arrive.
Monk : Qu’est ce que c’est ?
Stripteaseur : Mon ghetto blaster.
Monk : Votre ghetto blaster ?
Une invitée : On n’a encore rien vu !
Monk : Bon, très bien. Allons y. On dirait que vous faites de la musculation ?
Stripteaseur : Je m’entretiens.
Monk : Vous pourriez me conseiller un rameur d’appartement digne de ce nom ?
Autour de la dépouille de Ruttle.
Stottlemeyer : Ha voila, Monk.
Nathalie : Qui est-ce ?
Bristo : On n’en a aucune idée pour l’instant. Son portefeuille doit être resté dans le bain de boue.
Stottlemeyer : Je suis prêt à parier que c’est la même boue que vous avez découvert sur le plancher de la voiture.
Nathalie : C’est lui qui conduisait ?
Bristo : Non. Aucune chance, selon le légiste, ce type là est mort depuis environ 36 heures.
Monk : Capitaine, c’est le photographe du mariage, celui qui n’est pas venu.
Bristo : Comment vous le savez ?
Monk : Cette tache de couleur au bout de son doigt, c’est dû à un produit pour développer les clichés. Ça se voit souvent chez les photographes.
Bristo : Je comprends que vous l’ayez retenu. Si vous avez raison et qu’il est du coin, il devait avoir une boutique en ville. Je vais demander un mandat.
Nathalie : Qu’est-ce qu’il fait là ?
Monk : C’est Hondo. Il est avec moi. J’ai pensé qu’on allait avoir besoin de tout le monde.
Nathalie : Je peux vous parler une seconde ? Ce n’est pas un vrai policier. Il fait des stripteases.
Monk : Non, je ne crois pas.
Nathalie : Vous avez vu son badge « Officier Beau Gosse du Sud ».
Monk : Oui, et alors ?
Stottlemeyer : Monk, regardez, ce type a des billets qui dépassent de la ceinture.
Monk : Je croyais qu’il avait perdu son portefeuille. Attendez un instant. … et ensuite il … Oh c’est sur ma chaussure. Nathalie. Non, non !
En découvrant une goutte de boue sur sa bottine, Monk devient hystérique, son pied glisse et sa jambe tombe dans la piscine du bain de boue. Il tombe à genoux.
Monk : Non ! un mouchoir ! vite un mouchoir ! Mais non, quelque chose de beaucoup plus gros !
Nathalie lui apporte une lingette, le stripteaseur lui donne sa chemise.
Monk : Vous aviez peut être raison pour lui.
Le lendemain, Stottlemeyer est devant la boutique de Frank Ruttle. Le Lieutenant Bristo arrive en retard.
Bristo : Désolé. Le Juge Allen était parti à la chasse aux canards. Ça y est, j’ai le mandat. Nous avons la bénédiction de la Loi.
Pendant ce temps, la cérémonie du mariage se déroule dans les jardins de l’hôtel.
Nathalie : Ma chérie, tu es splendide. Ton père aurait été fier de toi.
Officier d’état civil : Mes chers amis, nous sommes réunis aujourd’hui pour célébrer l’union de Theresa et Jonathan qui se sont rencontrés il y a à peine trois semaines mais l’amour véritable s’impose contre tout …
Dans la boutique du photographe.
Bristo : Le type s’appelait Frank Ruttle. J’ai jeté un coup d’œil sur ses comptes en banque. Il n’avait pas un rond. Il était à découvert la plupart du temps, et vous savez quoi ? d’après ce que dit sa sœur, il parlait de voir un agent immobilier pour acheter une maison.
Stottlemeyer : Il comptait sur une rentrée d’argent peut être. Tiens, tiens, tiens … J’ai trouvé !
Officier d’état civil : Et vous, Theresa Scott, acceptez vous de prendre Jonathan Davenport pour époux, voulez vous l’aimer, le chérir, l’honorer, le garder dans la maladie ou la santé, la richesse ou la pauvreté, jusqu’à ce que la mort vous sépare ?
Theresa : Je le veux.
Officier d’état civil : Par les pouvoirs qui me sont légalement conférés, je vous déclare dorénavant mari et femme. Vous pouvez embrasser la mariée. J’ai la joie de vous présenter Monsieur et Madame Jonathan Davenport !
Stottlemeyer arrive pour montrer un article de journal « Meurtre pendant une lune de miel » à Monk, dans lequel Theresa est en photo, dans la même robe de mariée.
Monk : C’est elle. C’est Théresa.
Stottlemeyer : C’est une veuve noire.
Plus tard, Nathalie met sa mère au courant.
Peggy : Ce n’est pas elle. Ses cheveux sont différents.
Nathalie : Maman, elle a fait une coupe et une teinture, c’est tout.
Peggy : Ce n’est pas elle. C’est le jour le plus beau de son existence. Pourquoi est-ce que tu fais ça à ton frère ?
Nathalie : Je fais ça pour lui sauver la vie, Maman. Ouvre les yeux, ça explique tout. Pourquoi elle n’a ni famille ni même le moindre ami.
Peggy : Sa meilleure amie est malade, quant à ses parents, excuse les, ils sont morts.
Nathalie : Tu veux bien lire cet article ? Elle a tué son premier mari pour lui piquer son argent. Peut être qu’elle recommencera.
Peggy : Non, non, non, non. Arrête ça tout de suite, je n’y crois pas.
Monk : Madame Davenport, Randy Disher était l’inspecteur en charge de l’enquête il y a six ans. Il aurait pu reconnaitre Theresa. C’est pour cette raison qu’elle a tenté de l’éliminer dès qu’elle l’a vu arriver.
Peggy : Je suis désolée mais je trouve ça tout simplement grotesque.
Nathalie : Hier, en parlant de lui, elle a dit « sergent » c’est le grade qu’il avait quand il s’occupait de ce meurtre.
Peggy : Nous savons toutes les deux quel est le vrai problème. Ça n’a rien à voir avec Theresa et ce crétin de photographe qu’on a trouvé mort. Le vrai problème c’est entre toi et moi. Toi et moi et Mitch. Et le fait que tu me reproches de l’avoir toujours mal traité et de ne pas avoir mis son portrait sur le piano. Comme si ça signifiait quoi que ce soit. Je ne comprends pas comment tu peux travailler pour ce Monsieur ou prendre la moindre de ses paroles au sérieux.
Monk s’approche de la mariée qui danse avec Bobby. Il prend deux serviettes pour la toucher et danser à son tour avec elle.
Monk : Permettez ?
Bobby : Mais je vous en prie.
Theresa : Je devrais me sentir insultée ?
Monk : A quel propos ?
Theresa : Les serviettes. Est-ce que vous auriez peur de me toucher Monsieur Monk ?
Monk : Pourquoi devrais je avoir peur de vous ? Je ne vous ai pas prise pour épouse. C’est une très jolie robe.
Theresa : C’est gentil, merci.
Monk : Elle vous va encore.
Theresa : Je vous demande pardon ?
Monk : Vous portiez la même robe il y a six ans, à Philadelphie. Sauf qu’à cette époque, on vous appelait Darlene Coolidge. J’ai vu les photos de la cérémonie, celles qu’a prises Frank Ruttle.
Theresa : Qui donc ?
Monk : Frank Ruttle. Le photographe chargé de ce mariage, qui a commis l’erreur fatale de vous avoir reconnue.
Theresa : Monsieur Monk, je ne suis pas du tout la … personne ou la chose, que vous croyez. Evidemment, je nie farouchement ce que vous dites. Cela étant, si vous aviez raison, et si j’étais bien celle que vous pensez, ce ne serait pas très prudent de vous mettre sur ma route.
Monk : Est-ce que ce serait une menace ? De quelle manière le feriez vous ? Comment allez vous le tuer ?
Theresa : La chanson est terminée, Monsieur Monk.
Jonathan : Pardonnez moi. Madame Davenport ? C’est notre chanson.
Theresa : Viens dans mes bras. Tu m’as manqué.
Nathalie : Vous avez forcé la porte de sa chambre ? C’est légal, ça ?
Stottlemeyer : Pas besoin de mandat pour fouiller une chambre qu’un client a vidée de ses affaires et rendue.
Monk : C’est vrai ça ?
Stottlemeyer : Je n’en sais rien.
Monk : Qu’est-ce que vous avez trouvé ? Une casquette rouge. Et des traces de boue.
Nathalie : Bon, allez, on la coffre !
Stottlemeyer : Non, non ! Nathalie ! Revenez, on ne peut pas l’arrêter avec ça.
Nathalie : Il faut faire vite. Ils partent au Mexique pour leur lune de miel dans pas longtemps.
Stottlemeyer : Si Randy peut confirmer qu’elle est bien Darlene Coolidge, alors elle est cuite. Je vais essayer de voir si je peux l’emmener en bas. Tachez de la retenir. Empêchez la de partir.
Monk : D’accord.
Theresa : Bébé, on y va ?
Jonathan : D’accord.
Theresa : On va y aller.
Nathalie : Déjà ?
Jonathan : Theresa veut prendre le premier avion. Quand elle a une idée dans la tête, on ne peut rien faire. C’est une force de la nature.
Nathalie : Ne pars pas. Il faut que je te parle.
Jonathan : Tu n'as pas besoin de moi pour t’amuser. Tu sais y faire.
Theresa : Au revoir. Je suis navrée de te l’enlever.
Jonathan : Tu vois ?
Theresa : Nous avons un avion qui nous attend.
Jonathan : Souhaitez moi bonne chance !
Monk est monté sur l’estrade et prend le micro. Il essaie de gagner du temps.
Monk : Jonathan ! Theresa ! Je voulais seulement vous dire quelques mots. … Je … La vérité me pousse à avouer que je vous connais assez peu. En revanche, je sais deux ou trois choses à propos du mariage. Ma femme, Trudy, disait toujours que le mariage c’est 90 % d’amour et 10 % de pardon. Elle a été mon épouse, c’était donc un peu une experte en matière de pardon. Et c’est une histoire vraie.
Dans la chambre de Randy, Stottlemeyer se bat avec le fauteuil roulant.
Stottlemeyer : Alors, ça !
Disher : Laissez tomber. Ça va aller. Allons y.
Stottlemeyer : D’accord.
Monk : Evidemment, je voudrais tous vous remercier d’être venus et je peux avancer sans crainte que je vous parle au nom de Bobby et Peggy ...
Peggy : Non, ne vous avancez pas autant.
Monk : D’accord. … Euh … Jonathan et Theresa. Je sais que … que vous souhaitez prendre une minute pour remercier la magnifique équipe qui nous a servi ce repas.
Nathalie : Oui, absolument, oui.
Monk : Vous savez qui d’autre est là ? Parmi nous ? Julie Teeger. Viens me rejoindre, Julie. Monte sur scène s’il te plait. Comme vous le savez certainement, Julie est la nièce de Jonathan. Viens avec moi. Elle a du mémoriser un poème pour l’école et elle souhaiterait à présent le réciter devant vous en l’honneur de Jonathan et Theresa. Julie Teeger.
Julie : « Père Guillaume de Lewis Caroll. Vous êtes vieux, père Guillaume, dit … dit le jeune homme et vos cheveux sont devenus très blancs. Et pourtant, vous vous tenez toujours la tête en bas. Croyez vous que ce soit normal à votre age ? »
Theresa veut partir mais Nathalie la retient. Pendant ce temps, Stottlemeyer essaie de porter Disher pour l’emmener dans la salle de réception.
Monk : « Croyez vous que ce soit normal à votre age ? » Un vers qui m’émeut toujours.
Monk : Quand j’étais petit garçon, …
Theresa : On y va. Bravo. Julie tu es formidable. On va y aller.
Jonathan : Cette fois, c’est la bonne.
Stottlemeyer poussant Disher sur un porte bagages leur coupe la sortie.
Disher : Salut Darlene ! ça faisait longtemps, pas vrai ?
Stottlemeyer : C’est elle ?
Disher : Darlene Coolidge. On avait perdu ta trace du coté de Seattle en 2001. A l’époque, elle s’appelait Phyllis Gaffney et elle en était déjà à son troisième mari. Celui là a tenu cinq semaines et demi.
Stottlemeyer : Vous deviez vraiment l’aimer.
Theresa se saisit d’un couteau et prend Jonathan en otage.
Stottlemeyer : Ne faites rien de stupide.
Theresa : Je t’avais dit qu’il était temps de partir. Hé, Papa ! vous avez un jet privé ?
Bobby : Ma société a un jet privé.
Theresa : Je veux qu’il soit prêt à décoller dans vingt minutes.
Nathalie bondit, lui tord le bras et la cloue au sol.
Nathalie : N’approche pas de ma famille. On a suffisamment de problèmes comme ça.
Le lendemain du mariage, Peggy pose la photo de Mitch avec Nathalie sur le piano. Nathalie prend sa mère dans les bras.
Nathalie : Merci.
Peggy : Ma chérie.
Rédigé par mamynicky






















