4.08 – Monk et le petit Monk
Deux cambrioleurs, George et Travis Baptiste, entrent par effraction dans une maison. Gladys, la domestique les surprend. Ils la désarment, mais au cours de la lutte, Gladys fait une chute mortelle. Avant de tomber, elle a le temps de déclencher l’alarme.
Gladys : Cette arme n’est pas un jouet, je n’hésiterai pas à en faire usage.
Travis : Si j’étais vous, je ne ferais pas ça !
George : Ecoutez moi !
Gladys : Faites attention, elle fonctionne. Non ! ne bougez pas, restez où vous êtes !
George : Il faut qu’on se tire d’ici !
Travis : Non, on doit d’abord faire le truc.
George : Quel truc ?
Travis : Le truc ! la peinture !
Travis dessine avec une bombe de peinture sur un tableau.
George : Ça devrait suffire ! Arrête ! On s’en va !
Monk vérifie que les bocaux de conserve qu’il sort du lave vaisselle sont sans trace.
Monk : Voila, celui-ci est très net, aucune trace. Celui-ci est bon.
Nathalie : Monsieur Monk, sérieux, vous n’avez pas à les laver, ce n’est pas nécessaire, ils vont être recyclés, ils vont finir dans une broyeuse à verre.
Monk : Vous avez peut être raison. Celui-ci est encore tout collant. On va le relaver.
On sonne à la porte.
Monk : Il faudrait aller ouvrir. Nathalie ?
Nathalie s’exécute, elle ouvre la porte à une femme.
Sherry : Bonjour.
Nathalie : Monsieur Monk, une femme voudrait vous voir, elle dit être une ancienne amie à vous. Sherry Judd.
En entendant le nom, Monk laisse tomber le bocal qu’il tenait.
Monk : Sherry ? oh ! Elle … elle est ici ? qu’est-ce qu’elle veut ?
Nathalie : Je n’en sais rien. De qui s’agit il ?
Monk : C’est une femme que j’ai connue quand j’étais en quatrième. Est-ce qu’elle est venue me présenter des excuses ?
Nathalie : Je ne sais pas.
Monk : Bon, dites lui que c’est un petit peu trop tard. Non, attendez. Allez lui parler de Trudy. Dites lui que j’ai épousé Trudy et que Trudy m’aimait. Dites lui combien Trudy était belle. Attendez, attendez ! Dites lui que Trudy et moi, on est allés jusqu’au bout.
Nathalie : Monsieur Monk, je crois qu’elle a besoin de votre aide.
Monk : Pour un devoir de maths ?
Nathalie : Non ! Pour une affaire. Vous êtes des adultes maintenant.
Monk : Ha oui, c’est vrai.
Monk : Sherry ? Bonjour, je suis … C’est moi, Adrien Monk.
Sherry : Adrien ! Tu as l’air en forme. Tu ne te souviens surement pas de moi. C’est Trudy ? Elle était magnifique. Nathalie m’a expliqué ce qu’il s’est passé. Vraiment, je suis désolée.
Monk : Merci. On est allés jusqu’au bout.
Nathalie : Je vous en prie, si vous alliez vous assoir ? Je peux vous servir quelque chose ? Nous avons de l’eau minérale et euh … pourquoi pas de l’eau minérale
Sherry : Ça va aller, merci. Par où commencer ? J’ai habité Seattle et nous sommes revenus il y a trois ans.
Monk : Nous ?
Sherry : Mon mari et moi. Michael. Nous venons de divorcer.
Monk : J’en suis désolé.
Sherry : Non, non, c’est inutile. C’est bien mieux, tu peux me croire. Donc, il ne restait que la femme de ménage et moi dans la maison, oui, Gladys. Je suis là pour ça. Dimanche soir, quelqu’un est entré par effraction. Je suppose que ça a réveillé Gladys et qu’il a du y avoir une bagarre et … Gladys a été tuée.
Nathalie : Oh mon Dieu.
Monk : Et toi, tu n’as rien eu ?
Sherry : Non, je n’étais pas à la maison. Adrien, j’étais la seule famille qu’avait Gladys. Je voudrais qu’on retrouve ces meurtriers et je veux que ce soient les meilleurs professionnels qui mènent l’enquête. J’ai posé la question autour de moi et tout le monde a dit que tu étais un génie. Mais bien entendu, ça faisait très longtemps que je le savais. Adrien a déjà fait beaucoup, il m’a sortie d’un mauvais pas quand on était enfants. Ça fait combien de temps ? Disons une trentaine d’années ?
Monk : Le 12 avril 1972.
Sherry : Tu n'as pas oublié ?
Monk : Je ne me souviens pas seulement de la date je me souviens des vêtements de chacun, de ce que chaque personne a dit, de ce que chaque personne a fait.
Nathalie : J’ai trouvé, Collège Westover, 1972.
Monk : Non, Nathalie, n’ouvrez pas ça. Nathalie, posez le où vous l’avez pris, je vous le demande. C’est un ordre.
Nathalie : Oh, Sherry, vous étiez jolie. A présent, où est Monsieur Monk ?
Monk : Nathalie, vous allez fermer cet album d’accord ? Je parle sérieusement, Nathalie ! Entendu, ça suffit. Vous êtes renvoyée. Elle est renvoyée. Non ! ça ne peut pas être moi.
Nathalie : C’est écrit, Adrien Monk.
Monk : Oh la la !
1972 – Collège Westover - Madame Monk accompagne son fils, Adrien, au Collège.
Mme Monk : Adrien.
Monk : Maman, tout le monde nous regarde.
Mme Monk : Tiens, c’est ton déjeuner. Je l’ai tranché en dix petits carrés, comme nous l’aimons. Ta trousse de premiers secours et ton nécessaire de toilette.
Monk : Maman !
Mme Monk : Plus tard, tu me remercieras. Tu ne partages ta nourriture avec personne. Assieds toi vers la sortie de secours. Je passerai te prendre à 15 h. 04, je porterai un chemisier orange.
Monk : Maman, je sais à quoi tu ressembles. Ça va aller, ne t’inquiète pas. Je t’aime, Maman.
Mme Monk : Qu’est-ce que tu fais ?
Monk : C’est vrai, désolé.
Il voulait l’embrasser mais elle l’arrête, ils se serrent la main. Sherry et deux amies le regardent arriver.
Lily : Le voila ! Il ressemble à Eddie Monster de la série Les Monstres.
Sherry : Arrête, il va t’entendre, là.
Lily : Il ne sait même pas de qui je veux parler. J’ai entendu dire que chez eux, ils n’avaient même pas la télé.
Beth : Il parait que son frère sort jamais de chez lui.
Lily : Il parait qu’ils doivent apprendre le dictionnaire par cœur. Une lettre par mois.
Sherry : J’ai entendu dire qu’ils prennent quatre douches par jour.
Monk : Oh, bonjour, Sherry. Je voulais te remercier de m’avoir conseillé ce disque de rock n’roll hier, il est sensass !
Sherry : Attends, je ne t’ai rien conseillé.
Monk : Si, si, tu l’as fait. Oui, tu sais, Led Zeppelin hier sur ton T-shirt, c’était un peu comme un conseil. Alors je suis allé en ville hier pour acheter leur disque, le « Stairway Up To Heaven »
Sherry : Et qu’est-ce que tu en dis ?
Monk : Hé bien, en fait, je n’ai pas encore eu l’occasion de l’écouter, on n’a pas de tourne disques mais je suis sur que c’est excellent. Je voulais dire, sensass. Oui, oui, ça se voit rien qu’à la pochette, ils ont l’air sensass.
Sherry : Oui, il faut que j’aille en cours.
Monk : Tu remets toujours ton cadenas à zéro. Je l’ai remarqué, c’est ce que je fais aussi. C’est plus facile à ouvrir après. En réalité on a des tas de choses en commun.
Il prend une fiche et la lit.
Monk : « Choses qu’Adrien Monk et Sherry Judd ont en commun ».
Sherry : Tu as même fait une liste ?
Monk : « une – nos casiers sont à côté l’un de l’autre. Deux – on aime bien le Patty Duke Show, même si elle doit mentir lorsqu’elle ose prétendre que l’autre est sa cousine, ce qui est biologiquement impossible. Trois – un parfait dossier de présence en cours et quatre, on est seuls tous les deux pour aller à la fête du printemps ».
Sherry : Comment est-ce que tu sais ?
Monk : Je suis tombé tout à fait par hasard sur ton agenda et j’ai pu voir que ce soir là tu devais faire du baby-sitting. C’était écrit noir sur blanc, à moins que je me trompe, ce qui n’est jamais arrivé.
Jimmy : Salut Sherry.
Sherry : Salut Jimmy.
Jimmy : J’ai mon cours de dessin. Tu veux bien me servir de modèle ?
Sherry : Oui, c’est génial. A plus tard, Adrien.
Jimmy : On y va.
Monk : Oui, à plus tard.
Dans l’appartement de Monk.
Monk : Oui, je vais t’aider. D’accord, je veux bien t’aider.
Chez Sherry Judd.
Nathalie : Comment était il quand il était enfant ?
Sherry : Hé bien c’était à peu près le même. Attentionné, intelligent et triste. Je ne pense pas qu’une personne change avec l’âge. Je n’en ai jamais vu aucune. J’ai attendu pendant dix ans que mon mari change.
Nathalie : Je comprends. Monsieur Monk ? si vous veniez de ce coté ?
Monk : C’est étrange, il y a des empreintes de doigts mais il n’y a pas de paume. C’est étonnant. Ils étaient deux. La femme de ménage a surpris ces hommes ; il y a eu lutte, elle a pu déclencher l’alarme, ensuite elle s’est cogné la tête et elle est tombée ici. Cette peinture, est-ce qu’elle a de la valeur ?
Sherry : Non, pas vraiment, sauf pour moi. C’est mon arrière grand-mère. Pourquoi ces personnes ont fait une chose pareille ?
Monk : Est-ce que tu as une bombe de peinture dans la maison ?
Sherry : Non.
Nathalie : Ils ont du l’apporter avec eux.
Monk : Merci. C’est le sang de la femme de ménage. Ils ont défiguré le tableau après avoir tué Gladys, ce qui veut dire après qu’elle ait déclenché l’alarme. Ils ont pris de très gros risques. Ils vont risquer de finir en prison pour défigurer ton arrière grand-mère. Je pense qu’ils étaient venus pour ça. Juste pour ça.
Nathalie : Pour dessiner des lunettes et une moustache ?
Monk : Oui et une petite barbichette.
Stottlemeyer et Disher sont arrivés chez Sherry.
Stottlemeyer : C’était votre arrière grand-mère ? Parlez moi un peu d’elle.
Sherry : Je ne l’ai jamais connue. C’était une célèbre suffragette. Elle a fait de la prison pour le droit de vote.
Disher : Ils ont peut être voulu faire passer un message politique, vous voyez ?
Stottlemeyer : Vous pensez qu’ils sont entrés par effraction et qu’ils ont frappé une femme à mort pour ensuite aller défigurer ce tableau juste parce qu’ils avaient un problème avec le dix-neuvième amendement ?
Disher : Oui. Je veux dire, non ! C’est un mystère.
Michael : Ça va, laissez, c’est ma maison. Sherry ?
Sherry : Michael ? Comment … Qu’est-ce que tu viens faire ici ?
Michael : C’est aussi ma maison, Sherry. Je veux dire … techniquement.
Sherry : Tu ne peux pas entrer ici comme dans un moulin, Michael, c’est dans nos accords.
Michael : C’est passé à la télé. Il fallait que je vienne, c’est normal. Je suis désolé pour Gladys, je suis sincère. Et toi ? Est-ce que ça va ? Tu étais ici ?
Sherry : Non, j’étais à San Diego. J’étais allée voir ma sœur, tu le sais.
Michael : Ha oui, c’est vrai. Tu me l’avais dit.
Sherry : Capitaine Stottlemeyer, je vous présente mon ex-mari, Monsieur Michael Norfleet.
Stottlemeyer : Oui, nous avons déjà parlé avec Monsieur Norfleet. Voici Adrien Monk et Nathalie Teeger.
Monk : Bonjour.
Michael : Monk ? Du Collège Westover ?
Monk : Oui c’est exact.
Michael : Sherry m’a beaucoup parlé de vous. Il parait que vous n’avez suivi aucun cours de sport de l’année ?
Monk : Oui mais j’avais un mot.
Michael : Oh mon Dieu, ils ont fait ça aussi ? Sauvages ! Ils t’ont pris quelque chose ?
Sherry : Michael, s’il te plait, je veux que tu t’en ailles.
Monk : Monsieur, je crois qu’elle vous a dit de vous en aller.
Michael : Oui, c’est entendu, je vais m’en aller. Mais avant de sortir d’ici, je vais faire l’économie d’un timbre.
Il signe un chèque et le donne à Sherry.
Michael : Voilà, ta portion de viande fraiche du mois.
Sherry : Poste la, la prochaine fois, je te rembourserai le timbre.
Michael : Oui. Bien. Bonne chance à vous. A un de ces jours.
Michael s’en va, Sherry pose sa main sur le bras de Monk.
Sherry : Merci, Adrien.
1972 – Collège Westover. Monk et Sherry préparent des gateaux.
Sherry : On a récolté combien ?
Monk : Dix huit dollars et vingt cinq cents.
Sherry : Comment tu arrives à faire ça ?
Monk : Je n’en sais rien. C’est drole de récolter de l’argent pour une soirée où aucun de nous deux n’ira. Léo, il faut que tu saches une chose, tu dois payer le gateau.
Leo met tout le gateau dans sa bouche.
Léo : Payer quoi ? montre ta pièce à conviction Columbo.
Sherry : Léo, je vais le dire au Principal Thicket, je peux te le garantir.
Léo : Tu n’as pas intérêt, Sherry ou tu le paieras cher, tu peux le croire.
Monk se met debout. Léo jette du chocolat liquide sur lui et s’en va en riant. Sherry lui passe des serviettes.
Monk : Est-ce que tu vas payer, oui ou non ?
Sherry : Léo je peux te le jurer, je vais te dénoncer. Prends ça, ce n’est rien, ce n’est que du chocolat.
Monk : Merci.
Sherry : Tu devrais toujours en avoir sur toi.
De retour au commissariat.
Stottlemeyer : Voila la liste des personnes qui ont travaillé chez elle ces douze derniers mois. Vous reconnaissez quelqu’un ?
Monk : Non.
Stottlemeyer : Nous non plus.
Monk, Nathalie et Sherry vous attendent en bas.
Monk : Elles doivent apporter la toile au musée. Oui, un gars qui s’appelle James Duffy travaille à la restauration, c’est un expert.
Stottlemeyer : Vous les accompagnez ?
Monk : Oui.
Stottlemeyer : Gardez bien les yeux ouverts.
Monk : Pourquoi ? Qu’est-ce que vous voulez dire ?
Stottlemeyer : Je veux dire que votre amie Sherry a pris une assurance sur le tableau d’un million de dollars il y a quinze jours. Ça tombe plutôt bien n’est ce pas ?
Monk : Ce que vous dites est complètement ridicule. Vous croyez qu’elle a fait ça pour toucher l’assurance ?
Stottlemeyer : Oh, non, non. Elle était à San Diego comme elle l’a dit mais elle aurait pu engager quelqu’un.
Monk : Qu’est-ce que vous … Non.
Stottlemeyer : Non ?
Monk : Elle n’a pas besoin d’un million, j’ai vu le chèque de sa pension. Elle touche vingt mille dollars par mois.
Stottlemeyer : C’est une somme !
Monk : Je ne vous le fais pas dire.
Stottlemeyer : Mais Monk ! vous et moi nous avons mis suffisamment de gens riches en prison pour savoir que plus ils en ont, plus ils en veulent. Ces gens là, il leur en faut toujours plus.
Monk : Pas Sherry, non. Vous ne la connaissez pas. Quoi ?
Stottlemeyer : Rien. Je ne vous avais pas entendu parler d’une femme de cette façon, depuis très longtemps.
1972 – Collège Westover. Monk et Sherry sont devant leurs casiers. Léo arrive, après avoir un peu chahuté Sherry, il prend l’étui de la flute de Monk.
Sherry : Comment tu as réussi à retirer tout le chocolat ?
Monk : Ma mère m’oblige à avoir une chemise de rechange. Très bien, écoute Sherry, il se trouve que …
Léo : Attends, Judd. Tiens, voila, je vais t’aider.
Sherry : Qu’est-ce que tu fais là ?
Léo : Monsieur Thicket m’a dit que je devais me comporter en gentleman. Il l’a dit avant de me donner mes deux semaines de colle. Merci de m’avoir dénoncé.
Monk : Mais tu sais, Léo, tu as volé l’argent du Comité d’Organisation du bal, mon vieux, ce qui veut dire qu’en réalité, tu as volé tous tes camarades.
Léo : Détends toi Charlie Brown, j’ai retenu la leçon. Je ne volerai plus jamais. Et par exemple, je ne ferai plus jamais ça.
Monk : Léo, c’est à moi, tu veux bien ?
Léo : Et je ne la mettrai jamais, non jamais dans les toilettes.
Monk : S’il te plait, pas les toilettes, non. Pas les toilettes.
Jimmy : Non, Léo, sois sympa s’il te plait.
Léo : C’est pas tes affaires, Jimmy.
Jimmy : Je voulais juste te dire qu’il y a déjà bien assez de mauvaises ondes sur terre. C’est inutile d’en rajouter. Allez, s’il te plait, rends le lui. Que ferait Mick Jagger d’après toi ? Il le lui rendrait n’est ce pas ?
Léo : Tiens. Mais ce n’est pas fini.
Jimmy : Je voulais savoir, c’est quoi le nom de cette soirée ?
Sherry : La Fête du Printemps.
Jimmy : Je trouve ces soirées stupides, non ? Mais si tu veux y aller, j’irai aussi.
Sherry : Oui, je veux bien, ce serait chouette.
Au musée.
Monk : Est-ce que ça va ?
Sherry : Oui, tout va bien.
Monk : Tu es sure ? Parce que sinon, je peux demander à Nathalie de le porter.
Sherry : Bonjour. Nous avons rendez vous avec James Duffy. Le restaurateur.
Agent d'accueil : Oui, on va aller dans la galerie principale.
Sherry : Merci.
Nathalie : Attendez ! Monsieur Monk, je peux vous donner un conseil ?
Monk : Oui.
Nathalie : Si je vous le dis, c’est en tant qu’amie. D’accord ? Comme quelqu’un qui a eu de nombreux … rencards. Quoi ?
Monk : Le vin s’est renversé.
Nathalie : Où ça ?
Monk : La bas …
Nathalie : Oui, c’est un tableau.
Monk : Je suis d’accord mais ça me rend fou.
Nathalie : Alors regardez ailleurs. En ce qui concerne Sherry, je vous ai beaucoup observé …
Monk : Je dois regarder. Peut être qu’ils pourraient arranger ça, le gars qu’on vient voir, le restaurateur. Peut être qu’il pourrait repeindre par-dessus et redresser ce verre.
Nathalie : Oubliez un peu ce tableau. Je crois que vous devriez l’inviter à diner.
Monk : Sherry ? Non ! Je ne peux pas.
Nathalie : Mais si, vous pouvez. Je sais que vous en avez envie.
Monk : Ah bon ? Vous croyez ?
Nathalie : Oui. Vous en avez envie, vous pouvez me faire confiance.
Monk : Vous oubliez Trudy, je suis un homme marié.
Nathalie : Voyons, Monsieur Monk, ce n’est pas un vrai rendez vous, vous êtes de vieux amis, vous rattrapez le temps perdu. Monsieur Monk, elle vous aime bien.
Monk : Non, c’est hors de question.
Nathalie : Pourquoi ?
Monk : Elle me connait.
Nathalie : Essayez de réfléchir un petit peu. Il y a plus de deux cents détectives privés très qualifiés dans cette ville, mais elle est venue vers vous. C’est clair, non ? Elle vous aime bien.
1972 – Collège Westover.
Mr. Thicket : Je ne le répèterai pas une seconde fois, Mademoiselle Judd, je veux que vous ouvriez votre casier.
Sherry : Mais c’est de la folie, Monsieur Thicket, je vous dis que je n’ai rien volé.
Mr. Thicket : Ouvrez ce casier.
Monk : Qu’est-ce qu’il y a ?
Jimmy : Quelqu’un a volé de l’argent de la vente des pâtisseries. Monsieur Thicket a reçu une lettre anonyme qui disait qu’on retrouverait la boite avec l’argent dans le casier de Sherry.
Monk : C’est impossible.
Sherry : Ce n’est pas à moi. Non, ce n’est pas à moi ! Comment c’est arrivé ici ?
Mr. Thicket : Où est l’argent, Sherry ?
Sherry : Je n’en sais rien, je vous le jure, je n’ai pas volé cet argent.
Mr. Thicket : Qu’est-ce que ça faisait dans ton casier ? Quelqu’un connait ta combinaison ?
Sherry : Non. Personne.
Mr. Thicket : Suis moi dans mon bureau. Il faut que je parle à tes parents. Retournez en cours ! Tout le monde ! Retournez en cours !
Au musée. Monk et Sherry sont devant un tableau.
Sherry : J’aime beaucoup ce tableau. Regarde leurs visages, je me demande à quoi ils pensent.
Monk : Elle projette de l’empoisonner.
Sherry : Quoi ?
Monk : Cette femme a prévu de lui faire manger des amanites phalloïdes. On les reconnait grace aux petits points blancs, tu vois ? C’est un poison mortel.
Sherry : Peut être qu’elle l’ignore.
Monk : Elle le sait. Il la frappe, tu vois, regarde, elle a les yeux bouffis et tu vois les marques sur son bras et sur l’œil gauche ? Elle sait très bien ce qu’elle fait.
Sherry : Oh, ce doit être difficile d’être comme toi. Je veux dire de tout voir.
Monk : C’est horrible. Sherry, je me demandais, lorsque tu auras fini, si tu as du temps bien entendu, peut être qu’on pourrait, disons, enfin …
Duffy : Bonjour ! James Duffy. Mon assistant m’a dit que vous aviez une toile que vous vouliez que je … Sherry ?
Sherry : Oui.
Duffy : Je suis Jimmie Wagner.
Sherry : Jimmy ? oh mon Dieu ! Je n’arrive pas à le croire. Adrien ! Est-ce que tu imagines ? C’est Jimmy Wagner.
Jimmie : Tu portes toujours une fleur dans tes cheveux ! Je te trouve géniale !
Sherry : Tu es en pleine forme.
Jimmie : Toi, tu es en pleine forme.
Monk : Ils sont en pleine forme tous les deux.
Sherry : Tu dois surement te souvenir d’Adrien Monk ?
Jimmie : Oui, bien sur, Adrien, le super détective. J’ai lu plein d’articles à ton sujet.
Monk : Jimmy !
Sherry : Et voici Nathalie Teeger.
Jimmie : Enchanté.
Nathalie : Enchantée.
Sherry : Ils m’aident tous les deux, j’ai eu une horrible semaine. On a pénétré chez moi par effraction, ma femme de ménage a été tuée.
Jimmie : Oui, j’ai entendu parler de ça. Je suis sincèrement désolé, je ne savais pas que c’était toi.
Sherry : Je comprends, quelquefois, on parle de moi en disant Sherry Norfleet. Je suis divorcée depuis le mois d’avril. Mais parle moi de toi.
Jimmie : Je suis divorcé, c’est courant de nos jours.
Sherry : Je vois que tu as changé de nom.
Jimmie : Ma mère s’est remariée quand j’avais quinze ans.
Sherry : Oui, je vois.
Jimmie : Tu es toujours aussi jolie. Bon, je suppose qu’il faut que je jette un coup d’œil sur la malade ?
Sherry : Il est là. Tu as bien changé depuis l’époque où tu portais ta collection de T-shirts psychédéliques
Jimmie : J’en porte encore de temps en temps le week end mais ne le dis à personne. Je me souviens de ce portrait. Il était dans la salle à manger de tes parents.
Monk : Excusez moi, Jimmy, Jim. Est-ce qu’il y a quelque chose de particulier à propos de la peinture en bombe ?
Jimmie : Il faudrait d’abord que je fasse une analyse mais on dirait de la peinture à l’huile vernie. On en trouve dans toutes les grandes surfaces.
Sherry : Qu’en pensez vous docteur ? Elle va s’en remettre ?
Jimmie : Je vais m’occuper d’elle, elle devrait s’en sortir. Sherry, tu es occupée ? Parce que si tu as du temps j’aimerais te montrer mon atelier. Il est tout près d’ici.
Sherry : Oui, j’en serais ravie. Ce doit être amusant.
Nathalie : (à Monk, en chuchotant) vous êtes génial.
1972 – Collège Westover. Monk reconstitue la scène. A coté, se déroule le bal, Sherry danse avec Jimmy. Monk est interrompu par la cuisinière, Madame Ledsky.
Monk : Sherry était ici, la boite était là. C’est là que Léo est entré. Moi je lui ai dit « pose ce gateau »
Mme Ledsky : Adrien Monk, qu’est-ce que vous faites là ? Vous n’êtes pas autorisé à entrer dans cette salle avant la fin de la soirée.
Monk : Je ne suis pas là pour le bal. J’essaie de découvrir qui a volé l’argent de la vente des pâtisseries.
Mme Ledsky : J’ai entendu dire que c’était une fille qui avait reçu le tableau d’honneur, Sherry Judd. J’ai préparé ça pour le gouter d’après bal. Prenez en un, je vous en prie. Dites moi ce que vous en pensez ? Tenez, prenez celui là, J’ai recompté, il y a juste dix pépites de chocolat dedans, exactement comme vous les aimez.
Monk : Merci. Vous êtes une bonne cuisinière, Madame Ledsky.
Mme Ledsky : J’ignore si c’est un don ou une malédiction. Tenez vous allez en prendre quelques uns que vous rapporterez à votre frère. J’en ai encore une boite ou deux qui ne sont pas parties lors de la vente.
Monk découvre des traces du glaçage des gâteaux sur la boite.
Monk : Le bleu de la crème !
Mme Ledsky : Qu’est-ce que vous dites ?
Monk : C’est un indice.
Monk et Nathalie sortent du musée. Un motard fait démarrer sa moto.
Nathalie : Je suis désolée, Monsieur Monk.
Monk : Ce n’est rien. Je suis très heureux pour elle. Ils forment un très joli couple.
Nathalie : Ce n’est pas encore un couple.
Monk : Ça le deviendra très vite. Elle va sortir avec lui.
Nathalie : Comment le savez vous ?
Monk : J’ai remarqué certains détails, comme la façon dont elle a dit « oui, je serais ravie de sortir avec toi » et quand elle a noté son numéro de téléphone dans la main de Jimmie, elle ne l’a relâchée qu’au bout de vingt sept secondes. Nathalie ! Est-ce que vous avez vu ses gants ?
Nathalie : Oui, et alors ?
Monk : On voit les doigts. Rappelez vous, rappelez vous les empreintes sur le mur chez Sherry.
Nathalie : Ce sont des motards ?
Monk : Ce sont des motards.
Au commissariat.
Disher : Capitaine ! Vous avez vu la liste des personnes qui ont travaillé chez Sherry Judd durant l’année ?
Stottlemeyer : Oui.
Disher : On l’a comparée au registre des propriétaires de motos. On a deux noms.
Stottlemeyer : On en prend un et on donne l’autre à Monk.
Disher : A vos ordres. Lequel ?
Stottlemeyer : Peu importe. Vous en choisissez un.
Disher : Am, stram, gram, … pique, pique, …
Stottlemeyer : Randy, une femme a été tuée.
Disher : Oui Monsieur. Am, stram, gram, … pique, pique, … Bour et bour et ratatam ..
Monk et Nathalie se rendent dans un bar de motards. Monk essaie d’avoir l’air détendu et sur de lui. Un biker s’approche de Nathalie.
Monk : Nathalie, est-ce que ça va ? Vous avez l’air mal à l’aise. Vous voulez qu’on parte ?
Nathalie : Non, non, ça va.
Monk : D’accord. On va … Mais si vous vous sentez mal à l’aise, dites le moi. On s’en ira tout de suite.
Nathalie : D’accord.
Monk : Attendez, même si vous avez le sentiment d’être mal à l’aise …
Nathalie : Monsieur Monk, si on appelait le Capitaine pour s’en occuper ?
Monk : Non, non. Nous pouvons le faire.
Nathalie : Qui voulez vous impressionner ?
Monk : Mais personne.
Nathalie : Sherry !
Monk : Non. Nathalie, c’est mon métier, je suis là pour ça. Je suis détective privé. Je me fiche de savoir ce que Sherry Judd pense de moi. Elle n’était que la fille derrière moi en étude.
Biker : Salut ! tu es toute seule ?
Nathalie : Non, je suis avec lui.
Biker : Alors tu es toute seule.
Nathalie : Ecoute, mon vieux, je ne t’ai rien demandé. Alors, barre toi. Hé ! s’il vous plait, on cherche Travis et George Baptiste.
Barman : Connais pas.
Monk : D’accord, on s’en va.
Nathalie : C’est drole, on sait qu’ils viennent souvent ici.
Monk : Garçon. Il … Il … Excusez moi Monsieur, c’est une salle non fumeur
Le fumeur détache la pancarte « no smoking » et la brule.
Monk : C’est d’accord. Il peut fumer.
1972 – Collège Westover. Dans les toilettes, Leo et Stork fument.
Léo : Nouvelle loi. Pas de minus aux lavabos.
Monk : D’accord, si je vois des minus, je leur dirai.
Stork : Tu sais qu’il pourrait t’arriver des ennuis ?
Monk : Où est passé l’argent, Léo ?
Léo : De quoi est-ce que tu parles, Monk le minus ?
Monk : Tu as volé l’argent de la vente des gâteaux. Tu as planqué la boite dans un carton pour qu’on ne puisse pas te repérer.
Stork : Ils ont retrouvé le boite vide, mon vieux. Elle était dans le casier de ta copine.
Léo : Fermé à clé.
Monk : Tu as monté un coup contre elle.
Léo : Comment ? Dis moi, elle était la seule à connaitre la combinaison.
Monk : Je ne sais pas comment, mais tu l’as fait. C’est toi le voleur.
Léo : C’est moi le voleur ? et c’est moi qui vais te mettre dans ton casier et refermer la porte à clé.
Dans le bar des motards, Travis et George Baptiste s’approchent de Monk et Nathalie.
Travis : C’est nous que vous cherchez ?
Nathalie : Les Frères Baptiste ?
Travis : Oui, je suis Travis. Lui, c’est George.
Nathalie : C’est votre voisin qui nous a dit qu’on vous trouverait ici.
Monk : Vous avez fait des réparations sur une voiture pour Michael Norfleet l’année dernière, je crois.
George : Oui, c’est exact.
Travis : Pourquoi vous demandez ça ?
Monk : Je me demandais si vous alliez me le demander. Où étiez vous dimanche soir Travis ?
Travis : Vous êtes de la police ?
Monk : Vous êtes un tueur ?
George se saisit d’une queue de billard et s’avance vers eux d’un air menaçant. Nathalie se glisse derrière Monk et tous deux reculent. Monk prend également une queue de billard, mais Nathalie plus rapide, attaque George la première. Travis prend une chaine et la bagarre se termine en bataille générale, Monk et Nathalie réfugiés sous une table. La police arrive.
Police : Tout le monde à terre, maintenant !
Monk : Monsieur l’agent ! Monsieur l’agent, je suis Adrien Monk. J’aimerais que vous lanciez un avis de recherche contre deux hommes suspectés de meurtre, qui se sont enfuis. Ils s’appellent Travis Baptiste et George Baptiste, c’est bien noté ?
Nathalie : Monsieur Monk, il a perdu son portefeuille.
Ils y trouvent un plan.
Nathalie : 109 Vinton Street. C’est l’adresse de Sherry. Là c’est l’entrée. Une personne a du les payer. Quoi ? Vous faites une drole de tête ! Pourquoi vous souriez ? Arrêtez maintenant !
1972 – Collège Westover. Le concierge force le cadenas d’un vestiaire pour délivrer Monk, enfermé, qui a l’air choqué. Monk chuchote à l’oreille de Sherry.
Concierge : Est-ce que tout va bien fiston ?
Sherry : Adrien, est-ce que ça va ?
Jimmy : Ca peut le traumatiser à vie. Psychologiquement.
Concierge : Non, il oubliera très vite. Qu’est-ce qu’il a dit ?
Sherry : Il a dit qu’il avait résolu cette affaire. Il sait comment Leo a fait.
Au commissariat. Dans le bureau du Capitaine, Disher, Sherry, Jimmy, Monk et Nathalie attendent Norfleet qui se présente à l’accueil.
Norfleet : Mike Norfleet. Le Capitaine Stottlemeyer veut me voir.
1972 – Collège Westover. Le Principal Thicket, Monk, Sherry et Jimmy attendent Léo.
Léo : Quoi que ce soit, je n’ai rien fait.
Au Commissariat.
Norfleet : Sherry, Capitaine ? Qu’est-ce qu’il y a ? oh, excellent, le tableau ! Il est réparé, il est comme neuf.
Disher : Monsieur Norfleet ne touchez pas, c’est une pièce à conviction.
Norfleet : A conviction, pourquoi ?
Stottlemeyer : Monsieur Norfleet, je vous arrête pour le meurtre de Gladys Aquino, la femme de ménage de votre épouse.
1972 – Collège Westover.
Thicket : Léo, ce serait plus facile pour tout le monde si tu disais la vérité. Je sais que tu as volé cet argent.
Léo : Vous rigolez, il était dans son casier. Il n’y a qu’elle qui puisse l’ouvrir.
Monk : Si la boite était dans son casier, c’est parce que tu l’avais mise toi-même. Et je sais ce qui s’est passé.
Au Commissariat.
Monk : Voila ce qui s’est passé. Vous avez engagé deux hommes, Travis Baptiste et son frère George pour entrer par effraction dans la maison de Sherry.
Norfleet : C’est ridicule.
Nathalie : Nous avons trouvé ceci dans le portefeuille de Travis.
Norfleet : N’importe qui peut avoir écrit ça.
Monk : Oui, c’est exact. Les lettres sont en majuscules, elles n’ont rien de particulier mais, regardez le chiffre de la maison, regardez le zéro. Il y a une barre qui le traverse.
1972 – Collège Westover.
Monk : J’ai remarqué un détail hier, quand tu m’as enfermé dans mon casier, ce qui soit dit en passant, n’était pas très gentil, mon cadenas était à zéro. Je me suis souvenu que celui de Sherry était toujours à zéro, lui aussi. Mais le jour précédent, lorsque Monsieur le Principal a trouvé la boite qui devait contenir l’argent, le cadenas n’était pas sur le zéro.
Au Commissariat.
Monk : En fait, c’est une question de zéro. Reconnaissez qu’on ne voit pas souvent le chiffre zéro écrit de cette façon. Mais j’avais le souvenir d’en avoir vu quatre le jour précédent quand vous avez rédigé le chèque de pension de Sherry.
Norfleet : Des tas de gens écrivent leurs zéros de cette façon.
Monk : C’est exact, mais combien d’entre eux connaissent et auraient pu dessiner le plan de la maison de votre femme ?
1972 – Collège Westover.
Monk : Voila ce qui s’est passé. Tu as fait semblant d’aider Sherry avec ses livres, tu as retiré son cadenas pour le remplacer par le tien. C’était un plan parfait. Tu as volé l’argent et après sans que personne ne te voit, tu es revenu et tu as mis la boite dans son casier et pour finir, tu as remis son cadenas
Au Commissariat.
Norfleet : Pourquoi aurais je engagé des hommes pour entrer par effraction chez elle ? Il n’y a rien dont j’ai envie dans cette maison.
Monk : Oui, le mobile. Je savais qu’il y avait un rapport entre cette agression et le portrait mais je n’arrivais pas à trouver lequel et tout à coup je me suis souvenu de votre attitude et des mots que vous avez dit en réglant la pension. Rappelez vous, vous avez dit « ta portion mensuelle de viande fraiche ».
Norfleet : Sa pension alimentaire !
Monk : Vous êtes tenu de lui verser une pension alimentaire à vie sauf si un jour elle se remarie. Le but n’était pas de voler quoi que ce soit ni de tuer quelqu’un, pas du tout. Le seul but, c’était eux. Vous vouliez qu’ils se retrouvent.
Sherry : Il savait pour Jimmy. J’avais beaucoup parlé de lui à Michael.
Monk : Alors vous l’avez cherché et vous avez eu de la chance.
Disher : Il était seul et il vivait toujours dans cette ville.
Monk : Mais vous aviez un problème. Comment alliez vous faire pour les réunir tous les deux ? Vous ne pouviez pas appeler Sherry, elle et vous c’est à peine si vous vous parliez et elle aurait refusé toute suggestion venant de vous. Alors vous avez joué les Cupidon. Vous avez engagé Travis et son frère pour entrer chez elle par effraction et défigurer le tableau. Un tableau qu’elle adorait. La connaissant, vous saviez qu’elle voudrait le faire restaurer. Vous avez misé sur le fait qu’elle finirait par l’apporter à James qui était le meilleur restaurateur d’œuvre d’art de la ville. Ils s’apercevraient très vite qu’ils avaient toujours des sentiments l’un pour l’autre et vous aviez raison.
Norfleet : C’est une belle histoire. Mais vous ne pouvez rien prouver.
1972 – Collège Westover.
Léo : Il n’y a pas de preuve de ce qu’il dit. Vous ne pouvez pas croire Adrien Monk, c’est un taré. Demandez à n’importe qui.
Thicket : Je vous demande de vider vos poches s’il vous plait.
Léo : C’est mon argent.
Au Commissariat.
Disher : Travis et George se sont fait épingler ce matin à Las Vegas.
Stottlemeyer : Ils seront ici dès demain. Et ces messieurs vont parler, je vous le promets. Nous avons relevé leurs empreintes un peu partout dans la pièce.
1972 – Collège Westover.
Thicket : Ce billet provient de la vente. C’est mon écriture que vous voyez là. J’avais écrit bonne chance à coté d’Abraham Lincoln. Tous les deux, on va aller discuter dans mon bureau.
Au Commissariat.
Norfleet : Je suis désolé. Vraiment, je suis désolé. Je ne pensais pas que quelqu’un serait tué. Qu’est-ce que Gladys faisait là, ce n’était pas son jour de congé ?
Stottlemeyer : Lieutenant Disher, embarquez le.
Norfleet : Le plus drole dans tout ça, c’est que ça a fonctionné. Tous mes vœux de bonheur, trésor.
1972 – Collège Westover.
Sherry : Merci Adrien. Tu es impressionnant.
Au Commissariat.
Sherry : Tu es toujours aussi impressionnant.
Comme elle l’a fait au collège, Sherry détache la fleur qu’elle portait dans ses cheveux et la donne à Monk.
Jimmy : Adrien, au revoir.
Nathalie : Au revoir.
Monk regarde Sherry et Jimmy partir, Nathalie lui met affectueusement la main sur l’épaule.
Rédigé par mamynicky