4.06 – Monk et sa femme
Dans la salle d'attente du Docteur Kroger, impatient, Monk surveille la grande aiguille de la pendule. Il bondit de son fauteuil dès qu'elle arrive sur le 12.
Monk : Excusez moi, il est quatorze heures.
Secrétaire : Le docteur aura un peu de retard.
Monk : D’accord, pas de problème. Il aura un retard de combien, il vous l’a dit ?
Secrétaire : Quelques minutes, ce ne sera pas long.
Monk : Très bien. Dites moi, il sait que je suis là ? Peut être que je pourrais entrer pour le lui dire.
Secrétaire : Je ne crois pas que ce soit une bonne idée Monsieur Monk.
Monk : Non.
Secrétaire : Où est Nathalie ?
Monk : Elle est sortie, elle avait des courses à faire.
Secrétaire : Vous voulez qu’on l’appelle ? Oui, on va l’appeler.
Nathalie est dans un café.
Nathalie : Oui, Monsieur Monk ?
Monk : Nathalie, c’est moi, Adrien, vous savez, Monk.
Nathalie : Oui Monsieur Monk, je sais.
Monk : Le Docteur Kroger est en retard.
Nathalie : Ça vous fera un sujet de conversation. Vous voulez que je vienne ? je suis à cinq minutes de vous.
Monk : Où êtes vous ?
Nathalie : J’ignore le nom de la rue mais je suis dans un café très sympa.
Monk : Est-ce que vous avez trouvé ma brosse à dents ?
Nathalie : Oui, Monsieur, j’ai trouvé votre brosse à dents. J’ai fait cinq pharmacies, mais j’ai trouvé.
Monk : C’est la bonne marque, référence 4000 avec des poils en polyuréthane extra souples ?
Nathalie : Oui et un manche en caoutchouc bleu, oui Monsieur.
Monk : Dieu merci. Et pour la photo de Trudy ?
Nathalie : Je sors de chez l’encadreur et j’ai la photo aussi.
Monk : Comment est elle ?
Nathalie : Vous savez, il a fait du bon travail, on ne voit plus du tout la rayure.
Monk : Excellent.
Nathalie : Elle était vraiment très belle.
Monk : Oui, vous avez raison.
Nathalie : Vous êtes sur que ça va ? peut être que je devrais venir.
Monk : Non. Non, non, non. Tout va bien, ça va. En fait, ça va mieux que bien.
Nathalie : Entendu. Alors, bonne séance. Je serai là quand vous sortirez.
Monk : Je vous remercie.
Nathalie boit son café, elle remarque une jeune femme qui entre dans le bar. Elle la compare avec le portrait de Trudy. Un homme l’appelle.
L’homme : Trudy !
La jeune femme : Ha ! il est là ! Bonjour. Je suis contente de vous voir. Comment allez vous ? Je suis désolée pour le retard.
Le Docteur Kroger est enfin arrivé à son cabinet.
Dr Kroger : Adrien ! Je suis vraiment désolé de vous avoir fait attendre. Maggie m’a dit que vous commenciez à angoisser tout à l’heure.
Monk : Oui, c’est vrai, je suis plutôt excité. Ecoutez, j’ai des nouvelles
Dr Kroger : Vraiment ?
Monk : Comme vous le savez, hier, c’était l’anniversaire de Trudy et je suis allé sur sa tombe. Ensuite, je suis rentré à la maison et j’ai relu certains de ses plus beaux poèmes. Dans l’un d’eux, il y avait un passage qui m’a vraiment ému. Je n’ai pas arrêté de le relire. Il disait « la neige qui commence à fondre, telle les larmes du Seigneur, nous révèle à nouveau le monde. C’est une renaissance, rien n’est jamais perdu pour toujours ».
Dr Kroger : C’est magnifique. Oui, rien n’est jamais perdu pour toujours.
Monk : C’était comme si, … oui, comme si elle me parlait. Comme si elle disait que moi, j’étais resté ici sans elle, pour une raison. Je pense qu’elle voulait me demander de continuer sans elle.
Dr Kroger : Ouah !
Monk : Je sais. Et hier, dans la journée, il y avait une chanson qui passait à la radio. Mais ce n’était pas à la radio.
Dr Kroger : Ce n’était pas à la radio ? D’accord.
Monk : (il chante) Dans le rêve il y a des filles qui ne demandent qu’à se laisser embrasser et moi, j’ai bien l’intention d’embrasser plusieurs d’entre elles. Vous savez ce que c’était ? c’était moi.
Dr Kroger : Vous ?
Monk : Oui, c’était moi, j’étais en train de chanter. Je pense que je suis heureux. C’est possible, docteur ?
Dr Kroger : Pourquoi pas ? Ca ne vous est pas arrivé depuis longtemps.
Monk : C’est le bonheur, docteur, je suis heureux. Et puis, ce matin, j’ai regardé le mur, j’ai vu un tableau accroché légèrement de travers mais j’ai continué de manger, je ne me suis pas levé pour le redresser.
Dr Kroger : Je sais, parce que vous voyez le verre qui est là sur la table, vous ne vous êtes toujours pas levé pour le remettre sur le sous verre.
Monk : Qu’en pensez vous ?
Dr Kroger : Et vous ? Qu’en pensez vous ?
Monk : Chaque fois que je dis « qu’en pensez vous ? » vous dites « et vous, qu’en pensez vous ? »
Dr Kroger : Hé bien, vous, qu’est-ce que vous en pensez ?
Monk : J’ai presque peur de le dire, Docteur. Il est possible que j’aille mieux.
Dr Kroger : Adrien, en lisant ce poème, vous avez eu une réaction que nous appelons dans notre jargon un événement seuil. Une première étape énorme. Vous savez, les premières étapes sont les plus difficiles.
Monk : Est-ce que ça va ?
Dr Kroger : (ému) Oui, c’est bien, il y a tellement longtemps que j’attends cet instant que je suis, comment dire … oui, je suis …
Monk lui passe un kleenex.
Dr Kroger : Merci. Je suis désolé. Je suis désolé de pleurer. Vraiment désolé, excusez moi. Ça vous met mal à l’aise, n’est-ce pas ?
Monk : Oui, c’est exact. Mais tout me fait cet effet.
Dans le café, Nathalie entend la conversation entre la nouvelle arrivée et l’homme qui l’a interpelée.
Trudy : Vous n’avez pas parlé de moi, j’espère ?
Zach : Où est cette serveuse ? Elle a disparu.
Trudy : Zach, Monsieur Ellinghouse, écoutez, c’est important. Est-ce que vous avez parlé de moi à d’autres personnes ?
Zach : Je l’aurais dit à qui ? Janice est morte et elle était tout ce que j’avais. Vous savez, Trudy, j’avoue que je suis gêné par tous ces mystères.
Trudy : Vous pouvez me croire, c’est dans votre intérêt. Et rappelez vous que vous ne devez pas m’appeler Trudy. Appelez moi Lisa.
Zach : Oh, oui, je vous prie de m’excuser, désolé, Lisa. Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi vous vous faites passer pour morte.
Trudy : Je devais le faire. Pour protéger ma famille. J’écrivais un article sur un groupe extrêmiste de la baie et ces gens là étaient à ma recherche. Ils nous auraient tués, mon mari et moi s’ils m’avaient retrouvée. La seule façon de les en empêcher était de me faire passer pour morte.
Serveuse : Voilà, un grand sandwich au thon avec un café et un bâton de cannelle. Tenez.
Zach : Avec un bâton de cannelle ?
Trudy : Oui, pour sucrer le café. J’ai découvert ça un jour, à Madrid.
Zach : C’est vrai que vous êtes allée à Madrid avec Janice. J’ai toutes les lettres qu’elle a écrites, je les ai mises de coté.
Trudy : Oui, je sais. Je suis là pour ça, Zach.
Zach : Regardez, ce sandwich est superbe. Il y a du céleri dedans. Vous voulez qu’on le partage ?
Trudy : Non, je ne peux pas, je suis allergique au poisson.
Zach : Oui, c’est vrai, je m’en souviens. Je me souviens de tout, en fin de compte.
Trudy : Il faut qu’on parle, Zach. Au sujet de la clé, cette clé que Janice vous a laissée. Vous l’avez sur vous ?
Zach : Je n’arrive pas à croire qu’elle soit partie.
Trudy : Oui, je sais que c’est douloureux. Elle me manque aussi. Mais c’est vraiment important. Est-ce que vous avez la clé ?
Zach : Ecoutez, je l’ai cherchée et je ne l’ai pas trouvée. Je la rechercherai ce soir, d’accord ? Je la trouverai, c’est promis.
Trudy : D’accord. On se retrouvera sur Keep Street devant la bibliothèque, demain. Vous savez où c’est ? A dix heures. Zach, ne me laissez pas tomber. C’est MA clé. Janice voulait me la donner.
Chez Monk, Nathalie et Kevin font la cuisine pendant que Monk chantonne. Nathalie est soucieuse, encore choquée de la conversation qu’elle a surprise, et reste dans son coin.
Monk : « Il y avait du vin tout prêt à être bu … »
Kevin : La mayonnaise … Un petit peu de jus de citron ensuite du sel, une pincée, juste une pincée.
Monk : Kevin, je vous remercie de votre aide.
Kevin : S’il vous plait, les voisins sont là pour ça, vous savez, Adrien. Ça va suffire ? Il y a combien de personnes ?
Monk : Euh … Je n’en sais rien. Le Capitaine fait un barbecue tous les ans, mais je n’ai jamais voulu y aller auparavant.
Kevin : Alors c’est un peu votre coming out, Monsieur Monk ?
Monk : (en riant) Mon coming out ! Nathalie ! est-ce que ça va ?
Oui, je suis un peu fatiguée.
Monk : D’accord, je vous ferais remarquer que cette pomme de terre n’est pas très bien coupée, mais ça m’est égal. Je la mets quand même dans la salade.
Kevin : D’accord.
Monk : Oui, l’ancien moi aurait été malade de le faire mais là regardez, voilà. Maintenant, je peux me laisser aller.
Kevin : On se laisse aller.
Monk : Oui, je me laisse aller.
Kevin : Et voilà, c’est fini.
Monk : Une seconde. Je la coupe encore, et voilà.
Nathalie : Monsieur Monk ?
Monk : Oui ?
Nathalie : J’ai vu le médecin de Julie aujourd’hui et il m’a dit qu’elle faisait une allergie au poisson.
Kevin : Oh, pauvre enfant !
Nathalie : Vous connaissez quelqu’un qui est allergique au poisson ?
Kevin : Je crois que le Monsieur qui habite la rue en face de chez ma jeune sœur est allergique au poisson. Non, ce n’est pas la rue d’en face, en réalité, vous savez, ce n’est même pas une vraie rue, c’est plus un cul-de-sac.
Nathalie : C’est très bien Kevin, et vous, Monsieur Monk ?
Monk : Non. Ha si, Trudy l’était. Au fait, je ne vous ai pas dit le plus beau, le plus beau c’est que le Docteur Kroger va contacter le service pour appuyer ma demande de réintégration.
Kevin : Génial ! Mes félicitations, Adrien.
Monk : Ecoutez ça, tout à l’heure, on descendra mon ancien uniforme pour voir s’il me va encore.
Kevin : Vous voulez que je vous dise ? Il ne vous ira pas si vous mangez trop de cette salade.
Monk : Alors il ne m’ira jamais.
Nathalie : J’ai rencontré quelqu’un qui dit vous connaitre, Zach Ellinghouse ?
Monk : Ellinghouse ? Exact. C’est vrai qu’on se connait. Trudy travaillait avec sa fille. Comment va-t-il ?
Nathalie : Il va très bien.
Monk : Tant mieux.
Nathalie : Monsieur Monk ?
Monk : Oui ?
Nathalie : Monsieur, j’aimerais vous dire quelque chose.
Monk : Je vous en prie.
Nathalie n’arrive pas à lui parler de la conversation et goute la salade.
Nathalie : C’est une très bonne salade.
Le lendemain, Nathalie est au rendez vous sur Keep Street et photographie Trudy et Zach.
Trudy : Mais comment ça, vous ne l’avez pas ? Je croyais qu’on était d’accord.
Zach : Trudy, ne vous fâchez pas. J’aimerais qu’on parle d’une petite compensation. Oui, je ne sais pas à quoi sert cette clé, il s’agit peut être de quelque chose de précieux.
Trudy : Non, elle n’a aucune valeur, croyez moi, Zach et je vous l’ai dit, ce sont de simples recherches que Janice et moi avons faites ensemble. Ce ne sont que de vieux papiers.
Zach : Pourtant ces papiers vous préoccupent. J’ai beaucoup de dépenses, vous savez, enfin je veux dire, des factures. Janice n’est plus là pour m’aider. Qui va m’aider à présent ?
Trudy : D’accord, vous voulez un peu d’argent. Donnez moi un chiffre.
Zach : Disons mille dollars, ce n’est pas énorme.
Trudy : Bien, vous lez aurez. Je passerai chez vous aujourd’hui à quinze heures et … Zach, je ne repartirai pas sans la clé, vous entendez ?
Trudy aperçoit Nathalie et s’en va précipitamment. Mais plus loin, elle se met sur son chemin. Elle lui prend l’appareil des mains et enlève la pellicule.
Trudy : Qu’est-ce que vous faites ? Qui êtes vous ?
Nathalie : Nathalie Teeger. Je travaille pour votre … Je travaille pour Adrien.
Trudy : Donnez moi cet appareil.
Nathalie : Est-ce que je peux savoir ce qu’il se passe ?
Trudy : Vous lui avez déjà parlé de moi ? Alors taisez vous. Gardez ça pour vous. Si vous avez un peu d’affection pour lui, ne dites rien. Nous savons toutes les deux que ça le tuerait. Je suis morte et je dois à tout prix le rester. Est-ce que c’est clair ?
Chez le Capitaine Stottlemeyer, Monk aide au barbecue. Il vient de jeter deux hamburgers.
Stottlemeyer : Qu’est-ce qui clochait pour celui là ?
Monk : Il était un petit peu de travers.
Stottlemeyer : Tenez, vous vous chargez du pain, on échange.
Invitée : Salut les garçons. J’en veux un bien cuit.*
Stottlemeyer : Bien cuit. Du pain.
Invitée : Merci
Monk : Attendez ! il doit être un peu décentré, il faut que je repositionne la viande. Je vais … c’est pas grave, il peut rester comme ça. Régalez vous, la vie est courte ! On va le laisser comme ça.
Stottlemeyer : Vous savez, le commissaire est venu me demander ce que je pensais d’une éventuelle réintégration provisoire. Je lui ai répondu qu’on devrait essayer.
Monk : Capitaine …
Stottlemeyer : Non, Adrien, ne dites rien. Chaque chose en son temps. D’accord ?
Monk, ému, s’éloigne. Le Capitaine ne s’en aperçoit pas, Disher s’approche.
Stottlemeyer : Ecoutez, il y a des … il y a certaines choses que j’aurais voulu dire que je n’ai pas dites. J’ai pas mal travaillé sur certains points moi aussi. On n’est pas parfait, ça je le sais, mais vous êtes surement le meilleur policier que je connaisse et travailler avec vous est le plus grand honneur de ma carrière. Vous êtes balaise, je le pense vraiment.
Disher : J’en ai autant pour vous, Monsieur. Je vous aime, Capitaine.
Stottlemeyer : Je vous aime bien aussi.
Disher : Il a dit que j’étais le meilleur. Il était au bord des larmes.
Nathalie : Sérieux ? Hé bien …
Disher : Ce n’est pas une histoire de compétition, mais c’est bon d’être le numéro un.
Nathalie : Excusez moi.
Stottlemeyer : Hé, Paulie ! on est en alerte rouge. Dis à Karen qu’on va manquer de bière.
Nathalie : Est-ce que je peux vous parler ?
Stottlemeyer : Bien sur.
Nathalie : Je sais que ça va vous sembler bizarre, mais est-ce que vous étiez là quand Trudy est morte ?
Stottlemeyer : Qui, Trudy Monk ? Non, non, je suis arrivé une heure après, pourquoi ?
Nathalie : Dans ce cas, vous n’avez pas vu le corps ?
Stottlemeyer : Où voulez vous en venir ?
Nathalie : J’ai parlé à Trudy ce matin. Oui, je l’ai rencontrée.
Chez Zach Ellinghouse, Trudy peut récupérer la clé.
Trudy : Vous l’avez ? Voilà votre argent. Recomptez si vous voulez.
Zach : C’est inutile. J’ai changé d’avis.
Trudy : De quoi est-ce que vous parlez ? on avait un accord.
Zach : Non. Ma Janice m’a donné cette clé, elle ne l’a pas laissée pour vous. Pourquoi est-ce qu’elle a fait ça ?
Trudy : Parce qu’elle ne pouvait pas me la laisser. Elle me croyait morte.
Zach : J’ai décidé que j’allais donner tous ses papiers ainsi que ses bloc notes à l’université.
Trudy : Zach, Zach ! Janice et moi on a travaillé ensemble sur cette histoire. Alors ces papiers sont à moi comme à elle.
Zach : Je n’en sais rien. Je dois réfléchir.
Trudy : Zach, ce n’est pas un jeu. Donnez moi cette clé !
Zach : Trudy ! qu’est-ce que vous faites ?
Trudy : Donnez moi cette clé !
Zach : Non, non, je vous dis.
Trudy : Donnez la moi !
En essayant de préserver la clé que Trudy essaie de lui prendre, Zach trébuche près de son bureau et tombe sur un pique notes. Il tombe, Trudy prend la clé et s’enfuit.
Trudy : Zach !
Stottlemeyer : Ce n’est pas possible ! C’est impossible.
Nathalie : Elle a dit qu’elle avait fait croire à sa mort pour le protéger.
Stottlemeyer : Elle a échangé quelques mots avec le médecin avant de mourir.
Nathalie : Peut être que ce médecin a menti ou il était peut être aussi dans le coup. Capitaine, je l’ai suivie toute la journée et elle a rencontré un homme, un homme âgé qui s’appelle Zach Ellinghouse. Vous le connaissez ?
Stottlemeyer : Ellinghouse, non.
Nathalie : Ils se sont disputés à propos d’une clé. J’ai entendu que cet homme aurait une clé qui appartiendrait à Trudy.
Stottlemeyer : Elle est forte la bière cette année.
Nathalie : Capitaine, j’ai vu Trudy Monk.
Stottlemeyer : Vous l’avez photographiée ?
Nathalie : Oui mais elle a détruit la pellicule.
Disher : Capitaine ! (au téléphone) oui, d’accord ! ) On doit aller à Mission Hill.
Stottlemeyer : Maintenant ?
Disher : Une voisine a entendu une bagarre, la porte était ouverte, elle est entrée et elle a trouvé un corps.
Stottlemeyer : Karen va me tuer. Très bien, contactez Philby et Dietrich.
Disher : Entendu. C’est au 418, Vinton, appartement 3-D. La victime s’appelle Ellinghouse.
Nathalie : Comment vous dites ?
Disher : Zachary Ellinghouse. Pourquoi ? Vous le connaissez ?
Monk : Hé ! qu’est-ce qu’il se passe ?
Nathalie : Rien du tout.
Disher : Bon, on y va là ? On a un cadavre à Mission Hill.
Monk : Allons y, c’est parti !
Stottlemeyer : Non, attendez, Monk, on n’a pas besoin de vous sur ce coup, j’aimerais que vous restiez ici. Il faudrait …nettoyer le grill. Oui, ce grille st vraiment très gras.
Monk : Quoi ?
Nathalie : Oui, oui, venez, on va bien s’amuser.
Monk : Qu’est-ce que vous racontez ? Je vais récupérer ma plaque, je vais bientôt réintégrer l’équipe, n’est-ce pas ? Dépêchez vous, allons y, on est partis. On se met au travail.
Ils se retrouvent chez Zach Ellinghouse.
Nathalie : C’est poussiéreux ici, Monsieur Monk ! Vous devriez attendre dans la voiture.
Monk : Non, non, non. Tout va bien.
Stottlemeyer : Monk, vous savez que vous ne serez pas payé pour cette affaire ?
Monk : Ce n’est pas grave, c’est la maison qui régale. Je vous dois bien ça. Très bien, allons y. Le corps se trouvait là.
Disher : Oui, on pense qu’il est tombé sur le bureau, de face. Il s’est empalé sur ce truc et il a glissé sur le tapis. Comment est-ce qu’on appelle ça ?
Monk : Une pointe.
Disher : Une pointe, bien. C’est ça, merci. Je finis mon rapport.
Monk : Alors le tapis était comme ça ?
Disher : Oui.
Monk : Il a sans doute trébuché, ce n’était pas prémédité. Il y a eu une bagarre, avec une femme.
Disher : Une femme, comment vous le savez ?
Monk : Les marques de talons sur le tapis. Elle a de tout petits pieds.
Nathalie : Il y a plein de femmes qui ont des petits pieds.
Monk : Je connais ce parfum. Je le connais bien. Trudy l’a toujours porté. Attendez, pas de lunettes de lecture. Je pense qu’il gardait quelque chose de caché dans ce bouquin. Une clé. Vous avez trouvé une clé ?
Disher : Non, rien du tout.
Monk : Peut être qu’ils se sont battus pour ça.
Disher : Regardez ça. Sur le mug, du rouge à lèvres.
Monk : Ah oui. De la cannelle, pour sucrer le café. Trudy le faisait elle aussi. C’est lui, la victime ?
Disher : Oui, il s’appelait Zach, Zach Ellinghouse.
Monk : Ho non ! je le connaissais ! Ellinghouse, Nathalie ! Vous m’avez parlé de lui ce matin ! Capitaine, la fille de Zach, Janice, elle travaillait avec ma … Trudy ?
Disher : C’est bizarre que vous n’arrêtiez pas de mentionner Trudy. Parce qu’il y a un témoin qui a entendu …
Stottlemeyer : Attendez, Lieutenant, donnez …
Monk : Le témoin a très nettement entendu la victime qui disait « qu’est-ce que vous faites, Trudy ? » Trudy ? C’était le prénom de Trudy. Trudy !
Nathalie : Monsieur Monk, j’ai quelque chose à vous dire.
Monk : Oui ?
Nathalie : Si … si Mitch était, par miracle, il était en vie, j’aimerais que quelqu’un me le dise.
Monk : Vous dire quoi ? De quoi est-ce que vous parlez ?
Nathalie : De … Trudy. Elle n’a pas été … Elle n’est pas morte Monsieur Monk.
Monk : Trudy ?
Nathalie : Je l’ai suivie Monsieur Monk et j’ai discuté avec elle.
Monk : Ho, ho …
Stottlemeyer : Monk, Monk, je n’y crois pas non plus. D’accord ? On ne sait pas ce qu’il se passe.
Monk : Capitaine !
Stottlemeyer : Peut être que si on avait un échantillon de son ADN …
Monk : Non, non !
Stottlemeyer : Comme ça les choses seraient claires.
Monk : L’ADN de Trudy ? Mais qu’est-ce que vous racontez ?
Disher : En exhumant le corps, tout simplement.
Stottlemeyer : Il n’est pas question d’exhumer le corps.
Nathalie : Elle a dit à Zach qu’elle avait fait croire à sa mort pour vous protéger. Elle est en vie Monsieur Monk.
Monk se prend la tête entre les mains et sort de la maison en courant. Sur le trottoir, il essaie de se reprendre mais il aperçoit Trudy dans la foule des curieux en face. Elle s’enfuit quand leurs regards se croisent. Il veut la rattraper mais elle monte dans une voiture qui démarre immédiatement.
Monk : Trudy ! Trudy ! Trudy.
Stottlemeyer : Monk, est-ce que c’était elle ?
Nathalie : Il n’en est pas certain, elle était beaucoup trop loin.
Stottlemeyer : Vous avez vu la voiture ?
Monk : C’était … c’était une … berline … grise.
Stottlemeyer : Est-ce que vous avez vu la marque ? Vous avez vu le chauffeur ?
Monk est perturbé et il reste figé sans pouvoir répondre.
Stottlemeyer : L’immatriculation ?
Nathalie : Non, il ne se rappelle plus rien.
Stottlemeyer : Est-ce que je peux faire quelque chose ?
Monk : Est-ce que je peux faire … quelque chose ?
Disher : Comment va-t-il ?
Stottlemeyer : Comment voulez vous qu’il aille ? Je ne me suis jamais senti aussi inutile de toute ma vie.
Disher : Je viens de parler à Hank Merchant du bureau du procureur.
Stottlemeyer : Je vous ai autorisé à faire ça ?
Disher : Non, Monsieur, j’ai pensé que ça vous plairait. Je suis le meilleur, souvenez vous. Je lui au tout expliqué. Il pense que nous devrions exhumer le corps. Vous n’avez qu’un mot à dire …
Stottlemeyer : Arrêtez, non, non. Nous n’exhumerons pas Trudy sans l’accord de Monk, compris ? Nous allons laisser passer un jour ou deux, d’accord ?
Le Docteur Kroger, appelé par Nathalie, entre.
Dr Kroger : Capitaine !
Stottlemeyer : Docteur, enfin, vous êtes là !
Dr Kroger : Nathalie m’a appelé à mon cabinet. Que se passe t’il ?
Stottlemeyer : Nous avons quelques indices qui nous laissent penser que la femme d’Adrien est peut être toujours en vie.
Dr Kroger : Excusez moi ?
Disher : Nous pensons qu’elle a fait croire à sa mort et que depuis elle se cache. Et on est presque surs qu’elle vient de tuer quelqu’un. Trudy est la principale suspecte.
Dr Kroger : D’accord, alors il a du faire une rupture psychotique avec hallucination.
Stottlemeyer : Non, il n’a pas eu d’hallucination, nous avons deux témoins oculaires et des preuves physiques, Docteur.
Dr Kroger : Alors, c’est … alors dans ce cas, c’est … plus grave. Excusez moi.
Nathalie : Docteur Kroger. Monsieur Monk, regardez qui est là ? Le Docteur Kroger.
Dr Kroger : Nathalie, laissez nous une minute, s’il vous plait.
Dr Kroger : Adrien. Tenez, vous devez boire quelque chose. Vous avez bu quelque chose ? C’est clair. Allez y.
Monk ne boit pas, il fait rouler le verre sur son front. Puis il boit.
Dr Kroger : Adrien, Adrien ? c’est bien. Ecoutez. Je ne croirai absolument rien tant que ce n’est pas vous qui me l’aurez dit. Est-ce que Trudy est en vie ?
Monk : Je n’en sais rien. Mais si c’est vrai, alors rien d’autre n’est vrai. Si ça c’est vrai, rien d’autre n’est vrai. Pourquoi elle ne m’a pas contacté, moi ?
Dr Kroger : Je n’en sais rien. Peut être qu’elle a … des problèmes.
Monk : Elle a des problèmes.
Dr Kroger : Adrien, où allez vous ? Adrien ?
Stottlemeyer : Hé, Monk !
Monk repousse son fauteuil et sort de la maison.
Stottlemeyer : Monk, vous allez où ?
Monk : Je dois la retrouver.
Nathalie : On va venir avec vous.
Monk : Non, je dois le faire tout seul. Oui, c’est entre moi et ma femme.
Monk se rend, en pleurs, sur la tombe de Trudy.
Monk : Elle n’est pas toi. Ce n’est pas toi.
Puis il s’approche d’une femme, sur la tombe de son mari.
Monk : Bonjour ! Comment allez vous ?
Veuve : Bonjour.
Monk : Ma femme est enterrée la bas. Elle est toujours morte. Elle est là où je l’ai laissée.
Veuve : Bien.
Monk : Croyez moi, je suis … soulagé. Oui, c’est vrai, je l’aime de tout mon cœur mais … pfff … Qui est enterré là ?
Veuve : C’est mon mari.
Monk : Je suis sur qu’il est mort lui aussi. Et qu’il restera mort. Vous ne devez pas vous inquiéter, c’est un très bon cimetière et ils savent ce qu’ils font. Tout le monde ici est … probablement mort. Ravi de vous avoir rencontrée.
Monk emmène Nathalie à la rédaction du journal où était employée Trudy. Il demande au rédacteur en chef un ancien numéro.
Monk : C’est le bureau qui est ici.
Nathalie : Celui de Trudy ?
Monk : Pendant cinq ans. Elle adorait ce travail. C’est moi qui ai fait ça. Un jour où je me suis penché pour l’embrasser, j’ai renversé du café.
Nathalie : Je parie que c’est la dernière fois que vous avez renversé quelque chose.
Monk : Oh non, non, non. J’ai renversé autre chose sept ans plus tard, le 12 janvier 1999.
Nathalie : Le 12 janvier ? Vous voulez dire pendant le tremblement de terre ?
Monk : Le tremblement de terre compte. Ce n’est pas moi qui fais les règles.
Nathalie : Monsieur Monk, je peux vous poser une question ? Qu’est-ce qu’il s’est passé hier au cimetière ? Comment savez vous que la femme que nous avons vue n’était pas Trudy ?
Sorenson : Nous avons encore une ou deux copies aux archives. Vous pouvez garder celles-ci. Je ne comprends pas pourquoi quelqu’un se ferait passer pour Trudy ?
Monk : Je n’en ai aucune idée.
Sorenson : J’aimerais que certains se prennent plus souvent pour elle. C’était la meilleure de nos journalistes.
Nathalie : J’ai trouvé. « La pression sur le port de Janice Ellinghouse et Trudy Monk ».
Sorenson : C’est le seul article qu’elles ont écrit ensemble. Un sacré papier. Elles méritaient le Pulitzer.
Nathalie : C’est sur le syndicat des dockers.
Sorenson : Ed Lindley, le président du syndicat, a été mis en examen après cet article.
Monk : Il est toujours en prison.
Sorenson : C’est exact. Ce gars était intouchable mais Trudy et Janice ne voulaient pas lâcher prise. Cet article est entré dans l’histoire. Le bras droit de Lindley, Jack Bollinger, est devenu président du syndicat à la suite de ça. Il l’est toujours et il semble faire les choses proprement.
Nathalie : Regardez, elles ont cité un paquet de noms la dedans. Regardez tous ces pots de vin ! Comment est-ce qu’elles ont su tout ça ?
Sorenson : Avec beaucoup de travail et elles avaient un informateur. Une très belle enquête.
Monk : Oui. Trudy ne m’a jamais dit qui c’était.
Sorenson : Elles ne me l’ont jamais dit non plus.
Monk : Où se trouvait le bureau de Janice ?
Sorenson : La bas. On ne l’a toujours pas débarrassé. Ce n’est pas toujours facile de dire adieu.
Monk : Oui, je sais.
Monk lit une to do liste.
Monk : « Payer location : 105 dollars, Anniversaire papa – crédit maison ». Elle avait déjà un crédit pour sa maison, qu’est-ce qu’elle pouvait louer … qu’est-ce qu’on peut louer pour cent cinq dollars ?
Nathalie : Je loue un garde meubles, ça me coute à peu près ça chaque mois.
Monk : Rappelez vous la clé, celle qui était dans le livre. Elle devait ouvrir un garde meubles.
Nathalie : Monsieur Monk, il y a des centaines de garde meubles à San Francisco. Par où est-ce qu’on va commencer ?
Monk : Hé bien, Nathalie, que pensez vous de Déménagement Trans-Cal – 13025 3rd Street ?
Nathalie : Quoi ?
Il montre à Nathalie un calendrier sur le mur, de cette société. Pendant ce temps, Trudy est dans les bureaux du syndicat des dockers, avec son président, Jack Bollinger.
Bollinger : Ce garde meubles ouvre à quelle heure ?
Trudy : A huit heures.
Bollinger : Je veux que vous veniez avec moi.
Trudy : Pourquoi ? Je devais partir dès que je vous aurais apporté la clé.
Trudy arrache sa perruque, il s’agit d’une comédienne, Cameron, qui ressemble à Trudy.
Bollinger : Changement de plan. Je ne sais pas comment fonctionne leur sécurité. Si on se fait arrêter, vous devez vous faire passer pour Janice. Prenez ça avec vous, elle était blonde.
Cameron : Je déteste ce truc.
Bollinger : Pourquoi ? ça vous va très bien. Vous étiez très belle aussi en rouquine dans cette revue. C’était quoi déjà ?
Cameron : Un homme est mort.
Bollinger : Oui, je suis au courant et j’en suis désolé. C’était un horrible accident.
Cameron : Il y a l’autre gars, le mari de Trudy, je n’oublierai jamais son visage. C’est vrai, il souffrait vraiment.
Bollinger : Ce genre de choses arrive parfois. Nous, on doit avancer. Votre présence est devenue une question de survie. Vous comprenez ? Si quoi que ce soit sort de ce garde meubles, je dis bien, quoi que ce soit, je suis un homme mort.
Cameron : Non, je ne peux pas.
Bollinger : Si, vous pouvez le faire. Attendez, vous êtes une bonne actrice, n’est ce pas ? On va dire que votre prestation n’est pas encore terminée.
Au commissariat.
Sergent : Bonjour !
Stottlemeyer : Qu’est-ce qui se passe ?
Disher : Je mets sur pied une unité d’intervention.
Stottlemeyer : Quoi ? dans mon bureau ?
Disher : Oui Monsieur ! J’ai pensé que ça ne vous ennuierait pas, c’est qui le meilleur ?
Stottlemeyer : C’est vous, Randy, le meilleur.
Disher : Ne vous en faites pas Monsieur, je me suis occupé de tout. J’ai fait revenir Rudner et le sergent Hyden. Ils seront bientôt là. Tenez, voilà le rapport du labo, il n’y a aucune empreinte identifiable dans l’appartement. Trudy a du tout nettoyer à fond avant de partir. Et j’ai fait imprimer ça en 500 exemplaires, « Recherchée pour interrogatoire » j’ai mis une photo d’elle sur notre tableau et j’ai essayé de contacter ses parents.
Stottlemeyer : Quoi ? Vous avez essayé de contacter ses parents ? les parents de qui ?
Disher : De Trudy ! au cas où elle appellerait.
Stottlemeyer : Oh non, Randy attendez.
Disher : J’ai transmis ce communiqué à la presse. Vous pouvez le relire. J’ai aussi contacté le bureau du procureur, oui je voulais …
Stottlemeyer : Lieutenant ! Randall. Quand je vous ai dit ces choses à propos du fait que vous étiez surement le meilleur, je croyais que je m’adressais à Monk.
Disher : Oh, très bien. D’accord. Ça explique tout.
Stottlemeyer : Ça ne veut pas dire que …
Disher : Non, non, non. Je comprends. Pas de problème. Je vais vous apporter une tasse de café.
Monk et Nathalie sont au garde meubles
Nathalie : C’est le numéro douze.
Monk : Comment vous le savez ?
Nathalie : Je l’ai vu sur la liste.
Monk : L’agent de sécurité vous a laissée voir sa liste ?
Nathalie : Non, j’ai jeté un coup d’œil pendant qu’il était à quatre pattes.
Monk : Qu’est-ce qu’il faisait par terre ?
Nathalie : Il cherchait ma boucle d’oreille. « J’ai perdu ma boucle ! oh mon Dieu, elles sont irremplaçables. Un cadeau de ma tante Lisa sur son lit de mort. Il me semble qu’elle a du tomber … là »
Nathalie : Peut-être qu’elle est déjà venue.
Monk : Non. Regardez il y a de l’eau sur la poignée, il a plu hier soir. Si quelqu’un avait ouvert la grille, l’eau serait tombée. Ecoutez. Vous entendez ? C’est la voiture que j’ai vue. C’est surement elle. C’est elle. C’est elle.
Ils courent se cacher. Jack Bollinger se gare devant le box douze, il sort la clé de sa poche et ouvre le cadenas.
Nathalie : Elle va vous voir ! qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Elle est revenue. Pendant une heure et demie, j’ai cru que ma femme était en vie. J’avais de l’espoir. Mais ce n’est pas l’espoir le pire.
Nathalie : Non, Monsieur Monk, l’espoir est une bonne chose.
Monk : Vous êtes encore jeune. Je connais cet homme. Je l’ai déjà vu quelque part. Est-ce que vous avez l’article que Janice et Trudy ont écrit ?
Nathalie : Oui.
Monk : C’est lui, c’est cet homme. Jack Bollinger.
Nathalie : Le patron du syndicat.
Monk : Alors c’était lui la source anonyme il y a dix ans. Maintenant qu’elles sont mortes toutes les deux, il doit avoir peur que quelqu’un veuille montrer leur matériel de recherche au public. Et que ses amis d’autrefois découvrent tout à coup qu’il les a balancés.
Nathalie : D’accord, mais la femme ?
Monk : Peut être que Bollinger a du engager cette fille pour monter une arnaque, elle devait inciter le père de Janice à leur remettre la clé.
Nathalie : Mais comment elle a fait pour en savoir autant sur Trudy ?
Monk : Bollinger lui a tout appris sur elle. Il a passé beaucoup de temps avec Trudy quand elle a écrit ça, il en a appris pas mal à son sujet.
Nathalie : J’appelle le Capitaine.
Stottlemeyer : Lieutenant, on y va ! C’était Nathalie, Monk a résolu l’affaire ! Ils sont au garde meubles au bout de la rue. Randy ! Randy ! on s’en va !
Disher : Oh, c’est à moi que vous vous adressez ? C’est difficile à deviner parfois, Capitaine.
Stottlemeyer : Randy. Vous savez combien Monk est fragile. Je dois sans cesse lui passer la pommade mais vous, vous êtes plus solide. Vous êtes le meilleur. Allons y !
Disher : Bon, alors, tout le monde est le meilleur.
Stottlemeyer : Non, juste vous et Monk. Vous êtes mes deux meilleurs. Maintenant allons y.
Disher : Si on se noyait, vous sauveriez lequel des deux ?
Stottlemeyer : Je n’en sais rien. Peut être les deux.
Disher : Non, vous ne pouvez en sauver qu’un.
Stottlemeyer : Hé bien, alors, je sauverais probablement Monk parce qu’il ne sait pas nager et je sais que vous, vous nagez très bien.
Disher : Supposons que je tienne une ancre ?
Stottlemeyer : Vous tenez une ancre ?
Disher : Qui sauveriez vous ?
Stottlemeyer : Mais pourquoi vous ne lâchez pas cette ancre ?
Disher : Un héritage familial.
Stottlemeyer : Je m’en vais.
Cameron sort à son tour de la voiture.
Cameron : Monsieur Bollinger, je peux partir maintenant ?
Bollinger : Mettez le moteur en route.
Nathalie : Non, non, non. Monsieur Monk, ce n’est pas Trudy. Vous devez attendre le Capitaine. Attendez !
Monk : Restez ici.
Cameron : Mais qu’est-ce que vous faites ?
Bollinger : J’ai trouvé plusieurs notes et de nombreuses cassettes mais elles ne sont pas toutes marquées. Je n’ai absolument pas droit à l’erreur. Alors maintenant on va passer au plan B.
Cameron : Monsieur Bollinger vous ne pouvez pas faire ça, il va y avoir d’autres victimes.
Bollinger : Faites tourner le moteur …
Il asperge les cartons d’essence, puis aperçoit Monk. Ce dernier s’approche de Cameron et lui touche les cheveux.
Monk : Trudy !
Bollinger : Mais qu’est-ce qu’il vient faire ici celui là ?
Monk : Je suis son mari.
Bollinger : Dites moi que je rêve, ça n’en finira donc jamais ? Comment il nous a trouvés ? Et qui d’autre sait qu’on est ici ? Je vous parle.
Monk : Tes cheveux, ils étaient comme deux, … comme deux …
Cameron : Non, écoutez, je ne savais pas, d’accord ? Je croyais que c’était un simple job.
Le capitaine arrive.
Nathalie : Première allée, numéro douze !
Bollinger : Hé ! vous, le monstre, éloignez vous de cette femme.
Cameron : Non, Monsieur Bollinger. Non
Monk : Trudy, je voudrais …
Bollinger : D’accord, on arrête ! J’en ai assez !
Il attrape Monk et le pousse dans les cartons.
Bollinger : Ils retrouveront un corps dans les cendres, et j'en serai débarrassé. Je n’ai pas le choix, il en sait trop. Oh, bon sang !
Il tire sur le Capitaine qui le touche. En tombant Bollinger tire sur Cameron qui s’écroule. Monk se précipite sur Cameron qui meurt dans ses bras. Monk pleure tout en serrant Cameron contre lui.
Cameron : Je suis vraiment désolée. Vous l’aimiez. Je le lui dirai.
Plus tard.
Nathalie : Moi, je dis que ça craint.
Monk : Qu’est-ce qui craint ?
Nathalie : Que le service ait annulé votre réintégration, ils ne vous ont même pas laissé une chance.
Monk : On ne peut pas leur en vouloir. Après ce qu’il s’est passé, c’est vrai, je suis redevenu …
Nathalie : Quoi ? normal ?
Monk : Oui, si on veut. En quelque sorte. Euh …
Nathalie : Quoi ?
Monk : Attendez une seconde. J’ai déjà touché deux fois celui là, il faut que …
Nathalie : Monsieur Monk vous ne m’avez pas dit. Qu’est-ce qu’il s’est passé au cimetière ? Comment avez-vous su que cette femme ne pouvait pas être Trudy ?
Monk : Je suis allé sur sa tombe et ça m’a fait tellement mal que j’ai su.
Nathalie : Oui, je sais. Ça fait mal.
Monk : La douleur ne se trompe pas.
Nathalie : Non, vous avez raison. C’est un peu comme vous.
Rédigé par mamynicky