4.05 – Monk ne marche pas droit
Rudy Schich sort de la salle de bain de son hotel, il a la surprise de trouver un homme, Al Nicoletto, installé dans l’un des fauteuils de la chambre.
Al Nicoletto : Salut Rudy, normalement, je devrais te fouiller pour être sur que tu n’es pas armé, mais si ça ne t’embête pas, on va s’en passer. Tu sais qui je suis ?
Rudy Schich : Al Nicoletto.
Nicoletto : Sympa, ce petit hotel. J’ai descendu un mec ici en 95, non, en 96. 1996, bon souvenir.
Schich : Ce n’est pas moi qui ai l’argent. Je le jure devant Dieu.
Nicoletto : Alors, là, je suis forcé de t’épargner, un mec qui jure devant Dieu, ça ne peut pas baratiner.
Il lui tire une balle dans la jambe, Schich s’écroule.
Nicoletto : Ton pote et toi avez barboté trois virgule un millions de dollars à mes collègues de Miami. Enfin, à la louche. On ne connait pas encore la somme exacte.
Schich : Je ne les ai pas !
Nicoletto : On n’est pas comptables, non plus.
Schich : Ben a tout emporté.
Nicoletto : Ben Gruber, ton complice, c’est ça ?
Schich : Oui. On doit se retrouver la semaine prochaine pour partager le fric.
Nicoletto : Où ça ?
Schich : Je n’en sais rien, Ben doit m’appeler.
Nicoletto : Où est-ce qu’il est ?
Schich : En Californie, je ne sais rien d’autre. Il y a sa carte postale, là !
Nicoletto : « Tiens toi tranquille. Je t’appelle la semaine prochaine. »
Schich : C’est tout ce que je sais, Monsieur Nicoletto, je vous le jure.
Nicoletto : J’ai une mauvaise nouvelle pour toi, Rudy. Je crois que tu dis vrai.
Il le tue et prend la carte postale qui représente San Francisco. Nathalie accompagne Monk dans l’auberge où avec Trudy, ils ont passé leur lune de miel. Nathalie s’occupe de leurs bagages.
Monk : Là, ce sont les chaix et là, l’hotel.
Nathalie : Qu’est-ce que c’est joli, ici. Et vous venez dans cette pension tous les ans ? Ce n’est pas possible pour moi. J’ai passé ma lune de miel à Paris et je n’y suis toujours pas retournée.
Monk : J’y suis tenu. Je l’ai promis à Trudy.
Nathalie : Enfin ! je ne cracherai pas sur un petit peu de relaxation. Un bon bouquin, des bains bien chauds. Je vais passer tout le séjour à prendre des bains.
Monk : Attendez, un instant, donnez moi cette valise.
Il prend la valise et la lui rend dans l’autre sens.
Nathalie : Eh bien, merci !
Monk : Oh, le courrier ! J’ai oublié de dire à Kevin de m’apporter mon courrier.
Nathalie : C’est bon, je m’en suis occupée.
Monk : On devrait peut être lui téléphoner pour s’en assurer.
Nathalie : Pas la peine, je vous dis que j’ai pris les dispositions. Qu’est-ce que vous faites ? Monk : Quoi, vous ne me croyez pas ?
Nathalie : Pourquoi est-ce que je m’amuserais à mentir la dessus ?
Monk : Pour que je me taise.
Nathalie : Monsieur Monk, je ne mens pas. Je l’ai appelé.
Monk : Je préfère m’en assurer.
Nathalie : On est comme des équipiers maintenant, ça veut dire qu’on doit se faire confiance. C’est une règle d’or. Compris ? Je dois vous faire confiance et vous, pareil avec moi. Peu importe ce qu’on peut se raconter.
Monk : C’est vrai. Veuillez m’excuser.
Nathalie : Ça va.
Ils entrent.
Monk : Oh non !
Nathalie : Quoi ?
Monk : Oh non, ça a changé ! Ce n’est pas du tout comme dans mon souvenir.
Il intervertit deux chaises.
Nathalie : Ça va mieux ?
Monk : Un peu, oui.
Sylvia : Adrien ! Bonjour ! Quel bonheur ! Bienvenue parmi nous.
Monk : Bonjour Sylvia.
Sylvia : Déjà un an depuis votre dernière visite ? Vous devez être Nathalie. Je vous souhaite la bienvenue dans notre vignoble. Sylvia Willis. Sylvia pour mes amis et j’espère que ça englobe tout le monde. Adrien, votre chambre habituelle a été préparée. Votre polochon et vos oreillers réservés, vos serviettes réservées et votre savon réservé. J’espère que vous avez eu ma lettre à propos de vos draps ?
Monk : Oui, la direction a été obligée de me remplacer une paire de draps.
Sylvia : Merci de vous montrer compréhensif. Vous pouvez signer là, s’il vous plait ? Je vous ai mise dans la chambre 204, celle en haut de l’escalier.
Monk : Je tiens encore à m’excuser pour les événements de l’an dernier.
Sylvia : Ne parlons plus de tout ça, voyons, c’est du passé.
Nathalie : Il y a eu quoi l’an dernier ?
Sylvia : Rien, ce n’est pas la peine de revenir la dessus. Nous avions organisé un week end spécial mystère. Nous avions engagé une troupe d’acteurs qui devaient simuler un meurtre dans la maison.
Monk : Vraiment, Sylvia, je suis désolé.
Sylvia : La mise en scène et l’enquête devaient s’étaler sur trois jours. Nous avions évidemment payé les cachets des comédiens d’avance. Adrien a résolu l’affaire en … oh, douze minutes ?
Monk : Je savais que la fille du général mentait à propos de sa rencontre avec Churchill, parce que Churchill n’a été anobli qu’en 1953. Par conséquent, Reginald, le chauffeur boiteux qui lui fournissait un alibi en béton, mentait lui aussi. Donc à l’évidence, ces deux là étaient amants et avaient manifestement tué le sultan …
Sylvia : Quoi qu’il en soit, nous avons été dans l’obligation de rembourser tout le monde. Rien de bien grave, mais nous en avons tiré une leçon, plus jamais de week end mystère quand Adrien est là. Cette fois, nous ferons une dégustation. Vous aimez le vin, Nathalie ?
Nathalie : Un peu plus que je ne devrais.
Sylvia : Alors, il faut vous joindre à nous. Adrien, vous ne buvez pas d’alcool, n’est ce pas ?
Monk : Non.
Sylvia : Très bien. Parfait. Voici vos clés. Vous connaissez le chemin. S’il vous faut quoi que ce soit, venez me voir.
Nathalie : D’accord.
Monk : Nathalie, je vais m’asseoir dans ce hall quelques minutes, c’est une sorte de tradition. Vous comprenez ?
Nathalie : Vous voulez de la compagnie ?
Monk : Non. Ça devrait aller, je ne suis pas tout seul.
Nathalie : Entendu, bonne nuit alors, Monsieur Monk. Essayez de vous reposer.
Le soir, des joueurs font une partie de poker dans le salon, pendant que Monk est installé à une table dans la salle à manger.
Lacoste : Vous n’attaquez pas avec un jeu pareil ?
Gefsky : Ca, c’est Heidi, faut toujours qu’elle ait un jeu en béton armé.
Lacoste : Bon, on est prévenus alors.
Heidi : Je vais vous dire, moi, je commence toujours petit.
Lacoste : D’accord. Qu’est-ce que c’est que ça ? ça vous va ?
Heidi : C’est gentil, chéri.
Lacoste : Madame essaie encore de bluffer ?
Monk : Pas un jour ne passe sans que je pense à toi et je ne me sens jamais aussi proche de toi que lorsque je suis ici. C’est toujours …
Un garçon veut emporter le deuxième couvert, Monk l’arrête. Le serveur verse un peu de vin dans le verre de Monk.
Monk : Non, non, non. Laissez ce couvert s’il vous plait. C’est une cuvée 1984 ?
Serveur : Oui Monsieur, Cabernet Allacco, cuvée 1984. Votre nom est sur la bouteille.
Monk : C’était le préféré de ma femme. Merci.
Il lève son verre pour Trudy. L’un des joueurs le regarde intrigué. Monk boit un peu de vin.
Monk : Merci de m’avoir épousé. Où avais tu la tête ?
Un client entre, pose sa valise puis se dirige vers la table de Monk, qui fait une grimace. Le client prend la chaise de Trudy et s’assoit.
Zwibell : Oh, pardon, c’est surement à cause de moi. J’ai légèrement forcé la dose avec l’after shave. Vous permettez que je pose …
Monk : La place est déjà prise.
Zwibell : Ce n’est pas grave, si quelqu’un se pointe, je partirai. J’ai horreur de manger seul.
Il se tourne et interpelle le garçon.
Zwibell : Por favor ?
Serveur : Señor ?
Zwibell : Podria tomar una copa de Degout Pinot ?
Zwibell : (à Monk) Je suis parfaitement bilingue, en fait. Ma mère était vénézuélienne. Ça me permet de dire plein d’énormités en deux langues différentes. Excusez moi, une petite seconde. C’est pour mon cœur, il a besoin qu’on l’aide. Larry Zwibell.
Monk : Adrien Monk.
Zwibell : Adrien, enchanté. Qu’est-ce qui vous amène ici ? Vous êtes venu pour la dégustation de vin ?
Monk : Non, je viens tous les ans. C’est une sorte de tradition.
Zwibell : D’accord, c’est chouette.
Le serveur sert Zwibell.
Zwibell : Merci. Oh ! transcendant. Un vrai plat à lui tout seul. Quand je pense, qu’il y a une semaine encore, je ne pouvais même pas m’offrir une petite roteuse ! oh, fabuleux ! Est-ce que ça va ?
Monk : Je n’ai pas l’habitude de boire.
Zwibell : Vous en êtes à combien ? une bouteille ?
Monk : Une gorgée. Une petite.
Zwibell : Ecoutez, si en vous levant demain matin, vous avez une barre dans le crane, venez me trouver, je suis dans la chambre 202 à l’étage. J’ai un remède génial contre la gueule de bois, efficace à 100 %. Si vous voulez bien m’excuser, je vais aller montrer à ces comiques comment on joue aux cartes. J’ai été ravi.
Il prend sa bouteille et se dirige vers le salon.
Zwibell : Bonsoir ! bonsoir tout le monde ! alors, à quoi vous jouez ?
Dr Sobin : C’est juste une petite partie amicale.
Zwibell : Je croyais que c’était une petite partie de poker. Cette chaise est libre ?
Dr Sobin : Asseyez vous.
Zwibell : Merci. Veuillez m’excuser, je suis navré. J’ai un peu abusé de l’after shave.
Lacoste : Qu’est-ce que vous avez fait ? vous vous êtes baigné dedans ?
Zwibell : Non, pas du tout mais ce n’est pas une mauvaise idée. Un jour, j’essaierai peut être. Salut, Larry Swibell.
Dr Sobin : Enchanté.
Zwibell : J’ai plusieurs amis avec moi qui pourraient égayer notre fin de soirée.
Il sort des cigares.
Lacoste : Bienvenue parmi nous. Pierre Lacoste.
Zwibell : Bonsoir Pierre.
Gefsky : Cal Gefsky.
Zwibell : Bonsoir Cal, comment allez vous ?
Gefsky : Je vous présente ma femme, Heidi.
Zwibell : Heidi.
Heidi : Femme ? c’est drole, je n’arrive toujours pas à m’y faire. Nous sommes mariés depuis samedi.
Zwibell : Félicitations, tous mes vœux de bonheur.
Dr Sobin : David Sobin.
Lacoste : Il est psychiatre, vous feriez bien de vous en méfier.
Zwibell : Un psychiatre ? Non, vous rigolez ! attendez, j’ai une super blague. Ecoutez, un type va chez un psychiatre, il lui dit « docteur, ma femme se prend pour un réfrigérateur ». le psy lui dit « n’y faites pas attention » il répond « c’est impossible, dès qu’elle dort avec la bouche ouverte, la lumière m’empêche de dormir » ; Qu’est-ce qu’il se passe Adrien ? vous nous quittez ?
Monk : Oui, je crois. Bonne nuit.
Heidi : Pardon Monsieur, mais s’il vous plait, vous pourriez nous prendre en photo avant de partir ?
Monk : Entendu.
Gefsky : Quelle bonne idée !
Lacoste : Oui en effet.
Dr Sobin : Serrons nous un petit peu.
Monk : Ne bougez plus, restez comme vous êtes. Prêts ? Souriez. Attendez, si vous vous placiez du plus vieux au plus jeune, ce serait donc vous, puis vous, ensuite vous …
Serveur : Monsieur Monk, je vais le faire, merci.
Le serveur prend la photo. Le lendemain, Monk sort de sa chambre, avec un mal de tête.
Nathalie : Ah, Monsieur Monk, je venais vous chercher. La journée est magnifique.
Monk : Chuuut, parlez moins fort …
Nathalie : Ils ont un petit déjeuner incroyable.
Monk : Parlez moins fort s’il vous plait.
Nathalie : Est-ce que ça va ? vous avez bu ?
Monk : Juste un petit peu. Pas même un verre entier. Je me rappelle avoir croisé le client de la 202. Il disait qu’il avait un remède pour ça. Il a même dit efficace à 100 %.
Nathalie : C’est juste là, la 202.
Monk : Oui, j’avais vu, oui.
Il frappe à la porte. C’est Pierre Lacoste qui ouvre.
Monk : Larry ? c’est Adrien, on s’est vus hier soir.
Lacoste : Bonjour.
Monk : Je suis désolé. Je voudrais parler à Larry. Vous avez échangé vos chambres ?
Lacoste : Non, non, non.
Monk : Il m’a pourtant bien dit 202. On était en bas.
Lacoste : Mais de qui vous parlez exactement ?
Monk : Larry Zwibell. Il était là hier soir, vous avez joué au poker ensemble.
Lacoste : Non, non. Vous devez surement confondre. Désolé, je ne connais personne de ce nom là. Excusez moi mais je dois me préparer.
Sylvia : Bonjour Adrien, j’espère que vous avez faim.
Nathalie : Bonjour Madame Willis. Nous cherchons un client qui s’appelle Larry Zwibell.
Sylvia : Qui donc ?
Monk : Il a signé le registre hier soir. Vous vous rappelez ? la chambre 202.
Sylvia : Je vous arrête tout de suite, personne n’a pris de chambre hormis Nathalie et vous.
Monk : Non, non, non. Sylvia. Je lui ai parlé. Larry Zwibell.
Sylvia : Regardez vous même.
Monk regarde dans le registre.
Monk : Je sais qu’il était là. J’ai parlé à cet homme. Vous devez absolument me croire.
Monk étudie le registre à la lumière.
Nathalie : Monsieur Monk, il y a trois voitures sur le parking en plus de la mienne. Les trois mêmes qu’il y avait déjà hier soir. Il est peut être parti.
Monk : Ça n’explique pas pourquoi tout le monde ment à son sujet.
Nathalie : Mais il n’y a son nom nulle part.
Monk : Il a signé le registre, il m’a dit qu’il était dans la chambre 202. Regardez. Nous avons signé là, tout en bas de la page. Sylvia pouvait facilement faire disparaitre l’autre page.
Nathalie : Mais pourquoi est-ce qu’elle aurait fait ça ?
Monk : Je n’en sais rien. Il s’est passé quelque chose. Il s’est passé quelque chose ici.
Nathalie : Monsieur Monk, reconnaissez que vous aviez bu un coup de trop.
Monk : Nathalie, j’ai parlé à ce Monsieur. Il a parlé en espagnol et il sentait très fort l’after shave. Vous me croyez, n’est-ce pas ? Vous disiez qu’on devait se croire sur parole, souvenez vous ! ça devait être la règle entre nous.
Nathalie : C’est exact. C’est exact.
Ils entrent dans la salle à manger.
Monk : Voilà, c’était juste ici.
Nathalie : Pardonnez moi de vous déranger pendant que vous déjeunez, mais nous recherchons un client, Larry Zwibell. Il était ici hier soir.
Gefsky : Qui ?
Lacoste : Je vous ai déjà dit que je ne le connaissais pas.
Monk : Il a joué au poker avec vous tous. Il vous a raconté la blague concernant un psychiatre et une femme qui se prend pour un réfrigérateur. Et le psychiatre lui dit de l’ignorer mais le type dit qu’il ne peut pas parce quand elle dort avec la bouche grande ouverte, la petite lumière qui se trouve dans sa bouche l’empêche de dormir.
Tout le monde rit.
Dr Sobin : Très amusant.
Monk : Pourquoi vous riez tous ?
Lacoste : Parce que c’est très drôle !
Monk : Mais vous l’avez déjà entendue. Vous l’avez entendue hier soir.
Monk attire Nathalie plus loin.
Monk : Ils l’ont déjà entendue.
Nathalie : Peut être votre façon de la raconter.
Monk : Vous avez remarqué, le type à l’écharpe, il a fait ce geste, c’est celui qui le trahit. Je l’ai regardé jouer au poker hier soir, à chaque fois qu’il bluffait, il se grattait systématiquement le nez. Je peux vous l’assurer. Il l’a fait également tout à l’heure, en haut de l’escalier. Il a menti, ils sont tous en train de mentir. C’est une conspiration.
Nathalie : Monsieur Monk, pourquoi ? ils ne se connaissent même pas.
Monk : Oh, Ricardo.
Serveur : Señor ?
Monk : Vous vous souvenez de mon ami ? il s’est assis en face de moi à cette table. Il a parlé espagnol avec vous, il a même commandé un Degout Pinot.
Serveur : Je suis vraiment navré, señor, il n’y avait personne avec vous, vous avez diné tout seul.
Monk : C’est bien, excusez moi.
Dans le salon, Nathalie savoure un verre de vin.
Dr Sobin : Hé bien, vous attaquez de bonne heure ! La dégustation ne commence qu’à midi. Vous permettez ?
Nathalie : Bien sur.
Dr Sobin : Ce vin est fait ici.
Nathalie : Ils viennent juste de le tirer.
Dr Sobin : Comment il est ?
Nathalie : Il est bon. Il est très doux. Mais il y a une sorte d’arrière-gout un petit peu étrange. Vous le sentez ?
Dr Sobin : Non, pas vraiment. Je me fais un peu de souci pour votre ami. Je suis psychiatre, hier je l’ai observé et il parlait à une chaise vide.
Nathalie : Oui, ça lui arrive. Sa femme est morte il y a huit ans. C’est à elle qu’il parle.
Dr Sobin : Madame Willis nous a dit que c’était un ancien policier qui a été démis de ses fonctions. Puis je vous demander ce qu’il fait là ?
Nathalie : C’est comme un anniversaire, ils ont passé leur lune de miel ici.
Dr Sobin : Donc c’est probablement une période de grand stress pour lui. Est-ce qu’il supporte bien le stress ?
Nathalie : Non, non, on ne peut pas dire ça.
Dr Sobin : Il arrive quelquefois que des enfants solitaires inventent de toutes pièces un personnage imaginaire, un compagnon de jeu si vous préférez. J’an ai eu souvent dans mon cabinet. Et quelques adultes aussi.
Nathalie : Vous ne connaissez pas Adrien Monk. C’est un enquêteur de génie. La police ne bouge jamais sans lui demander d’abord son avis. Alors, c’est vrai, je ne comprends pas ce qui se passe ici, mais s’il dit avoir vu dans cette demeure un Monsieur qui s’appelle Larry Zwibell, c’est qu’il a vu un dénommé Larry Zwibell.
Dr Sobin : Oh, voila qui est intéressant !
Monk descend l’escalier et les rejoint. Le docteur Sobin s’éloigne. Il montrait à Nathalie la signature du tableau dans le hall. Il est de Larry Zwibell.
Monk : Je n’ai rien découvert à l‘étage. Qu’est-ce que vous regardez ?
Dr Sobin : Euh … Veuillez m’excuser.
Nathalie : Qu’en pensez vous ?
Monk : Penser de quoi ?
Nathalie : De la signature. Sur le tableau. Il s’agit du même nom que celui …
Monk : De mon hallucination ?
Nathalie : Ce n’est pas ce que j’ai dit. Mais vous devez bien admettre que les faits jouent un peu contre vous. On pourrait penser que vous avez vu le nom sur le tableau et que vous avez après créé ce personnage.
Monk : Ou alors, l’homme à qui j’ai parlé a vu le nom sur le tableau en passant devant et a alors décidé de l’utiliser comme pseudonyme. C’est possible.
Le couple Gefsky descend à son tour, Heidi tient son appareil photo à la main.
Monk : Leur appareil ! Nathalie, ils ont pris une photo hier soir. Une photo de groupe. Et il était dessus.
La dégustation est en cours sur la terrasse. Heidi a posé son appareil à coté d’elle, sur la table. Nathalie va s’assoir à la table des Gefsky.
OEnologue : Voici notre Cabernet Sauvignon cuvée 2002. Il devrait vous plaire je crois. Il est légèrement plus doux et plus tannique que le Merlot.
Monk : Il faut que vous mettiez la main sur cet appareil.
Nathalie : D’accord, mais vous restez là.
OEnologue : Vous vous joignez à nous ?
Nathalie : Oui.
OEnologue : Excellent, plus il y a de fous, plus on rit. Nous allons maintenant gouter un Syrah. Il s’agit d’un cépage que nous développons nous-mêmes dans les parcelles est du vignoble. Que buvez vous ?
Monk : C’est de la Sierra Springs.
OEnologue : Comment est elle ?
Monk : Tout à fait exquise.
OEnologue : S’agit’ il de votre première dégustation ?
Monk : Oui.
OEnologue : Je vais vous expliquer comment on fait. On procède en cinq étapes, que nous appelons les cinq « R » - regarder – remuer – renifler – se régaler -et recracher. Lançons la première étape. Quel est l’aspect de ce vin ? sa couleur est t’elle riche ? comment réagit-il à la lumière ?
Monk : Je vous demande pardon. C’est quoi la dernière ? la cinquième étape.
OEnologue : Recracher ?
Monk : Ça veut dire que tous les gens ici présents vont cracher ?
OEnologue : Tout à fait, oui.
Nathalie : Je vais prendre la photo si vous voulez.
Heidi : Non merci, ça va aller.
OEnologue : Là, ils passent à la troisième étape.
Monk : Ha, déjà la troisième ?
OEnologue : Sentir le vin, il faut inhaler les aromes profondément et s’imprégner des fruits et des herbes.
Monk : Donc si je comprends bien, il reste juste deux étapes avant d’en être à celle du recrachage.
OEnologue : Tout à fait.
Monk : Donc, ils vont tous cracher en même temps à la même seconde sous le porche de cette maison, là devant nous ?
OEnologue : A présent ils dégustent.
Monk : Ils dégustent, donc juste après ils vont cracher. Oh mon Dieu ! ça y est, ils le font ! ho ! ho !
Heidi : C’est amusant, vous ne trouvez pas ?
Nathalie : Si on faisait une photo ? les jeunes mariés, tous les deux ensemble ? je vais la prendre.
Heidi : Non, peut être plus tard.
Nathalie : Oh, regardez, c’est une fougère à bécots !
Gefsky : Une quoi ?
Nathalie : On appelle ça une fougère à bécots dans la région. En théorie, ça porte chance aux jeunes mariés qui s’embrassent dessous. Vous ne connaissez pas la chanson ? « Embrasse moi sous la fougère à bécots … mon amour … « ?
Gefsky : Ah, oui, ça me revient. Alors, dans ce cas là …Le couple s’embrasse sous la fougère.
Nathalie : Attendez, attendez, vous êtes trop mignons, donnez moi cet appareil. L’angle est parfait d’ici.
Heidi : Nous sommes prêts, allez y.
Nathalie fait défiler les photos dans l’appareil en les montrant à Monk. Sur la photo de groupe, il n’y a pas Larry Zwibell. Dans l’après midi, Nathalie remet les valises dans le coffre de sa voiture.
Nathalie : Ça ira mieux quand on sera rentrés. On appellera le Docteur Kroger.
Monk : Oui mais on est samedi
Nathalie : On appellera le Docteur Kroger.
Monk : J’ai vu cet homme. Je lui ai parlé. Il avait l’air si réel, comment ai-je pu me tromper à ce point ? Je ne boirai plus jamais un verre d’alcool de toute ma vie.
Nathalie : Monsieur Monk, il y a des gens qui ne supportent pas de boire un verre. J’ai travaillé dans un bar, j’ai vu ce genre de truc des dizaines de fois. Pour vous, deux gorgées, ça équivaut à dix verres pour quelqu’un de normal.
Monk : C’est gentil.
Une voiture se gare à coté d’eux. Al Nicoletto est au volant. Il leur montre une photo.
Nicoletto : Bonjour, ça va ? je cherche mon frère. Il a disparu. Vous l’avez vu ?
Monk : C’est cet homme ! c’est l’homme que j’ai vu !
Nicoletto : Vous le connaissez ?
Monk : J’ai rencontré ce Monsieur hier soir.
Nicoletto : Ah oui ?
Monk : C’était cet homme !
Nicoletto : Vous pouvez m’en parler ?
Nicoletto : Je ne sais pas ce qu’il vous a raconté. Son vrai nom c’est Ben Gruber. Ma mère s’inquiète beaucoup pour lui.
Monk : Dieu soit loué. Je croyais que j’étais en train de perdre la tête.
Nicoletto : Le fait est qu’il adore le vin, alors j’ai commencé à visiter tous les vignobles de la région.
Nathalie : Et vous êtes son frère ?
Nicoletto : Allen. Allen Gruber. Enchanté.
Nathalie : Bonjour. Nathalie Teeger. Voici Adrien Monk.
Nicoletto : Laissez moi résumer. Tout le monde ici prétend ne pas le connaitre, c’est ça ?
Monk : Oui, tout le monde.
Nicoletto : Non, pauvre frangin. Il doit avoir une trouille du tonnerre.
Nathalie : Pourquoi ?
Nicoletto : Il a détourné de l’argent. De l’argent qui appartenait à une banque dans laquelle il était employé. Et il s’est fait la malle avec. J’ai discuté avec le procureur, il m’a dit que Ben serait épargné s’il rendait l’argent. C’est pour ça que je le cherche. Je me suis dit que si j’arrive à lui mettre la main dessus, je pourrais le convaincre de rendre l’argent.
Nathalie : Combien il a détourné ?
Nicoletto : Plus de trois millions de dollars. Mais on dirait qu’il a commencé à les dépenser.
Monk : Je comprends, il a payé tous ces gens pour qu’ils disent ne l’avoir jamais vu.
Nathalie : Vous croyez qu’il est encore là ? Je veux dire … pourquoi il serait resté ?
Monk : Qu’est-ce qu’il conduit comme voiture ?
Nicoletto : Une Buick 86 aux dernières nouvelles.
Monk montre une voiture sous une bache. C’est bien une Buick 86, dont on a retiré les roues.
Monk : Quelle coïncidence ! Une Buick 86 !
Nathalie : Ca ne peut pas être la sienne. Cette voiture est là depuis des lustres.
Monk : Je ne crois pas, non. L’aile est enfoncée mais il n’y a aucune trace de rouille. Pas de rouille non plus dans l’intérieur de l’aile. Elle n’est pas là depuis longtemps.
Nicoletto : Ce qui voudrait dire qu’il est encore là quelque part.
Monk : Pas dans la maison en tout cas.
Après la dégustation, vient la visite des chaix puis des vignobles.
OEnologue : Nous appelons cet entrepôt la chambre aux barriques. Chacun de ces tonneaux contient deux cent soixante dix litres de notre Chardonnay mondialement réputé. Le vin y vieillira pendant très exactement onze mois. J’aime à le comparer à un être vivant, comme un bébé grandissant dans le ventre de sa mère. Monsieur Gruber ! Je croyais vous avoir perdu.
Nicoletto : Désolé, je faisais juste un petit tour.
OEnologue : En empruntant ce chemin, nous allons littéralement remonter le temps. Vous allez assister à une séance de foulage, telle qu’elle se pratiquait il y a des milliers d’années déjà en Grèce. Nous sommes l’un des derniers vignobles de Californie à fabriquer encore l’un de ces vins en utilisant cette méthode.
Monk : Oh, quelle horreur ! Il y a vraiment des gens pour boire ça ?
Nathalie : Ben oui, évidemment.
Monk : Ils sont fous ou quoi ? allez lui demander si ces gens sont fous. Posez lui la question !
Nathalie : Il n’est pas question que je fasse ça Monsieur Monk.
OEnologue : Bien entendu nous ne pouvons presser tout le vin de cette manière, ce serait beaucoup trop long, mais nous fabriquons tout de même une cuvée en usant de cette méthode. Notre Cabernet Allacco. Vous le trouverez à notre boutique en sortant.
Monk : Mon Dieu !
Monk : Pourquoi faut t’il que ce soit le Cabernet Allacco ?
Nathalie : Oui, je sais. Calmez vous.
Monk : Ça fait quinze ans que je bois de cette chose. C’est fait avec les pieds. J’ai le gout dans la bouche.
Nathalie : Mais non, vous ne pouvez pas sentir le gout.
Monk : Si, si, si, si. Je le sens. J’ai le gout de leurs pieds dans la bouche. Je sens leurs doigts de pieds, ce qu’il y avait entre les orteils.
Nicoletto : Imaginez les mycoses, c’est vraiment barbare comme truc.
Nathalie : Mais non, voyons, elles n’ont pas de mycoses ! et je suis persuadé qu’elles se lavent les pieds avant. Il y a surement des contraintes et des règles à suivre. Bon, d’accord, j’admets que c’est absolument dégoutant.
Nicoletto : Il y a un distributeur la bas. Vous voulez un soda ?
Monk : Plait il ?
Nicoletto : Vous voulez un soda pour vous rincer la bouche ?
Monk : Ha oui, oui, avec plaisir. Merci.
Nathalie : Merci.
Monk : Tome su tiempo !
Nicoletto : Quoi ?
Monk : Ca veut dire, prenez votre temps.
Nicoletto : D’accord.
Monk : Nathalie, il est en train de mentir. Ce type et l’homme à qui j’ai parlé hier soir, ne sont pas frères. Il vient de dire « soda ». Et Zwibell ou Gruber, quel que soit son nom, a dit « roteuse » à la place. Il est parfaitement bilingue, ce type là ne parle pas un mot d’espagnol. Il est impossible qu’ils aient grandi dans la même maison. Très bien, nous devons savoir exactement à qui nous avons à faire. Ecoutez, vous pouvez fracturer sa voiture ?
Nathalie : Si je peux fracturer sa voiture ? oui, bien sur.
Monk : Parfait ! Je vais l’occuper. Je vais l’attirer au bar et essayer de le saouler. S’il est ivre, peut être qu’il commettra une erreur.
Nathalie : Attendez, vous avez l’intention de boire ?
Monk : Soyez tranquille. Je sais ce que je fais.
Plus tard, au bar.
Monk : Bonjour, Monsieur.
Barman : Monsieur ?
Monk : Je suis assis la bas avec un ami sous le parasol. Il voudrait une bouteille de vin blanc maison.
Barman : D’accord.
Monk : Est-ce que vous avez aussi un vin qui ne contiendrait pas d’alcool ?
Barman : Nous avons un petit Claret. Plutôt intéressant, il est sans alcool.
Monk : Très bien, il n’y a pas une goutte d’alcool dedans ?
Barman : Absolument.
Monk : Je vais prendre ça alors. Pourriez vous me le mettre en carafe ? Ne portez pas la bouteille.
Barman : Oui. Entendu, je vous l’apporte. (à la serveuse) La table 12 veut une bouteille de blanc maison et une carafe de Claret.
Serveuse : D’accord.
Elle se trompe et met en carafe un Cabernet à la place du Claret sans alcool.
Serveuse : Bonjour.
Monk : Merci.
Nicoletto : J’apprécie beaucoup que vous m’aidiez dans mes recherches, Monsieur Monk.
Monk : Il se trouve que j’ai moi aussi un frère. Je serais mort d’inquiétude s’il devait lui arriver un gros problème. Alors, à votre frère.
Nicoletto : Où qu’il se trouve.
Monk boit d’un trait son verre pour inciter Nicoletto à boire. Il est très vite ivre. Pendant ce temps Nathalie ouvre et fouille la voiture de Nicoletto.
Nicoletto : Quelle descente !
Monk : Essayez un peu de la remonter. Vous avez beaucoup d’amis ? je parie que oui. Quelquefois, j’allume la télé et je baisse le son à zéro. Je fais comme s’ils me parlaient. Comme si c’était à moi qu’ils parlaient, comme si tout le monde m’aimait. Salut, Adrien. Sois le bienvenu, on est contents de pouvoir te revoir. Si tu savais comme on est contents ! Je parie que vous avez plein d’amis. …
Monk est tout à fait ivre maintenant.
Monk : Vous ressemblez un peu à un cerf. Je vais vous appeler Monsieur je ressemble un peu à un cerf. Je ressemble un peu à un cerf. (Il éclate de rire). A propos de votre frère, je m’excuse pour l’histoire du cerf. A … attendez, hou ! écoutez un peu ça, devinez ce que je joue.
Il fait de la batterie sur la table avec son couvert, tout en sifflant et en riant.
Monk : Alors ?
Nathalie trouve l’identité d’Al Nicoletto dans sa voiture, elle appelle le capitaine.
Nathalie : Allo ? le capitaine Stottlemeyer, c’est très important.
Nicoletto : Vous avez peut être assez bu, Monsieur Monk !
Monk : Oh non, non, non. Je vais bien. Très bien. Est-ce qu’on n’est pas bien là ? Juste deux mecs tranquilles en train de déguster un vin délicieux. J’adore ça.
Nathalie vient chercher Monk.
Nathalie : Salut ! Monsieur Monk, je peux vous parler seule à seul quelques minutes ? Accrochez vous à moi. Vous arrivez à marcher ? Monsieur Monk !
Monk : Oui, oui.
Nathalie : Vous êtes ivre !
Monk : Mais non. Non, non, non. C’est du vin sans alcool. Hé hé hé ! je l’ai amené où je voulais ! Regardez, je peux cligner de l’œil.
Nathalie : Ecoutez moi, Monsieur Monk. Vous aviez raison, il ne s’appelle par Gruber mais Al Nicoletto Junior. Cinq arrestations sans condamnation. C’est un tueur à gages.
Monk : Al ! est-ce que c’est vrai ça ?
Nicoletto sort son révoler. Il les fait rentrer dans un entrepôt. Monk est incontrôlable, Nathalie en profite pour attaquer Nicoletto.
Monk : Vous n’avez pas répondu. Est-ce que c’est vrai ?
Nathalie : J’ai déjà appelé la police, ils sont en route. Ne faites pas de bêtise !
Nicoletto : C’est à vous de ne pas en faire.
Monk : Alors …
Nicoletto : Tout le monde est d’accord.
Monk : Répandons donc la bonne nouvelle, que personne ne s’amuse à faire de betise.
Nicoletto : Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Vous me remercierez plus tard.
Nicoletto : Laissez ces bouteilles !
Nathalie : Frappez le, Monsieur Monk !
Monk : Avec quoi ?
Nathalie : Une bouteille !
Monk : Oui, mais laquelle ?
Nathalie : Peu importe !
Monk choisit enfin une bouteille et la casse sur la tête de Nicoletto.
Nathalie : J’ai failli avoir une attaque.
Monk : Mon Dieu ! une attaque !
Plus tard, Nicoletto est dans la voiture de la police, un bandage autour de la tête.
Stottlemeyer : Oui, c’est une prise assez importante. Les fédéraux envoient un jet privé pour le récupérer. Al avait un 9 millimètres. Le complice de Ben Gruber a été retrouvé assassiné de plusieurs balles dans un hotel new yorkais il y a cinq jours de ça. Je suis prêt à parier que ces balles ont été tirées par cette arme. Tout concorde. Et on verra que les fédéraux s’attribueront tout le mérite.
Disher : Capitaine, il faut que vous veniez voir ça. Monk est en train de faire son numéro.
Stottlemeyer : Il est rond ?
Disher : Comme une queue de pelle.
Monk a rassemblé tout le monde au salon.
Monk : Quand … quand j’ai entendu … Nathalie dire qu’elle avait failli avoir une attaque je me suis rappelé … je … je me suis rappelé que … Larry Zwibell, également connu sous le nom de Ben Gruber, prenait des pilules pour le cœur. Capitaine !
Il essaie de traverser le salon en écrasant les pieds de tout le monde.
Monk : Mesdames et Messieurs, le capitaine Leland Stottlemeyer de la Criminelle. Montrez leur votre plaque. Mon … mon … montrez leur, quoi !
Stottlemeyer : Monk !
Monk : J’ai résolu l’affaire.
Stottlemeyer : Tant mieux. Si on laissait ces gens rejoindre leurs chambres ?
Monk : Attendez, où … où est-ce qu’elle est votre arme ? Il a une arme !
Stottlemeyer : Allez, venez !
Monk : Non, non, non. Vous ne comprenez pas. Non, non, ces gens là sont les suspects ici. Oui, tous autant qu’ils sont.
Stottlemeyer : Mais qu’est-ce qu’ils ont fait ?
Monk : Ce qu’ils ont fait ? mais regardez les ! regardez les donc, regardez les un peu. Bon, d’accord ils n’ont peut être pas la tête de meurtriers implacables mais ce sont tous … des criminels. Oui. Des criminels … tous, des criminels … je vous dis. On va avoir besoin d’un gros panier à salade. Vous savez ce que c’est … un panier à … salade.
Nathalie : Allez, Monsieur Monk, s’il vous plait, buvez ce café.
Monk : Ah ben d’accord, donnez moi ça. Il est très bon, Gringo. Gardez moi ça au chand. Alors … voilà ce qu’il s’est passé. Je suis allé me coucher vers vingt deux heures. Ils étaient encore en train de jouer au poker. Gruber a du avoir besoin de plus d’argent et alors il est parti en chercher dans sa chambre. Je suis allé me coucher vers vingt deux heures et ils étaient encore en train de jouer au poker.
Stottlemeyer : Monk ! on a déjà entendu ce passage.
Monk : Capitaine ! oh Capitaine, vous avez pu venir ! hooooo hooooo, comment vous allez ? oh, je ;.. je vous aime, je vous aime !
Stottlemeyer : Moi aussi, je vous aime.
Monk : Vous êtes …
Stottlemeyer : Venez avec moi, on va aller dormir un petit peu.
Monk : Merci pour le … merci pour le … qu’est-ce que c’est ça ? qu’est-ce que c’est que ce truc ?
Stottlemeyer : C’est une moustache. Venez avec moi une minute, vous reposer.
Monk : Je vais m‘en faire une. Non, non, attendez. En fait, Gruber n’est jamais redescendu. Ils se sont inquiétés et ils ont décidé de monter voir ce qui se passait. Ils ont découvert le corps de Ben Gruber, il était mort d’une crise cardiaque et ils ont aussi trouvé trois millions cent mille dollars en liquide. Ils ont surement pensé que quelqu’un finirait par venir les réclamer, car c’est bien le genre d’argent qui devait manquer à quelqu’un. Mais que faire ? que … que pouvaient-ils faire ? Alors ils ont décidé de cacher le corps et de se partager le magot. Si on les interrogeait, ils prétendraient tous n’avoir jamais vu cet homme. Attendez. Voila ce qu’il s’est passé. Ils se sont débarrassé de la voiture de Gruber, ensuite, ils ont arraché la page du registre qu’il avait signé en arrivant à la pension et enfin, ils ont refait une photo de groupe sans lui. Il avait disparu, comme si … comme s’il n’avait jamais existé. C’était devenu un fantôme.
Stottlemeyer : Et vous avez trouvé l’argent ?
Nathalie : Pas encore.
Dr Sobin : Il prétend que nous avons conspiré pour nous partager ce butin ou disons que l’homme que vous appelez Gruber a saccagé sa voiture, a pris cet argent et s’est enfui à Mexico. Pouvez vous prouver que je mens ?
Stottlemeyer : Non. Il a raison. Nous n’avons pas de corps, nous n’avons pas d’affaire. Monk ! Monk !
Monk s’est endormi sur l’épaule de Sylvia Willis.
Stottlemeyer : Très bien, on va dire que vous êtes tous libres. Lieutenant, prenez les identités et les adresses de tout le monde.
Disher : A vos ordres. Si vous voulez bien me suivre, Mesdames et Messieurs, et pardon encore pour la gêne occasionnée.
Nathalie : Mais qu’est-ce que c’est ?
Stottlemeyer : Quoi ?
Nathalie : C’est le nouveau vin de la maison. Ils l’ont conditionné à coté mais il y a comme un espèce d’arrière gout curieux et je n’arrive pas à savoir quoi. Tenez !
Stottlemeyer : Ca sent comme de l’after shave !
Nathalie : Ho, ce n’est pas vrai ! ce n’est pas vrai ! c’est de l’after shave ! c’est de l’after shave !
Le corps de Gruber est retrouvé dans une barrique de l’entrepot. Tout le monde est emmené par la police. Stottlemeyer installe Monk toujours endormi dans la voiture de Nathalie.
Dr Sobin : C’est scandaleux ! je veux un avocat.
Stottlemeyer : Vous l’aurez, Monsieur. Vous pourrez l’appeler du commissariat.
Nathalie : Que va-t-il leur arriver ?
Stottlemeyer : Ils n’ont assassiné personne, ils devraient rapidement rentrer chez eux. Je ne le savais pas aussi fêtard que ça. Voila, conduisez prudemment. Je vous appellerai demain.
Nathalie : Entendu, merci Capitaine. Joyeux anniversaire Adrien. Pardon de ne pas vous avoir cru.
Nathalie tire une couverture sur Monk.
Rédigé par mamynicky