4.04 – Monk et ses collègues
Dans un parking, un bruit attire le voiturier, Ronald Shelton. Un individu se cache derrière l’une des voitures. Quand Ronald appelle la police, l’individu l’agresse puis tire sur lui. Il dissimule le corps sous une voiture.
Ronald : Qu’est-ce que vous faites ?
Individu : J’ai un pneu crevé.
Ronald : Non, je n’y crois pas du tout. Ce n’est pas votre voiture.
Individu : Qu’est-ce que vous faites ?
Ronald : Les flics vont s’occuper de cette affaire.
Un homme entre dans le parking, il est au téléphone.
Warren Kemp : Vous me payez pour vous conseiller n’est ce pas ? Il faut prendre des risques et ne pas avoir peur de vous endetter. ... Ronnie ! Il y a quelqu’un ? ... Honnêtement, entre nous, qu’est-ce que sept millions de dollars hein ? Attendez, je ne vous entends plus, je suis dans un parking. Je vous rappelle ce soir.
Individu : Ne te retourne pas.
Kemp : On se calme.
Individu : Tu as entendu ce que je te dis ?
Kemp : Oui, bien sur. Prenez mes clés.
Individu : Je ne veux pas de ta voiture. Donne moi ta main.
Kemp : Ma main ?
Individu : Pas la main gauche, la droite.
Kemp : Non, non, non.
L’individu coince sa main dans la portière.
Individu : Je te souhaite une bonne soirée, Kemp !
De douleur, Kemp s’affaisse sur le sol. Plus tard, la police est dans le parking. Monk et Nathalie arrivent à leur tour.
Détective 1 : Tu as vu ce match ? On aurait dit que les gars dormaient en jouant.
Détective 2 : Il nous faudrait un arrière capable de courir. Barlow est fini.
Détective 1 : Oui. Tu as raison
Monk : Vous entendez, ils parlent football. J’ai une fiche la dessus. Donnez moi …
Nathalie : Non, Monsieur Monk. Vous n’avez pas besoin de vos fiches. Allez parler à ces hommes. Vous êtes intéressant. Croyez moi, Essayez de rester vous-même.
Monk : Donnez moi les fiches. Alors, météo, politique, théâtre, lectuer, cuisine, gros mots …
Gros mots ?
Monk : Oui, oh ben vous ne devez pas la lire elle ci. Voilà. Football. Là j’ai tous les noms des équipes. J’y vais.
Monk : Salut !
Détective 1 : Ah, Monk est arrivé, on va pouvoir rentrer à la maison.
Monk : Vous étiez en train de parler du match d’hier n’est-ce pas ? San Francisco a perdu 21 à 27, c’était un sacré match, hein ?
Détective 1 : Oui, on a vu ça.
Monk : Vous avez vu le quatrième quart temps ? ça a été le tournant du match, ils finissent toujours par revenir au score.
Détective 2 : Oui, je disais que Rattay ne supportait pas le pression. Pourquoi on ne l’a pas fait sortir ?
Monk : Excusez moi.
Il revient vers Nathalie pour lire ses fiches.
Monk : Oui, vous aviez raison, pour Tim Rattay, le quaterback. Oui, mais n’oubliez pas qu’il a gagné quatre de ses cinq matchs à domicile.
Détective 2 : Mais cette fois, ils jouaient à Houston, Monk.
Monk : Vous voulez que je vous dise des gros mots ?
Stottlemeyer : Salut, Monk. Vous faisiez quoi ?
Monk : On parlait de l’équipe de football local.
Stottlemeyer : Ah oui, les Niners.
Monk : Non, non. Les Forty Niners de San Francisco. C’est autre chose !
Stottlemeyer : Suivez moi, le corps est par là.
Monk : Oui, oui, bien sur. A un de ces quatre, bonne journée ! Et voilà, ils sont en train de rire pendant que je m’éloigne. C’est ce qu’il y a de pire.
Nathalie : Monsieur Monk, ils ne rient pas de vous.
Monk : Si, bien sur !
Stottlemeyer : La victime A, le gardien du parking. Il s’appelle Ronnie …
Disher : Ronald Shelton. Il travaillait là depuis deux ans. Deux balles dans la poitrine avec un 45. On a retrouvé les douilles.
Stottlemeyer : Il est mort à cet endroit. Le meurtrier a trainé le corps de Shelton jusqu’ici, puis le fait rouler sous ce pick-up, puis a du se planquer dans le parking et attendre.
Nathalie : Attendre quoi ?
Stottlemeyer : La victime B. Warren Kemp. Il est entré dans le parking à 19 heures 30. Il est venu vers sa voiture.
Nathalie : Wow, c’est une sacrée caisse.
Disher : Oui, j’envisage d’en acheter une comme celle-ci.
Stottlemeyer : Pendant ce temps, sur la planète Terre, le tueur a poussé Kemp jusqu’à sa voiture, il l’a menacé de son arme, l’a obligé à mettre la main dans la fermeture de la porte et il l’a écrasée.
Monk : Il a tué le premier type et il est resté là à attendre pour ensuite briser la main du second, c’est ça ?
Stottlemeyer : La main droite. Pas la main gauche, d’ailleurs, il a été très précis à ce sujet. Et ensuite, il est parti.
Monk : Kemp l’a reconnu ?
Stottlemeyer : Non, il n’a pas vu son visage.
Monk : Est-ce qu’il y a eu vol ?
Stottlemeyer : Non.
Nathalie : Pourquoi sa main ? Il est musicien ou chirurgien ?
Disher : Non, cet homme est un grand analyste financier. Il travaille dans une société de placement, là au dessus. Il s’occupe de rachats, de fusions.
Stottlemeyer : Pognon facile, quoi.
Kemp : C’est lui, Monk ?
Médecin : Oui, cet homme est considéré comme une sorte de génie, un peu comme Sherlock Holmes.
Kemp : Qui est la fille ?
Médecin : Elle, c’est son assistante, Nathalie je ne sais pas quoi.
Stottlemeyer : Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : Cette clé pour desserrer les boulons, elle ne va pas, elle n’est pas faite pour les voitures américaines. Et regardez, tous ces véhicules sont de fabrication américaine. Je pense que le tueur l’a apporté seulement pour faire semblant de changer une roue, c’est tout.
Disher : Oui, il doit avoir une voiture étrangère. Bon, quoi d’autre ?
Monk : Pince à épiler ! Merci. Il manque d’assurance. Il essaie d’impressionner les gens, de se faire plus dur qu’il ne l’est.
Disher : Comment le savez vous ?
Monk : Je le dis parce qu’il mâchonne ça.
Disher : Des cure dents ?
Monk : Oh, il y a des exceptions à la règle. Ce n’est qu’une théorie, je peux me tromper.
Stottlemeyer : Oui, comment va Kemp ?
Médecin : Je ne peux pas le laisser partir. Je dois l’amener à l’hopital pour lui faire passer des radios. Mais il m’a chargé d’un message. Il vous fait dire qu’il voudrait rencontrer Monsieur Monk, demain matin à dix heures précises à son bureau. Et il a dit qu’il aimerait bien vous voir aussi.
Nathalie : Qui, moi ?
Le lendemain, Monk et Nathalie se présentent au bureau de Kemp.
Réceptionniste : C’est exact, Monsieur Monk. Vous allez au bout du couloir, ce sera sur votre gauche.
Nathalie : Bonjour ! Adrien Monk pour Monsieur Kemp.
Assistante : Il est en conférence téléphonique, veuillez vous assoir.
Nathalie : J’ai travaillé dans un bureau comme celui-ci. Je n’ai pas tenu plus de quinze Jours. On doit faire la même chose tous les jours.
Monk : La même chose ?
Nathalie : Oui, au bout d’un moment, vous devenez un numéro.
Monk : Un numéro ?
Nathalie : Oui, c’est ça et vous ressemblez à tous les autres.
Monk : Vous ressemblez à tous les autres ?
Nathalie : Une abeille perdue dans un essaim.
Monk : Une abeille ?
Assistante : Monsieur Kemp vous attend, si vous voulez bien me suivre ?
Kemp : Monsieur Monk ! Warren Kemp, excusez moi de ne pas vous serrer la main.
Monk : Oh, ça ne fait rien.
Kemp : Vous êtes Nathalie, c’est ça ? son assistante à tout faire ?
Nathalie : C’est un peu ça en effet. Comment va cette main ?
Kemp : Cet idiot m’a cassé les os, neuf !
Monk : Un de plus et ça faisait dix tout rond.
Kemp : Vous avez l’air déçu, Monsieur Monk.
Monk : Oh, mais c’est trop tard de toute façon.
Nathalie : Quel joli cadre de travail, on dirait que ça paie bien d’acheter au rabais et de revendre au prix fort, hein ?
Kemp : Oui, apparemment.
Nathalie : C’est quoi ce boitier sur le téléphone ?
Kemp : C’est un brouilleur vocal. Certaines des transactions que j’effectue sont top-secret. La sécurité passe deux fois par semaine pour changer les codes. J’ai l’impression d’être James Bond. Je vous en prie, asseyez vous.
Monk : Monsieur Kemp, j’ai cru comprendre que l’homme qui vous a été attaqué connaissait votre nom.
Kemp : C’est exact.
Monk : Mais vous ne l’avez pas reconnu.
Kemp : Non, je n’ai pas pu voir son visage.
Monk : Est-ce que vous avez reconnu sa voix ?
Kemp : Pas du tout, désolé.
Monk : Est-ce que vous savez pourquoi cet homme est venu vous briser la main droite ? Vous projetez de signer un important contrat ?
Kemp : Ca ne changerait rien, je peux toujours signer mon nom et même si je le faisais avec une croix, ce serait encore légal.
Nathalie : Vous avez déplacé des meubles ?
Kemp : C’est exact. J’ai engagé une nouvelle décoratrice. C’est une spécialiste du feng shui. C’est son truc à elle. Elle a dit que si mon bureau était face à la porte, alors ça m’ouvrirait de nouvelles opportunités. Peut être qu’elle avait tout pigé. Comment vous avez su pour les meubles déplacés ?
Nathalie : Sur la moquette, on voit encore les traces, votre bureau était par là.
Kemp : C’est bien joué. Qui est le détective de vous deux ?
Monk : Monsieur Kemp ! le Capitaine a dit que vous vouliez me poser des questions ?
Kemp : Monsieur Monk, je l’admets. Je suis mort de trouille, parce que ce malade connaissait mon nom. C’est peut être un de mes proches.
Monk : Je suis d’accord.
Kemp : La police a mis cet immeuble sous surveillance mais je veux une personne sur les lieux, quelqu’un d’infiltré, qui essaie de comprendre. J’ai confiance en vous et en votre jugement. Pouvez vous me recommander quelqu’un ?
Monk : Je vais le faire.
Nathalie : Quoi ?
Monk : Oui, je vais le faire.
Kemp : Oh ! merci, je me sens déjà mieux. Vous pouvez commencer demain.
Nathalie : Non, non, non. Vous ne comprenez pas, il ne peut pas travailler dans un bureau. Il y a plein de monde ici.
Kemp : Non, tout se passera bien. Je dirai que vous êtes un analyste en placement que j’ai fait venir spécialement de chicago.
Monk : De Chicago ?
Kemp : Oui, tout ce que vous aurez à faire, c’est avoir l’air occupé. Je vous donnerai des rapports à classer, d’accord ?
Monk : Vous entendez ça ? j’aurai des rapports à classer.
Monk vient prendre ses fonctions. Abby lui fait visiter les locaux.
Abby : Alors, vous venez de Chicago ? La bas, il fait trop froid pour moi. Ce n’est pas qu’il fasse beaucoup plus chaud ici. La petite cuisine, il y a deux trois trucs comestibles dans le distributeur.
Monk : De l’humour de bureau, j’adore ça !
Abby : Le service des ventes se trouve de ce coté et là, c’est la comptabilité. Ils sont en train de redécorer entièrement tous les bureaux. Vous fumez ? si c’est le cas, sachez que le détecteur de fumée est cassé dans la salle de repos, si vous voyez ce que je veux dire.
Monk : Il n’y a aucun risque d’incendie ?
Abby : Je l’espère. Avec un peu de chance, cet endroit horrible tombera en cendres. Tenez, c’est votre passe pour le parking. Si vous vous garez la bas, faites vous accompagner. On a eu des problèmes il y a deux jours de ça.
Monk : J’en ai entendu parler. D’après vous, pourquoi quelqu’un a cassé la main de Monsieur Kemp ?
Abby : Probablement quelqu’un qui l’a entendu jouer du piano l’an dernier à la soirée de Noel.
Monk : Encore de l’humour de bureau ! c’est excellent.
Abby : Voilà votre bureau. C’est votre petit chez vous.
Monk : C’est pour moi ? C’est parfait.
Abby : Oui, c’est un véritable rêve devenu réalité.
Chilton Handy : Qu’est-ce que vous faites ?
Abby : Je te présente Adrien Monk. Il commence chez nous aujourd’hui.
Chilton : Monsieur Kemp avait dit que j’aurai ce bureau.
Abby : Oui et alors, qu’est-ce que ça change ?
Chilton : C’est celui qui est le plus près de la sortie de secours alors, statistiquement c’est le plus sur.
Abby : Oui. Et statistiquement tu as les neurones en vacances, d’accord ? Alors va prendre tes petits cachets roses et remets toi au travail.
Monk : Ravi de vous avoir rencontré.
Abby : Ne faites pas attention à lui. Il est un peu pfft pfft. Bon, vous êtes installé. Si vous avez d’autres questions, n’hésitez pas à les poser mais à quelqu’un d’autre.
Monk : Que je les pose à quelqu’un d’autre ? Ah oui, je saisis ….
Monk s’installe, il désinfecte le téléphone, Chilton s’approche.
Chilton : Vous voyez cette boite ? On fait une collecte pour Chilton Handy. C’est son anniversaire, il a quarante ans.
Monk : Je viens d’arriver.
Chilton : Vous travaillez ici, non ? La plupart des collègues ont mis dix dollars. Moi, j’ai mis vingt.
Monk : D’accord. Voyons. Je vais participer aussi. C’est vous, Chilton ?
Chilton : Oui, c’est exact. Je vais avoir quarante ans.
Monk : Alors, bon anniversaire. Que pensez vous de ce qui s’est passé ?
Chilton : Vous parlez de Kemp ?
Monk : Oui, c’est plutôt étrange, non ? Pourquoi on lui a cassé la main, pourquoi on lui a fait ça ?
Chilton : Peut être qu’une personne de ce service n’a pas aimé du tout son évaluation. Désolé, c’est tout ce que je peux vous dire.
Pendant ce temps, au commissariat.
Disher : Capitaine, ça vient d’arriver. Je pense que vous devriez vous asseoir.
Stottlemeyer : Qu’est-ce qu’il y a ?
Disher : Vous devriez vraiment vous asseoir.
Stottlemeyer : Je n’ai pas envie de m’asseoir, Randy, allez y.
Disher : C’est énorme Monsieur.
Stottlemeyer : De quoi s’agit il ?
Disher : D’accord. Seulement, Monsieur, quand j’ai reçu cet appel, j’étais assis et croyez moi, j’étais content de l’être.
Stottlemeyer : Quelqu’un est mort ? quelqu’un est blessé ?
Disher : J’ai eu la SEC (*) au téléphone il y a un instant. Ils enquêtent sur Warren Kemp pour délit d’initié.
Stottlemeyer : Et c’est tout ?
Disher : Ca fait un lien sérieux. Ils sont presque surs que tout part de l’intérieur de la société. Une théorie veut que ce soit Warren Kemp en personne mais il a du se raviser de peur de se faire coincer, alors quelqu’un lui a cassé la main pour l’obliger de continuer.
Stottlemeyer : Et c’est tout ?
Disher : Oui Monsieur.
Stottlemeyer : Et vous m’avez fait m’asseoir juste pour ça ?
Disher : Non. Pas juste pour ça, vous avez vraiment l’air fatigué. C’est mon téléphone ?
Stottlemeyer : Votre téléphone ?
Disher : Disher, j’écoute … Oui … je dois répondre Monsieur. Non, non, je pars tout de suite. Exact !
Au bureau, Monk s’est très vite adapté et il est apprécié de ses collègues.
Abby : Adrien, vous n’étiez pas obligé de réorganiser la salle d’archives.
Monk : Non, mais je l’ai fait.
Frances : Encore merci d’avoir nettoyé mon bureau. Je peux voir ma table à nouveau.
Greg : Vous feriez une femme d’intérieur parfaite.
Monk : Oh, Greg, tenez, j’ai votre rapport des ventes trimestriel. J’ai trouvé quelques erreurs de frappe et de grammaire, alors je vous l’ai retapé.
Greg : Vous avez tout retapé ? vous êtes mon héros.
Frances : On déjeune où ?
Abby : On va aller au Broadway Grill. C’est de l’autre coté de la cour intérieure.
Monk : Oh, oui.
Abby : On est partis, Adrien !
Monk : On est partis Annette !
Enthousiaste, Monk les suit mais au moment de rentrer dans la cabine d’ascenseur, il a un recul.
Monk : Je prendrai le suivant.
Abby : Il y a encore plein de places dans celui-ci
Monk : Non, je préfère attendre.
Greg : Vous pouvez vous mettre ici.
Frances : Il n’y a que deux étages !
Monk : Non, c’est bon. Ça va aller.
Greg : On n’est pas contagieux, vous savez ?
Monk : Je sais que vous n’êtes pas contagieux. Oh mais je vais prendre le prochain.
La cabine se ferme, Nathalie sort de la seconde cabine.
Nathalie : Monsieur Monk ! j’étais inquiète pour vous. Comment ça va ?
Monk : Tout se passe bien.
Nathalie : Tant mieux. Je viens de parler au Capitaine. La SEC enquête sur cette compagnie. Ils ont un compte dans une banque des Iles Caïmans et quelqu’un se fait des millions grace à des infos internes. Ils ont même une théorie selon laquelle Warren Kemp serait impliqué. Ce n’est pas de la folie ? Venez, On va en parler en déjeunant.
Monk : Attendez, je ne peux pas, je dois retrouver le clan.
Nathalie : Quel clan ?
Monk : J’ai un clan. Je fais partie d’un clan, ils m’attendent en bas.
Nathalie : De quoi est-ce que vous parlez ?
Monk : Nathalie, ils m’aiment bien. J’avais pris quelques fiches sur moi et je n’ai pas eu besoin de m’en servir. Ici, personne ne se moque de moi. Je dois y aller. On se parle plus tard.
Monk se dirige vers l’escalier, Warren Kemp sort d’un couloir.
Kemp : Monsieur Monk ! Alors, et votre enquête, vous avez des pistes ?
Monk : Non, rien de concret. Je ne peux pas en parler maintenant, je dois y aller, le clan m’attend.
Nathalie : Monsieur Kemp.
Kemp : Warren ! s’il vous plait. Bonjour, que faites vous ici ?
Nathalie : Je comptais déjeuner avec Monsieur Monk, mais il avait déjà prévu autre chose.
Kemp : Alors vous êtes libre.
Nathalie : Oui.
Monk retrouve ses collègues au restaurant.
Abby : J’y suis allée il y a quelques mois avec des amis, c’était génial.
Serveuse : Voila vos tacos.
Monk : Merci Pamela.
Serveuse : De rien.
Greg : Tapez dedans. Allez y !
Monk : C’est excellent. C’est délicieux. Alors est-ce que c’est difficile de travailler ensemble et d’avoir une relation amoureuse ?
Frances : Quoi ?
Monk : Oui, vous deux, vous sortez ensemble non ?
Abby : Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
Monk : Votre chemise, il y a un trou sur la pointe du col et hier c’était Greg qui portait cette chemise. En plus, vous utilisez le même shampoing et le même déodorant. Et aujourd’hui, Greg est arrivé avec votre parapluie.
Les autres ricanent et se moquent du couple.
Greg : Oh, d’accord. Vous, vous auriez fait un excellent détective.
Monk : Non, je n’aurais pas pu être détective, je ne pourrais pas être détective. Ces gens là sont tout seuls, ils sont toujours seuls et tristes. C’est vrai, seuls et tristes. Ils n’ont pas de clan, un clan comme dans les bureaux.
Warren kemp a fait livrer à déjeuner dans son bureau pour Nathalie et lui.
Nathalie : Alors, c’est comme ça que déjeunent les millionnaires ?
Kemp : Non, non, c’est comme ça que les millionnaires deviennent millionnaires. Et qu’ils divorcent, sont stressés, ont un vide affectif total.
Nathalie : Oh, je peux voir mon patron d’ici ! Il est en train de rire ! Ce n’est pas dans ses habitudes. C’est votre maison ? Elle est magnifique !
Kemp : Vous trouvez ? je ne m’en souviens plus, ça fait deux ans que je ne l’ai pas vue.
Nathalie : Warren, il faut qu’on vous fasse sortir de ce bureau. Vous savez, la dernière fois que je suis allée dans le Vermont, j’ai fini en taule.
Kemp : Quoi ?
Nathalie : Oui, j’ai cogné un type dans un bar. Il ne laissait pas mon amie tranquille, alors je l’ai fait sortir par la fenêtre.
Kemp : Ecoutez, si vous essayez de me faire craquer, c’est réussi.
Nathalie : C’est pas vrai, je n’arrive pas à croire que je vous ai dit ça. Il ne faut dire à personne qu’on m’a arrêtée, d’accord ? Monsieur Monk ou ma fille, si elle l’apprenait. Non, non, je vous en prie vous devez me promettre …
Kemp : Ne vous inquiétez pas, c’est promis. Mais à vous de me promettre quelque chose.
Nathalie : Oui.
Kemp : Vous devez me téléphoner pour me rappeler combien cette maison est belle jusqu’à ce que je vous emmène la voir moi-même un de ces jours.
Nathalie : Entendu.
L’après-midi, Monk consulte le dossier concernant les évaluations des employés. Il est attiré par le rire de Chilton Handy qui téléphone avec un cure dents dans la bouche. Abby l’appelle et l’emmène dans la salle de repos des employés. Une photocopie de fesses est affichée sur le tableau.
Abby : Hé, Sherlock Holmes ! Venez par ici ! On essaie de découvrir qui a fait ça.
Monk : Je dirai que c’est un postérieur humain de type caucasien.
Abby : Oui, nous le savons, mais c’est le postérieur de quel humain de type caucasien ?
Greg : Oh, ça ne peut être que Chilton.
Chilton : Allez vous faire voir.
Monk : Non, non, c’est Ben.
Frances : Tu trouves ça malin, Ben ?
Abby : Comment vous l’avez su ?
Monk : C’est à cause des agrafes, elles sont sortantes et non rentrantes et il n’y a que l’agrafeuse de Ben qui fonctionne de cette façon.
Chilton arrache du tableau une affiche annonçant un bowling inter entreprise pour le mercredi soir. Abby reprend l’affiche et la remet sur le tableau.
Abby : Mais qu’est-ce que tu fais ?
Chilton : Je retire cette affiche. Le tournoi est fini. Vous êtes forfait.
Abby : Qui t’a raconté ça ? On n’a jamais déclaré forfait.
Frances : C’est du bowling, on doit jouer la finale ce soir.
Chilton : D’accord, très bien, on se retrouvera ce soir mais vous n’en mènerez pas large. Je vous le garantis et encore moins que d’habitude. Monsieur Kemp était le seul bon joueur que vous aviez, souvenez vous en.
Monk : Monsieur Kemp joue au bowling ?
Abby : Non, plus maintenant. Pas avec sa main droite cassée.
Greg : Ce crétin a raison, maintenant, ils vont nous écraser.
Monk : Le bowling.
Le soir, les deux équipes s’affrontent au bowling. Monk et Nathalie sont là. L’équipe de Chilton l’applaudit lorsqu’il exécute un strike et fait une danse de la victoire.
Monk : Je ne savais pas qu’il y aurait autant de bruit.
Nathalie : Vous croyez vraiment que ce gars a pu tuer quelqu’un et casser la main de Warren juste pour gagner un tournoi de bowling ?
Monk : Je sais que c’est fou, mais regardez cet homme. Il est complètement obsédé. Et pas d’une bonne façon comme moi, en plus il machouille des cure dents.
Nathalie : Et il a un alibi pour lundi soir ?
Monk : Bonne question.
Abby : Adrien, c’est à vous.
Monk : A moi ?
Abby : Il faut que quelqu’un remplace Monsieur Kemp. Pourquoi croyez vous qu’on vous a fait venir ?
Monk : Parce que je fais partie du clan ?
Abby : Voilà votre chemise, trouvez une boule.
Monk a du mal à se décider devant les boules de différentes couleurs. Les joueurs s’impatientent, Nathalie l’aide avec les lingettes. Il les classe par couleur tout en les nettoyant.
Frances : Génial !
Greg : Echauffez vous, échauffez vous ! trouvez votre boule. … Alors, tu pointes ou tu tires ?
Nathalie : Allez y ! prenez la !
Greg : Bravo Adrien, allez y !
Abby : Laissez le se concentrer.
Monk : Je compte sur toi, jolie boule.
Greg : Super !
Son équipe l’applaudit et le félicite. Il appelle Nathalie pour les lingettes.
Monk : Une de plus et ça aurait fait dix tout rond !
Frances : Il vous reste une chance et vous avez deux boules.
Monk : Sérieux ?
Frances : Allez y !
Monk : Nathalie, vous êtes trop lente !
Chilton et Monk enchainent les strike. Chilton essaie d’intimider Monk qui se met lui aussi à faire la danse de la joie tandis qu’il est encouragé par son équipe.
Greg et Abby : C’est génial !
Monk : Vous avez vu ce feuilleton comique à la télé, lundi soir ?
Chilton : Quoi ?
Monk : Celui qui parle d’une famille qui se dispute sans arrêt, où le père a toujours tort, quoi qu’il dise. On entend le public qui rigole derrière. C’est pour qu’on sache que c’est drole.
Chilton : Je ne l’ai pas vu, non.
Monk : Vous étiez où lundi soir ? Vous étiez de sortie lundi soir ?
Chilton : Vous êtes de la police ?
Monk : Non.
Chilton : Dans ce cas, je n’ai rien à vous dire. C’est clair ?
Abby : C’est qui cette fille avec Adrien ?
Frances : Tu n'as pas reçu le mail ? Quelqu’un a envoyé un message. Tout le monde l’a reçu au bureau. Elle s’appelle Nathalie, je ne sais plus quoi. Elle drague Monsieur Kemp.
Abby : Tu rigoles !
Frances : Et tu sais quoi ? elle a fait de la taule à ce qu’il parait. Elle a failli tuer un type dans le Vermont.
Nathalie a entendu la conversation, elle appelle Kemp.
Kemp : Allo ?
Nathalie : Tout le monde est au courant pour le Vermont. Je les entendues en parler. Je vous l’avais dit parce que je vous faisais confiance.
Kemp : Nathalie, je n’ai rien raconté à personne, je vous le jure !
Nathalie : Quelqu’un a envoyé des mails à tout votre service, il n’y a que vous qui n’êtes pas au courant ?
Kemp : Nathalie, c’est la vérité, je vous en prie, croyez moi.
Nathalie : Oui, et puis quoi encore ?
Nathalie : Monsieur Monk, il faut qu’on parle.
Monk : Nathalie, regardez ça. Vous voyez, Chilton a un alibi. Il était ici lundi soir, il a fait 294 points. Je ne sais plus quoi penser.
Nathalie : Je pense que Warren Kemp est impliqué. La SEC avait peut être raison. Les fuites viennent d’un des employés et je n’ai pas confiance en lui.
Monk : Mais je croyais qu’on l’aimait bien, qu’on l’aimait beaucoup ?
Nathalie : Hé bien non, pas du tout ! Ecoutez, j’ai besoin de prendre l’air alors on se retrouve dehors.
Abby : Adrien, on a un retard de deux points. Si on fait tomber trois quilles, on aura gagné.
Monk : Aucun problème, Abby.
Chilton : Faute ! il y a faute ! il ne peut pas porter ça. Il est en chaussures de ville, ce n’est pas règlementaire.
Greg : Mais il les a aux pieds depuis le début de la partie.
Chilton : Je n’en ai rien à faire. Il ne peut pas jouer sans les chaussures règlementaires, c’est la règle.
Abby : Bien, on va lui louer une paire de chaussures. Tu fais du combien ?
Monk : Il y a une chose que … quand vous dites « louer » une paire, il s’agit d’une paire de chaussures que d’autres personnes ont déjà porté, c’est ça ?
Abby : Oui c’est exact.
Monk : Et vous voulez dire à mes pieds ? Il y a une chose … j’ai toujours eu horreur de partager. Quoi que ce soit.
Abby : Bien, on va en acheter une paire neuve.
Chilton : La boutique est fermée. On fait quoi ? Ou bien vous jouez ou bien vous êtes forfait.
Greg : Tenez, on fait à peu près la même pointure.
Abby : Qu’est ce que vous regardez comme ça ? Ce ne sont que des chaussures. Alors s’il vous plait, mettez les.
Monk : Il y a une chose …
Abby : Arrêtez de dire mais il y a une chose ! Vous allez mettre ces chaussures vingt secondes et ensuite vous pourrez les retirer.
Monk : Vingt secondes … écoutez, je ne sais pas …
Chilton : Vous déclarez forfait ?
Abby : Ecoutez. Voila, ça fait maintenant cinq ans qu’on rêve tous de battre tous ces lèche bottes. Tout ce que vous avez à faire, c’est d’enfiler les chaussures de Greg et d’aller lancer cette satanée boule.
Frances : D’accord ? vous allez le faire ?
Monk : Non, je ne peux pas.
Chilton : Oui ! on a gagné par forfait !
L’équipe de Chilton se réjouit et fête la victoire. L’équipe de Monk le laisse seul.
Greg : Vous m’avez déçu, Adrien !
Le lendemain, au bureau.
Monk : Hé ! salut ! je me suis acheté une paire de chaussures de bowling.
Abby : Je vais vous dire ce que vous allez pouvoir en faire. (elle chuchote) mets les dans ton …
Monk : Ça, c’est nuveau !
Il sort ses fiches. La décoratrice vient lui demander son avis sur des rideaux.
Monk : Je vais le noter.
Angela : Qu’est-ce que vous en dites ?
Monk : Désolé …
Angela : Lequel vous préférez ? Je dois faire les fenêtres de tous les bureaux et je voudrais illuminer l’espace de tout le monde. Alors lequel, je crois que celui-ci est un peu plus ensoleillé. Vous, qu’est-ce que vous en dites ?
Monk : Oui, il est très ensoleillé.
Angela : Très bien.
Monk reste seul et déprimé. Le soir, la décoratrice, Angela Dirks, est seule chez elle en train de travailler. Un bruit derrière elle la fait sursauter. Un homme se tient debout, il tire sur elle à travers un coussin. Elle s’écroule.
Angela : Qu’est-ce que vous faites ? qu’est-ce que vous voulez ? D’accord, prenez tout, prenez tout ce que vous voulez. Vous voulez ce coussin ? prenez le ! il est italien. Ce n’est pas vrai !
Le lendemain, la police est sur les lieux. Disher tient un sac en plastique dans lequel se trouve un cure dents. Stottlemeyer a comme d’habitude, un cure dents à la bouche.
Lieutenant : Toutes les photos ont été prises ?
Sergent : Oui, on a fini le relevé d’empreintes. Tu peux me tenir ça ?
Stottlemeyer : Qu’est-ce que ça veut dire, lieutenant ?
Disher : Je pense que ça veut dire que le tueur est très intelligent.
Stottlemeyer : C’est le même gars que dans le parking.
Disher : Oui. Ça en a tout l’air. On a retrouvé la balle de calibre 45. On la compare avec les autres. Venez voir. Il y a autre chose, Monsieur. Je vous préviens c’est énorme. Rassurez vous, il est inutile de vous asseoir. Je veux dire, asseyez vous si vous voulez. Enfin, debout. Assis, c’est pareil.
Stottlemeyer : Je sens que je vais partir.
Disher : Non, non, je vais tout vous dire. La victime, Angela Dirks, était décoratrice d’intérieur. Nous avons retrouvé des factures récentes. Et devinez, elle travaillait pour Pross – Services financiers.
Stottlemeyer : La même entreprise.
Disher : Oui, Monsieur.
Stottlemeyer : Alors le tueur a cassé la main du patron et quatre jours plus tard, il a tué la décoratrice d’intérieur. Qu’est-ce qui se passe dans cette boite ?
Monk déjeune avec Nathalie. Il regarde avec tristesse la table où il déjeunait la veille avec ses collègues.
Nathalie : C’est plutôt bizarre le meurtre de la décoratrice. Il doit y avoir un rapport, qu’est-ce que vous en pensez ? … Monsieur Monk ?
Monk : C’était notre table. On avait mangé des nachos.
Nathalie : Vous avez mangé des nachos ?
Monk : Non. Moi, j’ai fait semblant en tout cas. Et puis plus tard, Ben a fait une photocopie de son derrière de type caucasien. Ce que j’ai trouvé très drole, quoique je ne sache pas exactement pourquoi.
Nathalie : Monsieur Monk, ce sont eux les perdants. Croyez le.
Monk : Ils sont tous allés au restaurant chinois, qui est dans la rue. Je les ai vus partir en douce, pour que je ne les accompagne pas. C’est quoi, ça ? il y a quelque chose, c’est un cheveu ?
Nathalie : Où ça ? Non, ce n’est rien, c’est du cèleri.
Monk remarque un homme à une table voisine, qui regarde Warren Kemp, au téléphone dans son bureau au dessus de la place. L’homme, qui porte une oreillette, prend des notes. Monk arbore son fameux sourire et parle à Nathalie en essayant de ne pas bouger ses lèvres.
Monk : Nathalie, je crois que je sais ce qu’il s’est passé.
Nathalie : Quoi ?
Monk : J’ai résolu cette affaire.
Nathalie : Pourquoi vous parlez comme ça ?
Monk : Vous voyez, le type près de la fenêtre, cet homme avec la veste verte. Quand j’ai dit qu’il y avait quelque chose dans votre assiette, il a réagi, s’est penché et a regardé dans son assiette.
Nathalie : Il a peut être entendu …
Monk : Non, non, non. Il ne pouvait pas entendre, il a du lire ce que je disais sur mes lèvres. Ce gars là sait lire sur les lèvres. Vous voyez ce que je veux dire ? ça explique tout.
Nathalie : Vous croyez ?
Monk : Oui. Chaque fois que je suis venu ici, il était assis à cette table. Ça doit faire à peu près un mois qu’il s’assoit ici. Vous entendez ce que je vous dis ? Il s’assoit ici depuis un mois. A un moment donné, il se tourne vers la fenêtre et là, il doit voir quelque chose. Quelque chose qui vaut des millions de dollars.
Nathalie : Mais quoi, qu’est-ce qu’il regarde ?
Monk : Hé bien, il regarde Warren Kemp. Il lit sur les lèvres de Warren Kemp. Dpuis cette table, il a une vue parfaite sur le bureau de Warren. Les rachats, les fusions, ce genre d’informations valent une fortune. Non, non, ne vous retournez pas. Il regarde dans notre direction.
Nathalie : Tout le monde nous regarde avec le sourire idiot que vous faites.
Monk : Ça ne fait rien, il croira que nous sommes amoureux.
Nathalie : Vous ne donnez pas l’impression d’être amoureux. On a l’impression que vous avez été victime d’un accident de travail. Attendez. Tenez ! pourquoi il aurait cassé la main de Warren ?
Monk : Parce que Warren a fait redécorer son bureau la semaine dernière. Souvenez vous, vous l’avez remarqué. Il a fait déplacer son bureau, ce qui fait que lorsqu’il tenait son téléphone il le faisait de la main droite. En faisant ça, il cachait sa bouche. Il lui fallait donc trouver un moyen pour obliger Warren à changer de main.
Nathalie : Il lui a cassé la main pour ça ? pour qu’il tienne son téléphone avec l’autre ? Pourquoi avoir tué la décoratrice ?
Monk ne s’est pas aperçu que si le tueur en peut lire sur ses lèvres, il voit Nathalie dans un miroir et connait donc le sujet de leur conversation.
Monk : Parce qu’elle avait prévu de mettre des rideaux, rappelez vous ! ça fichait tout en l’air pour lui. Mon Dieu, il s’approche.
Nathalie : Oh non, il y a un miroir, il a du lire sur mes lèvres !
Le meurtrier : Vous croyez avoir tout découvert ? que diriez vous d’aller faire une balade pour qu’on en discute ?
Tout en parlant, le tueur leur montre le révolver qu’il cache sous sa veste.
Nathalie : Je m’occupe de l’arme.
Le meurtrier : Hé, je vous ai entendue. Je suis né sourd seulement tout va bien maintenant. Technologie moderne. Allez, on s’en va.
Nathalie : D’accord, d’accord. On y va, on y va. Mais vous allez commettre une erreur. Vous savez qui est ce Monsieur ? c’est le …
Elle s’approche de l’oreille du tueur et hurle dans l’oreillette. Le tueur bouche son oreille de sa main et de douleur, met un genou à terre. Monk en profite pour lui prendre son arme.
Monk : Pas un geste ! restez où vous êtes. Rassurez vous, tout va bien, j’ai été policier autrefois.
Nathalie : J’appelle le Capitaine.
Monk : Attendez, est ce que vous pouvez appeler chez Monsieur Wok ?
Nathalie : Pourquoi ?
Monk : C’est la bas que le clan est allé déjeuner. J’aimerais qu’ils voient ça.
Plus tard, dans le bureau de Warren Kemp.
Nathalie : J’aime bien les rideaux.
Kemp : C’est temporaire. Ils vont installer mon bureau au quinzième étage. Je serai loin des éventuels regards espions.
Nathalie : Oui, c’est logique. Maintenant, on sait qui a écrit l’e mail. Le tueur a du lire sur nos lèvres quand on a parlé d’aller dans le Vermont. Je suppose qu’il ne voulait pas que sa poule aux œufs d’or s’en aille alors il a tout fait pour nous séparer.
Kemp : Ecoutez, Nathalie, peu importe qui a pu écrire ce mail. Je suis un homme qui aime que tout soit clair. Quand vous m’avez accusé et que je vous ai dit que ce n’était pas moi, je vous l’avais pourtant juré, vous ne m’avez pas cru.
Nathalie : C’est vrai, vous avez raison. Je suis désolée. Si on débouchait cette bouteille et qu’on reprenne tout du début ?
Nathalie sort du bureau de Warren avec la bouteille qu’elle pose sur le bureau de l’assistante.
Nathalie : Elle vaut une petite fortune. Ne la gaspillez pas.
Monk range ses affaires, Nathalie le rejoint. Les collègues de bureau les regardent et rient sur leur passage.
Monk : Ça s’est bien passé ?
Nathalie : Allons nous en d’ici.
Monk : Et voila, ça continue.
Rédigé par mamynicky
(*) SEC - La U.S. Securities and Exchange Commission, communément appelée la Securities and Exchange Commission, souvent abrégée en « la SEC », est l'organisme fédéral américain de réglementation et de contrôle des marchés financiers.