4.03 – Monk est enrhumé
Nathalie pose une nouvelle tapisserie chez Monk.
Julie : Maman, j’ai super faim.
Nathalie : Le livreur sera bientôt là, ma chérie.
Julie : Mais peut être qu’on pourrait essayer de rappeler la pizzeria.
Monk : Ce n’est pas droit.
Nathalie place un niveau au bord du lé qu’elle vient de poser.
Nathalie : La bulle se trouve juste au milieu.
Monk : Le niveau est cassé.
Nathalie : Non, le niveau n’est pas cassé, Monsieur Monk. Ça ne peut pas être cassé, c’est juste une bulle d’air dans un manche. Vous avez deux niveaux ?
Monk : Oui, ça c’est le niveau qui sert à vérifier le niveau de l’autre niveau.
Julie : Mais comment vous savez qu’il est bon celui là ?
Monk : Excellente question. Je l’apporte tous les six mois à mon magasin d’outillage pour le faire recalibrer.
Nathalie va ouvrir au livreur.
Nathalie : On commençait à s’inquiéter.
Livreur : Désolé, on est débordés. Ça fait 12,50 $
Nathalie : Merci. Tenez, c’est pour vous.
Livreur : Merci Madame.
Nathalie : Bonsoir.
Livreur : Bonsoir
Nathalie : Ça y est. Viens te servir. N’en mets pas partout, rappelle toi où on est.
Julie : Elle est froide. C’était obligé.
Monk : Je ne suis pas certain, il faudrait peut être un autre niveau.
Nathalie : Mince, il s’est trompé ! Il m’a rendu 50 $
Julie : Cool.
Nathalie : Non, chérie, c’est pas cool. Ça va être retenu sur son salaire. Ça représente beaucoup d’argent. Je vais lui rapporter.
Monk : Tu vois quelque chose ?
Julie : Non.
Nathalie : Attendez, attendez, Monsieur !
Nathalie le suit en voiture, lorsqu’elle rattrape celle du livreur, il est mort au volant.
Nathalie : Monsieur ! hé ho ! excusez moi, vous vous êtes trompé dans la monnaie. Vous m’avez trop rendu !
La police arrive sur les lieux.
Disher : Venez ! Vous avez entendu quelque chose ?
Nathalie : Non.
Disher : J’ai juste quelques questions. Donc vous n’avez rien vu du tout.
Nathalie : Non.
Disher : Et vous n’avez rien entendu non plus. Quelqu’un qui appelait au secours par exemple ?
Nathalie : Oui, moi. Ça ne vous fiche jamais en l’air ? De voir des gens morts ?
Disher : Si, un peu au début, mais après on s’y habitue.
Nathalie : Ça doit vraiment être affreux de s’habituer à ça.
Disher : Oui, c’est plutôt affreux. Mais après on s’y habitue. C’est ce qu’il y a de plus dur, de s’y habituer. Même si on ne s’y habitue jamais.
Stottlemeyer : Le jeune homme s’appelait Julio Alvarez, il avait 25 ans. On lui a fracassé le crane avec une clé anglaise ou un tuyau, peut être une batte de base ball. En tout cas, l’assassin l’a emporté.
Monk : On sait où il allait ?
Stottlemeyer : Il restait une livraison à faire sur Vinton Street.
Monk : Comment l’assassin s’y est il pris pour que la victime s’arrête. Il n’y a rien dans le coin à part des entrepôts.
Stottlemeyer : Oui, je me suis demandé la même chose. Peut être qu’il a fait signe du trottoir ? Peut être qu’il était caché à bord du véhicule. C’est déjà arrivé dans une affaire, le vol de voiture à Mendes.
Monk éternue, puis renifle.
Monk : Mouchoir. Mouchoir, vite.
Stottlemeyer : Je suis en rupture de stock.
Monk : Oh la la, mouchoir !
Stottlemeyer : Je n’en ai pas. Je ne suis pas votre employé.
Monk : Oh, mon Dieu. Je pense que je m’enrhume.
Stottlemeyer : Vous avez juste éternué. Ce n’est rien du tout.
Monk : Non, non, non. C’est un rhume. C’est un rhume, je le sens bien.
Stottlemeyer : Il n’y a pas de quoi paniquer.
Monk : Je ne panique pas. C’est ridicule. Où est l’ambulance ? Oh, ça y est, ça y est. Ça se propage. Ça se propage partout. Je le sens envahir tout mon corps, ça se propage.
Stottlemeyer : Je n’aurais jamais imaginé que je puisse vous voir tomber malade un jour. En tout cas, ça doit être un virus costaud et courageux. Pour les microbes, vous représentez une espèce de Mont Everest, ce n’est pas drole.
Un homme s’avance. Monk continue à éternuer.
Stottlemeyer : Tiens ! Monsieur le Divisionnaire adjoint.
Frank Novak : Alors, que se passe t’il Capitaine ? Vous êtes trop pris pour décrocher votre téléphone portable ?
Stottlemeyer : Hé bien, pour tout vous dire, j’étais en train d’enquêter sur ce qu’on appelle communément un meurtre.
Novak : Il vient de se produire quelque chose de très grave. Apparemment, un Juge à la Cour Suprème a disparu. Elle devait participer à un cocktail à 18 heures, on ne l’a jamais vue.
Stottlemeyer : A 18 heures, ça fait à peine deux heures. Ce n’est pas une disparition ça, c’est juste un peu de retard.
Novak : Nous mobilisons tous nos services. Vous et plusieurs de vos collègues êtes affectés à cette affaire.
Stottlemeyer : Attendez, qu’est-ce que je vais faire de ce pauvre type ? Je vais le balancer sous un pont ?
Novak : Je m’en contre-fiche !
Stottlemeyer : Nathalie !
Novak : Le Maire exige de vous voir à la Mairie dans vingt minutes. C’est compris ?
Stottlemeyer : Ah, c’est le Maire qui m’a demandé ?
Novak : Ne révez pas, il a demandé tout le monde. Cette Juge, Jillian Garr, est une de ses amies les plus proches.
Stottlemeyer : On prend votre voiture ?
Monk : Pardonnez moi, docteur, je peux vous parler ?
Légiste : Ca ne peut pas attendre ? J’ai trouvé un cil qui appartient peut être au tueur.
Monk : C’est extrêmement important.
Légiste : Une petite minute alors.
Monk : Non, non. Ça ne peut pas attendre.
Légiste : Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : D’après vous, docteur, est-ce que j’ai de la fièvre ?
Monk s’est alité. Nathalie et Julie sont à son chevet. Nathalie récupère les mouchoirs usagés dans des sacs en plastique, fermés hermétiquement.
Monk : J’ai combien ?
Nathalie : Vous avez 37.9
Monk : Oh non ! non, non, non.
Nathalie : 38, un chiffre tout rond. Vous êtes content ?
Monk : Ah oui. Julie, tourne toi, regarde ailleurs.
Julie : J’ai déjà vu des gens se moucher devant moi, Monsieur Monk.
Monk : Fermez !
Nathalie : Voilà, je vais le jeter.
Monk : Dehors !
Nathalie : Oui, je sais, dehors.
Julie : Monsieur Monk, j’ai apporté ça pour vous.
Julie lui donne une carte de bon rétablissement.
Julie : Il y a une puce qui fait de la musique.
Monk : Ah, merci. Mais je n’aime pas beaucoup le rock n’roll.
Julie : Ce n’est pas du rock n’roll ; c’est Polly Wolly Doodle. La pile devrait durer à peu près dix ans.
Monk : Dix ans ?
Julie : Je la mets sur la commode, comme ça vous la verrez bien.
Monk : Si tu veux.
Julie : Je vais aller voir si maman a besoin de moi.
Monk ne supporte pas la musique et cherche où la cacher pour ne plus l’entendre. Il met la carte sous son matelas. Nathalie trouve la carte, elle la remet sur la commode.
Nathalie : Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Rien.
Nathalie : Vous cachez quoi ?
Monk : Rien.
Nathalie : Vous vouliez étouffer le son.
Monk : Je voulais le couper.
Nathalie : Monsieur Monk, Julie a payé cette carte de sa poche. Elle en est tellement fière ! Voila ! on l’entend à peine. Essayez de dormir un petit peu maintenant, le repos est le meilleur des médicaments. Ah merci ma chérie, je serai de retour dans peu de temps.
Monk : Non, attendez. Qu’est-ce que vous faites ? Vous allez où comme ça ?
Nathalie : Je fais un saut au poste de police. Je voudrais parler au Capitaine de ce pauvre homme qu’on a tué.
Monk : Nathalie, ce n’est pas votre faute.
Nathalie : Je sais, Monsieur Monk. Mais je suis la dernière personne à l’avoir vu en vie. Alors je ne sais pas vraiment ce que ça peut vouloir dire, mais il doit bien y avoir une raison. C’est bizarre, je me sens un peu responsable.
Monk : Non, non, non, non. Vous ne pouvez pas me laisser comme ça.
Nathalie : Tout va bien se passer. Julie va rester là.
Monk : Et si jamais je devais me remoucher ?
Nathalie : Elle sait pour les sacs plastique. J’ai rechargé mon portable. Je n’en ai pas pour longtemps. Bonne chance.
Monk : Julie, il y a un bloc notes dans le tiroir du dessous. Est-ce que tu peux prendre le stylo ? Maintenant, écris tout ce que je vais te dire.
Julie : Vous faites une lettre ?
Monk : Non, ce n’est pas tout à fait une lettre. C’est ce que les adultes appellent les dernières volontés.
Au commissariat.
Stottlemeyer : Voyait elle quelqu’un ? Avait elle un petit ami ?
Disher : Non, pas qu’on sache.
Stottlemeyer : Je veux qu’on en soit surs. Epluchez ses relevés de téléphone et de carte de crédit. Remontez au moins sur les douze mois écoulés. Je veux que tout le monde se bouge à fond sur cette affaire. C’est quoi ça ?
Disher : Quelqu’un de rancunier. John Delancey. Il vit un divorce difficile. Le Juge Garr a statué contre lui il y a environ trois semaines. Il lui a hurlé dessus, il a fallu l’expulser du tribunal.
Stottlemeyer : Il a défoncé sa voiture !
Disher : On ne sait pas bien. C’était peut être juste un accident. Ils se sont rentrés dedans, alors qu’elle sortait du parking du tribunal. Dégâts minimes.
Stottlemeyer : Il a défoncé sa voiture, il l’a fait exprès ?
Disher : Trois témoins ont assisté à la scène mais aucun n’en est sur. Tout ce qu’on sait, c’est qu’elle n’a pas porté plainte contre lui.
Stottlemeyer : Pistez moi ce gars là. Trouvez le.
Nathalie : Capitaine !
Stottlemeyer : Nathalie, écoutez, c’est un peu l’effervescence ici aujourd’hui. Comment va notre malade ?
Nathalie : Il a un rhume.
Stottlemeyer : Et comment est-ce qu’il se soigne ?
Nathalie : En se plaignant et en me rendant dingue. Il y a du nouveau dans l’affaire Julio Alvarez ?
Stottlemeyer : Vous devriez aller demander ça à Disher.
Nathalie : Lieutenant, le Capitaine veut que vous me mettiez au courant.
Disher : C’est à dire, qu’on ne sait pas grand-chose. Elle possède une maison sur la mer. Une équipe de la police scientifique est déjà à l’œuvre sur place.
Nathalie : Non, pas l’affaire de la Juge, l’autre, Alvarez.
Disher : Qui ça ?
Nathalie : Julio Alvarez.
Disher : C’est bon, ça va, quoi, on peut avoir des trous de temps en temps.
Nathalie : Le livreur de pizzas !
Disher : Oui, je sais ! Jenkins, qui s’occupe du pizzaiolo ?
Nathalie : Le pizzaiolo ? il avait un nom, Randy. Il n’était peut être pas juge, mais il avait un nom.
Disher : Vous me vexez là ! C’est insultant, chaque affaire est importante, on ne fait pas de catégorie ici.
Nathalie : D’accord.
Disher : J’ai le dossier juste là.
Nathalie : Je suis désolée.
Disher : Quelque part. Sergent, vous avez le dossier Alvarez ?
Sergent Jenkins : Oui, je l’ai vu il y a deux secondes.
Nathalie ouvre le dossier.
Nathalie : C’est qui lui ?
Disher : La victime ! Julio Alvarez !
Nathalie : Non. Non, ce n’est pas le livreur.
Disher : Nathalie, c’est lui. Là, c’est son badge de travail et c’est son corps, à la morgue.
Nathalie : Sauf que ce n’est pas lui qui est venu chez moi.
Disher : Vous nous avez dit que vous ne l’aviez pas bien vu hier soir, je vous dis que c’est lui. Ça vient de chez la Juge ? Bureau du Capitaine ! Je dois y aller.
Nathalie : Ce n’est pas lui.
Elle prend la photo et se rend à la pizzéria.
Gorman : Ecoutez, je l’ai déjà dit à la police, je le connaissais à peine. Il a commencé ici il y a deux ou trois semaines.
Nathalie : Il n’y a même pas une photo ou une gerbe de fleurs à sa mémoire ici ?
Gorman : Le patron ne veut pas qu’on insiste la dessus, il parait que c’est mauvais pour les affaires.
Nathalie : En fait, Monsieur Gorman, je ne suis pas sure que le livreur que j’ai vu hier était bien Julio Alvarez.
Gorman : Bien sur que c’était lui, qui ça aurait pu être ? Nathalie Teejer.
Nathalie : Teeger.
Gorman : Pepperoni, quatre fromages, c’est bien vous ?
Nathalie : Oui.
Gorman : Il a pris la commande et puis il est parti en voiture.
Nathalie : Il était seul ?
Gorman : Ben évidemment ! Hey Tommy, rajoute pas tant d’ail dans la calzone !
Tommy : Ok, ok !
Nathalie : Est- ce que je peux voir les reçus ?
Gorman : Pourquoi ?
Nathalie : Je voudrais voir où il est allé avant de passer chez moi.
Gorman : Vous êtes flic, Madame ?
Nathalie : Non.
Gorman : Parce que j’ai du travail.
Nathalie : Je ne suis pas de la police mais je travaille pour un flic, Adrien Monk.
Gorman : Qui ça ?
Nathalie : Adrien Monk. C’est un enquêteur hors du commun. C’est un vrai génie. Interrogez n’importe qui.
Son téléphone sonne.
Nathalie : Pardon. Justement c’est lui. Restez là, je vais vous le passer. Allo ?
Monk : Nathalie, c’est moi, Adrien Monk.
Nathalie : Oui Monsieur Monk, je parlais justement de vous à quelqu’un.
Monk : Il faut que vous rentriez tout de suite.
Nathalie : Je ne peux pas là, je suis en train de parler au gérant de la pizzéria.
Monk : C’est Ebola.
Nathalie : Je vous demande pardon ?
Monk : J’ai attrapé le virus Ebola.
Nathalie : Monsieur Monk, vous n’avez pas attrapé le virus Ebola.
Monk : Je crois que si. Je vous assure ! J’en ai tous les symptômes. Je souffre de fièvre, de maux de tête et d’hémorragie interne.
Nathalie : Et d’hémorragie interne ? C’est une blague ou quoi ?
Monk : Non, non, pas du tout. J’en suis intimement convaincu.
Nathalie : Non, Monsieur Monk, vous avez un rhume. Mais je suis contente de vous avoir. Je vous passe Monsieur Gorman, le gérant de la pizzéria. Une seconde.
Gorman : Allo ? … Je n’en sais rien … Je dirais que c’est à Atlanta …
Nathalie : De quoi il vous parle ?
Gorman : Il me demande où se trouve le Centre Epidémiologique.
Elle raccroche et s’en va, Tommy la rattrape.
Tommy : Julio était un mec bien. Bonne chance.
Nathalie : Merci, c’est gentil.
Stottlemeyer et Disher souhaitent rencontrer Delancey actuellement dans un club de golf pour déjeuner.
Stottlemeyer : Delancey. John Delancey.
Disher : On sait qu’il est là, c’est son assistante qui nous l’a dit.
Hôte d’accueil : Vous comprendrez, Messieurs, que nous sommes un club privé, alors si vous n’avez pas de mandat …
Stottlemeyer : Voila ce que je vous propose. On vous attend ici et vous allez nous le chercher.
Hôte d’accueil : Je ne peux pas faire ça.
Disher : Vous ne pouvez pas ou vous ne voulez pas ?
Hôte d’accueil : Je dirais un peu des deux.
Ils font mine de partir et regardent le cahier des réservations pendant que l’Hôte d’accueil est appelé ailleurs.
Stottlemeyer : Delancey, table six.
Disher : Et si on en croit le plan de la salle, la table six se trouve droit devant.
Stottlemeyer : Pas la peine de vous lever. Leland Stottlemeyer, Brigade Criminelle et voici le Lieutenant Disher. Nous souhaiterions vous parler de Jillian Garr.
Delancey : De qui ?
Stottlemeyer : Le juge Jillian Garr. Vous l’avez menacée au tribunal avant de défoncer sa voiture dans le parking. Elle vient de disparaitre.
Delancey : Mais de quoi voulez vous parler ?
Disher : Capitaine !
Stottlemeyer : Une seconde, Randy. C’est bon, là, votre petite purée ?
Le Capitaine trempe la cravate de Delancey dans l’assiette de purée.
Stottlemeyer : La mémoire vous revient maintenant ?
Disher : Capitaine, ce n’est pas la table six. La carte était à l’envers.
Stottlemeyer : (gêné) Veuillez m’excuser, c’est une méprise, j’ai cru que vous étiez quelqu’un d’autre. Ecoutez, tenez, prenez ma cravate. Il s’agit d’une cravate à 100 $. C’est un cadeau de Noel. Voila.
Delancey : Ça suffit, allez vous en.
Stottlemeyer : On reparlera plus tard de tout ça. Où est la table six ?
Disher : Alors, attendez … La fenêtre est là. Autant pour moi, c’était bien la table six. J’avais raison.
Stottlemeyer : Vous en êtes certain ?
Disher : Oui.
Stottlemeyer : Je viens de lui filer ma cravate, après ça je perds un tout petit peu mon autorité, vous ne trouvez pas ?
Disher : Oh non, non, je ne crois pas.
Stottlemeyer : ah bon, vous ne croyez pas ?
Disher : Je suis convaincu qu’il saura comprendre. Tout le monde peut commettre des erreurs.
Ils retournent à la table.
Stottlemeyer : On recommence. Bonjour ! c’est un petit peu embarrassant mais je vais vous demander de me restituer ma cravate.
Delancey : Mais vous me l’avez offerte.
Stottlemeyer : Bon, écoutez, déjà, si vous voulez garder cette cravate, il faudrait commencer par la porter mieux que ça. Le nœud doit être correctement serré. On en était où tout à l’heure ? Ah oui, on était en train de parler de Jillian Garr.
Delancey : Cette femme m’a couté deux millions et demi de dollars. Je l’admets, oui, je me suis un peu emporté.
Disher : Vous avez ruiné sa caisse.
Delancey : Je ne voulais faire de mal à personne. J’étais simplement hors de moi. Entre nous, Messieurs, vous posez les mauvaises questions. Vous devriez plutôt vous demander pourquoi elle n’a pas porté plainte.
Stottlemeyer : D’accord, alors, pourquoi n’a-t-elle pas porté plainte ?
Delancey : Parce qu’elle n’était pas toute seule. Il y avait un monsieur à côté d’elle. Je les ai vus se bécoter. Quand je suis rentré dans la voiture, il a filé en courant.
Disher : Il ne voulait pas être vu, chef.
Stottlemeyer : Il était marié. Elle fréquentait un mec marié.
Delancey : Bravo, Sherlock ! Vous pouvez appeler le serveur ? J’aimerais commander un autre plat.
Nathalie dépose un bol de soupe sur un plateau à Monk toujours alité.
Nathalie : Mangez votre soupe.
Monk : Oh, Je vois des lettres.
Nathalie : Normal, c’est une soupe à l’alphabet.
Monk : Alors, où est le A ?
Nathalie : Vous pouvez la manger dans le désordre. Où est la carte de Julie ?
Monk : Je l’ai mise au tri sélectif en bas. Le camion benne vient de passer.
Nathalie : Julie était super fière de cette carte ! Qu’est-ce que je vais lui raconter ?
Monk : Dites lui que le recyclage est une chose importante et qu’en s’y mettant tous, on peut sauver la planète. B !
Nathalie : Est-ce qu’on pourrait parler de l’affaire une minute. J’y ai bien repensé. Le livreur à ma porte portait une casquette de base ball et des lunettes de soleil. Des lunettes noires en pleine de nuit, comme s’il voulait éviter que je puisse l’identifier. Qu’est-ce que vous en pendez, Monsieur Monk ?
Monk : Rien de spécial. Oh non, je me suis trompé ! Ce n’est pas un C c’est un G.
Nathalie : Monsieur Monk, c’est très important pour moi.
Monk : S’il n’y a pas de C comment je fais, moi ?
Nathalie : Reprenons. Il a quitté la pizzéria à 19 h.05 mais il n’est arrivé chez moi qu’à 19 h.40. Et la pizza était froide. Vous vous rappelez ?
Monk : Froid.
Nathalie : Exactement. Vous avez une piste ?
Monk : Froid.
Nathalie : Vous croyez que c’est important ?
Monk : J’ai tellement froid, je suis gelé.
Nathalie : Je continue. Avant de venir chez moi, il est passé chez deux autres clients. J’ai leur adresse, je vais reconstituer son trajet.
Monk : Non, non, non. Nathalie. Laissez la police s’en charger.
Nathalie : Ils se fichent de ce garçon. Ils ne se souviennent même pas comment il s’appelle et en plus, ils se moquent éperdument de ce que je dis. Ils sont obnubilés par la disparition de cette juge. Monsieur Monk, il faut que vous m’accompagniez.
Monk : Mais je ne peux pas !
Nathalie : Bien sur que si, ça va vous remettre d’attaque. Mitch jouait au football et vous savez, les sportifs ça se blesse constamment. Il disait toujours « les meilleurs sont ceux qui se font violence ». Sans vous, je n’y arriverai jamais. S’il vous plait, venez avec moi, on en a pour une heure à peine.
Monk : Désolé.
Nathalie : J’irai toute seule. Un homme a été assassiné en sortant de chez moi. Il faut que je fasse quelque chose.
Monk : Non, non, non. Nathalie ! Restez là. Vous ne pouvez pas vous en aller. Le vaporisateur numéro un est quasiment vide et je suis presque à court de glace, alors, il faut que vous fassiez votre travail.
Nathalie : Désolée, je ne peux pas Monsieur Monk, je suis trop occupée à faire le votre.
Nathalie enquête chez les clients livrés avant elle.
La cliente : Les enfants avaient invité des amis. On a commandé trois pizzas.
Enfant : Une hawaïenne, pepperoni et végétarienne.
Nathalie : C’était cet homme ?
La cliente : Oui.
Nathalie : Vous êtes sure ?
La cliente : Oui, les policiers m’ont montré la même photo. Il s’agit bien de lui. Ça nous a fait un coup d’apprendre ça.
Nathalie : Il portait une casquette et des lunettes noires ?
La cliente : Non.
Nathalie se rend à l’autre maison. Reggie Dennison ouvre la porte.
Nathalie : Bonjour.
Dennison : Bonjour. Je peux vous aider ?
Nathalie : Pardon de vous importuner. J’espère ne pas tomber à un mauvais moment.
Dennison : A vrai dire, je suis un peu occupé.
Nathalie remarque qu’il a le pouce blessé, comme celui de Julio Alvarez.
Dennison : Pourquoi ? De quoi s’agit il ?
Nathalie : Navrée du dérangement que je vous cause. Il se trouve que j’habite à deux pas …
Dennison : Oui, je sais. On s’est déjà croisés.
Nathalie : Oui, c’est à propos de ma chatte, Blancheneige, elle s’est enfuie de la maison.
Dennison : Votre chatte ? Vous avez une photo ?
Nathalie : Justement non, c’est le souci, je viens tout juste de la recueillir. Pardon encore pour le dérangement. Au revoir.
Dennison : Attendez ! il se trouve que j’ai trouvé un chat ce matin en train de gratter à ma porte d’entrée. Je l’ai mis en bas. Venez voir.
Nathalie : Non, ça ne doit pas être elle. C’est quoi sa couleur ?
Dennison : Blanc.
Nathalie : Alors ce n’est pas elle, elle est complètement noire.
Dennison : Et vous l’appelez Blancheneige ?
Nathalie : Oui, merci. Vous devriez appliquer un peu de glace sur votre pouce.
Elle appelle Disher.
Disher : Il avait quoi ?
Nathalie : L’ongle du pouce tout bleu. Le type qui est venu me livrer la pizza, avait exactement le même. Il a voulu me faire rentrer chez lui.
Disher : Peut être que vous lui avez tapé dans l’œil. Il y a des trucs dingues qui arrivent tous les jours, vous savez ?
Nathalie : Non, il voulait m’attirer pour m’assassiner. Vous pouvez avoir un mandat ?
Disher : Non, pas avec aussi peu de preuve, et puis ce type a l’air d’avoir du fric, il a une belle maison, je ne vois pas pourquoi il s’en serait pris à ce livreur de pizzas.
Nathalie : Qu’est-ce que j’en sais moi.
Disher : Et même s’il l’avait tué, pourquoi il se serait embêté à prendre sa voiture pour livrer la pizza de Julie ? ça n’a pas de sens.
Nathalie : Est-ce que vous pouvez au moins venir l’interroger ?
Disher : Bien sur, je peux passer d’ici deux heures.
Nathalie : Non, il aura peut être déjà mis les voiles. Où est le capitaine ?
Disher : Il bosse sur l’affaire. Enfin, pas la votre, celle qui est importante.
Stottlemeyer est venu présenter l’affaire à Monk.
Stottlemeyer : Elle a quitté le tribunal à 16 h.45. Une caméra de surveillance l’a vue pour la dernière fois roulant sur l’autoroute 101 en direction du nord. Elle était seule dans la voiture.
Monk : Elle n’est pas bien centrée. La carte, là. Elle n’est pas bien centrée. Stop ! Parfait là.
Stottlemeyer : Bon alors, sa voiture a été retrouvée dans ce parking. Elle était ouverte, quelqu’un l’a complètement nettoyée, il n’y avait plus d’empreintes ni aucune fibre. Je vous ai apporté les photos.
Monk : Non, attendez. Je ne vois rien. Je n’arrive pas à me concentrer. Je ne vois rien.
Stottlemeyer : D’accord, vous regarderez ça plus tard.
Monk : Vous pouvez tourner cette chose ? Merci. Voilà, là c’est bon.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que c’est ?
Monk : C’est un humidificateur.
Stottlemeyer : Et ça c’est quoi ?
Monk : Un déshumidificateur.
Stottlemeyer : Mais leurs effets doivent s’annuler ?
Monk : Exactement.
Stottlemeyer : Nous savons qu’elle voyait quelqu’un. Nous pensons que c’est un homme marié. Grace à ces relevés de carte bancaire nous savons qu’ils sont partis ensemble en février. Ils sont restés deux semaines dans un hotel d’Oakley dans l’Idaho, à partir du dix.
Monk : Il n’est pas marié.
Stottlemeyer : Il n’est pas marié ?
Monk : Non.
Stottlemeyer : Comment vous le savez ? Monk, comment savez vous qu’il n’est pas marié ?
Monk : Ils y étaient le jour de la Saint Valentin. S’il était marié, il serait resté chez lui.
Stottlemeyer : Oui, c’est vrai.
Monk : Un sachet en plastique. Ils sont dans le tiroir.
Stottlemeyer : Monk ? concentrez vous s’il vous plait.
Monk : Refermez le. Il faut le refermer.
Stottlemeyer : Pourquoi ils se seraient cachés ?
Monk : Voilà. Maintenant, il faut mettre celui là dans un sachet plus grand. Regardez dans le tiroir.
Stottlemeyer : Cette taille ?
Monk : Oui.
Stottlemeyer : Bon, maintenant, je vous écoute.
Monk : Cette femme est juge. Peut être que c’était une personne avec qui elle n’aurait pas du …
Stottlemeyer :.. être vue. Quelqu’un comme un avocat, une personne impliquée dans l’une de ses affaires, ce qui aurait induit à un conflit d’intérêt.
Monk : Il faut expluser l’air et puis le fermer. Nathalie a pour habitude de le plier deux fois et il faut bien le fermer et le plier après. Mais d’abord, il faut expulser l’air. Vous avez oublié d’expulser. Vous le videz d’abord.
Le Capitaine fait exploser le sachet. Il l’enferme dans un sac poubelle qu’il jette par la porte.
Stottlemeyer : Monk, vous ne vous en doutez surement pas parce que je fais tout pour le cacher, mais toutes ces âneries me sortent vraiment par les yeux.
Le soir, tard, Nathalie surveille la maison de Dennison. Elle le voit porter quelque chose sur son épaule puis le jeter dans le coffre de sa voiture.
Monk : Oui .
Nathalie : Monsieur Monk, j’ai trouvé le type qui nous a livré la pizza. Je suis sure que c’est lui. ? Il s’appelle Reggie Dennison.
Monk : Nathalie, je vous ai téléphoné.
Nathalie : Je sais, je n’ai pas décroché. Vous auriez essayé de me faire changer d’avis.
Monk : A quel sujet ?
Nathalie : Je suis entrée chez lui.
Monk : Vous êtes entrée chez lui ?
Nathalie : Il a mis quelque chose dans sa voiture, je n’ai pas vu ce que c’était, il a démarré et il a filé.
Monk : Vous êtes entrée chez lui ?
Nathalie : Je ne savais pas quoi faire. Personne ne voulait m’écouter.
Monk : Mais, vous vous y trouvez encore ? Ecoutez moi. Fichez le camp tout de suite et ramenez moi du sirop contre la toux s’il vous plait. Mais surtout sortez de là ! Mais n’oubliez pas d’acheter du sirop contre la toux.
Nathalie : Je ne partirai pas avant d’avoir trouvé.
Monk : Trouvé quoi ?
Nathalie : Je n’en sais rien, je cherche, j’ai besoin d’avoir une preuve. Monsieur Monk, s’il vous plait, aidez moi. Je ne sais pas quoi chercher. La cheminée. Il a fait bruler quelque chose. Attendez une seconde. Il y a une photo. C’est lui, il est avec une femme mais on ne voit pas son visage. Il se trouve devant un hotel, il s’appelle le Oakley Inn.
Monk : Oakley Inn ? Nathalie, ce type, est-ce un avocat ?
Nathalie voit sur le mur un diplôme de l’Université de droit de Whitley.
Nathalie : Comment vous faites pour le savoir ? Il y a une odeur bizarre. Ça sent l’eau de javel. Je suis dans la salle de bain. J’ai l’impression qu’il vient de la nettoyer. Ça sent comme dans votre salle de bain.
Monk : Vous voyez du sang quelque part ?
Nathalie : Oh non, non. C’est curieux, il n’y a pas de rideau de douche.
Monk : Est-ce qu’il y a un interrupteur au mur ?
Nathalie : Oui ?
Monk : Il est allumé ou éteint ?
Nathalie : Eteint.
Monk : Bien, alors allumez. Faites attention, utilisez un mouchoir.
Nathalie : Il y a un peu de sang.
Monk : Et voila, à chaque fois, ils oublient l’interrupteur.
Dennison revient, Nathalie s’affole, elle laisse tomber le téléphone et va se cacher. Monk est toujours en ligne, on l’entend tousser quand Dennison entre dans la maison. Il ramasse le téléphone et écoute Monk.
Monk : Nathalie, voila ce qu’il s’est passé. Cet avocat, Dennison, entretenait une liaison amoureuse avec la juge Garr. Elle est venue le rejoindre chez lui hier soir et ils ont décidé de commander une pizza pour le diner. Malheureusement, les choses se sont envenimées. Ils se sont surement disputé, on ne saura certainement jamais à quel sujet mais il l’a tuée dans cette salle de bain. Mais le livreur de pizza, Julio Alvarez, a du voir l’altercation ou entendre quelque chose. Il a voulu aider cette femme. Et c’est à cause de ça qu’il est mort. Nathalie, je vais vite avoir besoin de mon sirop, pas à la menthe, l’autre ! Celui que je prends d’habitude. Enfin, bref, Dennison avait un problème à régler. Le gérant de la pizzéria connaissait le trajet de Julio et Dennison savait que si Julio ne réapparaissait pas, les policiers se seraient focalisés sur lui. Ils auraient fouiné, posé des tas de questions. Il fallait donc que quelqu’un d’autre soit la dernière personne à avoir eu l’occasion de voir Julio Alvarez en vie. Alors il a décidé de livrer une pizza en sa faisant passer pour Julio afin de porter l’attention sur quelqu’un d’autre. Vous aviez raison, Nathalie, ce n’est pas Julio qui vous a livré la pizza, c’est son meurtrier qui est passé. Il est malin, mais il a commis deux erreurs, deux grosses erreurs. Un, le sang que vous avez retrouvé sur l’interrupteur de la salle de bain. Si c’est le sang de la juge, et je le crois, ce sera la perpétuité pour lui. Mais même sans cette preuve, il y a encore moyen de le faire condamner. Erreur numéro deux, il a laissé ses empreintes un peu partout sur le carton de la pizza qu’il vous a livrée. Je l’ai jetée au tri sélectif. Les policiers n’auront aucun mal à remettre la main dessus, le camion benne ne l’a ramassée que ce matin. J’ai un appel sur l’autre ligne. Un instant.
Nathalie a pris le téléphone de la maison pour appeler Monk. Puis elle essaie de sortir de la maison, mais la porte est fermée à clé. Dennison la surprend.
Nathalie : Monsieur Monk …
Monk : Oui, oui, Nathalie, je vous rappelle tout de suite, je suis en ligne.
Nathalie : Non, non !
Monk : Bon, où en étais-je ? … Euh … Nathalie ? Nathalie ? Est-ce que ça va ?
Dennisson : Dites un seul mot à la police et je la tue. C’est clair ?
Dennison emmène Nathalie bâillonnée et mains attachées dans l’entrepôt des produits recyclables, ramassés par les camions benne. Il lui enlève son bâillon à l’intérieur.
Nathalie : S’il vous plait, j’ai une fille.
Dennisson : Aidez moi à la trouver et peut être que vous la reverrez.
Nathalie : Trouver quoi ?
Dennisson : La boite qui contenait la pizza. Il y a mes empreintes dessus. Dans quoi elle est, un sac poubelle ? Un carton ?
Nathalie : Mon patron l’a mise au tri, il sépare tout en plusieurs piles de cinquante centimètres de haut chacune. Puis il place chaque pile dans un sac poubelle bleu, de cinquante litres, double épaisseur qu’il ferme à l‘aide d’un ruban adhésif. Ensuite, il met ce sac dans un autre qu’il ferme avec une ficelle spéciale en faisant quatre tours dans le sens des aiguilles d’une montre et une fois qu’il a terminé, …
Dennisson : Vous ne seriez pas en train de vous foutre de moi ?
Nathalie : Non, je vous jure, c’est quelqu’un de super tatillon.
Dennisson : Admettons. Il a dit que le camion l’avait ramassé dans la matinée. On va attaquer de ce coté.
Monk arrive en taxi. Il est encore en robe de chambre.
Monk : Tant pis, gardez tout !
Dennisson : Allez y, fouillez la dedans.
Nathalie : Je n’ai rien trouvé.
Dennisson : Vous cherchez à gagner du temps.
Nathalie : Non. Je vous assure que non.
Dennisson : Je vous accorde une dernière chance, soit vous m’aidez vraiment, soit vous …
Monk saute sur Dennison. Il le fait tomber, Dennison ne se laisse pas faire, ils se battent. Monk ne fait pas attention aux ordures dans lesquelles il se roule. Nathalie cherche de quoi l’aider. Stottlemeyer et Disher arrivent à leur tour. Une benne de papier à recycler tombe sur Monk et l’enterre. Ils arrêtent Dennison.
Stottlemeyer : Passez de l’autre coté. Où est Monk ? Où est il ?
Disher : Emmenez le !
Monk : Il n’y a plus rien ?
Nathalie : C’est presque fini. Voila, comme un sou neuf. Il a parlé ?
Stottlemeyer : Il est avocat, alors oui. Il nous a dit que vous l’aviez emmené ici en le menaçant d’un couteau.
Nathalie : Quoi ?
Disher : Il dit que vous le harcelez et que vous êtes totalement dingue.
Stottlemeyer : Et que vous avez pénétré chez lui.
Nathalie : Vous ne pouvez pas le laisser partir comme ça !
Stottlemeyer : Pour le moment, nous ne possédons aucune preuve physique qui puisse impliquer ce Monsieur à l’un des deux meurtres.
Nathalie : Et le carton à pizza ?
Stottlemeyer : Ça, bien sur, si on pouvait retrouver ce carton en possédant la preuve qu’il vient bien de chez Adrien et qu’il y a les empreintes de ce type dessus, alors là, ce serait le bonheur.
Disher : Oui, mais on ne le retrouvera pas. J’ai téléphoné à un responsable d’ici, ils ne conservent pas de registre. Ce carton peut être n’importe où. Regardez la taille de cette bâtisse !
Monk : Chuuut !
Disher : Il y a deux autres entrepôts à coté, comment voulez vous qu’on le retrouve ?
Monk : Chuuut !
Stottlemeyer : Qu’est-ce qu’il y a Monk ?
Monk : Chuuut ! que tout le monde se taise ! Écoutez … Polly Wolly Doodle.
Nathalie : Mais oui, c’est la carte de Julie. Il y a une puce qui fait de la musique.
Monk : Polly Wolly Doodle.
Disher et Stottlemeyer se précipitent en direction de la musique. Ils le trouvent.
Stottlemeyer : Non, une seconde ! laissons ça aux techniciens.
Nathalie : Vous vous êtes levé. Vous avez pris un taxi ? En robe de chambre ? Mitch avait raison. Les meilleurs sont ceux qui se font violence.
Nathalie se rend chez Monk.
Nathalie : Bonjour ! qu’est-ce que vous faites devant chez vous ?
Monk : Je suis assis.
Nathalie : Sur le trottoir ?
Monk : C’est une belle journée. Je vais très bien. Je me sens mieux.
Nathalie : Bien, je viens de parler au Capitaine. On a retrouvé la dépouille de la juge. Dennispn a reconnu tous les faits. C’est même lui qui a révélé où était le corps. Sérieux, qu’est-ce que vous faites là ? Vous détestez être dehors.
Monk : Peut être que j’ai changé.
Nathalie : Non, vraiment, qu’est-ce que vous faites là ?
La carte de Julie a retrouvé sa place sur la commode de la chambre de Monk. On entend la musique de Polly Wolly Doodle.
Rédigé par mamynicky