3.16 – Monk papa poule
Janet Novak, famille d’accueil, a la responsabilité de plusieurs enfants. Ils sont dans Edgewater Park, le plus jeune, Tommy disparait.
Janet : Hé, Jamie, qu’est-c e que je t’ai dit ? Pas si haut, tu peux tomber et te casser le cou et qui est-ce qui se fera disputer ? c’est moi, comme d’habitude !
Un enfant : Hé, Janet
Janet : Quoi
Un enfant : j’ai faim.
Janet : Tu ne peux pas avoir faim, tu viens de manger. Est-ce que tu sais où est l’autre ? le tout petit ? Est-ce que tu as vu Tommy ?
Jamie : Non.
Janet : Tommy ? Tommy ?
Janet signale la disparition à la police.
Policier : Appel à toutes les unités, un enfant a disparu, c’est un petit garçon âgé de deux ans. Il a été vu pour la dernière fois à Edgewater Park, vêtu d’un polo rouge et d’un pantalon bleu. L’enfant s’appelle Tommy Grazer.
Plus tard, le petit garçon est retrouvé, il tient quelque chose dans ses mains.
Policier : C’est bon, je crois qu’on l’a retrouvé ! Salut mon grand ! Tout le monde te cherche. Qu’est-ce que c’est que ça ? tu veux bien me faire voir ? Oh mon Dieu ! Où as-tu trouvé ça ?
Il s’agit d’un doigt humain sectionné. La police criminelle investit à son tour le parc.
Stottlemeyer : On a des nouvelles des hôpitaux ?
Disher : Pas encore, on cherche toujours.
Stottlemeyer : Très bien, il faut interroger toutes les personnes dans le par cet à proximité du parc. On boucle le secteur.
Disher : Monsieur, il fait un hectare.
Stottlemeyer : Faites ce que je vous dis, bouclez le secteur, s’il y a un corps la dedans, on le retrouvera même si on doit y passer la nuit. Hé, Monk ! Nathalie ! merci d’être venus.
Nathalie : On a reçu votre appel et je n’ai pas très bien compris. Vous avez trouvé un cadavre ?
Stottlemeyer : Pas tout à fait. Un jeune garçon de deux ans qui s’appelle Tommy Grazer …
Disher : Il n’a pas encore deux ans. Vingt deux mois, ce n’est pas deux ans.
Stottlemeyer : Peu importe, oui. Donc cet enfant a été séparé de sa maman …
Disher : Elle est chargée de sa garde. En réalité ce n’est pas sa vraie mère. L’enfant est dans une famille d’accueil. C’est pour le dossier !
Stottlemeyer : Pour le dossier, allez vous mettre la bas. … Enfin, il jouait par là avec d’autres gamins, il a disparu pendant disons dix …
Disher : Pendant quatorze minutes.
Stottlemeyer : Quand on l’a retrouvé dans le parc, le jeune garçon tenait un doigt coupé dans la main.
Nathalie : Un doigt ?
Stottlemeyer : Un petit doigt. Il y avait un peu de sang qui coulait. Il avait été fraichement coupé, probablement quatre heures avant.
Disher : Oui, environ quatre heures !
Stottlemeyer : C’est ce que je viens de dire, Randy !
Nathalie : Laissez tomber, il n’a pas du entendre. Et vous n’avez que le doigt ?
Stottlemeyer : Oui, pour l’instant. Je voudrais tenir la presse à l’écart, en effet, je vais seulement leur dire qu’une personne a découvert un morceau de corps, je ne donnerai aucun détail.
Monk : Où est-ce qu’il l’a trouvé ?
Stottlemeyer : Le petit n’a rien dit.
Monk : Il n’aime peut être pas trop les policiers.
Stottlemeyer : C’est peut être parce qu’il a deux ans.
Ils s’approchent de Janet Novak, entourée des enfants.
Stottlemeyer : Tommy, voici Adrien Monk et Nathalie Teeger. Et voici Madame Novak, la personne qui garde le petit.
Janet : Vous ne pouvez pas nous garder, nous n’avons rien fait.
Stottlemeyer : Madame Novak, je vous promets que nous vous laisserons partir dès que possible.
Nathalie : Bonjour trésor, je m’appelle Nathalie. Tape men cinq ! oui, c’est ça ! tu vois ce monsieur, là ? c’est mon ami, il s’appelle monsieur Monk. Tu veux bien lui parler un peu mon chéri ?
Monsieur Monk !
Stottlemeyer : C’est un monsieur très gentil.
Janet : Vous êtes douée avec les enfants.
Nathalie : Oui, c’est un peu mon boulot.
Monk : Salut ! Je m’appelle Adrien Monk.
Monk !
Monk : Oui, c’est ça. Je travaille pour la police. Tu comprends, petit ? En général, ils m‘engagent en tant que consultant. Tu sais ce que c’est un consultant ?
Nathalie : Monsieur Monk, il ignore ce que ça veut dire.
Monk : Ben c’est un conseiller. Une sorte d’auxiliaire.
Stottlemeyer : Monk ! même moi, je ne sais pas ce que c’est qu’un auxiliaire.
Tommy : Monk, Monk !
Monk : Je voudrais aller faire un petit tour avec lui. Pour voir où il va, il est possible qu’il retrouve le chemin. C’est d’accord ?
Janet : Oui.
Monk : Allons y. ça te dirait qu’on aille faire un petit tour tous les deux ?
Spontanément, l’enfant lui prend la main. Stottlemeyer, Disher et Nathalie les suivent un peu plus loin. Le garçonnet rit, il saute en marchant, il s’amuse. Il ramasse un baton.
Tommy : Monk ! Monk, Monk !
Monk : Il n’arrête pas de répéter Monk !
Monk : Où est-ce que tu as trouvé le doigt ? tu l’as trouvé de ce coté ? Tu l’as trouvé par là ?
Tommy : Là !
Monk : Tu es sur ?
Tommy : Oui.
Monk : Très bien, allons y.
Stottlemeyer : On dirait que Monk s’est enfin trouvé un ami.
Un peu plus loin.
Monk : … Elle s’appelait Trudy. Elle avait trente quatre ans. On n’a jamais retrouvé son assassin, enfin, on a eu une piste l’an dernier à New York mais jusqu’à maintenant, c’est plutôt une impasse. Ah non, non, non. Oh la la, non, non, non. Non, Tommy ne met pas ça dans ta bouche. Tu vois, ça c’est la nature. Tu ne dois jamais mettre ça dans ta bouche. La nature c’est caca. D’accord ? la nature, caca. Nature, caca ! Attends !
Il sort une lingette pour nettoyer les mains de Tommy puis en glisse une dans sa poche.
Monk : Tiens, voila. Maintenant écoute. Je vais te donner une lingette de secours, pour la mettre dans ta poche. Plus tard, tu en auras besoin. Voila. Tu la mets dans ta poche et tu la gardes, comme ça plus tard … Très bien. Allons y.
Monk : Nature, caca.
Tommy : C’est ce que je t’ai dit, oui.
A la morgue
Monk : …. Et il ne voulait plus me lâcher. Vous l’avez vu, n’est-ce pas ?
Stottlemeyer : Oui, Monk, on l’a vu, on était tous là.
Monk : Vous avez vu, chaque fois que je lui disais au revoir Tommy, il se serrait encore plus contre moi. Vous avez vu les mains parfaites qu’il a ? Vous avez remarqué les mains parfaites de cet enfant ?
Nathalie : Oui, Monsieur Monk, il vous aime beaucoup !
Monk : Oh vous croyez ?
Nathalie : Oui, il n’arrêtait pas de répéter votre nom encore et encore, Monk, Monk, Monk.
Monk : Oui, il disait Monk.
Légiste : Est-ce que vous êtes prêts ?
Monk : Oui Monsieur.
Légiste : C’est un auriculaire gauche qui appartenait à une personne de sexe masculin. Un caucasien, quant à l’âge, je dirais environ vingt cinq ans. Nous n’avons aucune empreinte correspondant dans nos fichiers. Je dirais que ce doigt a été sectionné aujourd’hui, je pense vers huit heures ce matin, avec un instrument de jardinage, comme par exemple, des cisailles.
Nathalie : Ils ont découpé cet homme avec une paire de cisaille ?
Disher : Non, ils n’ont peut être sectionné que les doigts et plus tard quand ils se débarrasseront du corps, il n’y aura pas d’empreintes.
Monk : Ce doigt est caleux.
Légiste : C’est exact, on pense que c’est peut être un guitariste.
Monk : Non, pas un guitariste, ce n’est pas le bon angle. Il jouait du violon. Il y a quelques résidus, c’est collant comme de la résine.
Disher : Résine d’arbre, c’est un bucheron. Un bucheron avec neuf doigts, qui a disparu.
Stottlemeyer : Et qui jouait du violon.
Disher : Je vous prépare une liste ?
Stottlemeyer : Absolument ! Assurez vous que vous aurez assez de papier.
Légiste : Non, ce n’est pas de la résine d’arbre. Nous l’avons déjà analysé. Le composant principal est ce qu’on appelle de l’acide abiétique.
Monk : De l’acide abiétique ? de la colophane à violon !
Nathalie : Je crois que c’est un produit plutôt onéreux, qu’utilisent les professionnels.
Monk : Un professionnel ? Oui, du moins un violoniste assez sérieux. Il est âgé de vingt cinq ans et il a disparu.
Monk et Nathalie ont été chargés de questionner Daniel Carlyle. Ils sont reçus par Abigaïl Carlyle, sa mère.
Abigaïl Carlyle : Vous voulez parler à mon fils ?
Monk : Oui, Madame. Nous avons parlé à des musiciens toute la journée. Et nous croyons savoir que Daniel est violoniste dans le quintet de Bay City. C’est exact ?
Abigaïl : Oui, c’est exact, à ses heures perdues.
Nathalie : Nous avons aussi appris par son employeur que Daniel était absent ce matin.
Abigaïl : Il est entré à la maison assez tard, la nuit dernière, il était très fatigué.
Monk : Est-ce qu’il est là, Madame Carlyle ?
Daniel : Mère ?
Abigaïl : Daniel !
Daniel : Que se passe t’il ? qu’est-ce qu’il y a ?
Abigaïl : Ces deux personnes sont de la police, chéri. Et elles voudraient te rencontrer.
Daniel : Veuillez repasser plus tard. Pour le moment je dois répéter.
Monk : Daniel Carlyle ?
Daniel : C’est exact.
Monk : Est-ce que je peux voir votre main gauche ?
Daniel : (en montrant sa main) J’ai un concert ce soir, si ça ne vous ennuie pas.
Nathalie : Nous sommes désolés Monsieur Carlyle. Bonne journée, Madame.
Nathalie : Bon ! c’était le numéro huit, le dernier de la liste. Il reste à espérer que le Capitaine a pu faire mieux.
Monk : Je suis sur qu’il nous aurait contactés. Peut être que je devrais revoir le petit garçon.
Nathalie : Vous parlez de Tommy ? il n’a que deux ans, il ne va rien pouvoir vous dire.
Monk : On n’en sait rien, c’est lui qui a trouvé le doigt et peut être que si je passais plus de temps avec le gamin …
Nathalie : Le petit vous manque, c’est ça ?
En arrivant chez les Novak, une assistante sociale, Teresa Crane, est en train de récupérer Tommy.
Teresa : Maintenant, on dit au revoir et on s’en va.
Janet : Ce n’est pas de ma faute, le petit s’est éloigné dix minutes. Cela aurait pu arriver à n’importe qui.
Teresa : Ce n’est pas moi qui décide, Janet. Lorsqu’un incident de ce genre se produit, on reprend toujours l’enfant jusqu’à ce que notre service ait réétudié la situation.
Janet : Il a trouvé un auriculaire, ce n’est pas si grave.
Teresa : C’est peut être l’indication que vous et Raymond, vous êtes surchargés de travail. Après tout, vous vous occupez déjà de quatre autres enfants.
Janet : Nous faisons du mieux qu’on peut, Madame Crane.
Teresa : Je le sais bien, Janet. Vous appellerez mon bureau dans la matinée et on verra ce qu’on peut faire. Dis au revoir, allez, on s’en va. Je peux vous aider ?
Nathalie : Bonjour, je suis Nathalie Teeger et voici Adrien Monk. On travailleavec la police sur … enfin, vous êtes au courant.
Teresa : Vous parlez du doigt …
Nathalie : C’est exact. Madame …
Teresa : Crane, Teresa Crane. Je suis l’assistante sociale de Tommy.
Tommy : Monk !
Teresa : On dirait qu’il vous aime bien.
Monk : Qu’allez vous faire de lui maintenant ?
Teresa : Son cas est difficile, je vais essayer de le placer dans une famille de Livingston où il sera parfaitement bien, mais ces gens ne le prendront que dans quinze jours.
Monk : Je vais le prendre.
Nathalie : Quoi ? Attendez, vous voulez l’adopter ?
Monk : Je vais le prendre à la maison, je le prends.
Tommy : Monk.
Ils vont chez Monk, Teresa lui fait signer les papiers pour la garde.
Teresa : C’est le dernier formulaire. Vous signez ici. Euh … la signature n’a pas besoin d’être parfaite. Peut être que si.
Monk : Merci.
Teresa : Normalement je préfère que la période d’attente soit plus longue mais dans la mesure où Tommy et vous êtes déjà liés et que c’est temporaire, je préfère écouter ce que mon instinct me dicte de faire. Et voilà, tout est en règle. Félicitations.
Monk : Je vous remercie.
Teresa : Avant que je parte, vous avez des questions à me poser ?
Monk : Oui, oui, j’ai quelques petites questions. Il mange quoi au juste ?
Teresa : Hé bien, il mange de la nourriture. Il mange ce que vous mangez mais en plus petites portions.
Monk : Alors c’est comme une personne ?
Teresa : Voila, c’est ça.
Monk : Et quand il se réveille le matin …
Teresa : Oui ?
Monk : Qu’est-ce que je dois faire ?
Teresa : C’est facile, vous vous occupez de lui. Vous passez du temps avec lui, vous l’aimez.
Monk : Comment … comment je dois l’aimer ?
Teresa : Monsieur Monk, vous n’avez pas besoin de moi pour le savoir, vous avez déjà bien commencé avec Tommy. Il vous aime déjà beaucoup. Ça crève les yeux. Vous pouvez toujours appeler votre amie, Nathalie, elle a l’air très bien. Je vous téléphone demain pour avoir des nouvelles.
Monk : Attendez, attendez une minute. Quoi ? vous partez tout de suite ? attendez ! quoi, aussi vite ? non, attendez.
Teresa : Tout va bien se passer, vous verrez. Vous devez avoir confiance en vous. A bientôt Tommy ! Amuse toi bien !
Monk : Bon, ben, merci. Merci infiniment.
Monk : Non, Tommy, ne pleure pas, je te promets que je ferai du mieux que je pourrai. Ça va aller, non, ne pleure pas. Tout va bien, tu verras. On va jouer.
Plus tard, Nathalie a envoyé des jeux pour Tommy. Monk joue avec le petit garçon qui répète ce que Monk lui dit. Le poste de secours reçoit un appel affolé, de Monk.
Opératrice : Urgences, bonjour ! Je vous écoute !
Monk : Vous devez m’aider ! Je viens de prendre en charge un garçon de deux ans. Mon assistante n’est pas chez elle, je … je n’arrive pas à la joindre. Oh … oh … oh, non, Seigneur !
Opératrice : Quelle est la nature de votre appel aux urgences ?
Monk : Il y en a partout. C-a c-a. c-a-c-a c-a-c-a
Opératrice : Arrêtez une seconde d’épeler ce mot. Vous voulez me dire que l’enfant a Sali sa couche, c’est ça ?
Monk : Oui, l’enfant a sali sa couche. Il y a du c-a-c-a partout !
Opératrice : Dites moi, vous n’avez jamais changé une couche auparavant ?
Monk : Dépêchez vous !
Opératrice : D’accord, écoutez attentivement. Il y a surement deux attaches auto agrippantes sur les cotés de la couche. Trouvez les !
Monk : D’accord ! j’ai trouvé les attaches.
Opératrice : Maintenant, vous pouvez les ouvrir.
Monk : Oh la la, non ! oh oh oh ! Par tous les Saints !
Opératrice : Ca va aller, Monsieur. Avez-vous des lingettes humides ?
Monk : Oui, je dois en avoir environ deux mille !
Opératrice : Ce sera bien suffisant.
Monk : Non ! ça ne suffira jamais !
Opératrice : Vous devez maintenant nettoyer les fesses de cet enfant.
Monk : Oh la la, aaaaah ! oh oh …
Opératrice : Monsieur, est-ce que le petit va bien ?
Monk : Il va très bien le petit. C’est moi ! Attendez une minute. Qu’est-ce que … oh non, mon Dieu, il en fait encore, là !
Opératrice : Est-ce que c’est la grosse ou la petite commission ?
Monk : C’est la GROSSE ! et puis la petite aussi ! oh mon Dieu, ça n’arrête pas ! Il y en a partout, Madame !
Opératrice : Je vous rappelle que cette ligne est réservée aux urgences, il faut que je vous laisse.
Monk a fabriqué un lit avec des coussins, Tommy dort. Monk lui passe un disque de musique pour enfants.
Disque : Et voilà, les enfants, c’était le piano. Et l’instrument que vous entendez à présent, c’est le violon. Maintenant, nous allons écouter le piano avec le violon.
Monk, Nathalie et Tommy sont en embuscade devant la maison des Carlyle.
Nathalie : Vous êtes sur qu’il va bien ?
Monk : Oh oui, oui, il va bien.
Nathalie : Pourquoi vous lui avez mis un gros anorak ?
Monk : J’ai trouvé qu’il grelottait un peu et l’air était assez frais ce matin.
Nathalie : Mais ce n’est pas vrai ! regardez, il est en nage ! oh, ça va aller mon trésor. On va ouvrir l’anorak et tu auras moins chaud, hein ? qu’est-ce qu’on vient faire ici ?
Monk : Vous vous souvenez du garçon qu’on a vu l’autre jour ? Daniel Carlyle. ? Ce n’était pas le vrai Daniel Carlyle. Ce garçon n’était pas du tout violoniste.
Nathalie : Vous êtes sur ?
Monk : J’ai repensé à un tout petit détail. Il nous a dit qu’on avait interrompu sa répétition. Mais il tenait à la main un archer qui n’était pas tendu. Alors il ne pouvait pas jouer. De plus je suis allé à la billetterie ce matin. J’ai trouvé ceci. Quintet de Bay city. Regardez, c’est le groupe dont Daniel Carlyle fait partie, vous vous souvenez ? il nous a dit qu’il donnait un concert ce soir là. Lisez, il n’y a aucun concert la dessus.
Nathalie : Tout ça à cause d’un archer ?
Monk : Je pense qu’on a parlé à son frère.
Nathalie : Mais pourquoi nous auraient ils menti ?
Monk : Je n’en sais rien. Il se peut … peut être bien que Daniel Carlyle est mort. Et que c’est le frère et la mère qui l’ont tué.
Nathalie : Non ! Je n’arrive pas à croire à cette histoire !
Monk : Ce ne serait pas la première fois.
Nathalie : On devrait peut être appeler Stottlemeyer.
Monk : Oui, je le ferai dès que je serai vraiment sur.
Nathalie : Mais qu’est-ce que c’est que ça ? pourquoi vous lui avez mis un casque ?
Monk : Pour protéger sa tête.
Nathalie : Mais ça doit être très désagréable !
Monk : Il s’y fera très vite. Je portais un casque moi aussi, tout le temps.
Nathalie : Vos parents vous faisaient porter un casque ?
Monk : Non. Les voilà. Les voilà.
Nathalie : C’est parti !
Ils les suivent. Les Carlyle se garent près d’une cabine téléphonique publique. Monk et Nathalie s’installent dans un bar pour les observer de loin.
Nathalie : Ça fait vingt minutes. Qu’est-ce qu’ils font à votre avis ?
Monk : Je n’en sais rien. Ils attendent quelqu’un.
Serveuse : Et ça, c’est pour vous. Est-ce que tout va bien ?
Monk : C’est parfait, Madame. Est-ce qu’on peut avoir d’autres serviettes s’il vous plait ?
Nathalie : Monsieur Monk, je peux vous poser une question ? Pourquoi avoir pris Tommy chez vous ?
Monk : Je … je … Il avait besoin de moi, alors je me suis dit ... je me suis dit qu’un jour, vous voyez ? qu’un jour … un beau jour, peut être qu’il …
Nathalie : Qu’il vous aimerait ? Regardez ! il sépare sa nourriture.
Tommy : Sépare tu vois …
Nathalie : Monsieur Monk, regardez, regardez !
Abigaïl Carlyle répond à l’appel de la cabine, puis en raccrochant, elle s’effondre dans les bras de son fils.
Monk : Nathalie ! Je sais ce qui se passe. J’ai fait une grosse erreur. Ils n’ont pas tué Daniel. Daniel n’est pas mort. Une personne l’a kidnappé.
Ils se rendent au domicile des Carlyle, après avoir confié Tommy à la garde de Julie.
Abigaïl : Comment l’avez-vous su ?
Nathalie : Hé bien, on vous a suivis et on vous a vus près de la cabine. Ensuite, nous vous avons vus aller à la banque et effectuer un retrait. Vous devez être le frère de Daniel ?
Jacob : Oui, Jacob.
Monk : Madame Carlyle, quand est-ce qu’ils ont kidnappé votre fils ?
Abigaïl : Mercredi. J’ai l’impression que ça fait déjà un an.
Jacob : Ils lui ont coupé un doigt pour nous prouver qu’ils le retenaient prisonnier. Quand on est revenus récupérer le doigt, dans le parc, le secteur avait été bouclé et il y avait des policiers partout.
Nathalie : Un petit garçon a retrouvé ce doigt bien avant votre arrivée. C’est ce qui nous a conduits ici.
Abigaïl : Vous nous avez trouvés à partir d’un doigt ?
Monk : Quelles sont leurs exigences ?
Abigaïl : Ils veulent cinq cent mille dollars et ils ont dit que si on avertissait la police, alors ils tueraient Daniel. C’est pour ça qu’on vous a caché la vérité.
Jacob : Désolé. Désolé, je ne peux pas m’empêcher de trembler. Je suis sincèrement désolé.
Abigaïl : Monsieur Monk, vous devez me promettre une chose. Vous ne direz rien à la police. Si vous le faites, ils vont le tuer.
Monk : Je ne sais pas si je peux vous le promettre.
Abigaïl : Dites, vous avez des enfants ?
Monk : Oui, j’ai un garçon.
Abigaïl : Dans ce cas, vous savez ce que je peux ressentir. Ne seriez vous pas prêt à tout pour lui ? Ne pourriez vous mourir pour lui ?
Monk : Oui. Oui, je pourrais.
Le téléphone sonne. Abigaïl répond et note les instructions sur un papier.
Abigaïl : Allo ? … nous avons l’argent. … Oui, je comprends. … Trente minutes ? Oui, mon fils, Jacob va vous l’apporter. … Oui, il sera seul. Est-ce que Danny va bien ? Est-ce qu’il souffre ? Je voudrais lui parler au moins … S’il vous plait, je … (elle raccroche) Ils veulent que tu ailles au club de sport qui se trouve sur Vinton Street. Tu devras ouvrir le vestiaire numéro quarante deux et tu trouveras un message à l’intérieur.
Jacob : Je refuse d’y aller. Je … je … je ne peux pas. Je suis mort de peur. Je suis vraiment désolé. Je ne peux pas le faire.
Abigaïl : Ça ne fait rien. Je vais y aller.
Nathalie : Madame Carlyle, vous ne pouvez pas y aller. Ils attendent un homme, vous comprenez ?
Monk : Elle a raison. Il faut trouver un homme. Sinon … sinon, je peux y aller.
Monk prend les instructions et se rend dans le vestiaire du club de sport. Plusieurs sportifs sont en train de se changer. Malgré sa répugnance en voyant des corps nus, Monk se dirige vers le vestiaire quarante deux. De nouvelles instructions lui demandent d’appeler un numéro de téléphone.
Monk : Pardon Messieurs.
Téléphone : Carlyle, vous avez l’argent ?
Monk : Oui.
Téléphone : Ecoutez moi attentivement. Vous sortez l’argent de votre sac de sport, vous le mettez dans le sac poubelle et ensuite, vous vous déshabillez.
Monk : Je … Plait il ?
Téléphone : Vous voyez le peignoir ? vous l’enfilez. Vous montez sur le toit, vous verrez un homme sur le toit d’à coté. Lancez lui le sac. Vous avez bien compris ?
Monk : Une seconde ! vous voulez que je sorte tout nu sur le toit ?
Téléphone : Pour s’assurer que vous n’êtes pas équipé d’un détecteur.
Monk : Je vous propose une chose, si je vous fais la promesse solennelle que je ne porte aucun détecteur caché quelque part, si je vous donne ma parole d’honneur …
Téléphone : Vous croyez que je suis là pour rigoler ? Vous allez le faire sinon votre petit frère y laissera un autre doigt.
Monk : Attendez, attendez, attendez ! Excusez moi, je dois vous faire une confidence. Je … je … ne suis pas … je ne suis pas vraiment à mon aise ici. Vous savez, quand j’ai … même quand j’étais au lycée, je ne pouvais pas me changer dans les vestiaires. Ça m’a valu d’être mal noté presque à chaque trimestre et j’ai failli rater mon diplôme à cause de ça et le principal Bradley, il a contacté ma mère pour la prévenir …
Téléphone : Mais de quoi vous parlez ? Vous essayez de nous avoir, c’est ça ?
Monk : Oh non, non.
Téléphone : Alors vous allez monter sur le toit en peignoir, avec le pognon, ou on tuera Daniel.
Monk doit s’exécuter non sans mal. Le téléphone sonne, c’est Julie.
Julie : Monsieur Monk, maman est avec vous ?
Monk : Julie, Julie, écoute … j’ai pris son téléphone. Je suis allé faire … J’avais plusieurs courses à faire. Est-ce que Tommy va bien ?
Julie : Oui, il va bien. Ne vous affolez pas, d’accord ? j’ai fait tomber du jus de raisin sur votre moquette.
Monk : Tu vas m’écouter très attentivement. Il y a des produits de nettoyage dans le placard qui est dans l’entrée, rangés par ordre alphabétique et par taille et enfin par date d’achat. Tu cherches le nettoyant pour moquetté, ensuite tu cherches le tampon à récurer et enfin tu cherches la bouteille d’eau distillée, Julie, eau distillée. Est-ce que tu as entendu ? Attends une seconde, j’ai un autre appel.
Téléphone : Je vous attends !
Monk : Je répare les dégâts sur la moquette.
Téléphone : Je vous donne trois minutes, ensuite je tue Daniel.
Monk : Julie, je te rappellerai plus tard.
Il arrive enfin sur le toit, le téléphone sonne à nouveau.
Monk : Allo ?
Julie : Monsieur Monk, tout est rentré dans l’ordre, la tâche a presque disparu.
Monk : Je te remercie, Julie. J’apprécie ton geste.
Julie : Monsieur Monk, j’aimerais que vous voyiez Tommy. Il est trop craquant. Il est assis par terre en train de nettoyer la tache tout seul. Quand il sera grand, je parie que Tommy sera comme vous.
Monk : Il sera comme moi ?
Julie : A tout à l’heure !
Monk tourne le dos au toit sur lequel le complice du ravisseur l’attend. Sur un autre toit, un réparateur vient de terminer son dépannage. Monk se trompe et envoie le sac au réparateur. Ce dernier en voyant l’argent, prend le sac et file rapidement.
Monk : Je vous envoie l’argent. D’accord ? C’est bon ?
Réparateur : Oui !
Complice : Hé ! qu’est-ce que vous avez fait ?
Plus tard, dans le cabinet du Docteur Kroger.
Dr Kroger : D’accord, attendez, vous avez lancé le sac avec l’argent à la mauvaise personne.
Monk : Oui, c’est exact.
Dr Kroger : Ça vous arrive souvent ?
Monk : Oh, oui ! Plus que vous ne croyez.
Dr Kroger : Vraiment ?
Monk : Non, d’accord. En fait, non. C’est sans précédent.
Dr Kroger : D’accord, alors que va t’il se passer maintenant ?
Monk : Hé bien, Madame Carlyle m’a autorisé à contacter le Capitaine et la rançon a été très vite récupérée. Et Dieu merci, le kidnappeur a rappelé deux heures plus tard et ils ont prévu un autre plan.
Dr Kroger : Adrien, que s’est il passé sur le toit, c’est vrai, une bavure de ce style, ça ne vous ressemble pas du tout.
Monk : J’étais distrait. J’avais eu la fille de Nathalie au téléphone, elle s’occupait de Tommy à la maison.
Dr Kroger : Qu’est-ce qu’elle vous a dit ?
Monk : Je ne m’en souviens pas.
Dr Kroger : Je suis sur du contraire.
Monk : Bon, d’accord. Elle avait fait tomber du jus de fruit et Tommy l’aidait à nettoyer le sol. Vous savez, c’est drôle, elle a dit que Tommy serait comme moi.
Dr Kroger : Et ça vous a perturbé ?
Monk : Non, j’étais très flatté. En réalité, j’ai pensé faire une demande auprès de l’assistante sociale pour adopter Tommy.
Dr Kroger : Oh, c’est … c’est un engagement plutôt important, oui, je dirais même que c’est le plus gros des engagements qu’on puisse prendre.
Monk : J’ai pensé qu’il pourrait avoir un père encore pire que moi. Je n’ai pas raison ?
Dr Kroger : Absolument.
Monk : Par exemple s’il était adopté par … euh … par, oui … si … si … par des loups !
Dr Kroger : Il y a de fortes probabilités pour qu’ils le dévorent.
Monk : Une chose que moi, je ne ferai jamais.
Dr Kroger : Non, bien sur. Ceci étant, Adrien, je sais que vous n’aimerez pas entendre ce que je vais …
Monk : Je ne vais pas le laisser tomber.
Dr Kroger : Je suis fier de vous pour avoir aidé Tommy, j’en suis très heureux même. Mais au fond de vous, vous savez très bien que vous n’êtes pas prêt à …
Monk : Je ne le laisserai pas tomber.
Nathalie : On est rentrés !
Monk : Oui, on est rentrés Julie !
Julie : Maman, Monsieur Monk, il faut que vous voyiez ça !
Monk : Hé !
Dès que Julie relève la jambe du pyjama, Tommy pleure et il s’arrête quand elle la rabaisse.
Julie : Tout va bien, Tommy.
Monk : Oui, très bien, et alors ? Quoi ? oui c’est vrai, d’accord, il est comme moi. Je trouve que c’est … je ne vois pas en quoi … je trouve ça très bien, moi. Ça me fatigue un peu de passer mon temps à excuser sa conduite. Pourquoi, parce qu’il aime que chaque objet soit bien rangé ? et qu’il prend soin de son aspect, mais c’est une bonne chose.
Nathalie : Mais Monsieur Monk, il a tout juste deux ans !
Monk : Ca veut dire qu’il est en avance ! c’est tout ! c’est la nouvelle génération, la nouvelle génération !
Nathalie : Mais c’est pas vrai, dites moi que je rêve ! Monsieur Monk, que vous a dit le Docteur Kroger ?
Monk : Le Docteur Kroger ? Le Docteur Kroger n’est pas parfait. Le Docteur Kroger commet plein d’erreurs, tout le temps. L’année dernière, il m’avait dit de recommencer les rendez vous galants.
Tommy : Galants …
Nathalie : D’accord, je voulais juste … Chérie, on doit y aller. Il y a cours ce soir. Attendez, Monsieur Monk, je … J’espère que vous ne pensez pas que je dépasse les bornes mais en tant que parent célibataire, je vous garantis que c’est très difficile. C’est vrai, c’est merveilleux aussi et j’espère que vous avez réfléchi à ce que vous faites. A demain. Réfléchissez bien, Adrien.
Monk reste seul avec Tommy.
Tommy : Histoire … histoire.
Monk : Tu veux une histoire ?
Tommy : Oui.
Monk : D’accord. Allez, allons y. Viens. Voyons ce que nous avons là ? Laquelle tu veux que je te lise ? Celle-ci ? La Princesse au petit pois. Il était une fois, dans un royaume magique, … quoi ? qu’est-ce que c’est, Tommy, qu’est-ce que c’est ?
Tommy : Crayon.
Monk : Du rouge à lèvres. Où est-ce … tu l’as pris dans le sac de Nathalie ?
Tommy : Non
Il embrasse Tommy et prend le téléphone.
Monk : Le Capitaine Stottlemeyer je vous prie. … Très bien, dites lui de rappeler Adrien Monk le plus vite possible. C’est très important. Dites lui que je crois savoir qui a kidnappé Daniel Carlyle. Merci.
Il reprend le livre.
Monk : On va lire une autre histoire.
Tommy : Histoire.
Monk : Voila l’histoire. Il était une fois dans un royaume appelé San Francisco, un brave petit prince, dont le nom était Tommy Grazer. Tommy vivait avec une méchante reine et un méchant roi. La reine était une femme très cupide. Elle aimait beaucoup l’or et il en fallait de plus en plus. La reine avait un plan. Elle allait trouver un jeune et talentueux violoniste appartenant à une riche famille. Elle allait le kidnapper, ensuite elle demanderait une rançon. Elle enferma le violoniste dans le donjon. La famille du violoniste était très triste, ils étaient prêts à tout pour le retrouver et le ramener à la maison. Le méchant roi et la méchante reine devait prouver qu’ils ne plaisantaient pas, aussi, ils coupèrent le petit doigt du violoniste.et ils projetèrent de le laisser dans le parc. Mais le prince Tommy était très courageux et il était aussi très malin. Il aimait fouiller dans les sacs à main des dames. Il fouilla dans le sac de la méchante reine et il prit le doigt qui était à l’intérieur. C’est bien là que tu l’as trouvé, n’est-ce pas ?
Tommy : Oui.
Monk : Alors, Tommy rencontra un nouvel ami qui s’appelait Monsieur Monk. Monsieur Monk se souvint d’une chose qu’avait dite la méchante reine : « il a trouvé un auriculaire, ce n’est pas si grave ». Comment pouvait elle savoir que le doigt coupé était un auriculaire ? La police n’avait jamais donné cette information. Et puis, la chose la plus merveilleuse et la plus surprenante se produisit soudainement. Monsieur Monk découvrit qu’il aimait le petit prince.
Tommy s’est endormi.
Monk : Mais il réalisa aussi que le petit prince ne pourrait jamais vivre dans le bonheur pour toujours s’il restait chez Monsieur Monk, car Monsieur Monk pouvait à peine s’occuper de lui-même. Alors, ils durent se dire adieu à jamais. Fin de l’histoire.
Dans la nuit, la police encercle la maison des Novak. Raymond Novak tente de s’enfuir, mais Disher l’intercepte et l’arrête. Les Novak sont emmenés. Daniel Carlyle est retrouvé dans une grange, les yeux bandés et ligoté.
Disher : Les collègues disent qu’il y a quatre enfants dans la pièce du fond, ils regardent la télé.
Stottlemeyer : Et les parents où sont ils ?
Disher : Ils boivent un verre dans la cuisine.
Stottlemeyer : Allez y.
SWAT : Police ! couchez vous, mains derrière la tête.
SWAT : Occupez vous des enfants.
SWAT : Situation sous contrôle.
Stottlemeyer : On y va.
Disher : On ne bouge pas !
Abigaïl et Jacob se précipitent vers Daniel et le prennent dans les bras.
Abigaïl : Daniel !
Monk et Nathalie ont ramené Tommy et attendent l’assistante sociale. Nathalie regarde Monk jouer dans l’herbe avec le petit garçon.
Teresa : Bonjour !
Monk : Bonjour !
Teresa : Voici le couple dont je vous ai parlé. Voici Hank et Lisa Murphy.
Lisa et Hank : Bonjour.
Monk : Laissez Tommy se salir. Les enfants doivent se salir.
Lisa : On le laissera faire.
Monk : D’accord. Alors, au revoir.
Tommy embrasse Monk, qui passe le petit garçon à Lisa.
Lisa : Il veut vous faire encore des bisous. Viens, mon ange. On va aller se promener ? Il est craquant.
Monk se détourne pour ne pas voir le petit garçon emmené par les Murphy. Les larmes aux yeux, Nathalie essaie de le réconforter.
Nathalie : Ça va aller.
Monk : Adieu !
Rédigé par mamynicky