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#315 : Monk en campagne

Le collège d’Ashton, fréquenté par Julie, doit fermer ses portes.

Nathalie a décidé de se présenter à l'élection qui se déroule dans le collège d’Ashton, en vue de devenir la représentante des parents d'élèves et tenter de s’opposer à cette fermeture.

Pourtant, l'engagement de l'assistante de Monk semble gêner un concurrent et son Quartier Général de campagne devient la cible d’un tireur invisible. Cependant, le seul parent qui se présente contre Nathalie est un habitué du cabinet du Docteur Kroger que Monk connaît bien, Harold Krenshaw.

Stottlemeyer désigne le Lieutenant Disher comme garde du corps de Nathalie, placée sous surveillance.

Popularité


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Titre VO
Mr. Monk and the Election

Titre VF
Monk en campagne

Première diffusion
25.02.2005

Première diffusion en France
05.06.2005

Diffusions

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Dimanche 05.06.2005 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 25.02.2005 à 22:00

Plus de détails

Scénaristes : Nell Scovell
Réalisateur : Allison Liddi-Brown

Tony Shaloub ... Adrien Monk
Traylor howard ... Nathalie Teeger
Jason Gray-Stanford ... Lieutenant Randal Disher
Ted Levine ... Capitaine Leland Stottlemeyer

Debi Meyer Cox … Une bénévole
John Maynartd
… Réparateur
Sue Cremin … Journaliste
Tim Bagley … Harold Jay Krenshaw 
Emmy Clarke … Julie Teeger
Nick Offerman … Jack Whitman
Stanley Kamel … Docteur Charles Kroger
Neil Giuntoli … Premier bénévole
Christopher May … Second bénévole
Bru Miller … Lee John  Ellis
Sally Ann Brooks … Mme Bloom
Nancy Daly … Mme Giddons

3.15 – Monk en campagne

Monk est inquiet. Nathalie souhaite se présenter à l’élection d’un représentant des parents d’élèves du collège d’Ashton, fréquenté par Julie. Si elle remporte cette élection, qui va s’occuper de lui ? Pour l’instant, elle est déjà très occupée entre l’organisation de la campagne, les interviews des journalistes et le réparateur qui n’arrive pas à dépanner la photocopieuse.

Soudain, des coups de feu brisent les fenêtres du local. Stottlemeyer et Disher enquêtent, un agent de la sécurité a été tué. Sur le toit Monk trouve une douille oubliée par le tireur, qui avait pourtant soigneusement effacé ses traces. Il a utilisé une Kalachnikov et laissé un message : « Nathalie Teege doit se retirer ». Disher trouve étrange qu’on tue quelqu’un pour une élection de parents d’élèves et Monk relève la faute au nom de Nathalie, il manque le R. Stottlemeyer cherche un mobile, il n’y a qu’une personne qui se présente contre Nathalie : Harold Jay Krenshaw. Monk connait bien Harold, patient du Docteur Kroger, avec lequel il est toujours en compétition. Il pense que c’est un homme qui souffre vraiment de problèmes très sérieux et qui rend fou toute personne qu’il rencontre.

Stottlemeyer convoque Harold au Commissariat et apporte des beignets pour souligner le ton amical de la conversation. Harold sait que quelqu’un a tiré sur Nathalie et qu’un agent de la sécurité a été tué. Il informe le Capitaine qu’il est un excellent tireur et possède une arme. Tout en parlant, Harold range les beignets dans la boite, en deux colonnes du même nombre. Aussitôt, Monk range les beignets en trois colonnes, pour ceux au sucre, à la noix de coco et au chocolat. Stottlemeyer se sert un beignet, ce qui perturbe Harold et Monk, mais ils ne se mettent pas d’accord sur la solution à adopter pour récupérer un nombre de beignets qui leur convienne. Excédé, le Capitaine plie la boite, l’écrase et remarque qu’il n’y a plus qu’un gros beignet. Il continue l’interrogatoire et demande à Harold où il se trouvait au moment de la fusillade. Harold répond qu’il se trouvait dans le cabinet du docteur Kroger pour son rendez vous. S’ensuit alors une querelle entre Harold et Monk, sur les habitudes du Docteur Kroger que chacun veut connaitre le mieux. Stottlemeyer sort de la salle d’interrogatoire. Monk le suit derrière la glace sans tain, anxieux de savoir si le Capitaine le juge autant névrosé qu’Harold. Stottlemeyer le rassure, ils sont différents. Harold nettoie la glace, en faisant un mouvement vertical, Monk le rejoint, il assure que la glace doit être nettoyée par un mouvement horizontal. Stottlemeyer et Disher décident de les laisser se débrouiller et d’aller déjeuner.

Nathalie a décidé d’abandonner sa campagne, mais une photo de Mitch qui tient Julie, bébé, dans ses bras, la fait changer d’avis. Stottlemeyer décide de placer deux agents en uniforme pour surveiller le local et adjoint Disher comme garde du corps, ce que ce dernier prend très au sérieux. L’alibi d’Harold a été vérifié, il n’est donc pas impliqué et la police travaille avec les Douanes pour identifier l’arme.

De nouveaux bénévoles sont venus s’inscrire après avoir appris pour la fusillade, dont Jack Whitman qui a cuisiné des lasagnes pour les volontaires. En aidant des bénévoles, Monk retrouve la lettre « R » qui était tombée de la pancarte fabriquée par Julie, placée au dessus de la porte d’entrée, Il en déduit que le tireur ne savait pas comment s’appelait Nathalie et que son message, écrit en s’inspirant de la pancarte, n’était qu’une diversion, Nathalie n’était pas visée.

Nathalie a confié Julie à ses parents, pour préparer le débat qui doit avoir lieu le lendemain. Monk tiendra le rôle de l’animateur et Disher posera les questions. Ils se mettent en place. Tout à coup, la fenêtre du salon vole en éclats, Monk rattrape une grenade jetée dans la pièce. Dans l’urgence, Monk se précipite vers le réfrigérateur, en sautant par-dessus la table et le canapé. Il prend le temps de la placer bien droite puis se précipite à l’abri derrière le mur de la cuisine, au moment de l’explosion.

Monk est toujours sous le choc quand la police arrive. Stottlemeyer voudrait que Nathalie renonce à l’élection, mais elle refuse. Monk se souvient d’avoir vu une inscription en russe sur la grenade. Stottlemeyer confirme, ils ont analysé les débris, elle a été fabriquée en Tchétchénie. Le lendemain, Nathalie est sur la scène face à Harold. Monk doit poser une question à Nathalie et se place dès le début derrière le micro. Pendant que Nathalie explique son programme qui a pour ambition de rendre le collège d’Ashton ainsi que tous les autres établissements, toujours plus performants, Jack Whitman vient montrer à Monk une nouvelle affiche qu’il a bricolée, pour le bureau de vote du lendemain. Monk ne veut pas se laisser déconcentrer et prend l’affiche sans la regarder. Au tour du second candidat, Harold Krenshaw, dont le crédo est la réduction des budgets et la baisse des impôts, en préconisant de fusionner plusieurs écoles.

Vient ensuite le moment où Monk doit poser sa question. Contre toute attente, sa question est pour Harold et porte non pas sur l’élection mais sur sa relation avec le Docteur Kroger. Chacun veut prouver qu’il connait le mieux le thérapeute. Le débat tourne en dispute, l’animateur coupe court et redonne la parole à Nathalie. Monk ramasse la pancarte donnée par Jack Whitman et la regarde. Il oublie le débat et suit Whitman qui vient de sortir. Disher le rejoint et Monk lui explique que le comportement de Whitman est celui d’un prisonnier et qu’il doit certainement avoir été libéré récemment. D’autre part, il a déjà vu le pliage de la pancarte. Disher se souvient également que le message du tireur était plié de la même façon.

Plus tard, au Commissariat, Stottlemeyer apprend à Monk que Whitman est déjà tombé deux fois pour détournement de courrier et recel de marchandises volées. Depuis quelques temps, il importe des tapis de Tchétchénie et d’Ouzbékistan. Les fédéraux pensent que c’est un gros trafiquant d’armes. Ils ont fouillé son bureau de fond en comble mais ils n’ont trouvé ni armes, ni papiers compromettants. Il est sorti de prison depuis peu.

Nathalie emmène Monk au bureau de vote. Juste après avoir voté, il remarque la boite dans laquelle Nathalie a apporté des tracts à distribuer, elle porte la même marque que la photocopieuse vendue aux enchères par la police et provenant de saisies diverses. Il se souvient que c’était dans cette boite que Jack Whitman avait apporté aux bénévoles les lasagnes qu’il avait cuisiné. La photocopieuse du QG de campagne de Nathalie appartenait à Whitman. Monk sait ce qu’il s’est passé.

Pendant qu’ils regagnent le QG de campagne où la police doit les rejoindre, Monk explique à Nathalie que Whitman doit être déjà au QG car il sait que les agents qui étaient en faction ont été renvoyés. Lorsque les fédéraux l’ont arrêté pour contrebande et trafic d’armes, Whitman avait déjà fait disparaitre les papiers compromettants, à l’exception d’un seul, resté coincé dans la photocopieuse confisquée et vendue aux enchères de la police. Il n’a pas été difficile pour Whitman de retrouver Nathalie. Il a tiré sur la photocopieuse du toit de l’immeuble en face pour éviter que le réparateur ouvre l’appareil. Il pensait que Nathalie voudrait se débarrasser de l’appareil, ce qu’elle n’a pas voulu faire. Il s’est donc fait engager comme bénévole pour attendre une occasion de la fracturer. Quand Monk a commencé à avoir des soupçons, il a voulu le faire taire avec une grenade.

Ils arrivent juste à temps avec Stottlemeyer pour empêcher Whiteman de détruire le papier qu’il venait de récupérer. Pendant que Disher lui passe les menottes, Stottlemeyer est satisfait de découvrir sur le papier une liste de clients avec des dates de livraisons, des modèles de missiles, des fusils automatiques, des grenades.

Nathalie a perdu l’élection gagnée par Harold. Monk assiste au discours d’Harold à la télévision et c’est avec stupéfaction qu’il l’entend appeler le Docteur Kroger pour le remercier publiquement de son soutien.

 

Rédigé par mamynicky

 

3.15 – Monk en campagne

Le collège d’Ashton organise un vote pour élire un représentant des parents d’élèves. Nathalie a l’intention de se présenter et des volontaires l’aident pour sa campagne. Une journaliste est venue l’interviewer. Un dépanneur est venu réparer la photocopieuse.

Bénévole 1 : (au téléphone) Bonjour, je vous appelle au nom de Nathalie Teeger, qui brigue le poste de représentante des parents d’élèves. Etes vous inscrite sur les listes électorales ?
Bénévole 2 : J’adore les panneaux qui sont affichés dehors. Qui les a faits ? Vous le savez ?
Monk : C’est sa fille.
Bénévole 2 : C’est si joli, toutes ces couleurs. Où dois je poser ceci ?
Monk : Je n’en sais rien.
Nathalie : Je ne me suis présentée à aucune élection de ma vie, mais là j’étais tellement en colère ! Ma fille, Julie, va au collège d’Ashton, c’est une école que je trouve géniale. Le cadre est absolument ravissant. Mais le Rectorat veut la fermer et fusionner l’établissement avec le lycée. Ce serait une erreur.
Réparateur : Photocopieuse de merde !
Nathalie : Excusez moi un petit instant. Je reviens tout de suite. Ce ne sera pas long.

Nathalie : Allez, donnez moi une bonne nouvelle.
Réparateur : Tazarr, la boite qui fabriquait ça a mis les clés sous la porte. Et c’est pas dommage. Vous l’avez trouvée où celle là ?
Nathalie : Au surplus de la police. Ils vendent aux enchères les trucs qu’ils ont saisis. J’ai aussi récupéré un fax et un ordinateur. En panne aussi.
Réparateur : Hé oui, on en a toujours pour son argent. Je vous explique le problème. Ça vient à priori du chargeur, il est bloqué, je n’arrive pas à y accéder. Regardez, c’est verrouillé. Est-ce qu’on vous a donné une clé avec l’appareil ?
Nathalie : Oui, je crois, je vais aller voir. Ha, votez Teeger !

Journaliste : Bonjour, je travaille au Fairfield Eagle. Mon journal va couvrir l’élection. Pourquoi soutenez vous bénévolement Nathalie ?
Monk : Je ne suis pas un bénévole. Je suis son employeur.
Journaliste : Voila un angle très intéressant. Il y a très peu de patrons qui autoriserait une employée à faire campagne sur son temps de travail.
Monk : C’est-à-dire que je n’ai pas eu le choix. Elle m’a mis devant le fait accompli.
Nathalie : Je les ai !
Réparateur : Hé !
Journaliste : Selon vous, quelle est la question la plus importante à soulever dans cette campagne ?
Monk : Pour moi, il n’y a qu’une question qui compte vraiment. Si Nathalie l’emporte, qui va s’occuper de moi ? Je vous pose la question, qui ? Est-ce que vous le savez ?
Journaliste : Non. Je suis navrée.
Réparateur :  Ce n’est pas la bonne.
Réparateur : Nathalie : Hé bien, forcez le verrou, j’ai besoin de m’en servir pendant cinq jours. L’élection est mardi.

Un tireur, posté de l’autre côté de la rue, tire dans les fenêtres du local de Nathalie. Les bénévoles se couchent au sol. Nathalie se précipite sur Monk pour le forcer à s’allonger par terre.

Bénévole : Attention ! baissez vous ! Attention, Nathalie, baissez vous !

La police et les secours sont arrivés. Nathalie, choquée, est réconfortée dans une ambulance.

Nathalie : C’était incroyable ! Tout volait dans tous les sens !

Monk rejoint Stottlemeryer et Disher sur le toit terrasse. Un homme est à terre.

Stottlemeyer : Qu’est-ce qu’il fait ? Monk ! Je vais vous aider !
Monk : Merci !
Stottlemeyer : Comment va Nathalie ?
Monk : Elle est terrorisée. C’est l’agent de sécurité ?
Stottlemeyer : Oui, mauvais endroit, mauvais moment.
Monk : Où se tenait le tireur ?
Disher : La bas. Venez voir. On a relevé des traces de pas sur le goudron au bord du toit mais …
Monk : Comment sont ces empreintes ?
Disher : Inutilisables. Comme les dépositions des témoins, d’ailleurs. Certains ont entendu cinq coups de feu, d’autres neuf.
Monk : Quatorze, il y a eu quatorze coups de feu.
Stottlemeyer : Vous êtes sur ? Oui, évidemment. Vous vous souvenez de l’espacement des tirs ?
Monk : Bang – bang/bang -bang – bang/bang/bang/bang …
Stottlemeyer : Tirs rapprochés d’un semi automatique.
Monk : bang – bang/bang ..
Disher : On n’a retrouvé aucune douille. Le type a bien pris soin de tout ramasser.
Stottlemeyer : C’est surement pas la première fois qu’il fait ça. Vous avez quelque chose ?
Monk : Regardez. Le toit a l’air de s’incliner doucement à partir d’ici. Est-ce que vous avez une balle sur vous ?
Stottlemeyer : Oui.

Monk la fait rouler en partant de la position du tireur. A la fin de sa course, Disher ramasse une douille.

Disher : Il en a oublié une ! C’est du calibre 7,62. Un AK ?
Stottlemeyer : Oui, Kalachnikov. Ça fait une piste à creuser. Appelez Grooms au FBI et contactez aussi les douanes. Peut être qu’ils auront une idée.
Sergent : Capitaine, on a trouvé quelque chose d’intéressant.
Stottlemeyer : Montrez moi. On dirait un message. « Nathalie Teege doit se retirer ». l’ordure, il en avait après Nathalie.
Disher : C’est complètement grotesque, on ne tue pas quelqu’un pour des élections de parents d’élèves.
Monk : Le nom de famille est mal écrit.
Disher : Il l’a certainement écrit en vitesse.
Monk : Je ne crois pas, non. Au contraire, j’ai l’impression qu’il a pris son temps, il y a tous les points sur les i et les barres aux T. Il s’est trompé en écrivant le nom.
Stottlemeyer : Peu importe. Le mobile, quel peut être le mobile ? Commençons par là. Qui se présente contre elle à cette élection ?
Disher : J’ai noté son nom quelque part. Harold Jay Krenshaw.
Monk : C’est une plaisanterie !
Disher : Harold Jay Krenshaw ? Il veut être délégué des parents ? Lui ?
Stottlemeyer : Vous connaissez ce type ?
Monk : C’est un patient du Docteur Kroger. Je l’ai croisé plusieurs fois dans la salle d’attente. C’est un homme qui souffre vraiment de problèmes très sérieux. Il rend fou à peu près chaque personne qu’il rencontre. Vraiment, il est … trop …

Harold Krenshaw a été convoqué au commissariat.

Stottlemeyer : Allons, personne ne vous accuse de quoi que ce soit. Il s’agit d’une petite conversation tout ce qu’il y a de plus amical. La preuve, j’ai apporté des beignets. Monsieur Krenshaw, savez vous pourquoi vous êtes là ?
Harold : Ca semble assez évident dans la mesure où je me présente contre Nathalie Teeger et que quelqu’un lui a tiré dessus.
Stottlemeyer : Un agent de sécurité a été tué.
Harold : Je l’ai entendu dire, oui. C’est extrêmement triste.
Stottlemeyer : Possédez vous une arme, Monsieur Krenshaw ?
Harold : Oui, j’en ai une. Mon père était passionné de chasse. Il m’a acheté un fusil Remington lorsque j’étais enfant.
Stottlemeyer : Vous n’avez que cette arme ?

Tout en parlant, Harold range les beignets dans la boite, même nombre de chaque coté, sur 2 rangées.

Harold : Tout à fait.
Stottlemeyer : Etes vous un bon tireur ?
Harold : Je suis un tireur exceptionnel.
Madame Teeger a décidé de se retirer de l’élection. Qu’en pensez vous ?

C’est au tour de Monk de ranger les beignets différemment d’Harold, les noix de coco d’un coté, les chocolat au milieu, les sucre de l’autre coté. Stottlemeyer prend un beignet.

Harold : Ca n’a aucune importance, elle ne pouvait pas l’emporter.
Stottlemeyer : Pourquoi ?
Harold : On doit fermer cet établissement, tout le monde le sait bien. J’accepterai volontiers de passer au détecteur de mensonges si vous le voulez.
Monk : Qu’est-ce que vous faites ?
Stottlemeyer : Je mange un beignet. J’adore ça.
Monk : Pourquoi celui là ?
Stottlemeyer : Parce que j’aime la noix de coco.
Harold : Maintenant, il faut en manger un au sucre.
Stottlemeyer : Non je n’en ai pas envie.
Monk : Ou vous pouvez en manger trois à la noix de coco et deux au chocolat.
Harold : Ou alors, un à la noix de coco et deux au sucre glace.
Monk : Ou alors, le plus simple, ce serait qu’il mange le tout.
Harold : Excellente idée.
Monk : Ce serait parfait !
Harold : Ou alors …
Stottlemeyer : Ou je peux faire ça.

Il ferme la boite, la plie, l’écrase.

Stottlemeyer : Voila, maintenant il n’y a plus qu’un beignet. Un gros beignet tout rose.
Monk : Vous pouvez être fier …
Stottlemeyer : On peut poursuivre ? Monsieur Krenshaw, où vous trouviez vous à dix heures trente ce matin ?
Harold : J’étais au cabinet du Docteur Kroger qui me recevait pour mon rendez vous.
Monk : Votre séance se termine à dix heures, Harold.
Harold : C’était une séance double aujourd’hui.
Monk : (en chuchotant à l’oreille de Stottlemeyer) Le Docteur Kroger a arrêté de faire des séances doubles. Je voulais que vous le sachiez.
Harold : Il a fait une exception pour moi. Si vous ne me croyez pas, vous n’avez qu’à l’appeler. J’ai son numéro de bipeur.
Monk : Moi aussi, j’ai son numéro de bipeur, d’accord ?
Harold : S’il ne répond pas, essayez son portable.
Monk : Vous avez son numéro de portable ?
Harold : Oui.
Monk : Vous mentez, c’est un mensonge, Capitaine. Le Docteur Kroger ne donnerait jamais son numéro de portable, à personne.
Stottlemeyer : Monk, je m’en tamponne.
Harold : Je suis allé chez lui également.
Monk : Vous n’avez pas honte !
Stottlemeyer : Excusez moi. Un homme est mort aujourd’hui.
Harold : Je connais même sa fille.
Monk : Menteur ! menteur !

Stottlemeyer, excédé, sort de la salle. Monk le suit. Disher est de l’autre coté de la glace sans tain. Krensham est monté sur la chaise pour nettoyer la lampe au dessus de la table.

Stottlemeyer : Vous avez vu ça ? On aurait dit une vraie cour de maternelle.
Monk : Capitaine ! Capitaine, ce n’est pas moi, n’est-ce pas ? Je ne suis pas pareil, rassurez moi ! Vraiment, j’espère que je ne suis pas à ce point névrosé, dites ?
Stottlemeyer : Calmez vous, Monk. Vous êtes complètement différent. Vous avez rangé les beignets au chocolat au milieu, ce qui était très sensé, puisque comme ça ils étaient rangés en fonction du parfum.
Monk : Exactement ! Je vous remercie.
Stottlemeyer : Lui, il avait placé ceux au chocolat sur les cotés, ce qui est absolument ridicule puisque comme ça, ils sont séparés en deux groupes distincts.
Monk : C’est évident.
Stottlemeyer : Aucune comparaison.
Monk : Vous voyez, je vous l’avais dit, il rend fou tous les gens qu’il croise.
Disher : Super ! est-ce qu’il s’agit de notre tireur ?
Monk : Non, j’aurais bien aimé, mais ce n’était pas lui. Il ne se serait pas trompé sur le nom de famille de Nathalie.
Stottlemeyer : Comment vous le savez ?
Monk : Parce que … moi, je ne me serais pas trompé.
Stottlemeyer : On va quand même le faire passer au détecteur de mensonges, pour vérifier.
Disher : D’accord.
Monk : Mais qu’est-ce qu’il fabrique ? Mais je rêve ! Harold est en train de nettoyer la vitre, devant eux. Pas verticalement, pas verticalement ! Je reviens.

Monk montre à Harold à passer un chiffon horizontalement. Harold n’est pas d’accord et repasse le sien verticalement.

Stottlemeyer : Vous avez faim ?
Disher : Oui.
Stottlemeyer : Si on allait manger ?
Disher : Et eux deux ?
Stottlemeyer : Qu’ils se débrouillent.
Disher : D’accord.

Nathalie emmène ses dernières affaires et les pose dans la voiture où l’attend Julie.

Julie : Je suis contente que tu arrêtes. C’est vrai, qu’est-ce qu’on en a à faire, après tout, ce n’est qu’une petite élection débile, ça ne vaut pas la peine de se faire tuer, pas vrai ? Et puis, tu pourras toujours te représenter dans quatre ans. Non ? Maman !

Nathalie regarde la photo de Mitch qui tient Julie bébé dans ses bras, sur le pare soleil. Elle reprend ses affaires et les ramène dans le local où les volontaires finissent de débarrasser.

Nathalie : Qu’est-ce que vous faites ?
Bénévole : Mais nous remballons les affaires, évidemment.
Nathalie : Redéballez ! allez ! on reprend le travail. Nous avons une élection à gagner !

Plus tard, Nathalie distribue des tracts dans la rue.

Nathalie : Nathalie Teeger, votez pour moi ! Je brigue le poste de délégué parental. Bonjour, je m’appelle Nathalie Teeger, votez pour moi !
Stottlemeyer : Madame Teeger.  Qu’est-ce que vous faites ?
Nathalie : Je fais campagne. Bonjour, Nathalie Teeger. Merci.
Stottlemeyer : Je croyais que vous vous étiez retirée de la course ?
Nathalie : J’ai changé d’avis.
Stottlemeyer : Pourquoi ?
Nathalie : J’ai mes raisons.
Ellis : Bonjour ! vous avez l’intention de voter ?
Passant : Oui.
Ellis : Vous allez voter pour qui ? Il faut porter ce badge.
Nathalie : Monsieur Ellis ? je crois que vous lui faites peur.
Stottlemeyer : C’est à moi qu’il fait peur.
Jack Whitman : Votez Teeger ! Bonjour, votez pour Nathalie Teeger ! Bonjour, votez pour Nathalie Teeger.
Monk : Où est-ce que vous avez trouvé tous ces gens ?
Nathalie : Ils ont appris pour la fusillade et veulent m’aider.
Stottlemeyer : Je ne peux pas assurer votre protection ici. Il y a trop de monde, trop de toits, trop de fenêtres.
Nathalie : C’est un risque que je suis prête à prendre.
Monk : Est-ce que vous avez pensé à Julie ?
Nathalie : Mais justement, je pense à elle, Monsieur Monk. Beaucoup plus que vous ne le croyez.
Monk : Elle est têtue hein !
Nathalie : Vous avez parlé à Monsieur Krenshaw ?
Disher : Nous ne pensons pas que Monsieur Krenshaw soit impliqué. Son alibi est inattaquable. On a pu le vérifier.
Stottlemeyer : On travaille avec les Douanes pour identifier l’arme. En attendant, vous devez absolument annuler toutes vos futures apparitions publiques.
Nathalie : Ça, je ne le peux pas.
Stottlemeyer : D’accord. Dans ce cas nous devrons fouiller complètement le QG de campagne tous les matins.
Disher : A vos ordres.
Stottlemeyer : Je veux aussi deux agents en uniforme pour surveiller les locaux, même quand elle n’est pas sur place.
Disher : A vos ordres.
Stottlemeyer : Madame Teeger, je vous assigne un garde du corps. Lieutenant, merci de vous porter volontaire.
Nathalie : Ce sera lui, mon garde du corps ?
Stottlemeyer : vingt quatre heures sur vingt quatre.
Nathalie : Ce n’est pas ça qui va m’arrêter.
Disher : Ce n’est pas mon boulot, Capitaine.
Stottlemeyer : Ça l’est devenu.

Disher : La voie est libre.
Monk : Julie est là aujourd’hui ?
Nathalie : Non, je l’ai confiée à mes parents, le temps que vous éclaircissiez la situation.
Monk : Si jamais cette école fermait, qui en tirerait bénéfice ? les locaux seraient ils vendus à quelqu’un ?
Nathalie : Non, la ville s’en servira pour les cours du soir et le soutien scolaire.
Monk : Tout ça, n’a absolument aucun sens, il n’y a pas le moindre mobile.
Nathalie : Je sais. On est quinze au conseil d’administration de l’école et tout le monde est quasiment d’accord avec moi. Alors, quoi, ce fou va tous nous tuer ? Hé, attrape ton ballon !
Disher : Madame Teeger, arrêtez de faire ça, s’il vous plait.
Nathalie : Quoi ?
Disher : Vous restez à côté de moi, d’accord ?
Nathalie : Mais j’étais juste à trois mètres.
Disher : Non. Il y a une procédure.
Nathalie : Essayez de vous détendre, Lieutenant !
Monk : Je ne crois pas que ce soit à cause de l’école. Et puis surtout je ne peux m’empêcher de penser au message et à la faute sur votre nom.
Nathalie : Qu’est-ce que ça veut dire ?
Monk : Je n’en sais rien. Mais c’est important.
Nathalie : Ça rappelle des souvenirs.
Monk : Oui. Malheureusement, oui.
Nathalie : J’adorais jouer au ballon captif.
Monk : Ha non, moi, ce n’était pas mon truc.
Nathalie : A quoi vous jouiez vous ?
Monk : Au rattrapeur. J’ai beaucoup joué au rattrapeur dans mon enfance.
Nathalie : Au rattrapeur ?
Monk : J’étais très souvent au milieu, celui qui doit rattraper. C’était un bon exercice, il faut rester en mouvement. Ça affute les réflexes. Ce pauvre garçon n’a aucun timing. C’est une question de timing. Vous voyez ? Oh, il se met à pleurer, moi je pleurais beaucoup plus tôt que ça, après c’est une question de style.
Nathalie : Vous avez beaucoup joué à ça ?
Monk : Pendant tout le collège. Un petit peu au lycée aussi. J’avais un bon niveau. Le secret pour être un bon rattrapeur c’est d’avoir beaucoup de bonnets à la maison et de ne pas trop s’y attacher. C’était une bonne partie, hein ?

Nathalie : (au téléphone) Oh non, pas ce soir, ma chérie, je suis désolée. J’ai mon débat demain et il faut que je me prépare. … Je sais, tu me manques toi aussi. … Je t’aime, mon ange. … Sois bien gentille avec papi et mamie. D’accord ? Allez, je t’embrasse.

Nathalie : Monsieur Monk ? S’il vous plait, rendez vous utile.
Monk : Bonjour. Je peux vous aider ?
Mme Bloom : Bien sur, que vous pouvez. Plus on est de fous, plus on rit. Je vous explique comment on procède. Vous prenez une feuille, vous la pliez en trois, vous la glissez dans l’enveloppe et vous la fermez. A vous de jouer.
Monk : J’en ai fait six !
Mme Bloom : Bravo !

Jack Whitman entre dans le local avec des sacs.

Jack Whitman : Salut Karen, allez Donna et Lee-John. Qui a faim ? j’ai préparé un bon plat de lasagnes. Ça vous aidera à recharger les batteries. Monsieur Monk, vous avez faim ? On avance beaucoup mieux l’estomac plein.
Monk : Non, non, je vous remercie !
Whitman : Tenez, Madame le Commandant en chef, reprenez des forces, vus en aurez besoin pour le débat de demain.
Disher : Une seconde ! Il vaut mieux que je goute ça avant. Un peu trop d’origan, mais c’est pas du poison.
Whitman : Voila ce que tout cuisinier rêve d’entendre. Dites, Nathalie, je pourrais aller balancer cette photocopieuse à la décharge, si vous voulez, j’ai un ami qui a un camion.
Nathalie : Merci beaucoup Jack, mais le réparateur doit repasser demain pour y jeter un œil. Et puis ça nous fait comme un buffet, pas vrai ?
Bénévole : Madame Teeger, téléphone !
Nathalie : J’arrive. Allo ? Bonjour. Je m’appelle Nathalie Teeger, je me présente aux élections des parents d’élèves à l’école de Ashton. Je voudrais des informations sur le rapport de démolition ... Non, non, vous ne me mettez pas en attente !

Monk trouve un bout de carton en forme de lettre « R » dans les enveloppes. Il présente la lettre sur l’affiche et comprend pourquoi le tireur avait fait la faute au nom de Teeger.

Monk : Nathalie, vous avez toujours la pancarte que julie a faite et qui était sur la porte ?
Nathalie : Elle doit être derrière ces boites.
Monk : Elle avait perdu la lettre R, je viens de la retrouver.
Nathalie : Elle a du se décoller quand on l’a accrochée.
Monk : Il ne savait pas ! il ne savait pas comment s’appelait Nathalie. C’est pour ça qu’il s’est trompé. Le tireur a écrit son message en s’inspirant de cette pancarte.
Disher : Et ça veut dire quoi ?
Monk : Ca veut dire que le mot qu’il a laissé était juste une diversion. En fait, il ne cherche pas du tout à s’en prendre à vous.

Chez elle, Nathalie se prépare pour le débat du lendemain.

Nathalie : Bon, ça, ce sera le podium. Lieutenant, vous avez des questions ?
Disher : Oui.
Nathalie : Parfait, alors allons y. Monsieur Monk, vous ferez l’animateur. Venez vous placer ici.
Monk : Quelque chose a forcé ce type à faire ça. Pour quelle raison devait il vous faire peur ?
Nathalie : Vous disiez que c’était une diversion.
Monk : Mais de quoi voulait il détourner l’attention, ça n’a aucun sens.
Nathalie : Ecoutez, je m’en moque pour l’instant. J’ai un débat demain, il faut que je m’entraine.
Monk : Oui, pardon.
Nathalie : Allez y.
Monk : Bonjour, bienvenue au débat. C’est moi qui l’animerai. Qui veut poser une question ? Lieutenant !
Disher : Madame Teeger, pourquoi devrions nous payer pour permettre de garder Ashton ouverte ?
Monk : Vous avez trente secondes pour répondre.
Nathalie : C’est une excellente question. Il est certain que la fermeture d’Ashton ferait faire des économies aux contribuables mais les sommes engagées sont tellement … qu’est-ce que vous fabriquez ?
Monk : … 22 … je n’ai pas de chronomètre. 20 … 19 … 18 …
Nathalie : Seulement là, je ne peux pas me concentrer.
Monk : … 17 … 16 …
Nathalie : … sont tellement minimes … arrêtez s’il vous plait ! arrêtez de compter. Merci. Vous pouvez répéter ?

Disher n’a pas le temps de répéter la question. Une grenade est lancée dans la pièce et rattrapée par Monk.

Disher : Une grenade ! balancez là !

Monk regarde autour de lui et repère le réfrigérateur. Il traverse la pièce en sautant par-dessus le canapé et la table, pose la grenade sur une étagère du réfrigérateur et ferme la porte. Il n’a que le temps de se mettre à l’abri derrière le mur de la cuisine, pour éviter l’explosion. Plus tard, alors que la police est arrivée, Monk est toujours sous le choc.

Stottlemeyer : Est-ce que ça va ?
Monk : Oui.
Stottlemeyer : Disher m’a raconté que vous aviez mis la grenade dans le réfrigérateur.
Monk : Oui.
Stottlemeyer : Puis que vous aviez fait demi tour et réouvert la porte. Vous n’avez pas pu cous empêcher de mieux la ranger, hein ? Je vais demander au maire de vous remettre une médaille et juste après je lui conseillerai de vous la reprendre parce qu’il faut avoir un grain gros comme un caillou pour faire ça.
Monk : Vous passez du chaud au froid, vous !
Stottlemeyer : Oui, c’est vrai, j’adore ça.
Monk : Capitaine, la grenade, elle portait des inscriptions en russe.
Stottlemeyer : Je sais. On a des débris. Elle a été fabriquée en Tchétchénie. Ce type connait surement les réseaux qu’il faut. En tout cas, une chose est sure, votre présence le rend nerveux.
Monk : Comment va Nathalie ?
Stottlemeyer : Plutôt bien. Mais vous devriez aller lui parler. Elle refuse de se retirer. Même après ce truc.

Nathalie est dans la salle de bain.

Monk : Nathalie, c’est moi.
Nathalie : C’est ouvert. Je ne veux pas renoncer.
Monk : Ecoutez moi, Nathalie. Nous ignorons qui est cet homme, nous ne comprenons rien …
Nathalie : Tachez de comprendre vite, Monsieur le policier de génie parce que je vous le promets, il n’est pas question que j’arrête. Je ne peux pas m’arrêter.
Monk : Bien sur que si !

Il répère une photo de Mitch.

Monk : Ha oui, d’accord ! vous ne pouvez pas arrêter parce que Mitch était un héros.
Nathalie : Vous ne comprenez pas. Je ne peux pas arrêter justement parce que Mitch n’était pas un héros. Fermez la porte. Ce que je suis sur le point de vous raconter doit rester entre nous, d’accord ? c’est clair ?
Monk : Oui.
Nathalie : L’appareil de mon mari et de ses deux membres d’équipage a été abattu au dessus du Kosovo en 1998. Ils se sont écrasés derrière les lignes ennemies. Mitch n’a pas survécu. Mais les deux autres membres d’équipage ont pu être sauvés. En rentrant au pays ils ont raconté que Mitch avait paniqué et qu’après le crash il était parti avec la radio et toutes les rations de survie. Ils ont dit que c’était un lâche.
Monk : Oh mon Dieu !
Nathalie : La Marine n’a jamais pu prouver cette version là de l’histoire, mais elle est dans les dossiers. Elle est écrite là, quelque part.
Monk : Nathalie …
Nathalie : J’ignore quelle est la vérité derrière tout ça. Tout ce que je sais, c’est que, un jour, ma fille commencera à poser des questions à propos de son père. Il ne sera pas là mais moi je serai là. Je suis tout ce qui lui reste. Je ne peux pas être lâche moi aussi.

Le lendemain, Nathalie est sur la scène face à Harold. Madame Giddons est le présentateur qui dirigera le débat. Monk est déjà en place derrière le pied de micro et Disher veille au pied de l’estrade. Jack Whitman est assis dans la salle.

Mme Giddons :  Bonjour. Bienvenue à notre grand débat électoral. Vous êtes au courant des tristes événements qui ont entachés le déroulement de la campagne, mais ce soir, nous devons faire abstraction de tout ça et nous concentrer sur le sujet qui nous occupe. Chacun des deux candidats va maintenant présenter devant vous son programme. Nathalie, je vous laisse la parole.
Nathalie : Bonjour. Je m’appelle Nathalie Teeger et je me présente au comité scolaire pour une raison, sauver l’école de ma fille. En tant que parent, rien n’importe plus que l’éducation de nos enfants….
Whitman : Salut, Monk !
Monk : Jack !
Whitman : Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : J’attends pour poser ma question.
Whitman : Cool, détruisez moi ce mec ! Tenez, regardez, j’ai bricolé une nouvelle affiche de campagne. On pourrait en coller demain près du bureau de vote.
Monk : Oui, oui, d’accord, oui.
Nathalie : … pour rendre cette école et tous les autres établissements, bien plus performants. Merci.
Mme Giddons :  Place à présent à l’autre candidat, Monsieur Harold Krenshaw.
Harold : Bonjour, je m’appelle Harold Krenshaw. Vous me connaissez tous, vous connaissez mon crédo. Réduction des budgets, baisse des impôts. Si cela implique qu’il faille faire fusionner quelques écoles pour ça, alors faisons les fusionner. Voilà.
Mme Giddons :  Oh, très bien. Qui veut poser une question ? Veuillez vous présenter.
Monk : Bonjour, je suis Adrien Monk. Ma question s’adresse à Monsieur Krenshaw. Monsieur Krenshaw, vous avez fait beaucoup de déclarations pendant cette campagne, j’aimerais que vous apportiez des preuves concernant l’une de ces déclarations. Vous avez prétendu que vous aviez pénétré dans la maison du Docteur Kroger.
Nathalie : Oh, ce n’est pas vrai !
Harold : C’est exact.
Monk : Vous avez même affirmé, il me semble, que vous aviez passé le réveillon de l’an dernier avec lui.
Harold : Oui.
Monk : Il se trouve que le Docteur Kroger est juif. Il ne célèbre pas Noel, n’est-ce pas, Monsieur Krenshaw ?
Harold : Sa première femme, Alisha, était elle aussi juive. Mais Madeline, sa fiancée, est de profession catholique. Et il fête Noel avec elle.
Monk : Sa fiancée ?
Harold : Oui, c’est moi qui les ai présentés.
Monk : Ceci est un mensonge. Le Docteur Kroger ne m’a jamais parlé d’une prétendue fiancée. Je vous répète cette phrase pour que ce soit bien clair. Le Docteur Charles Kroger ne m’a jamais parlé d’une prétendue fiancée.
Harold : Allez vous faire voir, Monk !
Monk : Vous, allez vous faire voir !
Harold : Non, vous.
Monk : Non, vous.
Mme Giddons :  Très bien, merci. Nathalie, vous avez trente secondes pour donner votre avis

Monk a fait tomber l’affiche de Jack Whitman, il la ramasse et la regarde. Il la plie.

Nathalie : Je ne sais pas où se trouve le Docteur Kroger à cet instant, mais nos pensées vont vers lui.

Whitman sort de la salle, Monk le poursuit, Disher le suit.

Disher : Qu’est-ce qu’il se passe ?
Monk : Vous avez vu ?
Disher : Vu quoi ?
Monk : Cet homme, Whitman ! il est allé à la porte et il s’est arrêté. Il a fait de la prison ! Un prisonnier n’ouvre jamais sa porte, il attend qu’on lui ouvre, au bout d’un moment ça devient une habitude. Il vient surement d’être libéré.
Disher : Bon, il a fait de la taule, et après ?
Monk : Regardez, il m’a donné ce papier. Regardez comme il est plié. Les quatre coins vers le centre, puis un pliage en deux et un autre en deux. De toute ma vie, je n’ai vu qu’une seule fois un bout de papier plié comme ça.
Disher : C’était le message du tireur !
Monk : C’est le tireur !
Disher : Mais pourquoi ? Qu’est-ce qu’il veut ?
Monk : Je n’en sais rien.
Disher : Mais c’est le tireur !
Monk : Oui, oui.

Monk se rend au commissariat, il entre dans le bureau du Capitaine Stottlemeyer.

Stottlemeyer : Ça ne vous fatigue pas d’avoir toujours raison ?
Monk : Je ressens de la fatigue, oui. Parfois même de la lassitude. Mais si j’ignore si c’est d’avoir raison …
Stottlemeyer : C’était une figure de rhétorique, Monk. Je crois que vous avez soulevé un lièvre. Jack Whitman … l’homme est déjà tombé deux fois pour détournement de courrier et recel de marchandises volées. Depuis quelques temps, il importe des tapis.
Monk : Des tapis ?
Stottlemeyer : Oui, des tapis de Tchétchénie et d’Ouzbékistan.  Ça ne vous rappelle rien ?
Monk : Les inscriptions sur la grenade !
Stottlemeyer : Les fédéraux pensent que c’est un gros trafiquant d’armes. Il y a six mois, ils ont fouillé son bureau de fond en comble mais ils n’ont trouvé ni armes, ni papiers compromettants. Il n’y a que sur les impôts qu’ils ont pu le coincer. Il a fait cinq mois et il est sorti de prison mercredi dernier.
Monk : Et deux jours plus tard, il se retrouve sur le toit en train de tirer sur Nathalie.
Stottlemeyer : Puis il rejoint l’équipe de campagne et enfin, il essaie de vous mettre hors circuit.
Monk : Que cherche t’il ?
Stottlemeyer : Ça, je ne vais pas attendre pour le savoir. Allons nous le choper ?
Monk : Je ne peux pas venir. Allez y tout seul. Nathalie m’attend en bas, il faut absolument que j’aille voter.
Stottlemeyer : Très bien, vous faites votre devoir de citoyen.
Monk : Il y a de ça, oui, mais surtout, si je ne vais pas voter, Nathalie risque de … enfin, … elle est …
Stottlemeyer : … têtue !

Nathalie se gare devant le bureau de vote.

Nathalie : Tenez, Messieurs, vous irez voter, hein ?
Ellis : Non.
Nathalie : Il y a un bureau de vote juste au coin de la rue, alors vous n’aurez aucune excuse.
Ellis : Si, on en a une, on s’en fout.

Dans le bureau de vote.

Nathalie : Woua ! ça fait bizarre, je n’avais jamais voté pour moi. Je vous jure que c’est très étrange, mais de manière positive ! Je m’y fais assez bien, finalement. Bon, on rentre ?
Monk : Euh …  je n’ai pas encore voté.
Nathalie : Qu’est-ce que vous fichez ?
Monk : Je signe le registre. J’ai presque fini.
Mme Giddons :  Tenez Monsieur, isoloir numéro deux.

Nathalie : Quoi ?
Monk : C’est tout petit la dedans
Nathalie : Oui, je sais. Et j’apprécie beaucoup ce que vous faites pour moi.
Monk : Non, je ne peux pas faire ça, je suis désolé.
Nathalie : Monsieur Monk, voyons ! Vous savez ce que ce vote représente pour moi. Allez, vous pouvez le faire ! Retournez la dedans. Allez, faites parler la démocratie. Allez, au travail !

Son téléphone sonne.

Nathalie : Allo ? Désolée, il est en train de voter. Oui, au revoir.
Monk : Je ne peux pas respirer. Il n’y a pas d’air ici.
Nathalie : Si, il y a de l’air. Vous pouvez respirer. C’est bien ! ça a été ?
Monk : J’ai … je n’ai pas tout à fait fini. Je … j’ai … j’ai besoin de faire une pause. Il y a tellement de choix, c’est perturbant.
Nathalie : Il faut juste cocher la deuxième colonne. D’accord ? et le troisième nom, Teeger !
Monk : D’accord, c’est bon. Je vais y aller. Pas étonnant que l’abstention soit si élevée. Dites, Nathalie, où est-ce que vous avez trouvé cette boite ?
Nathalie : Je ne sais plus, au QG de campagne, j’imagine.
Monk : C’est Jack Whitman qui l’a apportée, rappelez vous. Il avait mis dedans les lasagnes qu’il avait préparées. Ah on Dieu, j’ai compris ce que cherche Jack Whitman ! Vous savez si on l’a déjà arrêté ?
Nathalie : Le Capitaine a appelé. Ils ne l’ont pas trouvé.
Monk : Je crois savoir où il est. Il faut que vous rappeliez le Capitaine. Dites lui de venir au QG de campagne au plus vite.
Nathalie : Mais qu’est-ce qu’il se passe ?
Monk : Ça ne vous rappelle rien le nom de Tazarr et Compagnie ? la photocopieuse de votre QG de campagne appartenait auparavant à Jack Whitman. C’est ça la clé de voute de toute l’histoire.
Nathalie : La photocopieuse ? Monsieur, monsieur, j’ai besoin de ma voiture. Elle est garée juste là. Voilà mon ticket, vite !
Shawn : Dix dollars !
Nathalie : Je n’ai pas de liquide, je n’en ai pas pris au distributeur. Vous avez de l’argent ?
Monk : Non.
Nathalie : Mais c’est dingue ça, vous n’avez jamais de sous ! Ecoutez, c’est urgent, c’est pour une opération de police, il me faut ma voiture. Tenez, je vous donne mon sac en échange.
Shawn : C’est interdit, Madame.
Nathalie : Je vous en prie !

Elle vole les clés de sa voiture. Ellis intercepte Nathalie, lui reprend les clés et les renvoie à Shawn qui les renvoie ensuite à Ellis. Nathalie va de l’un à l’autre.

Shawn : Hé !
Nathalie : Navrée, c’est pour une urgence.
Ellis : Shawn ! Shawn !
Nathalie : Rendez moi mes clés ! C’est une blague ! C’est mature ! très mature !
Monk : Le rattrapeur ! Nathalie, arrêtez je vous en prie. Ne vous ridiculisez pas devant tout le monde. Ne le prenez pas mal, mais c’est mon domaine.

Il enlève sa veste et la tend à Nathalie. Il prend sa place et se lance à la poursuite des clés de voiture de Nathalie.

Monk : Allez, écartez vous !
Shawn : Viens mon bonhomme !
Nathalie : Laissez tomber, il n’y a qu’à y aller à pied Monsieur Monk.
Monk : Non, non, on n’a pas le temps. Whitman doit déjà être en route pour le QG de campagne parce que les agents qui étaient en faction ont été renvoyés chez eux. C’est exactement ce qu’attendait Whitman. Voilà ce qui s’est passé. Il y a six mois de ça, Whitman se trouvait à son bureau à s’occuper de ses affaires, dans son cas, la contrebande et le trafic d’armes. C’est alors que les fédéraux ont débarqué. Whitman est parvenu à faire disparaitre tous les papiers compromettants à l’exception d’un seul …
Nathalie : Celui dans la photocopieuse.
Monk : Exactement, quelque chose est resté coincé dans la machine. Un document, un reçu, n’importe quoi mais quelque chose de très important. Après son arrestation les fédéraux ont confisqué tout son équipement, y compris la photocopieuse. La semaine dernière, en sortant de prison, il a appris que l’appareil avait été vendu aux enchères de la police.
Shawn : Taré, ce gars là, de quoi est-ce qu’il parle ?
Ellis : On s’en cogne.
Monk : La vente aux enchères étant publique, il n’a pas été difficile pour Whitman de vous retrouver. Il savait que le document coincé dans la machine pouvait lui valoir la prison à perpétuité. Il fallait qu’il trouve n’importe quel moyen pour empêcher le réparateur d’ouvrir l’appareil. Il a pris une de ses armes, il est monté sur le toit de l’autre coté de la rue et il a tiré sur la photocopieuse. Il s’était dit qu’en la détruisant, il vous forcerait à la jeter. Mais vous ne l’avez pas fait. C’est pour ça qu’il s’est fait engager comme bénévole. Il attendait une occasion de la fracturer mais il y avait toujours les agents de police dans le coin. Ha, raté de peu ! Quand j’ai commencé à avoir des soupçons, il a voulu me faire taire avec la grenade. Mince ! C’est bon, j’abandonne !

Mais il arrive à intercepter les clés. Ils montent en voiture. Effectivement, quand la police fait irruption dans le QG de campagne, Whitman est occupé à récupérer le document coincé dans la photocopieuse.

Nathalie : Ha la vache ! vous êtes super fort !
Monk : Oui je sais, allons y.
Nathalie : Je viendrai vous payer plus tard !

Stottlemeyer : Touchez cette arme et vous êtes mort, Whitman !
Disher : Mains sur la tête ! Mains sur la tête !
Monk : Capitaine ! de quoi s’agit il ?
Stottlemeyer : Ça ressemble à une liste de clients. Il y a une demi douzaine de noms ; des dates de livraison, des modèles de missiles, des fusils automatiques, des grenades … C’est absolument énorme ! Je connais des gars au FBI qui risquent de sauter au plafond !
Disher : Allons y !
Stottlemeyer : Quand est-ce que vous avez reconstitué le puzzle ?
Monk : Quand j’étais dans l’isoloir.
Stottlemeyer : Enorme !
Nathalie : Merci encore d’avoir fait ça, Monsieur Monk. Toutes les voix comptent vous savez ? Vous n’avez pas voté pour moi ? Répondez !
Monk : Si, je crois, enfin … c’est-à-dire que c’est … c’est légèrement confus dans mon esprit. Je ne sais plus.
Nathalie : Non, mais imaginez que je perde d’une voix ?

Nathalie : On aura essayé.
Monk : Vous êtes têtue, hein ? Seulement, ce n’est pas ma faute, mais vous avez perdu et pas d’une voix.
Nathalie : Oui, je sais.
Monk : Vous avez perdu par plus d’une seule voix. C’est même une sacrée défaite.
Nathalie : Oui, oui, merci, je sais, Monsieur Monk.
Julie : Ça va maman ?
Nathalie : Oui, je me sens incroyablement sereine. On est des battantes, pas vrai ? On reviendra se battre hein ?
Julie : Oui.
Mme Bloom :  Bonté divine, s’il vous plait, tout le monde, c’est le discours de Harold ! Ecoutez !

Harold est en train de passer à la télévision. A la fin de son discours Monk est atterré de voir apparaitre le Docteur Kroger.

Harold : Bonjour ! il y a tellement de personnes que je souhaiterais remercier. Mon arme secrète, tout d’abord, mon épouse, l’exceptionnelle Clarissa. Je t’aime, ma chérie, merci pour tout. Mais par-dessus tout, je tiens à remercier mon grand ami et thérapeute, le Docteur Charles Kroger. Chuck, approchez ! approchez ! Merci Chuck, Dieu vous bénisse et merci à vous tous.
Nathalie : Est-ce que ça va ?
Monk : J’aimerais rentrer chez moi.
Nathalie : Oui, bien sur, je vais chercher mes affaires.
Julie : Venez, Monsieur Monk, c’est par ici.
Nathalie : Voila, tout va bien, je suis là.
Monk : Vous avez entendu, il l’a appelé Chuck !

 

Rédigé par mamynicky

 

3.15 - Mr. Monk and the Election

 

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fairgirl  (19.11.2020 à 22:18)

J'ai bien ri ! Monk avec la grenade, les donuts, les clés et...Harold Krenshaw. Pauvre Nathalie quand même....c'est cool d'en savoir un peu plus sur son histoire cependant.

Contributeurs

Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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