4.01 – Monk a un rival
Harold Gumbal, se gare à sa place habituelle, devant la bijouterie « Polacheck ». Un agent de la sécurité l’interpelle.
Agent de sécurité : Harold, vous êtes matinal.
Harold : Je sais, j’ai deux, trois petites choses à faire.
Agent de sécurité : Où est Peggy, je croyais que vous étiez inséparables, tous les deux.
Harold ne répond pas et ouvre la porte de la bijouterie, puis déverrouille la grille de protection. L’agent de sécurité continue sa tournée. Le téléphone d’Harold sonne.
Harold : Oui ?
Voix : Comment ça se passe, Harold ?
Harold : Très bien, je vais commencer.
Voix : Un petit rappel amical, ne jouez pas les héros. Si on entend une sirène de police, Peggy est morte.
Harold : Est-ce qu’elle va bien ? Je peux lui parler ?
Voix : Dépêche toi.
Harold : S’il vous plait, laissez moi lui parler. Je … Allo ?
Pendant qu’il met tous les bijoux des vitrines et du coffre dans un sac, un homme resté à l’arrière dans sa voiture, le surveille. Il retient son petit chien, Peggy. Harold sort de la bijouterie et se dirige vers sa voiture. L’agent de sécurité est revenu et comprend la situation.
Vic : A l’arrière !
Harold : Relachez la, vous avez dit que vous le feriez.
Vic : Un plaisir de faire affaire avec vous. Merci pour la voiture, Harold.
Harold : Viens Peggy !
Agent de sécurité : Harold ! est-ce que tout va bien ?
Harold : Paul ! tout va bien, pas de problème.
Agent de sécurité : Descendez de cette voiture ! tous les deux ! descendez.
Vic : D’accord !
L’homme resté à l’arrière sort, enlève sa cagoule et tire plusieurs fois sur l’agent de sécurité.
Vic : Joyeux Halloween, mon vieux. Ça va aller, détends toi.
Eddie : Vic ! qu’est-ce que tu as fait ?
Vic : Je n’avais pas le choix. C’était lui ou moi.
Eddie : On n’avait qu’à foutre le camp ! c’était fini !
Harold : Je n’ai rien vu ! je n’ai pas vu votre visage ! Peggy non plus.
Vic : Je n’ai pas fini.
Il tire sur le bijoutier, le petit chien s’enfuit. Plus tard, la police est sur les lieux. Monk reste bloqué devant le corps de l’agent de sécurité.
Stottlemeyer : Il prend son temps, mais je reconnais qu’il est doué. J’espère qu’il a fini.
Nathalie : Tout va bien, Monsieur Monk ? Tout le monde attend.
Monk : Vous avez vu ça ?
Nathalie : Quoi ?
Monk : Le chien qui a … le truc … de chien.
Nathalie : Vous avez marché dedans ?
Monk : Si j’avais mis un pied dedans, je serais dans une ambulance à l’heure qu’il est, en route pour les urgences et je serais en train de … de … prier pour que vienne la délivrance que seule la mort peut apporter.
Stottlemeyer : Alors, Monk, qu’en dites vous ? Qu’est-ce qu’on cherche ?
Monk : Je dirais que c’est un terrier. Un York ou peut être un Chihuahua. Il est probablement à des kilomètres d’ici, on ne l’attrapera jamais.
Nathalie : Il a du mal à se concentrer à cause de cette …
Stottlemeyer : A cause de quoi ?
Nathalie : La crotte de chien, Capitaine.
Stottlemeyer : Oh ! Lieutenant, nettoyez ça, je vous prie. Merci.
Disher : Sergent !
Sergent : Oui Monsieur ?
Disher : Nettoyez ça.
Un détective privé, Marty Eels, arrive et se gare.
Sergent : Monsieur, vous ne pouvez pas vous garer là.
Marty : Non, non, laissez. Tout va bien. Je suis détective. Attendez une seconde. Ça vient, d’habitude je la mets de ce coté. Ah oui, je sais, la voilà. Marty Eels, détective privé. Je viens vous sauver la mise. Capitaine ! Capitaine Stottlemeyer !
Stottlemeyer : Oh non, c’est pas vrai !
Disher : Qui est-ce ?
Stottlemeyer : Marty Eels, c’est un privé qui enquête sur des affaires à deux balles. Divorce, escroquerie aux assurances … Ce type là c’est une véritable purge.
Marty : Capitaine ! vous avez l’air en forme ! vous avez perdu du poids ou c’est la chemise qui est trop grande ?
Stottlemeyer : Marty ! Il parait qu’on vous a retiré votre licence ?
Marty : Ah non, non, non. C’était juste une suspension temporaire. Non, non, c’était un simple malentendu, voilà tout.
Stottlemeyer : Un malentendu ?
Marty : Oui, enfin, c’est de l’histoire ancienne de toute façon. Donc je trainais dans le quartier puis j’ai entendu l’appel radio sur les ondes de la police, alors j’ai décidé …
Stottlemeyer : Marty, je n’ai pas le temps.
Marty : Ah ! c’est pour ça que j’ai décidé de venir vous filer un coup de main. Alors, qu’est-ce qu’on a ? Une bijouterie qui a été cambriolée, c’est évident. On a un vigile qui est mort et un bijoutier qui a disparu. Laissez moi deviner, attendez, vous pensez que c’est le bijoutier qui a fait le coup ou un truc comme ça ?
Stottlemeyer : Oui, on pense à un truc comme ça.
Marty : Est-ce que je peux jeter un coup d’œil, deux paires d’yeux valent mieux qu’une. Et qui sait, je peux voir un détail qui vous a échappé ?
Disher : Rien ne peut nous échapper, Monsieur Eels. L’identification criminelle est là. Et là, vous voyez cet homme la bas ? C’est Adrien Monk. Nous sommes entre de bonnes mains.
Sergent : Capitaine, Monk dit que je ne dois pas jeter cette chose. Il veut que je l’emmène à des kilomètres d’ici pour l’enterrer.
Marty : Je peux voir ça ?
Sergent : Oui.
Marty : Il ne faut pas jeter ça, c’est une pièce à conviction. C’est de la fraiche. Je dirais que ça date de quatre vingt dix minutes, oui.
Stottlemeyer : Marty …
Marty : Ca fait partie des petits détails dont je voulais vous parler tout à l’heure. Ce chien peut appartenir à la victime ou à un des … auteurs du meurtre. Je crois que c’est important, votre Monk était prêt à jeter ça sans réfléchir, tenez !
Stottlemeyer : Vous savez, il a peut être raison. Donc vous allez mettre ça avec les pièces à conviction.
Sergent : A vos ordres.
Disher : Capitaine, regardez !
Marty : Dites donc, votre bijoutier qui a disparu, il habite Oakland ?
Disher : Oui, comment vous le savez ?
Marty : Ah, alors c’est son chien, il vient d’Oakland. Vous voyez la plaque bleue sur son collier ?
Stottlemeyer : Vous arrivez à la voir d’ici ?
Marty : C’est un petit truc à moi que j’appelle le soin du détail.
Stottlemeyer : Disher, le chien.
Stottlemeyer : Adrien Monk, Nathalie Teeger, voici Marty Eels. Cet homme est détective privé.
Marty : Salut, comment ça va ? J’ai entendu beaucoup de bien de vous. Beaucoup de bien ? Je ne suis pas un concurrent, je suis juste venu pour vous aider. Je pourrais en avoir une ? Alors, qu’est-ce qu’on a ?
Nathalie lui donne une lingette, Marty se nettoie les mains, comme Monk.
Monk : Capitaine, je ne crois pas que le bijoutier soit l’auteur du coup. Pour commencer, il n’a pas refermé la porte à clé en partant. En plus, j’ai vu des traces de sang sur le bord du trottoir et je pense qu’il y a une deuxième victime.
Marty : Oui, il a peut être raison. Excellente déduction. C’est bien joué ça !
Disher : Capitaine, il a raison ! oui, Peggy appartient au bijoutier, Harold Gumbal, Geary Street, Oakland.
Marty : Vous savez si le bijoutier avait voulu cambrioler sa propre boutique il n’aurait pas emmené son chien avec lui ou laissé derrière lui.
Monk : Le bijoutier n’est pas notre homme.
Marty : Non, le bijoutier n’est pas notre homme.
Monk et Marty : Voilà ce qui s’est passé.
Marty : Ce chien devait être un otage. Le bijoutier a surement été forcé de cambrioler sa propre boutique. Les choses ont mal tourné et ils ont tu le vigile. Excusez moi.
Marty va s’allonger à coté du corps de l’agent de sécurité et prend la même position.
Nathalie : Qu’est-ce qu’il est en train de faire ?
Monk : Capitaine !
Stottlemeyer : Il a quand même repéré la plaque du chien alors qu’il était de l’autre coté de la rue.
Marty : Très bien, ils ont pris la voiture de Gumbal et ils sont partis en direction du sud. Ils vont l’abandonner le plus vite possible.
Disher : On vérifie déjà les aéroports.
Marty : Non, c’est une perte de temps. Ce n’est pas là qu’ils iront, c’est beaucoup trop surveillé. Si vous essayez les gares ?
Monk : Essayer les gares ?
Marty : Oui, allez voir San Bruno ou à Millbrae. Ils ont du surement paniquer après avoir tué le vigile. Peut être qu’ils ont balancé l’arme ou des vêtements ensanglantés quelque part, dans le coin.
Monk : Quoi, mais qu’est-ce que vous … OH la la !
Marty sent le chien de près.
Marty : Ce chien a récemment reniflé, je dirais, les égouts. Oui, c’est ça ! Vous voyez, toutes les bouches d’égout ? Il est possible que les auteurs aient balancé quelque chose dans les égouts et que le chien les ait vus faire.
Monk : Non, mais vous plaisantez ? Il plaisante n’est-ce pas ? C’est une farce. Cet homme veut plaisanter.
Marty : Il suffit d’une minute pour vérifier.
Stottlemeyer : Vous la bas, regardez dans cette bouche d’égout.
Monk : Capitaine ! En reniflant le museau de ce chien ? non, mais c’est impossible !
Le sergent ramasse deux cagoules sous la plaque d’égout.
Sergent : Capitaine ! ils étaient cachés sous la plaque, comme il vous l’a dit.
Dans son bureau, Marty est au téléphone lorsque Stottlemeyer, Disher, Monk et Nathalie entrent..
Marty : Non, non, maman, non, je ne suis pas passé à la télé. Parce qu’il n’y avait pas de journaliste. J’ai trouvé un tas d’indices. Deux ou trois indices importants. Le Capitaine, il a été impressionné, crois moi. Tiens, il vient d’entrer. Il va te le dire. Une seconde. Capitaine, c’est ma mère. Dites lui comment j’ai été bon sur les lieux du crime.
Stottlemeyer : Euh … Bonjour Madame Eels. Oui, Marty a fait du très bon boulot, vous pouvez être fière, oui. C’est un détective de premier ordre. Moi aussi, je suis impatient de vous rencontrer. Au revoir, Madame. C’était quoi ces bips ?
Marty : Elle était au boulot, elle bosse pour la Pacific Global Airlines. Elle est opératrice au contrôle de la qualité. Je vous en prie, entrez ! venez, asseyez vous ! Tenez, Nathalie, venez. Asseyez vous. Faites comme chez vous. Venez, Monk, asseyez vous !
Monk : Non, laissez, je ne vais pas très bien.
Marty : Il a dit qu’il n’allait pas très bien ?
Nathalie : Oui.
Marty : Alors, Capitaine, vous m’engagez sur cette affaire ou non ?
Stottlemeyer : Je dois d’abord vous poser deux ou trois questions.
Marty : D’accord.
Stottlemeyer : Bon, où étiez vous hier matin à huit heures ?
Marty : Quand le cambriolage s’est produit ? Vous croyez que j’ai quelque chose à voir la dedans ? Pourquoi, parce que je vous ai impressionné sur les lieux du crime ?
Stottlemeyer : Où étiez vous, Marty ?
Marty : J’étais à l’hopital. Au Saint Andrew. J’étais en examen aux urgences.
Disher : Que s’est il passé ?
Marty : C’est plutôt gênant. Je me suis fait, disons, j’ai reçu une correction par un client. Il a frappé assez fort. Il m’avait engagé … attendez, je vais vous montrer. Il m’avait engagé pour prendre des photos.
Nathalie : Oh, sa femme le trompait ?
Marty : Non, lui, c’est mon client.
Nathalie : Vous êtes entré dans une chambre, pour le prendre en photo avec sa femme ?
Marty : Oui, c’est ça. Je me suis planté. C’est humain. Enfin, Capitaine, le fait est que j’étais à l’hopital quand le cambriolage s’est produit. Contactez les !
Stottlemeyer : On le fera.
Marty : Pourquoi vous avez autant de mal à admettre simplement que je suis bon ?
Stottlemeyer : Parce que vous n’avez jamais été bon jusqu’à aujourd’hui, Marty. En fait, vous n’êtes qu’un raté.
Marty : Je … j’ai .. non, mais je me suis amélioré. Non, j’ai appris à me concentrer, c’est ça le vrai secret. La concentration. Pas vrai ? Je n’ai pas raison pour la concentration ?
Monk : Le Centre de Formation Continue de Bay Area, c’est bien un cours par correspondance ?
Marty : Oui, qui est parfaitement reconnue. Et vous, vous avez fait quelle école ?
Monk : Berkeley. Oui, c’est une bonne école.
Marty : Elle est parfaitement reconnue aussi d’ailleurs.
Monk : Oui, elle est parfaitement reconnue.
Marty : Alors, Capitaine, je suis sur cette enquête, oui ou non ? Prenez moi dans l’équipe, bon sang ! c’est moi qui ai trouvé les cagoules de vos cambrioleurs, non ?
Stottlemeyer : Ecoutez, Marty, je suis d’accord avec vous mais même si je voulais vous engager, je n’ai pas le budget nécessaire pour deux consultants.
Marty : Je vais vous dire, vous ne paierez pas un dollar si je n’obtiens pas de résultat. De cette façon, ça ne vous coute rien.
Monk : Capitaine, on peut se …
Il l’attire à l’écart.
Monk : Vous ne pouvez pas engager ce guignol.
Stottlemeyer : Il a retrouvé les cagoules des cambrioleurs.
Monk : En reniflant le museau d’un chien. Voyons, c’est impossible.
Stottlemeyer : Monk, parfois, votre manière de procéder pour réussir à trouver des indices me semblent tout aussi magiques. Je ne sais pas comment vous faites. Peut être qu’il fait les choses que vous, vous ne pouvez pas comprendre.
Monk : Je suis sur qu’il triche. C’est un tricheur.
Le téléphone de Disher sonne.
Disher : Disher !
Stottlemeyer : On n’est plus à la maternelle, Monk.
Monk : Il triche !
Stottlemeyer : Comment ?
Monk : Comment ! je n’en sais rien. Mais …
Disher : Ils ont retrouvé la voiture du bijoutier et devinez où ?
Monk : A coté d’une gare ?
Disher : A San Bruno. C’est remarquable ! Vous l’aviez dit, Marty.
Stottlemeyer : On va vérifier ça. Marty, venez, vous m’accompagnez.
Marty : Oui !
Disher : En route.
Monk : C’est un tricheur !
Monk et Marty évoluent autour de la voiture. Marty fait les mêmes gestes que Monk, ce qui empêche ce dernier de se concentrer.
Monk : Excusez moi !
Marty : Allez y !
Monk : Après vous
Marty : Non, après vous.
Monk : Je vous en prie.
Disher : C’est plutôt bizarre, non ? Peut être qu’on devrait en renvoyer un.
Stottlemeyer : Oui, mais lequel ?
Des curieux se sont attroupés. Une journaliste arrive et interviewe la mère de Marty.
Mme Eels : Marty Eels E-E-L-S. C’est facile à retenir. Il a toujours rêvé de devenir détective. Il restait é veillé des nuits entières à lire le « Club des Cinq » caché sous sa couverture.
Journaliste : Vous voulez dire que votre fils est venu donner un coup de main à Adrien Monk ?
Mme Eels : Qui va donner un coup de main à qui ? Là est la question.
Marty : J’aime bien ça, le truc que vous faites avec vos mains, ça fait très vieille école.
Monk : Oui, merci.
Marty prend de la boue sur un pneu de la voiture et la goute, ce qui perturbe gravement Monk.
Monk : Mais qu’est-ce que vous faites ?
Marty : La boue ! Pour voir où la voiture est passée.
Monk : En goutant la boue ?
Marty : Oui.
Monk : Ho la la, il a gouté la boue.
Nathalie : Et alors, ça marche ?
Monk : Mais non voyons ! C’est de la folie.
Marty : Capitaine, quelle est la taille du bijoutier ?
Disher : 1,75 m, d’après son permis de conduire.
Marty : Quelqu’un d’autre a conduit cette voiture, le siège est réglé pour quelqu’un de 1,80 m.
Monk : Excusez moi, alors là, excusez moi mais ça, c’est totalement impossible de savoir ça. Le réglage des sièges n’est pas d’une telle exactitude.
Disher : Je note 1,80 m ?
Stottlemeyer : Je n’en sais rien … oui. Au crayon !
Monk s’assoit au volant, Marty monte à coté de lui, coté passager.
Marty : Le GPS a été utilisé très récemment. Ce qui veut dire que le chauffeur n’était pas un habitué de ce secteur.
Monk : Oui, mais ça, je l’avais vu, je … je …
Marty : Oui, mais vous n’avez rien dit.
Monk : Mais parce que j’attendais mon tour. Bien sur que je l’avais vu, Capitaine ! Mais c’est vrai ! Il triche ! Il m’a vu regarder le GPS, il triche.
Marty : Et ce véhicule a roulé sur la Nationale 47.
Stottlemeyer : Et comment est-ce que vous pouvez savoir ça ?
Marty : Tout est dans les détails, Capitaine. Vous voyez ce … les insectes morts sur le pare brise, voyez là, ça c’est ce qu’on appelle des moustiques « ailes poulet gris ». C’est une race répandue où d’après vous ? Allez y, j’écoute, j’écoute ! Au réservoir de Walter Creek.
Disher : A Livingston. Sur la 47 ! Il m’épate !
Monk : Oui, c’est ça, des moustiques aux ailes de poulet !
Marty : Bon, très bien, si on ouvrait le coffre ? Monk ?
Monk : Ce sang est encore frais.
Marty : Oui, c’est exact. Un point pour vous. Notez le, un point pour Monk. Très bien, Gumbal a été trainé hors de ce véhicule, d’accord ? Dans la direction de cette forêt. Allez, c’est parti, les gars, on y va !
Marty : Ces feuilles ont été écrasées récemment. Je regarde les chaines scientifiques.
Disher : Génial ! J’en étais sur !
Nathalie : Il fait quoi, là ?
Monk : Non, je ne peux pas regarder ça.
Stottlemeyer : Hé bien quoi, il utilise une baguette de sourcier !
Disher : Je l’ai vue cette émission là. C’est un truc vieux comme le monde.
Mme Eels : Oh, c’est mon petit ! Est-ce que tout le monde le voit bien ? N’hésitez surtout pas, prenez le en photo, la pellicule coute pas cher !
Marty part en avant en suivant sa baguette.
Marty : Je crois bien que j’ai retrouvé le bijoutier !
Stottlemeyer : Reculez ! reculez !
Disher : Dégagez ! Reculez ! vous n’avez pas entendu le Capitaine ?
Stottlemeyer : Il a pris une balle dans la poitrine. Appelez le légiste et l’identification criminelle. Mettez tout de suite en place un périmètre de sécurité.
Disher : Allez, on recule tout le monde ! On recule ! Dégagez tout le monde, reculez !
Marty : C’est intéressant !
Monk : Quoi ?
Marty : Quoi, vous ne voyez pas ? Si, regardez ses bras. Ce n’est pas une position naturelle.
Monk : Pourquoi elle n’est pas naturelle ?
Marty : Il a du essayer de nous dire quelque chose. Dans son dernier soupir, il a voulu nous transmettre un message.
Monk : Qu’est-ce qu’il raconte ? Dans son dernier soupir …
Marty : Je pense qu’il a voulu nous donner le nom de l’homme qui l’a tué. Regardez, il a le pouce pointé vers sa montre.
Monk : Mais non, mais … mais …
Marty : Capitaine, vous connaissez un criminel qui aurait déjà fait ce genre de chose et qui s’appellerait « Quartz » ?
Stottlemeyer : Quartz ?
Monk : Ho, Capitaine !
Marty : Le Suisse, ou Cadran ?
Disher : Eddie Cadran. Il vient de faire sept ans pour enlèvement et cambriolage de banque. Il vient d’être libéré.
Stottlemeyer : On vérifie ça immédiatement.
Disher : C’est parti. Baker ! Johnson !
De retour chez Nathalie, Monk reste déprimé. Nathalie et Julie mettent un plan en place pour le distraire.
Julie : Maman, tu as vu mon appareil photo ?
Nathalie : Tu as vérifié dans ta veste ? tu as fait tes poches ?
Julie : Oui, j’ai déjà fouillé partout.
Nathalie : Je ne l’ai pas vu chérie, demande à Monsieur Monk de t’aider.
Julie : S’il vous plait, Monsieur Monk, il y a toutes les photos de ma sortie de classe dedans. J’étais la photographe officielle et si je les ai perdues, je risque d’avoir une mauvaise note. Vous comprenez ?
Monk : Tu l’as vu où pour la dernière fois ?
Julie : Je l’ai vu hier et il était dans le salon.
Monk : Cette plante a été récemment déplacée.
Nathalie : Oui, c’est exact. Comment le savez vous ?
Monk : Normalement, c’est une plante qui se tourne vers le soleil. Et la, vous voyez, elle est tournée dans l’autre sens. Ha, ben voila …
Julie : Oh, Monsieur Monk, merci beaucoup, c’est vous le meilleur, hein maman ?
Nathalie : Il n’y a pas mieux. Vous êtes vraiment impressionnant !
Monk : Attendez ! euh … quand l’avez-vous arrosée ?
Nathalie : Ce matin.
Monk : Alors cet appareil photo ne pouvait pas être là ce matin. Il aurait été mouillé. C’est gentil d’avoir essayé, Julie.
Julie : C’est maman qui m’a obligée.
Nathalie : Mais, je … Monsieur Monk, vous êtes vraiment impressionnant. Vous êtes probablement le meilleur au monde. Et vous avez raison au sujet de cet homme. Il doit tricher.
Monk : Je n’en sais rien, mais bon …
Le téléphone sonne.
Nathalie : Oui. Allo ? Oui, Monsieur. … Sérieux ? … D’accord, d’accord, c’est entendu, on arrive. Ils ont arrêté un des tueurs, ils sont en train de l’interroger. Julie, on doit partir, on revient vite.
Monk : Nathalie, ce n’est pas Eddie Cadran ? n’est ce pas ?
Nathalie : Si.
Au Commissariat. Ils rejoignent Disher derrière la glace sans tain. C’est le Capitaine qui conduit l’interrogatoire. Un dossier sur Vic Blanchard est sur la table.
Stottlemeyer : Nous avons retrouvé le portefeuille du bijoutier dans votre chambre d’hotel, Eddie. C’est terminé. Cette fois, on vous tient.
Eddie : Ecoutez mon vieux, je n’ai fait de mal à personne. D’accord ? Je n’ai même pas d’arme.
Stottlemeyer : En tout cas, deux personnes sont mortes. Question, qui les a tuées ? Je suis prêt à parier que c’est cet homme. Blanchard, Victor Blanchard. Plusieurs témoins vous ont vus ensemble le week end dernier. Où est il ?
Eddie : Je n’en sais rien.
Marty : Capitaine, vous permettez ? Où est votre partenaire Eddie ?
Eddie : Je n’en sais rien.
Marty : Il dit la vérité, il n’en a aucune idée. Vous auriez une carte ?
Disher : C’est un détecteur de mensonges humain. Je n’arrive pas à le croire.
Monk : Moi non plus, je n’arrive pas à y croire.
Disher : Et pourtant, il y arrive.
Monk : Oui mais je n’y crois quand même pas. Ce qui est en train de se passer sous vos yeux, dans cette pièce, est impossible. Je vous le dis, c’est impossible. Qu’est-ce que c’est ?
Disher : C’est ce qu’on a trouvé dans la chambre d’hotel d’Eddie, y compris les deux billets d’avion pour le Costa Rica.
Monk : Vous avez retrouvé les bijoux ?
Disher : Non, pas encore. Marty va les retrouver.
Marty : Très bien, maintenant, Eddie, où avez-vous caché les bijoux, est-ce que c’est ici ?
Marty montre un point sur la carte.
Marty : Ou alors, est-ce que c’est là ? Non. C’est peut être là ? Je chauffe, n’est ce pas ? Est-ce que vous les avez cachés là ? Eddie, oui, ils sont dans le parc public.
Stottlemeyer : Vous voulez rire ? Je connais très bien ce secteur, il y a un château d’eau.
Marty : Ha, est-ce que vous avez caché les bijoux près du château d’eau ? Eddie, Bingo !
Il m’épate !
Stottlemeyer : Vérification. Appelez Dunlop du service des espaces verts et demandez lui de nous rejoindre la bas avec des pelles.
Disher : A vos ordres.
Stottlemeyer : Mon rapport va être surréaliste.
Monk : Bonjour !
Marty : Ha, Monsieur Monk !
Stottlemeyer : Disher, partez devant, je vous rejoins la bas.
Disher : Ici Disher, envoyez immédiatement deux patrouilles au parc public.
Monk : C’est un tricheur !
Stottlemeyer : Quoi, Monk, comment triche t’il ? On a coincé un suspect qui vient de tout avouer. Il a trouvé le véhicule, il a retrouvé le bijoutier, il est en train de résoudre cette affaire tout seul.
Monk : Oui, mais en trichant !
Stottlemeyer : Nathalie, qu’en pensez vous ?
Nathalie : Je crois mon patron.
Monk : Peu importe, on ferait mieux d’y aller. On prend une voiture ou deux ?
Stottlemeyer : Monk, et si vous restiez ici ? On va laisser Marty s’en occuper.
Nathalie : Attendez, attendez. Vous le renvoyez ?
Stottlemeyer : Non. Non. Il semblerait que Marty soit plus sur le coup, c’est lui qui va s’occuper de cette affaire. Vous aurez la prochaine, d’accord ? Je vous appelle. Il faut que j’y aille.
Dans le cabinet du Docteur Kroger.
Dr Kroger : Et ils ont retrouvé les bijoux ?
Monk : Oui, et ils étaient exactement où Marty les avait situés, bien entendu.
Dr Kroger : Et quoi, ils vous ont demandé de vous tenir à l’écart ?
Monk : Ils ont dit que Marty était plus sur le coup. Ils ne devaient pas vouloir que je le prive de ses moyens.
Dr Kroger : Ecoutez, Adrien, je suis persuadé que tout ceci n’est que temporaire.
Monk : Peut être qu’il est vraiment meilleur que moi.
Dr Kroger : Oui, et alors ? c’est vraiment aussi terrible que ça ? Je veux dire que vous ne soyez pas le numéro un ?
Monk : Il y a un ancien policier que je connais, qui enseigne la criminologie à l’Université de Fulton et je me souviens qu’il m’avait proposé un emploi l’année dernière. Je peux peut être le rappeler.
Dr Kroger : Très bien, alors, vous êtes prêt à abandonner ?
Monk : Oui.
Dr Kroger : Non, non, Adrien, je ne sous entend pas que vous devez abandonner. J’essaie juste de vous dire qu’il y a toujours quelqu’un de meilleur que vous. C’est la condition humaine. Par exemple, il y a un nouveau psychiatre qui vient de s’installer, il s’appelle Lowenstern. Je sais qu’il y a peu de chance pour que je puisse être, disons, aussi bon que lui. Je le sais très bien, Adrien, et je l’accepte.
Monk : Il est meilleur que vous ?
Dr Kroger : Il est très brillant. Il a été nommé pour le prix Nobel. Mais reprenons. Est-ce que ça vous ferait vraiment plaisir d’enseigner ?
Monk : Je n’en sais rien. Dites m’en un peu plus sur ce Lowenstern.
Dr Kroger : Lowenstern, je peux vous le présenter, son cabinet est sur le trottoir en face et il prend quatre cents dollars de l’heure.
Monk : D’accord, oui, reprenons.
Dr Kroger : Continuons.
Nathalie entre chez Monk avec des courses.
Nathalie : Bonjour, patron ! ils n’avaient plus d’éponge ronde. Ne paniquez pas, j’irai en acheter en rentrant chez moi.
Monk : Non, ne vous préoccupez pas des courses. Conduisez moi à l’Université de Fulton. J’ai un rendez vous.
Nathalie : Quoi, maintenant ?
Monk : A onze heures, je dois rencontrer le doyen.
Nathalie : Vous laissez tomber ? Juste comme ça ?
Monk : Je pense que je ferai surement un très bon enseignant.
Nathalie : Monsieur Monk, vous ferez un horrible professeur. Ça vous prendra un mois pour corriger une simple copie. Vous êtes détective et vous êtes un excellent détective.
Monk : Vous voulez bien m’y conduire, oui ou non ?
Nathalie : Non. Non, je refuse. Toute cette histoire vous a blessé et vous n’avez plus les idées claires ;
Monk : Bon, très bien. Je vais prendre un taxi.
Nathalie : Vous, vous allez prendre un taxi ? Vous savez combien de gens prennent des taxis ?
Monk : D’accord, alors je conduirai moi-même. Je vais louer une voiture. Voilà, regardez, je … je compose le numéro et je ne bluffe pas.
Nathalie : Est-ce qu’au moins vous avez votre permis de conduire ?
Monk : Bien sur, j’ai mon permis de conduire. Voila, c’est fait. C’est le dernier chiffre. J’ai terminé de composer le numéro, alors maintenant ça sonne.
Opératrice : Nous vous remercions d’appeler Cannon location. Cet appel peut être enregistré pour un contrôle de qualité.
Monk : Ils m’ont mis en attente.
Nathalie : Monsieur Monk, Fulton est à 180 Kilomètres d’ici. Il faut remonter l’autoroute et vous devez traverser un pont.
Monk : Non, regardez, j’ai ce bandeau que je mets pour traverser les ponts.
Nathalie : Mais vous serez au volant.
Monk : Oui, bien sur. Je pense que je pourrai le faire. Je regarderai par-dessous. Voila tout !
Nathalie : Il est hors de question, que vous preniez le volant. Vous n’avez jamais conduit sur un pont.
Monk : Est-ce que j’ai un autre choix ?
Opératrice : Excusez moi, excusez moi Monsieur ?
Monk : Oui.
Opératrice : Ma fille va à l’Université de Fulton. Vous n’avez pas à prendre le pont. Il y a une route assez large qui passe au dessus.
Monk : Vous nous avez entendus ?
Opératrice : Oui Monsieur, je suis opératrice de contrôle qualité. J’écoute les appels.
Monk : Mais j’étais en attente.
Opératrice : Oui Monsieur, nous commençons à écouter dès le début de la connexion. Vous n’imaginez pas tout ce que je peux entendre ! Il y a des gens qui s’envoient en l’air, d’autres qui se disputent, je pourrais écrire un livre.
Monk : Alors vous pouvez m’entendre pendant que je suis en attente.
Opératrice : C’est exact.
Monk et Nathalie entrent dans le bureau de Marty. Un photographe le prend en photo.
Marty : Hé, Monk ! quelle bonne surprise ! Ce type est du San Francisco Magazine. Je suis parait il un des dixi meilleurs partis de la ville. Est-ce que vous pouvez le croire ?
Nathalie : Marty il faut qu’on parle.
Marty : Ce n’est pas le bon moment, Nat.
Nathalie : Vous venez de m’appeler Nat ?
Marty : Faites en une avec Monk.
Monk : Non.
Marty : Si, si. Ça fera une super photo, l’union de deux grands esprits.
Monk : Non, je n’ai pas envie.
Marty : Philip Marlowe rencontre Sherlock Holmes.
Nathalie : Vous oubliez votre mère. Elle n’aurait pas entendu quelque chose à son travail par hasard ?
Marty : Je n’ai pas entendu, parce que la musique est un peu forte. Je vais la baisser. Faites une pause.
Nathalie : On sait comment vous avez fait, Marty. On a tout compris.
Marty : Comment j’ai fait quoi ?
Nathalie : Votre mère ne vous a jamais dit que les tricheurs ne gagnent jamais ?
Monk : En réalité, ça vient de votre mère. C’est une idée à elle. Elle travaille pour la Pacific Global airlines, au service contrôle qualité, est-ce que je me trompe ?
Marty : Non, et alors ?
Monk : Voila ce qu’il s’est passé. Après les meurtres, Blanchard et Cadran sont retournés dans leur chambre d’hotel, ils ont compté leur butin et ensuite ils ont appelé une compagnie aérienne pour acheter des billets pour le Costa Rica. Ils ont été mis en attente. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’il y avait votre mère qui les écoutait et qu’elle était là pour enregistrer leur appel. Ils ont du rester en attente un certain temps et ils ont parlé de tout. Qui ils avaient tué, où ils avaient abandonné la voiture et même où ils avaient caché les cagoules.
Nathalie : Mais elle n’a pas appelé la police, elle vous a appelé, vous. Et elle vous a dit tout ce que vous aviez besoin de savoir pour résoudre cette affaire.
Monk : Ou, en tout cas, prétendre la résoudre.
Marty : Vous êtes un homme très intelligent.
Nathalie : Oui, c’est le meilleur.
Marty : Oui. Vous savez que vous n’avez aucune preuve de ce que vous avancez ?
Nathalie : Les compagnies aériennes n’enregistrent pas les conversations ?
Monk : Si, Nat, je pense que oui.
Nathalie : Oui.
Marty : Elles enregistrent tout. Mais ces conversations ont une fâcheuse tendance à s’effacer accidentellement. Alors ce sera votre parole contre la mienne. Et à votre avis, qui les gens vont-ils croire ? Le surprenant Marty Eels ou quelqu’un de l’ancienne école ? Ce téléphone qui n’arrête pas de sonner, client, client, client ! Vous permettez ?
Monk et Nathalie s’en vont.
Marty : Oui, Eels enquêtes et filatures ! J’écoute.
Vic Blanchard : Salut Marty, j’ai une proposition à te faire.
Marty : Qui êtes vous ?
Vic : Je m’appelle Vic, on ne s’est jamais vus. Je crois que tu connais mon associé, le jeune Eddie Cadran. En fait, tes amis et toi, vous l’avez arrêté hier.
Marty : Qui vous a donné ce numéro, c’est ma ligne privée.
Vic : C’est le premier numéro sur le portable de ta mère.
Marty : Ma mère ?
Vic : Tu as vraiment cru que tu allais me doubler et que tu allais t’en tirer comme ça ?
Marty : Où est elle ?
Vic : Je viens de la quitter. Elle va bien. Pour l’instant. Si tu veux la revoir, écoute moi bien attentivement. Ces bijoux m’appartiennent. Je veux les récupérer.
Marty : Quels bijoux ?
Vic : Apporte les à la gare routière de Dunn Street à vingt heures. Tu les mettras dans la consigne 240, niveau supérieur. J’ai un double de la clé.
Marty : Attendez ! Je n’ai pas les bijoux, ils sont sous scellés en tant que pièces à conviction.
Vic : Tu peux le faire, Marty ! On ne parle que de toi, partout, dans les journaux, tu es la vedette du mois. Dis leur que tu veux examiner les preuves, t’en servir pour tendre un piège, je ne sais pas, dis ce que tu veux. Je me fiche de ce que tu vas leur raconter, moi je veux juste les avoir. Et Marty, pas de flic. Tu viens tout seul. N’oublie pas que si toutefois j’ai le moindre problème, ta mère mourra à exactement vingt heures vingt.
Marty : Attendez !
Affolé, Marty court dans la rue retrouver Monk.
Marty : Monsieur Monk ! Monsieur Monk ! Attendez ! attendez ! C’était Blanchard au téléphone. Il a enlevé ma mère.
Nathalie : Non, ce n’est pas vrai, j’appelle le Capitaine.
Marty : Non, non, non. Il a dit pas de flic, il la tuera. Monsieur Monk, je vous en prie, il faut que vous m’aidiez. Vous aviez raison, je ne sais pas ce que je fais, je sais rien.
Monk : Allons y.
Ils retournent dans le bureau de Marty.
Monk : Très bien, encore une fois reprenons depuis le début. Essayez de réfléchir à ce qu’il a pu dire d’autre au téléphone.
Marty : Il a dit pas de flics ! Il a dit que s’il voyait le moindre flic, il la tuerait.
Nathalie : Pour la dixième fois, personne n’appellera les flics.
Monk : Elle a raison. Marty, nous savons où il se trouvera à vingt heures. Si on réussit à trouver votre mère avant, la police pourra le coincer sans problème.
Marty : Oui, je sais, oui je sais.
Nathalie : Marty, vous voulez bien vous asseoir sur ce canapé s’il vous plait ? Vous rendez Monsieur Monk extrêmement nerveux.
Monk : Très bien, encore une fois. Le ravisseur vous a dit qu’il venait de la quitter. Elle n’était donc pas très loin de l’endroit où il a passé son coup de téléphone. Vous vous rappelez vous autre chose durant cet appel téléphonique ?
Marty : C’est-à-dire quoi ?
Monk : C’est-à-dire n’importe quoi ! je ne sais pas, des bruits de fond …
Marty : Mais je n’en sais rien.
Monk : Il n’en sait rien.
Marty : Ce n’était même pas mon idée, c’est ma mère qui m’a obligé à le faire. Elle m’a dit que c’était le seul moyen pour qu’un nul comme moi puisse … soit capable de résoudre une affaire criminelle.
Nathalie : Elle est pleine de délicatesse.
Marty : C’est ma mère. Qui vous a autorisé à critiquer ma mère ?
Monk : Marty ! concentrez vous. Pouvez vous réfléchir ne serait-ce qu’une seconde et me dire si vous avez entendu quelque chose ?
Marty : Oui … oui, j’ai entendu des vagues. Il devait être près de l’océan.
Monk : Hé bien, voilà !
Marty : Il y avait aussi une sonnerie, une sorte de ding !
Nathalie : Un ding ?
Marty : Il y avait un autre bruit avant, c’était comme … comme un bang ! ding ! bang ! ding !
Monk : D’accord, laissez moi une minute, une minute.
Marty : Bang ! ding ! bang ! ding !
Monk : Oui Marty, j’ai compris. Bang ! ding ! Laissez moi réfléchir.
Monk a trouvé ! ils se rendent à une fête foraine.
Marty : Bang ! ding ! elle est ici ! elle est ici ! Maman ! Maman !
Monk : Non, Marty, restez en groupe, pas séparés. Marty ! restez avec le groupe, Marty ! Je veux que vous essayiez de vous concentrer. Vous pouvez vous concentrer ? Votre interlocuteur vous a dit qu’elle mourrait à très exactement vingt heures vingt ?
Nathalie : Pourquoi vingt heures vingt ? pourquoi pas et quart ou la demie ?
Monk : Il a dit vingt heures vingt !
Marty : Réfléchissez !
Monk : Je ne fais que ça, Marty !
Marty : Ben réfléchissez plus fort.
Nathalie : Réfléchissez, vous aussi !
Marty : Oh hé, ce n’est pas moi le détective.
Nathalie : Vous l’étiez pourtant il y a deux heures.
Monk : Nathalie !
Nathalie : Quoi ?
Monk : Vingt heures vingt.
Nathalie : Quoi, vingt heures vingt ?
Monk : C’est la marée haute.
Vic Blanchard est déjà à la consigne. La marée commence à monter. Marty, Monk et Nathalie courent sur la plage vers un hangar qui va être bientôt submergé.
Marty : Maman ! Maman ! Maman !
Nathalie : Elle doit être la bas. Allez y Marty, dépechez vous.
Marty : Maman ! Maman ! Maman !
Monk : Je vais vous attendre ici ! Je vous protège.
Marty : Maman ! Maman !
Nathalie : Tenez bon, Madame Eels ! On est là !
Mme Eels : Marty ! Marty !
Nathalie : Dépechez vous, dépechez vous !
Marty : Ne t’inquiète pas, maman. On va te tirer de là.
Nathalie : Vite, détachez la ! Tenez bon. Vite, il faut partir.
Ils arrivent enfin à défaire les liens qui retenaient Madame EEls et retournent avec elle sur le rivage où Monk les attend au sec. Plus tard, la police est aussi arrivée à la consigne et surveille de loin Blanchard qui va ouvrir le casier 240.
Stottlemeyer : Blanchard ! Mains en l’air.
Disher : Police ! tout va bien !
Stottlemeyer : Blanchard ! Nous vous arrêtons pour le meurtre d’Harold Gumbal.
Disher : En route, venez !
Nathalie : Ils ont eu Blanchard. C’est fini.
Monk : Tant mieux. Madame Eels vous devrez probablement faire une déposition au sujet de cet appel téléphonique que vous avez écouté.
Mme Eels : Tu as tout raconté à cet homme ?
Marty : Non, non, non. Je n’ai rien dit, je te le jure maman. Il a tout découvert tout seul. C’est un vrai détective, lui.
Monk : En réalité, c’est lui qui vous a retrouvée. Nous n’avions aucune idée de l’endroit où vous étiez, c’est lui qui a rassemblé tous les indices. Il a fait un travail comme très peu de détectives auraient pu le faire.
Nathalie : Votre fils est un détective hors pair !
Monk : Il a une façon personnelle d’enquêter …
Nathalie : Que dire ? … Il n’a besoin de l’aide de personne.
Monk : Non. De l’aide de personne.
Mme Eels : Vraiment ?
Marty : Quand ton ravisseur a appelé, ils ont paniqué, tous les deux !
Monk : Oui, je suis un homme qui panique vite.
Nathalie : C’est vrai.
Marty : Alors c’est là que je leur ai dit, concentrez vous ! parce que ma mère a de gros problèmes et alors, tout le monde s’est concentré. Il fallait que je me concentre sur les bruits de fond. Je me suis souvenu du bruit des vagues, ensuite je me suis souvenu du ding et du bang.
Monk : Non, du bang et du ding !
Marty : Oui d’accord, du bang et du ding. Et de vingt heures vingt. Pourquoi vingt heures vingt ? pourquoi pas vingt heures ou vingt heures trente ? Et là, tout à coup, je me suis souvenu que la marée haute était à vingt heures vingt. Alors le puzzle s’est mis en place.
Mme Eels : Marty, Marty, tu es merveilleux.
Une conférence de presse est tenue par Marty au Commissariat.
Marty : Avant tout, je tiens à remercier les services de police et en particulier le Capitaine Stottlemeyer et Adrien Monk. Cette affaire n’a pas été très facile pour moi. La nuit dernière, j’ai pris une décision et c’est la décision la plus dure de ma carrière. Mais j’ai décidé de fermer mon agence et d’accepter un poste de professeur à l’Université de Fulton qui m’a offert cet emploi et c’est la bas que je vais enseigner les moyens et techniques modernes d’enquête criminelle.
Stottlemeyer : Vous aviez raison à propos de lui, n’est-ce pas ? C’est un tricheur.
Rédigé par mamynicky