3.13 – Monk dans les bouchons
Ray Galardi attend Steve Marriot avec qui il a rendez vous sur un chantier à l’arrêt.
Ray Galardi : Je m’inquiétais.
Steve Marriot : Vous pensiez que je n’allais pas venir ? Je n’ai pas peur de vous, Ray !
Galardi : Pourquoi auriez vous peur ?
Marriot : Qu’est-ce que vous avez à me dire ?
Galardi : Je voulais juste qu’on discute, d’homme à homme sans la présence du juge et des avocats.
Marriot : Si vous croyez qu’on va arrêter les poursuites, alors là, vous révez !
Galardi : Non, bonhomme … Steve … vous croyez que l’environnement ne m’intéresse pas, mais c’est faux. Mon cœur saigne pour les serpents à sonnette d’Albinos.
Marriot : Non, les serpents à sonnette d’Alameda.
Galardi : Peu importe. Ecoutez, j’ai quatre vingt cinq gars qui travaillent sur le chantier et ils ont tous une famille. Leur cas me préoccupe aussi.
Marriot : Quand vous avez téléphoné, j’ai cru que vous aviez l’intention de m’annoncer que vous alliez construire votre stupide centre commercial ailleurs.
Galardi : Que je reparte de zéro ? J’y laisserais ma chemise ! J’ai déjà perdu beaucoup d’argent à cause de vous et vos copains. Steve ! Attendez ! attendez, Steve, une seconde ! Calmez vous, mon vieux. Vous avez des dépenses, n’est-ce pas ? Combien voulez vous pour aller vous acharner sur une autre victime ?
Marriot : Et en plus, vous essayez de m’acheter ? Mais pour qui vous me prenez, pour vous ? Je vous l’ai déjà dit, je ne fais pas ça pour moi, mais pour protéger une espèce qui ne pourrait vivre nulle part ailleurs sur la planète !
Galardi : Mais quel intérêt, des serpents à sonnette ? vous pouvez me le dire ? je n’en ai même jamais vu un seul de ma vie et vous ?
Marriot : On se reverra devant les juges, Ray.
Galardi : D’accord, écoutez, Steve, Steve, une minute. Une minute ! Je crois que je n’avais pas compris la réelle importance de ce projet à vos yeux. J’ai saisi cette fois, je vous le jure ! C’est bon, venez. Je déteste me disputer avec quelqu’un de passionné. C’est vrai que vous êtes quelqu’un de passionné, Steve !
Marriot : Qu’est-ce que vous faites ?
Galardi : J’aurais besoin d’un tube de plomb bien solide qui ne doit surtout pas être trop gros ni trop petit.
Marriot : Et pourquoi faire ?
Galardi : Pour qu’on croit que vous vous êtes cogné la tête dans le volant lors de l’accident.
Il se retourne et le frappe de toutes ses forces à la tête. Steve s’écroule.
Galardi : Serpents à sonnette …
Nathalie, Julie et Monk reviennent en voiture d’un match de hockey de Julie.
Monk : Vous êtes attachées ? tout le monde a bouclé sa ceinture ?
Nathalie : Oui, c’est fait, elles sont attachées.
Julie : C’est la vingtième fois qu’il le demande.
Monk : C’était une journée très amusante. Qui aurait cru que passer quatre heures dans une voiture pour aller voir un match de hockey de deux heures, puisse être tellement amusant. Merci de m’avoir invité. Ton prochain match est quand ?
Nathalie : C’était le dernier match de la saison pour Julie.
Monk : Ah c’est dommage !
Julie : Maman, j’ai envie de faire pipi.
Nathalie : Pourquoi tu n’y es pas allée après le match, la bas il y avait des toilettes, non ?
Julie : J’ai voulu y aller mais Monsieur Monk m’a dit que ce n’était pas très hygiénique.
Monk : Tu me remercieras plus tard.
Julie : Maman, je vais faire pipi dans ma culotte si j’attends encore.
Monk : Nathalie …
Nathalie : Chérie, tu te retiens, il y a une aire de repos plus loin, ça va aller.
Julie : Quand il y en aura partout sur le siège arrière, peut être que vous me croirez.
Monk : Bon, c’est d’accord, Julie, attends, attends, ne fais pas ça dans la voiture. Je vais te donner dix dollars pour te retenir.
Nathalie : Qu’est-ce que vous faites ? vous la payez pour qu’elle ne fasse pas pipi ?
Monk : Mon meilleur investissement.
Julie : Il a le droit de le faire, ça s’appelle le marché libre. Je viens de l’apprendre à l’école. Dites Monsieur Monk, combien vous êtes prêt à payer pour que je me retienne de vomir ?
Monk : Hé ho !
Nathalie : Oh mon Dieu !
Un camion les double et se rabat à vive allure. Puis il continue à doubler les voitures sans prudence.
Nathalie : Vous avez vu ce dingue ?
Monk : J’appelle pour dénoncer ce type.
Nathalie : Non, non, non, non. Monsieur Monk, vous ne devez pas vous mêler de ça, vous risquez de le regretter.
Monk : Comment pourrais je le regretter ? Je vais leur dire, moi, comment il conduit. « Allo, je veux faire un rapport sur l’un de vos chauffeurs. On est sur la 101, en direction du nord. Son véhicule est immatriculé CPO8852. … Le problème ? le problème c’est qu’il conduit comme un malade. Il prend toute la route, il risque de tuer du monde. … Vraiment ? … Je vous remercie infiniment. Merci. » Il a dit que le chauffeur était multirécidiviste et qu’il allait prendre des mesures disciplinaires.
Pendant ce temps, Galardi a installé Steve Marriot au volant de sa voiture qu’il a chargée sur un camion benne.
Julie : Tenez. Je vous rends votre billet, je ne peux plus me retenir.
Monk : Oh non, non, non. Julie, tu devrais peut être penser à autre chose. On va faire un jeu. Le jeu des numéros. C’est amusant. C’est facile. Je te donne un numéro et ensuite, toi, tu dois donner un numéro qui soit complètement différent. Et on continue jusqu’à ce que ça te coupe ton envie. D’accord ? Bon, 72.
Nathalie : Vous savez à quoi j’aimais bien jouer ? J’essaie de pousser les camionneurs à utiliser leur klaxon. Attendez, vous allez voir.
Elle sort un bras par la portière en criant. Le camion de Galardi les double, à vive allure, sans klaxonner.
Nathalie : Mais quel crétin !
Monk : Je vais appeler pour le dénoncer !
Nathalie : Non, non, non.
Galardi continue à remonter la file de voitures. Lorsqu’il n’y a plus de voitures dans son rétroviseur, il bascule la benne tout en roulant, la voiture de Steve Marriot tombe et se retourne. Galardi rebaisse la benne et continue sa route. Un camion qui arrive freine brutalement et perd son chargement. Plusieurs voitures freinent également mais l’accident est inévitable, elles se percutent les unes après les autres. La route est barrée.
Nathalie : Qui s’inquiète de savoir si les lignes sont toujours parfaites ?
Monk : Ce n’était pas du tout rectangulaire, c’est injuste pour les enfants.
Nathalie : Monsieur Monk, vous êtes la seule personne résidant dans ce pays qui soit … Ha ! Oh non !
Monk : Attention !
Nathalie : Mon Dieu ! Tout le monde va bien ? Julie ?
Julie : Oui je crois que ça va.
Monk : Oh, oh mon Dieu !
Nathalie : Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : Oh non !
Nathalie : Monsieur Monk, qu’est-ce qui se passe ?
Monk : Mon stylo, dans ma poche, il s’est brisé. J’ai de l’encre partout. Vous voyez ? Regardez !
Nathalie : Je pense que vous devriez survivre. Qu’est-ce qui a pu se passer ?
Monk : Je n’en sais rien. La cartouche d’encre qui a du être écrasée par la ceinture.
Nathalie : Non, je parle de l’avant.
Monk : Je n’en sais rien.
Nathalie : Monsieur Monk, si vous alliez vous renseigner ?
Monk : Je ne peux pas y aller avec cette tache, vous vous rendez compte ?
Nathalie : Je suis passée prendre votre linge ce matin. Servez vous, je l’ai mis à l’arrière.
Monk : J’espère qu’il ne s’est pas froissé dans l’accident.
Plus loin, Galardi s’arrête sur le bas coté pour répondre au téléphone.
Galardi : Allo ?
Correspondant : Steven ?
Galardi : Non, c’est une erreur de numéro.
Correspondant : Ça m’étonnerait, il est mémorisé dans mon téléphone et je l’appelle tous les jours.
Galardi se rend compte alors qu’il a ramassé le téléphone de Marriot qui était tombé en croyant qu’il s’agissait du sien et qu’il a mis le sien dans la voiture de Marriot.
Galardi : Et merde !
Il fait demi tour. Monk remonte la file de voitures pour se renseigner.
Conductrice : Hé, passez le mot, petite fête ici dans dix minutes.
Monk : C’est entendu, mais vous devrez commencer sans moi. … Il y aura une petite fête dans la voiture décapotable bleu turquoise de 64, dans dix minutes. Pouvez vous faire passer le message ?
Garret Price : Vous savez ce qui s’est passé ?
Monk : Non, justement, j’allais me renseigner.
Price : Je vous accompagne, ils ont peut être besoin d’un coup de main ?
Monk : Vous êtes docteur ?
Price : Non, j’aurais du être docteur. Mon petit frère est docteur. C’est la vie, moi je suis avocat, du moins pour l’instant. A cette époque, dans un an, probablement, je vendrai des maisons si j’ai un peu de chance. Ce qui n’est pas le cas.
Monk : Ha bon ? A la bonne heure.
Price : Garret Price !
Monk : Monk ! Adrien Monk.
Price : Enchanté de vous connaitre, Adrien. Tenez, prenez les toutes, je n’en ai plus besoin. Vous pourrez toujours vous curer les dents.
Lorsqu’ils arrivent sur le lieu de l’accident, la police et des ambulances sont déjà là.
Price : Bon sang, quelle pagaille ! Oh mon Dieu !
Monk : Monsieur ! il roulait à quelle vitesse ?
Policier : Trop vite, environ 140 kilomètres heure.
Monk : Ha, elle ne m’a jamais doublé !
Price : Comment ça ?
Monk : Cette voiture, elle ne m’a jamais doublé. Si elle roulait à cette vitesse, j’aurais du la voir !
Price : Vous l’avez probablement ratée. On ne peut pas se souvenir de toutes les voitures. Vous y arrivez ?
Monk : Il y a plein de traces de freinage la bas, mais aucune près du véhicule. Il n’a absolument pas freiné.
Price : Oui, vous avez raison, vous pourriez être policier.
Monk : Je suis … enfin, je l’étais du moins.
Price : Alors on a quelque chose en commun, on a tous les deux été quelqu’un qu’on n’est plus.
Monk : La boite de vitesse est au point mort.
Price : C’est peut être la vitesse qui a sauté au moment de la collision.
Monk : Possible. L’air conditionné est coupé, il n’y a pas de ventilation.
Price : Et alors ? ça veut dire quoi ?
Monk : Aucune des deux vitres n’est ouverte. Il doit bien faire 32 degrés. Je n’aurais pas pu conduire dans ces conditions, et vous ?
Price : Vous avez raison. Je peux vous poser une question ? Pourquoi vous n’êtes plus dans la police ?
Monk : Il s’est passé quelque chose.
Price : Renvoi injustifié ? Parce que je peux vous aider pour ça. Avant, je n’étais pas mauvais, j’étais aussi bon …
Sergent Parnell : Excusez moi, vous ne pouvez pas rester là, circulez.
Price : Ne vous inquiétez pas, il est de la police.
Monk : Je ne suis pas policier théoriquement. Théoriquement parlant, je ne le suis plus pour être plus précis.
Parnell : Vous avez raison. Je vais être précis, alors circulez maintenant.
Monk : Attendez, Sergent. Quelque chose ne va pas.
Parnell : Vous avez absolument raison, Monsieur, c’est vous.
Price : Excusez moi, mon Général, mais vous devriez l’écouter parce qu’il est brillant et il se trouve qu’il a remarqué deux ou trois choses que personne n’a vu pour le moment.
Parnell : D’accord, Monsieur. Je ne vous le redirai pas une nouvelle fois. Je veux que vous partiez, vous retournez à vos véhicules et vous ne vous approchez plus de cet accident.
Price : C’est dingue, où ils l’ont trouvé ce bonhomme ?
Monk : Je dis que ce n’est pas un accident !
Galardi arrive dans l’autre sens. Il se gare. Monk de son coté est revenu près du véhicule accidenté. Galardi observe et reste en retrait.
Price : Adrien !
Monk : Garrett ! vous voyez ce sang ?
Price : Ca n’a rien d’étonnant, c’est normal après un carton pareil.
Monk : Regardez, vous voyez cette trace ? Elle est à l’extérieur ! Comment a-t-elle pu se retrouver à l’extérieur ?
Price : Le sang aura peut être giclé très fort, je n’en sais rien. Ecoutez, est-ce que je pourrais récupérer mes cartes pour les remettre à ces personnes ? Il y a des blessés, je suis tout de même avocat n’est-ce pas ? Vous avez trouvé un mort, c’est génial. Ça va faire redémarrer notre carrière.
Parnell : Vous n’êtes pas encore en train de fouiner ?
Monk : Non. Si, Sergent, il y a quelque chose qui ne va pas sur le lieu du crime. Je le répète …
Parnell : C’est le lieu d’un accident.
Monk : Il n’a pas du tout ralenti, il n’y a aucune trace de freinage.
Parnell : Il s’est peut être endormi, ou alors il a eu une crise cardiaque. Ça arrive assez souvent.
Monk : Sergent, ce gars là, c’était qui ? qu’est-ce qu’il faisait ?
Parnell : Il travaillait pour une association écologique de protection de l’environnement. C’était un activiste.
Monk : Bien sur. Savez vous sur quoi il travaillait ?
Parnell : Vous étiez policier, n’est ce pas ?
Monk : Exact.
Parnell : Dans ce cas, vous allez pouvoir comprendre. Je vais vous dire tout ce que je sais à propos de la victime. Il s’appelait Steve Marriot, il est mort tragiquement dans un accident de voiture il n’y a pas de doute la dessus. Nous avons un témoin, le chauffeur de ce camion a assisté à la scène. La victime a perdu le contrôle de son véhicule. Il roulait à environ 140 ou 150 kilomètres heure. Il n’y avait personne d’autre dans le véhicule, il n’y avait personne qui roulait à coté et personne ne s’est enfui en courant de ce même véhicule. Est-ce que c’est clair ?
Monk : Mais Sergent …
Parnell : Non ! que vous soyez détective ou n’importe quoi d’autre, je pense que j’ai été très patient avec vous, Monsieur. Alors veuillez laisser tomber cette histoire.
Julie : Monsieur Monk, maman veut que vous m’aidiez à trouver des toilettes.
Monk : Julie, écoute … on va bientôt repartir dans quelques minutes, on s’en ira. Alors, s’il te plait, essaie de te retenir.
La petite fête bat son plein autour de la décapotable. Nathalie s’est fait mal au poignet en freinant brusquement.
Nathalie : Excusez moi, est-ce que je peux vous prendre des glaçons ?
Jeune femme : Oui, Vous voulez une bière ?
Nathalie : Non, merci.
Parnell : Les gars, écoutez moi ! Personne n’approche ce véhicule en dehors des secours et de la police, c’est compris ? Bouclez le périmètre. On est sur les lieux d’un accident. Mettez une barrière de ce coté. Poussez tout le monde derrière la barrière.
Sergent 1 : Obéissez ! Retournez dans vos véhicules !
Sergent 2 : Tout le monde recule, écartez vous ! Circulez, circulez !
Price : Hé ! vous revoila, je suis en train de me faire une nouvelle clientèle. Quoi de neuf ?
Monk : Je te présente Garret Price. C’est un ancien avocat.
Price : Je suis toujours avocat, excusez moi ! parce que je renais, mon ami. Vous vous étiez un ancien flic et c’est vous qui m’avez donné matière à réflexion. Vous êtes un policier, c’est dans le sang, vous ne pouvez pas changer, c’est ce que vous êtes. C’est ce que je suis moi aussi. Hé ! ne le bougez pas avant que j’arrive et qu’il ait signé une décharge ! C’est incroyable n’est-ce pas ? j’ai déniché la poule aux œufs d’or, j’ai trois affaires pour coup du lapin et l’une est une femme enceinte. Oui, une femme enceinte qui a eu le coup du lapin. Vous réalisez ce qu’il m’arrive ? Les vacances d’été sont assurées. Et vous, vous en êtes où de votre affaire ?
Monk : Ça avance doucement, j’aurais besoin de votre portable pour joindre mon Capitaine. Peut être qu’il pourra m’aider.
Price : Ça ne passe pas ici, c’est à cause des montagnes. Je n’ai aucun réseau depuis que je suis là. Demandez à un routier, ils sont tous équipés d’une CiBi. Excusez moi, Monsieur, oh, Madame, ou alors Mademoiselle ! Mon ami est un célèbre détective et il a un important coup de fil à passer, est-ce que vous …
Krystal, la camionneuse : Putain de merde !
Price : N'aie pas peur, ma chérie. Ça ne va pas ?
Krystal : Non. Ça va pas du tout ! Je viens de me faire virer. Mon patron vient de me dire qu’une espèce de crétin l’avait appelé pour se plaindre de ma façon de conduire. Il a téléphoné un peu avant l’accident. Je vous parie qu’il est dans le coin et quand j’aurai trouvé qui c’est, je lui ferai payer cher !
Price : Dix billets qu’elle a un automatique.
Krystal : Mon patron m’a fait écouter l’enregistrement de l’appel, je pourrai reconnaitre sa voix. Vous êtes détective, hein ?
Price : S’il est détective ? c’est le plus grand !
Krystal : Vous avez besoin de pognon ? un peu de liquide sous la table ? Aidez moi à retrouver ce gars.
Monk : (en déguisant sa voix) Ce serait avec grand plaisir, mais je suis trop occupé pour l’instant.
Price : Vous vous êtes enroué ?
Krystal : Tant mieux si vous êtes occupé, comme ça vous ne serez pas complice de ce qui va se passer quand j’aurai retrouvé cette ordure.
Price : Excusez moi, on ne se connait pas tous les deux, mais si vous le trouvez, ne lui faites rien parce que ce serait mauvais pour vous et la violence n’a jamais rien résolu, mais si vous lui faites du mal, vous pouvez lui remettre cette carte ?
Jeune femme : Excusez moi, êtes vous Adrien Monk ?
Price : Ce n’est pas lui, c’est moi !
Monk : Oui ?
Jeune femme : Votre amie, Nathalie, elle veut vous voir tout de suite. Je crois qu’elle est blessée.
Monk : Allons y.
Price : Je vous accompagne, pour vous aider.
Secouriste : Excusez moi, j’ai appris en revenant de Harleysburg pour l’accident. J’ai pensé qu’on aurait besoin de moi, alors je suis venu.
Sergent : Merci, allez voir le responsable des urgences, il est de ce coté, demandez lui.
Il s’éloigne mais Galardi le rattrape.
Galardi : Excusez moi, une minute. C’est-ma femme, elle a été pas mal bousculée. Elle est morte de peur, elle est enceinte de quatre mois.
Secouriste : Où est-elle ?
Galardi : La bas. Merci. Elle est derrière le camion là.
Il l’entraine dans un coin isolé. Il l’étrangle et prend son uniforme et sa sacoche de secours.
Secouriste : Que fait elle ici ?
Galardi : Je ne sais pas ; ils l’ont installée pour prendre sa tension.
Secouriste : Pour prendre sa tension ?
Galardi : Oui.
Nathalie : Hé !
Julie : Maman, est-ce que ça va ?
Nathalie : Oui, ça va, c’est juste une foulure ou quelque chose comme ça.
Monk : Il fallait me dire que vous étiez blessée.
Price : Bonjour, Madame Teeger. Je m’appelle Garret Price, avocat spécialisé dans les dommages corporels.
Nathalie : Ha, quelle surprise !
Price : Le sarcasme est un excellent signe de traumatisme. Je dois vous dire que les clients d’Adrien Monk sont aussi mes clients à moi. Ce Monsieur est un merveilleux détective et c’est aussi l’un de mes héros préférés, Madame. Sachez le :!
Monk : On se connait à peine !
Price : La modestie est l’apanage des braves. Monsieur Monk, vous êtes mon héros et la discussion est close. Si on jetait un coup d’œil sur ce poignet ? ça n’a pas l’air trop grave. Je dirais sans hésiter qu’il s’agit d’une blessure sérieuse, je le vois d’ici. Je pense qu’on devrait prendre quelques photos, ça aide devant le tribunal. Si vous voulez mon avis, je pense qu’une personne va devoir vous verser une très grosse somme d’argent. Mouillez vous les lèvres …
Nathalie : Très drole !
Price : Je plaisantais : elle n’a pas compris que je voulais plaisanter. Et je ne parle pas de l’argent qui va couvrir tous vos frais médicaux. Ce sera une somme considérable. Le plus important, c’est que vous les assassiniez en faisant jouer l’angoisse pentale.
Nathalie : Voyez vous, Monsieur Price, avant de vous rencontrer je ne savais pas que l’angoisse mentale existait.
Price : C’est bien pour ça que je suis là, c’est le but de la manœuvre, très chère. Elle a l’air gentil, mais elle ne comprend rien. C’est une blessure cinq étoiles, vous ne comprenez pas ça ? Ca va complètement changer votre vie. Et la sienne aussi. En fait, je voudrais qu’un docteur puisse l’examiner pour faire un rapport.
Monk : Vous voulez dire pour la soigner ?
Price : Evidemment, il rédige un rapport et ensuite il la soigne, on n’est pas des sauvages. Attendez moi ici.
Nathalie : Que s’est il passé exactement ?
Monk : Un homme a été tué.
Nathalie : Mon Dieu !
Julie : Monsieur Monk dit que c’est un meurtre.
Nathalie : Tu m’étonnes ! vous savez, Monsieur Monk, il n’y aurait jamais de crime à San Francisco si vous ne sortiez jamais de chez vous.
Monk : Moi j’y suis pour rien, si c’est un meurtre.
Nathalie : Chérie, est-ce que tu as trouvé des toilettes ?
Julie : Non.
Monk : Elle est formidable, hein ?
Galardi s’approche de la voiture de Steve Marriot, il est interpelé par le sergent.
Price : Je cherche un secouriste.
Sergent Patnell : Hé, vous ! où vous allez ? Sans importance. Il y a une femme qui a le poignet cassé la bas, vous vous chargez d’elle.
Price : Merci, excusez moi de vous avoir appelé général. Suivez moi.
Monk : Vous savez, moi aussi, j’aurais pu trouver un docteur.
Nathalie : Monsieur Monk, vous ne m’avez même pas demandé comment j’allais. Vous n’y avez pas songé une seule seconde. Tout ce qui vous intéressait, c’était cette stupide tache d’encre sur votre chemise.
Monk : J’étais très occupé, il fallait que je discute avec ce policier, vous comprenez ?
Nathalie : Je sais que vous étiez en train de discuter parce que je sais que vous n’écoutez rien. Vous n’écoutez jamais personne, vous êtes perdu dans votre univers à vous. Monsieur Monk, c’est un travail très dangereux. Vous comprenez ? qu’est-ce qu’il se passera si un jour j’ai de vrais problèmes ? Vous serez présent pour moi ?
Monk : Oui, je serai là.
Nathalie : Non, j’ai du mal à vous croire. C’est toujours à sens unique, Monsieur Monk. Nous devons veiller l’un sur l’autre.
Monk : Je serai là.
Price : Comment va notre blessée ? j’ai trouvé un secouriste. Il ne voulait pas venir mais on ne dit pas non à Garret Price !
Galardi : Quel est votre problème, Madame ? qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Price : Elle s’est cassé le poignet, elle se l’est fracassé ce qui a causé des dommages psychologiques. C’est déchirant, une femme, une jeune mère de famille, fauchée dans la fleur de l’age. Enfin, excusez moi, arrangez vous pour avoir une copie de son rapport. Regardez ce visage, je suis pressé de vous présenter devant le juge. Vous choisirez une belle tenue. Vous savez, si j’avais vingt ans de moins et un aspect totalement différent …
Nathalie : Je vous remercie beaucoup. Il y a probablement d’autres personnes qui ont plus besoin d’aide que moi.
Galardi : Tout le monde est important, Madame. Bon, je vais vous examiner.
Il se baisse et essaie d’ouvrir le sac de secours qui résiste. Puis il a des difficultés à allumer la petite lampe pour examiner les yeux puis il palpe le poignet.
Galardi : Ce doit être la fatigue, je travaille trop.
Monk : Vous êtes dans la construction ? Vos chaussures …
Galardi : Oui, c’est mon autre boulot. Bien, allons y. Regardez la lumière, je ne vois aucun signe de commotion. Je vous ai entendu parler, vous êtes détective ou un truc comme ça ?
Monk : Oui, un truc comme ça.
Galardi : Pour vous, ce n’est pas un accident ?
Nathalie : Aïe, Monsieur Monk ne croit jamais aux accidents.
Galardi : Ça fait mal ?
Nathalie : Oui.
Monk : Qu’en pensez vous ?
Galardi : Je ne suis pas expert mais le chauffeur était seul dans sa voiture et roulait à 130 kilomètres heure, ça ressemble à un accident. Je pense que vous perdez votre temps.
Monk : Vous ne vérifiez pas son pouls ?
Galardi : Je l’ai déjà fait, en examinant son poignet. Elle va bien, ce n’est pas cassé.
Le téléphone de Marriot sonne, Monk note que l’appel vient de EGG.
Monk : Votre téléphone, vous avez un appel.
Galardi : Qui que ce soit, ça rappellera. Je dois y aller, on m’attend la bas. Continuez à mettre de la glace et pas de tennis pendant quinze jours. Vous Monsieur, je vous la confie. Vous restez avec elle. Prenez soin d’elle, d’accord ? Ravi de vous avoir rencontrés.
Nathalie : Merci.
Monk : Il y a quelque chose qui cloche chez ce gars.
Nathalie : Quoi, il est compatissant, c’est ça ? c’est le fait qu’il se préoccupe des autres ? Julie !
Julie : Tiens, j’ai trouvé des glaçons.
Nathalie : Merci, c’est gentil.
Julie : Devine qui je viens de voir ?
Nathalie : Qui ?
Julie : Les Korn !
Monk : C’est qui, les Korn ?
Julie : Ce sont des musiciens, un groupe très célèbre. La bas, c’est le car de leur tournée.
Nathalie : Oh, tu veux aller aux toilettes ? Je pense que dans le car, ils ont des toilettes. Monsieur Monk peut peut être t’y conduire ?
Monk : Je ne pense pas qu’ils voudront …
Nathalie : Monsieur Monk va t’y conduire tout de suite. Maintenant ! Maintenant !:
Monk : Je t’y conduis. Tout de suite.
Ils arrivent au car, la musique « métal » est à fond, les musiciens du groupe des « Korn » sont là et entourent Monk et Julie.
Monk : « Korn » il est écrit à l’envers. Julie surtout ne dis rien. Désolé de vous déranger ! Le son est super. C’est très musical. Je voudrais seulement comprendre un petit peu les paroles. Est-ce que vous avez des toilettes pour dames ? Voici Julie, il y a un caractère d’urgence.
Munky : Oui, c’est la bas, allez y. Notre chauffeur, Detox est dedans, il va sortir.
Monk : D’accord, génial. On va attendre que Detox soit sorti. Je joue de la clarinette. J’ai même joué avec Willie Nelson. Oui, j’ai joué avec Willie Nelson. Et maintenant, j’attends que Detox sorte des toilettes. J’adore vos chaussettes.
Fieldy : Je n’ai pas de chaussettes.
Il montre ses tatouages. Detox sort des toilettes.
Munky : Vous pouvez y aller.
Jonathan Davis : Vous savez ce qu’il s’est passé, la bas ?
Monk : C’est un gros accident. Le chauffeur a été tué.
Jonathan Davis : Ça craint un max !
Munky : On pourrait peut être demander son nom et lui dédier une chanson ?
Monk : Je connais son nom. Steven Marriot.
Jonathan Davis : Steven Marriot, l’activiste ?
Monk : Vous le connaissez ?
Jonathan Davis : Oui. On a donné un concert il y a quelques temps au profit de son association. Tu te rappelles ?
Munky : Oui, c’était « l’Environnemental Guerilla Group »
Monk : Environnemental ? environnemental … E-G-G
Munky : Oui, c’est ça, EGG, oui.
Monk : Julie ! on se dépêche ! il faut qu’on y aille !
Julie : Monsieur Monk, je n’ai pas encore commencé.
Monk : Dépêche toi, Julie ! on y va.
Julie : Maman avait raison, vous ne vous préoccupez jamais des autres.
Monk : Julie, va rejoindre ta maman, dis lui que j’avais raison pour le secouriste. Elle comprendra.
Monsieur Monk, elle ne comprend jamais ce que vous dites. Personne ne comprend.
Price : Hé, Monsieur Monk ! la récré est bientôt terminée. Ils viennent d’embarquer le corps, on va rentrer à la maison.
Monk : Garret, où avez-vous trouvé ce fameux secouriste ?
Price : Sur le lieu de l’accident, pourquoi ?
Monk : Il faudrait que je le retrouve, savez vous où il est maintenant ?
Price : Je n’en ai aucune idée. Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : Je crois qu’il est … d’après moi, ce gars là est impliqué dans cette histoire d’accidnet.
Krystal : Qu’est-ce que vous avez dit ? c’est vous ! c’est vous le fils de pan qui m’avez fait perdre mon boulot !
Monk : Vous aviez fait une queue de poisson !
Krystal : Vous êtes un homme mort !
Monk : Attendez une seconde. Ce n’est pas ma faute, enfin si, je veux dire c’est ma faute mais j’ignorais qu’ils allaient vous renvoyer.
Price : Arrêtez ! laissez la frapper, juste un coup sur le nez, on a des témoins. Dans le nez, il faut que ça pisse le sang. Ça nous aidera.
Monk : Garret !
Price : Tout va bien.
Krystal : J’avais besoin de garder cet emploi, est-ce que vous comprenez ?
Monk : Je suis désolé, vraiment, je suis vraiment désolé. Si je peux faire quelque chose …
Krystal : C’est possible, oui. Vous allez appeler mon patron et récupérer mon boulot. Maryjane, c’est Krystal. Danny est encore là ? J’ai ici une personne qui voudrait lui parler. Vous appuyez pour parler.
Monk : Qu’est-ce que je dois dire ?
Krystal : C’est à vous de vous débrouiller.
Daniel : C’est Daniel, j’écoute. Qui veut parler ?
Monk : Oui, allo ? comment allez vous ? 10-4 – je suis celui qui vous a contacté tout à l’heure pour se plaindre de Krystal.
Daniel : Oui, je reconnais votre voix.
Monk : Je veux retirer ma plainte contre elle, j’ai changé d’avis finalement.
Daniel : Pourquoi ?
Monk : Hé bien, en fait, je voulais la faire renvoyer parce que je fulminais contre elle, parce que …
Krystal : Je ne voulais pas devenir votre femme.
Monk : Elle ne voulait pas m’épouser.
Daniel : Qui ça ? Krystal ? vous n’êtes pas sérieux ?
Monk : Si. Je suis fou d’elle. Oui, c’est vrai, j’aime tout en elle. J’adore sa façon de conduire, qui est exemplaire. Sa façon de sourire et la façon qu’elle a de toujours contrôler sa colère.
Price : Attendez, attendez, ne partez pas, elle va certainement le frapper.
Daniel : Si vous retirez votre plainte alors, je n’ai plus de raison de la renvoyer ? Dites à Krystal qu’elle reprenne le boulot.
Monk : Est-ce qu’on a fini parce que moi, j’ai pas mal de choses à faire, alors …
Krystal : Reste éloigné du téléphone.
Monk : Excusez moi ! je peux voir vos papiers ?
Galardi : C’est à moi que vous parlez ?
Monk : Oui, c’est à vous que je parle. Est-ce que vous avez une carte d’identité ?
Galardi : Pas sur moi, non.
Monk : Je dis que vous n’êtes pas secouriste.
Galardi : Je dis que vous n’êtes pas flic.
Monk : Quel est votre nom ?
Sergent Parnell : Excusez moi !
Monk : Vous avez tué Marriot n’est-ce pas ?
Sergent Parnell : Qu’est-ce qu’il se passe encore ici ? Je croyais vous avoir dit de rejoindre votre véhicule.
Monk : Sergent, vous devriez stopper cette dépanneuse.
Sergent Parnell : Je dois quoi ?
Monk : Ecoutez moi, vous ne devez pas déplacer ce véhicule. Vous risquez de détruire des preuves ce qui serait une grave erreur. Vous voyez cet homme ? Je vous dis qu’il n’est pas secouriste.
Sergent Parnell : Je ne vous le dirai pas une nouvelle fois !
Monk : Ne laissez pas enlever cette voiture !
Monk va enlever le clés sur la dépanneuse. Le sergent Parnell l’arrête et lui passe les menottes.
Sergent Parnell : Arrêtez cet homme, maintenant ça suffit ! je vous aurais prévenu !
Monk : Lachez moi.
Sergent Parnell : Donnez moi ces clés ! Mettez les mains dans le dos !
Monk : Vous devez absolument m’écouter, je vous dis que ce n’était pas un accident, Monsieur !
Monk est dans une voiture de police, Nathalie s’approche de lui.
Nathalie : Comment ça va, patron ?
Monk : Oh Nathalie !
Nathalie : La prochaine fois qu’on ira quelque part, il serait plus sage qu’on essaie de partir plut tôt. Sur la route, il y a toujours des problèmes comme des enquêtes criminelles ou le fait que vous soyez arrêté.
Monk : Très drole, oui, oui je vous trouve très drole. Ecoutez … Au fait, comment va votre … c’est quoi, déjà, votre poignet n’est-ce pas ?
Nathalie : Laissez tomber, Monsieur Monk, vous ne serez jamais ouvert aux autres. Je vais devoir l’accepter. Alors, où est-ce qu’on en est ?
Monk : Vous voyez le camion benne qui est la bas ? c’est celui qui nous a doublés sur l’autoroute. Vous vous souvenez ?
Nathalie : Celui qui a refusé de klaxonner. Je ne pense pas que ce soit une personne heureuse.
Monk : Le gars qui a été tué …
Nathalie : Qui ? Marriot ?
Monk : Marriot, exact. Je pense qu’il était déjà mort. Je ne vois pas d’autre explication, parce que cette voiture ne nous a jamais doublés. Je pense qu’elle se trouvait à l’intérieur de la benne de ce camion et qu’ensuite elle a été déposée en douce, au milieu de l’autoroute.
Nathalie : Par qui ?
Monk : Par lui, le soi disant secouriste qui est venu vous soigner.
Nathalie : Quoi ?
Monk : La boue qu’il a sur ses chaussures correspond à la boue qu’il y a sur les roues de la voiture. Je sais que c’est lui.
Nathalie : Qu’est-ce qu’il fait ?
Monk : Il cherche quelque chose. Vous vous rappelez de l’appel téléphonique qu’il a reçu ? Sur le cadran, il était affiché G-G-E.
Nathalie : C’est quoi ?
Monk : Groupe Guerilla Environnemental, c’est l’organisation pour laquelle Marriot travaillait. Je pense qu’il a le téléphone de Marriot. Il a sans doute été mélangé je ne sais pas comment.
Nathalie : Il faut que je vous sorte de là. Vous savez, s’il a caché la voiture dans le camion, je pense qu’on trouvera des preuves à l’intérieur. Peut être de la boue ou alors des traces de pneus.
Monk : Vous avez raison.
Nathalie : Je vais jeter un coup d’œil.
Monk : Non, non ! Vous restez ici, vous ne pouvez pas faire ça, Nathalie, c’est trop risqué.
Nathalie : Monsieur Monk, quand il a laissé tomber la voiture sur l’autoroute, il aurait pu tuer pas mal de monde. Il aurait pu tuer Julie. Ne vous inquiétez pas, ça va aller.
Galardi n’a pas trouvé son téléphone pour l’échanger. Il l’appelle de l’appareil de Marriot. Le téléphone a été récupéré avec les autres affaires de Marriot et se trouve dans un carton posé dans une ambulance. L’ambulancier ferme la porte avant qu’il puisse le prendre. Galardi voit l’ambulance partir, il se précipite vers son camion dont Nathalie inspecte la benne.
Galardi : Un coup de main ?
Secouriste : C’est terminé, on va l’emmener à la morgue.
Monk : Nathalie ! S’il vous plait, officier ! excusez moi, Monsieur ! S’il vous plait ! Au secours !
Impuissant, Monk voit Galardi partir au volant du camion. Nathalie s’accroche tant bien que mal.
Monk : Nathalie ! Nathaie ! Monsieur ! S’il vous plait ! Sergent ! excusez moi ! Vous devez m’écouter, il y a une femme dans la benne de ce camion ! Sergent ! elle est en danger ! Vous devez me croire ! Officier !
L’ambulance qui cachait le corps du secouriste tué par Galardi s’en va et le sergent Parnell se précipite vers le cadavre. Plus tard, Monk à ses cotés, Parnell roule à vive allure pour rattraper le camion.
Sergent Parnell : On a mis un barrage en place à dix kilomètres au sud.
Monk : J’ai entendu. Vous avez mis votre ceinture ?
Oui, je l’ai attachée.
Monk : Alors gardez la et mettez le clignotant.
Vous comprenez qu’on fait une course poursuite ?
Monk : Cette voie s’arrête dans trois kilomètres ! trois kilomètres !
Galardi découvre dans son rétroviseur Nathalie qui essaie d’attirer son attention. Sans s’arrêter, il bascule la benne. Nathalie s’accroche, la voiture de Parnell arrive à la hauteur du camion.
Je suis là ! Au secours ! je suis là ! Arrêtez ce camion !
Monk : Oh, mon Dieu ! Oh, mon Dieu ! Roulez à sa hauteur !
Entendu ! Faites attention !
Monk : Essayez de vous rapprocher ! .
Monk prend le révolver du sergent. Courageusement, il détache sa ceinture et le corps de la voiture, il vise le vérin de la benne qui redescend. Parnell coupe la route à Galardi et le force à s’arrêter.
Sergent Parnell : Sortez les mains en l’air ! descendez de ce camion ! doucement ! doucement !
D’autres voitures de patrouille arrivent et emmènent Galardi. Nathalie donne à Parnell une preuve qu’elle avait trouvé dans la benne.
Nathalie : Monsieur, j’ai trouvé ça.
Sergent Parnell : Merci.
Monk : Merci à vous. … Comment va votre poignet ?
Nathalie : Beaucoup mieux. Merci de vous en inquiéter. Vous avez pu détacher votre ceinture ?
Monk : Ce n’est pas à sens unique.
Nathalie : Ce n’est pas à sens unique.
Monk et Nathalie ont été ramenés à leur voiture. Julie a pu utiliser tranquillement les toilettes des « Korn ».
Price : Monsieur Monk ! Adrien ! Adrien ! Comme dans un film. Je voulais vous remercier, il fallait que je le fasse, vous savez. C’est vraiment la plus belle journée de ma vie. En général je ne respecte pas grand monde mais je crois que vous détestez les embrassades, alors … c’est parti, mon ami.
Monk : Merci beaucoup, Garret.
Nathalie : Ah, te revoila ma chérie ! Tu te sens mieux ?
Julie : Beaucoup mieux.
Nathalie : Tu en as mis du temps !
Julie : Je me suis fait faire un tatouage.
Nathalie : Ce n’est pas vrai ! Ce n’est pas vrai !
Julie : Calme toi, maman, c’est un faux.
Monk : Très drole ! venez, on rigolera dans la voiture. Dépêchez vous, on s’en va !
Nathalie : Ca ne s’efface pas !
Price : Tarif spécial pour les autobus. Il faut jouer pour gagner. Appelez moi ! Je vous souhaite bon voyage. A bientôt les amis, vous avez tous ma carte !
Rédigé par mamynicky