3.12 – Monk se cache
Nathalie se gare devant le cours de danse de Julie. L’antenne de la voiture garée devant elle est tordue, ce qui perturbe Monk.
Nathalie : Nous y sommes, voilà la cours de danse de Julie. Elle sera là dans deux secondes. Elle donne bientot un récital.
Monk : Auriez vous une paire de pince ?
Nathalie : Pourquoi faire ?
Monk : Cette antenne est pliée.
Nathalie : Et alors ?
Monk : On pourrait la redresser. Ça ne prendra qu’une seconde.
Nathalie : Ça ne vous regarde pas ! ça ne va pas la tête ?
Monk : Je crois profondément que tous les hommes sont frères. Si un homme a son antenne pliée, ça me diminue.
Nathalie : De quoi voulez vous parler ?
Monk : Je n’en sais rien.
Nathalie : Il aime peut être les antennes tordues, vous n’en savez rien. Il l’a pliée lui-même si ça se trouve.
Monk : Non, non, il n’a pas plié son antenne. Personne n’aime les choses pliées. Les gens aiment les choses droites, bien droites et si vos …
Nathalie : Je vais vous dire ce qu’aiment les gens, Monsieur Monk, les gens aiment les gens qui s’occupent de leurs affaires. A chaque fois que je mets mon nez où je ne devrais pas, je m’en mords les doigts. C’est un mauvais karma. Bon, attendez moi, je reviens tout de suite. Restez ici. Restez ! C’est bien.
Nathalie entre dans le studio de danse. Monk en profite pour aller redresser l’antenne. Deux hommes discutent dans une impasse. En bougeant l’antenne, Monk la casse, pendant qu’un des deux hommes tire sur l’autre. Pendant quelques secondes, l’homme fixe Monk, figé. Il lui fait un signe menaçant puis s’enfuit en entendant les sirènes de police qui s’approchent. Plus tard, le Capitaine Stottlemeyer accompagne Monk et Nathalie pour les mettre en sécurité. La voiture s’arrête dans une station service.
Monk : Pourquoi ne pas être restés en ville?
Stottlemeyer : Parce qu’en ville, il y a un homme qui veut votre peau.
Monk : Oui, j’avais compris. Et cet homme connait un tas de gros balèzes à San Francisco, je sais.
Stottlemeyer : C’est pour ça que vous faites partie du programme de protection des témoins.
Grooms : Capitaine, ne sortez pas du véhicule, tant qu’on n’est pas à la maison.
Stottlemeyer : De quoi vous avez peur, d’un raton laveur tireur d’élite, armé jusqu’aux dents.
Grooms : Ce n’est pas de la rigolade, Capitaine. Tommy Win a déjà réussi à éliminer deux autres témoins.
Stottlemeyer : Je sais, c’est pour ça que je suis ici.
Grooms : Mademoiselle Teeger, restez dans le véhicule. S’il vous plait ?
Nathalie : Non.
Grooms : D’accord, dégourdissez vous les jambes mais surtout restez discrets.
Nathalie : Coté discrétion, vous faites fort en costume trois pièces au milieu des bois.
Monk : Où sommes nous ?
Grooms : En sécurité, voilà où vous êtes.
Monk : Combien de temps allons nous rester ici ?
Stottlemeyer : Jusqu’à lundi c’est le jour où vous témoignez.
Monk : Ça fait six jours.
Grooms : Vous faites un travail formidable. Tommy Win est enfin derrière les barreaux et grace à vous, il va y rester.
Stottlemeyer : Six jours, c’est du gateau.
Monk : Ooooh !
Nathalie : Quoi ? ça ne va pas ?
Monk : Je ne devrais pas vous le dire. J’ai peur des montagnes.
Nathalie : Et vous êtes à la montagne. C’est votre faute ! Vous auriez du rester dans la voiture. Nous sommes au milieu de nulle part, ma fille est chez mes parents, elle va manquer toute une semaine d’école, parce qu’un ponte de la drogue a mis votre tête à prix. Et que vous avez cassé cette antenne. Vous essayez de faire bien, je sais, mais vous avez un mauvais karma.
Monk : Mauvais karma. Oui. Mauvais, très mauvais karma.
Nathalie : Dites, vous avez soif ?
Monk : Oui.
Nathalie : Tenez, j’ai de l’eau. J’en ai apporté deux packs.
Monk : Je ne peux boire que de l’eau de source.
Nathalie : De source ? Je me suis trompée de marque ? C’est ça ?
Monk : Oui.
Nathalie : Je me suis trompée d’eau.
Grooms : D’accord, allez y, mais faites vite.
Nathalie : On fait vite.
Stottlemeyer : Monk, souvenez vous, tant que vous êtes ici, votre nom est Conway, Franck Conway. Voici votre carte d’identité.
Monk : Attendez, ça ne me ressemble pas.
Stottlemeyer : Pourtant c’est une photo de vous.
Monk : Tiens ?
Ils entrent dans la boutique de Monsieur Handy.
Nathalie : Bonjour. Est-ce que vous avez de l’eau de source en bouteille ?
Handy : Oui au frais en plus. Servez vous.
Nathalie : Merci.
Handy : Vous êtes de passage dans le coin ?
Monk : Euh … Je … je suis un chasseur. Je vais aller chasser.
Kathy : La chasse ne sera ouverte que dans trois mois.
Monk : Je sais. J’arrive toujours très tôt pour me repérer.
Kathy : Qu’est-ce que vous allez faire, errer dans les bois pendant douze semaines ?
Martin : Kathy ! ça ne nous regarde pas, est-ce que ce monsieur t’a posé des questions sur ta vie, sur tes affaires.
Kathy : Il peut me demander tout ce qu’il veut, je n’ai rien à cacher. Mets plus fort, Martin a horreur de la musique country. Je ne peux pas en écouter à la maison, n’est-ce pas chéri ?
Martin : Exact. C’est pour ça que quelqu’un a inventé les écouteurs.
Handy : Au fait, Martin, j’ai reçu les fameuses cuillères dont tu parlais.
Martin : Merci beaucoup ! Pour la perche, c’est la meilleure cuillère au monde.
Kathy : Toutes tes cuillères sont les meilleures au monde, on va finir par le savoir.
Martin : Parce qu’ils n’arrêtent pas de les perfectionner. J’en prebnds deux, une pour les poissons et une pour mon chapeau porte bonheur.
Handy : Ça nous fera vingt deux tout rond.
Nathalie : Et voilà vingt deux. Monsieur Conway, on y va.
Monk, occupé à ranger les étagères, ne réagit pas.
Nathalie : Monsieur Conway ! Monsieur Conway ! Monsieur Conway ! Franck ! Franck ! Monsieur Conway, maintenant on se met en route !
Monk : Désolé.
Nathalie : Je vous appelle depuis cinq minutes.
Monk : Alors, j’aurais du vous répondre, parce que c’est mon nom. Franck Conway.
Nathalie : Je vous remercie beaucoup.
Nathalie est chargée, elle attend que Monk ouvre la porte, mais il ne bouge pas. Elle ouvre avec le pied. Ils arrivent à destination.
Stottlemeyer : Nos services utilisent cette maison depuis trente ans.
Grooms : Vous vous souvenez du gars qui a témoigné contre Marty Vincenzo ? Il est venu ici.
Nathalie : Il n’a pas été tué ?
Stottlemeyer : Si.
Grooms : Ce n’était pas ici. On éteint les portables et on les laisse éteints. Bien que ce ne soit pas important, on ne reçoit pas de signal ici. Quant à cette ligne, elle est réservée au FBI. Alors vous n’appellerez pas et vous ne recevrez pas d’appel. A partir de maintenant, nos sommes complètement coupés du monde extérieur.
Monk : Est-ce que l’on peut visiter le reste ?
Grooms : Tout est là. Je sais, ce n’est pas un cinq étoiles mais on a tous vu pire.
Monk : Moi, je n’avais jamais vu ça. J’ai … vu …
Grooms : Je sais, ce n’est pas le paradis pour moi non plus, mais essayons de voir les choses d’une manière positive. Imaginons que nous sommes en vacances.
Stottlemeyer : C’est d’accord.
Monk : Je veux rentrer tout de suite. Je ne peux pas faire ça, je ne peux pas vivre de cette façon. Je veux rentrer chez moi.
Nathalie : Si vous rentrez chez vous, vous allez prendre une balle dans la tête.
Monk : Une balle dans la tête.
Grooms : Vous n’irez nulle part, Monsieur Monk. Souvenez vous que lundi, vous témoignez contre Tommy Win. Moralité, vous allez rester dans cette maison en attendant que ce soit fait. Je reste près de la porte, Mademoiselle Teeger prendra la chambre, Capitaine et vous, Monk, les lits superposés.
Nathalie : Allez, avancez !
Stottlemeyer : Le bas ou le haut ? Je vois. On fait ça à pile ou face ? Alors, pile ou face ?
Monk : Euh …
Plus tard, le Capitaine fume sur la terrasse en buvant une bière, Monk passe le balai. Plus loin, au bord du lac, Martin Willowby s’apprête à monter dans sa barque.
Stottlemeyer : Monk, asseyez vous.
Monk : J’irai m’assoir quand je rentrerai chez moi.
Stottlemeyer : Comme vous voulez.
Martin : Bonjour, Monsieur Conway !
Monk : Ca va ?
Stottlemeyer : Je pourrais me faire à cette vie là.
Monk : Oui, c’est bien … Vous savez ce qui serait encore mieux ? C’est que nous soyons autre part.
Stottlemeyer : Ben moi, je vais en profiter. Qu’est-ce qui se passe demain ?
Monk : C’est le jour de votre anniversaire.
Stottlemeyer : Joyeux anniversaire à moi. Qu’est-ce qui a bien pu m’arriver, Monk. J’aurais du être nommé sous-commissaire depuis belle lurette. Souvenez vous, j’étais le petit blond qui promettait ; le plus jeune inspecteur de l’histoire du département. Et aujourd’hui, c’est moi qu’on vient chercher pour aller vous chercher.
Monk : Capitaine, il n’y a aucun mal …
Stottlemeyer : On oublie, ce n’est pas grave. Vous êtes content de Nathalie ?
Monk : Nathalie est très bien. Levez un petit peu les pieds … Je l’aime beaucoup. J’ai confiance en elle. Je dépends d’elle. A mon avis, elle va me demander des sous, mais …
Stottlemeyer : Monk, vous pouvez la jeter n’importe où, ce n’est jamais que de la poussière.
Monk : Oui, je sais. C’est vraiment très gentil à vous d’être venu ici, dans ce coin perdu, le jour de votre anniversaire. Il ne fallait pas, Capitaine.
Stottlemeyer : Oh si, je n’ai aucune confiance en ces types là, surtout pas en Grooms. Vous auriez pu envoyer le Lieutenant Disher … ou …
Monk : Oui, j’y ai pensé mais il est amoureux je crois. Il a rendez vous. C’est lui qu’on devrait remettre en détention préventive.
Le Lieutenant Disher est dans un restaurant chinois, avec son rendez vous, Hayley.
Disher : Très bon choix, c’est très chinois ici.
Hayley : Je venais souvent avec mon grand père. On s’asseyait toujours à la table du fond.
Disher : Ton grand père devait être un sage et moi, je n’ai pas du tout envie d’être sage.
Hayley : En fait, mon grand père est mort l’année dernière. C’est curieux, il est près de moi chaque fois que je viens manger ici. J’arrive à le sentir, j’arrive à sentir son esprit.
Le serveur leur apporte l’addition, avec deux biscuits.
Serveur : Passez une bonne soirée.
Hayley : Voilà ce que je préfère. Je prends celui-ci.
Disher : D’accord.
Hayley : Qu’est-ce qu’il va dire ? « Vous avez enfin trouvé l’amour ».
Disher : C’est pas vrai ! c’est ce qui est écrit ? ce n’est pas possible !
Hayley : Oui. Lis-le !
Disher : Ce doit être un signe, ça ! Le mien !
Hayley : D’accord, vas y !
Disher : « Une main salvatrice vous sauvera d’une mort atroce »
Hayley : C’est plutôt bizarre.
Ils sortent du restaurant. Un camion manque de percuter Disher.
Hayley : Qu’est-ce que tu fais demain soir ?
Disher : Qu’est-ce que tu fais dans vingt minutes !
Hayley : Tu ne perds pas de temps, toi, dis donc !
Disher : Non, jamais. Alors, comment on appellera notre premier enfant ?
Hayley : Là, maintenant, tu me fais peur. Attention, Randy ! Ca va aller ?
Disher : Oui. Ouf ! « Une main salvatrice vous sauvera d’une mort atroce »
Le Capitaine a pris la couchette du haut, il ronfle. En bas, Monk n’arrive pas à dormir. Chez les Willowby, Martin est dans son bain. Kathy s’approche, la radio à la main. Elle tire le fil électrique derrière elle.
Kathy : Tu entends l’orage ? Il n’est pas loin. Je vais mettre la voiture derrière.
Martin : C’est déjà fait et j’ai aussi couvert le bateau. Bon sang, je me demande ce que tu ferais sans moi ?
Kathy : Tu veux savoir ce que je ferais en premier ? Par exemple, si je touchais ton assurance vie, tout de suite, j’achèterais une nouvelle bagnole avec toutes les options et tout l’intérieur en cuir.
Martin : On dirait que tu y as déjà murement pensé à tout ça.
Kathy : J’y pense chaque minute. Et ensuite, je me paierais une petite croisière à Hawaï.
Martin : Je crois que tu rêves ma pauvre. Éteins ça, s’il te plait, tu sais que j’ai horreur de cette musique !
Kathy : Eteins toi-même, mon chéri !
Elle lance la radio dans la baignoire. Martin, électrocuté, crie. Monk se lève en entendant les cris, il regarde par la fenêtre.
Monk : Vous avez entendu ces cris ?
Stottlemeyer : Hein ? Entendu quoi ?
Le lendemain soir, chez Disher. Hayley regarde les photos collés sur la porte du frigo.
Hayley : Tu es prêt pour ton biscuit ?
Disher : Je ne suis pas sur, après le dernier.
Hayley : J’ai pensé à mon grand père toute la journée. Tu sais ça peut paraitre dingue mais avant de mourir, il a dit qu’il veillerait toujours sur moi. Tu sais, si ça se trouve, il communique avec moi, à travers les biscuits chinois.
Disher : Bien sur. Ou alors, ce n’est qu’une coïncidence. Hayley, je suis flic. Je pense que je vais attendre d’avoir plus de preuves.
Hayley : A vos ordres, Lieutenant. Voyons ce que dit le numéro un. « Suivez toujours votre cœur ». Pas terrible.
Disher : A mon tour. « Vous allez recevoir une somme d’argent envoyée par votre oncle ». Désolé, ma chérie mais je crois que ton grand père est en vacances aujourd’hui. Je n’ai pas d’oncle. Deux tantes, mais pas d’oncle.
Hayley : C’était drole, le temps que ça a duré. C’est Adrien Monk, le détective ?
Disher : Oui, c’est lui.
Hayley : Tu le connais ?
Disher : Oui, on travaille tout le temps ensemble. Regarde, c’est moi, là. Et ici, là aussi.
Hayley : Il est aussi intelligent qu’on le dit ? Il parait que c’est un vrai Sherlock Holmes.
Disher : En fait, c’est surtout un travail d’équipe.
Hayley : J’aimerais le connaitre.
Disher : Je te le présenterai.
Hayley : C’est vrai ?
Disher : Oui, mais pas aujourd’hui parce qu’il n’est pas en ville.
Hayley : Il est sur une enquête peut être ?
Disher : Je ne peux absolument rien dire. C’est confidentiel.
On frappe à la porte.
Disher : Je reviens.
Coursier : Randall Disher ? Un recommandé. Signez ici.
Disher : Je vous remercie. Les impôts, qu’est-ce qu’ils veulent ?
Hayley : Ca n’annonce jamais rien de bon !
Disher : C’est un chèque ! un chèque de deux mille quatre cents dollars ! Ils me remboursent, ils disent qu’ils ont mal calculé mes impôts, et ce depuis les six dernières années.
Hayley : Il est gentil, l’Oncle Sam ! Il est gentil l’oncle Sam !
Monk, Stottlemeyer et Nathalie surveillent les allers et venues de Kathy Willowby.
Stottlemeyer : Elle porte deux paquets, on dirait de la glace.
Monk : Exact ! Cette femme a acheté de la glace toute la journée. Elle a du apporter seize paquets pour l’instant.
Nathalie : Elle a peut être invité des gens ?
Monk : Pas de nourriture, pas de bière, pas d’amuse-gueule, que de la glace !
Stottlemeyer : J’en connais que ça ne dérangerait pas hein, Monk ?
Monk : A part la glace, tout ce qu’elle a acheté aujourd’hui, c’est une nouvelle radio.
Nathalie : Oui, et alors ?
Monk : En plus, je peux vous assurer que j’ai entendu un homme crier la nuit dernière. Et je suis certain que cet homme était dans cette maison. Chut ! vous entendez ? Elle a dit que son mari avait une sainte horreur de la musique country.
Stottlemeyer : Il est peut être absent.
Monk : Où serait il allé ? il y a son bateau là et ils n’ont qu’une voiture.
Nathalie : Il est allé se promener ?
Monk : Non, non, j’ai surveillé la maison toute la journée. Capitaine, il n’est pas du tout sorti.
Le Capitaine appelle les Willowby au téléphone.
Stottlemeyer : Ça sonne.
Nathalie : Mais l’agent Grooms a dit qu’il ne fallait pas téléphoner.
Stottlemeyer : L’agent Grooms peut toujours …
Kathy : Allo ?
Stottlemeyer : Bonjour ! Madame Willowby ?
Kathy : Oui.
Stottlemeyer : Est-ce que Martin est là s’il vous plait. Mon nom est Darrell Hendershot, nous sommes amis, nous étions au lycée ensemble et une réunion d’anciens élèves se prépare.
Kathy : Je suis désolée mais il est sur le lac, il est en train de pêcher.
Stottlemeyer : D’accord, j’essaierai un peu plus tard.
Kathy : Faites donc ça.
Stottlemeyer : Entendu, merci. Elle a dit qu’il était sur le lac.
Monk : Elle l’a tué.
Nathalie : C’est une manie chez vous ! ça vous arrive de penser à autre chose ?
Dans la soirée, un orage éclate. L’agent Grooms est revenu.
Grooms : Elle écoutait de la country ?
Stottlemeyer : Oui.
Grooms : Et elle avait beaucoup de glace ?
Nathalie : Elle en a au moins vingt paquets.
Grooms : Oui, j’ai déjà vu ça chez certaines personnes. On les enferme loin de chez elles, elles sont stressées et elles commencent à imaginer des choses.
Monk : Je n’imagine rien du tout, j’ai entendu cet homme crier, ensuite, il y a eu des coupures de courant.
Nathalie : Depuis, on ne l’a jamais revu.
Grooms : Ça marche très fort, l’imagination.
Stottlemeyer : Ce qui est certain c’est que nous avons peut être à faire à un meurtre.
Monk : Ce n’est que l’orage, ce n’est que l’orage., il n’y a pas de danger.
Grooms : Je fais quoi d’après vous ?
Nathalie : Votre boulot, appelez donc le shérif.
Grooms : Si j’appelle les autorités locales, ils voudront parler à Monk et ça, il n’en est pas question.
Stottlemeyer : Quel genre de flic êtes vous ?
Grooms : Je suis un flic a qui on a confié une mission, Capitaine. Ma mission est de protéger cet homme. Et s’il avait tort, vous bousilleriez sa couverture.
Stottlemeyer : Il n’a jamais eu tort.
Grooms : Il a peut être entendu un cri, peut être que ça venait de la télévision ou de la radio.
Stottlemeyer : Pourquoi m’a-t-elle menti quand je lui ai téléphoné ?
Grooms : Vous l’avez appelée ?
Stottlemeyer Oui mais c’est une communication locale, on ne peut pas remonter à la source.
Grooms : D’accord, je vais vous dire ce que je vais faire. Demain matin, je vais en ville et je vais parler au shérif.
Monk : Non, mais c’est complètement stupide, demain il sera trop tard, elle doit cacher les preuves en ce moment.
Grooms : C’est le mieux que je puisse faire. Alors, soyez gentils, excusez moi je vais aller me coucher, mais d’abord je vais prendre un bain.
Stottlemeyer : Monk. Etes vous sur, je veux dire êtes vous vraiment sur et ne venez pas me dire 95 % comme d’habitude.
Monk : Cepitaine, croyez moi, je suis à 100 % qu’elle a probablement tué son mari.
Stottlemeyer : Ça veut dire quoi ça ?
Monk : 95 %.
Grooms débranche le téléphone et s’enferme dans la salle de bain. Le Capitaine prend une décision et bloque la porte avec ses menottes puis ils montent en voiture tous les trois. De son coté, Kathy a porté Martin dans sa barque avec sa canne à pêche, elle donne quelques coups de fer à souder sur le rebord, puis pousse l’embarcation loin du rivage.
Grooms : C’est occupé, on ne peut pas être tranquille deux minutes ?
Stottlemeyer : Si, si. Prenez votre temps.
Kathy : Ne prends pas froid, fais attention !
Stottlemeyer : A droite ou à gauche ?
Monk : Euh …
Stottlemeyer : Pas vous !
Nathalie : A gauche, le lac doit se trouver par là. Qu’est-ce qu’on fait une fois sur place ?
Stottlemeyer : On frappe à la porte. Si Monsieur Willowby est là, on va faire de plates excuses à tout le monde.
Monk : Il ne sera pas là. Je peux vous assurer qu’elle l’a tué.
Nathalie : Je peux dire quelque chose ? Je commence à avoir la trouille.
Monk : Pourquoi ?
Nathalie : Où que vous alliez, chaque fois que vous tournez la tête, il y a quelqu’un qui tue ou qui a tué quelqu’un d’autre.
Stottlemeyer : C’est vrai !
Monk : Non, ce n’est pas vrai.
Stottlemeyer : Souvenez vous de la fois où vous êtes parti en vacances et quand vous avez pris l’avion.
Monk : Ce genre de choses peut arriver.
Stottlemeyer : Et quand vous avez joué dans cette pièce de théâtre ?
Monk : Oui, ça peut arriver.
Nathalie : A vous, pas à moi, d’ailleurs à personne d’autre. Ça doit vous suivre partout où vous allez. Vous attirez les ennuis. Ce n’est pas seulement de la malchance.
Stottlemeyer : Mauvais karma.
Nathalie : Vous les provoquez.
Stottlemeyer : Mauvais karma.
Nathalie : Vous les provoquez, je ne sais pas comment. Vpus êtes le prince des ténèbres.
Stottlemeyer : Ah non, ce n’est pas le prince des ténèbres. Je l’ai vu passer l’aspirateur sur ses plafonds, le prince des ténèbres ne passe jamais l’aspirateur.
Nathalie : Je verrais bien le prince des ténèbres passer l’aspirateur au plafond pour nous rouler. C’est un petit rusé.
Monk : Arrêtez de m’appeler le prince des ténèbres. C’est comme ça que les rumeurs commencent.
Stottlemeyer : Il ne manquait plus que ça !
Nathalie : Qu’est-ce qu’il y a ?
Stottlemeyer : On s’est embourbés.
Monk : Peut être qu’on pourrait reculer ?
Stottlemeyer : Vous croyez que je fais quoi ?
Monk : On pourrait peut être essayer d’avancer.
Stottlemeyer : On n’arrivera pas à avancer, on est embourbés.
Monk : Alors, on pourrait reculer par là ? Marche arrière.
Stottlemeyer : Marche arrière ! on est embourbés, on ne bougera pas.
L’agent Grooms réussit à faire tomber les menottes et constate qu’ils sont partis.
Grooms : Oh non !
Nathalie : Je vais rester ici avec Monsieur Monk pendant que vous allez chercher de l’aide. Je croisz que la route principale est droit devant vous, à trois kilomètres.
Stottlemeyer : Non, je ne peux pas le laisser. Il fait toujours partie du programme de protection des témoins.
Nathalie : Bon, alors on y va tous les trois, ou alors on attend ici.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que c’est ?
Nathalie : C’est un gateau pour votre anniversaire. On voulait vous faire une surprise. Attention ! joyeux anniversaire Capitaine !
Stottlemeyer : Je vous remercie beaucoup Nathalie. C’est sans doute l’anniversaire le plus déprimant qu’on ne m‘ait jamais souhaité.
Monk : J’ai connu pire !
Nathalie : Vous avez fait un vœu ?
Stottlemeyer : Oui, j’en ai fait un.
Monk : Qu’est-ce que c’était ? Est-ce que j’étais impliqué ?
Stottlemeyer : Ce n’est rien de le dire. Du gateau ?
Le lendemain, Disher est retourné au restaurant chinois avec Hayley.
Disher : J’ai peur d’ouvrir le biscuit. C’est de la science fiction, ce n’est pas réel. D’abord, je me fais presque rouler dessus par un camion et ensuite, le chèque !
Hayley : Ca y est, tu commences à me croire ?
Disher : Je n’en sais rien. Un biscuit ! j’ai peur d’un biscuit chinois.
Hayley : Alors ? Qu’est-ce qu’il dit ?
Disher : « Un ami est en danger. Vous seul pouvez le sauver ».
Hayley : Tu vois qui ça peut être ?
Disher : Monk ?
Il sort son portable et appelle le chalet. Grooms est parti à la recherche des disparus, sans rebrancher le téléphone.
Répondeur : « Le numéro que vous avez composé n’est pas en service »
Disher : Je dois y aller. On se retrouve plus tard, d’accord ?
Hayley : Qu’est-ce qu’il y a ?
Disher : Je te le dirai, promis. Je t’aime.
Il l’embrasse et se hate vers la sortie. Il monte en voiture et démarre sans s’apercevoir qu’il est suivi. Sur le trottoir, Hayley et le cuisinier regardent leurs complices démarrer à sa poursuite.
Cuisinier : Ça a marché. Ce gars n’a rien vu venir.
Hayley : C’était bien joué. Il va nous conduire tout droit à Monk. Tu vois Tommy ce soir ? Dis lui de se détendre, Adrien Monk ne témoignera pas contre lui.
Nathalie : Qu’est-ce que vous en dites ?
Stottlemeyer : Je pense que le nord est par là.
Monk : On est perdus ? Dites moi la vérité. Je dois savoir si nous sommes perdus ?
Nathalie : Nous ne sommes pas perdus.
Monk : Je le savais ! on est perdus !
Stottlemeyer : Regardez, de l’eau !
Nathalie : De l’eau ! de l’eau !
Monk : Quoi ?
Stottlemeyer : Servez vous de vos mains
Monk : Mais qu’est-ce que vous faites ? Non, non, non ! Ne buvez pas cette eau ! Il ne faut pas boire ça, arrêtez !
Nathalie : Monsieur Monk, il faut que vous buviez. Vous êtes déshydraté.
Monk : Non, non, non. Je n’ai pas soif à ce point là. Je ne boirai pas ça. Vous n’avez aucune idée de ce qu’il y a la dedans.
Stottlemeyer : Monk, vous savez ce que c’est ? C’est de l’eau de source. C’est l’eau que vous buvez tous les jours de la semaine.
Monk : Quoi ? qu’est-ce que vous dites ?
Nathalie : Oui, il a raison. C’était sur la carte, je me souviens. Ce qui veut dire que la mise en bouteille, c’était derrière cette colline.
Monk : De l’eau de source ?
Stottlemeyer : La seule et unique.
Nathalie : C’est d’ici qu’elle vient. C’est celle que vous trouvez en ville. Seulement, elle est gratuite !
Monk : Hoooo ! ça en est ! c’est de l’eau de source. Et elle est gratuite !
Pendant que Grooms retrouve la voiture embourbée, Disher et ses poursuivants ne sont plus loin du chalet. Dans les bois, Stottlemeyer, Monk et Nathalie essaient de retrouver la route principale.
Monk : J’ai de la sève ! J’ai besoin d’une lingette. Lingette ! Ben alors ! Non, on ne nettoie pas de la sève avec de la sève !
Stottlemeyer : Chuut ! Ecoutez
Nathalie : C’est une voiture !
Monk : Une voiture ! C’est surement quelqu’un.
Stottlemeyer : Oui, Monk, c’est surement quelqu’un !
Ils arrivent chez les Willowby. Le shérif est là avec une équipe médicale. Le corps de Martin a été retrouvé et son bateau est tiré sur la berge. Monk et Stottlemeyer inspectent le bateau.
Shérif adjoint : On se retrouve au poste. Je vais encore prendre quelques photos. Je peux vous aider ?
Nathalie : Nous sommes tombés en panne et nous nous sommes perdus.
Monk : Oui, on s’est perdus dans les bois, on s’est perdus dans les bois.
Stottlemeyer : Qu’est-ce qui se passe ici ?
Shérif adjoint : Le gars qui vit ici a été frappé par la foudre. Il n’a pas eu de chance …
Stottlemeyer : Comme vous appelez vous ?
Shérif adjoint : Coby, adjoint Paul Coby.
Stottlemeyer : Adjoint Coby, je suis inspecteur à la criminelle de San Francisco. Nous sommes dans la maison de l’autre coté du lac.
Shérif adjoint : La cabane du FBI ?
Stottlemeyer : Oui.
Shérif adjoint : Hé, hé !
Nathalie : On surveille la femme qui vit ici.
Stottlemeyer : C’est bien Madame Willowby ?
Shérif adjoint : Oui c’est ça, Kathy Willowby.
Nathalie : Ils voudraient lui poser quelques questions. Ça prendre une minute.
Disher arrive au chalet. Il trouve les menottes à terre et la porte de la salle de bain cassée.
Disher : Capitaine ? ho, ho !
Monk : Excusez moi ! il a été tué dans son bateau ?
Shérif adjoint : C’est exact, je ne sais pas ce qu’il faisait sous l’orage. Il devait prendre la pèche très au sérieux. J’ai un oncle dans ce genre là. C’est là où la foudre a frappé.
Monk : Cette canne est en métal. Ppurquoi la foudre n’a pas frappé la canne en métal ?
Shérif adjoint : J’avoue que je n’en sais rien.
Monk : J’ai entendu un homme crier et je ne révais pas. Il y a deux nuits de cela.
Shérif adjoint : Ça n’a pas de sens. Le médecin a examiné le corps, d’après lui, il est mort à minuit la nuit dernière.
Stottlemeyer : Madame Willowby est ici ?
Avec les jumelles, Disher aperçoit Stottlemeer, Monk et Nathalie, ainsi que l’adjoint entrer chez les Willowby.
Kathy : Montrez un peu de respect s’il vous plait, mon mari est mort la nuit dernière.
Monk : Non, je ne crois pas. Je crois qu’il est mort la nuit d’avant, je l’ai entendu crier.
Kathy : Vous avez entendu Martin ?
Shérif adjoint : Ils viennent tous de la cabane du FBI.
Monk : S’il vous plait, arrêtez de l’appeler comme ça.
Kathy : Le docteur Culver vient de partir. Demandez lui, il vous dira que mon mari est mort sur le lac, la nuit dernière. Je lui avais demandé de ne pas sortir, ce vieux fou !
Monk : C’est son chapeau, celui qui porte chance. Pourquoi ne l’a-t-il pas pris ?
Kathy : Je n’en sais rien. Peut être bien qu’il ne voulait pas le mouiller.
Monk : Il avait l’air pressé de taquiner la perche avec ses nouvelles cuillères. J’étais là quand il les a achetées, je me demande pourquoi il les a laissées ici.
Kathy : Je n’ai pas à vous répondre. Pas vrai ?
Shérif adjoint : Je n’en sais rien, Kathy. J’avoue que ce Monsieur pose des questions intéressantes.
Stottlemeyer : Madame Willowby, est-ce que Martin avait une assurance vie, par hasard ?
Kathy : Possible.
Nathalie : Votre assurance vous a vendu une clause spéciale qui double les indemnités en cas d’accident ? Beaucoup le font.
Kathy : Je connais mes droits. Si vous pensez avoir quelque chose à prouver, alors prouvez le, sinon, je vous demanderais de sortir tout de suite.
Disher ouvre la porte et entre.
Monk : Lieutenant !
Disher : Ouf !
Stottlemeyer : Randy qu’est-ce que vous faites ici ?
Disher : Capitaine, je crois que Monk est en danger. J’ai essayé de vous appeler et … Ca va vous paraitre dingue mais j’ai eu des messages dans des biscuits et tout s’est réalisé.
Monk : Dans des biscuits ?
Disher : J’ai eu celui là aujourd’hui.
Stottlemeyer : Vous l’avez eu aujourd’hui ?
Disher : Oui au déjeuner. Je n’ai jamais cru en ces choses là, mais c’est le troisième et les prédictions se sont réalisées.
Monk : Ça a été fait à la main, regardez. Vous voyez le coté ? On l’a coupé avec des ciseaux.
Stottlemeyer : Randy, vous venez d’arriver n’est-ce pas ?
Disher : Oui.
Des coups de feu brisent les vitres des fenêtres.
Stottlemeyer : Couchez vous !
Disher : Eloignez vous des fenêtres ! Combien ?
Stottlemeyer : Au moins deux ! Un, derrière les canoes.
Disher : Où est l’autre ?
Stottlemeyer : Je ne sais pas.
Shérif adjoint : Qui c’est, ces gars là ?
Stottlemeyer : Des tueurs de San Francisco.
Nathalie : Ils veulent tuer Monk !
Kathy : Ca t’étonne ?
Couché au sol, Monk remarque le nouveau poste de radio et le fil électrique brulé qui va jusqu’à la baignoire. Disher relit le message du biscuit : « un vieil ami est en danger. Toi seul le sauvera. »
Disher et Monk, ensemble : Oh, bon sang, ça y est ! je l’ai ! Voila ce qu’il s’est passé.
Monk : Elle a électrocuté son mari mardi soir. L’éclairage a clignoté.
Disher : C’était un coup monté ! Evidemment ! Un coup monté depuis le début ! C’est très clair maintenant. Je suis un véritable idiot !
Monk : Elle a jeté la radio dans la baignoire pendant qu’il prenait son bain. Elle voulait que ça ait l’air d’un accident pour toucher le double !
Disher : J’y ai sans doute cru parce que je voulais y croire ! Quand je pense que tous ces petits messages étaient imprimés à l’avance pour moi !
Monk : Il fallait qu’elle préserve le corps en attendant l’orage.
Nathalie : C’est pour ça qu’elle a acheté toute cette glace.
Shérif adjoint : La tête me tourne. Vous écoutez lequel ?
Stottlemeyer : Aucun des deux.
Monk : C’était compliqué … congelé, qu’on ne sache pas … l’heure de la mort ! …
Disher : … pour de l’argent. … un faux chèque … facile … !
Disher : Le premier message prédisait que je serais sauvé d’une mort affreuse. C’est exactement ce qu’il s’est passé quand je suis sorti du restaurant.
Monk : La nuit dernière, pendant l’orage, elle a mis son mari dans le bateau, elle a largué les amarres et elle a attendu quelques heures avant de signaler l’accident.
Disher : Et voila, maintenant il va falloir que j’arrête ma petite amie pour tentative de meurtre. Elle voudra surement rompre avec moi.
L’agent Grooms attiré par les coups de feu, arrive derrière le premier tireur qui retourne son arme contre lui. Grooms le descend. Le second tireur revient sur Grooms, mais Stottlemeyer est sorti et tire à son tour.
Grooms : FBI, ne bouge pas.
Stottlemeyer : Grooms ! Des petites vacances, hein ?
Kathy : Vous pensez que c’est fini ?
Shérif adjoint : Pas pour vous. Je vais tout de suite demander une autopsie du corps. Ils sauront si c’est la foudre ou une électrocution
L’adjoint emmène Kathy.
Disher : Qu’est-ce qu’il s’est passé ici ?
Nathalie : Elle a électrocuté son mari.
Disher : Je vois que ça fait une bonne journée. Vous avez résolu un meurtre et j’ai réussi à conduire deux tueurs dans notre piège.
Nathalie : Oui, oui, c’était …
Monk : Oui, Randy. Super.
Nathalie : … brillant. Merci.
Stottlemeyer : Voila, c’est bon, c’est signé. Vous pouvez y aller.
Nathalie : Ça y est, j’y suis.
Stottlemeyer : Vous êtes où ?
Nathalie : Ce n’est pas un mauvais karma si des gens sont tués quand il est dans les parages. C’est un bon karma. Parce qu’il est toujours là pour arrêter les assassins. La vie est bien faite, non ?
Stottlemeyer : Elle est bien faite.
Nathalie : Vous venez ? C’est ma tournée de lingettes.
Rédigé par mamynicky