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#311 : Monk et le mort vivant

John Rica est retrouvé mort chez lui. Il est l’auteur d’une biographie controversée sur Sonny Chow surnommé « le Cobra »

Tous les indices semblent désigner Chow comme étant le meurtrier. Son suspect étant décédé depuis six ans, le Capitaine Stottelmeyer fait appel à Monk.

Une rumeur faisant état d’une mort fictive, Monk et Nathalie vont interroger le professeur de Chow, Maître Zee, qui affirme que Sonny Chow est bien mort.

Des cheveux trouvés sur le cadavre se révélant appartenir à Chow confirmerait la rumeur d’une fausse mort.

Devant cette énigme, Stottelmeyer demande l’exhumation du corps de Chow.

Popularité


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Titre VO
Mr. Monk vs. the Cobra

Titre VF
Monk et le mort vivant

Première diffusion
28.01.2005

Diffusions

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 28.01.2005 à 22:00

Plus de détails

Scénaristes – Joe Toplyn
Réalisateur – Anthony R. Palmieri

Tony Shaloub ... Adrien Monk
Traylor howard ... Nathalie Teeger
Jason Gray-Stanford ... Lieutenant Randal Disher
Ted Levine ... Capitaine Leland Stottlemeyer

Emmy Clarke … Julie Teeger
Stanley Kamel … Docteur Kroger
Mako
… Maître Zee
Melora Hardin … Trudy
Arthel Neville … Présentatrice TV
Harry Groener … John Ricca
Patrick Fischler … Eddie Frankel
Mark Sheppard … Chris Downey
Sung Kang … Disciple Huang

3.11 - Monk et le mort vivant

John Ricca regarde à la télévision son interview et la présentation de son livre sur les arts martiaux ainsi que sur le spécialiste en la matière : Sonny Chow surnommé « Le Cobra ». Cet ouvrage est très controversé car il affirme que Sonny Chow laissait les scènes de combat à des cascadeurs et que durant toute sa carrière la star était accro à la morphine, ce qui aurait déclenché sa mort et non une hémorragie comme déclaré par les réalisateurs. D’autre part bien que des rumeurs laissent entendre qu’il ne serait pas mort, John Ricca est certain du contraire car il a vu le certificat de décès.

Chez Monk, Nathalie n’arrive pas à se faire rembourser ses dépenses professionnelles par Monk qui oppose son manque de moyens.

Le Capitaine Stottlemeyer appelle Monk pour l’aider dans une enquête qui s’annonce difficile. John Ricca a été assassiné dans son appartement. L’individu qui s’est introduit dans l’immeuble a été filmé par une caméra de surveillance mais son visage est caché par un habit de ninja identique à celui que portait Sonny Chow. D’autre part, la victime a écrit le nom du cobra avec son sang sur le sol. Tout semble désigner le Cobra comme l’auteur du crime.

Monk est en train de lustrer les ampoules de son appartement lorsqu’il reçoit la visite de Stottlemeyer qui lui apprend que l’analyse de la poignée de cheveux recueillis sur les lieux du forfait confirme qu’ils appartiennent à Sonny Chow. Mort depuis six ans il devient le suspect numéro 1. Le Capitaine demande à Monk de l’aider à prouver que la star est bien morte.

Nathalie et Monk rendent donc visite à Maître Zee, le mentor du Cobra qui l’a accueilli lorsqu’il est tombé malade. Maître Zee leur affirme que son élève est bien mort dans ses bras. Reconnaissant en Monk un homme sage mais avec une âme tourmentée, il lui fait cadeau d’une bougie et d’une allumette en lui conseillant d’être une lumière.

Stottlemeyer et Disher ont obtenu l’autorisation d’inhumer le corps du Cobra. Il a fallu déplacer le lourd monument offert par des fans pour amener le cercueil au jour. L’un des employés du cimetière est reconnu du Capitaine. Il s’agit de Chris Downey, arrêté par Stottlemeyer pour agression et vol à main armée ; toutefois les bijoux volés n’ont jamais été retrouvés.

Au laboratoire, la comparaison des empreintes dentaires prouve définitivement que Sonny Chow est bien mort.

Nathalie apprend que le bureau que Monk paie dans le centre ville est celui de Trudy. Il refuse de s’en débarrasser et souhaite que toutes ses affaires restent à leur place. Nathalie n’est pas d’accord puisqu’il n’a pas les moyens de lui rembourser ses frais d’accompagnement et d’achat de lingettes. Elle le frappe avec le coussin mortuaire du Cobra et le menace de démissionner.

Elle l’accompagne tout de même au musée consacré à la star où Monk découvre que la brosse à cheveux de Sonny Chow a été subtilisée. Le propriétaire du musée veut leur tamponner la main pour pouvoir revenir. Seule Nathalie accepte. Le tampon sur la main de Nathalie lui rappelle celui de Chris Dawney au cimetière. C’est donc lui qui a pris la brosse à cheveux pour en laisser une poignée dans l’appartement de John Ricca.

D’autre part, il se souvient également que le coussin avec lequel Nathalie l’a frappé était très dur comme s’il y avait quelque chose dedans. Nathalie est pressée de rentrer chez elle où sa fille est seule. Puisque Monk ne veut pas la payer elle démissionne et s’en va le laissant seul au cimetière. Monk est assommé par Chris Dawney qui l’enferme dans un cercueil et l’enterre. Prise de remords Nathalie revient chercher Monk. Ne le trouvant pas elle alerte Stottlemeyer en l’informant qu’il suspectait le fossoyeur.

Pendant ce temps, Monk a repris connaissance et dans le noir du cercueil allume la bougie de Maître Zee. Il rève que Trudy est à ses côtés dans un grand jardin. Elle lui demande de se débarrasser de son bureau pour rembourser Nathalie. Puis il lui explique que Dawney avait volé des diamants, dans sa fuite il les avait cachés dans le coussin mortuaire de Sonny Chow, car travaillant au cimetière il pouvait revenir les chercher plus tard. Malheureusement, il avait trouvé le monument érigé par les fans. Il avait donc tué l’auteur de la biographie en faisant croire qu’il s’agissait du Cobra pour que la police exhume le corps lui permettant de récupérer les bijoux.

Stottlemeyer arrête Dawney mais avant de dire où il a enterré Monk il succombe d’une crise cardiaque. Après 20 minutes de recherches auxquelles Nathalie participe activement, Monk est enfin retrouvé et sauvé.

Selon le souhait de Trudy, Monk abandonne douloureusement son bureau dans le centre ville mais il conserve Nathalie.

 

3.11 – Monk et le mort vivant

John Ricca regarde sur son poste de télévision la retransmission de son interview.

Présentatrice TV : Ce que nous voyons là est bien sûr, l’extrait d’un film de Sonny Chow : La Légende du Cobra. C’et l’un de mes préférés. Notre invité aujourd’hui, est John Ricca, l’auteur d’un ouvrage à sensation sur les arts martiaux et bien sur, sa figure emblématique Sonny Chow, qui s’intitule Le Cobra de papier.
John Ricca : Vous devriez peut être montrer le livre à la caméra en disant cela.
Présentatrice TV : Oh, je vous prie de m’excuser. Vous savez, John, ce livre est très controversé.
Ricca : Je l’espère.
Présentatrice TV : Vous expliquez que bon nombre des cascades exécutées par Sonny Chow, y compris celle que nous voyons là, ont été faites par des doubures, c’est bien cela ?
Ricca : Non seulement je le dis, mais je le prouve aussi.
Présentatrice TV : Et vous écrivez que pendant presque toute sa carrière, Sonny Chow était accro à la morphine.
Ricca : C’est exact. C’est d’ailleurs ce qui l’a tué. Il n’est pas mort d’une hémorragie comme le disent les réalisateurs.
Présentatrice TV : Si l’on en croit toutes les rumeurs qui courent sur Sonny Chow, l’acteur ne serait pas mort. On dit même que la mafia de Hong Kong aurait mis sa tête à prix et qu’elle aurait déjà …
Ricca : Vous pouvez le croire, Karen, Sonny Chow est mort. J’ai eu l’occasion de parler avec le médecin qui a pratiqué l’autopsie et j’ai vu de mes yeux l’acte de décès.
Présentatrice TV : Vu les propos que vous tenez sur la super star dans ce livre, j’espère pour vous qu’il est mort et enterré.

John Ricca : Quelle idiote ! C’est la dernière fois que je passe dans son émission.

On sonne à la porte. Un homme habillé en ninja défonce la porte. Il le poursuit dans l’appartement et le tue.

Ricca : Qui est-ce ? Seigneur, qui êtes vous ? Que voulez vous ? Non, non, non ! Non, c’est impossible, Chow, est-ce que c’est vous ?

Nathalie patiente pendant que Monk établit son chèque. Il le détache mais il ne lui convient pas et veut le déchirer.

Monk : Oh non !
Nathalie : Attendez ! quoi encore ? qu’est-ce qui cloche avec celui là ?
Monk : La barre du K n’est pas droite.
Nathalie : Non, non, non. Ne le jetez pas, Monsieur Monk. Soyez raisonnable. Ça fait bientôt trois heures qu’on est ici et on n’a payé que deux factures.
Monk : Je ne crois pas que la banque encaissera ce chèque.
Nathalie : Oh si, elle l’encaissera. Vous pouvez me croire et si j’ai tort, je paierai votre facture d’eau moi-même.
Monk : Laissez moi tout de même réessayer. Ça ne prendra qu’une minute. Qu’est-ce que vous faites ?
Nathalie : Voilà.
Monk : Non, non, non.
Nathalie : Trop tard, je l’ai déjà collée. Vous la voulez ? Vous allez être obligé de déchirer l’enveloppe … Parfait. Ça ; c’est réglé. Passons au reste. Tenez, voilà .
Monk : Qu’est-ce que c’est que ça ?
Nathalie : Ce sont mes dépenses et comme vous pouvez le voir, elles s’élèvent à trois cent dix dollars.
Monk : Oh, je ne paie pas ces choses.
Nathalie : Monsieur Monk, ce sont des dépenses professionnelles. Tenez, regardez. Ça, c’est une d’essence lorsque je vous ai conduit toute la journée. Ça, c’est la facture de mon portable avec les appels que j’ai passés pour vous. Et celle là, c’est celle du supermarché d’à coté. Je prends deux cents paquets de lingettes par semaine.
Monk : Bon, alors, voilà. Je vous paie exactement comme je payais Sharona. Je n’ai jamais réglé ces dépenses.
Nathalie : Le hic c’est que … je ne suis pas Sharona. Je suis un individu à part entière. Un être unique. Et je vous défends de me comparer à quelqu’un d’autre.
Monk : Sharona disait exactement la même chose. Mot pour mot. Alors ça, c’est fort étonnant.
Nathalie : Monsieur Monk, est-ce que vous allez me rembourser, oui ou non ?
Monk : Je le ferais si j’en avais les moyens. Mais je regrette, ce n’est pas le cas.

Le téléphone sonne. Nathalie ne répond pas. Monk ne bouge pas, Nathalie finit par décrocher.

Nathalie : Oh, le Capitaine. Surement pour le boulot.
Monk : Qu’est-ce que vous attendez pour décrocher ?
Nathalie : Je ne ferai pas des heures supplémentaires pour des clopinettes. Vous êtes l’homme le plus radin que je connaisse. Allo ? oui Monsieur, il est à côté. Ça alors ! ça a l’air fascinant. Vraiment ? En tout cas j’espère que le lieu du crime n’est pas loin parce que je ne lui servirai pas de chauffeur !

Elle raccroche. Plus tard, sur le lieu du crime.

Stottlemeyer : Faites une liste des locataires de l’immeuble, voulez vous ? Lieutenant on vous a défini un périmètre.
Disher : Le « poing du Cobra », 1975. C’est fou j’ai le même poster dans ma chambre. Oh, regardez ça ! Une scène des « Dix doigts de la malédiction ». Il s’est cassé l’index en faisant cette cascade et il a quand même terminé la scène. Oh, je n’y crois pas.
Stottlemeyer : Quoi ?
Disher : Il avait piraté « Touchez pas au Cobra ». Est-ce que je peux l’avoir ?
Stottlemeyer : Non, Lieutenant, vous ne pouvez pas. C’est le lieu du crime, enfin !
Disher : Allez, on la regarde ! Oui, j’ai compris. Monsieur, je crois avoir une théorie. Ce gars là, John Ricca, il venait de publier un bouquin sur Sonny Chow, pas vrai ?
Stottlemeyer : Oui.
Disher : Il démonte l’acteur de toutes pièces. Il écrit que le Cobra est un imposteur.
Stottlemeyer : Le Cobra ?
Disher : Sonny Chow ! Et puis, pour moi, je pense qu’il vaudrait mieux fouiller du coté d’un de ses fans à qui le bouquin a déplu et attention, ce ne sont pas des gamins, c’est plutôt des gars balèzes. Je le sais parce qu’on se voit tous les mardis, ce sont des fanatiques.
Monk : Capitaine.
Stottlemeyer : Monk ! merci d’être venu. Mademoiselle Teeger. On a du vous mettre au courant de ce qu’il se passe ?
Monk : Plus ou moins. Comment le tueur a-t-il pu entrer ?
Stottlemeyer : Par une trappe sur le toit de l’immeuble. Aux environs de quatre heures ; mais ce qui est dingue c’est qu’il s’est enfui après le meurtre en empruntant carrément l’ascenseur.
Monk : Sans avoir peur d’être vu ?
Nathalie : Il l’a vraiment tué à coups de nunchaku ?
Stottlemeyer : Oui.
Disher : Regardez ça. Ces deux marques là, elles sont gravées à l’or. Sonny avait des nunchakus absolument identiques à celui-ci dans « Furie Ninja ».
Monk : L’assassin l’aurait oublié ?
Stottlemeyer : Soit cette arme appartient au tueur, soit à la victime. Ricca a écrit un tas de bouquins sur les arts martiaux.
Sergent : Capitaine, voici la vidéo que vous vouliez.
Stottlemeyer : Merci. Ascenseur B à quatre heures sept du matin. Voyons voir ça.
Nathalie : On ne voit même pas son visage.
Disher : Il ressemble au Cobra. Et Sonny portait le même costume dans « Le Kung Fu Assassin ».
Stottlemeyer : Sonny Chow est mort. Donnez moi de bonnes nouvelles.
Légiste : On a retrouvé des cheveux. Ricca a du les arracher de la tête du tueur. Ça veut dire qu’on a un espoir d’empreinte ADN.
Monk : Comment a-t-il pu lui arracher les cheveux, on a vu l’enregistrement, l’intrus portait une cagoule.
Stottlemeyer : Il les a sans doute perdus pendant qu’ils se battaient.
Légiste : Il y a plus étrange. La victime a laissé un mot.
Disher : OW ? Pourquoi quelqu’un a écrit OW ? d’habitude, on ne l’écrit pas, on le dit

Monk pousse la main du mort qui cachait le mot en entier.

Disher : Nom d’un chien ! Chow ! il est vivant ! Monsieur, si ce que dit la rumeur est vraie, il est resté caché à l’étranger en attendant le bon moment pour faire son come-back. Capitaine, je vous dis qu’il est vivant.
Stottlemeyer : Non. Il y a surement une autre explication à tout ça.
Monk : Lingette s’il vous plait.
Nathalie : Vous savez quoi ? Ce sont les miennes. J’ai payé le paquet.

Plus tard, le Capitaine se présente chez Monk.

Monk : Capitaine ?
Stottlemeyer : Vous avez une minute ?
Monk : Oui, oui, bien sûr !
Stottlemeyer : Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Oh rien, j’étais en train de polir les ampoules. Que se passe t’il ?
Stottlemeyer : Vous vous souvenez de cette convention à Atlanta à laquelle j’ai assisté il y a trois ans ? Il m’est arrivé quelque chose dont je ne vous avais pas parlé. J’ai atterri, j’ai hélé un taxi et là, j’ai tout de suite reconnu le chauffeur du taxi. C’était Harold Burnshaw. C’était un agent fédéral, un véritable pro. Il a été à la tête du bureau fédéral qui se trouve à Atlanta jusqu’en 1996, l’année des Jeux Olympiques.
Monk : L’explosion du Platza ?
Stottlemeyer : C’est exact. Les fédéraux n’ont pas accusé le bon bonhomme. Burnshaw s’est fait griller par les médias, il s’est fait virer, ça a été la fin de sa carrière. Aujourd’hui, il est taxi. Monk, si vous aviez vu sa tête ! Jamais je ne l’oublierai.
Monk : Mais quel rapport avec notre affaire ?
Stottlemeyer : Eh bien, il y a vingt ans, Sonny Chow a congelé un peu de son propre sang en cas d’éventuelle chirurgie et nous avons poussé l’examen un peu plus loin en comparant son ADN avec les résultats obtenus de l’analyse de la poignée de cheveux.
Monk : C’est le même ADN !
Stottlemeyer : Ce sont les cheveux de Sonny Chow. Nous n’avons pas de doute la dessus. Ce type est mort depuis six ans et aujourd’hui il est mon suspect numéro un. Mais si je rends cette affaire publique et que j’ai tort, j’ai peur de terminer à l’aéroport comme taxi pour des flics qui ont encore leur job. Pouvez vous m’aider, s’il vous plait, il faut que je sache, il faut que je sois sur de savoir si ce gars est en vie ou au cimetière.

Monk et Nathalie se rendent dans le temple de Maitre Zee. Deux disciples viennent les recevoir.

Nathalie : Je croyais que Sonny Chow vivait à Hollywood.
Monk : Non, non. Il vivait dans ce temple avant de devenir célèbre. Il s’y réfugiait quand il est tombé malade. Enfin, d’après son dossier et c’est là qu’il est mort.
Nathalie : Comment s’appelle notre type ?
Monk : Zee Tai Wen. On l’appelle Maitre Zee. Considéré comme le mentor de Sonny Chow. Si celui-ci est encore en vie, Maitre Zee devrait le savoir.
Nathalie : Au fait, Monsieur Monk, s’il vous plait, il faudra penser à me rembourser.
Monk : Je regrette … Bonjour. Nous avons téléphoné, je suis Adrien Monk et voici Nathalie Teeger. Nous collaborons avec la police sue une enquête de la plus haute importance.
Nathalie : Comment allez vous ?
Huang : Je vais bien.
Monk : Bonjour. Ravi de vous connaître.
Huang : Ne vous sentez pas insulté, Wee Ling ne parle plus depuis neuf ans. Il a fait vœu de silence pour purifier son ame.
Nathalie : Vous devriez essayer.
Monk : Nous aimerions parler à Maitre Zee.
Huang : Bien sur, entrez je vous prie. Le Maitre a toujours consacré du temps aux étrangers dans le besoin. Veuillez oter vos chaussures s’il vous plait.

Nathalie se déchausse.

Monk : Euh … Je vais vous dire … Je préfèrerai les garder si ça ne vous ennuie pas.
Huang : Il n’y a aucune exception, Monsieur Monk. Même le Maitre circule ici pieds nus.
Je comprends. Disons que … je suis un chouia timide et je ne me montre jamais pieds nus.
Nathalie : Oui, d’ailleurs je n’ai jamais ses pieds.
Monk : Je ne les ai jamais vus non plus. Si ça se trouve j’ai dix huit doigts de pied et je n’en sais rien. Il est gentil.
Huang : Bon, alors, vous refusez.
Monk : Ce n’est pas ça. J’aimerais vous demander quelque chose et je vous le demande comme un service personnel. Est-ce que vous pourriez remettre vos chaussures si cela ne vous pose pas trop  de problème.
Huang : Je suis navré, Monsieur Monk, mais je suis obligé de vous demander de sortir.
Nathalie : Où allez vous ? Otez vos chaussures, voyons ! il n’y a pas de quoi en faire un fromage ! Il suffit de les enlever !
Monk : D’accord ! d’accord. Est-ce que votre moquette a été aspirée aujourd’hui et shampooinée ?
Huang : Je l’ignore.
Monk : Votre Maitre est sans doute conscient de la fragilité des pieds. Je veux dire que les champignons et les bactéries rentrent dans la peau, se posent entre les orteils.

Excédé, Wee Ling brise son vœu de silence.

Wee Ling : Enlevez vos chaussures pour l’amour du ciel !
Huang : Wee Ling ! Tu viens de parler ! Tu as rompu ton vœu de silence …
Wee Ling : Oublie ça.
Monk : Neuf ans hein ?

Monk : Ne regardez pas, s’il vous plait.
Nathalie : Vous avez de très jolis pieds, ne soyez pas géné.
Huang : Les élèves viennent du monde entier pour étudier les mouvements et les pas de Maitre Zee.
Monk : Qu’ils exécutent pieds nus ?
Huang : Exactement. C’est ici que Sonny Chow a appris l’art du Bow Yu Chuan. C’est ici qu’il est devenu le célèbre Cobra.
Nathalie : Vous l’avez connu ?
Huang : Est-ce qu’un homme peut réellement connaitre un autre ?
Nathalie : Oui, mais est-ce que vous l’avez rencontré ?
Huang : Oui, une fois, vers la fin. Il souffrait beaucoup, il pouvait à peine parler, mais son esprit était très fort. C’était un grand homme.
Monk : Selon la rumeur, il serait toujours en vie.
Huang : Sonny Chow est toujours en vie dans nos cœurs.
Monk : Je comprends, bien sur, est-ce qu’il est dans ces lieux maintenant ? Est-ce qu’il est là ?
Huang : Vous êtes très étrange, Monsieur Monk.
Nathalie :  Ça, c’est rien de le dire. Le maitre a surement la bonté de vous rembourser vos dépenses professionnelles, je pense ?
Monk : Nathalie …
Nathalie : J’entends les frais de nettoyage, ces planches que tout le monde casse, qui paie pour toutes ces choses ?
Monk : Nathalie …
Huang : Je vous prie d’attendre ici. Je vais voir si maitre Zee est prêt à vous recevoir.
Monk : Je vous ai dit que je n’avais pas les moyens de payer vos frais.
Nathalie : Bon, d’accord, et c’est quoi ça ? Je m’occupe de vos factures, Monsieur Monk. C’est une quittance de loyer. Vous louez un bureau dans le centre ville six cents dollars par mois.
Monk : C’est exact.
Nathalie : Et quand y êtes vous allé pour la dernière fois ?
Monk : Je n’y vais jamais.
Nathalie : Alors vous le louez six cents dollars pour rien ? Cet argent me serait très utile.
Monk : Je ne veux pas en parler.
Nathalie : Vous ne voulez pas en parler. Entendu. Alors voilà ce qu’on va faire. On va demander au magicien ce qu’il en pense et on approuvera tous les deux le conseil qu’il va nous donner.
Monk : Tout d’abord, ce n’est pas un magicien, nous ne sommes pas dans un film, nous sommes tous les deux ici pour enquêter sur un homicide. C’est très sérieux.
Nathalie : Je lui demanderai quand même.
Monk : Vous ne ferez pas ça.
Nathalie : J’en suis capable.

Monk déplace au dernier moment une brique qu’un disciple allait casser.

Disciple : Aïe ! haaaa !
Huang : Qu’est-ce que vous lui avez fait ?
Monk : Je suis désolé. La brique n’était pas centrée. Ce n’était pas, comment dire … en harmonie.
Huang : Le maitre est prêt, il vous attend.

Les yeux bandés, Maitre Zee vient de mettre son adversaire hors de combat.

Maitre Zee : Une grande tristesse vient de pénétrer dans cette pièce.
Monk : C’est surement moi.
Maitre Zee : Et il y a une femme avec vous. Une femme d’une grande beauté.
Nathalie : Comment pouvez vous le savoir ?
Maitre Zee : J’entends le cœur de Monsieur Huang, il bat très très vite. Et quand je vous vois, Madame, je comprends pourquoi.
Monk : Maitre Zee, je m’appelle Adrien Monk et voici Nathalie Teeger. Nous aimerions vous poser quelques questions à propos de Sonny Chow.
Nathalie : Vous étiez son professeur ?
Maitre Zee : C’est vrai, en effet. Mais Sonny Chow aussi m’a beaucoup appris.
Monk : Un homme a été assassiné il y a deux jours et tout porte à croire que Sonny Chow est responsable de sa mort.
Maitre Zee : Le Cobra n’est plus de ce monde, Monsieur Monk.
Monk : En êtes vous vraiment certain ?
Maitre Zee : Sonny Chow est mort dans mes bras, il y a de cela six ans et je vous affirme que j’ai senti son esprit quitter son corps.
Monk : S’il était toujours en vie et que vous le cachiez, on pourrait qualifier cela de crime.
Maitre Zee : Non, honnêtement, ce serait pire qu’un crime. Ce serait un mensonge. Quand un homme ne dit que la vérité, Monsieur, il n’a rien à craindre. Qu’est-ce que vous en dites ?
Monk : Oui, vous avez raison.
Maitre Zee : Je suis navré de vous avoir déçu, Monsieur Monk. Mais je ressens quelque chose d’autre chez vous. Oh … quel grand malheur. Votre ame est tourmentée. Vous êtes réellement en quête, Monsieur Monk.
Monk : Oui, c’est vrai.
Maitre Zee : Vous vivez dans le noir, je vois cette ombre sur vous, elle est le reflet de votre frayeur. Tenez, c’est un cadeau pour vous. La lumière est votre ame, soyez la lumière, brillez à travers elle.
Monk : Merci. Merci.
Nathalie : Excusez moi, Monsieur le Maitre, mais moi aussi j’ai une ame très tourmentée. Il ne me paie pas ce qu’il m’a promis.
Monk : Non, ce n’est pas vrai.
Nathalie : Pourriez vous lui parler, je vous en prie, je n’ai pas les moyens de payer tous les frais.
Monk : Je la paie exactement ce que je payais mon autre assistante.
Nathalie : C’est exactement pour ça qu’elle est partie.
Monk : Non, pas tout à fait pour ça.
Nathalie : C’est une des raisons.
Monk : Non, je crois … vous ne comprenez rien à la situation …
Maitre Zee : Hé hé hé ! excusez moi ! Mademoiselle Teeger … cet homme est votre employeur. Il est votre maitre. Il est tout à fait normal que vous le serviez sans poser de question. Monsieur Monk, vous n’avez pas à la payer plus.
Monk : D’accord.
Maitre Zee : Elle doit apprendre que la vraie richesse se trouve dans le cœur et non à la banque.
Monk : Compris ? Pas à la banque.
Nathalie : Compris.
Monk : Vous êtes un sage de très grande expérience.
Maitre Zee : Tout comme vous, Monsieur Monk.
Monk : C’est surement un épouvantable fardeau de posséder une telle sagesse.
Maitre Zee : C’est à la fois un don et une malédiction.
Monk : J’en étais certain.
Nathalie : Inscrivez vous chez Maitre Zee. Vous serez bien, vous vous entendez bien.

Le téléphone sonne.

Nathalie : Allo ?
Monk : Qu’y a-t-il ?

Ils rejoignent Disher et Stottlemeyer au cimetière.

Disher : Il est en vie ! Sonny Chow est vivant ! Il a pris une doublure pour simuler sa propre mort.
Nathalie : Il a pris une doublure ?
Disher : Oui, voila toute l’histoire. Il y a six ans, un homme nommé Joseph Lee a disparu d’un foyer de sans abri, situé dans le Presidio la veille même où Sonny Chow est, je cite, décédé. Ils étaient de taille et de poids identiques.
Monk : C’est peut être une coïncidence.
Disher : Peut être, on va le découvrir dans un instant. Le Juge nous a donné l’ordre d’exhumer le corps. On creuse depuis une heure.
Nathalie : Lieutenant, vous savez que si Sonny Chow est vivant, il a tout de même tué un homme, si ce n’est pas plus. Alors, vous allez être obligé de l’arrêter.
Disher : Comme ça, je le connaitrai.
Nathalie : Il pourrait aussi vous assassiner.
Disher : Vous croyez ? Franchement, ce serait génial. Sonny Chow.
Monk : Capitaine. Comment vous sentez vous ?
Stottlemeyer : J’ai les nerfs en pelote. Comment ça a été avec Maitre Zee ?
Monk : Très bien, il a dit que Sonny Chow s’est éteint dans ses bras. Et je le crois.
Stottlemeyer : Excellent, au moins la presse n’a pas encore eu vent de tout ça, parce que quand elle l’apprendra, ça risque d’être Noel avant l’heure pour ces vautours.
Nathalie : Vous avez vu ça ?
Disher : Oh oui, c’est le fan club des Philippines qui a payé cette stèle pour Sonny.
Monk : Faites très attention c’est fragile.
Downey : Je vous demande pardon ?
Monk : Il faut faire doucement quand on descend.
Downey : Je fais ce boulot depuis l’age de dix huit ans alors je sais ce que je fais, merci bien ! C’est comme si j’allais dans votre commissariat pour vous apprendre à faire votre métier !
Stottlemeyer : Nous nous connaissons !
Downey : Peut être bien, oui.
Stottlemeyer : Vous êtes Chris Downey.
Downey : Oui.
Stottlemeyer : On vous a laissé sortir ?
Downey : J’ai fait mon temps, Capitaine et je fais mon job. Tout du moins, j’essaie.
Stottlemeyer : J’ai bouclé ce bon à rien pour agression et vol à main armée.
Downey : Il n’y a pas eu de vol, seulement agression.
Stottlemeyer : Nous n’avons pas retrouvé les bijoux que vous avez volés.
Downey : Soi disant volés, soi disant ! Nuance, alors lâchez moi. C’est bon, Messieurs.
Nathalie : Qu’est-ce que vous en dites ?
Monk : Je crois qu’il est dedans.
Disher : Moi, je parie que non.

Le cercueil a été transporté à la morgue. Monk examine des bocaux, Nathalie est mal à l’aise. Le légiste entre.

Disher : Je parie que ce n’est pas lui qui est la dedans.
Nathalie : Monsieur Monk, tout ça ne fait pas partie de mon travail. Je sors d’ici.
Monk : Comme vous voulez. Ho quel magnifique pancréas.
Stottlemeyer : Voila, nous y sommes.
Légiste : Bien, bonjour ! Désolé d’interrompre votre repos, Monsieur Chow.
Stottlemeyer : C’est vous l’expert. C’est lui ou pas ?
Disher : C’est difficile à dire, Sonny avait plus de peau et des cheveux.
Légiste : Nous allons bientôt être fixés. Il nous faut deux minutes pour comparer ses empreintes dentaires avec celles du dossier.
Stottlemeyer : Je viens avec vous.
Disher : Oui, moi aussi.
Monk : Regardez, ces foies sont plus qu’exceptionnels.
Nathalie : Demandez au légiste de vous en offrir un, pour l’exposer dans votre bureau du centre ville.
Monk : Ce n’est pas mon bureau.
Nathalie : Qu’est-ce que vous voulez dire ?
Monk : C’est celui de Trudy, ma femme. Oui, j’y garde toutes ses affaires, ses ouvrages, ses photographies et ses dossiers. Je n’ai rien pu jeter.
Nathalie : C’est celui de Trudy, votre femme.
Monk : Tiens, il y aurait de l’écho dans cette salle ?
Nathalie : Elle est morte il y a neuf ans.
Monk : Oui, c’est exact.
Nathalie : Ça fait neuf ans que vous louez un bureau dans le centre ville alors que moi, je peux à peine payer les échéances de mon loyer. Il faut vous en débarrasser, voyons ! Mettez ses affaires dans votre grenier, à la décharge ou louez un garde meubles.
Monk : Non, je regrette.
Nathalie : Vous ne pouvez pas ou vous ne voulez pas ?
Monk : Je regrette, je ne peux ni ne veux le faire. Alors, désolé mais il va falloir faire avec.
Nathalie : J’ai quitté mon travail pour ça !
Monk : Aïe ! Oh mais ça fait mal ça !
Nathalie : Ce n’est qu’un simple coussin.
Monk : Je le trouve dur. Vous l’avez pris dans le cercueil ? C’est un coussin mortuaire ! Vous m’avez frappé avec un coussin mortuaire ! Donnez moi une lingette !
Nathalie : Tenez, je suis vraiment désolée de vous avoir frappé avec un coussin mortuaire. Monsieur Monk, j’ai perdu mon mari. Je sais ce que vous traversez, je le sais. Mais j’ai une fille, il faut que je m’occupe d’elle. Si vous ne couvrez pas tous mes frais, je regrette, je ne peux plus travailler pour vous.
Monk : C’est le bureau de Trudy, voyons.
Stottlemeyer : Ça y est, c’est officiel. Sonny Chow est mort.
Monk : Alors, c’est lui.
Disher : Oui, résultat positif. C’est lui, les radios correspondent aux siennes.
Stottlemeyer : Mais ça ne nous avance pas à grand-chose. Nous revoila au point de départ. Lieutenant, veillez à ce que Monsieur Chow reparte au cimetière et demandez à mon vieux copain Chris Downey de le remettre dans son trou.
Disher : Oui, Monsieur.
Stottlemeyer : Sans faire de jeu de mot, j’ai eu chaud.
Monk : Oui.
Stottlemeyer : Mais à quoi avons-nous à faire ?
Monk : Tout ce que je peux dire, c’est qu’une personne a volé une poignée de cheveux à Sonny Chow pour la laisser sur le lieu du crime. C’est tout.
Stottlemeyer : Pourquoi quelqu’un veut il faire soupçonner un homme mort depuis six ans ?
Monk : Je ne sais pas.
Nathalie : Je suis vraiment désolée, Lieutenant.
Disher : Oui mais en tout cas, j’aurai au moins eu ma photo avec Sonny Chow.
Nathalie : Vous avez pris une photo ?
Disher : Oui. Peut être que je ferai un don.
Nathalie : Quoi ?
Disher : Sonny Chow a un musée qui lui est consacré, peut être que je vais négocier un passe à vie avec ça.
Monk : Il y a un musée ?

Monk et Nathalie entrent au musée de Sonny Chow.

Nathalie : Il y a quelqu’un ?
Monk : Ce n’est pas l’heure de pointe.
Nathalie : Il y a marqué cinq dollars.
Monk : Ils suggèrent cinq dollars. J’ai considéré leur suggestion, j’apprécie leur suggestion, j’ai décidé de donner moins.
Nathalie : Et moi, j’en ai une pour vous.
Frankel : Oh, bonjour ! je ne vous avais pas entendu entrer. Bienvenue dans l’antre du Cobra. Je suis Eddie Frankel, le propriétaire. N’hésitez pas à me poser des questions sur Sonny le Cobra. Je suis un fan depuis que j’ai vu Le poing du Cobra, en 1980. Vous aussi, vous êtes des fans de Sonny, bien sur, vous ne seriez pas là.
Monk : Hé bien, pas exactement …
Frankel : C’est la plus grande collection d’affaires ayant appartenu à Sonny. Voila quelque chose d’intéressant. Tout le monde pense que Jackie Chan a inventé le style d’art martial appelé le wing-chun do mais Sonny donnait dans le triple saut périlleux en 1968. Regardez le début de La nuit du Cobra si vous ne me croyez pas.
Monk : Nous vous croyons ! Je suis Adrien Monk et voici Nathalie Teeger.
Frankel : Tenez, voici une brochure. Vous saurez tout sur les événements à venir et il y a le plan du musée. On avait un lecteur de cassettes mais mon abruti de cousin a pris les écouteurs et ne les a pas ramenés. J’allais oublier ! Si vous voulez revenir, il faut que vous soyez tamponné.
Monk : Non, ce ne sera pas nécessaire. Merci, ça ira.
Nathalie : Moi, si, vous pouvez me tamponner.
Frankel : C’est par là que commence la visite, dans le sens inverse des aiguilles d’une montre. Tout se regarde dans l’ordre chronologique, depuis la naissance du Cobra jusqu’à ce qu’il fasse semblant d’être mort il y a six ans. Tenez, voici son véritable extrait de naissance. Vous pouvez me dire son vrai nom ? allez, j’attends. Moi je le connais. Chow Chiang Wu ! Il est né ici à San Francisco mais il a grandi à Hong Kong.
Monk : Monsieur, nous ne sommes pas ici pour visiter le musée. Nous enquêtons avecla police sur un homicide.
Frankel : Un homicide ? Un meurtre ?
Nathalie :  Eddie, où étiez vous mardi à minuit ?
Frankel : Je regardais Bain de sang à Tokyo I, non III. Ou peut être les deux.
Nathalie : Vous étiez seul ?
Frankel : Non. J’étais avec ma petite amie.
Nathalie : Qui s’appelle ?
Frankel : Nathalie.
Monk : Eddie, est-ce qu’il manque quelque chose dans le musée ?
Frankel : Comme quoi ?
Monk : Comme disons des vêtements ayant appartenu à Sonny Chow. Un chapeau ou un bonnet ou un gilet, quelque chose où on puisse trouver des cheveux, voilà ce qui nous intéresse.
Frankel : Non. Cela dit, mardi soir dernier une bande d’abrutis m’a fracturé ma porte de derrière mais ils n’ont rien pris. La visite se fait dans le sens inverse des aiguilles d’une montre.
Monk : Est-ce que c’est sa brosse à cheveux ?
Frankel : Oui, c’est sa brosse. Sonny s’en est servi sur le tournage de Mort et ténèbres, en 1985. Ça m’a couté bonbon, c’est une pièce unique.
Monk : Alors il y a encore ses cheveux sur cette brosse ? Je peux la voir ?
Frankel : Bien sur.
Monk : Fabriquée en Croatie.
Nathalie : Et alors ?
Monk : La Croatie est un nouveau pays qui n’existait pas avant 1992.
Frankel : Ce n’est pas vrai ! Je me suis fait avoir ! J’ai acheté une brosse complètement bidon.
Monk : Je ne crois pas, non. Quelqu’un a pu ouvrir cette vitrine. Quelqu’un est entré ici, a pris la vraie brosse et a mis celle-ci à sa place.
Nathalie : Faites voir ?
Frankel : Tenez.
Monk : Mais oui !
Nathalie : Quoi ?
Monk : J’ai compris. Enfin, je crois. Il faut qu’on retourne au cimetière Fair Lawn !
Frankel : Attendez, vous avez dit Fair Lawn ? Me cercueil vide du Cobra est dans ce cimetière. Sachez que le cartel de Hong Kong a vingt pour cent des droits …
Nathalie : Eddie ! Sonny Chow est mort. On l’a exhumé il y a trois heures. Il est mort.
Frankel : Non, ça je ne peux pas le croire.
Nathalie : Je suis désolée, Eddie.

Monk teste les coussins dans la salle de présentation au cimetière.

Monk : Tatez celui-ci.
Nathalie : Je n’ai pas envie de tâter un oreiller. Ma journée est finie, il est dix sept heures.
Monk : Il est doux, ils sont tous doux.
Nathalie : Je n’en doute pas une seconde, mais je vous l’ai dit, j’ai besoin d’une réponse aujourd’hui.
Monk : Nathalie, vous vous souvenez du coussin avec lequel vous m’avez frappé ? Il y avait quelque chose de dur à l’intérieur. C’est pour ça que j’ai eu mal. Voila ce qu’il s’est passé. Le fossoyeur, Chris Downey, celui dont le Capitaine Stottlemeyer …
Nathalie : Je me fiche royalement de cette enquête, Monsieur Monk ! Ma fille est chez moi toute seule et elle m’attend. Alors, que décidez vous ? Vous me payez mes frais de dépassement oui ou non ?
Monk : Je suis désolé.
Nathalie : D’accord, moi aussi, je suis désolée, Monsieur Monk. Vraiment, ce fut un plaisir. Au revoir. Encore merci.
Monk : Nathalie ! J’ai trouvé, je sais qui est l’assassin. Vous n’êtes pas intéressée ?
Downey : Moi, ça m’intéresse !

Downey surgit dans le magasin et assomme Monk qui s’écroule. Plus tard, Downey enterre le cercueil de Sonny Chow. Monk reprend connaissance à l’intérieur du cercueil. Il allume la bougie donnée par Maitre Zee. Il entend la terre tomber sur lui. Nathalie revient et trouve le coussin que tenait Monk par terre.

Nathalie : Monsieur Monk, vous êtes là ? Je suis navrée d’être partie comme ça, c’était n’importe quoi ! Monsieur Monk ? Monsieur Monk ?

Pendant ce temps, après un moment de panique, Monk a des hallucinations.

Monk : Trudy ?
Trudy : Bonjour Adrien.
Monk : Où sommes nous ?
Trudy : A coté du jardin botanique. Tu te souviens de ce dimanche où nous avons marché, marché et encore marché .
Monk : Oui, je m’en souviens. Oui, ça a été le plus beau jour de ma vie.
Trudy : Chéri, éteins cette bougie, s’il te plait. Elle consomme tout l’oxygène.
Monk : Non, je m’en fiche.

Nathalie : (au téléphone) Je n’en sais rien ! je ne sais pas ce qui s’est passé. Il a commencé à me parler du fossoyeur, Downey. Je suis partie une demie heure et quand je suis revenue il n’était plus là. Qu’est-ce que je fais ?

Trudy : Qu’est-ce que tu en penses ?
Monk : Je … je … ne crois pas, non. Je ne peux pas.
Trudy : Adrien, je n’ai plus vingt cinq ans, les années passent, il faut qu’on se décide. Il faut qu’on en parle.
Monk : Quel genre de père je ferais ? Tu connais ma famille, tu sais ce que c’était.
Trudy : Nos enfants seront beaucoup plus heureux que tu l’as été, je te le promets.
Monk : J’aurais du dire oui. J’aurais du dire oui.

Downey va quitter le cimetière au volant de sa camionnette, mais plusieurs voitures de police lui barrent la sortie.

Stottlemeyer : Arrête le moteur et jette les clés par la fenêtre !
Disher : Montre moi tes mains, Downey ! Montre moi tes mains, sors de la voiture !
Stottlemeyer : Reculez, reculez Nathalie. Où est Monk ? Je veux le savoir.
Downey : Détendez vous Capitaine, il est encore en vie, pour l’instant.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que tu en as fait ? dis le moi si tu veux rester en vie.
Downey : Si vous voulez le trouver, faudra me donner quelque chose. Une voiture pour me rendre à l’aéroport. Mes valises sont prêtes. Je veux un avion qui puisse faire trois mille kilomètres sans avoir à faire le plein. Quand je serai la haut, je vous dirai A, où je pense aller et B, où creuser oui, creuser, où il est quoi ! …

Il perd connaissance et tombe à terre.

Nathalie : Il fait une crise cardiaque !
Stottlemeyer : Downey !
Disher : Il ne respire plus :
Nathalie : Ne mourez pas, je vous en prie, ne mourez pas !
Stottlemeyer : Où est Monk ? Downey ! Où est Monk ? Où est Monk ?

Trudy : Nous savons tous les deux ce qui t’arrive, chéri. Tu as ce que le docteur Kroger qualifierait de névrose psychotique, comme un mécanisme de défense. Pour combien de temps tu en as dans le cercueil ?
Monk : Il y a un mètre cube et demi d’air, je dirais que j’en ai pour trente cinq minutes, à peu près, ou quarante. Mais parlons d’autre chose.
Trudy : Comment tu as su que c’était le fossoyeur ?
Monk : J’ai remarqué le coup de tampon sur sa main. Cela dit, à ce moment précis je n’en ai rien déduit de particulier. C’est seulement plus tard quand j’ai vu que Nathalie portait la même marque sur sa main.
Trudy : Alors tu as su que Chris Downey était allé au musée.
Monk : C’est exact.  Et qu’il avait donc volé la brosse à cheveux de Sonny Chow. Pour laisser des traces d’ADN et que la police soupçonne le Cobra.
Trudy : Mais pourquoi Sonny Chow ?
Monk : Pour que l’on exhume le corps. Tout a commencé il y a six ans. Je me souviens bien de l’affaire. Chris Downey avait volé un demi-million de diamants à un courtier. Pendant sa fuite, il a agressé un policier en civil. Il fut condamné pour l’agression mais on ne pouvait pas l’accuser de vol.
Trudy : Les diamants n’ont jamais été retrouvés.
Monk : Exact. Il travaillait déjà come fossoyeur au cimetière. Avant de rentrer chez lui, il s’y est arrêté et y a caché les diamants.
Trudy : Où ?
Monk : Dans le cercueil de Sonny Chow. C’était parfait puisqu’on allait enterrer le Cobra le lendemain. Downey a du se dire qu’il pourrait toujours revenir creuser pour les récupérer même cinq ou six ans plus tard.
Trudy : Tu as senti les diamants au moment où Nathalie t’a frappé avec le coussin mortuaire.
Monk : C’est exact.

Une ambulance emmène le corps sans vie de Downey.

Stottlemeyer  Je veux voir toutes les pelleteuses fonctionner. Est-ce que c’est clair ? Ouvrez grand vos oreilles. Il a à peu près quarante minutes d’air s’il ne panique pas. Donc disons plutôt quinze minutes. Il s’agit de Monk. Faites tout votre possible. On va tous se séparer et quadriller tout le périmètre. On cherche des empreintes fraiches …
Disher : Capitaine ! il y a un problème. Le cimetière vient d’être agrandi. Un restaurant a été démoli là en face. La terre est fraichement retournée sur un hectare et peut être plus. Il peut être n’importe où. Ça va bientôt faire vingt minutes. Même si on retrouve ce pauvre Monk, il sera trop tard !
Stottlemeyer  Que tout le monde revienne, on cherche de l’autre coté ! Allez ! dépêchez vous !

Trudy : Donc Chris Downey est allé en prison pendant six ans. C’est bien ça ?
Monk : Il a été libéré sur parole il y a trois semaines. Lorsqu’il est revenu creuser pour récupérer les diamants, il a du avoir le choc de sa vie.
Trudy : Le monument ?
Monk : Exactement. Pendant son absence, un fan club de Sonny avait fait dresser une immense stèle en granit qui devait peser pas loin de trois tonnes. Il s’est rendu compte … qu’il ne pouvait … pas creuser, en tout cas, pas en silence ou bien tout seul bien sur. Alors il a … repris son ancien travail  … au cimetière. Rnsuite il a fait accuser Sonny Chow et pour que la police  … exhume le corps … pour lui.
Trudy : Félicitations, inspecteur.
Monk : Ça n’avance pas à grand-chose. … Je ne peux plus respirer.
Trudy : Tout va bien. Adrien, je suis là. Ne dis plus rien.

Disher : Est-ce qu’on fait venir l’équipe canine ?
Stottlemeyer : Il est trop tard. Il est trop tard. Le feu de signalisation est hors service. Là, le feu il est hors d’usage !
Nathalie : Il fonctionnait il y a trois heures quand je suis arrivée.
Stottlemeyer : Le salopard !
Nathalie : Quoi ?
Disher : Quoi ?
Stottlemeyer : Je c rois qu’il a coupé l’alimentation quand il a creusé. Creusez ici ! Allez, creusez !
Disher : Par ici ! Il a coupé le câble qui alimente le feu, allez, creusez, commencez par là.
Stottlemeyer : Trouvez le câble ! dépêchez vous !

Monk : Tu es si belle !
Trudy : chuuut
Monk : J’aurais du prendre plus de photos.
Trudy : Chéri, ne parle pas. Chut ! Tais toi. Reste tranquille.

Policier : J’entends quelque chose.
Nathalie : Capitaine, je l’entends parler.
Stottlemeyer : Il dit quoi ?
Nathalie : Il dit … il dit « je t’aime ».
Disher : Venez, il est ici ! allez, on creuse !
Nathalie : Vite !

Trudy : Adrien ! Adrien, tu entends ? ils sont en train de creuser. Ils viennent te sauver. Nathalie est probablement revenue et ils ont su que tu avais disparu.
Monk : Nathalie.
Trudy : Oui. Adrien, tu vas faire quelque chose pour moi. Je veux que tu fermes ce bureau et que tu payes à Nathalie ce que tu lui dois.
Monk : Oh non ! Trudy, je ne …
Trudy : Ce ne sont que des murs et une porte, ça ne représente rien. Allez, retourne avec eux.
Monk : Non, non.
Trudy : Adrien, tu dois retourner avec eux, mon chéri. Je t’aime si fort ! Je t’aime tant, chéri !

Disher : Il respire ! Apportez de l’oxygène !
Stottlemeyer : Appelez le docteur Kroger, dites lui de venir au plus vite à l’hopital.
Nathalie : Il sourit il sourit, Capitaine.
Stottlemeyer : Jamais, je ne l’ai vu heureux comme ça.

Monk et Nathalie sont venus débarrasser le bureau de Trudy.

Nathalie : Bon, je crois que c’est tout. Ça va ? Allons nous en.

Nathalie éteint la lumière et ferme la porte.

Rédigé par mamynicky

 

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14.11.2020 vers 00h

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fairgirl  (14.11.2020 à 00:14)

Encore un très bon épisode où j'ai oscillé entre rire et larmes. Je suis ravie de voir que Nathalie tient tête à Monk, même si cela veut dire qu'il doive vendre le bureau de Trudy.

La fin était tout en suspens, de quoi nous faire peur quant à la vie de Monk.

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Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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