3.10 – Monk cherche une remplaçante
Un homme s’introduit de nuit dans un appartement. En se penchant au dessus d’un aquarium, il fait tomber une boite. Le bruit attire la jeune femme, Nathalie Teeger, qui dormait au premier étage. Elle est agressée par l’inconnu. Elle se débat pour se défendre et arrive à saisir un ciseau avec lequel elle l’abat. Monk est en consultation chez le Docteur Kroger.
Dr Kroger : Ça fait maintenant trois mois. Est-ce que vous arrivez à tenir le coup ?
Monk : J’ai pris une décision.
Dr Kroger : Bien !
Monk : Quand elle reviendra me voir, je n’ai pas l’intention de payer ses semaines d’absence. Je veux lui donner une leçon. Je lui retiens sa paye.
Dr Kroger : Adrien, Sharona ne reviendra plus jamais.
Monk : Mais si, elle reviendra ! Croyez moi, je connais Sharona, je la connais certainement mieux que vous, Docteur.
Dr Kroger : Est-ce qu’elle n’a pas vendu sa maison ?
Monk : Si.
Dr Kroger : Elle est bien repartie habiter dans le New Jersey ?
Monk : Oui.
Dr Kroger : Et dernièrement, elle s’est remariée avec son ex-époux.
Monk : Je ne suis pas sur d’aimer ce à quoi vous voulez en venir.
Dr Kroger : Adrien, Sharona a évolué dans sa vie et vous devez vous réjouir pour elle si vous l’aimez comme vous le dites.
Monk : Elle n’était pas que mon assistante.
Dr Kroger : Je le sais.
Monk : Lorsqu’elle m’a trouvé, j’étais en train de me noyer, c’est elle qui m’a sauvé.
Dr Kroger : Je le sais, souvenez vous, j’étais là.
Monk : C’est vous, le docteur, vous pourriez … lui demander de revenir ?
Dr Kroger : Que voulez vous que je fasse, que je prenne un avion pour aller dans le News Jersey, que je la drogue pour la ramener ici de force ?
Monk : Non. Mais merci. C’est une femme subtile, elle se serait probablement évadée.
Dr Kroger : Adrien, vous avez eu la chance de la connaitre. Je sais que vous lui serez toujours reconnaissant mais il est temps pour vous d’avancer et je crois que vous devriez commencer à chercher une nouvelle assistante.
Monk : Non, impossible !
Dr Kroger : C’est ce que disiez déjà avant de trouver Sharona. Mais Adrien, vous devez commencer à chercher et votre nouvelle assistante est là dehors quelque part.
Monk : Que Dieu la protège !
Monk reçoit des postulantes chez lui.
Je suis infirmière diplômée depuis quatorze ans. Voici mes références.
Monk : La … Votre agrafe, elle est tordue.
Postulante 1 : J’ai été élue infirmière de l’année en Californie trois ans de suite.
Monk : Oui … Et pourquoi est-ce que l’agrafe est tordue ?
Postulante 2 : Vous cherchez quelqu’un qui puisse commencer tout de suite ?
Monk : C’est exact.
Postulante 2 : Quels seront mes horaires, dites moi ?
Monk : De neuf heures …
Postulante 2 : Jusqu’à quelle heure ?
Monk : Jusqu’à ce que …
Postulante 2 : Jusqu’à ?
Monk : Jusqu’à ce que l’un de nous deux meure.
Le Capitaine Stottlemeyer et Disher arrivent chez Nathalie Teeger. La police scientifique est déjà à l’œuvre.
Stottlemeyer : Bon, qui est-ce ?
Disher : Pour l’instant, c’est Monsieur X. Pas de papier, pas de carte d’identité. On vérifie ses empreintes.
Stottlemeyer : Madame Teeger, si nous reprenions depuis le début. Vous avez entendu du bruit, vous êtes venue voir et il vous a sauté dessus ?
Disher : Par derrière.
Nathalie : C’est ça.
Stottlemeyer : Il y a eu lutte, il y avait une paire de ciseaux sur la table. Qu’est-ce qu’ils faisaient là ?
Nathalie : C’est Julie, ma fille, elle avait travaillé sur un projet scolaire.
Stottlemeyer : Où est la petite ?
Disher : Chez une voisine. Elle n’a rien vu.
Stottlemeyer : Tant mieux. Vous attrapé les ciseaux et vous le frappez.
Nathalie : Je ne voulais pas tuer cet homme. Peut être que si en réalité. Je n’en sais rien.
Stottlemeyer : Nathalie, vous étiez tout à fait en droit de vous défendre. Où est votre mari ?
Nathalie : Il est mort, il y a six ans de cela. Il était dans l’aéronavale, il était pilote.
Stottlemeyer : Je suis désolé.
Nathalie : Capitaine, pourquoi ils ont fait ça ? Qu’est-ce qu’ils me veulent ?
Stottlemeyer : Ils étaient deux ?
Disher : Elle a reçu la visite d’un autre intrus, il y a deux jours.
Nathalie : Mardi, un homme s’est présenté ici. Il disait vouloir vérifier mon compteur d’eau, ais il n’est pas descendu au sous sol. En fait, je l’ai surpris au salon, il regardait partout, mais quand il m’a vue il s’est enfui par la porte de derrière.
Disher : On a contacté la compagnie des eaux, ils ne savent rien.
Stottlemeyer : Et ce n’était pas le même homme ?
Nathalie : Non.
Stottlemeyer : Vous êtes absolument sure ?
Nathalie : Oui.
Disher : Capitaine. Il y a surement un rapport direct. Quel est le risque pour que deux hommes différents entrent par effraction dans cette maison, la même semaine ?
Stottlemeyer : Je n’en sais rien. Vous le savez ?
Disher : Non.
Stottlemeyer : Avez-vous des choses de valeur dans votre maison ?
Nathalie : Oui, j’ai ma fille.
Stottlemeyer : Oui bien sur, je parlais d’argent, de bijoux ou de médicaments ?
Nathalie : Non.
Disher : De la drogue ?
Nathalie : Non, Lieutenant.
Stottlemeyer : Vous n’aviez jamais vu ces hommes auparavant, ni celui là ni celui de la compagnie des eaux ?
Nathalie : Non.
Stottlemeyer : Madame Teeger, il y a une personne à qui on fait appel parfois. C’est un ancien lieutenant de police et c’est aussi un spécialiste des affaires comme la votre.
Nathalie : Génial, appelez le.
Stottlemeyer : Ce n’est pas aussi facile. Il se trouve qu’il a … disons qu’il a pris un peu de vacances, il essaie de … résoudre un ou deux problèmes personnels à l’heure qu’il est, mais je pense que si vous alliez lui parler pour lui demander de l’aide, il pourrait changer d’avis.
Monk continue à recevoir des prétendantes au poste.
Postulante 3 : Monsieur Monk, je suis quelque peu troublée.
Monk : Moi aussi.
Postulante 3 : Je suis Infirmière Diplômée d’Etat. Je dois dire que physiquement vous me paraissez en forme. Vous cherchez une femme de ménage ?
Monk : Non. Quoi ? Non, non. Je peux faire le ménage. Ne vous en faites pas pour ça. Oui, je saurai gérer. Elle a filé sans me donner de préavis. Elle a sans doute eu peur que je fasse une grosse dépression nerveuse, mais son fils, Benji, m’a écrit cette lettre. Il m’a laissé ça.
Postulante 3 : Dans une pochette en plastique.
Monk : C’est une pièce à conviction. Lisez le P.S. Vous l’avez lu ?
Postulante 3 : Oui, c’est très émouvant. Monsieur Monk, je peux être honnête avec vous ?
Monk : Je préfèrerai pas, non.
Postulante 3 : J’ai eu de très nombreux patients comme vous, il n’y a rien qui cloche chez vous, c’est dans votre petite tête. C’est psychologique. Ce dont vous avez besoin, c’est d’une femme.
Monk : Hé ho, on se connait à peine ! D’accord ?
Postulante 3 : Je ne fais pas allusion à moi, je ne vous demande pas en mariage. Je constate tout simplement un fait.
Elle sort une cigarette et l’allume.
Monk : Excusez moi.
Postulante 3 : Arrêtez de vous plaindre.
Monk : On ne fume pas ici.
Postulante 3 : Sharona est partie vivre loin. Ouin.Ouin. Vous savez ce que vous devez faire ? Sortir de chez vous. Oui, c’est vrai, vous devez bouger, allez au bowling c’est très bien, il y a pas mal de monde. C’est un conseil.
Monk : Vous allez me jeter ça tout de suite !
Postulante 3 : Oui, très bien, c’est inutile de vous mettre dans cet état. Du calme. Regardez, je la jette ! Et je m’en vais, allez, encore une matinée perdue.
Elle s’en va en jetant la cigarette dans la corbeille qui prend feu. Monk se précipite pour prendre un extincteur. Nathalie frappe à la porte restée ouverte. Elle lui prend l’extincteur des mains et éteint le feu.
Monk : Il faut tenir l’appareil droit, prendre l’anneau et se tenir à huit pas de la flamme. Un, deux,
Nathalie : Il y a quelqu’un ? Monsieur Monk ?
Monk : Un, deux …
Nathalie : Il y a quelqu’un ? Monsieur Monk. Est-ce que tout va bien ?
Monk : Cinq …
Nathalie : Mais qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Ne restez pas là !
Nathalie : C’est une distance approximative.
Monk : Non, ce n’est pas écrit. Il faut croire les fabricants d’étiquettes. Ce sont de vrais rofessionnels.
Nathalie : Donnez moi ça.
Monk : Arrêtez, vous êtes trop près.
Monk : Est-ce que ça va ? On a réussi. Je vais écrire au concepteur de l’étiquette. On aurait pu se faire tuer. Ce n’est pas écrit, approximativement.
Nathalie : Vous êtes Monsieur Monk ?
Monk : Oui.
Nathalie : Adrien Monk ?
Monk : Exact.
Nathalie : Le détective ? le plus célèbre et le plus respecté de tous les détectives ?
Monk : Oui, si vous voulez toujours cet emploi, on peut aller discuter dans la cuisine.
Nathalie : Quel emploi ?
Monk : Vous ne venez pas de la part de l’Agence ?
Nathalie : Non, je suis venue pour vous engager. Je suis Nathalie Teeger.
Monk : Enchanté.
Nathalie : Le Capitaine Stottlemeyer m’a dit que vous seriez capable de m’aider.
Monk : Non.
Nathalie : Il a dit que vous étiez le meilleur flic qu’il ait jamais vu. Il n’a jamais du vous voir éteindre un feu.
Monk : Je suis désolé mais je ne prends pas vraiment de travail en ce moment. J’ai récemment perdu quelqu’un qui m’était très cher.
Nathalie : Désolée, toutes mes condoléances. Qui est mort ?
Monk : Mais non, personne n’est mort ! Mon infirmière est partie.
Nathalie : Le Capitaine m’a dit que vous pourriez changer d’avis. Je peux vous payer, je n’ai pas beaucoup d’argent, mais je peux faire un crédit s’il le faut.
Monk : Désolé, je ne peux pas, non. Je … je ne peux pas.
Nathalie : Un homme est entré chez moi cette nuit et je l’ai tué. Un autre homme était passé chez moi il y a deux jours. Tous les deux cherchaient quelque chose et je ne sais pas ce que ça peut être. Personne ne comprend. Vous avez des enfants ?
Monk : Moi, non, pas d’enfant.
Nathalie : J’ai une fille de onze ans. Monsieur Monk, il est rare que je dise cette phrase, mais j’ai très peur.
Monk : Non, attendez …
Nathalie : Non, je vous en prie, Monsieur Monk, aidez moi. Aidez nous, je vous en prie. Je vous en prie.
Nathalie et sa fille, Julie, assistent à la curieuse méthode de Monk pour enquêter. En passant devant le chambranle de la porte de la cuisine, il prend une règle et poussant Julie contre l’ouverture, il marque sa taille.
Monk : Est-ce que vous avez de l’argent dans la maison ?
Nathalie : Non.
Monk : Et le pot de café, c’est pas là que vous cachez vos billets ?
Nathalie : Comment vous le savez ?
Monk : Il y a du café sur votre plan de travail ce qui indique qu’on a récemment ouvert le pot mais je ne vois aucune cafetière par ici.
Julie : C’est bizarre, on dirait Véra dans Scooby-Doo.
Nathalie : Il y avait de l’argent dedans mais je l’ai utilisé pour des achats superflus, de la nourriture, le loyer …
Monk : Tu as grandi de quatre centimètres. Est-ce que votre mari était dans la Marine ?
Nathalie : Oui, il est mort il y a six ans.
Julie : Il était pilote.
Monk : Et vous avez rencontré quelqu’un d’autre récemment ?
Nathalie : Comment vous le savez ?
Monk : Voyons, c’est évident. J’ai pu remarquer qu’il y avait ça dans votre poche. Des pilules contraceptives. Oh, je suis désolé.
Nathalie : Je ne peux pas croire que vous fassiez ça. Devant ma fille. Je peux savoir ce qui cloche chez vous ? Vous n’avez donc aucune délicatesse ?
Julie : Maman, ça va, je ne suis plus un bébé.
Monk : Non, une minute ! Autant pour moi. Ce ne sont pas des … pilules contraceptives, ce sont des cachous. Oui, ce sont des petites cachous roses et verts, n’en prends pas, ils sont très spéciaux. Ce sont des cachous pour adultes.
Nathalie : Monsieur Monk, ces gens cherchaient quoi d’après vous ?
Monk : Je ne sais pas. Nous sommes face à deux intrusions, une la nuit dernière et une autre deux jours avant. Toutes les deux dans la même pièce. Où sont ils allés exactement ?
Monk : Tous les deux sont allés vers le téléviseur.
En s’approchant, il trouve une épuisette pour aquarium entre les coussins du canapé.
Monk : Est-ce que c’est la tienne ?
Julie : Non, la mienne est posée la bas.
Julie montre la petite table sur laquelle est posé un aquarium, une boite de nourriture pour poissons et l’épuisette.
Monk : Elle n’a pas servi. Cette épuisette est neuve.
Nathalie : Ce n’est pas possible que la police ne l’ait pas remarquée.
Monk : Ils l’ont probablement vue et n’ont pas cherché à en savoir plus. Est-ce que vous avez une pochette ou un sac ?
Nathalie : Oui.
Monk : Est-ce que vous le laissez toujours allumé ?
Nathalie : Non, je l’avais éteint hier soir et je ne l’ai pas rallumé.
Julie : Moi non plus.
Monk : Si vous me parliez du poisson ?
Julie : Il s’appelle Monsieur Henry. Mon père l’avait acheté pour moi.
Nathalie : Attendez ! ils seraient venus pour ce poisson ? Pourquoi ?
Ils se rendent, avec le poisson, au magasin animalier qui l’a vendu à Nathalie.
Monk : Vous sentez ? qu’est-ce que c’est ?
Nathalie : C’est une animalerie. Vous n’êtes jamais entré dans une animalerie ?
Monk : Non.
Nathalie : Vous avez fait quoi dans la vie ?
Monk : Pour commencer, j’ai toujours évité les animaleries.
Nathalie : Bonjour, Carl !
Carl : Bonjour, Madame Teeger.
Nathalie : Je voudrais vous parler de ce poisson. Est-ce qu’il a quelque chose de particulier ? Disons d’inhabituel que vous auriez oublié de me signaler ?
Carl : Quoi ? Il est malade ? On dirait que ça a l’air d’aller pourtant.
Nathalie : Non, non, ce que je veux dire … est-ce qu’il a de la valeur ?
Carl : Ce n’est qu’un poisson rouge, Madame Teeger. Nous les vendons moins d’un dollar, nous en avons environ un millier. Si vous voulez un remboursement …
Nathalie : Non, non, non. Ce que je veux savoir, c’est si vous voyez une raison pour que quelqu’un veuille ce poisson en particulier ? Je veux dire, qui en a très, très envie.
Carl : Il est assez mignon, il a une rayure épaisse et sombre sur sa nageoire …
Nathalie : Qu’en pensez vous, Monsieur Monk ? Monsieur Monk ?
Monk : Regardez cet oiseau. Il picore dans les deux mangeoires une fois sur deux. Il veut les maintenir parfaitement identiques.
Carl : Oui, c’est Sergent Pepper. Vous savez, s’il vous plait, je peux vous le donner. On ne peut pas s’en débarrasser, tous les clients le rapportent.
Nathalie : Pourquoi ?
Carl : Il est déprimé, il ne parle pas, il broie du noir et il passe ses journées à nettoyer et ranger sa cage. Il faut qu’elle soit toujours parfaite.
Nathalie : Pourquoi il fait ça ?
Monk : Sa femelle est morte.
Carl : Oui, oui, c’est exact. On avait mis une femelle avec lui. Elle est morte il y a environ un an et depuis il n’est plus le même.
Nathalie : Il suffirait de remettre une femelle dans la cage.
Monk : Ça ne marcherait pas, il n’aura jamais les mêmes sentiments pour une autre femelle.
Carl : Oui, c’est vrai. On a essayé mais j’ai peur que Sergent Pepper vieillisse et meure tout seul dans sa jolie petite cage bien nettoyée.
Nathalie : Elle s’appelait comment ?
Monk : Trudy.
Ils se rendent ensuite au Commissariat.
Stottlemeyer : Quoi ? Ce n’est qu’un poisson rouge !
Monk : Non, non, Capitaine c’est un Carassin doré, son nom scientifique.
Disher : Une race disparue ?
Stottlemeyer : Si c’était le cas, vous n’en auriez pas un sous le nez n’est ce pas ? Ils sont rares ? Il a de la valeur ?
Nathalie : Il coute environ un dollar et on en trouve par milliers dans les animaleries.
Je ne comprends rien.
Monk : Il a apporté une épuisette, on l’a retrouvée dans la maison.
Nathalie : Et il a également allumé le néon de l’aquarium.
Stottlemeyer : Quelqu’un a une idée ?
Disher : Oui ; le poisson a avalé un diamant.
Stottlemeyer : Est-ce que quelqu’un d’autre que Randy a une idée ? Monk, venez. Comment ça va ? Je m’inquiète pour vous.
Monk : Oui, je m’inquiète pour moi aussi.
Stottlemeyer : Où en sont vos recherches ? Vous avez trouvé ?
Monk : La liste des candidates s’est réduite à plus personne. Que s’est il passé avec la nièce de votre femme, celle qui est infirmière, elle ne m’a jamais appelé.
Stottlemeyer : Je sais. En fait, voyez vous, Monk, je l’aime beaucoup.
Monk : Oui, je comprends.
Disher : Capitaine ! On a réussi à identifier l’individu que Madame Teeger a tué. Brian Lemmon. Un petit escroc de base.
Stottlemeyer : Ça vous dit quelque chose ?
Nathalie : Non, jamais entendu parler.
Stottlemeyer : Il a déjà eu une, deux, trois, … quatre, cinq inculpations par le passé, dont deux pour vol avec effraction et les trois autres pour recel.
Monk : Est-ce qu’il avait un carnet d’adresses ou autre chose dans son portefeuille ?
Stottlemeyer : Ni portefeuille, ni clés.
Disher : Oui, tenez, voilà tout ce qu’on a retrouvé dans sa poche de pantalon.
Monk : Deux heures trente, mer de la Tranquillité. C’est un club ?
Stottlemeyer : Non. Je ne pense pas, qui irait dans un club qui s’appelle mer de la Tranquillité ? A part vous.
Disher : Ce doit être un centre de remise en forme ou un centre de …
Nathalie : Pas du tout. C’est une exposition qui est au Musée des Sciences. Ma fille y est allée la semaine dernière, avec sa classe.
Monk et Nathalie se rendent au Musée. Un homme déguisé en globule blanc les aborde.
Nathalie : Mitch aurait aimé être astronaute. Oui, c’était son rêve. Trois jours après le crash de son avion, il a reçu une lettre recommandée de la NASA, il était accepté dans leur programme d’entrainement.
Monk : C’est douloureux, je connais.
Nathalie : Mais la vie continue. Je n’ai pas raison ?
L’homme : Bonjour ! je suis un globule blanc. Je suis une partie importante du système de défense de l’organisme. Je voyage dans l’hémoglobine pour combattre toutes sortes de bactéries et les maladies. Vous voulez en savoir plus sur moi ?
Nathalie : Non, je voudrais en savoir le moins sur vous.
Ils traversent la section consacrée aux néanderthaliens. Ils s’arrêtent devant un corps momifié enfermé dans une vitrine.
Nathalie : Ce n’est pas l’hygiène dentaire qui les étouffait !
Monk : Nathalie ! cet homme n’est pas mort de froid. Il a été assassiné. Regardez, il a un trou sur le coté droit du crane.
Nathalie : Attendez, c’était il y a trente mille ans.
Monk : Mais il n’y a pas de prescription pour un meurtre. Je crois savoir ce qui s’est passé.
Nathalie : Monk, si vous résolviez d’abord mon affaire ? On repassera ensuite ici pour savoir qui l’a tué. D’accord ?
Ils arrivent enfin à la section de la mer de la Tranquillité.
Guide : Bienvenue à la mer de la Tranquillité, où le 20 juillet 1969, le Commandant Neil Armstrong a fait un petit pas pour l’homme mais surtout un pas de géant pour l’humanité. Ceux d’entre vous qui étaient en age de le voir ne l’oublieront jamais. Ce que vous voyez là est la pièce maitresse de cette exposition. Une véritable pierre de lune qui a été rapportée par l’équipage d’Apollo 11. Il n’y a que 234 pierres de lune qui ont été ramenées sur Terre. Nous avons laissé une ouverture sur le présentoir pour que vous puissiez la toucher du doigt si vous le souhaitez.
Nathalie : C’est lui ! c’est l’autre intrus !
Monk : Qui ça ? le guide ?
Nathalie : Le type de la compagnie des eaux, celui qui est venu chez moi mardi.
Guide : Vous pouvez la toucher, si vous le voulez. Ce que vous voyez là est une sphère à plasma. A l’intérieur, se trouvent des millions d’ions qui réagissent à une charge électrique, ce qui a pour résultat de créer quoi ? …
Monk : Vous avez dit que l’homme de la compagnie des eaux était brun.
Nathalie : Il devait porter une perruque. Mais je suis sure que c’est lui. Je travaille dans un bar. Je suis physionomiste. On devrait aller lui parler pour voir sa réaction.
Monk : Non, surtout pas, il ne doit pas savoir que nous savons.
Nathalie : D’accord.
Monk : Allons y.
Ils le suivent et entrent ensuite dans la section sur la reproduction humaine. Ils doivent traverser une structure qui représente un utérus humain. Monk entre à la suite de Nathalie mais se fige en réalisant où il se trouve.
Guide : Bienvenue au Miracle de la Naissance. La reproduction sexuelle est faite par … Nous allons passer doucement par cette ouverture pour rentrer dans l’utérus, puis ensuite dans les trompes de Fallope. Venez les enfants, suivez moi. On avance. C’est bien, faites attention, entrez de profil si vous préférez. Voilà vous êtes dans l’utérus. Nous allons nous diriger dans les trompes de Fallope. Nathalie : Dépéchons, voilà !
Monk : Oh non ! non, non.
Nathalie : Dépéchez vous, il s’en va.
Monk : Non, non, non.
Nathalie : Dépéchez vous !
Monk : Non, non, je veux sortir.
Nathalie : Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Attendez moi, attendez, peut être que … peut être que j’aurais du vous dire plus tôt que … voyez vous, je souffre de plusieurs phobies.
Nathalie : Ha bon, vous croyez ?
Monk : Oui, oui. Et l’une de ces phobies, la première de la liste est justement le Miracle de la Naissance.
Nathalie : Tout va bien se passer. Tenez ma main.
Monk : Je ne tiens …
Nathalie : Fœtus droit devant !
Monk : Ho non ! non, non, je ne peux pas monter et puis cette femme je ne la connais même pas !
Nathalie : Ils vont nous semer !
Monk : Non, non.
Nathalie : Imaginez que c’est une salle de jeux.
Monk : Une salle de jeux, les trompes de Fallope ? Je ne peux pas … Je … ne peux vraiment pas.
Nathalie : D’accord, on laisse tomber. Sortons d’ici.
Monk : Oui. D’accord.
Nathalie : Non, attendez, on doit passer par le bassin.
Monk : Je préfère la césarienne
Il prend une porte de sortie et déclenche une sirène d’alarme. Plus tard, revenus au calme. Monk remarque une boite dans une vitrine. Il s’agit d’un kit pour aquarium destiné aux enfants, que Monk se souvient avoir vu chez Nathalie.
Nathalie : Je l’ai. Lyle Peck, c’est notre guide.
Monk : D’accord. Très bien, je vais demander au Capitaine d’enquêter sur lui.
Nathalie : Je n’arrive pas à croire que vous ayez eu aussi peur. Pourtant rien de plus naturel que la sexualité.
Monk : Nous ne partageons pas le même avis. … « Fun Kit pour aquarium ».
De retour chez Nathalie, Julie donne à manger à Monsieur Henry.
Julie : On dirait que tu as faim ! Tiens, régale toi.
Monk : Tu as acheté ce kit à la boutique du musée, n’est-ce pas ? Est-ce que la boite était ouverte lorsque tu l’as prise ?
Julie : Peut être, je n’en sais rien.
Nathalie : Ils cherchent quelque chose qui est dans ce kit ?
Monk : Peck travaille au musée, il a pu cacher quelque chose dans cette boite qu’il voudrait bien récupérer.
Nathalie : Chérie, en achetant ce kit, tu as laissé ton adresse ?
Julie : J’ai peut être écrit mon nom sur une liste.
Monk : Qu’est-ce qu’il y avait exactement dans ce kit ?
Julie : Il y avait un caillou, un coffre au trésor, le scaphandrier qui est là et des petits graviers.
Nathalie : Si on regardait dans le coffre ?
Monk : Non, il n’y a rien du tout.
Nathalie : Et dans le gravier ?
Monk : Je ne vois rien du tout. On devrait faire analyser cet aquarium par le labo de la police.
Nathalie : D’accord. Ah non, je suis désolée, c’est impossible. Ce soir, il y a la fête des Sciences à l’école de Julie et c’est son projet.
Julie : Ça ne l’est plus.
Nathalie : Pour quelle raison ?
Julie : Monsieur Franklin a dit que j’étais éliminée ;
Nathalie : Il t’a exclue de la fête des Sciences ?
Julie se rend à l’école de Julie. Monk l’attend dans le couloir et range les dessins épinglés au mur.
Nathalie : Monsieur Franklin, je suis Nathalie Teeger, la maman de Julie.
Franklin : Oh oui, je me souviens de vous à la soirée des parents. Veuillez excuser la pagaille, mais nous avons fait des volcans.
Nathalie : Vous avez dit à Julie qu’elle ne pourrait pas apporter son poisson à la fête des Sciences ?
Franklin : Oui. C’est exact. Madame Teeger, asseyez vous s’il vous plait. Allez y, je vous en prie. Restez debout si vous préférez. Madame Teeger, vous devez comprendre que j’enseigne la science naturelle à cette classe et non la science fiction. Je ne peux pas approuver le projet d’une élève qui a tout simplement inventé les choses.
Nathalie : Vous traitez Julie de menteuse ?
Franklin : Je ne sais pas quoi dire. J’ai vu le poisson de Julie. Ce n’est qu’un Carassin doré comme on peut en trouver partout. Elle dit qu’elle l’a depuis qu’elle a cinq ans ?
Nathalie : Oui, c’est vrai.
Franklin : C’est impossible. Un poisson rouge ne vit qu’un an, un an et demi tout au plus. Alors soit Julie se trompe, soit elle essaie de me mener en bateau. De toute façon j’ai des obligations envers les autres élèves.
Nathalie : Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Ca ne me plaisait pas, la façon dont ces dessins …
Nathalie : Laissez ça ! ça n’a aucune importance. Comment s’appelle un spécialiste des poissons ?
Monk : Un ichtyologiste.
Nathalie : C’est ce que vous êtes.
Monk : Non, pas du tout.
Nathalie : Si ! vous l’êtes !
Monk : Je vous assure que je ne le suis pas.
Nathalie : Hé bien, dans les cinq minutes à venir, vous le serez. Je veux que vous disiez au prof de Julie qu’un poisson rouge peut vivre plus longtemps que deux ans.
Monk : Non, une minute, quoi ? Attendez Nathalie. Attendez moi. Il y a une chose … c’est que je ne sais pas mentir. Je ne suis pas doué. J’ai eu de la chance avec le coup des cachous, mais …
Nathalie : Vous êtes un mec ?
Monk : Si je suis un …
Nathalie : Etes vous un mec ?
Monk : Oui, je suis …
Nathalie : Alors vous savez faire. Tous les hommes mentent.
Nathalie : Monsieur Franklin, lorsque Julie m’a parlé de votre problème j’ai appelé Berkeley et j’ai eu le département des Sciences. J’ai trouvé mon propre expert. Voici le professeur Larry Tilburn. I a eu la gentillesse de m’accompagner.
Franklin : Bonjour !
Monk : Bonjour !
Monsieur Franklin lui tend la main que Monk est obligé de serrer. Par habitude, il réclame une lingette à Nathalie qui baisse sa main.
Nathalie : Il est ichyto …
Monk : Ichtyologiste.
Nathalie : C’est un ichtyologiste de renommée mondiale. D’ailleurs, il a écrit un livre tout à fait passionnant sur les poissons d’eau douce.
Franklin : Vraiment ? Quel en est le titre ?
Monk : « Les poissons d’eau douce » par Larry Tilburn.
Nathalie : Exact. J’ai essayé de le lire et j’avoue que j’ai déjà tout oublié.
Professeur ? Professeur Tilburn ? Professeur Tilburn ! Monsieur Franbklin, ici présent, pense que le poisson de Julie, celui que je vous ai montré, ne peut pas vivre plus d’un an ou deux. Qu’est-ce que vous en dites ?
Monk : Je dis que si.
Franklin : Je ne vois pas comment. C’est une variété commune, c’est un simple carassin doré. Il a un génome minuscule et n’a quasiment aucun système immunitaire.
Monk : On s’en va ? Allons nous en d’ici. … Oui, en effet c’est juste. C’est très juste pour la plupart des poissons rouges mais là, c’est une espèce qui est différente parce qu’il s’agit d’un … Carassin doré qui vient de Corée du Nord.
Franklin : De Corée du Nord ?
Monk : C’est un poisson qui est très costaud, c’est un coriace, un dur qui peut supporter de … de vivre dans des pays comme … la Corée du Nord.
Nathalie : La Corée du Nord. Exact.
Monk : Ce poisson peut vivre … mon Dieu, trois ou quatre ans faciles, ou quatre et demi ou cinq ans ou six ans. Oui six ans, six … c’est exact. Six ans.
Franklin : J’aimerais infiniment lire votre bouquin. Quel est votre nom déjà ?
Monk : Tilburn ! Larry Tilburn.
Franklin s’approche de son ordinateur.
Franklin : T -I – L- B – U – R- ….
Nathalie : D’accord ! d’accord, d’accord, d’accord ! En réalité, ce n’est pas le même poisson.
Monk : Mais si, bien sur que si, voyons !
Nathalie : Laissez tomber. En fait, je le change tous les ans. Le père de Julie le lui a offert avant de mourir et je n’ai pas eu le courage de lui dire la vérité. C’est tout ce qui lui reste de son père. Monsieur Franklin si vous voulez appeler cette petite fille et lui dire que le poisson à qui elle parle et devant qui elle prie chaque jour depuis six ans est mort, alors allez y, appelez la. Je vous fais le numéro.
Franklin : Très bien. Excusez moi. Je ne savais pas. Elle peut apporter son poisson à la fête des Sciences. Si vous voulez, je peux passer chez vous pour prendre l’aquarium.
Nathalie : Je vous remercie.
Franklin : Mais hors de question qu’elle ait une récompense.
Nathalie : Monsieur Franklin, elle se fiche de la récompense. Elle veut simplement terminer son année scolaire comme tout le monde. Merci Monsieur.
Monk : Merci Monsieur.
Nathalie : Vous êtes le plus mauvais menteur que je connaisse.
Monk : C’est ce que j’ai essayé de vous dire.
Nathalie : Un homme vraiment honnête ! Qui croirait ça ? Très bien, allons y Larry, je vous raccompagne.
Monsieur Kranklin vient chercher Julie pour apporter l’aquarium à l’école. Plus loin, Lyle Peck est au volant d’une voiture.
Franklin : J’espère qu’il va supporter le voyage.
Julie : Monsieur Henry est très costaud, vous savez ! il en a vu d’autre.
Franklin : Je pense que notre fête sera réussie.
Julie : Oui, on va bien s’amuser.
Franklin : On va l’installer dans le coffre.
En raccompagnant Monk, Nathalie passe à son lieu de travail pour récupérer sa paye.
Nathalie : J’en ai pour une minute, je viens prendre mon chèque.
Monk : C’est un très bel endroit.
Nathalie : C’est un taudis.
Monk : Je n’appellerai pas ça exactement un taudis.
Nathalie : Allez vous assoir.
Monk : Où ?
Nathalie : Il y a des chaises partout, vous n’avez qu’à choisir. Prenez celle-ci. Ou celle là.
Monk : Nathalie, j’ai bien réfléchi. Si vous détestez vraiment cet endroit, je veux dire s’il vous rend si malheureuse, si vraiment vous le détestez, je suis à la recherche d’une nouvelle assistante.
Nathalie : Je vous remercie Adrien, j’apprécie votre offre, mais je ne suis pas du genre gratte papier.
Monk : Oui, je vois, je vous comprends. Je ne pourrais pas travailler pour moi non plus. A vrai dire, je ne sais pas comment Sharona a réussi à tenir aussi longtemps. Laquelle choisir ?
Nathalie : Bien. Salut Clem, je peux avoir mon chèque ?
Clem : Oui, il est prêt. Tu tombes bien, j’allais justement te téléphoner. Tiens. Carly vient de partir et j’aurais besoin de toi ce soir.
Nathalie : Non, je ne peux rien pour toi, je dois aller à l’école de ma fille, ils organisent une fête.
Clem : Tu sais, j’ai aussi un enfant mais je suis là.
Nathalie : Ton fils est en taule, Clem.
Clem : Tu trouves ça drole ? Tu sais, Teeger, je commence vraiment à en avoir assez de tes grands airs. Ça fait déjà deux fois que je te demande un coup de main et que tu refuses. C’est pas correct.
Nathalie : Quoi, tu veux parler d’hier, c’est ça ? Je suis désolée je n’ai pas pu venir, Clem. J’étais coincée chez moi avec des policiers qui enlevaient un cadavre.
Clem : Oui, j’en ai entendu parler. Hé bien, je pense que tu as fait ce que tu devais faire.
Nathalie : Oui.
Clem : Et c’est exactement ce que je vais faire maintenant. J’ai une boite à faire tourner, Teeger. Alors tu veux te faire plus d’argent que ça, oui ou non ?
Nathalie : Bon, d’accord. Je remplacerai Carly.
Clem : Très bien.
Nathalie : Où est-ce qu’il est ? On s’en va.
Monk : Nathalie, je sais ce qu’ils cherchaient. Où est Julie ? Où est Julie ?
Ils foncent à l’école. Monk a gardé le journal qu’il lisait dans le club.
Monk : Où est elle ?
Nathalie : Pour l’instant, je n’en sais rien. Stacy ! Où est Julie ?
Stacy : Je crois qu’elle est de ce coté.
Monk : Merci d’être venu, Capitaine.
Stottlemeyer : De rien. Dites moi tout.
Monk : Je sais ce que ces hommes cherchaient. Lisez ça !
Stottlemeyer : La pierre lunaire.
Monk : C’est la pierre de lune la plus chère du monde. Elle vaut plus que n’importe quel gros diamant. Une pierre de la moitié de sa taille a été vendue pour deux millions de dollars au Japon.
Stottlemeyer : D’accord.
Monk : Je savais que j’avais déjà vu cette pierre auparavant quelque part. Elle se trouvait au fond de l’aquarium de Julie. On l’avait sous les yeux depuis le début. Voila ce qui s’est passé. Il y a un guide au musée qui s’appelle Lyle Peck. Le week end dernier, il a volé la pierre de lune. C’était probablement dimanche soir, après la fermeture. Il a du attendre que le gardien soit occupé ailleurs ou un changement d’équipe. Ça fait trois ans que Peck travaille ici, il fait pratiquement partie des meubles. Il connait les habitudes de chacun par cœur.
Stottlemeyer : Les gens du musée n’ont pas porté plainte ?
Monk : Parce qu’ils ne savent rien. Ils ignorent que la pierre a été volée. Ils n’en savent toujours rien. Peck l’a remplacée par une copie parfaitement conforme à l’original.
Stottlemeyer : Vous voulez dire que c’est un caillou ordinaire ? J’ai fait la queue pendant une demie heure pour toucher ce stupide caillou.
Monk : Exactement. Mais Peck a eu un problème, il lui restait à faire sortir la pierre de lune du batiment. Mais ils fouillent tout le monde, même les employés. Dans la mesure où il n’avait aucun moyen de franchir le contrôle de la sécurité, il a du improviser sans perdre une seconde. Alors il a caché la pierre dans la boutique de souvenirs. A l’intérieur d’un kit pour aquarium. Puis il a fait une marque pour repérer la boite. Il avait surement prévu d’envoyer son complice, Brian Lemmon, la récupérer dès le lendemain.
Stottlemeyer : Mais la fillette a acheté la boite avant.
Monk : Exactement. Julie Teeger l’a achetée ce matin là et elle l’a emportée chez elle. Le jour suivant, Peck a essayé de voler la pierre en se faisant passer pour un employé des eaux. Ça n’a pas marché, alors Lemmon est entré par effraction mais il n’avait pas envisagé que Nathalie débarque ni qu’elle le tue avec des ciseaux. Quoi ?
Stottlemeyer : Je vous retrouve.
Monk : Nathalie ?
Julie : Approchez, lui, c’est Monsieur Henry.
Monk : Il faut récupérer le rocher.
Nathalie : Attendez.
Julie : Monsieur Henry est un poisson rouge. La plupart des poissons rouges ne vit pas plus d’un an environ. Mais Monsieur Henry a déjà six ans et il est toujours aussi vif et joyeux. C’est grace à un régime alimentaire spécial. Des vitamines de croissance, du riz soufflé et un peu de concombre.
Nathalie : Excellent, chérie.
Peck est entré dans la classe. Pour faire diversion, il met le feu à une tenture.
Stacy : Le feu ! il y a le feu !
Nathalie : Julie, viens avec moi.
Stottlemeyer : Que tout le monde reste calme ! Pas de panique, calmez vous.
Un enfant : Monsieur, prenez ça, c’est un extincteur.
Stottlemeyer : Merci fiston. Il y a quoi la dedans ?
Enfant : De la térébenthine.
Le Capitaine enlève sa veste et étouffe le feu. Pendant ce temps, Peck récupère la pierre mais attrape le poisson avec. Julie s’en aperçoit. Monk le poursuit. Pech chute dans l’escalier. La pierre et le poisson sont près de lui. Monk hésite à sauver le poisson qui de sébat ou récupérer la pierre.
Julie : Hé ; il a volé mon poisson ! arrêtez le !
Monk : Peck !
Finalement, il ramasse le poisson et part en courant pour le remettre dans l’aquarium, suivi par Nathalie, pendant que le Capitaine procède à l’arrestation du voleur.
Monk : Je l’ai !
Stottlemeyer : Peck, on ne bouge plus ! Face contre terre
Monk : Attention, j’ai Monsieur Henry. Il s’affaiblit, il faut le mettre dans l’eau !
Julie : Vous l’avez sauvé !
Julie prend Monk dans les bras tandis qu’il secoue ses mains. Nathalie comprend, elfe prend des serviettes en papier et les lui donne.
Nathalie : Merci beaucoup, Adrien !
Le soir, Nathalie et Julie se préparent pour ma nuit.
Nathalie : Je vais te croquer ! (elles rient) Quelle folle journée hein ? Tu vas pouvoir dormir ?
Julie : Je pense que oui. Comment va Monsieur Henry ?
Nathalie : Il va très bien. Monsieur Henry est courageux.
Julie : Monsieur Monk lui a sauvé la vie.
Nathalie : Tu sais que cette pierre de lune vaut plus de deux millions de dollars ? Mais quand Monsieur Henry s’est retrouvé en difficulté, Monsieur Monk a laissé tomber la pierre de lune. Il a choisi d’abord de sauver Monsieur Henry. Tu vois, je ne connais qu’un seul homme sur cette terre, qui aurait fait la même chose.
Julie : Papa.
Nathalie : Oui, papa. Je t’aime, trésor.
Julie : Je t’aime aussi.
Nathalie : Allez, bonne nuit.
Julie : Bonne nuit.
Nathalie : Fais de beaux rêves.
Nathalie : (au téléphone) Monsieur Monk, ici Nathalie Teeger. Je vous appelle pour savoir si vous cherchez toujours une assistante ? Non, je ne peux pas venir ce soir. Parce que ma fille est couchée. D’accord, essayez de vous détendre. C’est une araignée de quelle taille ?
Rédigé par mamynicky