3.09 – Monk pète les plombs
Dans la rue, deux policiers dont l’un en uniforme, Cooper, procèdent à une arrestation. Le Capitaine Stottlemeyer et Disher les rejoignent. Ils sont accueillis par des coups de feu.
Cooper : Je vais aller faire un tour la bas quelques temps, il parait que c’est pas mal.
Policier en civil : Tiens, voila notre copain.
Dewey : Bon sang !
Cooper : Salut, Dewey.
Policier en civil : Alors, je t’ai manqué, mon vieux ?
Dewey : S’il te plait, descends de ma moto. Arrête-moi, fais ce que tu veux mais ne touche pas à ma bécane.
Cooper : Vous ne vous êtes pas présenté à l’audience hier et vous avez mis notre Capitaine dans une colère noire.
Dewey : Dites à votre Capitaine d’aller se faire voir ailleurs.
Policier en civil : Tu lui diras toi-même, il sera là dans une minute.
Cooper : Vous connaissez la procédure, les mains sur la voiture.
Dewey : Dites, vous n’avez rien de plus utile à faire ? Et pour ma bécane ? Tu ne vas pas la laisser là ?
Policier en civil : Je crois que je vais aller faire un tour avec.
Dewey : Je t’interdis, tu n’as pas le droit !
Policier en civil : Qu’est-ce que c’est ? C’est une Heritage Softail ? Une 1310 centimètres cube ? Jai toujours rêvé d’en essayer une.
Disher : Salut Cooper. Ce Monsieur te cause des problèmes ?
Stottlemeyer : Couchez vous !
Disher : Je ne vois pas où il est ! Essayez de repérer la voiture !
Cooper : Attention ! Baissez la tête !
Disher : Vous l’avez repéré ?
Cooper : Coups de feu à l’angle de Fulton et Drake ! Nous avons besoin de renfort.
Disher : Où est il ? Où est il ?
Cooper : Regardez les fenêtres.
Stottlemeyer : Il doit être dans une maison.
Disher : Capitaine, vous le voyez ?
Stottlemeyer : Non, vous l’avez repéré la haut ?
Policier en civil : Regardez, Dewey est en fuite !
Disher : Bouclez tout le secteur ! Vous l’avez vu Capitaine ? Capitaine ? Il a été touché ! Appelez une ambulance, le Capitaine est blessé !
Monk est en consultation chez le Docteur Kroger. Monk a l’air abattu.
Dr Kroger : Comment s’est déroulé votre week end ?
Monk : Ca n’a rien à voir avec la vie dont je révais, c’est insupportable. Vous savez, j’ai … je … j’envie tout le monde. Les inconnus, les gens que je croise dans la rue. Oui, j’envie tout le monde.
Dr Kroger : Ce sont peut être eux qui vous envient. Vous êtes un homme extraordinaire.
Monk : Je ne veux pas être un nomme extraordinaire. Je veux seulement être ce gars dans le bus, qui rentre à la maison à dix neuf heures, qui prend le temps d’aider ses enfants à faire leurs devoirs. Où est la poubelle ?
Dr Kroger : Elle est la bas mais vous n’avez qu’à poser votre mouchoir ici, oui, posez le la dessus, c’est bien. Allez y ! Oui, c’est très bien.
Monk : Je me sens tellement fatigué ! Tellement fatigué d’être … moi. Par exemple, ce mouchoir, oui, je sais que c’est ridicule mais, vous voyez, je … je ne cesse de penser à ça à présent.
Dr Kroger : Adrien, essayez de penser à autre chose qu’à ce mouchoir. Faites un effort.
Monk : Vous savez, il m’arrive parfois tard dans la nuit, de réfléchir au fait que je ne réussirai jamais vraiment … Laissez tomber.
Il prend le mouchoir et va le mettre dans la poubelle.
Monk : Regardez moi, j’ai la sensation d’être impuissant, je suis pathétique. Je ne suis même pas un homme, je suis … je suis … une machine brisée.
Dr Kroger : Très bien. Ecoutez Adrien, je peux peut être vous aider. Je sais ce que vous pensez à propos des médicaments …
Monk : Ha non, non. Pas de médicaments, nous avons déjà abordé ce sujet.
Dr Kroger : Oui, nous en avons déjà souvent parlé, mais ils viennent de lancer un tout nouveau médicament et les effets secondaires de ce produit, sont parait il minimes et je crois que dans votre cas, ça peut, peut être vous aider. Ça vaudrait le coup d’essayer.
Monk : Non, non, non. Je ne peux pas. La seule idée d’un produit chimique à l’intérieur de mon corps, dans ma tête … non je ne peux pas.
Dr Kroger : On n’a qu’à essayer en douceur. On peut commencer le traitement en prenant une demi dose. Bon, écoutez. La dedans, il y en a assez pour une semaine et ensuite, vous … La dedans, vous en avez assez pour une semaine. Tenez, vous allez les garder sur vous. Si vous vous sentez effondré, prenez en un. Appelez moi afin que je surveille de près chacune de vos réactions.
Monk : Je ne peux pas faire ça.
Dr Kroger : On Personne ne vous y oblige, Adrien. Vous pouvez les garder sur vous au cas où.
Sharona surgit dans le cabinet.
Sharona : Adrien ! Je sais que ce n’est pas le moment mais …
Monk : Sharona !
Sharona : Stottlemeyer s’est fait tirer dessus !
Dans la rue.
Disher : Taylor, assurez vous que la rue est barrée s’il vous plait.
Taylor : A vos ordres.
Disher : Nos gars font du porte à porte ?
Officier : Oui.
Disher : Bien. Est-ce qu’il y a des caméras à chaque feu ?
Officier : Oui, Monsieur.
Disher : Très bien, allez voir, elles ont peut être filmé quelque chose. Je veux que vous preniez la foule en photo, le tireur en fait peut être partie. D’accord ?
Officier : A vos ordres.
Disher : Faites tout de suite venir une autre équipe d’identification !
Monk : Randy ! Comment va-t-il ?
Disher : Je n’en sais rien, il a une balle dans l’épaule. Ils l’ont conduit à l’hopital et maintenant …
Monk : Est-ce que nous pouvons vous aider ?
Disher : Monk, je n’en sais rien. J’ai déjà du mal à y voir clair.
Monk : Vous vous en sortez très bien, il serait fier de vous. Que s’est il passé ?
Disher : On venait interroger un motard. Le Lieutenant Cooper était près de la moto. Le Capitaine et moi, on venait de descendre de voiture et bam ! huit coups. Huit ou neuf coups de feu, je n’en sais rien Monk.
Monk : Venant d’où ?
Disher : Une de ces fenêtres, c’est possible … peut être celle là. Seigneur, j’étais derrière la voiture et je n’ai rien vu.
Monk : Non, non, non. Ça ne venait pas d’en haut. Non, c’est venu du niveau du sol, c’est venu de la rue, peut être même d’une voiture. Qui est arrivé en premier ?
Disher : Hensley et Salvatore. Hensley ! Sal !
Hensley : Oui.
Salvatore : Oui, Lieutenant.
Hensley dites lui ce que vous venez de me dire.
Hensley : On était à quatre patés de maison d’ici. Il y a eu un suicide sur Vinton Avenue. Une jeune femme qui a fait le grand plongeon depuis son balcon en peignoir de bain.
Salvatore : On attendait le légiste quand on a entendu l’appel. On a tout laissé pour venir ici.
Monk : D’accord. Le tireur pouvait très bien être dans une voiture. Est-ce que vous avez vu quelque chose ?
Hensley : En arrivant ici, on a vu un type faire rapidement demi tour.
Monk : C’était quel genre de voiture ?
Hensley : Modèle classique.
Disher : La couleur ? couleur, couleur !
Salvatore : Elle devait être bleue. C’était à deux rues d’ici, dans Fulton. Il a fait demi tour pour partir de ce coté.
Disher : Il y a peut être un spectateur ou un simple témoin, Monk.
Monk : Non, non. Ce type a refait un passage sur le lieu des coups de feu, il n’est pas allé à l’opposé des coups de feu. Est-ce que vous avez pu le voir ?
Hensley : Je crois qu’il est reparti par la bas, sur la gauche.
Monk : Alors il s’est éloigné de la voie rapide. Qu’est-ce qu’il y a par là ?
Disher : Un réservoir.
Monk : De l’eau ! Il a jeté l’arme dans l’eau.
Disher : L’arme dans l’eau ! Appelez des plongeurs, dites aux plongeurs qu’ils viennent me rejoindre au bassin de retenue. Je les attends. Allez y !
Pourquoi tirer sur le Capitaine ? Il n’aime pas les flics ?
Disher : Non, non, c’est surement un ami de Dewey qui a voulu lui éviter la taule.
Monk : Vous n’aurez qu’à poser la question à Dewey quand vous le verrez.
Disher : Monk, il est déjà au Mexique.
Monk : Je n’en sais rien, regardez.
Disher : Qu’est-ce que c’est ? De l’essence ? Il a une fuite d’essence. Il a une fuite d’essence. Vérifiez toutes les stations-service, les garages, il n’a pas du aller très loin. Dewey Alber, c’est lui qu’on recherche. Merci, Monk.
Monk : C’est mon Capitaine, aussi.
Un garage est repéré. Le policier en civil va y faire un tour et revient vers Disher qui attend plus loin.
Disher : Bien, attention à vous. Chacun couvre l’autre, tenez vous prêt. Ça dit quoi ?
Policier en civil : Il est bien là. Il répare sa moto.
Disher : Seul ?
Policier en civil : Oui.
Disher : Allons y maintenant. J’en veux trois avec moi, les autres faites le tour du bâtiment. Monk, restez ici. On y va. Soyez discrets, je veux le coincer.
Sharona : (au téléphone) D’accord, au revoir. Merci.
Monk : Alors, Sharona ? Qu’est-ce qu’ils t’ont dit ?
Sharona : Hé bien, ils lui ont retiré la balle et il est sorti de chirurgie. Ça va aller. Tu pourras à nouveau le faire tourner en bourrique.
Monk : Dieu soit loué.
Sharona : Je sais que Stottlemeryer et toi, c’est une longue histoire.
Monk : On s’est vus la première fois deux semaines après que j’ai été nommé inspecteur. C’était mon quatrième partenaire.
Sharona : Tu as eu trois partenaires en quinze jours ?
Monk : Oui, c’était tous des garçons très gentils mais ça n’allait pas très bien entre nous, tu vois ?
Sharona : J’ai du mal à le croire.
En s’échapant du garage, Dewey passe à travers une fenêtre, bouscule les motos sur son passage et fonce vers Monk. Sharona lui lance une barre de fer mais Monk la laisse tomber. Le policier en civil passe à côté de lui.
Sharona : Adrien, fais quelque chose ! Tiens !
Policier en civil : Pourquoi vous l’avez laissé filer ?
Cooper : Disher, on le poursuit à pied.
Disher : (dans le talkie walkie) Code trois ! Vous l’aviez, Monk !
Monk : Je … j’aurai …
Sharona : Adrien, ce n’était pas ta faute !
Monk : Si, c’est ma faute. Ça l’est toujours.
Sharona regarde Monk partir, très abattu. Il sort la boite de médicaments de sa poche. Dans la nuit, Monk a du mal à dormir. Il prend l’oreiller de Trudy, le serre contre lui et le sent en pleurant. Trudy est assise au pied du lit.
Trudy : Bonsoir, Adrien. Tu es encore en train de sentir mon oreiller ? Tu ne sens pas vraiment mon odeur sur ce vieux truc ?
Monk : Bien sur que si. C’est l’odeur de ton shampooing à la fraise … et celle de la lotion au lilas dont tu te servais toujours.
Trudy : Tu as toujours détesté cette lotion.
Monk : Je l’adore maintenant. Je l’adore maintenant. Trudy … c’est si difficile.
Trudy : Je le sais, Adrien.
Monk : Aujourd’hui, j’ai fait une grosse bavure. J’ai laissé un suspect me filer entre les mains.
Trudy : Je sais que tu as fait de ton mieux. Crois moi, je suis très, très fière de toi.
Monk : Le Docteur Kroger m’a donné des pilules et il a dit que ça m’aiderait. Mais j’ai peur …
Trudy : Tu as peur de quoi ?
Monk : J’ai peur de changer et j’ai peur aussi de ne pas changer. Oui, j’ai peur de changer et j’ai peur de ne pas changer. Qu’est-ce que tu en dis ?
Trudy : Je dis que je veux ton bonheur mon chéri. C’est tout ce que j’ai toujours voulu. Je n’espère que ton bonheur mon chéri.
Tu mérites d’être heureux. Ils s’embrassent, Trudy s’efface doucement. Monk prend deux pilules avec un verre d’eau. Il jette un chiffon sur le plan de travail, il essaie de l’ignorer mais il revient le ranger. Le lendemain, Monk et Sharona viennent voir Stottlemeyer à l’hôpital.
Sharona : Je crois que sa chambre est par ici.
Monk : Je n’en sais rien. Quoi ?
Sharona : Ton bouton !
Monk : Quel bouton ?
Sharona : Il est déboutonné. Tu le boutonnes toujours.
Monk : Ha oui, ce bouton là ?
Sharona : Qu’est-ce qu’il y a ? ça va ?
Monk : Je vais très bien. C’est ici.
Stottlemeyer : (au téléphone) Je n’en sais rien, je n’ai pas encore essayé de marcher.
Sharona : Bonjour ! Comment allez vous ?
Stottlemeyer : Ce n’est pas l’euphorie. (au téléphone) Mikey je dois te laisser, j’ai de la visite. Tiens moi au courant.
Monk : Oh, le voilà, le voilà ! que c’est bon de vous voir.

Monk prend Stottlemeyer dans ses bras.
Stottlemeyer : Aïe aîe ! qu’est-ce que vous faites ? Sharona !
Sharona : Qu’est-ce que tu fais ?
Monk : C’est bon de vous voir !
Stottlemeyer : Oh mon Dieu, vous avez entendu ?
Sharona : Que voulez vous dire ?
Stottlemeyer : Il n’enlace jamais personne. Qu’est-ce qu’il lui prend ?
Sharona : Rien du tout, rien du tout. Adrien, arrête toi, voyons ! Tout va très bien, on vient de discuter avec le docteur et vous allez sortir dans quelques jours.
Stottlemeyer : Vraiment ?
Sharona : Vous parliez à qui au téléphone ?
Stottlemeyer : Au Capitaine Hadley. Ils ont coincé Dewey Alber, mon pote motard. Il se cachait dans l’appartement de sa petite amie.
Sharona : Tu vois ? Je t’avais dit qu’on l’aurait.
Stottlemeyer : Oui, mais ça n’a servi à rien. Il est passé au détecteur de mensonge et il n’a rien à voir dans ma fusillade. Il a juste fui pour sauver sa peau.
Sharona : Si ce n’est pas Dewey, alors qui est-ce et pourquoi ?
Stottlemeyer : C’est aussi la question que je me pose.
Monk : Vous allez finir le sandwich ?
Stottlemeyer : Non, vous pouvez tout jeter.
Monk prend le reste de sandwich et le mange. Sharona et le Capitaine le regardent, éberlués.
Stottlemeyer : Monk, j’ai déjà mordu dedans.
Monk : C’est excellent, non ? Quoi, je meurs de faim. C’est un crime ?
Disher : Capitaine ! salut ! Nous avons retrouvé l’arme du tireur. Elle était dans le réservoir. Merci beaucoup, Monsieur Monk. C’est un Kregmer 45. Le labo l’a examiné et c’est bien la même arme.
Monk : Est-ce qu’il y a autre chose ?
Disher : Oui, devinez sous quel nom elle est enregistrée ? Le vol plané.
Sharona : Quel vol plané ?
Disher : La femme qui a sauté du balcon de son appartement à cinq patés de maisons du lieu de la fusillade. Elle s’appelle Marlene Highsmith.
Monk : Je voulais dire autre chose à manger ? Ce yaourt était fait pour moi !
Sharona : Dis moi, tu t’es cogné la tête ?
Monk : Non, et toi ?
Stottlemeyer : J’en ai marre de cet hôpital, je me tire d’ici.
Disher : Capitaine, vous n’avez pas l’autorisation.
Sharona : Qu’est-ce qu’il te prend ? Je vais t’attendre dans le couloir.
Stottlemeyer : Il y a quelqu’un dehors qui fait des cartons sur la police.
Disher : Doucement ! Voila !
Stottlemeyer : Je veux aller voir cet appartement.
Monk : Quel appartement ?
Disher : Celui de Marlene Highsmith, l’arme qui a tiré sur le Capitaine était à elle.
Monk : Dépéchez vous, chopez les et mettez les au trou.
Devant l’immeuble de Marlene Highsmith.
Disher : Elle a sauté de la haut. Elle était en peignoir.
Monk : Et splash !
Stottlemeyer : Splash ? C’était à douze heures cinq ?
Disher : Oui douze heures cinq. Il y a cinq témoins qui l’ont vue sur le rebord juste un peu avant qu’elle plonge.
Sharona : Elle était seule ?
Hensley : On n’en sait rien.
Monk : Ça doit faire mal. Ce doit être douloureux.
Stottlemeyer : Quel est votre problème ?
Monk : Quel est VOTRE problème. Vous vous tenez …
Hensley : On était ici cinq minutes plus tard, à douze heures dix exactement. On a sécurisé le secteur et ensuite on commençait à monter quand on a entendu votre appel.
Salvatore : Une contractuelle verbalisait, on lui a dit de rester près du corps et on est partis.
Sharona : Tu as des questions ?
Monk : Non, non, ça va.
Stottlemeyer : Si vous alliez jeter un coup d’œil la haut ?
Monk : Pourquoi VOUS n’iriez pas jeter un coup d’œil la haut ?
Monk se dirige vers l’entrée de l’immeuble en sautillant, sous le regard étonné de Sharona, Stottlemeyer et Disher. Dans un bar, deux hommes idscutent.
Lester Highsmith : Désolé pour le retard.
Tu aurais pu m’appeler, je commençais à m’inquiéter. J’ai appris pour Marlene. Ce doit être dur.
Highsmith : Elle ne demandera pas sa part, c’est déjà ça. Et ça me facilitera les calculs.
Comment tu arrives à plaisanter ? C’était ta femme !
Highsmith : Mon ex-femme. Elle est probablement plus heureuse où qu’elle se trouve.
Moi, elle va me manquer, particulièrement vendredi. C’est elle qui devait conduire.
Highsmith : Tu n'auras qu’à conduire, c’est facile. Il suffit de rouler vite et si on est suivis, tu roules encore plus vite.
Et pour le second garde ?
Highsmith : Je m’en occupe. Détends toi. Notre plan tient la route, il est solide, même pour deux personnes. Marlene et moi on a fait la même chose à Cincinnati sans aucune aide.
D’accord, tant que personne n’est touché.
Highsmith : Je t’ai déjà dit que j’étais obligé de tuer le second garde ? Je vais tuer ce type.
Je voulais parler de nous deux en disant ça.
Highsmith : Il va me falloir une autre arme.
Où est passé ton pistolet ?
Highsmith : J’ai du m’en débarrasser.
Dans l’appartement de Marlene Highsmith. Le concierge ouvre la porte à Monk et Sharona.
Sharona : C’était fermé à clé ?
Concierge : Oui, Madame. Les gens de la police ne sont montés ici qu’après le diner. Ils étaient pris ailleurs, un inspecteur s’est fait tirer dessus.
Sharona : Oui, on a entendu parler de ça.
Concierge : Ça doit leur tomber dessus de temps en temps.
Monk : Qu’est-ce que vous voulez dire ?
Sharona : Ca !
Monk : Ha ! ça ! oui, ça leur arrive de temps en temps.
Sharona : Elle vivait ici depuis quand ?
Concierge : Presque trois ans.
Monk : Je sais ce que ça veut dire.
Sharona : Elle était comment ?
Concierge : Elle n’était pas très causante, elle payait son loyer, enfin, vous savez, le genre bonjour, bonsoir, c’est tout ce que je sais.
Hensley : Monsieur Monk, elle a laissé un mot. Je l’ai trouvé dans la cuisine, sur la table.
Monk : « Ma souffrance est trop forte. Je suis sincèrement désolée, Marlene. » Il y a quelque chose qui cloche dans ce mot.
Sharona : Quoi ?
Monk : Je n’en sais rien.
Sharona : Dis, est-ce que tu dors suffisamment ?
Monk : Moi ?
Sharona : Oui, toi.
Monk : Ça va bien, je ne me suis jamais senti aussi bien. Ces noix sont délicieuses. Elles sont sans engrais ?
Sharona : Qu’est-ce que tu fais ?
Monk : Quoi ? Comment ça ?
Sharona : Le Capitaine s’est fait tirer dessus.
Monk : Ha oui, tu as raison. Tu as raison. Allons y. Elles sont excellentes. Elles doivent être mélangées à je ne sais quoi. D’accord.
Sharona : Alors ?
Monk : Je ne ressens rien.
Sharona : Que veux tu dire ?
Monk : Que je ne ressens rien, c’est comme ça, ça peut arriver.
Sharona : Non, ça n’arrive pas. Pas à toi en tout cas.
Monk : Tu peux me lâcher, on ne secoue pas Le Monk.
Sharona : Le Monk ? Mais Adrien, qu’est-ce qu’il t’arrive ?
Monk : Comment ça ?
Sharona : Viens par ici. Dis, tu as un traitement ?
Il sort de sa poche la boite de médicaments.
Sharona : Qu’est-ce que c’est ?
Monk : C’est un nouveau médicament, c’est le Docteur Kroger que me l’a donné. Ce gars là est un génie !
Sharona : Alors c’est ça que tu prends ?
Monk : Oui, c’est génial. Tu en veux ?
Sharona : Pourquoi tu ne me l’as pas dit, je suis ton infirmière.
Monk : Je sais. Je ne t’ai rien dit parce que tu allais déprimer. Tu déprimes Le Monk. C’est pas croyable !
Sharona : D’accord, tu sais quoi ? Le Monk et moi on en reparlera. Pour l’instant, tout le monde compte sur toi. Nous sommes dans l’appartement de la femme qui possédait l’arme qui a blessé le Capitaine. Est-ce que tu comprends, Adrien ?
Monk : Oui, je sais, je sais. C’est une énigme. (il rit) oui, c’est une énigme – é-nig-me – il est drôle ce mot !
Sharona : Excusez moi ! C’est elle sur la photo ?
Concierge : Oui Madame.
Sharona : Et lui ? c’est qui ?
Concierge : Son ex-mari.
Hensley : Lester Highsmith, 38 ans, divorcés depuis un an. Il travaille comme convoyeur de fonds pour une entreprise de Diamond Heights.
Sharona : Qu’est-ce sue tu en penses ?
Monk : De quoi ?
Sharona : De son ex-mari !
Monk : Absolument ! L’ex-mari. On va enquêter sur lui. Seigneur, que ces noix sont bonnes ! Ecoute, Le Monk voudrait prendre l’air. Alors quand tu auras fini, tu me retrouves dehors. A tout de suite.
Hensley : C’est qui ce gars la au juste ?
Monk est entré chez Rocket Burger et rit avec un groupe de jeunes en attendant son tour. Il ne porte pas ses vêtements habituels.
Serveuse : Bienvenue chez Rocket Burger. Vous avez choisi ?
Monk : Vous savez, j’habite à coté depuis une douzaine d’années et je n’ai jamais mis les pieds chez vous ? Qu’est-ce qui est bon ?
Serveuse : Tout est sur le menu.
Monk : Ho et il y a des photos. Rocket Birger, qu’est-ce que c’est ?
Serveuse : C’est un hamburger.
Monk : Et c’est bon ? Je veux dire tout le monde aime ça ? Je veux dire les gens normaux ?
Serveuse : C’est assez populaire.
Monk : Le super rocket, qu’est-ce que c’est ?
Serveuse : C’est plus gros et il y a une sauce secrète.
Monk : Une sauce secrète ? Fantastique ! Et qu’est-ce qu’il y a dedans ?
Serveuse : On nous l’a pas dit.
Monk : Alors c’est un vrai mystère. Le Monk adore les mystères. Je suis détective.
Serveuse : Je crois qu’il s’agit d’une sauce russe.
Monk : Bon sang ! vous avez tout gaché …
Serveuse : Désolée !
Monk : Pourquoi vous avez fait ça ? Ce n’est plus drole, ça déprime le Monk des choses pareilles. Serveuse : Ça déprime tout le monde d’ailleurs.
Plus tard, Monk est assis à une table avec son plateau. D’un coup, il change de place et s’assoit face à un homme en costume, qui lit un article sur la fusillade.
Monk : Dites, ce n’est pas génial ?
Salvatore : Quoi donc ?
Monk : Je veux dire tout ça ! Toutes ces personnesl, les hamburgers, les condiments, nous. Vous voyez, nous deux, deux hommes tout à fait ordinaires. Comment est votre super rocket ?
Salvatore : Il est bon. Vous avez un peu de ketchup sur votre chemise.
Monk : Ça dérange qui ? Pas moi ! ça, c’est une étrange affaire. Il y a eu un suicide cinq rues plus loin, trois minutes avant la fusillade.
Salvatore : J’espère qu’ils auront ce gars.
Monk : Ils l’auront, vous savez ? Je m’occupe de cette affaire. Je suis détective. Vous me connaissez surement, Adrien Monk ! Je suis assez célèbre. Je ne veux pas me vanter mais j’ai résolu des dizaines d’affaires plutôt difficiles ces derniers temps.
Salvatore : Ecoutez, si ce que vous dites est vrai, ce n’est pas se vanter.
Monk : Dites, je peux vous voler ça ?
Salvatore : Je m’appelle Salvatore. Mes amis m’appellent Sal.
Monk : Sal ? Vous faites quoi ? (il lui donne une carte) Vendeur de voitures ?
Salvatore : Oui. Depuis onze ans. Vous avez quel genre de véhicule ?
Monk : Je dirais qu’actuellement, je suis entre deux, vous voyez ?
Salvatore : Vraiment.
Monk : Pourquoi vous souriez ?
Plus tard, Monk est au volant d’une voiture décapotable, rouge. Lester Highsmith est à son travail lorsque Stottlemeyer, Disher et Sharona viennent l’interroger.
Manager : Lester ! Lester ! Hé, Lester ! Comment ça va ? J’ai parlé à Denny, il peut assurer jeudi et vendredi si vous voulez prendre un peu de repos.
Highsmith : Non. Ça va aller.
Manager : Vous êtes sur ? ce sont deux grosses journées. Vendredi on a un gros transfert de fonds des Fédéraux.
Highsmith : Je préfère travailler.
Manager : Je ne vous blâme pas, je ferais pareil. Il vaut mieux s’occuper l’esprit.
Disher : Essayez encore.
Sharona : Je l’ai appelé toutes les dix minutes.
Disher : Essayez chez son psy.
Sharona : Je l’ai déjà fait, il ne s’est pas présenté à son rendez vous de ce matin.
Disher : Ça s’est déjà produit ça ?
Sharona : Non, il n’a jamais raté quoi que ce soit. Je devrais peut être appeler la police.
Lunettes de soleil et chemise à fleurs, Monk fait son entrée en courant.
Monk : Salut ! comment ça va ?
Disher : Bon sang.
Sharona : Où est-ce que … C’est quoi cette chemise ?
Monk : Tu ne comprendrais pas, c’est ce qu’on appelle un « style » où est le Capitaine ?
Disher : Il nous inscrit à l’entrée.
Monk : Comment ça va la pendule ?
Disher : Vous m’appelez comment ?
Monk : La pendule ! votre nom c’est Disher, Disher, comme la pendule. Disher, dix cheurs quinze, dix cheurs trente si vous voulez.
Sharona : Adrien, est-ce que tu as demandé au Docteur Kroger d’ajuster ton traitement ?
Monk : Mon dosage va très bien.
Stottlemeyer : Chacun de nous doit porter ça. Bon sang, Monk, qu’est-ce qui vous arrive ?
Sharona : Ecoutes moi s’il te plait. Tu es en train de faire une mauvaise réaction à ce médicament.
Monk : C’est ça, je fais une mauvaise réaction ! C’est à toi, à eux, à vous …
Stottlemeyer : Est-ce que je peux vous parler une minute ?
Monk : Est-ce que ça peut attendre ? parce que je n’en ai pas fini …
Le Capitaine l’attrape par la chemise et l’attire plus loin.
Stottlemeyer : Regardez moi Monk. Retirez vos lunettes. Sharona a raison, la dose est trop forte.
Monk : Leland, Leland, je vais très bien, je me sens très bien. Vraiment. Mon esprit est clair pour la première fois depuis des années. C’est comme si on m’avait retiré un voile. Si on allait se mettre au travail maintenant ? Est-ce qu’il y a un suspect dans la maison ?
Stottlemeyer : Oui. Allons y. Il est juste devant vous.
Monk : Vous me trouviez balèze avant ? Attendez de voir ça ! Et je pense que vous devriez peut être prendre des notes. Lester Highsmith ?
Highsmith : C’est moi !
Monk : Lester Highsmith. On a été un méchant garçon, Lester ? Alors ma troupe et moi, on aimerait avoir une conversation avec vous.
Stottlemeyer : Lester Highsmith, vous étiez marié à Marlene Highsdmith, c’est exact ?
Highsmith : Oui, c’est exact.
Disher : On est désolés pour ce qui s’est passé.
Monk : Vraiment ? Depuis quand vous travaillez ici, Les ?
Highsmith : Environ un an et demi. Est-ce que ce gars est avec vous ?
Monk : Moi, je ne pourrais pas travailler ici, je ne supporterais pas cet uniforme. Ce n’est pas du tout mon truc.
Manager : Je ne vous engagerais jamais.
Stottlemeyer : Vous étiez à votre poste lundi ?
Highsmith : Ca dépend, à quelle heure ?
Monk : Voyez vous ça ! aux environs de midi cinq. C’est à peu près l’heure à laquelle votre ex-femme s’est jetée par la fenêtre de chez elle vêtue d’un simple peignoir.
Highsmith : Et vous croyez que je l’ai tuée ?
Monk : Dans le mille !
Highsmith : A douze heures cinq, j’étais ici et je travaillais.
Manager : C’est vrai, on était avec lui. J’ai sa carte de pointage. Regardez !
Stottlemeyer : Vous êtes parti à douze heures quinze.
Highsmith : Oui Monsieur, j’ai écouté ma boite vocale, il y avait un message de Marlene. Elle était très déprimée. A nouveau. Cette fois, elle allait vraiment le faire.
Sharona : Vous n’avez pas appelé la police ?
Highsmith : Non, elle menaçait de sauter depuis des années. C’était son leitmotiv vous savez. Je suis parti pour tenter de la calmer, j’étais presque arrivé chez elle mais je n’ai pas pu entrer dans la rue, tout le secteur était bloqué. On avait blessé un flic.
Stottlemeyer : C’était moi.
Highsmith : Ce doit être difficile. Je sais, j’ai été blessé au travail il y a quelques années.
Stottlemeyer : On a trouvé une arme enregistrée au nom de votre femme. Vous avez une explication ?
Highsmith : Non, aucune. Et vous ?
Monk : Non, non, vous !
Highsmith : Je viens de vous dire que je ne sais rien. J’ignorais qu’elle avait acheté une arme.
Sharona : Qu’est-ce que vous avez comme voiture ?
Highsmith : Une japonaise.
Sharona : De quelle couleur est elle ?
Highsmith : Turquoise.
Sharona : C’est bleu, ça, n’est-ce pas ?
Highsmith : Oui, on peut dire bleu.
Disher : Avez-vous tiré sur mon co-équipier ?
Highsmith : Quoi ? Mais non ! Et pourquoi est-ce que je vous aurais tiré dessus ? C’est vrai, quoi, je ne vous connais même pas ! Donnez moi une bonne raison de vous tirer dessus, en particulier à ce moment là, dix minutes après que mon ex-femme ait plongé de son balcon, vêtue d’un simple peignoir ?
Monk : Ho, ho, je demande un temps mort. Comment vous savez qu’elle était en peignoir, on ne vous a jamais parlé de peignoir ?
Highsmith : Vous l’avez dit il y a dix minutes, voyons.
Sharona : Viens par ici. Donne moi ces pilules.
Monk : Non Sharona, non. Le Monk a besoin de ces pilules. Rends les moi Sharona ! Rends les moi.
Sharona : Randy !
Monk : Ca va, la pendule !
Disher : Non, Monk, non !
Monk : Rendez les moi ! rendez les moi ! Ca suffit ! j’en ai besoin !
Disher : Non. Capitaine !
Sharona et Disher se renvoient chacun leur tour la boite de pilule. Disher l’envoie à Stottlemeyer qui ne peut pas la réceptionner avec le bras en bandoulière. Monk récupère sa boite et s’en va
Monk :J’ai ma doser, je me casse.
Sharona : Il ne fallait pas les lancer à lui !
Disher : J’ai cru qu’il les rattraperait. Désolé.
Sharona : Tu veux bien me rendre ces pilules ?
Monk :Non.
Sharona : Adrien, donne moi ces pilules.
Monk :Non.
Sharona : Tu veux bien arrêter, tu vas me donner ces pilules. Tu es malade, Adrien.
Monk : Non, je vais bien et tu as des difficultés à supporter cet état de fait. Je m’en sors très bien sans ton aide et c’est ce qui te rend folle.
Sharona : Je t’en prie, Adrien !
Monk : Je suis heureux Sharona. Pour la première fois depuis des années et j’adore ça. J’adore Le Monk.
Sharona : Est-ce que c’est ta voiture ?
Monk : Plutôt géniale, non ?
Sharona : Tu ne peux pas te permettre d’avoir ça !
Monk : Je ne pouvais pas m’en passer, tu ne peux pas comprendre ça.
Sharona : Est-ce que tu veux bien contacter le Docteur Kroger ?
Monk : (en refaisant Sharona) Tu veux bien contacter … Je croyais que mon bonheur te ferait plaisir. Tu es comme les autres. Une petite tête très cartésienne. C’est un carré. Voilà ce que tu es.
Sharona : Où comptes tu aller ?
Monk : A la Nouvelle Orléans. Mardi Gras.
Sharona : Mais Mardi Gras, ce n’est pas maintenant !
Monk : Tu sais ce qu’on dit ? « Là où Le Monk se trouve, c’est Mardi Gras ».

Il boucle sa ceinture et s’en va. Plus tard, il s’arrête dans un motel, puis, en maillot de bain dans la piscine, il joue avec des pistolets à eau en arrosant un jeune couple de nageurs.
Monk : On s’amuse bien, hein ? C’est drole de faire les fous dans la piscine !
Nageur : Vous voulez bien arrêter, Monsieur ?
Monk : Je pensais aller à la Nouvelle Orléans pour Mardi Gras. Vous connaissez ?
Nageuse : J’y suis allée l’an dernier.
Monk : C’est trop cool. Vous imaginez, Le Monk sur Bourbon Street. Je vous jure que ça doit être quelque chose. Je n’ai pas raison ?
Nageur : Hé, arrêtez avec ça !
Monk : Ca vous dirait de m’accompagner ? J’ai une caisse.
Nageur : Je ne peux pas, mon vieux ne voudra pas.
Monk : Ho, je déprime, moi. Ho ! cette génération ! Ils ne comprennent rien.
Nageur : Il est plus jeune que vous.
Monk : Tu parles !
Nageuse : C’était bien envoyé.
Monk : On joue à quoi maintenant ?
Nageur : Vous avez déjà joué à Marco Polo ?
Les yeux fermés, Monk se retrouve tout seul dans la piscine. Il se rend compte que les nageurs l’ont laissé.
Monk : Marco ! Marco !
L’effet du médicament est passé, Monk se retrouve seul, malheureux, serrant l’oreiller de Trudy dans les bras. Après avoir entendu l’annonce du Capitaine, il éteint le poste de télévision.
Présentateur TV : La chasse à l’homme continue dans toute la ville pour retrouver la personne qui a blessé le commissaire principal, Leland Stottlemeyer, lundi dernier. Stottlemeyer, qui est toujours en convalescence, a reçu nos journalistes aujourd’hui devant le Quartier Général de la police.
Stottlemeyer : Toute personne ayant des informations est priée de se présenter et si vous avez vu quelque chose d’inhabituel, contactez nous. Il y a un homme qui se balade en ville et qui joue à tirer sur des policiers.
Le lendemain, Monk a retrouvé son costume et arrive à l’appartement de Marlene Highsmith.
Hensley : Madame Fleming ?
Sharona : Oui ?
Hensley : Il est là.
Monk : Salut !
Sharona : C’est bien toi ?
Monk : Je crois que oui.
Sharona : Où est passé Le Monk ?
Monk : Trudy ne l’aimait pas.
Sharona : Je le détestais aussi. J’aurais voulu l’étrangler. Mais ça impliquait de te faire du mal à toi.
Monk : Oui. Je ne me souviens pas. Est-ce que j’ai dit des choses stupides ?
Sharona : Non, enfin, non, pas plus que d’habitude. Pourquoi est-ce que tu as voulu que je te rejoigne ici ?
Monk : Il y a quelque chose qui ne va pas dans cette pièce. Ça me réoccupe. Est-ce que tu as une copie de la lettre de la suicidée ? « Ma souffrance est trop forte. Je suis sincèrement désolée. » « Ma souffrance est trop forte. Je suis sincèrement désolée. » » « Ma souffrance est trop forte. Je suis sincèrement désolée. » … Sharona ! Où est le stylo ?
Sharona : De quoi tu parles ?
Monk : Ce message a été écrit avec un stylo rouge. Tu comprends ? Je ne vois aucun stylo rouge ici, et toi ?
Sharona : Non. Elle a écrit son message sur cette table mais je ne vois pas de stylo.
Monk : Aucun stylo rouge. Et il n’y en avait pas non plus près du corps quand elle a sauté. Ce message a été écrit par quelqu’un d’autre.
Monk remarque des traces d'écriture sur le buvard resté sur la table. Il prend la craie d’un tableau pour liste de courses et en la grattant, fait tomber de la poudre de craie sur le buvard, En faisant pénétrer la poudre dans les traces, un texte se révèle.
Sharona : Qu’est-ce que c’est ?
Monk : C’est la première lettre qu’elle a écrite, la vraie lettre. « Il y a deux ans, à Cincinnati, j’ai été complice de mon mari pour l’aider lors du cambriolage d’un véhicule de transport de fonds. On a tué le conducteur. »
Sharona : Oh mon Dieu, Officier ! Officier ! Appelez tout de suite le Capitaine, dites lui qu’il va y avoir une attaque à main armée à Mountain View, dans la zone industrielle. Viens, c’est à trois kilomètres d’ici. On y va.
Monk : C’est parti.
Sharona est au volant de la nouvelle voiture de Monk.
Sharona : (au téléphone) Oui, on est déjà partis. On se retrouve la bas. Il veut savoir si c’est l’ancien ou le nouveau toi.
Monk : Plus à droite ! clignotant ! clignotant ! Prends à droite.
Sharona : Tu as entendu ? Il a dit bienvenue. Fais lui le topo.
Monk : (au téléphone) Allo Capitaine. Il s’agit de Lester Highsmith. Notre homme, c’est lui. Le chien ! le chien ! On a trouvé la lettre laissée par son ex-femme, la vraie lettre. C’est de ça dont il s’agit depuis le début. Tramway ! Tramway ! Tramway ! Haaaa ! Lester et Marlene avait monté haaaa ! Lester et Marlene avaient monté le coup du fourgon depuis deux ans mais ils en ont organisé un autre. Mais Marlene, culpabilisait, elle ne supportait pas l’idée de recommencer. Elle raconte tout ça dans sa lettre. Doucement, Sharona ! tu n’es pas sur un circuit. Ecoutez ça, . « Il y a deux ans, à Cincinnati, j’ai été complice de mon mari pour l’aider lors du cambriolage d’un véhicule de transport de fonds. On a tué le conducteur. Et aujourd’hui, il veut recommencer, vendredi, 10 heures à Mountain View dans la zone industrielle. Je préfère mourir, que Dieu me pardonne. ». avant de se tuer, Marlene a appelé Lester et laissé un message, elle a du lui parler de la lettre qu’elle venait d’écrire. Lester savait que cette lettre l’enverrait dans le couloir de la mort. Il fallait absolument qu’il la récupère avant qu’on la retrouve. Tu viens de griller un feu rouge ! Il est allé chez elle mais il est arrivé trop tard. La police était déjà sur place, il ne pouvait pas entrer. Il fallait impérativement qu’il les empêche de trouver cette lettre. Il devait créer une diversion, quelque chose de suffisamment grave pour éloigner tous les policiers, les envoyer loin de l’immeuble. Mais quoi ?
Stottlemeyer : Il a tiré sur moi !
Monk : Exactement ! il s’est éloigné du paté de maisons, il a tiré sur le premier flic qu’il a vu. Il savait que toutes les patrouilles de la ville allaient se mobiliser, y compris celle qui était devant l’immeuble de Marlene, ce qui lui a laissé amplement le temps de revenir chez son ex-femme, de détruire la lettre originale, de la remplacer par celle qu’il avait lui-même rédigée. Un panneau de stop : ce n’est pas un conseil.
Sharona : Si, c’en est un !
Ils arrivent juste à temps pour éviter que Highsmith tire sur son équipier. Monk sort de la voiture avec une arme qu’il pointe sur Highsmith.
Monk : Lester ! lâchez votre arme ! Obéissez, obéissez.
Highsmith : Vous ? Vous avez un pistolet à eau ?
Monk : Non. Possible. C’est de l’eau bouillante. Elle est très chaude, c’est, c’est de l’eau bouillante. Lachez votre arme.
Highsmith ne l'écoute pas, mais fort heureusement, la police à ce moment là.
Stottlemeyer : Lachez votre arme ! Highsmith, lâchez votre arme ! Mains en l’air.
Disher : Je veux voir vos mains ! Mettez vous à genoux.
Stottlemeyer : Vous vous chargez de son complice.
Disher : Hé, Lester, vos vous souvenez de mon partenaire, n’est-ce pas ? Vous lui avez mis une balle dans l’épaule. Vous n’avez rien à lui dire ?
Stottlemeyer : Ca va aller, Randy, il va avoir cinquante ans pour trouver une réponse. Beau travail, fiston.
Disher : Merci Monsieur. Embarquez moi cette ordure.
Monk : Tu crois que le Docteur Kroger me demanderait de les jeter ?
Sharona : Je crois que tout le monde voudrait que tu les jettes.
Monk : Est-ce que tu te rends compte que si je les jette, tu ne reverras plus Le Monk ? Ce sera fini.
Sharona jette elle-même la boite de médicaments.
Sharona : Tu m’as manqué.
Monk : A moi aussi, je me suis manqué.
Le soir, Monk se couche dans son lit en serrant l’oreiller de Trudy contre lui.
Monk : Je t’aime Trudy.
Rédigé par mamynicky