3.07 – Monk et l’employée du mois
Comme chaque matin, Edna Coruthers, arrive la première chez Mega-Mart, le magasin d’électro ménager où elle travaille. Elle ramasse un papier jeté sur le parking. Elle ouvre le magasin, allume les lumières. Elle vient d’être à nouveau plébiscitée « meilleure employée du mois » et contemple avec satisfaction ses portraits. Sur son vestiaire, un mot signé Donovan lui demande de le rejoindre dans la réserve.
Edna : Hé ho ! il y a quelqu’un ? Monsieur Donovan ? Monsieur Donovan ?
La réserve est plongée dans le noir, soudain, un élévateur se met en marche et se dirige vers elle. Elle essaie de sortir de la réserve mais la porte est fermée. L’élévateur pousse une pile de cartons contenant des téléviseurs sur Edna, qui s’écroule.
Edna : Que faites vous ici ? Vous ne devriez pas être là ! qu’est-ce que vous faites ? Non, non ! Au secours, aidez moi !
Monk et Sharona entrent plus tard dans le magasin.
Sharona : C’est par là. Si j’en profitais pour acheter une télé ?
Monk : Un problème avec la tienne ?
Sharona : Elle fonctionne mal, on ne capte que la chaine scientifique. Si je revois encore le LEM se poser sur la lune encore une seule fois, je ne réponds plus de moi.
Monk : Certes, quoi de plus ennuyeux que la conquête de l’espace ?
Sharona : Exactement ! Bonjour, nous travaillons pour la police. Nous voudrions savoir où …
Morris : Se trouve le cadavre ?
Ronnie : Faites votre choix, il n’y a que ça dans tout le magasin.
Donovan : La police est dans l’entrepot. Il se trouve là, derrière.
Ils entrent dans l’entrepot, ils doivent traverser une grande feuille d’emballage à bulles. Monk s’arrête puis il ramasse la feuille de bulles et commence à les éclater.
Sharona : Ignore les. Non, ne me dis pas que tu dois tous les faire !
Stottlemeyer : Monk, Sharona ! On s’amuse bien ?
Monk : Non !que s’est il passé ?
Stottlemeyer : Rien de vraiment exceptionnel, un accident de travail.
Disher : Elle s’appelait Edna Coruthers. A en croire le gérant, une employée modèle. Première arrivée, dernière partie. Je suppose qu’elle devait vérifier la livraison d’une commande pour un client et puis un téléviseur écran plat lui est tombé dessus. Elle a été tuée sur le coup.
Sharona : C’est horrible. Le téléviseur fonctionne toujours ?
Stottlemeyer : Sharona, c’est un téléviseur qui a tué une pauvre femme.
Sharona : Vous allez en faire quoi, le jeter en prison ? Fatigué ?
Disher : Oui. Je viens de passer une nuit blanche avec ma petite amie.
Sharona : Les petites amies imaginaires sont pleines de ressources.
Disher : Elle n’a rien d’imaginaire.
Sharona : Tiens donc ! comment s’appelle t’elle ?
Disher : Crystal.
Sharona : Et son nom de famille c’est Glassware ?
Disher : Non, c’est Smith.
Sharona : Vous avez une photo ?
Disher : Bien sur !
Sharona : Ha ! elle est plutôt jolie. Randy, c’est une photo publicitaire.
Disher : Oui, je sais, Crystal pose pour des photos.
Sharona : C’est désolant.
Disher : Non, sa photo orne des portefeuilles vendus dans le monde entier.
Stottlemeyer : Et pendant ce temps, sur notre bonne vieille Terre … Je me demande pourquoi le Procureur vous a appelés. Nous, on plie bagage, on n’a plus rien à faire ici.
Monk : Ce n’est pas le procureur qui a appelé, c’est l’agent de sécurité du magasin, je crois.
Sharona : Oui, c’est moi qui l’ai eu mais il n’a pas donné son nom.
Stottlemeyer : Et il y a une bonne raison à ça. Si vous saviez de qui il s’agit, Monk, vous ne seriez pas là.
Sharona : Pourquoi, qui est-ce ?
Le Capitaine montre l’agent de sécurité du doigt.
Sharona : C’est qui ce type ?
Monk : Il s’appelle Joe Christie. C’est un ex-flic.
Stottlemeyer : En ce qui me concerne il n’est même pas digne de l’avoir été.
Sharona : Pour quelle raison ?
Stottlemeyer : Il a volé de la drogue et provoqué la mort de deux policiers.
Monk : Joe Christie était mon équipier. Juste après mon départ de la police, il a été promu au service des narcotiques et il a arrêté un certain Gutner, un dealer en possession de deux kilos et demi de cocaïne pure.
Stottlemeyer : Et là, comme par magie, la drogue s’est volatilisée du dépôt des pièces à conviction.
Sharona : Comment sont morts les deux flics ?
Monk : Sans la cocaïne, on a du relâcher le dealer.
Stottlemeyer : Et lors d’un banal contrôle pour infraction au code de la route, cette ordure a abattu deux flics, dont un ami.
Monk : Dont deux amis.
Disher : Quoiqu’il en soit, quelqu’un doit prendre son témoignage.
Monk : Ha non, non, non. Sans façon, pas moi.
Stottlemeyer : Moi non plus, si je me rapproche de lui, je le démolis.
Disher : Bien. Hé bien je m’en charge.
Sharona : Je vous accompagne. On reparlera un peu de Crystal, le top modèle des portefeuilles.
Stottlemeyer : Je ne comprends pas qu’on puisse engager un type pareil.
Monk : Il n’a jamais été reconnu coupable de quoi que ce soit.
Stottlemeyer : Adrien, ne me dites pas que vous allez vraiment devoir toutes les …
Monk : Je n’ai pas le choix.
Le Capitaine décide de l’aider.
Monk : Il faut appuyer …
Stottlemeyer : Je crois que ça va aller, je sais comment m’y prendre. Je vous remercie. Chandler, Roberta, venez ici. On a besoin de votre aide.
Chandler : Dans quel but on doit le faire ?
Stottlemeyer : Absolument aucun. Et sans commentaire.
Monk : Je vous en suis extrêmement reconnaissant.
Disher et Sharona reviennent vers eux après avoir questionné Joe Christie.
Sharona : Il ne croit pas que ce soit un accident. Elle était allergique à la poussière alors elle n’entrait pratiquement jamais dans l’entrepot.
Disher : Et qui plus est, il a trouvé ceci. Le talon de sa chaussure, à environ une quinzaine de mètres du corps. Selon lui, elle fuyait quelque chose ou quelqu’un.
Stottlemeyer : Non, il se sera cassé, il aura roulé, ça s’est déjà vu.
Monk : Avait elle des ennemis ?
Sharona : Pas vraiment mais il y a eu trois réclamations contre elle ce mois ci.
Disher : Toutes les trois de clients différents et anonymes.
Stottlemeyer : De quel genre ?
Disher : Oh, rien de troublant. Manque de courtoisie envers les clients, haleine qui sent l’alcool.
Sharona : Peut être qu’on devrait vérifier tout ça.
Monk : Non. Impossible, je ne peux pas … je ne peux pas travailler avec lui. Non, non, non.
Un mois plus tard, chez Sharona. Benji met Monk à l’épreuve pour épater un de ses amis. Monk sépare les éléments de chaque boite et reconstitue les puzzles.
Benji : On verse sur la table le contenu de deux boites de puzzles de cinq cents pièces. Ensuite, on les mélange. Voilà ! Ouvre les yeux ! Prêt ? Partez !
Copain : C’est un robot !
Benji : Non, c’est un être humain.
Copain : Wouaw ! et qu’est-ce qu’il sait faire d’autre ?
Benji : Il passe l’aspirateur tout le temps et il retrouve les criminels.
Copain : Tu devrais faire payer l’entrée.
Benji : Je sais, j’aimerais bien mais ma mère ne veut pas. C’est son patron.
Copain : Benji, qu’est-ce que tu fabriques ? Ce n’est pas un singe savant.
Benji : Ça ne lui fait rien, au contraire, il adore ça, hein ? Monsieur Monk ?
Monk : Ha ben … il manque une pièce dans le coin.
Copain : Tu crois qu’il pourrait en faire trois ?
Benji : On va vite le savoir.
Ils déversent une troisième boite sur la table. Monk s’arrête et fixe deux pièces.
Benji : Oh, oh !
Copain : Oh non, pas de bol, on l’a bouzillé.
Sharona : Adrien ! hé, tout va bien ?
Monk : Sharona, est-ce que tu as gardé toutes ces lettres ?
Sharona : De quelles lettres tu parles ?
Monk : Les lettres que Joe Christie nous avait donné.
Sharona : Je n’en sais rien, ça fait plus d’un mois.
Monk : Vingt sept jours. Oui, pour ainsi dire, presque un mois.
Sharona : Ça alors, c’est ton jour de chance. Elles sont là.
Il superpose les enveloppes.
Copain : Et maintenant qu’est-ce qu’il fait ?
Benji : Il réfléchit. On va faire un jeu vidéo ?
Copain : Bonne idée.
Joe Christie entre dans le magasin Mega-Mart. Il passe près d’une caissière et entre dans son bureau. Monk l’attend.
Christie : Bonjour, Jennie. … Adrien. Au bout de trois semaines, je ne comptais pas te revoir. Tu refuses de me serrer la main juste parce que c’est moi ou parce que tu n’en serres toujours aucune ? … Que tu le crois ou non, je n’ai pas volé cette cocaïne.
Monk : Elle n’a pas été mise sous scellé.
Christie : Je l’ai mise moi-même au dépôt. J’aurais cru que toi au moins, tu m’accorderais le bénéfice du doute.
Monk : Je ne suis pas venu jusqu’ici pour toi, Joe. Je suis là pour la femme qui a été tuée dans l’entrepôt.
Christie : Si on en croit le médecin légiste, c’était un accident.
Monk : J’ai remarqué quelque chose à propos des lettres que tu nous as données. Le cachet de la poste est différent, l’écriture est différente mais elles ont été postées par la même personne.
Christie : Comment tu le sais ?
Monk : Les timbres proviennent du même carnet. Le bords sont abimés mais ils se complètent, comme les pièces d’un puzzle.
Christie : Ha bon sang ! tu es toujours le meilleur.
Monk : Ça voudrait dire qu’on l’a tuée. Tu as une idée ?
Christie : Ca n’a aucun sens. Edna vivait seule, elle ne parlait jamais à personne, elle ne vivait que pour son travail. Elle a été l’Employé du mois sur onze mois d’affilée.
Monk : Celui qui l’a tuée connaissait son emploi du temps et savait comment l’attirer dans l’entrepôt. C’est donc forcément quelqu’un du magasin.
Christie : C’est bien ce qui m’ennuie. Tu m’aides ? Rn souvenir du bon vieux temps ?
Monk : Ne dis surtout pas ça.
Christie : J’ai appelé le grand patron à Sacramento, j’ai carte blanche pour engager qui je veux.
Quand bien même je voudrais en apprendre un petit peu plus, qui va me faire ses confidences ? Qu’est-ce que tu veux que je fasse, je hante le rayon habillement pour hommes toute la journée ?
Un peu plus tard, Adrien porte l’uniforme du magasin et son nom est sur l’étiquette de sa chemise.
Cliente : Excusez moi, je cherche du diluant pour peinture à l’huile.
Monk : Allée numéro deux, au fond du magasin.
Cliente : Merci beaucoup.
Monk : Je vous en prie. Bons achats.
Christie : Quand j’ai parlé de mes soupçons à la maison mère, ils ont décidé de renforcer la sécurité. Après la fermeture, il y aura un chien dans l’entrepôt.
Donovan : Le seul pistolet à eau du magasin se trouve au fond de ce rayon alors qu’il fait partie de nos promotions …
Christie : Lui, c’est Brent Donovan, le chef de rayon. Maniaque au possible, marié avec son travail. Tu vois le genre.
Monk : Il est au courant pour moi ?
Christie : Je ne suis pas sur de lui faire confiance.
Monk : C’est souvent dur de savoir à qui se fier.
Christie : Je te répète que je ne l’ai pas volée. Tu veux entendre ma version ?
Monk : Non. Je te remercie. Et les deux autres ?
Christie : C’est Ronnie et Morris. Je ne sais jamais qui est qui et je ne suis pas sur que même eux le sachent très bien, ça fait deux mois qu’ils travaillent ici mais ils ne vont pas faire long feu. C’est dingue, tu es sans doute le meilleur employé que nous ayons recruté.
Monk a été occupé toute la journée à renseigner les clients. Il se trouve maintenant au rayon chaussures.
Monk : Je ne les ai plus en marron, mais elles existent en noir. Voyez vous ça ! en voilà un pied avec une largeur impressionnante. Voulez vous faire quelques pas, afin de voir si ça vous convient ?
Le service de nettoyage est demandé allée numéro quatre. Monk se précipite.
Monk : Je prends ! A moi ! C’est à moi ! C’est mon tour.
Donovan : Qu’est-ce que c’est que ce type ?
Le lendemain matin, Monk balaie le trottoir devant le magasin, quand une fourgonnette le fait sursauter en s’arrêtant près de lui. C’est la caissière Jennie. Elle se gare plus loin.
Jennie : Hé ! vous avez un problème ?
Plus tard, Monk aide Dolores à ranger son stand de vêtements.
Dolores : Ça n’a pas à être parfait.
Monk : Tant que nous travaillons ici, autant bien faire ce qu’on nous demande.
Dolores : C’est exactement ce que je me disais au début.
Monk : Vous êtes là depuis quand ?
Dolores : Je ne m’en souviens même plus.
Monk : Vous connaissiez Edna Coruthers ?
Dolores : Qui ne connaissait pas cette chère Edna ? Je n’aime pas dire du mal des morts, mais c’était une plaie cette bonne femme. Toujours arrivée avant l’heure, à faire des heures supplémentaires et à nous faire passer pour des fainéants.
Monk : Ça lui arrivait de se disputer avec les autres ?
Dolores : Edna se disputait avec tous ceux avec qui elle travaillait. J’ai fait équipe avec elle aux arts de la table. Tout devait être absolument irréprochable. Elle était complètement profectionniste.
Monk : « perfectionniste » vous voulez dire.
Dolores : Moi, ce n’est pas mon cas alors je peux en parler en utilisant les mots dont j’ai envie.
Au réfectoire, à l’heure du déjeuner, Ronnie et Morris pillent le distributeur de snacks.
Ronnie : Vas y mon pote. Voila, à droite. Tu es un vrai dieu ! Essaie les biscuits au fromage.
Morris : Non, ils sont trop loin. Tu ne veux pas des bonbons ?
Ronnie : Non. Et les chips au paprika ? Tu as des bras plus longs, toi, pourquoi tu ne le fais pas ?
Jennie : Qu’est-ce que vous faites ?
Morris : On a paumé unepièce.
Ronnie : Je la cherche.
Jennie : Donovan vous cherche partout.
Morris : C’est l’heure de notre pause là !
Jennie : Vous l’avez déjà prise. Si vous êtes encore là dans dix minutes, je fais un rapport.
Ronnie : Un vrai dragon !
Monk : Qui est-ce ?
Morris : C’est Jennie Silverman, le chameau. Avant, elle était cool, tu te rappelles ? elle nous arrangeait les coups.
Ronnie : Oui, c’est vrai. Et même ça lui arrivait de boire une bière avec nous sur le parking.
Monk : Que s’est il passé ?
Morris : Peut être qu’elle s’est convertie.
Ronnie : Oui, parce qu’il y a deux mois elle s’est mise à arriver en avance, à faire des heures supp’ et des tas d’autres trucs glouques de ce genre.
Donovan met à jour un tableau des performances, dans lequel il accorde des étoiles aux employés. Monk et Jennie sont les seuls à en avoir un grand nombre.
Ha ha ! on dirait que vous avez un concurrent sérieux.
Monk doit travailler avec Morris et Ronnie au « bricolage »
Morris : Nous sommes pour ainsi dire dans le temple du tuyau d’arrosage. Donc, si vous voulez un tuyau, achetez le ici, c’est plus simple. Monsieur Donova, c’est le roi des …
Ronnie : Baissez vous !
Morris : Quoi ?
Monk : Quoi ? qu’est-ce qu’il se passe ?
Morris : C’est eux ? C’est les deux mecs.
Ronnie : Quoi ? Quels mecs ?
Morris : Les mecs qui m’ont tabassé sur le parking
Ronnie : Ha oui ?
Monk : C’est arrivé quand ?
Morris : Il y a deux mois, je dirais. Non, en fait c’était la semaine dernière. Je mettais les prospectus pour les promotions sur les parebrise et ils sont sortis je ne sais même pas d’où et ils m’ont collé une raclée de première. Ils m’ont salement cogné.
Monk : Et ils vous ont volé votre argent ?
Morris : Non, même pas. Ils m’ont balancé des pains dans la tête, comme ça, sans raison !
Monk : Vous êtes sur que ce sont ces types ?
Morris : Pas à 100 %, mais pour être franc avec vous, il faut dire qu’en fait, je n’étais pas vraiment tout à fait sobre.
Ronnie : Ecoute, vieux, c’est une vieille histoire, faut que tu te sortes de là, faut oublier le passé. Moi, je te protègerai.
Morris : Merci.
Monk surveille les deux hommes qui ont pris des outils, une masse, une hache et une pelle. Ils se rendent à la caisse. Joe Christie rejoint Monk.
Jennie : Vous avez trouvé ce que vous cherchiez ?
Homme 1 : Oui.
Jennie : Vous ne réglez pas en liquide ?
Homme 1 : Ha oui, si. Désolé !
Christie : Il y a un problème ?
Monk : Je ne sais pas trop. Elle vient de taper leur code client sans le leur demander. Donc, elle les connait contrairement à ce qu’elle prétend. En l’occurrence, qu’est-ce que tu sais d’elle ?
Christie : Jennie Silverman. Notre meilleure eemployée. Ils lui ont offert la gérance du nouveau magasin de Livingstone. Elle n’en a pas voulu.
Monk : Pourquoi a-t-elle refusé ?
Christie : Aucune idée. Elle a peut être des amis ici à qui elle reste fidèle.
Monk : Les deux flics abattus étaient mariés et l’un d’entre eux avait des enfants. Je leur reste fidèle.
Monk range les chariots sur le parking lorsqu’il remarque un fourgon démarrer sur les chapeaux de roue. Plus tard, il aperçoit le docteur Kroger dans les rayons. Il s’apprête à aller vers lui lorsqu’il le voit mettre une barre chocolatée dans sa poche. Il recule, mal à l’aise. Le lendemain, Monk est en consultation. Le docteur kroger sent qu’il y a un problème.
Dr Kroger : Je ne vous ai jamais vu aussi silencieux, qu’est-ce que vous avez en tête ?
Monk : J’enquête sur une affaire. Dans un magasin où je travaille sous couverture.
Dr Kroger : Ça a l’air très intéressant ?
Monk : C’est le supermarché sur Colombus Avenue. Et je vous y ai vu hier en fin de journée.
Dr Kroger : Oui, je m’y arrête parfois quand je rentre chez moi. Pourquoi ne pas m’avoir salué ?
Monk : Je vous ai vu.
Dr Kroger : Vous m’avez vu, oui. Et alors ?
Monk : Vous avez volé une barre chocolatée. Vous avez mordu dedans et vous l’avez mise dans la poche de votre blouson.
Dr Kroger : Oh la, doucement. Attendez, Adrien, vous savez ça me blesse ce que vous dites.
Monk : Sachez que ça me blesse autant que vous.
Dr Kroger : Je ne suis pas un voleur. J’avais cette barre dans ma poche quand je suis entré dans le magasin. J’en ai toujours sur moi pour éviter de me retrouver en hypoglycémie. Hé oui !
Monk : Donc, là, vous en avez une dans votre poche ?
Dr Kroger : Oui, absolument, j’en ai une dans ma poche, aujourd’hui comme toujours. J’espère à ne pas avoir à la sortir pour vous le prouver.
Monk : Je … je …
Dr Kroger : Je suis confronté à cela constamment. Je reçois des policiers comme des ex-policiers. Vous assistez à des choses atroces. On vous ment continuellement et vous finissez par ne plus croire personne.
Monk : Je … Je …
Dr Kroger : Adrien, vous allez devoir franchir le pas, il va falloir me faire confiance ou vous allez vous retrouver tout seul, ce que je ne souhaite pas le moins du monde.
Monk : Vous avez raison. Je suis désolé.
Dr Kroger : Bien. Bon, si … si nous parlions un peu de votre affaire ?
Monk : Une femme a été assassinée au magasin. Officiellement, la police a cru à un accident.
Dr Kroger : Et vous travaillez dans ce magasin.
Monk : Oui, ça se passe plutôt bien. Monsieur Donovan, notre chef de rayon, a dit qu’il n’était pas impossible que je sois promu.
Le docteur Kroger sort une barre de sa poche et en mange un bout. Monk est soulagé.
Monk : Oh ! le ciel soit loué ! Evidemment, je le savais. Je le savais depuis le début.
Dr Kroger : Bien sur que oui. Je sais.
Monk est en pause au réfectoire. Jennie vient ouvrir son vestiaire, Il aperçoit une boite de médicaments.
Monk : Vous partez en voyage ?
Jennie : Excusez moi ?
Monk : J’ai remarqué que vous preniez de la quinine, contre la malaria.
Jennie : Vous êtes qui, vous ?
Monk : Je m’appelle Adrien.
Jennie : Je sais lire, merci. Mais ça ne me dit pas qui vous êtes.
Monk : Je suis quelqu’un d’assez curieux. A la fois un don et une malédiction. Hier par exemple, je vous ai vu taper le code d’un client que vous prétendiez ne pas connaitre alors que vous connaissiez son code client.
Jennie : Je ne vois pas du tout de quoi vous voulez parler. Quant à votre curiosité, ce n’est pas un don et une malédiction, c’est juste une malédiction.
Monk range les boites de chaussures, juste avant la fermeture du magasin. Il entend un bruit, il se retourne, quelqu’un l’assomme. Quand il revient à lui, il s’aperçoit que le magasin est fermé. Il se retrouve face au chien fourni par la sécurité pour la nuit.
Monk : Gentil, gentil, chien. Tu es un gentil toutou ! Je t’explique, je travaille ici sous couverture ! Une femme, Edna Coruthers a été assassinée dans l’entrepot et je crois qu’il se pourrait bien que le meurtrier soit …
Il se met à courir, le chien à ses trousses.
Sharona rejoint Joe Christie dans le bar où ils avaient rendez vous avec Monk.
Sharona : Bonjour ! Où est Adrien ?
Christie : Je ne sais pas, on devait se retrouver ici. Vous voulez vous asseoir ?
Sharona : Volontiers. J’ai les informations que vous vouliez sur Jennie Silverman. Son casier judiciaire est vierge mais elle est allée en maison de redressement, à quinze ans, pour violation de propriété privée et usage de stupéfiants, et à seize ans, pour vol de voiture.
Christie : Je croyais que les maisons de redressement étaient tenues au secret.
Sharona : Le type, à l’accueil, s’appelle Ned. Il vit avec quatre chats et sa petite maman. §Et il m’a offert un verre. Je devrais être augmentée.
Christie : Monk avait raison, vous êtes douée. Je suis ravi que vous travailliez ensemble. Veillez sur lui.
Sharona : Je peux vous poser une question ? Comment était il quand il était policier ?
Christie : Le jour où je l’ai rencontré, j’ai du traverser le hall pour aller lui serrer la main. C’était avant, au temps où il serrait encore des mains. Il y avait sept lieutenants de police qui faisaient la queue devant sa porte pour travailler avec lui, pour le voir étudier un dossier, juste pour picorer un peu de son génie. En deux jours, j’ai appris plus avec lui qu’en deux ans à l’école de police.
Sharona : Vous étiez là lorsque Trudy …
Christie : Oui j’étais là avec lui, quand ils l’ont appelé. Avant de décrocher le téléphone, il riait. Et depuis il n’a plus jamais ri.
Sharona : Mais où est il ?
Christie : La dernière fois que je l’ai vu, il remettait un peu d’ordre dans les piles de bite de chaussures.
Sharona : Dans les piles de boites de chaussures ?
Christie : Oui.
Sharona : Oh, non ! Je crois qu’on ferait mieux de commander.
Pour échapper au chien, Monk grimpe sur les étagères. Obligé d’en descendre pour ranger une boite qui dépassait, il repart en courant et s’enferme à l’accueil. Il saisit le téléphone et appelle Sharona.
Sharona : Tiens, c’est le magasin.
Christie : Demandez lui ce qui le retient.
Christie entend le chien aboyer, il se lève précipitamment.
Christie : Venez !
Sharona : Où on va ?
Christie : Suivez moi.
Ils arrivent juste au moment où le chien s’apprête à sauter sur Monk qui est tombé. Christie enroule une serviette autour de son bras et appelle le chien.
Christie : Hé ! viens là toi, viens, allez, attrape !
Le chien mord dans la serviette, Christie l’entraine et l’enferme dans l’entrepôt.
Sharona : Tout va bien ?
Monk : Oui, je crois. Et toi, Joe, comment tu te sens ?
Christie : Je survivrai. Il a du s’échapper de l’entrepôt.
Sharona : Ou bien quelqu’un l’en a fait sortir.
Merci, Joe.
Christie : De rien.
Sharona : Hé, il vient de te sauver la vie. Tu peux peut être lui renvoyer l’ascenseur.
Au commissariat, Monk souhaite revoir le dossier de Joe Christie.
Stottlemeyer : Donc, vous êtes de nouveau copains ?
Monk : Je veux seulement lui accorder le bénéfice du doute.
Stottlemeyer : Ce n’est qu’un flic véreux, un ripou.
Monk : C’est possible, Ce n’est pas certain.
Sharona : Je me trompe ou vous sentez l’eau de cologne ?
Disher : C’est exact, c’est Crystal qui me l’a offerte.
Sharona : Dites, Capitaine, vous la connaissez Crystal ?
Stottlemeyer : Crystal ? Non, non, je n’ai pas eu cette chance. Nous devions diner ensemble la semaine dernière mais elle s’est décommandée à la dernière minute.
Disher : Elle ne se sentait pas bien.
Sharona : Lui auriez vous un peu trop mis la pression ?
Disher : Ce n’est pas une baudruche.
Sharona : Oui, c’est vrai, j’oubliais. C’est une pub pour portefeuilles en chair et en os.
Stottlemeyer : Voilà. Division des affaires internes, dossier numéro 922. Lieutenant de police Joseph Christie.
Monk : Qu’est-ce que c’est que ça ?
Stottlemeyer : C’est le dépôt des pièces à conviction. Casier numéro quatre. C’est là que votre ami a dit avoir rangé la cocaïne et comme vous pouvez le constater, le casier numéro quatre est vide.
Monk : Attendez. Certains des objets saisis sont vendus aux enchères …
Stottlemeyer : Oui, après un certain délai, selon la procédure.
Monk : Trois téléviseurs, un vélo de garçon, deux ordinateurs.
Stottlemeyer : Alors ?
Monk : Attendez une minute. Attendez. Regardez là. Regardez bien le vélo.
Sharona : Oui, c’est un vélo de fille. Il n’y a pas de barre.
Monk : Oui, quand le vélo a été mis aux enchères, deux jours plus tard, c’était un vélo de garçon. On avait rajouté un tube de métal sur le vélo.
Monk : On connait le nom de la personne qui a acheté ce vélo ?
Disher : Oui, c’est noté. « Numéro 22, vélo de garçon vendu à Clara Toplin ».
Monk : Toplin ?
Stottlemeyer : Clara Toplin, Elle s’occupait du dépôt des pièces à conviction. Elle a démissionné il y a à peu près quatre ans.
Disher : C’est exact.
La police fait une perquisition chez Clara Toplin et retrouve le vélo.
Lieutenant : Je vous remercie pour votre témoignage spontané, nous vous tiendrons au courant.
Technicienne : Même après trois ans, il y a encore des traces. E test est positif au chlorhydrate de cocaïne.
Disher : Vous auriez du vous débarrasser du vélo.
Clara : Je l’ai gardé pour l’offrir à mon petit fils.
Disher : Vous êtes en état d’arrestation. Vous avez le droit de garder le silence, tout ce que vous direz …
Stottlemeyer : Joe. Je ne sais vraiment pas quoi dire. Je suis désolé.
Christie : C’est un bon début.
Monk tend la main à Christie qui la prend, heureux.
Christie : C’est bon, Adrien. Tu ne vas pas te laver les mains ?
Monk : Non. Non, Joe. Viens, on y retourne.
Christie : Oui.
Monk et Joe assistent, avec l’ensemble des employés du supermarché Mega-Mart à la désignation de l’employé du mois.
Donovan : Ce ne sera une surprise pour personne je crois, mais notre employé du mois et ce, pour le deuxième mois consécutif, est … roulement de tambou s’il vous plait, Jennie Silverman. Beau travail, Jennie. Et en sa qualité de gagnante, Jennie profitera un mois de plus de certains privilèges. La place de parking de l’employée du mois, juste en face de l’entrée principale de notre magasin et bien sur, la tasse à l’effigie de notre enseigne de même qu’un coupon de remise pour un diner pour deux à la Nasse du Homard située sur la dix-septième rue. Valable uniquement en semaine et à l’exception du homard. Ainsi que de la plaque d’employée du mois qui restera accrochée à l’entrée de notre magasin pour toute la durée de ce mois. Ce qui devrait à tous, nous inviter à chercher au plus profond de nous, afin d’y trouver le meilleur de nous-mêmes pour enfin devenir nous aussi les meilleurs.
Ronnie : Bien dit, chef !
Monk se penche à l’oreille de Christie et murmure ; Edna a bien été tuée à la fin du mois dernier ?
Christie : Oui, c’est ça.
Plus tard, Monk et Christie regardent l’ancien tableau des performances
Christie : Ha, quelle chance, j’ai réussi à le retrouver. Le tableau du mois dernier.
Monk : Alors, voyons, Edna était en tête. C’est elle qui aurait gagné.
Christie : Ne me dis pas qu’on a tué quelqu’un à cause de ça ? Tu crois que Jennie Silverman aurait commis un meurtre pour devenir l’employée du mois ? Mais pourquoi ?
Monk : Je n’en sais rien du tout.
Christie : En tant qu’employée du mois, elle bénéficie d’une tasse en porcelaine, d’un diner pour deux à la Nasse du Homard, de renommée mondiale, et d’une plaque.
Monk : Ainsi que des remerciements de la nation reconnaissante.
Christie : Tu crois vraiment qu’on peut tuer pour un de ces trucs ?
Monk : Oui. C’est là, sous nos yeux, mais on ne le voit pas.
Christie : A quoi tu penses ?
Monk : Il est évident qu’Edna a été tuée pour cette tasse.
Christie : Tu crois ?
Monk : Non.
Christie : Et si jamais elle était en or, repeinte par-dessus.
Monk : Joe !
Christie : Tu as dit toi-même d’essayer toutes les théories jusqu’à trouver la bonne.
Monk : J’ai dit ça moi ?
Christie : Oui. Je me souviens de chaque mot que tu as prononcé. Bon, ce n’était pas bon pour la tasse. Ensuite, diner pour deux à la Nasse du Homard.
Monk : Dis m’en un petit peu plus sur ce restaurant.
Christie : C’est très familial, très bruyant, il y a un million de mômes, tu n’y tiendrais pas plus de deux minutes. Il y a un buffet à volonté avec sept recettes de crevettes différentes. Des crevettes géantes, des beignets de crevettes, des crevettes bouillies, des crevettes …
Monk : Stop ! je ne veux plus rien savoir, merci.
Christie : Un barbecue de crevettes …
Monk : Stop ! Ensuite ?
Christie : Cet extraordinaire portrait et sa plaque en plastique. Tu tuerais pour avoir un truc pareil ?
Monk : Oui, pour ne plus l’avoir.
Christie : Voilà, c’est tout ce qu’elle y gagnait. Hormis, bien sur, la place de parking.
Sur le parking. Après une rapide inspection des lieux, Monk remarque qu’une banque se trouve à coté du magasin.
Christie : La voilà.
Monk : Tu as vu ça ?
Christie : Quoi, le ralentisseur ? les véhicules touchent toujours quand ils sont trop chargés.
Monk : J’ai vu le van de Jennie toucher le ralentisseur il y a deux jours.
Christie : Oui, c’est vrai. Moi aussi, je l’ai vu.
Monk : Mais la première fois où je l’ai vue, le matin même, le van n’a pas touché du tout le ralentisseur.
Christie : Parce que tu te souviens d’un van qui touche ou ne touche pas un ralentisseur ? Comme tu m’as manqué !
Monk : Son van est donc bien plus lourd à la fin de la journée. Pourquoi ? Parce qu’à ce moment là, il est plein.
Christie : Il est plein de quoi ?
Monk : Oh bon sang, tu te souviens de ses deux amis, ils ont acheté des pelles et des pioches.
Christie : Il y a une bouche d’égout juste sous le van.
Monk : Et tous les soirs, il est plein de terre.
Christie : Ils creusent un tunnel pour dévaliser la banque !
Monk : Il lui fallait absolument cette place de parking, c’est ça la raison de tout ce mic-mac.
Donovan : Monk ! je vous cherche partout !
Monk : Monsieur Donovan, où est Jennie ?
Donovan : Peu importe où est Jennie, vous, vous devriez être au rayon vaisselle pour y préparer …
Christie : C’est une enquête de police. Mon équipier vient de vous poser une question.
Donovan : C’est un tremblement de terre ?
Christie : Ils viennent de faire sauter la chambre forte.
Monk : Tu as surement raison, c’est le premier du mois, la banque doit regorger de liquide.
Donovan : Mais enfin, qu’est-ce que vous racontez ?
Christie : J’appelle du renfort.
Monk : Non, non. Ils n’arriveront jamais à temps, Joe. Il me faut une arme.
Christie : Allée numéro sept, articles de sport !
Monk part en courant pendant que Christie appelle la police.
Donovan : Une arme ?
Jennie est cachée dans le van, Le sol est découpé au dessus de la plaque d’égout ouverte.
Jennie : Que se passe t’il ? On y va ! On se bouge ! on se bouge !
Monk : Hé, Ronnie, écoutez moi !
Morris : Vous vous plantez, c’est lui, Ronnie. On a échangé nos badges pour voir si ça marcherait !
Ronnie : Ne le dites à personne, parce que c’est une expérience.
Monk : Je … je … je n’ai pas le temps du tout. Il me faut une arme.
Ronnie : On se décide enfin à utiliser sa remise employé ?
Monk : Il me faut une arme tout de suite !
Morris : Oui, Monsieur Monk, que désirez vous ? On a des carabines …
Monk : Donnez moi n’importe quoi. Police ! c’est urgent ! Je vous la ramène, je n’en ai besoin que pour deux minutes !
Morris : Oui, c’est ça ! ça va poser un problème vu que c’est contre au moins un million de lois fédérales.
Ronnie : En plus, il y a une sorte de période d’essai.
Monk : Je vous en supplie …
Morris : Le mieux ce serait de compléter le formulaire.
Monk : Non, pas de formulaire. Pas de formulaire.
Morris : Je vais revenir, je crois qu’il y en a un dans la réserve.
Ronnie : Ne vous appuyez pas sur la vitrine, je viens juste de la laver.
Jennie : Mais enfin, qu’est-ce que vous fabriquez ?
Voleur 1 : C’est lourd, ces trucs !
Jennie : Tant mieux ! Plus c’est lourd, mieux c’est !
Ronnie : Si ça ne tenait qu’à nous, on vous la donnerait bien mais Monsieur Donovan est vachement remonté contre nous.
Morris : Pas plus tard qu’hier, on était au rayon hifi avec Ronnie …
Monk : Bon sang, il me faut cette arme. C’est cette Jennie Silverman, elle va s’échapper !
Ronnie : C’est pour Jennie ? Oui, nous aussi, on pensait exactement comme vous.
Jennie est un vrai chameau.
Morris : Oui, c’est vrai, mais c’est pas la solution.
Monk lui arrache la carabine des mains. Il retourne sur le parking en courant.
Monk : Morris !
Ronnie : C’est lui, Morris.
Monk : Ronnie, donnez moi des munitions.
Ronnie : D’accord, du calme, faut pas s’énerver.
Morris : Attends, son flingue, il n’était pas chargé !
Jennie : Moi, je me casse
Monk sort et lance le fusil à Christie qui vise et tire dans le pneu du van en train de partir. La police arrive et coince le van dont Jennie a perdu le contrôle.
Monk : Excellent !
Policier 1 : Sortez du véhicule !
Policier 2 : Descendez de votre véhicule. Mains en l’air ! je veux les voir, plus haut ! Vous, la conductrice, mains sur la tête ! vite !
Joe Christie est réintégré dans la police.
Stottlemeyer : Officier de police, Joe Christie, ravi de vous revoir ! Le travail n’attend que vous.
Monk : Toutes mes félicitations !
Christie : Merci à toi, mon frère. C’est grace à toi que je suis dans ce bureau.
Sharona : Le prochain, ce sera toi.
Christie : Oui, elle a raison. Et le jour où tu reprends du service, je tiens à refaire équipe avec toi.
Disher : Hé ! Sharona, Capitaine, tout le monde, si vous voulez bien me suivre, je veux vous montrer quelque chose.
Stottlemeyer : Montrer quoi ?
Disher : Crystal, elle est là. En bas.
Sharona : Pourquoi n’est-elle pas monté ?
Disher : Elle n’avait pas le temps, elle s’envole pour une séance de photos à Aruba.
Sharona : Comme c’est triste !
Disher : La voila, la voila !
Monk : Où ça ?
Disher : Dans le taxi ! Hé ! Crystal !
Ils voient un taxi qui s’en va. Ils s’éloignent de la fenêtre, seul Disher la salue.
Sharona : Pathétique !
Disher : Elle nous fait signe !
Crystal : Au revoir, Randy, je t’aime ! Tu me manques déjà !
Disher : Vous voyez ? Vous voyez ? Où allez vous ? Elle est de ce coté ! S’il vous plait, elle était là ! Je vous jure, elle était juste là !
Rédigé par mamynicky