3.03 – Monk dans le noir
Un attentat à la centrale électrique de San Francisco est en cours. Monk est chez Sharona.
Sharona : C’est un nouveau jeu à la mode qu’on vient de s’acheter.
Monk : Génial, j’adore les jeux de société.
Benji : C’est simple, je dessine quelque chose et vous devez deviner ce que c’est, en deux minutes.
Monk : Il suffirait de me dire ce que c’est, on serait pas obligés de jouer.
Sharona : Mais ce serait beaucoup moins amusant, tu ne trouves pas ? on est censés passer une soirée de détente, d’accord ?
Monk : D’accord.
Sharona : Bien, tu es prêt ?
Benji : Oui.
Sharona : Vas y.
Monk : C’est une ligne, ligne légèrement arrondie. Cette ligne … devrait être plus droite.
Benji : Non.
Monk : Deux lignes. Non parallèles, ce sont des lignes … oui … inégales. Asymétrique. C’est une forme asymétrique, une forme asymétrique perturbante. Je brule, ou …
Benji : Non.
Monk : C’est …
Sharona : Terminé !
Benji : C’est un bateau à moteur.
Monk : C’est vrai, je le vois maintenant. C’est exact, je vois les vagues.
Benji : C’est un requin.
Monk : Oui, ça aurait du me guider. Bon, c’était très amusant.
Sharona : Oh ! attendez, il est vingt une heures, l’émission va commencer.
Monk : Merci Seigneur !
Benji : Qu’est-ce qu’on va regarder ?
Sharona : Le concert pour le bicentenaire de San Francisco. C’est avec Willie Nelson.
Benji : Dis, tu te souviens quand vous lui avez sauvé la vie ?
Sharona : Oui. Ce jour là, il a fait cadeau d’un de ses harmonicas àAdrien.
Benji : Je peux le voir ?
Monk : Non, j’ai du le jeter. Monsieur Nelson avait posé sa bouche, enfin, tu sais … sa bouche dessus.
Présentateur TV : « … enregistré à l’auditorium Landau de San Francisco, il s’agit de la soirée de gala du bicentenaire avec en vedette Willie Nelson … »
A ce moment, une coupure électrique plonge la ville dans le noir. Sharona allume des bougies.
Monk : Sharona !
Sharona : Neuf mois après une coupure générale d’électricité, les naissances augmentent.
Benji : Neuf mois après ? ha ! j’ai compris.
Monk : Haaaaaaaaa … aaaaaaaa
Sharona : Adrien, ça va aller, détends toi. Benji, prends lui la main.
Benji : Aïe, il m’écrase les doigts.
Sharona : Hé bien, laisse le faire.
Monk : Haaaaaaaaa … aaaaaaaa
Sharona : Adrien, ne t’inquiète pas, l’électricité va bientôt revenir, je te le garantis. Je vais aller à la cuisine chercher d’autres bougies. Il m’en reste quelques unes sous l’évier.
Monk : L’électricité reviendra quand ?
Sharona : Je viens de te le dire, ça ne sera pas long.
Monk : L’électricité reviendra quand ?
Sharona : Laisse leur le temps d’intervenir.
Monk : L’électricité reviendra quand ?
Sharona : Est-ce que tu veux bien arrêter de poser cette question, je n’en sais rien !
Monk : L’électricité reviendra quand ?
Benji : Maman, s’il te plait, dis lui de se calmer.
Sharona : Adrien, pour l’amour du ciel, s’il te plait, arrête un peu !
La lumière revient.
Sharona : Alors, tu vois, ce n’était pas méchant.
Monk : Je ne savais pas quand la lumière reviendrait.
Sharona : On s’en est rendu compte.
Monk : Je ne savais pas quand la lumière reviendrait.
La police enquête à la centrale électrique.
Stottlemeyer : Madame …
Michelle Rivas : Rivas.
Stottlemeyer : Madame Rivas, vous nous avez dit qu’il n’y avait aucun système de sécurité, ni caméra ni gardien.
Michelle Rivas : Toutes les caméras sont à l’extérieur, il n’y en a aucune sur le transfo principal.
Stottlemeyer : Le poseur de bombe le savait, il travaille probablement ici.
Michelle Rivas : Nous pensons aussi, en tout cas, il savait ce qu’il faisait. Quand cette unité s’est arrêtée, l’unité suivante du réseau a essayé de compenser et les suivantes aussi, ce qui a créé une importante surcharge d’énergie et trois secondes plus tard, tout le secteur était dans le noir. En réalité, on a eu de la chance, la bombe a explosé à vingt une heures précises, vingt minutes plus tard, cette unité aurait été sur le réseau primaire et toute la Californie aurait été dans le noir.
Monk : Ce n’est pas logique. Ils savaient où placer la bombe mais pas quand la faire exploser.
Stottlemeyer : Il a fait une erreur.
Monk : Peut être. C’était peut être un choix volontaire, peut être qu’il ne voulait pas plonger tout l’Etat dans le noir.
Disher : Capitaine. Les fédéraux ont trouvé une lettre, enfin, je dirais plutôt un manifeste.
Stottlemeyer : Et comment ça se passe avec eux ?
Disher : Pour l’instant c’est le grand amour, ils partagent l’info.
Stottlemeyer : Allons voir ça avant que ces messieurs aient fini de dessouler.
Technicien : Michelle !
Michelle Rivas : Oui ?
Technicien : Où est Edelson ?
Michelle Rivas : Je n’en sais rien
Technicien : Quand vous le verrez, dites lui de ramener ses fesses ici, un reporter de la Chronicle a des questions techniques à lui poser. Il veut voir un ingénieur. Et dites à ce Monsieur de mettre son casque.
Michelle Rivas : Excusez moi, Monsieur, vous devez mettre votre casque.
Monk : Je ne peux pas mettre ce casque.
Sharona : Tu es tenu de le faire, alors mets le.
Michelle Rivas : Il vous va très bien. Et voilà ! Seriez vous Adrien Monk ?
Monk : Oui.
Michelle Rivas : Oh la la ! je n’arrive pas à croire que je vous rencontre, je suis une de vos fans.
Monk : Vous devez certainement me prendre pour n’importe qui d’autre.
Michelle Rivas : J’ai lu quelque chose sur vous … je viens de lire un article sur la façon dont vous avez retrouvé ce Picasso. Vous êtes un génie. Je suis Michelle Rivas, déléguée aux relations publiques et ajusteur de casque. Vous avez peur des bactéries ?
Monk : Oui, en plus d’autres choses.
Michelle Rivas : Dans l’article, ils disent que vous êtes célibataire.
Monk : En fait, j’ai été marié, elle est morte.
Michelle Rivas : Ha d’accord. Vous avez gardé votre alliance, vous savez, ça me plait bien cette sorte de dévotion. Ça ne se voit plus beaucoup maintenant.
Sharona : C’est assez rare. Je suis Sharona, l’assistante d’Adrien. Je suis enchantée de vous rencontrer.
Michelle Rivas : Oui, moi aussi. Gene, qu’est-ce que tu fais la haut ?
Gene Edelson : Ce que je fais ? je suis en train de vérifier l’état du générateur auxiliaire.
Michelle Rivas : Il y a un journaliste qui te cherche.
Gene Edelson : C’est toi le porte parole, alors va lui parler, c’est pas mon boulot. Excusez moi, vous avez vu le panneau « NE PAS TOUCHER » ?
Monk : Pas de problème, j’ai compris.
Michelle Rivas : Je meurs d’envie de le faire depuis six mois.
Stottlemeyer : Nous avons les premiers indices sur l’explosif. On pense qu’il a utilisé un pain de plastique de deux ou trois kilos, complétés d’une charge importante de magnésium. Et le tout devait être relié à un minuteur.
Monk : Vous avez parlé d’une lettre, vous avez cette lettre ?
Stottlemeyer : Oui une lettre de trois pages collées à la porte de derrière.
Disher : Une énumération basique d’idées écolos, le combustible fossile, l’énergie solaire, l’Arabie saoudite, « nous devons sauver la planète » …
Monk : « on est des hommes libres, on n’accepte pas vos lois barbares » … Attendez, je connais ces phrases, je les ai déjà entendues … « des hommes libres, qui refusent les lois … barbares » … qui a dit ça ? il y a une dizaine d’années, j’ai eu l’occasion de lire la même phrase, c’était dans une lettre écrite par un certain … Winston … non … si ! Winston Brenner ! c’est Trudy qui avait écrit un article sur lui.
Stottlemeyer : Oui, je me souviens de lui, c’était un radical pur et dur de Boston. Il a fait sauter un bureau de recrutement et plusieurs soldats ont été tués.
Monk : C’est exact.
Disher : On dirait que ce monsieur a repris du service.
Stottlemeyer : Nous allons vérifier ça.
Monk : Entendu.
Michelle Rivas : Sharona, vous pouvez remettre ça à Adrien ? Vous savez, au cas où il aurait quelques questions. Même s’il n’en a aucune, j’ai mis mon numéro personnel.
Sharona : Attendez, il vous plait ?
Michelle Rivas : Il est intéressant, je l’admets.
Sharona : Oui, certain.
Michelle Rivas : Et je le trouve aussi brillant.
Sharona : Oui, ça lui arrive également.
Michelle Rivas : Il a quelqu’un ?
Sharona : Il a quelqu’un ? ho, non.
Michelle Rivas : Il y a quelque chose qui cloche chez lui ?
Sharona : Non.
Sharona : Je vais aller en enfer, je suis une horrible menteuse.
Monk : Pourquoi ?
Sharona : Je viens de dire à Michelle Rivas que tout allait très bien chez toi.
Monk : Elle aurait du me demander.
Sharona : Je n’ai pas su quoi lui dire. Je me suis dit que … tu aurais peut être envie de l’appeler. Le moment est peut être venu.
Monk : Non, je ne crois pas.
Sharona : Adrien, je te parle en tant qu’amie, d’accord ? elle a l’air très gentil et je crois que tu devrais la contacter. Pour voir ce qu’il se passera ?
Monk : Non.
Sharona : D’accord. Prends ça, allez, prends cette carte au cas où tu changerais d’avis. Son numéro est derrière.
Monk : Non !
Sharona : Alors je vais te dire son numéro, quand tu l’auras entendu tu ne l’oublieras pas, c’est le cinq, cinq, cinq …
Monk : Non, non, non, non !
Sharona : cinq …
Monk : Non, non, non, non !
Sharona : 555-0198 !
Au commissariat.
Disher : Capitaine ! Monk avait raison. Et vous aviez aussi raison pour avoir écouté Monk. Bien joué.
Stottlemeyer : Qu’avez-vous trouvé, Randy ?
Disher : Winston Brenner, un activiste des années1980. Inculpé pour des attentats à la bombe à Boston. Petit passé contestataire. Tenez regardez, c’est la lettre de la centrale électrique et celle-ci est celle qu’il a écrite il y a onze ans. Il utilise les mêmes phrases. « le sang versé aujourd’hui » - « le sang versé aujourd’hui » - « le prix de la liberté absolue » - « le prix de la liberté absolue » et regardez ça … les deux écritures sont identiques. Je suis convaincu que c’est lui. La seule chose, c’est qu’à cette époque là, Brenner ne se préoccupait pas trop de l’environnement. Il était plutôt antimilitariste.
Stottlemeyer : Vous avez lu le dossier en entier, Randy ?
Disher : On a aussi des photos de lui. Un peu floues mais bonnes.
Stottlemeyer : Vous devriez lire la fin du dossier, Randy.
Disher : Quelle partie ?
Stottlemeyer : La partie où il est écrit qu’il est mort. Décédé en 1995. Il s’est donné la mort peu avant qu’on l’arrête.
Disher : Ha bon, il est mort ?
Un homme s’est enchainé dans un arbre. Les employés d’une entreprise du batiment et la police sont au pied de l’arbre.
Alby Drake : Non, je ne serai pas raisonnable. Je commence vraiment à en avoir assez d’être raisonnable. Et je ne descendrai pas de cet arbre avant que vous soyez d’accord pour construire votre stupide immeuble quelque part loin d’ici !
Sharona : Tu as appelé Michelle ?
Monk : Non.
Sharona : Tu as prévu de le faire ?
Monk : Non.
Sharona : Tu envisages de le faire ?
Monk : Sharona, je suis un homme marié.
Sharona : Capitaine, Lieutenant.
Stottlemeyer : Oui, SHarona, Monk …
Sharona : Que se passe t’il ?
Disher : Un écologiste.
Stottlemeyer : Il s’appelle Alby Drake. Un des plus vieux amis de Winston Brenner. Ils faisaient chambre commune au MIT.
Monk : Il est la haut depuis combien de temps ?
Employé : : Ça fait dix jours. Il va bientôt descendre. Le juge doit prononcer un avis d’expulsion pour demain matin.
Stottlemeyer : Le FBI, dans son infinie bonté est tout à fait d’accord pour reconnaitre qu’en effet Winston Brenner peut avoir simulé sa propre mort en 1995. Si Brenner est toujours en vie, cet oiseau bizarre, perché la haut peut être en contact avec lui.
Sharona : Comment fait il pour faire ses besoins ?
Stottlemeyer : Monsieur Drake ! je m’appelle Leland Stottlemeyer, je suis de la police de San Francisco.
Monk : Ce garçon doit être sale. Donne moi des lingettes.
Stottlemeyer : J’ai apporté des documents, j’aimerais que vous y jetiez un coup d’œil. Je vous les envoie.
Drake descend un sceau à l’aide d’une poulie.
Drake : Qu’est-ce que c’est que ça ?
Stottlemeyer : Il y a eu un attentat à la bombe à la centrale électrique lundi soir.
Drake : Oui, j’ai vu les lumières s’éteindre. C’était magnifique je vous le dis ! on voyait briller les étoiles.
Stottlemeyer : Je voudrais que vous regardiez ces documents et que vous me disiez si vous reconnaissez l’écriture.
Drake : Pourquoi faire ?
Stottlemeyer : Nous pensons que votre ami Winston Brenner est toujours en vie.
Monk : Monsieur Drake, nous vous avons également envoyé quelques lingettes.
Drake : Pourquoi faire ?
Monk : Pour faire votre toilette. Ces lingettes nettoyantes ont des milliers d’usage, vous savez ?
Drake : Allez en enfer !
Stottlemeyer : Ecoutez, Monsieur Drake, ce n’est pas un jeu. Durant la coupure, trois personnes sont mortes.
Drake : Trois morts ?
Stottlemeyer : Oui, Monsieur, c’est exact. Il y a eu deux crises cardiaques et une jeune femme en dialyse est morte aussi ce qui implique une enquête de la police criminelle. Vous m’avez compris ?
Monk : C’est à nouveau moi. Vous savez, Ralph Nader utilisait des lingettes et il adorait ça et … Fidel Castro, tous les extrémistes adorent utiliser des lingettes imprégnées. Sting, … il en utilise aussi souvent.
Sharona : Sting ?
Monk : Oui, c’est un chanteur anglais.
Drake : J’ai besoin de réfléchir un peu à tout ça. Alors je veux que vous me laissiez du temps.
Stottlemeyer : C’est entendu, Monsieur Drake. Prenez votre temps, on passera vous voir demain. Surtout, ne bougez pas.
Drake : Sans problème.
Monk : Une lingette !
Sharona : Tu les as toutes prises. Tu lui as tout donné.
Monk : Monsieur Drake, c’est encore moi, nous avons besoin de lingettes ici, est-ce que vous pourriez nous envoyer quelques lingettes s’il vous plait.
Drake : Bien sur !
Monk : Merci.
Chez le docteur Kroger.
Dr Kroger : Vous savez, j’ai pensé à vous durant la coupure d’électricité. Est-ce que ça a été ?
Monk : J’étais chez Sharona.
Dr Kroger : Bien, vous n’étiez pas seul. Une bombe dans la centrale électrique, on vit dans un monde effrayant.
Monk : Oui, c’est certain. Je travaille sur cette affaire.
Dr Kroger : Ça avance ?
Monk : C’est difficile. On a un suspect mais … il est officiellement mort depuis neuf ans. Il s’est passé une chose qui est plutôt amusante. Ça va sans doute vous faire rire.
Dr Kroger : Allez y.
Monk : Il y a une femme, qui travaille à la centrale électrique, elle … elle a dit qu’elle me trouvait intéressant et elle m’a donné son numéro (il rit) je vous avais dit, que vous trouveriez ça drôle.
Dr Kroger : Est-ce qu’elle est jolie ? … Adrien ? est-elle attirante ?
Monk : Ce sont de nouvelles chaussures ?
Dr Kroger : Adrien, on ne change pas de sujet, pas aujourd’hui. Je veux continuer à parler de cette femme. Est-elle attirante ?
Monk : Je n’en sais rien. Comment pourrais je savoir si c’est une femme attirante ou non ?
Dr Kroger : Mais, en la regardant. Ecoutez, ce n’est pas pour rien que vous en avez parlé, je pense que vous devriez appeler cette jeune femme. Ça fait huit ans, Adrien. Peut être qu’il serait temps pour vous de faire un pas en avant et de passer à autre chose ? Je suis votre médecin, Adrien, je vous fais une ordonnance.
Monk : Je ne peux pas vous relire.
Dr Kroger : Elle est à l’envers. J’ai écrit « appelez la ». Vous n’êtes pas obligé de sortir avec elle et vous n’êtes même pas obligé de la rencontrer. Contentez vous de lui téléphoner. Au pire, qu’est-ce qui peut vous arriver ?
Monk : Que j’y prenne gout, docteur.
Toujours dans l’arbre, Alby Drake passe un coup de fil.
Drake : Allo ! C’est moi, tout va bien. … tu seras surement intéressé de savoir que la police est venue me voir pour me parler de toi. Je n’ai rien dit, par contre j’ai beaucoup réfléchi … Trois personnes sont mortes pendant la coupure, ce n’est pas correct. Des innocents, mon vieux, je croyais que tout ça c’était fini. Non, n’essaie pas de te justifier. Si jamais ça se reproduit je te jure que tu vas le regretter. Non mon vieux, toi, prends garde à toi.
Michelle Rivas est chez elle, son téléphone sonne. A l’autre bout du fil, Monk est devant des piles de réponses prêtes.
Michelle: Allo ?
Monk : Allo ? c’est moi. Adrien Monk, le détective.
Michelle: J’étais en train de penser à vous.
Monk : Moi aussi, je pensais à vous. Vous avez passé une bonne journée ?
Michelle: Oh, ma journée n’est pas finie, j’ai encore dix communiqués de presse à rédiger ce soir. Vous avez du nouveau sur votre enquête ?
Monk : Non, pas encore, c’est une affaire très difficile.
Michelle: Oui, qu’est-ce qu’il y a à San Francisco qui attire autant de détraqués ? des poseurs de bombes, des extrémistes, dites moi est-ce que la ville de San Diego au Texas a les mêmes problèmes ?
Monk : Le Texas ? Une petite seconde. Texas – Texas – Texas …
Michelle: D’où venez vous ?
Monk : ha ! San Francisco, j’y suis né et grandi ici, et vous, d’où venez vous ?
Michelle: Chicago, mais je suis venue à l’Université ici et je ne suis jamais repartie, comme tout le monde je crois.
Monk : A quelle université êtes vous allée et quand avez-vous étudié ?
Michelle: A Stanford et j’ai un diplôme de journalisme.
Monk : Trudy avait un diplôme de journalisme.
Michelle: Comment était elle ?
Monk : Elle adorait la poésie. Elle récitait des centaines de poèmes par cœur. Elle se promenait toujours pieds nus, même quand il gelait dehors. Elle tenait toujours les promesses qu’elle faisait. J’adorais sa façon de me regarder. Je crois que c’est ce qui me manque aujourd’hui.
Pendant ce temps, dans la nuit, un engin s’avance vers l’arbre occupé par Drake.
Drake : Hé ! je suis là ! qu’est-ce que vous faites ? Arrêtez ! Stop ! (Il attrape son téléphone) Allo, police ! quelqu’un essaie de me tuer. Je suis sur le chantier de Spring Hills, le site en construction. Je suis dans le grand chêne. Non, ne raccrochez pas !
Drake essaie de se détacher, mais après plusieurs secousses, l’arbre s’effondre. Le lendemain, la police est sur les lieux.
Sharona : Tu l’as vraiment appelée ?
Monk : Oui, je l’ai vraiment appelée. Mais est-ce que c’est difficile à croire ?
Sharona : Non, non, je … je suis juste très étonnée. Tu as été honnête avec elle ?
Monk : Oui, je l’ai été, je … j’ai joué cartes sur table.
Sharona : Tu sais, Adrien, je suis très fière de toi, est-ce que tu vas la voir ?
Monk : Je ne sais pas ce qui s’est passé. Elle a dit « vous voulez qu’on se voit ? »j’ai paniqué, j’ai perdu la tête et j’ai dit d’accord.
Sharona : Alors, tu as un rendez vous !
Monk : J’ai un rendez vous.
Sharona : Tu dois être tout excité ?
Monk : Oui, je le suis. Si par excité tu veux dire pétrifié, rongé par les regrets.
Sharona : Pétrifié et rongé par les regrets. Bienvenue dans l’univers des rencards.
Monk : Capitaine !
Stottlemeyer : Monk ! Sharona ! je suis sur que vous aviez remarqué que c’est le grand chêne qui se dressait ici avant.
Monk : A quelle heure ?
Stottlemeyer : A quatre heures trente cinq, de matin. Le gardien a entendu que quelqu’un démarrait le bulldozer. Un moment plus tard, crac ! le chêne est tombe. Drake a été tué sur le coup.
Disher : Il avait passé un coup de téléphone vers minuit.
Monk : Il a appelé une cabine ?
Disher : Oui, gagné. Palo Alto.
Sharona : Alors c’est un coup de Brenner ? c’est notre homme ?
Disher : Non seulement Winston Brenner est en vie et en pleine santé mais il a préféré s’assurer que son copain n’essaierait pas de le balancer.
Stottlemeyer : C’est exact. Le FBI organise une réunion ce soir, ils veulent qu’on compare nos notes et qu’on synchronise nos montres.
Monk : Ho, écoutez … je suis … désolé, ce soir, je ne pourrai pas.
Sharona : Il a un rencard.
Disher : Comment ça, lui ? il a un rencard ?
Sharona : Oui.
Stottlemeyer : C’est cette femme du service des relations publiques de la centrale électrique ?
Monk : Oui, oui, c’est ça.
Stottlemeyer : Adrien Monk, vous êtes un caïd !
Monk : Non, je ne suis pas un caïd.
Stottlemeyer : Mais si ! où allez vous l’inviter ?
Monk : Un endroit qui s’appelle « Chez Bianca ». Quoi ? il y a un problème ?
A vingt heures exactement, Monk arrive devant l’entrée du restaurant «Chez Bianca», avec deux roses rouges. Michelle l’attend.
Michelle: Pile à l’heure, Monsieur Ponctualité.
Monk : Justement, autrefois, c’était mon surnom, Monsieur Ponctualité.
Michelle: A l’Université ?
Monk : Au jardin d’enfants. Je vous ai acheté douze roses
Michelle: Elles sont magnifiques. Où sont les autres roses ?
Monk : Je les ai jetées en chemin, elles étaient toutes différentes, alors je n’ai gardé que ces deux là.
Michelle: Eh bien, je vous remercie. Bon, si on montait ? j’ai lu la plus fabuleuse des critiques sur ce restaurant. Il a quatre étoiles.
Monk : Ah, tant mieux
Michelle: Regardez, il a la vue la plus spectaculaire de toute la ville.
Michelle se dirige vers l’ascenseur, Monk réalise que le restaurant se trouve au cinquante neuvième étage. Il hésite devant la cabine qui n’est pas tout à fait au niveau du sol et forme une petite marche.
Michelle: Est-ce que ça va ?
Monk : Regardez l’ascenseur, il est … il est décalé, je pense qu’il n’est pas sur.
Michelle: Non, c’est normal.
Monk : Il n’est pas sur, croyez moi.Plus tard, dans l’escalier.J’espère que ça ne vous dérange pas ?
Michelle: Non, non, c’est amusant. Et ça va nous ouvrir l’appétit.
Monk : A la bonne heure. J’aime bien votre chapeau.
Michelle: Je viens de l’acheter, en fait, je le trouve trop petit ou c’est ma tête qui est trop grosse.
Monk : Oh non, votre tête est parfaite.
Michelle: Merci.
Monk : Parfaitement ronde, comme celle de Charlie Brown.
Michelle: Merci.
Monk : Vous êtes née par césarienne ?
Michelle: Je n’en ai aucune idée.
Monk : Moi je devais naitre normalement mais on m’a sorti par césarienne. La tête de Trudy était plus ovale.
Michelle: Oui, vous me l’aviez dit au téléphone, vous avez dit aussi qu’elle aimait la poésie. Et qu’elle marchait toujours pieds nus même quand il faisait froid.
Monk : Exactement.
Quelques étages plus tard.
Monk : Est-ce que vous avez plusieurs frères et sœurs ?
Michelle: En effet, j’ai une sœur. Enceinte de neuf mois.
Monk : Vous allez devenir, vous serez bientôt …
Michelle: Une tatie !
Monk : Oui, exact.
Encore plus tard, toujours dans l’escalier.
Michelle: Est-ce que ça va ?
Monk : Donc, vous avez des frères et sœurs ?
Michelle: Oui, j’ai une sœur. Enceinte de neuf mois. Quoique maintenant elle a du avoir son bébé.
Monk : Vous avez le sens de l’humour. Vous en aurez besoin, les vingt derniers étages sont les plus durs. Ho ! vous avez laissé tomber vos fleurs. Dommage que les fleurs soient tombées.
Ils arrivent enfin à la réception, essoufflés et incapables de parler. Pendant ce temps, un nouvel attentat se prépare dans une station auxiliaire de la centrale électrique.
Maitre d’hotel : Monsieur, Madame …
Michelle: … Nous avons une réservation.
Maitre d’hotel : A quel nom ?
Monk : Monk. Avec un « M » comme dans « Mon Dieu, que c’est haut pour arriver jusqu’ici ». « O » comme …
Maitre d’hotel : Oui, voila, je vous ai trouvés mais votre réservation était pour trente cinq minutes plus tôt. Je suis désolé, nous avons donné votre table.
Michelle: Oh non, non, non, non ! on vient de monter cinquante deux étages à pied alors vous devez nous nourrir.
Maitre d’hotel : Je suis désolé, je ne pourrai rien faire pour vous avant minuit quinze.
Monk : D’accord. Il n’y a aucun problème. On va attendre.
Michelle: Mais c’est dans trois heures. Vous allez me ramener chez moi.
Monk : D’accord, aucun problème. Allons y. je pense que la descente sera plus facile.
Michelle: Vous avez raison, parce qu’on va descendre par l’ascenseur.
Monk : Bon.
Monk s’est résolu à entrer dans la cabine. La charge maximale acceptée est de quatre cents kilos, Monk est inquiet en constatant qu’ils partagent la cabine avec une dame obèse, Rita. Sharona est chez elle avec Benji.
Sharona : Benji, mets toi sur le canal onze !
Benji : Pourquoi ?
Sharona : Ils rediffusent le spectacle avec Willie Nelson.
Benji : Pourquoi on regarde toujours ce que tu veux regarder ?
Sharona : Parce que tu es un gentil garçon et que tu m’aimes.
Présentateur TV : « … enregistré à l’auditorium Landau de San Francisco, il s’agit de la soirée de gala du bicentenaire avec en vedette Willie Nelson … »
La charge posée à la centrale auxiliaire explose, plongeant San Francisco dans le noir. La cabine d’ascenseur s’immobilise.
Sharona : Bon sang. Quoi ? Encore ?
Benji : Je vais chercher les bougies.
Sharona : Oh mon Dieu !
Benji : Quoi ?
Sharona : Adrien est à son rendez vous.
Monk : Démarre, démarre, démarre …
Michelle: (au téléphone) Merci, Phil. Tu es mon héros.
Monk : Démarre, démarre, démarre …
Michelle: Ca va aller, les pompiers vont arriver.
Rita : C’est une chance, mais qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Michelle: Une autre bombe dans une centrale auxiliaire. Je travaille pour la compagnie d’électricité. Ça ne va pas du tout me faciliter la tâche.
Monk : Démarre, démarre, démarre …
Rita : Monsieur, il n’y a pas de courant alors cet ascenseur ne bougera pas.
Monk : Vous avez probablement raison. (Démarre, démarre, démarre …)
Michelle: Vous voulez une surprise ?
Rita : Oui.
Michelle: Ce n’est pas le pire des rendez vous que j’ai eu cette année.
Rita : Sérieux ?
Michelle: Oui. Je suis sortie avec un gars du boulot, Gene Edelson, vous l’avez rencontré.
Monk : L’ingénieur ? (Démarre, démarre, démarre …)
Michelle: Je crois que je l’ai pris en pitié en voyant qu’il ne sortait pas beaucoup. C’est un fou de musique country et il m’a emmenée danser.
Rita : Oh mon Dieu, vous m’en voyez désolée.
Michelle: Nous avons bu quelques verres, puis d’autres. Il m’a pelotée pendant une demi heure et il a vomi sur le taureau mécanique.
Rita : Les garçons qui ont l’air tranquilles sont les pires.
Monk : Celui là a tout du vrai perdant. (Démarre, démarre, démarre …)
Les secours arrivent et les libèrent. Monk est accroché à Rita. Inquiète, Sharona s’est précipitée au devant de Monk.
Pompier : ça va, Madame ?
Rita : Oui.
Pompier : Pas de blessé.
Rita : Monsieur ! on est sortis maintenant, lâchez moi !
Monk : Démarre, démarre, démarre …
Sharona : Oh mon Dieu. Adrien ! Est-ce que tout va bien ?
Monk : Très bien. Mais où est Benji ?
Sharona : Ne t’en fais pas, il est chez ma sœur.
Michelle : (au téléphone) ne confirmez rien et ne réfutez rien avant que je sois arrivée.
Michelle : (à Sharona, en partant) tout va bien chez ce type, hein ?
Sharona : Un premier rendez vous c’est toujours dur.
Monk : Comment était ta soirée ?
Sharona : Pas vraiment mieux. On a mangé de la pizza et ensuite on a regardé les trente premières secondes du spectacle.
Monk : Quel spectacle ?
Sharona : Celui avec Willie Nelson, qu’on voulait déjà voir lundi soir. Je finis par croire que quelqu’un de la compagnie d’électricité ne veut pas que je le vois.
Monk : La coupure a eu lieu à vingt une heures quinze. Quelle émission commence à cette heure ci ?
Sharona : Je n’en sais rien, ils diffusaient un film juste avant, il était peut être très long ?
Monk : Quelles sont les chances pour que ce soit ça ?
Sharona : Adrien !
Monk : Deux coupures à trois jours d’intervalle qui se produisent à des heures différentes, interrompant la même émission ?
Michelle les observe de loin.
Sharona : Qu’est-ce que tu fais ?
Monk : Tu as raison, une personne ne souhaite pas que tu voies cette émission. C’est de ça qu’il s’agit depuis le début.
Sharona : Willie Nelson ?
Michelle donne une conférence de presse.
Michelle : L’explosif utilisé est le même que pour la première bombe. Aussi, nous supposons que c’est le travail du même groupe d’individus.
Journalistes : Avez-vous …
Michelle : Nous ferons un autre communiqué à dix huit heures. Si nous avons du nouveau avant, nous vous le ferons savoir. Merci.
Edelson : Michelle !
Michelle : Salut Gene.
Edelson : Comment c’était, ton rendez vous avec le détective ?
Michelle : C’est ton seul sujet de préoccupation, Gene ?
Edelson : J’ai entendu des flics parler et je sais pourquoi il a été renvoyé de la police. Il serait un peu cinglé.
Michelle : C’est possible, oui, en effet. Mais il va bientôt résoudre cette affaire.
Edelson : Vraiment ?
Michelle : Il est proche du but, la police devrait bientôt arrêter le coupable. Peut être demain.
Chez Monk, Sharona réceptionne un courrier envoyé par la police.
Sharona : Oh, c’est ce que nous attendions. Merci.
Monk : C’est la copie du concert ? la copie de l’émission de télé ?
Sharona : Oui, je vais enfin pouvoir voir ce concert. Qu’est-ce que c’est ?
Monk : Des lunettes de vision nocturne. Je me les suis commandées après la première coupure. De quoi j’ai l’air ?
Sharona : D’un gros frelon.
Monk : Oh, je serai dans le noir.
Sharona visionne la cassette. « … Ce concert a été enregistré à l’auditorium Landau de San Francisco, il s’agit de la grande soirée de gala du bicentenaire, avec en vedette Willie Nelson. »
Monk : Mets le en vitesse rapide.
Sharona : Mais j’ai envie de le voir !
Monk : Sharona, il est déjà très tard. Il faut que j’aille dormir. Si je n’ai pas mes quarante cinq minutes, je ne peux pas fonctionner.
Sharona : Depuis quand tu fonctionnes ? Alors, qu’est-ce qu’on cherche ?
Monk : Je n’en sais rien, mais je le saurai quand je le verrai. Attends, attends. Mets le en lecture. Je crois que c’est ça.
Sharona : Oh, mon Dieu !
Monk : Ce n’est pas croyable.
Sharona : C’est l’ingénieur de la compagnie d’électricité. Comment s’appelle t’il déjà ? Gene …
Monk : Edelson.
Sharona : Oui.
Monk : Gene Edelson. Hormis le fait que son vrai nom est Winston Brenner.
Sharona : Le fugitif ?
Monk : Mais oui, bien sur ! Michelle a dit qu’Edelson était un grand fan de musique country. Mets sur pause. Regarde son visage. Apparemment il ne s’attendait pas à être filmé.
Sharona : Attends. Il a mis toute la ville dans le noir deux fois de suite pour empêcher les gens de voir ce concert .
Monk : Il s’est fait passer pour mort, souviens toi. Il a eu peur que quelqu’un le reconnaisse en voyant le concert.
Une coupure de courant les plonge à nouveau dans le noir.
Sharona : Quoi ? qu’est-ce que …
Monk : Lumière, lumière, lumière …
Sharona : Mais pourquoi est-ce qu’il recommence, l’émission ne passe pas à la télé ? Non, c’est pas vrai !
Monk : Quoi, qu’est-ce qu’il y a ?
Sharona : Ce n’est pas une coupure générale, ce n’est que notre immeuble.
Monk : Alors c’est mauvais, très mauvais.
Sharona : (au téléphone) Capitaine, c’est Sharona. Ecoutes moi, je suis chez Adrien, quelqu’un vient de nous couper l’électricité, nous pensons que c’est Winston … Allo ? Allo ? La ligne est coupée !
Monk : Je n’arrive pas à retrouver mes lunettes de vision nocturne ! Il y a une faille fatale dans le plan des lunettes pour la vision nocturne.
Sharona : (en chuchotant) Adrien ! Il est entré par effraction.
Monk : J’ai entendu. Où est mon balai ?
Sharona : Tu veux bien oublier ton balai …
Monk : Il y a du verre cassé.
Sharona : Oublie le verre cassé, il faut qu’on sorte d’ici. Adrien ! haaaa !
Sharona a été assommée. Une lampe éclaire Monk.
Monk : Sharona ? Sha …
Edelson/Brenner : Trop d’intelligence peut nuire, Monsieur Monk. Fallait pas ressortir les fantômes du placard. Où est-ce que vous allez ? J’en ai pas encore fini avec vous.
Monk a retrouvé ses lunettes de vision nocturne. Il aperçoit Sharona à terre qui reprend connaissance. Monk attire Winston loin de Sharona.
Monk : Sharona ! Sharona !
Sharona : Adrien.
Monk : Reste là. Chuuuut. Tu ne dois surtout pas bouger.
Sharona : Tu dois sortir d’ici.
Monk : Non.ne t’en fais pas pour moi. J’ai mis mes lunettes. Ça va aller.
Brenner : Monk ! vous ne m’échapperez pas éternellement.
Monk : Je suis de ce coté Winston ! ou je suis là peut être. Faites attention, votre lacet gauche est défait.
Brenner : Comment vous le savez ? Qu’est-ce qui se passe ?
Monk : Bouh !
Stottlemeyer arrive avec Disher.
Stottlemeyer : Hé ! rallumez moi tout ça tout de suite !
La lumière revient, mais Monk ne s’en aperçoit pas et croit toujours que Winston ne le voit pas.
Monk : Je suis peut être un fantôme. … Alors vous me voyez, c’est ça ?
Brenner : Oui.
Monk : Le courant a été rétabli, n’est ce pas ?
Brenner : Oui.
Stottlemeyer : Brenner !
Disher : Sharona, ça va ?
Stottlemeyer : Lachez ce couteau.
Monk : Lieutenant, j’ai des lunettes de vision nocturne, éteignez la lumière tout de suite, j’aurai l’avantage pour le coincer.
Disher : Oui, on peut faire ça, on peut l’arrêter également.
Monk : D’accord. Oui. C’est vrai qu’on peut l’arrêter.
Disher : Oui, c’est ça. Winston Brenner, vous êtes en état d’arrestation. Donnez moi vos mains. Vous avez le droit de garder le silence. Je vous suggère de le faire.
Plus tard, Michelle donne une conférence de presse.
Michelle : Comme vous le savez, Winston Brenner, ou Gene Edelson, a été inculpé ce matin par le Juge. La compagnie d’électricité de San Francisco souhaite remercier l’ATF, le FBI ainsi que la police locale pour leur dévouement et pour leur professionnalisme dans cette affaire. Nous aimerions remercier tout particulièrement l’ancien officier de police, Adrien Monk, grace à qui le fugitif a pu être remis entre les mains de la justice. Merci.
Journalistes : C’est bon, on y va.
Michelle : Adrien !
Monk : Rassurez vous, je ne suis pas venu vous demander un autre rendez vous. Je voulais vous offrir ceci, une douzaine de roses. Je crois que vous les méritez toutes.
Michelle : Mais elles sont toutes différentes.
Monk : C’est votre problème à présent.
Michelle : Vous êtes adorable, Adrien Monk, et quand vous aurez enfin résolu ce que vous cherchez à résoudre, alors, promettez moi que vous m’appellerez ?
Monk : Vous voudriez sortir avec moi à nouveau ?
Michelle : Bien sur mais dans un endroit en rez de chaussée. Si je n’avais pas de microbes, je vous embrasserais tout de suite.
Monk : Si vous n’aviez pas de microbes, je vous laisserais faire.
Michelle : Au revoir.
Ils se séparent, Monk s'en va, content.
Rédigé par mamynicky