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#303 : Monk dans le noir

Une bombe dans une centrale électrique de San Francisco prive la ville de lumière. Trois morts suspectes amènent le Capitaine Stottelmeyer, Monk, Disher et Sharona, dans le cadre de l’enquête, à consulter la porte parole de la centrale.

Cette dernière est une admiratrice de Monk.

Popularité


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Titre VO
Mr. Monk and the Blackout

Titre VF
Monk dans le noir

Première diffusion
09.07.2004

Première diffusion en France
15.02.2005

Diffusions

Logo de la chaîne TV Breizh

France (redif)
Jeudi 18.08.2016 à 18:10

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Mardi 15.02.2005 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 09.07.2004 à 22:00

Plus de détails

Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénaristes -
Hy Conrad, Daniel Dratch
Réalisateur - 
Michael Zinberg

Tony Shaloub ...  Adrien Monk
Bitty Schram ... Sharona Fleming
Jason Gray-Stanford ... Lieutenant Randal Disher
Ted Levine ... Capitaine Leland Stottlemeyer

Kane Ritchotte … Benji Fleming
Judge Reinhold … Alby Drake
Alicia Coppola … Michelle Rivas
Todd Stashwick … Gene Edelson
Stacy Michelle … Elle même
Stanley Kamel … Docteur Kroger
Joan Blair … Rita

3.03 – Monk dans le noir

Un homme pénètre par effraction, de nuit, dans une centrale électrique et y pose une bombe à retardement.

Sharona, Monk et benji s'apprête à passer une soirée ensemble. Sharona apporte un nouveau jeu. Benji doit faire un dessin, il faudra deviner ce qu'il représente en deux minutes. Monk est perturbé par le dessin du jeune garçon, qui représente une forme asymétrique. A la fin du temps, Benji est déçu que sa péniche n'ait pas été découverte. Sharona annonce qu'il est 21 heures, l'heure de la retransmission du concert donné pour le bicentenaire de San Francisco avec la vedette Willie Nelson. Benji se souvient que Monk et Sharona lui ont sauvé la vie. En remerciement, Willie Nelson a donné l'un de ses harmonicas à Adrien. Benji aimerait le voir mais Monk a dû le jeter, le musicien avait posé sa bouche dessus.

Au moment où la diffusion depuis l'auditorium de San Francisco commence, la bombe explose, coupe le courant électrique plongeant la ville dans le noir.

Monk est au bord de la panique. Sharona allume des bougies et demande à Benji de laisser Monk lui écraser les doigts. Après avoir réclamé plusieurs fois combien de temps ils allaient devoir rester dans le noir, Monk est soulagé de voir la lumière revenir.

La police a envahi l'usine, le capitaine Stottlemeyer a fait appel à Monk et Sharona. Le capitaine questionne la déléguée aux relations publiques, Michelle Rivas. L'usine ne possède aucun système de sécurité, ni caméra, ni gardien, les caméras sont à l'extérieur. Le coupable était au courant, il savait ce qu'il faisait. Le capitaine en déduit qu'il doit s'agir de l'un des employés de l'usine. Michelle Rivas explique que lorsque l'unité s'est arrêtée, la deuxième a compensé, créant une surcharge d'énergie et trois secondes plus tard, la ville était dans le noir. Par chance, la bombe a explosé à 21 h. précises. Un peu plus tard, cette unité aurait plongé la Californie dans le noir. Monk trouve que le geste du fautif n'a pas de sens : il savait où poser la bombe, mais pas quand, peut être a t'il choisi de ne pas toucher tout l'Etat.

Disher vient apprendre au capitaine que les fédéraux ont trouvé une lettre. Le capitaine accompagne le lieutenant pour se mettre au courant. Un des employés demande à Michelle Rivas de prévenir Edelson, qui est introuvable, qu'un journaliste du « Chronicle » demande à voir un ingénieur.

Michelle Rivas s'approche de Monk pour lui faire mettre son casque, qu'il tient au-dessus de sa tête. Il ne peut pas mais elle insiste et l'aide à l'enfoncer sur sa tête. A sa manière de le remettre sur le dessus du crâne, elle reconnaît Monk dont elle est fan. Elle a lu un article sur lui quand il a retrouvé le Picasso volé. Elle lui touche la main, Sharona sort une lingette aussitôt. Michelle observe qu'il craint les microbes, qu'il porte une alliance alors que l'article le disait célibataire. Il explique que sa femme est décédée. Michelle reprend que cette sorte de dévotion, qui lui plait, est rare de nos jours. Devant l'embarras de son patron, Sharona prend la parole et se présente à Michelle. L'attention de cette dernière est attirée par un bruit au-dessus d'eux. C'est Gene Edelson qui voulait vérifier le générateur auxiliaire. Elle l'informe de la présence du journaliste. Il lui répond que ce n'est pas son boulot mais le sien est fait remarquer à Monk qui tapote depuis quelques temps avec son stylo sur un compteur dont l'aiguille n'est pas droite, qu'il y a une affiche au-dessus. Pendant qu'il s'en va, Monk lui dit qu'il s'en occupe et redresse l'affiche métallique sur laquelle est écrit « ne pas toucher ». Michelle rit et lui dit que depuis six mois elle veut le faire.

Le capitaine rejoint Monk avec des indices sur l'explosif : il s'agit de 3 kilos de plastic haute densité avec une charge de magnésium, le tout relié à un minuteur. Disher montre la lettre, il s'agit de trois pages, une énumération non signée d'idées écologiques : énergie solaire, combustible fossile, Arabie Saoudite, nous devons sauver la planète, nous sommes des hommes libres, nous nous libèrerons de vos lois barbares ... Monk répète la dernière phrase, qu'il pense avoir déjà entendue. Il se souvient qu'il a déjà lu cette phrase il y a 10 ans, dans une lettre écrite par un certain Winston Brenner. Trudy avait écrit un article sur lui. Le capitaine évoque l'article sur cet extrémiste de Boston qui avait fait deux victimes dans une explosion. Pendant que le capitaine, Monk et Disher vont vérifier, Michelle donne à Sharona son numéro de téléphone personnel pour le transmettre à Monk. Sharona est étonnée, Michelle avoue que Monk lui plait, elle le trouve intéressant et brillant. Elle demande s'il voit quelqu'un, devant la réaction de Sharona, elle pense que quelque chose cloche. Sharona répond que non. Elles regardent toutes les deux Monk, plus loin, qui souffle sur une languette pour la remettre droite sans la toucher.

Plus tard, Sharona explique à Monk qu'elle ressent du remords d'avoir caché ses problèmes à Michelle. Elle pense que c'est peut être le moment et qu'il devrait l'appeler. Monk ne croit pas. Elle insiste, Michelle lui semble gentille, elle le presse d'appeler. Il ne veut pas l'entendre, mais Sharona lui dicte le numéro, sachant qu'il ne l'oubliera pas.

Le capitaine arrive à son bureau, Disher lui fait un compte-rendu de son enquête. Il confirme que Winston Brenner tait un activiste au cours des années 90. Il a été impliqué dans une série d'explosions à Boston. Il montre une lettre écrite par Brenner il y a 11 ans, on y trouve les mêmes phrases, l'écriture est identique. A cette époque, il était antimilitariste, il ne s'occupait pas d'environnement. Le capitaine n'y voit qu'une objection : Brenner s'est suicidé en 1995, juste avant le procès.

Un vieil ami de Brenner, Alby Drake, écologiste également, s'est installé dans un arbre pour empêcher et protester contre la construction d'un immeuble. Sharona essaie de convaincre Monk de téléphoner à Michelle, mais Monk refuse en rappelant qu'il est marié. Ils rejoignent le Capitaine et Disher qui surveillent Drake, entourés des ouvriers qui attendent pour démarrer le chantier. Le juge a prononcé son expulsion pour le lendemain. Le Capitaine apprend à Monk que le FBI a reconnu que Brenner a pu simuler sa mort en 1995. S'il est toujours en vie, il est peut être en contact avec Drake. Le Capitaine fait passer à Drake, à l'aide d'une corde et d'un seau, une copie de la lettre trouvée par les Fédéraux et lui demande s'il reconnaît l'écriture. Il ajoute qu'il y a eu des morts, deux crises cardiaques et une jeune femme sous dialyse. Il s'agit d'une enquête criminelle. Drake répond qu'il doit réfléchir, il lui faut un peu de temps. Le Capitaine accepte et lui précise qu'il reviendra le lendemain.

Au cours de sa visite chez le docteur Kroger, Monk parle de Michelle qui lui a donné son numéro de téléphone. Quand le thérapeute le questionne pour en savoir plus, Monk change de sujet. Le docteur Kroger pense qu'après être resté seul depuis huit ans, il devrait appeler la jeune femme, ce qui représenterait un pas en avant. Il lui demande seulement de l'appeler, il n'est pas obligé de sortir avec elle, il ne risque rien. Monk reconnait que ça pourrait lui plaire.

Le soir, Drake appelle Brenner sur son portable pour l'informer de la visite de la police. Il ne leur a rien dit, mais il a réfléchi. Il trouve injuste que trois personnes innocentes soient mortes. Il menace son interlocuteur, si cela devait se reproduire.

Monk appelle Michelle. Il a préparé des réponses sur des fiches, qu'il a classées par thème. Michelle lui demande s'il y a du neuf dans l'enquête, il tourne la première fiche et lit la réponse. La plus grosse pile concerne Trudy. Mais lorsque Michelle lui apprend qu'elle a fait ses études à Stanford et obtenu un diplôme de journalisme, Monk remarque que Trudy avait le même diplôme. Puis il continue de parler d'elle, il n'a pas besoin des fiches.

La même nuit, sur le chantier, un homme emprunte un bulldozer et malgré les protestations de Drake, fonce sur l'arbre. Drake essaie d'appeler la police sur son portable. Il tente d'ouvrir le cadenas qui le tient enchaîné à une branche. Le tracteur déracine l'arbre qui tombe sur une cabane de chantier entraînant une ligne électrique.

Le lendemain, Monk examine le bulldozer en expliquant à Sharona qu'il a appelé Michelle. Sharona est stupéfaite et lui demande s'il a un rendez-vous. Il répond qu'il en a un et de ce fait il est pétrifié et rongé par les regrets. Le Capitaine et le lieutenant arrivent et résument pour Monk et Sharona que le gardien du chantier a entendu quelqu'un démarrer l'engin à 4 h.30 du matin. Drake est mort dans la chute, auparavant il a appelé quelqu'un vers minuit sur un numéro de cabine téléphonique. Monk pense que Winston Brenner est vivant et qu'il s'est assuré que son vieil ami ne le balancera pas. Le Capitaine invite Monk à une réunion avec le FBI le soir même pour comparer leurs notes. Monk est embarrassé, il prévient qu'il ne peut pas. Sharona ajoute qu'il a un rendez-vous. Le Capitaine soupçonne qu'il s'agit de Michelle et demande à Monk où il va l'emmener. Quand il leur apprend qu'il a retenu une table chez Bianca, Stottlemeyer, Sharona et Disher se regardent en silence, Monk comprend qu'il y a un problème.

Monk et Michelle se retrouvent à l'entrée du restaurant, devant l'enseigne qui signale que sa salle de restauration se trouve sur le toit, au 52ème étage. Monk lui donne deux roses rouge, il a jeté les 10 autres, car elles étaient toutes différentes. Michelle appelle l'ascenseur, Monk signale qu'il doit être cassé, la cabine est arrêtée plus haut que le sol. Ils décident de monter par l'escalier, Monk ne pouvant se résoudre à pénétrer dans la cabine.

En montant les marches, Monk félicite Michelle pour son chapeau. Elle pense que sa tête est trop grosse ou son chapeau trop petit. Monk lui dit que sa tête est parfaite, bien ronde comme celle de Charlie Brown. Un peu essoufflé, Monk remarque que Trudy avait la tête plus ovale. Elle lui fait remarquer qu'il l'a déjà dit au téléphone, et qu'elle aimait la poésie et marcher pieds nus même en hiver. Ils font une pause sur le palier du 20ème étage, Monk lui demande si elle a des frères et sœurs, elle répond qu'elle a une sœur enceinte de neuf mois et qu'elle va donc être Tante.

Un homme coupe les fils d'une caméra de surveillance et pose une bombe à retardement.

Au 30ème étage, nouvelle pause sur le palier, Monk repose la même question, elle répond que sa sœur enceinte de neuf mois a dû accoucher depuis. Epuisés ils arrivent à la réception du restaurant où ils apprennent qu'ils ont 35 minutes de retard, la table qu'ils avaient réservée a été donnée. Michelle proteste, mais ils ne pourront avoir une table qu'à minuit 15. Monk est d'accord pour attendre mais Michelle veut rentrer chez elle et elle veut prendre l'ascenseur pour redescendre. Une pancarte signale une charge maximale supportée de 400 kilos. Dans l'ascenseur, Michelle et Monk sont en compagnie d'une jeune femme obèse. Monk est inquiet et la détaille en essayant d'estimer son poids.

Sharona demande à Benji d'allumer le poste de télévision pour regarder la rediffusion du concert de Willie Nelson. L'émission démarre, la bombe explose et San Francisco est plongé dans le noir. Sharona va chercher les bougies mais réalise que Monk est à son rendez-vous.

Pendant que Monk appuie désespérément sur le bouton du rez-de-chaussée, Michelle appelle les pompiers sur son portable. Puis elle explique à la grosse dame qu'une autre bombe a sauté dans une centrale auxiliaire et qu'elle travaille pour la compagnie. Elles regardent Monk qui continue à appuyer sur le bouton, Michelle confie à sa compagne que ce n'est pas son pire rendez-vous. Elle est sortie avec un collègue, Gene Edelson, qui sort peu. Il est fan de musique country, ils sont allés danser et après quelques verres il a été malade sur le taureau mécanique.

Les pompiers débloquent enfin l'ascenseur. Monk est agrippé à la grosse dame qui n'arrive pas à le faire lâcher.

Après avoir confié Benji à sa sœur, Sharona arrive en courant, inquiète pour Monk. Au téléphone Michelle recommande de ne rien confirmer ou réfuter avant son arrivée, elle raccroche et lance un regard exaspéré sur Monk. Sharona plaisante en disant à son patron que quelqu'un ne veut pas qu'elle voit le concert avec Willie Nelson. Monk pense qu'elle a raison, deux coupures, à trois jours d'intervalle et à des heures différentes, semblent prouver que l'émission est visée.

Le lendemain, à la centrale, Michelle donne une conférence de presse. Elle signale que l'explosif employé est le même qu'au premier attentat. Il s'agirait donc du même individu. Dès qu'elle aura de plus amples informations, elle les exposera.

Gene Edelson apostrophe Michelle pour lui demander comment s'est passé son rendez-vous avec ce cinglé renvoyé de la police. Vexée elle répond qu'il va résoudre cette affaire, car il est proche du but, la police va bientôt arrêter le malfaiteur, peut être le lendemain.

Sharona reçoit chez Monk la cassette de l'émission de télé. Monk, lui, a reçu des lunettes de vision nocturne, commandées après la première panne. En visionnant la cassette, Monk remarque Gene Edelson dans le public de Willie Nelson. Il se souvient que Michelle a dit qu'il était fan de musique country, son vrai nom est Winston Brenner. Il a plongé la ville dans le noir à deux reprises pour ne pas être reconnu. A ce moment, l'électricité est coupée. Par la fenêtre, Sharona constate qu'il ne s'agit que de l'immeuble. Pendant qu'elle appelle le capitaine pour lui expliquer la situation, Monk se cogne dans tous les meubles en cherchant ses lunettes pour vision nocturne. L'appel de Sharona ne passe pas, le téléphone est coupé. Dans le noir, ils entendent un bris de verre et comprennent que Brenner est en train de pénétrer dans l'appartement. Monk cherche son balai, Sharona est assommée par Brenner. Avec sa lampe il localise Monk, mais il s'embronche, Monk en profite pour s'éclipser et retrouver ses lunettes. Il trouve Sharona, en train de revenir à elle, et lui dit de ne pas essayer de se relever. Brenner a perdu sa lampe, il a un couteau, Monk le visualise parfaitement avec ses lunettes. Il s'amuse à troubler Brenner en lui parlant de différents endroits et joue au fantôme.

Le Capitaine arrive au pied de l'immeuble de Monk et demande que l'électricité soit rétablie. Monk, qui porte toujours ses lunettes, ne sait pas que la lumière est revenue, il est étonné de voir Brenner qui le suit des yeux et vient vers lui. Disher fait irruption, révolver à la main, mais Monk lui demande d'éteindre car avec ses lunettes, il a l'avantage. Disher lui propose de se contenter de l'arrêter. Il lui passe les menottes et l'emmène.

Le lendemain, au cours de sa conférence de presse, Michelle dévoile l'inculpation de Gene Edelson dont le vrai nom est Winston Brenner. La compagnie remercie publiquement le FBI et la police de San Francisco pour leur professionnalisme et tout particulièrement l'ancien policier Adrien Monk grâce à qui le fugitif a pu être arrêté.

Plus tard, Monk apporte un bouquet de douze roses à Michelle en la rassurant, il ne s'agit pas d'une invitation. Michelle le remercie et le trouve adorable. Elle lui demande de l'appeler quand il aura résolu les problèmes qu'il cherche à résoudre. Il est heureux d'apprendre qu'elle ressortirait avec lui volontiers.

Elle lui dit que si elle n'avait pas de microbes elle l'embrasserait, il répond que si elle n'en n'avait pas il la laisserait faire.

 

 

3.03 – Monk dans le noir

Un attentat à la centrale électrique de San Francisco est en cours. Monk est chez Sharona.

Sharona : C’est un nouveau jeu à la mode qu’on vient de s’acheter.
Monk : Génial, j’adore les jeux de société.
Benji : C’est simple, je dessine quelque chose et vous devez deviner ce que c’est, en deux minutes.
Monk : Il suffirait de me dire ce que c’est, on serait pas obligés de jouer.
Sharona : Mais ce serait beaucoup moins amusant, tu ne trouves pas ? on est censés passer une soirée de détente, d’accord ?
Monk : D’accord.
Sharona : Bien, tu es prêt ?
Benji : Oui.
Sharona : Vas y.
Monk : C’est une ligne, ligne légèrement arrondie. Cette ligne … devrait être plus droite.
Benji : Non.
Monk : Deux lignes. Non parallèles, ce sont des lignes … oui … inégales. Asymétrique. C’est une forme asymétrique, une forme asymétrique perturbante. Je brule, ou …
Benji : Non.
Monk : C’est …
Sharona : Terminé !
Benji : C’est un bateau à moteur.
Monk : C’est vrai, je le vois maintenant. C’est exact, je vois les vagues.
Benji : C’est un requin.
Monk : Oui, ça aurait du me guider. Bon, c’était très amusant.
Sharona : Oh ! attendez, il est vingt une heures, l’émission va commencer.
Monk : Merci Seigneur !
Benji : Qu’est-ce qu’on va regarder ?
Sharona : Le concert pour le bicentenaire de San Francisco. C’est avec Willie Nelson.
Benji : Dis, tu te souviens quand vous lui avez sauvé la vie ?
Sharona : Oui. Ce jour là, il a fait cadeau d’un de ses harmonicas àAdrien.
Benji : Je peux le voir ?
Monk : Non, j’ai du le jeter. Monsieur Nelson avait posé sa bouche, enfin, tu sais … sa bouche dessus.
Présentateur TV : «  … enregistré à l’auditorium Landau de San Francisco, il s’agit de la soirée de gala du bicentenaire avec en vedette Willie Nelson … »

A ce moment, une coupure électrique plonge la ville dans le noir. Sharona allume des bougies.

Monk : Sharona !
Sharona :  Neuf mois après une coupure générale d’électricité, les naissances augmentent.
Benji : Neuf mois après ? ha ! j’ai compris.
Monk : Haaaaaaaaa …  aaaaaaaa
Sharona : Adrien, ça va aller, détends toi. Benji, prends lui la main.
Benji : Aïe, il m’écrase les doigts.
Sharona : Hé bien, laisse le faire.
Monk : Haaaaaaaaa …  aaaaaaaa
Sharona : Adrien, ne t’inquiète pas, l’électricité va bientôt revenir, je te le garantis. Je vais aller à la cuisine chercher d’autres bougies. Il m’en reste quelques unes sous l’évier.
Monk : L’électricité reviendra quand ?
Sharona : Je viens de te le dire, ça ne sera pas long.
Monk : L’électricité reviendra quand ?
Sharona : Laisse leur le temps d’intervenir.
Monk : L’électricité reviendra quand ?
Sharona : Est-ce que tu veux bien arrêter de poser cette question, je n’en sais rien !
Monk : L’électricité reviendra quand ?
Benji : Maman, s’il te plait, dis lui de se calmer.
Sharona : Adrien, pour l’amour du ciel, s’il te plait, arrête un peu !

La lumière revient.

Sharona : Alors, tu vois, ce n’était pas méchant.
Monk : Je ne savais pas quand la lumière reviendrait.
Sharona : On s’en est rendu compte.
Monk : Je ne savais pas quand la lumière reviendrait.

La police enquête à la centrale électrique.

Stottlemeyer : Madame …
Michelle Rivas : Rivas.
Stottlemeyer : Madame Rivas, vous nous avez dit qu’il n’y avait aucun système de sécurité, ni caméra ni gardien.
Michelle Rivas : Toutes les caméras sont à l’extérieur, il n’y en a aucune sur le transfo principal.
Stottlemeyer : Le poseur de bombe le savait, il travaille probablement ici.
Michelle Rivas : Nous pensons aussi, en tout cas, il savait ce qu’il faisait. Quand cette unité s’est arrêtée, l’unité suivante du réseau a essayé de compenser et les suivantes aussi, ce qui a créé une importante surcharge d’énergie et trois secondes plus tard, tout le secteur était dans le noir. En réalité, on a eu de la chance, la bombe a explosé à vingt une heures précises, vingt minutes plus tard, cette unité aurait été sur le réseau primaire et toute la Californie aurait été dans le noir.
Monk : Ce n’est pas logique. Ils savaient où placer la bombe mais pas quand la faire exploser.
Stottlemeyer : Il a fait une erreur.
Monk : Peut être. C’était peut être un choix volontaire, peut être qu’il ne voulait pas plonger tout l’Etat dans le noir.
Disher : Capitaine. Les fédéraux ont trouvé une lettre, enfin, je dirais plutôt un manifeste.
Stottlemeyer : Et comment ça se passe avec eux ?
Disher : Pour l’instant c’est le grand amour, ils partagent l’info.
Stottlemeyer : Allons voir ça avant que ces messieurs aient fini de dessouler.
Technicien : Michelle !
Michelle Rivas : Oui ?
Technicien : Où est Edelson ?
Michelle Rivas : Je n’en sais rien
Technicien : Quand vous le verrez, dites lui de ramener ses fesses ici, un reporter de la Chronicle a des questions techniques à lui poser. Il veut voir un ingénieur. Et dites à ce Monsieur de mettre son casque.
Michelle Rivas : Excusez moi, Monsieur, vous devez mettre votre casque.
Monk : Je ne peux pas mettre ce casque.
Sharona : Tu es tenu de le faire, alors mets le.
Michelle Rivas : Il vous va très bien. Et voilà ! Seriez vous Adrien Monk ?
Monk : Oui.
Michelle Rivas : Oh la la ! je n’arrive pas à croire que je vous rencontre, je suis une de vos fans.
Monk : Vous devez certainement me prendre pour n’importe qui d’autre.
Michelle Rivas : J’ai lu quelque chose sur vous … je viens de lire un article sur la façon dont vous avez retrouvé ce Picasso. Vous êtes un génie. Je suis Michelle Rivas, déléguée aux relations publiques et ajusteur de casque. Vous avez peur des bactéries ?
Monk : Oui, en plus d’autres choses.
Michelle Rivas : Dans l’article, ils disent que vous êtes célibataire.
Monk : En fait, j’ai été marié, elle est morte.
Michelle Rivas : Ha d’accord. Vous avez gardé votre alliance, vous savez, ça me plait bien cette sorte de dévotion. Ça ne se voit plus beaucoup maintenant.
Sharona : C’est assez rare. Je suis Sharona, l’assistante d’Adrien. Je suis enchantée de vous rencontrer.
Michelle Rivas : Oui, moi aussi. Gene, qu’est-ce que tu fais la haut ?
Gene Edelson : Ce que je fais ? je suis en train de vérifier l’état du générateur auxiliaire.
Michelle Rivas : Il y a un journaliste qui te cherche.
Gene Edelson : C’est toi le porte parole, alors va lui parler, c’est pas mon boulot. Excusez moi, vous avez vu le panneau « NE PAS TOUCHER » ?
Monk : Pas de problème, j’ai compris.
Michelle Rivas : Je meurs d’envie de le faire depuis six mois.
Stottlemeyer : Nous avons les premiers indices sur l’explosif. On pense qu’il a utilisé un pain de plastique de deux ou trois kilos, complétés d’une charge importante de magnésium. Et le tout devait être relié à un minuteur.
Monk : Vous avez parlé d’une lettre, vous avez cette lettre ?
Stottlemeyer : Oui une lettre de trois pages collées à la porte de derrière.
Disher : Une énumération basique d’idées écolos, le combustible fossile, l’énergie solaire, l’Arabie saoudite, « nous devons sauver la planète » …
Monk : « on est des hommes libres, on n’accepte pas vos lois barbares » … Attendez, je connais ces phrases, je les ai déjà entendues … « des hommes libres, qui refusent les lois … barbares » … qui a dit ça ? il y a une dizaine d’années, j’ai eu l’occasion de lire la même phrase, c’était dans une lettre écrite par un certain … Winston … non … si ! Winston Brenner ! c’est Trudy qui avait écrit un article sur lui.
Stottlemeyer : Oui, je me souviens de lui, c’était un radical pur et dur de Boston. Il a fait sauter un bureau de recrutement et plusieurs soldats ont été tués.
Monk : C’est exact.
Disher : On dirait que ce monsieur a repris du service.
Stottlemeyer : Nous allons vérifier ça.
Monk : Entendu.
Michelle Rivas : Sharona, vous pouvez remettre ça à Adrien ? Vous savez, au cas où il aurait quelques questions. Même s’il n’en a aucune, j’ai mis mon numéro personnel.
Sharona : Attendez, il vous plait ?
Michelle Rivas : Il est intéressant, je l’admets.
Sharona : Oui, certain.
Michelle Rivas : Et je le trouve aussi brillant.
Sharona : Oui, ça lui arrive également.
Michelle Rivas : Il a quelqu’un ?
Sharona : Il a quelqu’un ? ho, non.
Michelle Rivas : Il y a quelque chose qui cloche chez lui ?
Sharona : Non.

Sharona : Je vais aller en enfer, je suis une horrible menteuse.
Monk : Pourquoi ?
Sharona : Je viens de dire à Michelle Rivas que tout allait très bien chez toi.
Monk : Elle aurait du me demander.
Sharona : Je n’ai pas su quoi lui dire. Je me suis dit que … tu aurais peut être envie de l’appeler. Le moment est peut être venu.
Monk : Non, je ne crois pas.
Sharona : Adrien, je te parle en tant qu’amie, d’accord ? elle a l’air très gentil et je crois que tu devrais la contacter. Pour voir ce qu’il se passera ?
Monk : Non.
Sharona : D’accord. Prends ça, allez, prends cette carte au cas où tu changerais d’avis. Son numéro est derrière.
Monk : Non !
Sharona : Alors je vais te dire son numéro, quand tu l’auras entendu tu ne l’oublieras pas, c’est le cinq, cinq, cinq …
Monk : Non, non, non, non !
Sharona : cinq …
Monk : Non, non, non, non !
Sharona : 555-0198 !

Au commissariat.

Disher : Capitaine ! Monk avait raison. Et vous aviez aussi raison pour avoir écouté Monk. Bien joué.
Stottlemeyer : Qu’avez-vous trouvé, Randy ?
Disher : Winston Brenner, un activiste des années1980. Inculpé pour des attentats à la bombe à Boston. Petit passé contestataire. Tenez regardez, c’est la lettre de la centrale électrique et celle-ci est celle qu’il a écrite il y a onze ans. Il utilise les mêmes phrases. « le sang versé aujourd’hui » - « le sang versé aujourd’hui » - « le prix de la liberté absolue » - « le prix de la liberté absolue » et regardez ça … les deux écritures sont identiques. Je suis convaincu que c’est lui. La seule chose, c’est qu’à cette époque là, Brenner ne se préoccupait pas trop de l’environnement. Il était plutôt antimilitariste.
Stottlemeyer : Vous avez lu le dossier en entier, Randy ?
Disher : On a aussi des photos de lui. Un peu floues mais bonnes.
Stottlemeyer : Vous devriez lire la fin du dossier, Randy.
Disher : Quelle partie ?
Stottlemeyer : La partie où il est écrit qu’il est mort. Décédé en 1995. Il s’est donné la mort peu avant qu’on l’arrête.
Disher : Ha bon, il est mort ?

Un homme s’est enchainé dans un arbre. Les employés d’une entreprise du batiment et la police sont au pied de l’arbre.

Alby Drake : Non, je ne serai pas raisonnable. Je commence vraiment à en avoir assez d’être raisonnable. Et je ne descendrai pas de cet arbre avant que vous soyez d’accord pour construire votre stupide immeuble quelque part loin d’ici !
Sharona : Tu as appelé Michelle ?
Monk : Non.
Sharona : Tu as prévu de le faire ?
Monk : Non.
Sharona : Tu envisages de le faire ?
Monk : Sharona, je suis un homme marié.
Sharona : Capitaine, Lieutenant.
Stottlemeyer : Oui, SHarona, Monk …
Sharona : Que se passe t’il ?
Disher : Un écologiste.
Stottlemeyer : Il s’appelle Alby Drake. Un des plus vieux amis de Winston Brenner. Ils faisaient chambre commune au MIT.
Monk : Il est la haut depuis combien de temps ?
Employé : : Ça fait dix jours. Il va bientôt descendre. Le juge doit prononcer un avis d’expulsion pour demain matin.
Stottlemeyer : Le FBI, dans son infinie bonté est tout à fait d’accord pour reconnaitre qu’en effet Winston Brenner peut avoir simulé sa propre mort en 1995. Si Brenner est toujours en vie, cet oiseau bizarre, perché la haut peut être en contact avec lui.
Sharona : Comment fait il pour faire ses besoins ?
Stottlemeyer : Monsieur Drake ! je m’appelle Leland Stottlemeyer, je suis de la police de San Francisco.
Monk : Ce garçon doit être sale. Donne moi des lingettes.
Stottlemeyer : J’ai apporté des documents, j’aimerais que vous y jetiez un coup d’œil. Je vous les envoie.

Drake descend un sceau à l’aide d’une poulie.

Drake : Qu’est-ce que c’est que ça ?
Stottlemeyer : Il y a eu un attentat à la bombe à la centrale électrique lundi soir.
Drake : Oui, j’ai vu les lumières s’éteindre. C’était magnifique je vous le dis ! on voyait briller les étoiles.
Stottlemeyer : Je voudrais que vous regardiez ces documents et que vous me disiez si vous reconnaissez l’écriture.
Drake : Pourquoi faire ?
Stottlemeyer : Nous pensons que votre ami Winston Brenner est toujours en vie.
Monk : Monsieur Drake, nous vous avons également envoyé quelques lingettes.
Drake : Pourquoi faire ?
Monk : Pour faire votre toilette. Ces lingettes nettoyantes ont des milliers d’usage, vous savez ?
Drake : Allez en enfer !
Stottlemeyer : Ecoutez, Monsieur Drake, ce n’est pas un jeu. Durant la coupure, trois personnes sont mortes.
Drake : Trois morts ?
Stottlemeyer : Oui, Monsieur, c’est exact. Il y a eu deux crises cardiaques et une jeune femme en dialyse est morte aussi ce qui implique une enquête de la police criminelle. Vous m’avez compris ?
Monk : C’est à nouveau moi. Vous savez, Ralph Nader utilisait des lingettes et il adorait ça et … Fidel Castro, tous les extrémistes adorent utiliser des lingettes imprégnées. Sting, … il en utilise aussi souvent.
Sharona : Sting ?
Monk : Oui, c’est un chanteur anglais.
Drake : J’ai besoin de réfléchir un peu à tout ça. Alors je veux que vous me laissiez du temps.
Stottlemeyer : C’est entendu, Monsieur Drake. Prenez votre temps, on passera vous voir demain. Surtout, ne bougez pas.
Drake : Sans problème.
Monk : Une lingette !
Sharona : Tu les as toutes prises. Tu lui as tout donné.
Monk : Monsieur Drake, c’est encore moi, nous avons besoin de lingettes ici, est-ce que vous pourriez nous envoyer quelques lingettes s’il vous plait.
Drake : Bien sur !
Monk : Merci.

Chez le docteur Kroger.

Dr Kroger : Vous savez, j’ai pensé à vous durant la coupure d’électricité. Est-ce que ça a été ?
Monk : J’étais chez Sharona.
Dr Kroger : Bien, vous n’étiez pas seul. Une bombe dans la centrale électrique, on vit dans un monde effrayant.
Monk : Oui, c’est certain. Je travaille sur cette affaire.
Dr Kroger : Ça avance ?
Monk : C’est difficile. On a un suspect mais … il est officiellement mort depuis neuf ans. Il s’est passé une chose qui est plutôt amusante. Ça va sans doute vous faire rire.
Dr Kroger : Allez y.
Monk : Il y a une femme, qui travaille à la centrale électrique, elle … elle a dit qu’elle me trouvait intéressant et elle m’a donné son numéro (il rit) je vous avais dit, que vous trouveriez ça drôle.
Dr Kroger : Est-ce qu’elle est jolie ? … Adrien ? est-elle attirante ?
Monk : Ce sont de nouvelles chaussures ?
Dr Kroger : Adrien, on ne change pas de sujet, pas aujourd’hui. Je veux continuer à parler de cette femme. Est-elle attirante ?
Monk : Je n’en sais rien. Comment pourrais je savoir si c’est une femme attirante ou non ?
Dr Kroger : Mais, en la regardant. Ecoutez, ce n’est pas pour rien que vous en avez parlé, je pense que vous devriez appeler cette jeune femme. Ça fait huit ans, Adrien. Peut être qu’il serait temps pour vous de faire un pas en avant et de passer à autre chose ? Je suis votre médecin, Adrien, je vous fais une ordonnance.
Monk : Je ne peux pas vous relire.
Dr Kroger : Elle est à l’envers. J’ai écrit « appelez la ». Vous n’êtes pas obligé de sortir avec elle et vous n’êtes même pas obligé de la rencontrer. Contentez vous de lui téléphoner. Au pire, qu’est-ce qui peut vous arriver ?
Monk : Que j’y prenne gout, docteur.

Toujours dans l’arbre, Alby Drake passe un coup de fil.

Drake : Allo ! C’est moi, tout va bien. … tu seras surement intéressé de savoir que la police est venue me voir pour me parler de toi. Je n’ai rien dit, par contre j’ai beaucoup réfléchi … Trois personnes sont mortes pendant la coupure, ce n’est pas correct. Des innocents, mon vieux, je croyais que tout ça c’était fini. Non, n’essaie pas de te justifier. Si jamais ça se reproduit je te jure que tu vas le regretter. Non mon vieux, toi, prends garde à toi.

Michelle Rivas est chez elle, son téléphone sonne. A l’autre bout du fil, Monk est devant des piles de réponses prêtes.

Michelle: Allo ?
Monk : Allo ? c’est moi. Adrien Monk, le détective.
Michelle: J’étais en train de penser à vous.
Monk : Moi aussi, je pensais à vous. Vous avez passé une bonne journée ?
Michelle: Oh, ma journée n’est pas finie, j’ai encore dix communiqués de presse à rédiger ce soir. Vous avez du nouveau sur votre enquête ?
Monk : Non, pas encore, c’est une affaire très difficile.
Michelle: Oui, qu’est-ce qu’il y a à San Francisco qui attire autant de détraqués ? des poseurs de bombes, des extrémistes, dites moi est-ce que la ville de San Diego au Texas a les mêmes problèmes ?
Monk : Le Texas ? Une petite seconde. Texas – Texas – Texas …
Michelle: D’où venez vous ?
Monk : ha ! San Francisco, j’y suis né et grandi ici, et vous, d’où venez vous ?
Michelle: Chicago, mais je suis venue à l’Université ici et je ne suis jamais repartie, comme tout le monde je crois.
Monk : A quelle université êtes vous allée et quand avez-vous étudié ?
Michelle: A Stanford et j’ai un diplôme de journalisme.
Monk : Trudy avait un diplôme de journalisme.
Michelle: Comment était elle ?
Monk : Elle adorait la poésie. Elle récitait des centaines de poèmes par cœur. Elle se promenait toujours pieds nus, même quand il gelait dehors. Elle tenait toujours les promesses qu’elle faisait. J’adorais sa façon de me regarder. Je crois que c’est ce qui me manque aujourd’hui.

Pendant ce temps, dans la nuit, un engin s’avance vers l’arbre occupé par Drake.

Drake : Hé ! je suis là ! qu’est-ce que vous faites ? Arrêtez ! Stop ! (Il attrape son téléphone) Allo, police ! quelqu’un essaie de me tuer. Je suis sur le chantier de Spring Hills, le site en construction. Je suis dans le grand chêne. Non, ne raccrochez pas !

Drake essaie de se détacher, mais après plusieurs secousses, l’arbre s’effondre. Le lendemain, la police est sur les lieux.

Sharona : Tu l’as vraiment appelée ?
Monk : Oui, je l’ai vraiment appelée. Mais est-ce que c’est difficile à croire ?
Sharona : Non, non, je … je suis juste très étonnée. Tu as été honnête avec elle ?
Monk : Oui, je l’ai été, je … j’ai joué cartes sur table.
Sharona : Tu sais, Adrien, je suis très fière de toi, est-ce que tu vas la voir ?
Monk : Je ne sais pas ce qui s’est passé. Elle a dit « vous voulez qu’on se voit ? »j’ai paniqué, j’ai perdu la tête et j’ai dit d’accord.
Sharona : Alors, tu as un rendez vous !
Monk : J’ai un rendez vous.
Sharona : Tu dois être tout excité ?
Monk : Oui, je le suis. Si par excité tu veux dire pétrifié, rongé par les regrets.
Sharona : Pétrifié et rongé par les regrets. Bienvenue dans l’univers des rencards.
Monk : Capitaine !
Stottlemeyer : Monk ! Sharona ! je suis sur que vous aviez remarqué que c’est le grand chêne qui se dressait ici avant.
Monk : A quelle heure ?
Stottlemeyer : A quatre heures trente cinq, de matin. Le gardien a entendu que quelqu’un démarrait le bulldozer. Un moment plus tard, crac ! le chêne est tombe. Drake a été tué sur le coup.
Disher : Il avait passé un coup de téléphone vers minuit.
Monk : Il a appelé une cabine ?
Disher : Oui, gagné. Palo Alto.
Sharona : Alors c’est un coup de Brenner ? c’est notre homme ?
Disher : Non seulement Winston Brenner est en vie et en pleine santé mais il a préféré s’assurer que son copain n’essaierait pas de le balancer.
Stottlemeyer : C’est exact. Le FBI organise une réunion ce soir, ils veulent qu’on compare nos notes et qu’on synchronise nos montres.
Monk : Ho, écoutez … je suis … désolé, ce soir, je ne pourrai pas.
Sharona : Il a un rencard.
Disher : Comment ça, lui ? il a un rencard ?
Sharona : Oui.
Stottlemeyer : C’est cette femme du service des relations publiques de la centrale électrique ?
Monk : Oui, oui, c’est ça.
Stottlemeyer : Adrien Monk, vous êtes un caïd !
Monk : Non, je ne suis pas un caïd.
Stottlemeyer : Mais si ! où allez vous l’inviter ?
Monk : Un endroit qui s’appelle « Chez Bianca ». Quoi ? il y a un problème ?

A vingt heures exactement, Monk arrive devant l’entrée du restaurant «Chez Bianca», avec deux roses rouges. Michelle l’attend.

Michelle: Pile à l’heure, Monsieur Ponctualité.
Monk : Justement, autrefois, c’était mon surnom, Monsieur Ponctualité.
Michelle: A l’Université ?
Monk : Au jardin d’enfants. Je vous ai acheté douze roses
Michelle: Elles sont magnifiques. Où sont les autres roses ?
Monk : Je les ai jetées en chemin, elles étaient toutes différentes, alors je n’ai gardé que ces deux là.
Michelle: Eh bien, je vous remercie. Bon, si on montait ? j’ai lu la plus fabuleuse des critiques sur ce restaurant. Il a quatre étoiles.
Monk : Ah, tant mieux
Michelle: Regardez, il a la vue la plus spectaculaire de toute la ville.

Michelle se dirige vers l’ascenseur, Monk réalise que le restaurant se trouve au cinquante neuvième étage. Il hésite devant la cabine qui n’est pas tout à fait au niveau du sol et forme une petite marche.

Michelle: Est-ce que ça va ?
Monk : Regardez l’ascenseur, il est … il est décalé, je pense qu’il n’est pas sur.
Michelle: Non, c’est normal.
Monk : Il n’est pas sur, croyez moi.Plus tard, dans l’escalier.J’espère que ça ne vous dérange pas ?
Michelle: Non, non, c’est amusant. Et ça va nous ouvrir l’appétit.
Monk : A la bonne heure. J’aime bien votre chapeau.
Michelle: Je viens de l’acheter, en fait, je le trouve trop petit ou c’est ma tête qui est trop grosse.
Monk : Oh non, votre tête est parfaite.
Michelle: Merci.
Monk : Parfaitement ronde, comme celle de Charlie Brown.
Michelle: Merci.
Monk : Vous êtes née par césarienne ?
Michelle: Je n’en ai aucune idée.
Monk : Moi je devais naitre normalement mais on m’a sorti par césarienne. La tête de Trudy était plus ovale.
Michelle: Oui, vous me l’aviez dit au téléphone, vous avez dit aussi qu’elle aimait la poésie. Et qu’elle marchait toujours pieds nus même quand il faisait froid.
Monk : Exactement.

Quelques étages plus tard.

Monk : Est-ce que vous avez plusieurs frères et sœurs ?
Michelle: En effet, j’ai une sœur. Enceinte de neuf mois.
Monk : Vous allez devenir, vous serez bientôt …
Michelle: Une tatie !
Monk : Oui, exact.

Encore  plus tard, toujours dans l’escalier.

Michelle: Est-ce que ça va ?
Monk : Donc, vous avez des frères et sœurs ?
Michelle: Oui, j’ai une sœur. Enceinte de neuf mois. Quoique maintenant elle a du avoir son bébé.
Monk : Vous avez le sens de l’humour. Vous en aurez besoin, les vingt derniers étages sont les plus durs. Ho ! vous avez laissé tomber vos fleurs. Dommage que les fleurs soient tombées.

Ils arrivent enfin à la réception, essoufflés et incapables de parler. Pendant ce temps, un nouvel attentat se prépare dans une station auxiliaire de la centrale électrique.

Maitre d’hotel : Monsieur, Madame …
Michelle: … Nous avons une réservation.
Maitre d’hotel : A quel nom ?
Monk : Monk. Avec un « M » comme dans « Mon Dieu, que c’est haut pour arriver jusqu’ici ». « O » comme …
Maitre d’hotel : Oui, voila, je vous ai trouvés mais votre réservation était pour trente cinq minutes plus tôt. Je suis désolé, nous avons donné votre table.
Michelle: Oh non, non, non, non ! on vient de monter cinquante deux étages à pied alors vous devez nous nourrir.
Maitre d’hotel : Je suis désolé, je ne pourrai rien faire pour vous avant minuit quinze.
Monk : D’accord. Il n’y a aucun problème. On va attendre.
Michelle: Mais c’est dans trois heures. Vous allez me ramener chez moi.
Monk : D’accord, aucun problème. Allons y. je pense que la descente sera plus facile.
Michelle: Vous avez raison, parce qu’on va descendre par l’ascenseur.
Monk : Bon.

Monk s’est résolu à entrer dans la cabine. La charge maximale acceptée est de quatre cents kilos, Monk est inquiet en constatant qu’ils partagent la cabine avec une dame obèse, Rita. Sharona est chez elle avec Benji.

Sharona : Benji, mets toi sur le canal onze !
Benji : Pourquoi ?
Sharona : Ils rediffusent le spectacle avec Willie Nelson.
Benji : Pourquoi on regarde toujours ce que tu veux regarder ?
Sharona : Parce que tu es un gentil garçon et que tu m’aimes.
Présentateur TV : «  … enregistré à l’auditorium Landau de San Francisco, il s’agit de la soirée de gala du bicentenaire avec en vedette Willie Nelson … »

La charge posée à la centrale auxiliaire explose, plongeant San Francisco dans le noir. La cabine d’ascenseur s’immobilise.

Sharona : Bon sang. Quoi ? Encore ?
Benji : Je vais chercher les bougies.
Sharona : Oh mon Dieu !
Benji : Quoi ?
Sharona : Adrien est à son rendez vous.

Monk : Démarre, démarre, démarre …
Michelle: (au téléphone) Merci, Phil. Tu es mon héros.
Monk : Démarre, démarre, démarre …
Michelle: Ca va aller, les pompiers vont arriver.
Rita : C’est une chance, mais qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Michelle: Une autre bombe dans une centrale auxiliaire. Je travaille pour la compagnie d’électricité. Ça ne va pas du tout me faciliter la tâche.
Monk : Démarre, démarre, démarre …
Rita : Monsieur, il n’y a pas de courant alors cet ascenseur ne bougera pas.
Monk : Vous avez probablement raison. (Démarre, démarre, démarre …)
Michelle: Vous voulez une surprise ?
Rita : Oui.
Michelle: Ce n’est pas le pire des rendez vous que j’ai eu cette année.
Rita : Sérieux ?
Michelle: Oui. Je suis sortie avec un gars du boulot, Gene Edelson, vous l’avez rencontré.
Monk : L’ingénieur ? (Démarre, démarre, démarre …)
Michelle: Je crois que je l’ai pris en pitié en voyant qu’il ne sortait pas beaucoup. C’est un fou de musique country et il m’a emmenée danser.
Rita : Oh mon Dieu, vous m’en voyez désolée.
Michelle: Nous avons bu quelques verres, puis d’autres. Il m’a pelotée pendant une demi heure et il a vomi sur le taureau mécanique.
Rita : Les garçons qui ont l’air tranquilles sont les pires.
Monk : Celui là a tout du vrai perdant. (Démarre, démarre, démarre …)

Les secours arrivent et les libèrent. Monk est accroché à Rita. Inquiète, Sharona s’est précipitée au devant de Monk.

Pompier : ça va, Madame ?
Rita : Oui.
Pompier : Pas de blessé.
Rita : Monsieur ! on est sortis maintenant, lâchez moi !
Monk : Démarre, démarre, démarre …
Sharona : Oh mon Dieu. Adrien ! Est-ce que tout va bien ?
Monk : Très bien. Mais où est Benji ?
Sharona : Ne t’en fais pas, il est chez ma sœur.
Michelle : (au téléphone) ne confirmez rien et ne réfutez rien avant que je sois arrivée.
Michelle :  (à Sharona, en partant) tout va bien chez ce type, hein ?
Sharona : Un premier rendez vous c’est toujours dur.
Monk : Comment était ta soirée ?
Sharona : Pas vraiment mieux. On a mangé de la pizza et ensuite on a regardé les trente premières secondes du spectacle.
Monk : Quel spectacle ?
Sharona : Celui avec Willie Nelson, qu’on voulait déjà voir lundi soir. Je finis par croire que quelqu’un de la compagnie d’électricité ne veut pas que je le vois.
Monk : La coupure a eu lieu à vingt une heures quinze. Quelle émission commence à cette heure ci ?
Sharona : Je n’en sais rien, ils diffusaient un film juste avant, il était peut être très long ?
Monk : Quelles sont les chances pour que ce soit ça ?
Sharona : Adrien !
Monk : Deux coupures à trois jours d’intervalle qui se produisent à des heures différentes, interrompant la même émission ?

Michelle les observe de loin.

Sharona : Qu’est-ce que tu fais ?
Monk : Tu as raison, une personne ne souhaite pas que tu voies cette émission. C’est de ça qu’il s’agit depuis le début.
Sharona : Willie Nelson ?

Michelle donne une conférence de presse.

Michelle :  L’explosif utilisé est le même que pour la première bombe. Aussi, nous supposons que c’est le travail du même groupe d’individus.
Journalistes : Avez-vous …
Michelle :
 Nous ferons un autre communiqué à dix huit heures. Si nous avons du nouveau avant, nous vous le ferons savoir. Merci.
Edelson : Michelle !
Michelle :  Salut Gene.
Edelson : Comment c’était, ton rendez vous avec le détective ?
Michelle :  C’est ton seul sujet de préoccupation, Gene ?
Edelson : J’ai entendu des flics parler et je sais pourquoi il a été renvoyé de la police. Il serait un peu cinglé.
Michelle :  C’est possible, oui, en effet. Mais il va bientôt résoudre cette affaire.
Edelson : Vraiment ?
Michelle :  Il est proche du but, la police devrait bientôt arrêter le coupable. Peut être demain.

Chez Monk, Sharona réceptionne un courrier envoyé par la police.

Sharona : Oh, c’est ce que nous attendions. Merci.
Monk : C’est la copie du concert ? la copie de l’émission de télé ?
Sharona : Oui, je vais enfin pouvoir voir ce concert. Qu’est-ce que c’est ?
Monk : Des lunettes de vision nocturne. Je me les suis commandées après la première coupure. De quoi j’ai l’air ?
Sharona : D’un gros frelon.
Monk : Oh, je serai dans le noir.

Sharona visionne la cassette. «  … Ce concert a été enregistré à l’auditorium Landau de San Francisco, il s’agit de la grande soirée de gala du bicentenaire, avec en vedette Willie Nelson. »
Monk : Mets le en vitesse rapide.
Sharona : Mais j’ai envie de le voir !
Monk : Sharona, il est déjà très tard. Il faut que j’aille dormir. Si je n’ai pas mes quarante cinq minutes, je ne peux pas fonctionner.
Sharona : Depuis quand tu fonctionnes ? Alors, qu’est-ce qu’on cherche ?
Monk : Je n’en sais rien, mais je le saurai quand je le verrai. Attends, attends. Mets le en lecture. Je crois que c’est ça.
Sharona : Oh, mon Dieu !
Monk : Ce n’est pas croyable.
Sharona : C’est l’ingénieur de la compagnie d’électricité. Comment s’appelle t’il déjà ? Gene …
Monk : Edelson.
Sharona : Oui.
Monk : Gene Edelson. Hormis le fait que son vrai nom est Winston Brenner.
Sharona : Le fugitif ?
Monk : Mais oui, bien sur ! Michelle a dit qu’Edelson était un grand fan de musique country. Mets sur pause. Regarde son visage. Apparemment il ne s’attendait pas à être filmé.
Sharona : Attends. Il a mis toute la ville dans le noir deux fois de suite pour empêcher les gens de voir ce concert .
Monk : Il s’est fait passer pour mort, souviens toi. Il a eu peur que quelqu’un le reconnaisse en voyant le concert.

Une coupure de courant les plonge à nouveau dans le noir.

Sharona : Quoi ? qu’est-ce que …
Monk : Lumière, lumière, lumière …
Sharona : Mais pourquoi est-ce qu’il recommence, l’émission ne passe pas à la télé ? Non, c’est pas vrai !
Monk : Quoi, qu’est-ce qu’il y a ?
Sharona : Ce n’est pas une coupure générale, ce n’est que notre immeuble.
Monk : Alors c’est mauvais, très mauvais.
Sharona : (au téléphone) Capitaine, c’est Sharona. Ecoutes moi,  je suis chez Adrien, quelqu’un vient de nous couper l’électricité, nous pensons que c’est Winston … Allo ? Allo ? La ligne est coupée !
Monk : Je n’arrive pas à retrouver mes lunettes de vision nocturne ! Il y a une faille fatale dans le plan des lunettes pour la vision nocturne.
Sharona : (en chuchotant) Adrien ! Il est entré par effraction.
Monk : J’ai entendu. Où est mon balai ?
Sharona : Tu veux bien oublier ton balai …
Monk : Il y a du verre cassé.
Sharona : Oublie le verre cassé, il faut qu’on sorte d’ici. Adrien ! haaaa !

Sharona a été assommée. Une lampe éclaire Monk.

Monk : Sharona ? Sha …
Edelson/Brenner : Trop d’intelligence peut nuire, Monsieur Monk. Fallait pas ressortir les fantômes du placard. Où est-ce que vous allez ? J’en ai pas encore fini avec vous.

Monk a retrouvé ses lunettes de vision nocturne. Il aperçoit Sharona à terre qui reprend connaissance. Monk attire Winston loin de Sharona.

Monk : Sharona ! Sharona !
Sharona : Adrien.
Monk : Reste là. Chuuuut. Tu ne dois surtout pas bouger.
Sharona : Tu dois sortir d’ici.
Monk : Non.ne t’en fais pas pour moi. J’ai mis mes lunettes. Ça va aller.
Brenner : Monk ! vous ne m’échapperez pas éternellement.
Monk : Je suis de ce coté Winston ! ou je suis là peut être. Faites attention, votre lacet gauche est défait.
Brenner : Comment vous le savez ? Qu’est-ce qui se passe ?
Monk : Bouh !

Stottlemeyer arrive avec Disher.

Stottlemeyer : Hé ! rallumez moi tout ça tout de suite !

La lumière revient, mais Monk ne s’en aperçoit pas et croit toujours que Winston ne le voit pas.

Monk : Je suis peut être un fantôme. … Alors vous me voyez, c’est ça ?
Brenner : Oui.
Monk : Le courant a été rétabli, n’est ce pas ?
Brenner : Oui.
Stottlemeyer : Brenner !
Disher : Sharona, ça va ?
Stottlemeyer : Lachez ce couteau.
Monk : Lieutenant, j’ai des lunettes de vision nocturne, éteignez la lumière tout de suite, j’aurai l’avantage pour le coincer.
Disher : Oui, on peut faire ça, on peut l’arrêter également.
Monk : D’accord. Oui. C’est vrai qu’on peut l’arrêter.
Disher : Oui, c’est ça. Winston Brenner, vous êtes en état d’arrestation. Donnez moi vos mains. Vous avez le droit de garder le silence. Je vous suggère de le faire.

Plus tard, Michelle donne une conférence de presse.

Michelle : Comme vous le savez, Winston Brenner, ou Gene Edelson, a été inculpé ce matin par le Juge. La compagnie d’électricité de San Francisco souhaite remercier l’ATF, le FBI ainsi que la police locale pour leur dévouement et pour leur professionnalisme dans cette affaire. Nous aimerions remercier tout particulièrement l’ancien officier de police, Adrien Monk, grace à qui le fugitif a pu être remis entre les mains de la justice. Merci.
Journalistes : C’est bon, on y va.
Michelle : Adrien !
Monk : Rassurez vous, je ne suis pas venu vous demander un autre rendez vous. Je voulais vous offrir ceci, une douzaine de roses. Je crois que vous les méritez toutes.
Michelle : Mais elles sont toutes différentes.
Monk : C’est votre problème à présent.
Michelle : Vous êtes adorable, Adrien Monk, et quand vous aurez enfin résolu ce que vous cherchez à résoudre, alors, promettez moi que vous m’appellerez ?
Monk : Vous voudriez sortir avec moi à nouveau ?
Michelle : Bien sur mais dans un endroit en rez de chaussée. Si je n’avais pas de microbes, je vous embrasserais tout de suite.
Monk : Si vous n’aviez pas de microbes, je vous laisserais faire.
Michelle : Au revoir.

Ils se séparent, Monk s'en va, content.

 

Rédigé par mamynicky

 

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fairgirl  (03.11.2020 à 23:55)

Monk qui va un rencard....pauvre femme lol. C'était hardcore de lui faire monter 52 étages. Elle a été très courageuse car je ne l'aurais pas fait.

L'enquête était assez tirée par les cheveux je trouve, par contre mais bon, cela aura prouvé l'efficacité de Monk une fois de plus.

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Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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