2.15 – Monk et madame
Raymond Toliver, antiquaire, trouve une lettre dans un vieux secrétaire qu’il est en train de restaurer. Plus tard, il la lit à son associé, Dalton Padron.
Toliver : « Cétait notre premier mois dehors. L’hiver était arrivé très tôt. Nous avions mangé notre dernière ration de viande séchée et je m’apprêtais à abattre l’une des mules pour refaire un stock de vivres lorsque Gully s’est mis à hurler comme un dément. Il avait trouvé le filon principal. La plupart des chercheurs d’or sont morts de faim ou sans le sou mais Gully et moi étions tranquilles jusqu’à la fin de nos jours. Ce qui est amusant avec l’or, c’est que le métal en lui-même ne change pas beaucoup. Chauffez le, faites le fondre, enterrez le dans le sol, il restera quasiment identique. Il ne changera pas par contre, il change les gens. La fortune du vieux Gully est devenue ma fortune. Je n’ai rien dépensé hormis pour bâtir cette demeure. Tout le monde se demande où j’ai pu cacher l’or. En vérité, je l’ai gardé précieusement près de moi, sous ce toit. Vous voulez savoir où ? La réponse à vos questions est dans mon journal. »
Padron : Quand as-tu trouvé ça ?
Toliver : Il y a plus d’un mois. La feuille se trouvait dans ce bureau du XIXème en bois satiné de l’Inde, elle était derrière un tiroir.
Padron : Plus d’un mois ? Pourquoi tu ne m’as rien dit. On est associés, c’était la moindre des choses.
Toliver : Je voulais vérifier tout ça avant de t’en parler.
Padron : Et là, tu es sur ? c’est bien la vérité, il n’y a pas de doute ?
Toliver : Aucun, Dalton, j’ai vérifié tout ça sur internet ce mois ci. Ça n’a pas été facile de tout trouver. L’auteur de la lettre, Joshua Skinner était effectivement un chercher d’or. Il a découvert un gros filon d’or en 1849 juste après son camarade a disparu. Skinner est mort dix huit ans plus tard. On n’a jamais retrouvé son or.
Padron : Ça se monte à combien ?
Toliver : En valeur actuelle, six millions de dollars et peut être davantage.
Padron : Et on ne sait pas où il est.
Toliver : C’est un mystère. Personne n’a trouvé d’indice, du moins jusqu’à aujourd’hui. Il a tué son propre associé pour un peu d’or. Tu imagines un peu ça ?
Padron prend uns statuette et en assène un coup sur la tête de Toliver qui s’écroule.
Padron : Je l’imagine très bien, oui.
Monk enregistre, avec Sharona, un message pour son nouveau répondeur.
Monk : « Bonjour ! vous êtes chez Adrien Monk. Je ne suis pas là pour l’instant. Merci de bien vouloir laisser un message après le bip. »
Sharona : Parfait
Monk : Je dois recommencer.
Sharona : Mais c’était génial.
Monk : Je n’ai pas fait de pause après le « bonjour ! »
Sharona : Mais si, tu as fait une pause.
Monk : Je ne crois pas, non.
Sharona : Si tu veux, je te le repasse.
Monk : Non, non, non, je le refais. Juste une fois. S’il te plait.
Sharona : Tu vas réussir à faire débloquer la puce. Qu’est il arrivé à l’autre répondeur ?
Monk : J’ai renversé du café dessus.
Sharona : Et ça l’a cassé ?
Monk : Non.
Sharona : Bon, tu es prêt ?
Monk : Oui, je suis prêt. Non, attends. Attends, c’est bon, vas y. « Bonjour ! vous êtes chez Adrien Monk. Je ne suis pas là pour l’instant. Merci de bien vouloir laisser un message sur le bip. »
Sharona : Parfait.
Monk : Oh non, j’ai dit « sur’ le bip.Qu’est-ce que ça change ?
J’aurais du dire « après » le bip. Les gens vont parler en même temps que le bip.
Sharona : Les gens savent qu’il faut parler après le bip et puis en plus, il ,n’y a pas d’importance, il n’y a que moi qui t’appelle.
Monk : Oui, c’est juste.
Le téléphone se met à sonner.
Monk : Attendez, on n’est pas prêts. On n’a pas branché … il faut brancher le …
Sharona : Je suis là alors je peux répondre, alors détends toi un peu. Allo ? – oui, bien sur – on va passer tout de suite – on se dépêche. – C’était Disher.
Monk : Pour une affaire ?
Sharona : Non, il dit que c’est personnel.
Ils arrivent au commissariat, Disher les attend dans le bureau du Capitaine, une bouteille de scotch à la main.
Disher : Merci d’être venus. Fermez la porte.
Sharona : Vous avez bu ou quoi ?
Disher : Oui et pas qu’un verre ! c’est le seul moyen que j’ai trouvé pour noyer mon corps dans le Bourbon.
Sharona : Qu’est-ce qu’il vous arrive ?
Disher : C’est ma mère.
Monk : Oh mon Dieu ! qu’est-ce qu’il s’est passé ?
Disher : Elle s’est mariée.
Sharona : Toutes nos félicitations.
Disher : Elle m’a appelé il y a une semaine pour me dire qu’elle sortait le soir avec un antiquaire, un nommé Dalton Padron. Ils se sont vus deux fois en tout, il l’a demandée en mariage le deuxième soir.
Monk : Et alors ?
Disher : Quatre jours plus tard, c’est à dire hier, ils se sont mariés à la mairie et puis hier soir, une fois rentrés à leur hotel il lui a dit que ça ne marchait pas, qu’ils devraient consulter. Du coup leur lune de miel, ils vont la passer dans une clinique spécialisée.
Monk : Randy, ce n’est pas un crime.
Disher : Non, non. Il se passe un truc pas normal. Ce type là a 37 ans, elle en a 58. Ça n’a pas de sens. En plus, je ne crois pas que c’est le genre à jouer en éqauipe.
Monk : Comment, quelle équipe ?
Sharona : Il pense que ce type n’est pas du genre … du genre à se marier quoi.
Monk : Quoi, qu’est-ce que tu dis ? il vient de se marier, tu n’écoutes pas ce qu’on dit ?
Sharona : Vous vous êtes renseigné sur lui ?
Oui, rien à dire.
Sharona : Peut être qu’il est amoureux.
Disher sort la photo de sa mère.
Monk : Ha, est-ce qu’elle est riche ?
Disher : Non, je vous assure, elle n’a pas un sou. A la fin de chaque mois, je lui donne un peu d’argent qu’elle dépense au bingo et en portraits de Jesus. Je sais que ce n’est pas la plus belle femme du monde, mais c’est ma maman, et je l’aime. Mais comment un autre homme le pourrait il ?
Monk : Bon, nous allons enquéter. D’accord ?
Disher : Merci. Je vous aime tous les deux.
Monk : Au revoir.
Sharona : Oui.
Ils se rendent dans le magasin d’antiquités. Padron s’occupe d’une cliente.
Padron : Vous avez un gout très sur. Une beauté sait reconnaitre la beauté. C’est une bergère d’époque, fabriquée à Paris. Je vous offre la livraison gratuite et je vais vous dire pourquoi : c’est la seule façon pour moi de pouvoir avoir votre adresse avant que vous ne quittiez ce magasin. Veuillez m’excuser, Monsieur, s’il vous plait, ce coffre a plus de cent ans.
Monk : Oh pardon, j’étais en train de regarder la carte.
Padron : Oui, c’est un modèle extrêmement rare. Une carte gravée dans le cuivre et peinte à la main, en 1845.
Monk : Non, ça j’en doute.
Padron : Pardonnez moi ?
Monk : La Virginie Occidentale n’a été fondée qu’après la guerre de Secession à moins que je me trompe, ce qui n’est pas le cas. Ceci est un faux. Vous devriez avertir la personne qui l’a achetée.
Padron : Oui, je n’y manquerai pas. Je vous remercie.
Sharona : Monsieur ? s’il vous plait ! j’aimerais des renseignements sur cette armoire.
Padron : Oui. C’est du tek massif, début XXème non, XIXème pardon. Fabriqué en Indonésie, très solide comme vous le voyez.
Sharona : En fait ce serait pour ma chambre à coucher mais ça me semble gros. Je peux connaitre les mesures ?
Padron : Excusez moi, je peux vous aider ?
Monk : Je suis déjà venu ici. L’année dernière. J’avais parlé à votre associé. Il n’est pas là ?
Padron : Non, Raymond a eu des petits problèmes personnels à régler. Il a du partir sans tarder en me laissant me débrouiller seul avec la boutique. Voila pourquoi je n’ai pas trop le temps de discuter. Alors si vous n’avez plus besoin de moi …
Sharona : Oh non, nous allons réfléchir encore un peu.
Padron : D’accord.
Sharona : Merci.
Monk : Le Lieutenant a raison, Ce type prépare quelque chose.
Sharona : Comment le sais tu ?
Monk : Il y a une demande de visa sur son bureau. Il a prévu de partir pour l’Equateur dans deux semaines. Et à situation familiale, il a écrit « célibataire ».
Sharona : Quel genre de personne part pour l’Equateur ?
Monk : Des gens qui ne reviennent jamais ici. Il est quasiment impossible de s’en faire extrader.
Sharona : Qu’est-ce qu’il mijote ?
Monk : Je n’en sais rien.
Sharona : On doit faire quelque chose, pace que Randy ne va pas supporter. J’ai presque pitié de lui. Je crois que j’ai une idée mais elle est peut être un peu dingue.
Monk : C’est quoi ?
Sharona : Tu promets d’y réfléchir ?
Monk : Oui d’accord, dis moi ce à quoi tu penses.
Monk et Sharona sont en voiture. Ils arrivent à l’Institut Waterford – Conseil matrimonial. Le docteur Julie Waterford accueille deux couples, dont celui de Padron et la mère de Disher.
Monk : Je persiste à dire que c’est une très mauvaise idée.
Sharona : Pourquoi ? parce qu’elle vient de moi ?
Monk : Non. Parce que je trouve que c’est une très mauvaise idée.
Julie Waterford : Beaucoup de mariages sont comme ce bouquet. Regardez ces roses. Ne sont elles pas magnifiques ? En plus, tout le monde les admire. Mais elles seront mortes avant votre départ dimanche soir. Maintenant, regardez ce géranium qui est la bas. Bien sur, ses fleurs ne sont pas aussi jolies que les roses, mais elles vont tenir bien plus longtemps. Pourquoi ? Parce qu’elles ont des racines. Un bon mariage a des racines qui doivent s’enfoncer profondément, car plus les racines sont profondes, plus le couple est solide. J’adore ce géranium. Je l’ai laissé dehors pendant tout l’hiver. Il peut survivre à n’importe quoi, tout comme vous.
Rachel : J’adore jardiner. Mais c’est à peine si on a des bords de fenêtre.
Jeffrey : Et c’est reparti. Rachel, nous avons un très bel appartement.
Rachel : Ça, les fourmis et les cafards, on s’en fout, on aurait pu avoir notre propre maison. Déjà mon frère lui avait proposé un travail extra et …
Jeffrey : Hors de question que je travaille pour ton frère.
Rachel : Il fait une allergie à la réussite.
Julie Waterford : Notre couple numéro trois ! j’étais inquiète !
Sharona : Bonjour docteur. Je suis Sharona et voici Adrien.
Julie Waterford : Enchantée. Nous vous attendions. Plus que vous, Monsieur et Madame Monk. Entrez, je vous en prie.
Sharona : Merci. Monsieur Monk ?
Monk : Madame Monk ?
Julie : Voila notre petite famille au complet. Sharona et Adrien Monk, je vous présente Rachel et Jeffrey Sweeney et voici Dalton et Maria Padron. Vous voila donc tous camarades de bord, embarqués dans ce magnifique voyage. J’espère que personne ne souffre du al de l’air.
Padron : Bonjour. Expert cartographe ?
Julie : Vous vous connaissez ?
Sharona : Nous sommes passés au magasin d’antiquités de Monsieur Padron. Le monde est petit.
Padron : On peut le dire, oui.
Maria Disher : Adrien Monk ? vous connaissez mon garçon, Randy Disher ?
Monk : Non, non. Est-ce qu’il est dans la vente d’ustensiles ménagers ? C’est mon domaine. Et les balais aussi, surtout les balais. D’ailleurs je dois vendre quatre balais pour une seule éponge en moyenne. C’est intéressant.
Sharona : Oh oui. C’est vraiment passionnant. Dixit ton balai et éponge toute la journée. Sharona : Qu’est C’est pour ça qu’on est là, pace qu’il ne sait faire que ça, il ne parle que travail.
Monk : Ce n’est pas la seule raison.
Sharona : Qu’est-ce que tu fais ?
Monk : Rien.
Julie : Bien, je vais montrer la maison à nos amis. Pendant mon absence, je vous demanderais de mettre par écrit les raisons de votre présence ici et ce que vous attendez de votre séjour. Suivez moi, je vous fais visiter. J’ai déjà fait monter vos bagages dans votre chambre. Je dois avouer que j’ai été surprise, je n’avais jamais eu d’invités avec autant de valises.
Sharona : Mais qu’est-ce qu’il t’a pris, je ne bois pas.
Monk : C’est une couverture, il fallait que je dise quelque chose.
Sharona : Génial. Maintenant on va passer le week end à discuter de mes problèmes d’alcoolisme. J’avais seulement dit que tu étais un peu ennuyeux. C’est toi qui aurais du jouer l’alcoolique.
Monk : C’est trop tard maintenant. Ce qui est dit est dit. Il faut s’en tenir à notre histoire.
Sharona : Pas du tout. Dis leur que tu as raconté n’importe quoi parce que c’est toi qui bois et que tu étais saoul.
Monk : C’est toi l’alcoolo.
Sharona : Non, c’est toi.
Julie : Hé, hé, hé ! gardez en un peu pour la thérapie. Je vous conseille d’ailleurs de n’en manquer aucune séance. Bien, vous êtes dans l’aile est.
Plus tard, à la fin de la visite, le docteur Waterford montre une photo du premier propriétaire de la maison puis elle les conduit dans la bibliothèque. Ils ont la surprise d’y trouver Padron en train de lire les mémoires de Skinner.
Sharona : Votre maison est magnifique.
Julie : J’aimerais bien que ce soit ma maison, mais ce n’est pas le cas. Je la loue au descendant de ce Monsieur, Joshua Skinner. Il a construit cette maison il y a 150 ans. C’est l’un des rares prospecteurs de la ruée vers l’or à avoir réussi à s’enrichir.
Monk : Voila un bureau inhabituel.
Julie : Oui, c’est vrai, vous avez raison. Il avait mis le filon à jour avec un certain Gully Watson, durant l’hiver 1849. Gully est mort deux semaines plus tard, il a été piqué par une abeille et il a fait une réaction allergique.
Monk : Il a été piqué par une abeille, en plein hiver ?
Julie : En tout cas, c’est ce qu’a écrit Joshua Skinner. Vous pourrez lire tout ça dans la bibliothèque. Il a consacré les quinze dernières années de sa vie à écrire ses mémoires. J’ai essayé de les lire, mais dans l’ensemble, c’est du charabia. Dalton ? Qu’est-ce que vous faites là ? Je vous croyais en train de rédiger votre devoir.
Padron : J’ai fini et j’en profitais pour visiter un peu. Je suis un passionné d’histoire. Ces écrits sont fascinants. Un très bon auteur.
Monk : « 12 juin 1856. Pluie toute la matinée. Avalé bacon pour le petit déjeuner. Un nuage dans le ciel ressemble au président Pierce. Mon fauteuil couine. Ça sent drôlement bon dehors. J’adore fumer du tabac. Je viens d’éternuer.
Padron : Tout n’est pas toujours indispensable, bien sur.
Julie : Il a rempli comme ça 947 volumes. Je soupçonne un désordre psychologique compulsif qui devait le pousser à écrire constamment.
Monk : Cet homme avait besoin d’un éditeur.
Sharona : Il avait besoin d’une camisole, oui !
Ils découvrent ensuite leur chambre.
Sharona : C’est joli.
Monk : Où est-ce que tu dors ? Je veux dire, de quel coté veux tu dormir chérie ?
Sharona : Pourquoi pas comme d’habitude, chéri ?
Monk : Oui, tu as raison, chérie, je vais prendre le même coté que d’habitude. Qu’est-ce que tu fais ? Ne touche pas à ça. Je vais le faire.
Julie : Vous êtes surs que ça va ?
Sharona : Oui, tout va bien.
Monk : Oui, ça va, nous vous remercions.
Julie : Je vous laisse vous installer alors. On se retrouve en bas tout à l’heure ?
Sharona : Merci.
Julie : De rien.
Monk installe le portrait du Trudy sur sa table de nuit.
Sharona : Cette bague est trop petite. Où tu l’as eue ?
Monk : C’est la seule que j’aie pu trouver. Surtout ne la perds pas. Il y a quelque chose de bizarre dans cette photo qu’on a vue tout à l’heure, ce prospecteur assis à son bureau. Je suis sur d’avoir vu ce bureau dans la boutique de Dalton Padron.
Sharona : Le bureau du prospecteur est dans la boutique de Dalton ? Qu’est-ce que ça veut dire.
Monk : Ça veut dire que Dalton n’est pas venu ici par hasard, ça eut dire aussi que Disher a raison. Dalton prépare un coup.
Sharona : Je n’arrive pas à l’enlever.
Monk : Où vas-tu ? Attends. Qu’est-ce que tu as l’intention de faire ?
Sharona : Je n’arrive pas à ôter la bague de mon doigt et …
Monk : Je vois.
Sharona : Il me faut du savon.
Monk : C’est MA salle de bains.
Sharona : Comment je vais faire pour me laver ?
Monk : Il y a une autre salle de bains en bas.
Sharona : De quoi ça aura l’air ? on est censés être mariés.
Monk : Retiens toi pour tout et va au rez de chaussée quand personne ne te voit.
Sharona : Tu viens de me dire de me retenir ?
Monk : Oui, retiens toi s’il te plait.
Sharona : Tu sais quoi ? franchement, être ta femme c’est pas une sinécure. Je déteste ça. Après à peine 45 petites minutes, c’est déjà pire que mon premier mariage.
Monk : Fais attention.
Sharona : Tiens, reprends la. Je veux divorcer.
Julie : Ho, on dirait qu’on veut m’enlever du travail pour ce week end ? j’avais oublié de vous laisser le planning.
Monk : Merci.
Julie : (elle prend le portrait de Trudy) Oh, qui est-ce ?
Monk : C’est ma première épouse. Elle est décédée il y a six ans.
Julie : Elle est décédée il y a six ans ? Adrien, je crois que l’obsession que vous nourrissez pour votre première femme est la cause de vos problèmes. Et si Sharona s’est mise à boire, c’est peut être à cause de ça.
Elle veut jeter le portrait à la poubelle.
Monk : Non, non, non, non.
Sharona : Attendez, docteur, ce n’est pas grave, c’est très important pour lui et ça ne m’ennuie pas.
Monk : Vous voyez, ça ne l’ennuie pas.
Julie : Vous êtes là ce week end pour avancer, Adrien, pas pour reculer. Il est temps de tourner la page. Je vous promets de consacrer ce week end à vous aider à oublier le passé.
Plus tard, Monk et Sharona pique niquent dans le parc.
Sharona : Tu comptes rester debout ?
Monk : Ca va, je suis bien là, je suis bien. C’est mon sandwich ?
Sharona : On n’y arrivera pas, aucune de ces personnes ne gobera que nous sommes mariés.
Monk : Voyons, nous n’avons rien en commun. Je t’horripile tout le temps. Pourquoi ne nous croiraient ils pas ? Tu as vu dans la bibliothèque, Dalton a caché quelque chose dans sa poche.
Sharona : Oui, qu’est-ce que c’était ?
Monk : Je n’en sais rien, je crois que c’était une lettre. J’aimerais assez jeter un œil de plus près.
Sharona : Adrien, il faut que tu t’assoies. C’est un pique nique.
Monk : Je ne m’assieds jamais par terre. Les animaux font des tas de choses sur le sol. Des choses tout à fait horribles.
Sharona : Si quelqu’un nous observe, il va trouver ça très bizarre. D’après notre planning, on doit faire quelque chose d’un peu intime là.
Monk : Tu n'as qu’à te lever toi.
Sharona : Je n’ai pas l’intention de me mettre debout, on fait un pique nique. Assieds toi.
Monk : Non, mets toi debout, toi !
Sharona : Adrien, tu veux bien t’assoir ?
Monk : Non, lève toi.
Sharona : Adrien, assieds toi tout de suite.
Monk : Voila, ça va. J’ai une idée. On pourrait s’accroupir tous les deux. Tu vois, c’est ça le mariage. Finalement, le mariage c’est un compromis.
Plus tard, lors d’une réunion de groupe, Monk parle de Trudy.
Monk : Elle ne s’est jamais trouvée belle, ce qui la rendait encore plus belle à mes yeux. Ellke avait 35 ans quand elle est morte. Elle commençait juste à avoir des petites rides au coin des yeux. Elle détestait , moi j’adorais, je disais « ces rides elles viennent de moi, c’est moi qui les ai provoquées en la faisant rire à longueur de temps.
Sharona : Tu faisais rire Trudy ?
Monk : On riait tout le temps.
Julie : Vous ne riez jamais ?
Sharona : Je ne l’ai jamais vu rire une fois, pas une fois !
Julie : Adrien, votre femme souffre. Je crois qu’il lui faut un câlin, pas vous ?
Monk : Non.
Julie : Très bien. Passons à autre chose. On va essayer d’inverser les rôles un peu. Jeffrey, mettez vous dans la peau de Rachel et vous Rachel, vous serez Jeffrey.
Sharona : Excusez moi. Vous avez un problème ?
Padron : Moi ?
Sharona : C’était quoi ce regard ?
Padron : Quel regard ?
Sharona : Vous m’avez fait un clin d’œil, je n’ai pas révé ?
Padron : Quoi ? Non, celle est cinglée !
Sharona : Ho attendez, vous venez de me traiter de cinglée ? je vous ai vu me faire un clin d’œil. C’est pas vrai !
Monk : Qu’est-ce qui t’arrive ?
Sharona : Tu restes la sans rien faire ? bien sur pourquoi tu te comporterais différemment aujourd’hui , reste assis. Je défendrai mon honneur toute seule, merci !
Julie : Sharona, vous vous sentez blessée c’est évident. Je vous propose de compter tous jusqu’à dix.
Sharona : Non, restez en dehors de ça ; c’est entre moi et Dalton.
Padron : Ecoutez, je n’ai pas fait de clin d’œil, peut être que j’avais quelque chose dans l’œil.
Maria Disher : Excusez moi, il n’a pas pu vous montrer de l’intérêt, car voyez vous, il ne peut pas être physiquement performant . Il se trouve qu’il a marché sur une mine au cours d’une mission dans le Golfe, n’est ce pas, chéri ? dis leur.
Padron : C’est exact.
Sharona : Ha oui ?
Sharona profite de s’approcher de lui et prendre la lettre qui dépassait de sa poche. Sharona montre à Monk qu’elle l’a récupéré.
Sharona : Gardez vos yeux dans vos poches la prochaine foisz.
Julie : Calmez vous ! Asseyez vous et calmez vous ! Voila, c’est fini. Tout le monde connait la colère, c’est parfaitement normal mais nous ne pouvons pas laisser notre colère conduire le bus. La colère doit s’assoir à l’arrière du bus. En tout cas il faut lui interdire de franchir la ligne jaune parce que la colère est un exécrable chauffeur.
Monk et Sharona lisent la lettre, trouvée auparavant par l’antiquaire Raymond Toliver – associé de Padron - dès qu’ils ont regagné leur chambre.
Monk : «… Vous voulez savoir où ? La réponse à cette question est dans mon journal. »
Sharona : C’est pour ça que Dalton s’y intéresse autant.
Monk : Et c’est pour ça qu’il a épousé la mère de Randy. Il lui fallait une femme pour entrer dans cette maison.
Sharona : Il pouvait demander à une amie ?
Monk : Je ne sais pas, apparemment, il n’a aucune envie de partager.
Sharona : Pauvre Maria, elle a l’air de vraiment l’aimer. Qu’est-ce qu’il faut faire ?
Monk : Nous n’avons pas le choix nous devons lui montrer ça.
Padron arrive derrière eux et leur arrache la lettre des mains.
Padron : Qu’est-ce que vous faites là ?
Sharona : On discute.
Padron : Non je veux dire ici, dans cette clinique ?
Monk : Sharona et moi, connaissons une période délicate.
Sharona : Oui, nous voulons essayer de retrouver la petite étincelle de nos premiers rendez vous.
Padron : C’est un délit de faire les poches à quelqu’un Madame Monk.
Monk : Elle n’a rien fait. C’est tombé de votre veste.
Padron : Ce n’est qu’une vieille lettre que j’ai trouvé à l’étage. Une espèce de charabia qui parle d’or caché quelque part. Oui, c’est une vieille rumeur, une histoire de grand-mère. J’aimerais autant que Maria ne voit pas cette chose. Elle pourrait croire que je l’ai menée là pour ça. ça pourrait vraiment la retourner. C’est quelqu’un de particulièrement fragile
Il met le feu à la lettre et la jette à la poubelle.
Padron : Encore une petite chose, Adrien. Si vous ou votre femme essayez de me chercher, vous n’imaginez pas ce qui vous attend.
Monk : Je crois avoir une petite idée.
Sharona organise leur chambre pour rassurer Monk.
Sharona : Je savais que cette tente serait utile un jour. Pourquoi ne dit on pas à Maria tout ce qu’on sait ?
Monk : Elle refusera de nous croire, nous n’avons pas de preuve. Et pourquoi elle nous croirait ? je suis un vendeur de balais pas très futé et toi tu es mon épouse alcoolique qui vient d’agresser son mari.
Sharona : On peut au moins prévenir Randy. Elle croire peut être son fils.
Monk : Elle ne l’a pas écouté jusqu’à présent.
Sharona : Qu’est-ce que tu fais ?
Monk : Cette étagère, je ne peux pas dormir avec une étagère de travers dans ma chambre.
Sharona : Tu ne la verras plus, une fois la lumière éteinte.
Monk : Non mais tu te rends compte de ce que tu dis, franchement ? tu vis dans un conte de féées ou quoi ?
Alors que Sharona dort sous la tente au pied du lit, Monk n’arrive pas à dormir à cause de l’étagère de travers. Il se lève et essaie de l’équilibrer. Il aperçojt Padron qui se déplace dans le parc.
Monk : Sharona !
Sharona : Laisse moi tranquille ! Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : Prends ton appareil photo.
Ils suivent Padron qui s’est muni d’une pelle. Ils le voient entrer dans une grotte.
Sharona : Je vais le suivre.
Monk : Tu ne peux pas.
Sharona : Non, toi, tu ne peux pas. Il faut bien que j’entre la dedans. Randy compte sur nous, Adrien. Je te promets de faire attention. Je prends juste quelques photos. Alors ne t’inquiète pas.
Monk : Je ne sais pas comment on fait pour ne pas s’inquiéter.
Sharona : Reste là.
Elle entre à son tour. Un bruit derrière elle la fait sursauter. Padron les surveille.
Sharona : Qu’est-ce que tu fais là ?
Monk : Il y a un coyote devant la grotte.
Sharona : Oh mon Dieu, tu es dans une grotte. Je n’arrive pas à le croire ! je suis vraiment fière de toi.
Monk : Merci, on s’en va ?
Sharona : Non, Dalton est parti par là.
Monk : Si tu savais comme je m’en moque ! Sharona, je veux … je dois sortir d’ici. Je sens que je commence à m’engourdir.
Sharona : D’accord, allez, on s’en va, viens par là.
Monk : Je peux ouvrir les yeux ?
Sharona : Non, pas tout de suite, on y est presque.
Padron est resorti avant eux et en faisant s’ébouler les rochers, ferme l’entrée de la grotte.
Monk : Qu’est-ce qui se passe ?
Sharona : Oh mon Dieu ! baisse la tête !
Monk : Qu’est-ce qui se passe ?
Sharona : Ne t’inquiète pas, quand ils verront qu’on a disparu, ils entameront tout de suite des recherches.
Monk : Ils ne nous retrouveront jamais !
Sharona : Ecoute, mon appareil photo est équipé d’un flash d’accord ? On va s’en servir pour trouver la sortie. D’accord ? Tu es prêt ? Alors on y va. Ça y est, c’est là ! Je l’ai trouvée, viens ! Dépêche toi. Je te tiens. Allez.
Monk : Tu sais qui j’aimerais voir là ?
Sharona : Oui.
Monk : Le coyote.
Sharona : Elle est la. Je sens les rochers. Oh, oh ! Il y a quelqu’un ? Au secours !
Monk : Oh non.
Sharona : Il va falloir creuser, j’ai un canif dans ma poche. Oh non ! je l’ai fait tomber. Tu as une lampe de poche ?
Monk : Oui sur mon porte clés.
Sharona : Pourquoi est-ce que tu ne l’as pas dit ?
Monk : Je la sors seulement en cas d’urgence.
Sharona : Eclaire moi
Monk : Sharona !
Sharona : Quoi ?
Monk : Tu peux me rendre la bague ?
Sharona : Quelle bague ?
Monk : Celle que je t’ai pretée. J’aimerais la récupérer.
Sharona : C’est l’alliance de Trudy ? c’est ça ?
Monk : Je préfère l’avoir sur moi, au cas où …
Sharona : Adrien, personne ne va mourir. Tiens moi ça. Rappelle toi, avant d’être ton assistante, j’étais ton infirmière. Tu sais quoi ? ça veut dire que je le suis toujours. Alors je veillerai à ce qu’il ne t’arrive rien. Tu veux savoir pourquoi ? parce que ça ferait tâche sur mon CV.
Le téléphone de Monk sonne.
Monk : Allo ? on ne peut pas parler, on est coincés dans une grotte.
Sharona : Mais Adrien …
Plus tard devant la grotte, le shérif Ronald Mathis est devant eux.
Shérif Mathis : Monsieur et Madame Monk, comment vous portez vous ? Je vous ai trouvé d’autres lingettes.
Monk : Merci.
Shérif Mathis : J’ai un peu fouillé le site de l’accident …
Sharona : Ce n’était pas un accident.
Shérif Mathis : Mais est-ce que vous avez vu de vos yeux Monsieur Dalton Padron boucher l’entrée de la caverne ?
Sharona : Non.
Shérif Mathis : Vous savez, ces poutres ont plus d’un siècle et demi, Madame, ce n’est que du bois ce n’est pas éternel. C’est déjà beau qu’elles aient tenu si longtemps, j’aimerais pouvoir en faire autant.
Le téléphone de Sharona sonne. C’est Disher.
Sharona : Allo ?
Disher : Est-ce que vous allez bien ? C’est quoi cette histoire de grotte ?
Sharona : Non, tout va bien, aucun souci. Ce n’était rien du tout.
Disher : Ça faisait partie de la thérapie ?
Sharona : C’est ça, on appelle ça la thérapie de la caverne.
Disher : Ecoutez, j’ai eu votre message à propos de beau papa. Ça me fait mal de l’appeler comme ça. Vous avez eu du nouveau depuis ?
Sharona : Rien qu’on puisse prouver.
Disher : J’ai peut être quelque chose d’intéressant. Vous vous rappelez l’associé de Padron ? Raymond Toliver ? Devinez un peu, le type a disparu. Son frère vient juste de déposer une plainte. Je vais enquêter de mon coté, je vous tiens au courant.
Sharona : D’accord, on vous recontacte.
Monk : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
Sharona : On retourne la bas, l’affaire est peut être plus grosse qu’on croyait.
Plus tard, à l’Institut.
Julie : Il y a plusieurs sortes d’effondrements. Il y a l’effondrement naturel, il y a l’effondrement émotionnel …
Maria : Mais qu’est-ce que vous fabriquiez la bas ?
Sharona : On explorait un peu. Nous sommes des spéléos amateurs.
Monk : Très amateurs, oui. On adore ça, la spéléologie
Padron : Vous avez trouvé des choses intéressantes ?
Monk : Pas encore. Et vous ?
Julie : Adrien, Sharona. Pendant que vous étiez sortis, je suis passée dans votre chambre, je n’ai pas pu m‘empêcher de constater que Sjarona dormait dans une petite tente, à même le sol. La photo de votre première femme occupe une place de choix dans un beau cadre sur le bord de la cheminée alors que votre femme actuelle dort sur le plancher. Mon Dieu, je ne sais pas par où commencer. Adrien, Sharona, vous vous êtes aimés à un moment donné, sinon vous ne porteriez pas ces alliances, n’est-ce pas ?
Sharona : Oui.
Julie : Adrien, Sharona, je veux que vous vous regardiez et je veux vous entendre dire : « je t’aime ». Mais ne le dites pas comme ça, il faut que vous le ressentiez. Allez y.
Sharona : Je t’aime.
Monk : Je t’aime.
Julie : Très bien. Maintenant, je veux que vous vous embrassiez, mais pas un baiser anodin. Je veux que vous communiquiez par ce baiser ce que représente l’autre pour vous et ce que vous espérez. Allez y.
Monk : Nous … ne nous embrassons pas.
Sharona : Oui, ce … n’est pas notre style.
Julie : Alors votre nouvelle vie commence maintenant. Devant nous. Allez y. Embrassez vous.
Ils se rapprochent, se font un rapide bisou puis se retirent vivement.
Julie : C’était ravissant.
De retour dans leur chambre, Monk se gargarise et se brosse les dents.
Sharona : Tu te rends compte que tu es insultant ?
Monk : Il va me falloir du dentifrice.
Plus tard, ils se retrouvent dans le parc.
Monk : Voila.
Sharona : Tu as pris tous ces journaux à la bibliothèque ?
Monk : Personne ne s’en rendra compte. Allez, il faut lire.
Sharona : Qu’est-ce qu’on doit chercher ? une carte ?
Monk : Une carte, un indice, n’importe quoi. Si Dalton met la main sur cet or avant nous, il disparaitra pour de bon. Il a pris un billet pour l’Equateur, n’oublie pas.
Sharona : Oui. Viens assieds toi.
Monk : Non, surement pas.
Sharona : C’est un banc. Je veux bien comprendre que tu refuses de t’assoir par terre, mais je t’ai déjà vu t’assoir sur un banc.
Monk : Non, non, non. Sur ce banc, jamais. Hier quand on est arrivés, j’ai vu un oiseau dessus.
Sharona : Tu n'es pas possible.
Monk : Tu m’as épousé, alors continue de lire.
Disher se rend au magasin d’antiquités avec le propriétaire. Il découvre le cadavre de Toliver dans une armoire.
Propriétaire : Maintenant que vous m’en parlez, je n’ai plus vu Monsieur Toliver depuis un moment, au moins une semaine ou deux. Mais je ne suis que le propriétaire, pas sa mère.
Disher : Je sais.
Propriétaire : Vous ne devriez pas avoir un mandat ?
Disher : Et vous, vous ne devriez pas avoir des pneus en règle ? Merci. Veuillez m’attendre ici. J’en ai pour quelques minutes.
Sharona : « Je me demande si quelqu’un a déjà été assommé par une plume. Il faudrait que ce soit la plume d’un oiseau de belle taille. »
Monk : Et dans celui là, il a recopié les trois premiers livres de la Bible. Mot pour mot.
Sharona : Ce type était mur pour la camisole. Tu es sur que ce n’est pas un de tes ancêtres ?
Monk : C’est très drole, très drole. Continue de lire. Et rappelle toi ce que disait la lettre « La réponse est dans les journaux ». Il y a certainement un code.
Sharona : « il était un petit homme, pirouette, cacahuète ! »
Monk : Continue de lire. Je t’en prie, continue de lire.
Dans la chambre des Padron. Maria tente un rapprochement de son mari, qui a pris une pile de journaux également.
Padron : Qu’est-ce que tu fais ?
Maria : Tu n’as pas arrété de lire tout le week end. Qu’y a-t-il de si intéressant dans ces livres ?
Padron : Maria, arrête ça. Je t’ai dit depuis le début que ceci n’arriverait jamais, c’est physiquement impossible.
Maria : Oui, mais j’aime croire aux miracles.
Padron : Maria, tu t’humilies de faire ça, à chaque fois.
Maria se réfugie dans la salle de bains pour pleurer.
Padron : « J’ai acheté une comtoise pour mettre dans le hall. Elle ne se dérègle jamais, elle vaut son pesant d’or. Je l’aime tellement … »
Le téléphone sonne dans la salle de bains. Maria décroche.
Maria : Allo ?
Disher : Maman, est-ce que tout va bien ?
Maria : Si tout va bien ?
Disher : Maman, écoute moi. Je veux que tu fiches le camp tout de suite. Dalton a tué son associé. Maman ?
Padron écoute la conversation sur le téléphone de la chambre. Disher comprend et rappelle le shérif Mathis. Padron ligote Maria.
Disher : Il est là ?
Disher : Vous êtes le shérif Mathis ? Ici le Lieutenant Randall Disher de la police de San Francisco. Je voudrais que vous appréhendiez le suspect d’un meurtre, le nommé Dalton Padron. Il loge à l’Institut Waterford. Vous savez où ça se trouve ? Très bien. (au propriétaire) ne partez pas, ne laissez entrer personne jusqu’à l’arrivée du Capitaine Stottlemeyer.
Sharona : J’ai l’impression d’avoir déjà lu celui la.
Monk : Non, je te rassure, certains sont effectivement identiques.
Sharona : Oh mon Dieu, l’angoisse ! Je vais me coucher, j’en ai marre.
Monk : Tu ne peux pas. Tu as encore tous ceux là à lire.
Sharona : J’attendrai la version cinéma. Réveille moi si tu trouves un filon d’or. Bonne nuit. Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : La réponse.
Sharona : Quoi ?
Monk : C’est ce que disait Skinner dans sa lettre. « … Vous voulez savoir où est l’or ? la réponse est dans les journaux. » Ce livre doit faire plus de six cents pages mais le journal pèse plus lourd.
Sharona : L’or est dans les couvertures des livres ?
Monk : Non, elles sont en cuir. Du cuir ordinaire. Où est cet or ? la réponse n’est pas dans le journal, la réponse est : « dans le journal ».
Padron démonte la comtoise du salon. Le bruit attire Monk Sharona et le shérif.
Monk : Vous perdez votre temps Monsieur Padron. L’or ne se trouve pas là. Je sais où il est caché.
Shérif Mathis : Dalton Padron, shérif Ronald Mathis des services du Comté de Hillside. Veuillez lâcher ce marteau, Monsieur. Obéissez, s’il vous plait, Monsieur. Pour le bien de votre intégrité physique.
Monk : Le trésor caché de Joshua Skinner se trouvait ici juste sous notre nez, durant tout ce temps ; la réponse est dans les journaux.
Julie : Quel volume ?
Sharona : Dans tous.
Julie : Dans le papier ?
Monk : Non, dans l’encre.
Julie : L’encre ?
Monk arrache une page et la fait bruler dans la cheminée. Il récupère ensuite l’or fondu.
Monk : Joshua Skinner n’avait aucune confiance dans les banques alors il a décidé de cacher sa fortune mal acquise. Il a fait fondre l’or et l’a mélangé à de l’encre noire, une opération à la portée de n’importe quel chimiste amateur. Puis il s’est mis à écrire, écrire, écrire, rien de cohérent, voire même du charabia. Tout ce qui lui passait par la tête. Au bout de cinq pages il avait déjà épuisé tous les sujets auxquels il pouvait penser mais il a continué à écrire. L’or était caché, à la vue de tous et il est resté là pendant près de cent vingt cinq ans jusqu’à ce soir.
Jeffrey : Eh bien, si on compte trente onces d’or pour chaque page, ça met le volume à six cent mille dollars, multiplié par 947 volumes, ça fait six millions de dollars, à la louche.
Sharona : N'oubliez pas le plus important, deux personnes sont mortes à cause de cet or.
Julie : Deux personnes ?
Monk : Dalton avait un associé, un homme qui lui faisait confiance.
Sharona : Comme beaucoup de monde on dirait.
Maria : Dalton, est-ce que c’est vrai ?
Padron : Que veux tu que je te dise ma chérie, ça fait beaucoup d’or.
En parlant il s’approche du shérif et subtilise son arme dont il menace tout le monde.
Monk : Ce week end ne finira donc jamais !
Jeffrey : Ecoutez, Dalton, vous voulez un otage, prenez moi.
Padron : C’est très gentil à vous, Jeffrey, Non sans façon. Je vais seulement prendre ce révolver et les clés des menottes, shérif, s’il vous plait. Je prendrai aussi un peu de lecture. Allez ! On se dépêche, allez !
Il fait passer tout le monde dans un placard dont il ferme la porte à clé. Serré, Monk est au plus mal.
Sharona : Oh mon Dieu ! s’il vous plait, pourriez vous tous reculer, il est claustrophobe ! Allez, reculez ! Génial, la batterie est morte.
Julie : Restons tranquilles. Ça ne durera que quelques minutes. Tout le monde est sain et sauf. C’est le plus important. Nous sommes tous ensemble.
Monk : Ça pour être ensemble, on est ensemble.
Julie : En un sens c’est une chance. C’est une épreuve que nous traversons, ce n’est pas tous les mariages. Nous devrions tirer parti de la situation présente et essayer d’explorer … je n’ai rien dit.
Rachel : Tu aurais réellement suivi ce type ?
Jeffrey : Je ferais n’importe quoi pour toi. Tu le sais bien, Rachel, tu es toute ma vie. Ecoute, j’ai bien réfléchi, je vais parler à ton frère à propos de cet emploi.
Rachel : Si tu savais comme je t’aime, Jeffrey !
Jeffrey : Je t’aime aussi mon amour.
Monk : Non, pas sur … Oh !
Shérif Mathis : Je ne crois pas que nous ayons été présentés, je m’appelle Ronald.
Maria : Et moi, Maria.
Padron monte en voiture après avoir mis plusieurs journaux à l’arrière, Disher lui coupe la route.
Disher : On ne bouge plus ! les mains en évidence ! Où tu as mis ma mère espèce de pourriture ?
Il se précipite vers le placard et l’ouvre.
Disher : Maman ! ça va ?
Maria : Oh, Randy, mon chéri.
Disher : Maman, tu vas bien ?
Monk : Quel jour sommes nous ?
Sharona : On est restés enfermés à peine cinq minutes.
Monk : Tu en es sure ?
Maria : Six millions de dollars ? qui va hériter de cette fortune ?
Shérif Mathis : Je viens de parler au procureur. Tout devrait revenir aux héritiers de Gully, le collègue de Skinner. Il y en a justement dans la région. Je pense qu’ils vont avoir droit à une sacrée surprise.
Maria : Voila mon héros.
Disher : Je ne suis pas un héros, voyons maman.
Maria : Si, tu es un héros pour moi.
Disher : Merci shérif. Ma voiture est là, on part quand tu veux.
Maria : Chéri, je crois que Ron va me raccompagner chez moi. Je t’appelle demain matin. Je t’aime, mon chéri.
Disher : Moi aussi, je t’aime. Demain matin ?
Sharona : Même votre mère refuse de rentrer avec vous ?
Jeffrey : Et si on se décidait à acheter un appartement ?
Rachel : Un appartement ?
Jeffrey : Faut bien qu’on commence par quelque chose.
Sharona : Je crois que ceci est à toi. Merci de m’avoir permis de la porter.
Julie : Adrien, Sharona, contente que vous ne soyez pas partis. Il y a une chose que je voudrais vous dire. Le mariage est une chose difficile, il faut des gens exceptionnels pour pouvoir le réussir. Je crois que vous y arriverez. J’ai une foi immense en Adrien et Sharona.
Sharona : C’est très gentil. Mais nous devons vous dire que nous ne sommes pas mariés.
Julie : Oh, merci mon Dieu ! bien, bien, surtout, ne changez rien.
Monk : Pas de problème docteur.
Rédigé par mamynicky