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#214 : Monk et la femme du capitaine

Alors qu’elle se rend à son travail, Karen Stottlemeyer, l'épouse du capitaine, est victime d'une collision avec une dépanneuse dont le chauffeur a été assassiné. Le Lieutenant Disher soupçonne un responsable syndical.

Monk est persuadé qu'il s'agit en fait de tout autre chose.

Popularité


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Titre VO
Mr. Monk and the Captain's Wife

Titre VF
Monk et la femme du capitaine

Première diffusion
13.02.2004

Diffusions

Logo de la chaîne TV Breizh

France (redif)
Vendredi 19.08.2016 à 19:55

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 13.02.2004 à 22:00

Plus de détails

Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénariste -
Andy Breckman
Réalisateur -
Jerry Levine

Glenne Headly … Karen Stottlemeyer
Daniel Goddard … Evan Coker
Geoff Pierson … Harry Bolston
Jesse James … Jared Stottlemeyer
Connor Carmody … Max Stottlemeyer
Paul Gutrecht … Frank Wicks
Stanley Kamel … Docteur Kroger
Rif Hutton … Docteur Maulding
Rick Ravanello … Un détective

 

214 – Monk et la femme du capitaine

Un sniper tue le chauffeur d’une dépanneuse qui télescope la voiture de Karen Stottlemeyer en route pour tourner un reportage.

C’est le Lieutenant Disher qui apprend à son Capitaine que sa femme se trouve à l’hôpital suite au carambolage. Soutenu par Disher, Monk et Sharona, le Capitaine Stottlemeyer se rend au chevet de sa femme. Inquiet pour son état de santé, il charge le Lieutenant Disher de retrouver le responsable de l’accident.

Monk et Disher accompagnés de Sharona se rendent sur le lieu de la collision. Monk note que le sniper a laissé des empreintes de pieds nus et constate avec stupéfaction que le chauffeur de la dépanneuse, Frank Wicks, ne portait pas de chaussures !

Le Lieutenant pense qu’un conflit syndical est à l’origine du meurtre du conducteur de la dépanneuse. Disher fait état du résultat de ses investigations à stottlemeyer. Ils se rendent à une manifestation organisée par Harry Bolston, responsable syndical, dans un établissement en grève. Stottlemeyer agresse Bolston qui nie toute implication dans cette affaire de meurtre.

Entre temps, Sharona a recueilli un petit chien perdu et suivie par Monk, le ramène à son propriétaire à quelques maisons du lieu de l’accident. Evan Corker est heureux de retrouver son chien et discute un moment avec Sharona. Monk est attiré dans le jardin voisin, par un cadran solaire déréglé. Mais il est mis à la porte du jardin par la belliqueuse voisine.

Un second attentat contre un chauffeur de camion, non gréviste, confirme la théorie du Lieutenant Disher, incriminant le responsable du syndicat, Harry Bolston. Pendant ce temps, Monk étant le seul disponible pour garder les enfants Stottlemeyer, emmène Max et Jared dans un fast food. Une serveuse, en accrochant la table la fait tourner. En voulant la remettre en place, tout s’éclaire pour Monk.

Le Capitaine Stottlemeyer s’apprête à lancer une opération avec les forces de police contre Bolston et le syndicat. Un appel téléphonique de Monk l’oblige à arrêter l’opération et sur sa demande, le rejoint à la fourrière où se trouve la dépanneuse.

Monk explique que la voiture remorquée par la dépanneuse appartient à Evan Corker le propriétaire du chien trouvé par Sharona. Dans la boite à gants, il a relevé des traces de graisse qui indiquent que Corker avait rangé une arme à cet endroit.

Donc, le matin de l’accident, Corker, allongé sur son lit, se rend compte qu’une dépanneuse vient d’enlever sa voiture pour l’amener à la fourrière. Pieds nus, il coupe à travers les jardins, bouscule le cadran solaire qui tourne, rattrape la dépanneuse et tire sur le chauffeur, laissant des traces de pieds nus. Il se précipite à sa voiture, récupère le révolver, prend les chaussures du chauffeur pour retourner chez lui. Dans sa hâte, il a laissé le portillon du jardin ouvert et son chien l’a suivi jusqu’à l’endroit où Sharona l’a trouvé.

Furieux, le Capitaine Stottlemeyer envoie une équipe avec un mandat de perquisition. Mais celle-ci ne donne rien. Devant Corker, ironique, Monk aperçoit une benne de ramassage d’ordures. Courageusement, il se lance à sa poursuite et contre sa nature, agrippe un par un les sacs pour les jeter hors de la benne.

Le Lieutenant Disher fouille les sacs récupérés par Monk et finit par trouver la paire de chaussures du chauffeur et le révolver qu’il peut identifier comme l’arme ayant servi à un braquage au cours duquel une personne a été tuée. Pour Monk pas de doute, Corker était obligé de tuer le chauffeur de la dépanneuse pour récupérer son arme avant qu’elle ne tombe entre les mains de la police. Il a ensuite tué un autre chauffeur pour égarer les soupçons.

Le Capitaine Stottlemeyer s’est rendu compte, grâce cet accident, à quel point il tenait à Karen. Ce petit drame l’a non seulement rapproché de sa femme mais aussi de Monk qu’il peut mieux comprendre maintenant.

2.14 – Monk et la femme du capitaine.

Chez les Stottlemeyer.

Karen : Il y a du jus de fruits dans le mixer. Jared va dire qu’il déteste ça, mais il doit le boire. On ne négocie pas pour les jus de fruits.
Stottlemeyer : C’est compris.
Karen : Et il faudra que tu passes au marché biologique. Tu prendras des légumes, j’ai laissé la liste sur le comptoir.
Stottlemeyer : Le marché biologique ? Pourquoi on va pas faire nos courses au supermarché comme Monsieur et Madame Tout Le Monde ?
Karen : S’il te plait, Leland, tu préfères que tes enfants mangent des légumes plein de produits chimiques et pesticides ou … je ne sais pas quoi d’autre ou bien qu’ils soient en meilleure santé que les autres ?
Stottlemeyer : En meilleure santé. Bon sang, qu’est-ce qu’il y a la dedans ?
Karen : Mon éclairage, pourquoi ?
Stottlemeyer : Combien ça nous a couté ?
Karen : Rassure toi Leland, je te rembourserai.
Stottlemeyer : La n’est pas la question. Je parle du fait que nous n’avons pas les moyens d’acheter un tel matériel.
Karen : Ecoute, si j’avais une caméra numérique, je n’aurais pas besoin de tant de matériel.
Stottlemeyer : Nous n’avons pas les moyens d’acheter une telle caméra, Karen ! Je n’ai aucune envie d’une nouvelle dispute.
Karen : Et moi j’aimerais qu’on en ait une nouvelle dispute parce que je commence à être fatiguée de celle-ci. Et ‘oublie pas le marché bio, d’accord ? Et ne fais pas semblant d’avoir oublié de prendre les légumes au marché bio. Je t’appelle plus tard.

Elle monte en voiture et démarre.

Stottlemeyer :  D’accord, je t’aime moi aussi.

Karen passe un coup de téléphone en conduisant. Plus loin, un tireur d’élite engage une balle dans son fusil et vise la tête du conducteur d’un camion de remorquage qui percute la voiture de Karen.

Karen : (au téléphone) Allo ? Je pars à l’instant. Est-ce que Sandy est déjà arrivée ? Dis à Jerry que j’apporte mon éclairage. Il faudra environ une heure pour tout mettre en place.

Stottlemeyer passe devant chez Monk qui a aligné ses sacs poubelles sur le trottoir.

Stottlemeyer : Salut Monk !
Monk : Capitaine.
Stottlemeyer : Bonne journée poubelles !
Monk : Merci. Qu’est-ce que vous faites ici ?
Stottlemeyer : J’étais dans le quartier, je dois aller au maché bio pour acheter du soja et je me suis dit que je pouvais venir vous apporter ça. C’est votre chèque pour l’affaire Rutherford.
Monk : Elle est en retard.
Stottlemeyer : Qui est en retard ?
Monk : Le camion des poubelles. Il est huit heures vingt deux, il ne passe jamais en retard.
Stottlemeyer : Non, il est huit heures quinze. C’est la montre que Trudy vous a offerte ? Alors vous n’aurez plus jamais l’heure exacte jusqu’à la fin de votre vie.
Monk : Possible.
Stottlemeyer : Trudy est partie depuis plus de sept ans et je crois qu’il est peut être temps de passer à autre chose, de tirer un trait.
Monk : Tirer un trait ?
Stottlemeyer : Oui et vous devriez penser à votre avenir.
Monk : Quel avenir ?
Stottlemeyer : Votre avenir !
Monk : Je n’en ai aucun.
Stottlemeyer : Bien sur que si ! vous en avez un et je pense que vous devriez plutôt songer à vous bâtir une nouvelle vie, vous devriez aller de l’avant, faire autre chose. En tout cas, vous payer une nouvelle montre. Essayez d’y penser.
Monk : J’ai peur de trop penser. Ha, ben les voila !

Le camion benne s’arrête devant Monk et les éboueurs s’apprêtent à ramasser les sacs.

Monk : Attendez ! où est Tully ?
Morris : Il est en vacances.
Monk : Mais il ne m’a rien dit, il ne m’a jamais parlé de ses vacances.
Morris : Pourquoi l’aurait il fait ?
Monk : Nous avons une relation amicale, c’est vrai, c’est lui qui ramasse toujours mes poubelles depuis des années.
Ronnie : Monsieur, détendez vous, d’accord ? nous connaissons notre travail. Vous savez ; Tully tournait avec nous pendant sa formation.
Monk : Entendu. Non, non, attendez, attendez. Vous devez toujours commencer par la. Tully commence toujours le ramassage par ce coté. Il n’a pas mentionné ce petit détail ?
Morris : Pas du tout, parce que je m’en rappellerais. Il y a quoi la dedans ?
Monk : De l’eau.
Morris : Vous jetez des sacs pleins d’eau ?
(en chuchotant) Inutile d’insister.
Monk : Celui-ci maintenant.
Ronnie : Monsieur ils vont tous finir dans la même décharge.
Monk : Non, une fois à la décharge, mes poubelles vont dans le secteur neuf.
Ronnie : Dans le secteur neuf ?
Monk : Oui Tully met mes poubelles dans le secteur neuf pour qu’elles soient séparées des autres.

Le Capitaine montre sa plaque discrètement.

Ronnie : Ha oui, d’accord. Le secteur neuf. J’ai compris cette fois, le secteur neuf.
Morris : Bonne journée à vous.
Monk : Dieu vous bénisse, vous et votre travail.

Le camion benne s’éloigne, alors que Disher s’arrête à son tour devant Monk et le Capitaine.

Disher : Capitaine, j’ai essayé de vous joindre.
Stottlemeyer : Que se passe t-il ?
Disher : Ce matin … ce matin …
Stottlemeyer : Ne recommencez pas Randy, allez y, accouchez ! que se passe t’il ?
Disher : C’est Karen.
Stottlemeyer : Karen ?

A l’hopital où Stottlemeyer s’est précipité. Disher, Monk et Sharona arrivent aux nouvelles.

Stottlemeyer : Je suis Leland Stottlemeyer. Ma femme Karen a été admise dans cet hôpital.
Dr Maulding : Je suis le docteur Maulding. J’étais de service à l’arrivée de votre femme. Vous voulez bien m’accompagner dans mon bureau ?
Stottlemeyer : Non, non, maintenant. Dites moi maintenant.
Dr Maulding : Elle souffre d’une hémorragie interne et également d’une fracture du crane sans complication.
Stottlemeyer : Le plus important, le plus important !
Dr Maulding : Ses fonctions vitales sont bonnes, elles semblent stabilisées. Si l’œdème se résorbe nous opérerons demain matin première heure.
Stottlemeyer : Qui fera l’intervention ?
Dr Maulding : Le docteur Schecter et le docteur Foster.
Sharona : Ils sont excellents. J’ai fait mon stage d’infirmière dans ce service il y a sept ans.
Dr Maulding : Elle a raison, ce sont les meilleurs du service.
Stottlemeyer : Entendu. Est-ce que je peux la voir ?
Dr Maulding : Dans quelques minutes. Capitaine, nous connaissons notre travail. Laissez nous le faire.
Stottlemeyer : Bien entendu.

Stottlemeyer appelle Disher d’un signe de la main.

Disher : Très bien, voila ce que nous avons. Un tireur isolé sur la Nationale 9. Tout nous laisse croire qu’il a tiré complètement au hasard. On pense à un tueur fou. Il a tiré sur le chauffeur de la dépanneuse qui est allé percuter …
Stottlemeyer : … la voiture de Karen. Qui est ce tireur ?
Disher : Nous ne savons pas encore.
Stottlemeyer : Je veux que tout le monde …
Disher : On est tous à l’écoute, Capitaine. Tout le monde s’est porté volontaire. On a une brigade d’intervention. J’ai parlé au Commissaire, il est prêt à tout faire pour vous aider.
Stottlemeyer : Très bien, très bien. Monk ! Est-ce que …
Monk : Je sais.
Stottlemeyer : Si je perds Karen, …
Monk : Je sais.
Stottlemeyer : Karen …
Monk : Je sais.
Stottlemeyer : On se connait depuis l’enfance.
Monk : Je sais. Je sais. Est-ce que je peux faire quelque chose pour vous ?
Stottlemeyer : Ce que vous faites le mieux.

Monk et la police sont sur les lieux de l’accident.

Disher : La victime s’appelait Frank Fernandez, trente quatre ans, célibataire. Il vivait à Oakland.
Monk : Des témoins ?
Disher : On continue le porte à porte mais rien pour l’instant.
Monk : C‘est de la bas qu’il a tiré ?
Disher : Oui, de la bas, c’est ça.
Monk : Est-ce qu’on a une idée de l’endroit où il était garé ?
Disher : On n’a retrouvé aucune empreinte de roue. Il a pu se garer n’importe où, il y a de nombreuses routes dans le secteur. On cherche toujours.
Monk : Mais pourquoi a-t-il tiré à découvert, les alentours sont tous boisés, ça lui faisait une superbe couverture.
Disher : Je n’en sais rien mais c’est une bonne question.

Un petit chien vient vers Sharona.

Sharona : Oh, qu’est-ce qu’il t’arrive ? tu es perdu ?
Monk : Non, je réfléchis, c’est tout.
Sharona : Ce n’est pas à toi que je dis ça.
Monk : Non, non, Sharona, ne le touche pas. Ne touche pas ce chien je t’en prie, s’il te plait, ne touche pas ce chien, évite de le caresser.
Sharona : Pourquuoi ?
Monk : D’accord, alors si tu le touches, Sharona, je serai obligé de te dire de t’en aller.
Sharona : Tu me le dis souvent mais tu m’empêches toujours de le faire. (elle se penche vers le petit chien) Ne l’écoute pas, il n’aime personne. Où est ton maitre ?
Disher : On a trouvé la douille. C’est une balle de calibre 6 mm tirée avec une Winchester.
Monk : Ce n’est pas une arme de tueur. Ça doit être un chasseur.
Disher : Regardez la grille, il a du passer par ce trou. Son vêtement est resté accroché. Il a tiré du tas de sable qui est la bas.
Monk : Comment est-ce qu’il savait que ce grillage était troué ?
Disher : Il a peut être préparé le terrain.
Monk : Ou alors il habite tout près. Oh elle va vouloir le garder ! On ne peut pas garder ce chien !
Disher : Vous ne vivez pas ensemble.
Monk : Ah oui. C’est vrai.
Disher : Vous voulez voir quelque chose de bizarre ?
Monk : Non. Euh … d’accord.
Disher : Notre tireur ne portait pas de chaussures.
Monk : Quoi ?
Disher : Attention où vous marchez.
Monk : Pieds nus ? pourquoi est-ce que le tireur se serait il baladé les pieds nus ?
Sharona : En plus à six heures du matin ? C’est pas les grandes chaleurs.
Disher : C’est peut être un homme d’origine indienne ?
Monk : Un homme d’origine indienne en tireur embusqué ?
Disher : En rébellion contre le progrès, toutes les technologies.
Monk : Non. Ça n’aurait pas beaucoup de sens. Aucun sens en réalité.
Disher : L’idée était bonne non ?
Monk : Ça ne nous aide pas.

Un sergent s’approche et chuchote à l’oreille de Disher.

Disher : Vraiment ? Il faut que vous veniez voir ça. ? ça ne peut pas être une coïncidence.
Monk : De quoi est-ce que vous parlez ?
Disher : Frank Fernandez, le chauffeur de la dépanneuse. Ils ont cherché partout et ils ne les ont pas trouvées.
Monk : Ils n’ont pas trouvé quoi ?
Disher : Ses chaussures ! il était pieds nus lui aussi.

Stottlemeyer fait les cent pas à l’hopital.Disher arrive avec un café pour le Capitaine.

Disher : Capitaine, bonjour.
Stottlemeyer : Bonjour Lieutenant.
Disher : Je vous ai apporté un café.
Stottlemeyer : Merci.
Disher : Alors, comment va-t-elle ?
Stottlemeyer : Elle est toujours inconsciente.
Disher : Vous avez pu la voir ?
Stottlemeyer : Oui, je l’ai vue mais je me sentirai mieux quand elle pourra me voir.
Disher : Comment vont les enfants ?
Stottlemeyer : Ils sont morts de peur. Ils sont avec ma mère et ça n’a rien de très rassurant non plus. Et vous ?
Disher : Ça prend tournure.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que ça veut dire ça ?
Disher : Le tueur et la victime étaient pieds nus tous les deux. Monk ne sait pas ce que ça veut dire mais il sait que c’est important.
Stottlemeyer : Vous avez un suspect, vous avez un nom ?
Disher : Pas encore, les collègues ont une théorie, ils veulent la vérifier.
Stottlemeyer : Disher !
Disher : On m’a demandé de ne rien vous dire. … Je ne devrais pas … Vous savez que le syndical local est en grève ?
Stottlemeyer : Oui …
Disher : Harry Bolston, qui en est le patron, s’est montré très menaçant, ça commence à chauffer.
Stottlemeyer : Continuez.
Disher : C’était la dépanneuse d’une société qui était syndiquée mais le chauffeur était un briseur de grève.
Stottlemeyer : Alors ce serait une histoire de syndicat ?
Disher : Ce n’est qu’une théorie, Monsieur. Ils ne sont surs de rien.
Stottlemeyer : Salopard !
Disher : Où allez vous ?
Stottlemeyer : Ça ne vous regarde pas fiston.
Disher : Je vous accompagne.

Stottlemeyer se dirige vers la sortie d’un pas décidé, suivi de DIsher. Ils se rendent sur le lieu de la manifestation. Harry Bolston et son second, Frank Wicks sont déjà sur les lieux, ainsi que Monk et Sharona.

Manifestants : Pas de négociation, pas de travail.
Harry Bolston : Qui est à la grille d’entrée ?
Frank Wicks : Le petit Tommy et ses hommes.
Bolston : Dis lui de prendre des photos des chauffeurs pour qu’on sache qui ils sont. Et qu’ils ne cachent pas les appareils, je veux que les hommes sachent que nous savons.
Wicks : A vos ordres, Monsieur Bolston. Si vous voulez, ils peuvent faire plus que de prendre des photos.
Bolston : Non.
Wicks : C’est vous le patron.
Manifestants : Pas de négociation, pas de travail.
Bolston : Sans accord, pas de travail ! Sans accord, pas de travail !

Sharona : ( au téléphone)  Entendu ! Oui, à plus tard. C’était Disher, ils arrivent avec le Capitaine. Mais qu’est-ce qu’on est venus faire ?
Monk : Je veux protéger le Capitaine.
Sharona : De qui ?
Monk : Le protéger de lui-même.

Le chien se met à aboyer.

Sharona : Adrien !: J’ai dit non !
Monk : Tu l’as appelé Adrien ?
Sharona : Oui, ça lui va bien. Ce chien est très nerveux et il n’arrête pas de se laver. Tu devrais être flatté.
Monk : Je devrais, mais je ne le suis pas.

Un camion force le passage pour entrer dans la société, il se fait caillasser par les grévistes.

Sharona : A bas les briseurs de grève ! Allez au diable !
Monk : Ecoute …
Sharona : A bas les briseurs de grève ! Syndicat ! Syndicat ! Rentrez chez vous !
Monk : Qu’est-ce que tu fais ?
Sharona : Je suis syndiquée.
Monk : Depuis quand ?
Sharona : Depuis que j’ai commencé à travailler pour toi. Je devrais faire ma propre manif.
Monk : Vas y, je la fais avec toi.
Sharona : Tu ne peux pas, tu es mon patron.
Monk : Ha oui ? alors débarrasse toi de ce chien.
Sharona : Tu veux bien arrêter avec ça ? Sur son collier il y a le numéro du vétérinaire. Celui-ci m’a donné le nom du propriétaire et je le lui ramène tout à l’heure. D’accord ? Tu vas me manquer, bébé !

Stottlemeyer : Où est Harry Bolston ?
Disher : Capitaine, soyez prudent. Bolston a déjà poursuivi nos services …
Stottlemeyer : Je veux juste le rencontrer pour lui parler Randy. C’est tout.
Monk : Capitaine, je pense que vous commettez une erreur.
Stottlemeyer : Pas maintenant Monk.
Monk : Je ne crois pas que le syndicat soit impliqué. Ecoutez, vous l’avez lu, en ce qui concerne cette grève, les négociations sont en cours. Tous les éditoriaux de la ville appuient leur mouvement. Faire une chose stupide maintenant n’aurait aucun sens.
Stottlemeyer : Ça un sens pour moi.
Monk : Le tireur ne portait pas de chaussures. Vous imaginez un seul de ces gars en train de se balader pieds nus ?
Stottlemeyer : C’est possible s’il a le cerveau dérangé.
Monk : C’est peut être votre cas.
Stottlemeyer : Vous ignorez ce que je pense.
Monk : Je crois le savoir. La peine que vous avez aujourd’hui, je la vis depuis sept ans.
Stottlemeyer : Je veux seulement discuter avec ce type d’accord ? ça suffit, restez ici.

Stottlemeyer : Hé, Boldston ! je suis le Capitaine Stottlemeyer, de la police de San Francisco.
Bolston : C’est une grève tout à fait légale, Capitaine. On a le droit de manifester.
Stottlemeyer : Je me fiche de votre grève. Il y a eu un coup de feu tiré ce matin sur la Nationale 9, et un chauffeur a été tué.
Bolston : J’en ai entendu parler en effet, j’ai déjà été entendu par la police. Alors je vais vous dire la même chose que je leur ai dite, je n’ai rien à voir la dedans. C’est ce qu’on appelle … le manque d’imagination.
Wicks : Oui, un sérieux manque d’imagination.
Stottlemeyer : Retirez tout de suite ce sourire stupide de votre visage ou c’est moi qui vous le retire. C’est vous qui avez dit « nous allons couler cette société quels que soient les moyens utilisés ». Est-ce que vous avez dit ça ?
Bolston : Non, on a déformé mes propos. Vous savez ce que c’est ?
Stottlemeyer : C’est de l’incitation à la violence, c’est comme si vous aviez appuyé vous-même sur la détente.
Bolston : Ecoutez, Capitaine, je ne peux pas surveiller tous les membres de mon syndicat. Tout comme vous avez des difficultés à surveiller tous les imbéciles qui se prennent pour des cow boys dans votre service. C’est bien ça ?
Stottlemeyer : Vous, je vous connais. Je vous ai arrêté lors de la dernière grève. Vous êtes Frank Wicks.
Wicks : Vous avez une bonne mémoire.
Stottlemeyer : Vous pouvez le dire. Avez-vous un fusil de chasse ?
Wicks : Je n’ai aucune arme. Je n’en ai pas besoin.
Stottlemeyer : D’accord, où étiez vous à six heures ce matin ?
Bolston : Il était avec moi, on était ici tous les deux, toute la matinée, on s’installait.
Disher : Capitaine ! L’hopital vient d’appeler, Karen s’est réveillée.
Stottlemeyer : Ce n’est pas encore fini !
Bolston : J’ai dix bons avocats. Contactez en un.

De retour à l’hopital.

Dr Maulding : Nous avons stoppé l’hémorragie interne et tous les saignements. Et depuis une heure elle est en phase de fasciculation.
Monk : Oh mon Dieu !
Sharona : Non, non, Adrien, c’est une bonne chose. Son état se stabilise.
Dr Maulding : Elle n’est pas encore hors de danger. On ne connait pas encore la gravité des blessures à la tête. On en saura plus dans les six heures à venir.
Monk : Est-ce qu’on peut la voir ?
Dr Maulding : Pas maintenant, demain, on verra après l’intervention. Mais je pense que son mari aurait besoin d’aide.

Plus loin, dans le couloir, Stottlemeyer se défoule sur un distributeur de boissons à coups de pied. Monk s’approche de lui.

Monk : Hé !
Stottlemeyer : Je déteste les hôpitaux.
Monk : Le docteur dit que son état s’est stabilisé. Grace au ciel.
Stottlemeyer : Elle ne s’est réveillée que quelques minutes. Elle respirait à peine. Elle souffrait tellement, Adrien. Elle a demandé comment allaient les enfants, j’ai dit qu’ils allaient bien et elle a perdu connaissance. Si je dois la perdre … Qu’est ce que je vais devenir sans elle ?
Monk : Non, non, Leland, vous n’allez pas la perdre. Vous verrez, elle va s’en sortir.
Stottlemeyer : Vous verrez, elle va s’en sortir … je vous ai dit ça aussi à une époque. Ho, Monk, excusez moi, je suis désolé.

Sharona et Monk ramènent le chien à son propriétaire.

Sharona : Adrien, tu vas prendre une fessée, calme toi !
Monk : Tu dis ça à moi ou au chien ?
Sharona : Aux deux.
Monk : Je reste ici.
Sharona : C’est une bonne idée. Allons y. Avance.

Elle entre dans le jardin d’une maison. Un homme s’avance vers eux.

Evan Coker : Samson ! Te voila enfin ! Où tu étais passé hein ? Où il est l’écureuil ? Lorsqu’il fait une fugue, il rapporte un écureuil mort.
Sharona : Vous êtes probablement déçu.
Coker : Tes gouts s’améliorent, elle est bien plus jolie qu’un écureuil mort.
Sharona : Oh, c’est gentil.
Coker : Je suis Evan Coker.
Sharona : Sharona Fleming.
Coker : Sharona, j’étais très inquiet, je ne sais comment vous remercier. J’ai du laisser le portail ouvert et mon chien en aura profité.
Sharona : C’est vraiment un super chien. Je l’ai laissé chez ma sœur parce que si je l’avais laissé chez moi, mon fils en serait tombé amoureux. Il s’attache très vite aux animaux. Je pense que c’est parce que son père ne vit pas avec lui. Oui, je suis divorcée.
Coker : D’accord.
Sharona : J’aime bien votre voiture.

Monk entre dans le jardin voisin et s’approche d’un cadran solaire. La propriétaire interpelle Monk.

Coker : Merci je viens de l’acheter. C’est un achat impulsif.
Voisine : Excusez moi, qu’est-ce que vous faites ?
Monk : J’étais en train de régler votre cadran solaire.
Voisine :  Laissez le tranquille, il est très bien réglé.
Monk : Il est en retard de cinq heures.
Voisine :  Ça m’étonnerait, mon fils l’a réglé la semaine dernière.
Monk : Il a du faire une erreur.
Voisine :  Voyez vous ça ! il est astronome !
Monk : Il est possible qu’il ait cassé sa montre.
Voisine :  Qui etes vous ?
Monk : Seulement un citoyen soucieux, Madame, un bon samaritain qui passait dans le quartier.
Voisine : Je dirais plutôt un dingue.
Monk : C’est une question d’opinion. Bien. Voila. C’est fait. Vous me remercierez plus tard.
Voisine : Sortez tout de suite de mon jardin, espèce de malade.
Coker : Vous le connaissez ?
Sharona : Oui, c’est mon patron. Je ne sais pas comment il est sorti. J’ai du laisser le portail ouvert.
Coker : Il fait quoi dans la vie ?
Sharona : Il est détective privé. Il travaille avec la police sur l’affaire du tireur sur la Nationale 9.
Coker : J’en ai entendu parler. Ils disent que c’est une histoire de syndicat, non ?
Sharona : Non, non, mon patron est d’un tout autre avis.
Coker :.Il n’y croit pas ?
Sharona : Non, et croyez moi ou non, il ne se trompe jamais.

Le lendemain, Karen est réveillée, Sharona et Monk lui rendent visite.

Sharona : Salut, Karen !
Karen : Bonjour
Monk : Salut, bonjour.
Karen : Vous m’avez apporté du lilas ? J’adore le lilas. Merci. Vous voulez bien le poser ici ?
Sharona : Comment vous vous sentez ?
Karen : Renversée par un camion.
Monk : Tu as entendu ?
Sharona : J’ai entendu.
Karen : (elle montre le Capitaine endormi dans un fauteuil) Il a préféré dormir ici, il est resté toute la nuit.

En voulant rabattre le bras du capitaine, Monk le réveille.

Stottlemeyer : Qu’est-ce que vous faites ?
Monk : Vous dormirez mieux s’ils sont au même niveau.
Stottlemeyer : De quoi vous parlez ?
Monk : Chuuut !
Sharona : C’est Max qui a dessiné ça ?
Karen : Oui. C’est lui. Les petits ont passé toute la matinée ici. C’est le remède le plus efficace du monde.
Sharona : Vous savez, si on peut faire quelque chose,* pout les enfants …
Karen : Si vous n’êtes pas trop occupés demain, on cherche quelqu’un pour les emmener au restaurant.
Stottlemeyer : Sharona, j’avais promis à ma mère de la soulager un peu mais j’ai du travail …
Sharona : Je le ferais volontiers mais Benji va chez le dentiste demain. Adrien peut les emmener.
Karen : Les enfants seront ravis, ça ne vous ennuie pas trop Adrien ?
Monk : Vous me demandez d’emmener les enfants au restaurant, dans un endroit public, plein de gens ?
Karen : Ils seront ravis.
Monk : Bien sur, excellente idée. J’ai hâte d’y être.
Stottlemeyer : Monk, c’est bon, je suis réveillé.

Les grévistes s’organisent pour la nuit sans se douter qu’Evan Coker s’apprête à tirer sur le conducteur du camion qui va entrer dans la société.

Manifestants : Qu’est-ce qu’il s’est passé ? Venez ! il est grièvement blessé ! vite !

Au commissariat.

Disher : (au téléphone) D’accord. Merci. Beau travail. Capitaine ! vous aviez raison à propos du second coup de feu au dépôt de camions. Une balle de 6 mm tirée à la Winchester. La même arme.
Stottlemeyer : C’est la preuve que le syndicat est mêlé à cette affaire. N’essayez pas de dire le contraire.
Disher : D’accord, mais pour les pieds nus ?
Stottlemeyer : Comment ça ?
Disher : Monk semble croire que le syndicat n’est …
Stottlemeyer : Ecoutez, Disher, ce n’est pas la femme de Monk qui est alimentée par des tuyaux à l’heure qu’il est.
Disher : Non, Monsieur.

Monk est en consultation dans le cabinet du docteur Kroger.

Dr Kroger : J’ai lu la presse au sujet de ce tireur et je trouve ça terrifiant.
Monk : La police pense qu’il y a un lien avec le syndicat.
Dr Kroger : Et vous n’êtes pas d’accord avec eux ?
Monk : Je pense que la seconde agression n’était qu’une diversion pour nous diriger dans une fausse direction.
Dr Kroger : En tout cas, ça reste une affaire délicate. Comment vous sentez-vous ?
Monk : Je me sens tiraillé. Une moitié de moi s’inquiète pour Karen, quarante pour cent sont très inquiets à propos du Capitaine Stottlemeyer, vous comprenez, et cinq pour cent sont soulagés qu’il y ait une personne qui comprenne ce que j’ai pu endurer toutes ces années.
Dr Kroger : Vous savez que ça ne fait pas cent pour cent ?
Monk : Non, non, je garde toujours un peu pour moi, je mets de coté pour parer aux urgences.
Dr Kroger : Et alors vous avez offert d’aller déjeuner au restaurant avec ses deux petits garçons, n’est-ce pas ?
Monk : Non, pour tout dire je n’ai rien proposé du tout, j’ai juste le sentiment que c’était … que je me devais de … qu’il fallait que … je suis désolé. J’ai du mal à rester concentré. Quel est ce bruit ?
Dr Kroger : C’et la machine de bruit de fond, elle a toujours été là.
Monk : Non, il est différent.
Dr Kroger : Oui, parce que l’autre ne fonctionnait plus, alors je suis allé acheter le nouveau modèle mais c’est la même.
Monk : Non, elle est différente. Le son de l’ancienne faisait shhhhhhh et celle ci fait shiiiiiiiii ; il y a un demi octave de différence entre les deux machines. Je suis sur que vos patients doivent s’en plaindre.
Dr Kroger : Non, en réalité, vous êtes le seul à vous en plaindre.
Monk : Oh, ce sont des personnes bien élevées.

Le docteur Kroger arrête la machine.

Dr Kroger : Ça ira mieux ainsi ?
Monk : Non. Non.
Dr Kroger : Très bien, Adrien, est-ce que ça vous ferait plaisir que j’essaye de faire réparer la machine que j’avais avant ?
Monk : Avec plaisir, oui. Oh merci ! je vais attendre ici.
Dr Kroger : Je ne voulais pas dire tout de suite, Adrien. Je vais essayer de l’avoir la semaine prochaine.
Monk : Bon, tant pis.

Au commissariat.

Détective : Capitaine !
Stottlemeyer : Qu’est-ce que c’est ?
Détective : Le cambriolage de la Banque de Delmare de lundi dernier. Un employé a été tué lors de l’agression. Ce garçon avait vingt deux ans.
Disher : Je m’en occupe Rick. Capitaine !
Stottlemeyer : Quoi ?
Disher : Nous avons d’autres dossiers en cours qui commencent à s’empiler.
Stottlemeyer : Non, Randy VOUS avez d’autres dossiers en cours. Dans cette pièce, il n’y a pas d’autre dossier en cours. Est-ce que c’est clair ?

Bolston et Wicks entrent dans le commissariat.

Stottlemeyer : Qu’est-ce que c’est que ça ? qu’est-ce qu’il vient faire ici lui ?
Bolston : Harry Bolston, je viens voir l’agent Grooms.
Sergent : Oui, il est à vous tout de suite.
Bolston : Vous avez une pièce ici où je pourrais téléphoner tranquillement ?
Sergent : Oui, juste là, première porte à droite.
Disher : L’Agent Grooms l’a convoqué.
Stottlemeyer : Sans mon accord ?
Disher : D’après Grooms il est très coopératif.
Stottlemeyer : Tu parles ! coopératif !
Disher : N’y allez pas.
Stottlemeyer : Randy, ici c’est mon territoire. Randy, cet homme est sur MON territoire.

Disher s’efface pour le laisser passer.

Stottlemeyer : Où est Bolston ?
Sergent : En salle de réunion.

Bolston : (au téléphone) Vous devez dépenser le pognon. C’est à ça que servent les fonds de soutien. Salut. Capitaine Stottlemeyer.

Stottlemeyer pose sa plaque sur une table.

Stottlemeyer : Le capitaine Stottlemeyer n’est pas là. Il n’y a que nous deux, Harry, des types ordinaires.
Bolston : J’ai appris pour votre femme. Je suis sincèrement désolé. Quel est son prénom ?
Stottlemeyer : Elle s’appelle Karen.
Bolston : Je vais voir ça de plus près et si c’est un de mes hommes qui a fait ça, je me chargerai de lui.
Stottlemeyer : Je suis sur que c’est un de vos gars qui a fait ça et probablement le meilleur.
Wicks : Est-ce que tout va bien patron ?
Bolston : Oui.
Stottlemeyer : Vous savez, vous devriez appeler d’autres gorilles, vous êtes en infériorité.
Bolston : Capitaine, je ne peux pas travailler en vous ayant sur mon dos toute la journée. Alors qu’est-ce que je dois faire pour avoir un peu la paix.
Stottlemeyer : Je crois qu’il va en falloir un peu plus que votre petite copine la derrière.

Wicks attaque le Capitaine qui le maitrise et le coince au sol. Disher entre dans la salle.

Stottlemeyer : Ne bouge pas ! reste allongé.
Disher : Oh bon sang ! Qu’avez-vous fait ?
Bolston : Il n’a rien fait du tout, c’est mon ami qui a trébuché. Il est maladroit, il a marché sur son lacet.

Le Capitaine reprend sa plaque et se dirige vers la porte.

Bolston : Ce n’est pas moi !

Au restaurant où Monk a emmené les deux fils de Karen et Stottlemeyer.

Jared : Vous n’êtes jamais venu ici, Monsieur Monk ?
Monk : Non. Je ne sors que très rarement.
Jared : Nous, on vient ici tout le temps.
Monk : Je crois comprendre pourquoi. C’est un endroit est si … bruyant.
Jared : C’était comme ça dans les années 50 ?
Monk : Exactement. C’est une machine à remonter le temps. Max ; tu dois colorier à l’intérieur des lignes. Tu entends ? Tu ne dois pas déborder. Max, je te dis de colorier à l’intérieur des lignes.
Max : J’en ai pas envie.
Monk : Ecoute, s’il te plait, essaie. C’est la règle. Les règles sont amusantes, non ?

Il enlève la feuille sur laquelle Max dessinait.

Monk : C’est bon. Tu le finiras plus tard, d’accord ?
Serveuse : Alors les petits loups, comment allez vous ? moi je m’appelle Cindy_Lou et je suis votre serveuse. Est-ce que vous avez choisi ?
Jared : Je voudrais un Astro Burger et un Coca.
Max : Moi aussi.
Serveuse : Bien. Et pour vous papy ?
Monk : Non, je ne prends rien, tout va bien, merci. Je viens tout juste … J’ai pris mon petit déjeuner il y a environ neuf heures.
Serveuse : D’accord. Je rapporte tout ça tout de suite.
Max : Dis moi quelque chose de fou.
Jared : Arrête Max, il n’est pas fou. Il est juste … juste troublé.
Monk : Merci Jared. J’ai vu votre maman aujourd’hui. Elle va déjà mieux et les docteurs disent qu’elle rentrera bientôt à la maison.
Max : Je prie tous les soirs pour qu’elle guérisse.
Jared : Moi aussi.

Les serveurs bousculent la table de Monk. En la remettant à sa place, Monk repense au cadran solaire. Il retourne dans le jardin de la voisine de Coker avec Sharona.

Sharona : Qu’est-ce que tu as avec ce cadran solaire ?
Monk : Je me suis souvenu de quelque chose quand j’étais avec les fils de Leland au restaurant.
Sharona : Comment ça s’est passé ?
Monk : Bien. Ses enfants sont fous de moi.
Voisine : Le revoila ! Pourtant j’avais été claire, vous n’avez rien à faire dans ma propriété.
Monk : Je n’en aurai que pour une seconde, Madame, merci infiniment. Appelle le Capitaine, j’ai résolu cette affaire.
Voisine : Dehors !
Sharona : Ce n’est pas elle ?
Monk : Non, j’aimerais bien.
Sharona : Tu as trouvé grace au cadran solaire ?
Monk : Ce cadran solaire est la clé du mystère.

Au commissariat.

Stottlemeyer : Ça y est, nous avons le mandat. Nous allons entrer au quartier général du syndicat sans aucune difficulté. Je veux des barrages à ces deux intersections.
Disher : Ils y sont déjà, Monsieur.
Stottlemeyer : Bien. Les bureaux principaux sont situés au second et troisième étages.
Sergent : Ils sont armés ?
Disher : On n’en sait rien. On pense que oui, mais nous allons y aller armés.
Stottlemeyer : Deux équipes vont rentrer. Une équipe ici et une autre ici. On ne frappe pas avant d’entrer. On défonce la porte et on entre. C’est tout.
Sergent : Pour l’équipe une, qui la dirige ?
Stottlemeyer : Hé bien ce sera moi. J’entre le premier, Harry Bolston est à moi. Est-ce qu’il y a d’autres questions ? On y va tous en tenue. Prenez les gilets pare-balles et le casque.

Disher répond au téléphone.

Disher : D’accord. Capitaine ! c’est Monk. Il dit qu’il a résolu l’affaire.
Stottlemeyer : Il a quoi ?
Disher : Il dit que le syndicat est en dehors du coup.
Stottlemeyer : Est-ce qu’il est sur de lui ?
Disher : C’est Monk !
Sergent : Quels sont les ordres Capitaine ?
Stottlemeyer : Vous restez ici.

Ils rejoignent Monk sur le lieu de l’accident.

Stottlemeyer : Monk ! Vous avez quoi ? vous avez un nom ?
Monk : Attendez ! On se détend.
Stottlemeyer : Ne vous inquiétez pas, je ne ferai de mal à personne parce que je l’ai promis à Karen. Vous avez quoi ?
Monk : Evan Coker. C’est sa voiture, c’est sa voiture que la dépanneuse remorquait quand le chauffeur a été tué lundi.
Sharona : Vous vous rappelez du chien que j’ai trouvé ? Il appartient à Evan Coker.
Disher : Coker, oui. C’est vrai, je me souviens de ce nom, on est passés interroger ce type. Il n’y avait rien du tout. Apparemment, ça ne l’inquiétait pas qu’on enlève sa voiture. Il venait d’en acheter une …
Monk : Il n’était pas inquiet pour sa voiture. Il l’était pour un objet qui était dans sa voiture.
Stottlemeyer : Quoi ? Un portefeuilles ?
Monk : Un révolver qui était dans la boite à gants. Regardez sur ce manuel. C’est de la graisse pour arme, n’est-ce pas ?
Stottlemeyer : Oui, tout à fait, oui.
Monk : Il avait une arme dans sa boite à gants. Il devait tout faire pour le récupérer.
Stottlemeyer : Pourquoi ?
Monk : Je n’en sais rien. Elle devait avoir un lien avec quelque chose de suffisamment important pour tuer le chauffeur. Voila ce qui s’est passé. Lundi matin, il a surement été réveillé par le bruit de la dépanneuse. On venait de lui saisir sa voiture. Il savait que si sa voiture se retrouvait en fourrière, quelqu’un trouverait son arme. Il fallait absolument qu’il arrête la dépanneuse. Il a eu moins d’une minute pour échafauder son plan. Il n’a pas eu le temps de s’habiller ni de mettre des chaussures, d’où les empreintes de pieds. La dépanneuse devait faire le tour du quartier pour rejoindre la nationale. Il savait qu’en courant, il pouvait l’intercepter. C’est comme ça que le chien a pu se faufiler et que le cadran solaire de la voisine a été déréglé. Il a coupé à travers les jardins ensuite il a traversé le par cet en est ressorti par le trou dans la cloture puis il a attendu l’arrivée de la remorqueuse et là …
Stottlemeyer : Oui, je sais ce qu’il s’est passé ensuite, merci, c’est bon.
Monk : Tout de suite après la collision, il est allé récupérer son arme.
Sharona : Et comme il y a des pierres sur le chemin, il n’a pas voulu rentrer pieds nus chez lui. Monk : Alors avant de repartir il a pris les chaussures du chauffeur de la dépanneuse.
Sharona : Et après, il a réussi çà s’éclipser sans que personne ne le remarque.
Disher : D’accord, mais en ce qui concerne le meurtre du deuxième chauffeur au dépôt de camions ?
Monk : C’était uniquement pour nous berner. Il voulait qu’on continue de croire que c’était une histoire de syndicat.
Disher : Qu’est-ce que vous en dites ?
Stottlemeyer : C’est suffisant pour moi. Bien !
Monk : Capitaine, attendez ! Une seconde. Vous devez faire venir une équipe d’intervention. Demandez une commission rogatoire. On tient ce gars mais on doit rester dans la légalité. Je vous en prie, Capitaine, calmez vous.

D’un signe de tête, Stottlemeyer remercie Monk puis remonte en voiture. Sharona passe devant la maison d’Evan Coker. Il nettoie sa nouvelle voiture. Le chien fait des fêtes à Sharona. Elle remarque que ses pieds sont bandés.

Coker : Salut ! qu’est-ce que vous faites ici ?
Sharona : J’étais dans le coin en balade.
Coker : Vous lui avez manqué. Vous avez manqué à tous les deux.
Sharona : Vous vous êtes blessé aux pieds ?
Coker : Un accident de planche à voile. Vous voulez entrer ?
Sharona : Hé bien, je ne suis pas venue seule. Je suis venue avec quelques amis.
Coker : Génial, plus on est de fous …

Le groupe d’intervention demandé par Stottlemeyer débarque.

Coker : C’est quoi ce cirque ?
Sharona : Nous avons un mandat de perquisition. Mes amis voudraient jeter un coup d’œil.
Coker : Ils cherchent quoi ?
Sharona : Un fusil, un pistolet, peut être une paire de chaussures volées au chauffeur du camion qui a été tué.
Stottlemeyer : Savez vous qui je suis ? Je suis Leland Stottlemeyer.
Coker : J’ai entendu parler de vous. Comment va votre femme ?
Stottlemeyer : Ma femme va de mieux en mieux. Les médecins lui ont sauvé la vie. Vous devriez les appeler pour les remercier, ils ont sauvé la votre aussi.

Monk : Vous devriez peut être confier votre arme au Lieutenant Disher, Capitaine.
Stottlemeyer : Pourquoi, vous avez peur que je m’en serve ?
Monk : Je m’en servirais.
Stottlemeyer : Je comprends maintenant, Monk. Vous n’avez pas réussi à tirer un trait ?
Monk : Non.
Stottlemeyer : Alors ne perdez jamais votre montre.
Monk : Aucun risque.

Sharona : Vous avez trouvé ?
Disher : Non, rien du tout.
Coker : Ce sera tout ? Est-ce que je peux remettre ma maison en ordre ?
Stottlemeyer : Non, attendez, j’aimerais vous poser quelques questions. Entrez. Merci.

Disher entre à leur suite et ferme la porte. Monk et Sharona restent devant la maison, un camion benne ramasse les poubelles plus loin dans la rue.

Monk : Oh mon Dieu ! C’est le jour des poubelles ! Hé ! stop, stop, arrêtez ! Attendez ! restez où vous êtes !
Ronnie : Mon Dieu, c’est notre malade !
Morris : Comment il nous a retrouvés ? On doit partir, il ne faut pas rester là.
Monk : Attendez ! vous avez le révolver ! ne partez pas, ne partez pas ! attendez !
Voisine : Vraiment ce type est malade !

Monk court derrière le camion. Sharona appelle Stottlemeyer et Disher.

Monk : Attendez moi ! Il y a une preuve la dedans ! Arrêtez !

Monk rattrape le camion et grimpe à l’arrière.

Stottlemeyer : Est-ce que c’est Monk qui est monté dans cette benne à ordures ?

Monk sort les sacs un par un et les jette sur la route. Stottlemeyer et Disher comprennent enfin. Plus tard, la police fouille les sacs. Monk frotte nerveusement ses mains avec une lingette. Disher trouve les chaussures du chauffeur puis le révolver.

Sharona : Ça va ?
Disher : Des chaussures marron, du 43. Ce sont celles du chauffeur que vous avez tué ?
Stottlemeyer : Est-ce qu’il y a autre chose dans ce sac ?
Disher : Un Beretta 9 mm ! Le cambriolage de la banque de Delmare.

Le Capitaine saisit Coker et le jette sur le capot de sa voiture en l’étranglant.

Stottlemeyer : Rendez moi service ! rendez moi service. Résistez et débattez vous !
Disher : Non, ne faites pas ça Capitaine. Ça vous couterait votre place.
Sharona : Ça ne vaut pas le coup.
Stottlemeyer : C’est vrai, vous avez raison. Il n’en vaut pas le coup. Arrêtez cet homme sans lui faire de mal.
Disher : Monsieur Coker, vous êtes en état d’arrestation. Vous êtes accusé de deux meurtres. Embarquez le. Lisez lui ses droits.

Karen rentre enfin à la maison. Jared filme son retour, puis le Capitaine prend l’appareil.

Max : Maman !
Karen : Mes chéris ! Mes trésors ! Vous m’avez manqué ! Je vous aime tellement !
Stottlemeyer : Souriez !
Karen : Où est-ce que tu as eu ça ?
Stottlemeyer : Je l’ai acheté !
Karen : Tu as acheté une caméra numérique ! Oh, Leland ! Mais on n’en a pas les moyens et l’autre caméra n’était même pas assurée.
Stottlemeyer : Ce n’est que de l’argent.
Karen : Que de l’argent ? qui a reçu un coup sur la tête, toi ou moi ?
Stottlemeyer : Ce doit être moi.

Karen se jette dans ses bras.

Karen : Je t’aime tant !
Stottlemeyer : Moi aussi, je t’aime chérie !

Jared filme ses parents, dans les bras l’un de l’autre.

 

Rédigé par mamynicky

 

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fairgirl  (30.10.2020 à 01:08)

Un épisode tout en émotion où on découvre le caractère sanguin de Stottlemeyer et surtout sa complicité avec Monk. On a donc eu droit à de très beaux moments entre ces deux-là. Et puis Monk qui court après un camion-poubelle, c'est à marquer d'une croix blanche tout de même.

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Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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