2.10 - Monk et le livreur de journaux
Deux livreurs de journaux font leur tournée de livraison en voiture.
Livreur 1 : Tiens, regarde ça !
Livreur 2 : Bien visé ! Laisse tomber la maison de Madame Nelson, elle est en vacances.
Livreur 1 : Et nous, on part quand en vacances ?
Livreur 2 : Où est-ce que tu veux aller ? Acapulco ?
Livreur 1 : Je m’en fiche. N’importe où du moment que je ne distribue plus de journaux. Ce serait génial.
Livreur 2 : Qu’est-ce que tu fais ? C’est chez Monsieur Monk. Tu dois pas le lancer. Non, pas celui là, le papier est roulé. Il veut un journal plat. Non, pas là, tu dois aller le mettre devant sa porte.
Livreur 1 : Pfff. Hé ! Il n’est plus là.
Livreur 2 : Comment ça, plus là ?
Livreur 1 : Je te dis qu’il n’est plus là. Allez, donne m’en un autre.
Il le dépose et revient à la voiture sans remarquer qu’une ombre les surveille.
Livreur 1 : Allez, on y va.
Livreur 2 : Tu l’as déposé au centre de son paillasson ? Il doit être bien centré.
En retournant mettre le journal au centre, il voit quelqu’un prendre le journal. Après une courte lutte, l’ombre pousse le livreur par-dessus le palier et s’enfuit.
Livreur 1 : Hé ! Qu’est-ce que vous faites ?
Livreur 2 : Nestor, qu’est-ce que tu fais ? Oh mon Dieu, mais qu’est-ce qu’il s’est passé ? Nestor ! Nestor ! Ce n’est pas possible !
La police a envahi la maison de Monk,
Stottlemeyer : Très bien, Mesdames et Messieurs, inutile de continuer à fouiller les lieux du crime, on ne trouvera rien. Donohue ?
Donohue : Oui Monsieur ?
Stottlemeyer : Vous allez prendre deux hommes et frapper aux portes des voisins. Toute voiture qui n’est pas du quartier devra être passée au fichier. C’est compris ?
Donohue : Oui Monsieur.
Stottlemeyer : Le café est prêt ?
Monk : Qu’est-ce que tous ces gens viennent faire ici ?
Sharona : Quoi ? C’est le lieu du crime, voyons, un meurtre a eu lieu juste devant. Il leur fallait bien un QG.
Monk : Attendez ! Excusez moi, ne touchez à rien.
Disher : A qui est-ce que vous parlez ?
Monk : A tout le monde.
Stottlemeyer : Comment il va ?
Sharona : Oh très bien, aucun problème.
Stottlemeyer : Monk, je dois vous poser quelques questions. Connaissiez-vous la victime ?
Monk : Oui, ce garçon s’appelait Nestor Alvarez. Lui et son cousin passaient tous les matins pour me livrer mon journal, depuis deux ans.
Stottlemeyer : Justement, d’après le cousin, Nestor aurait vu le tueur en train de prendre votre journal et ensuite il se serait battu avec lui.
Monk : Mon journal à moi ?
Stottlemeyer : Oui. Donc Nestor est venu déposer le journal et le tueur l’a volé. Alors il est revenu en déposer un autre qu’il a volé aussi. Est-ce que ça vous parait logique ?
Monk : Non.
Sharona : De quoi il avait l’air ?
Stottlemeyer : Son cousin n’a pas réussi à nous le décrire. Vous n’avez rien entendu ?
Monk : Ça s’est déroulé à quelle heure ?
Stottlemeyer : Cinq heures trente.
Monk : Oh non, je ne risquais pas d’entendre.
Stottlemeyer : Vous dormiez ?
Monk : Non, je passais l’aspirateur.
Un voisin vient aux nouvelles.
Kevin : Bonjour, excusez moi. Il s’est passé quelque chose ?
Disher : Oui Monsieur, un homicide.
Kevin : Un homicide ? Vous parlez d’un meurtre ? Nom d’un chien. Ici ?
Disher : Oui, juste devant, tôt ce matin. Une personne a tué le livreur de journaux.
Kevin : Nom d’un chien !
Disher : Qui êtes vous ?
Kevin : Je m’appelle Kevin Dorfman. D comme Dolly, O comme dans orange, R comme Robert…
Disher : Dorfman. J’ai compris. Où est-ce que vous habitez ?
Kevin : Hé bien, j’habite au dessus.
Disher : Avez-vous vu ou entendu quelque chose assez tôt ce matin, disons vers cinq heures trente ?
Kevin : Non, Monsieur, rien du tout. En fait, j’étais, vous voyez, avec quelqu’un.
Disher : Votre petite amie ?
Kevin : Il semblerait, oui. Sacré nom d’un chien, j’ai une petite amie.
Disher : Hé bien, on va devoir l’interroger aussi. Vous vivez là depuis quand ?
Kevin : Depuis sept mois. Mais avant cela, voyons voir, je vivais au 12, Grant Street, et ensuite j’ai habité au 17, Minton Street avec ma sœur, jusqu’à ce qu’elle parte pour Baltimore où elle avait trouvé du …
Disher : D’accord, merci.
Kevin : Mais avant cela, j’ai habité quelques temps au 34, Warren Place, durant deux ans. Mais encore avant cela, j’ai vécu au 8, route Todd, ainsi qu’au 45 Radcliffe Street, les deux de façon consécutive. Mon tout premier appartement était au 26, Armory Lane, c’était un studio. Mais ce que j’ai fait, … vous pouvez le noter, ça peut vous rendre service. J’ai mis mon lit sur une mezzanine, pour gagner de l’espace.
Pendant ce temps, Monk fait du ménage dès qu’un espace est libéré par la police.
Sharona : Attends, Adrien, donne moi ça.
Monk : Je peux rentrer chez moi maintenant ?
Sharona : Mais tu es chez toi.
Monk : Ha oui !
Sharona : Détends toi Adrien, tout va bien.
Détective : Excusez moi, où sont les toilettes ?
Monk : Euh … je … je n’ai pas de toilettes.
Détective : Quoi ? Vous n’avez pas de toilettes ?
Monk : Ne m’en parlez pas ! Si vous saviez comme je suis furieux contre cet architecte !
Un jeune officier entre chez Monk en frottant ses chaussures sur le paillasson.
Monk : Excusez moi ? Qu’est-ce que vous faites sur …
Officier : J’essuie mes pieds.
Monk : Sur un paillasson !
Un chien policier, allongé sur le canapé éternue. Une jeune femme entre à son tour.
Vicki : Kevin ? Alors, c’est vrai ? Un homme a été tué ?
Kevin : Le livreur de journaux.
Vicki : Oh, seigneur !
Kevin : Juste devant chez nous.
Vicki : Quand ?
Kevin : Très tôt ce matin, c’était vers cinq trente, pendant qu’on faisait, … enfin, tu sais. Sharona, comment allez vous ?
Sharona : Oh ! ça va ! Bien.
Kevin : Lieutenant, salut, Vicki.
Sharona : Salut.
Disher : Vicki …
Vicki : Salinas.
Sharona : Oh, vous travaillez dans cette supérette, sur Ridgedale, c’est ça ?
Kevin : On s’est connus la bas. Vicki me sert mon beignet ainsi qu’un super café serré tous les matins depuis cinq mois maintenant. Au début, je ne prenais pas super serré, non, mais en juillet dernier j’ai du passer quelques nuits blanches parce que je travaillais sur un nouveau logiciel de gestion d’inventaire. Je vous en ai parlé à cette époque, vous vous souvenez ?
Sharona : Oui, oui, bien.
Kevin : Mais attendez, ce n’était pas en juillet, en fait, c’était en aout.
Disher : Tous les deux, vous vous fréquentez depuis quand ?
Vicki : Oh, ça ne date que d’hier.
Sharona : Vraiment ? Wouaw ! c’est du rapide !
Kevin : Oui, j’ai passé tout l’été à l’inviter à sortir. « Non » ! « Non » ! « Va mourir » « Non » et puis soudain hier soir j’ai entendu un « oui ».
Vicki : Et depuis je n’arrête pas de dire « oui » à Kevin.
Stottlemeyer : Dites, Sharona, vous êtes toujours l’infirmière de Monk ? Emmenez le faire un tour.
Disher : Bonne chance !
Sharona : Ho, ça va !
Sharona : Adrien, comment ça va ?
Monk : J’étais en train de penser à ce meurtre.
Sharona : On va aller faire un tour. Tu réfléchis mieux à l’extérieur.
Monk : Pourquoi on s’en est pris au livreur de journaux ? Pour quelle raison, le tueur cherchait quoi ?
Sharona : Peut être qu’il est trop radin pour en acheter un.
Monk : Pourquoi est-ce qu’il en a volé deux ? La est la question. Il aurait du se contenter du premier, mais non, il est resté là, il voulait prendre les deux. Je pense que le meurtrier ne souhaitait pas me voir lire un des articles de ce journal.
Sharona : Lequel ?
Monk : Je n’en sais rien. Peut être un article concernant un autre crime qu’il a commis ? Rends moi un service, va en bas de la rue et achète moi le journal.
Sharona : D’accord, mais tu viens avec moi.
Monk : Non, je ne peux pas, si un objet tombe, je dois absolument être là.
Sharona : Adrien, crois moi, si un objet tombe tu n’auras aucune envie d’être présent.
Monk : Oui, c’est pas faux ça.
Sharona : Allons y.
Monk et Sharona font la queue à la caisse de la supérette pour régler les journaux et leurs achats. Le caissier, Boz Harrelson, leur propose un billet de loterie.
Monk : Il y a quelque chose à l’intérieur de ce journal que le meurtrier ne voulait surtout pas que je voie.
Sharona : Regarde l’employée du mois, c’est la nouvelle copine de Kevin, mais qu’est-ce qu’elle lui trouve ? Oh, je crois qu’on ne sait jamais, regarde qui j’ai épousé.
Monk : Oui, beaucoup de gens disaient que Trudy n’était pas faite pour moi. Alors, tu sais …
Sharona : Tu crois qu’ils avaient raison ?
Monk : Bien sur que oui. Oh, ils ont de la Sierra Springs. C’est ma préférée.
Sharona : Rapporte moi un crème soda, j’adore le crème soda et je ne peux en trouver qu’ici.
Monk : Ce sont surement des gamins qui l’ont serré pour s’amuser.
Sharona : Fais voir, donne la moi. Tiens !
Monk : Je l’avais desserrée !
Sharona : Non, pas du tout.
Boz : Alors, ça baigne ?
Monk : Vous voulez vraiment le savoir ?
Boz : Non. Un billet de loterie ?
Sharona : Non, je n’en achète jamais quand le gros lot n’est pas d’au moins dix millions de dollars et vous venez d’avoir un gros gagnant, alors …
Monk : Oui, dites, dix millions de dollars. Comment est-ce qu’ils peuvent appeler ça jack pot ?
Sharona : Quelque chose ?
Monk : Non, rien pour l’instant.
Sharona : Bon, je vais en prendre une partie. Qu’est-ce qu’on chercher au juste ?
Monk : J’en sais rien. Tout ce qui sort de l’ordinaire.
Sharona : « Délit de fuite après avoir tué une grand-mère »
Monk : Où est-ce que ça s’est passé ?
Sharona : Sur Laurel Heights.
Monk : Vers quinze heures ?
Sharona : Quinze heures quinze, pourquoi ?
Monk : Appelle le Capitaine, je crois que j’ai résolu cette affaire.
Sharona : Quoi ?
Sharona : Tu penses que le tueur est la dedans ?
Monk : Je te parie ta paie qu’il est là.
Sharona : Je ne comprends rien. Pourquoi est-ce qu’il a pris ton journal ?
Monk : Parce qu’il ne tenait pas à ce que je lise ces deux articles. Il savait que je serais le seul qui verrait probablement tout de suite quel était le rapport entre eux.
Sharona : Tu as l’impression d’être le plus fort, c’est ça ?
Monk : Je me l’autorise une fois tous les dix ans. Tu as appelé le Capitaine ?
Sharona : Oui, il sera là dans dix minutes. Si on allait l’attendre dehors ? Elle est coincée, il faut la pousser.
Monk : Je l’ai poussée. On n’a qu’à attendre dans la voiture.
Sharona : Attends. Voila.
Monk : D’accord, tu l’as ouverte, tu es très forte.
Sharona : Allons y.
Monk : Tu te crois plus forte que moi.
Sharona : Quoi ?
Monk : Tu penses que tu es plus forte que moi.
Sharona : Je n’ai jamais rien dit.
Monk : Je sais que c’est ce que tu penses. Tu crois que tu peux me battre.
Sharona : Pourquoi est-ce que je voudrais me battre ?
Monk : Je n’en sais rien. Et s’il arrivait qu’un jour je devienne fou ?
Sharona : Si un jour tu devenais fou ? Oh ! Non, je ne peux pas imaginer que ça arrive un jour.
Monk : J’ai seulement dit si un jour ça m’arrivait que je devienne fou et que je t’attaque ? Tu crois que tu pourrais me battre ?
Sharona : Je n’en sais rien. Peut être que oui. Et alors quoi ? Je fais de l’exercice, je prends soin de moi.
Monk : Pourquoi ? Parce que je n’ai pas pu ouvrir la portière ni la bouteille. Ça ne veut rien dire du tout.
Sharona : Bien. Tu es plus fort que moi. D’accord, tu as gagné. Seigneur ! Quel casse pied !
Monk : Je suis capable de soulever cent kilos.
Sharona : Je suis contente pour toi.
Monk : Et toi ? Combien tu soulèves ?
Sharona : Je n’en sais rien.
Monk : Tu ne soulèves pas cent kilos, hein ?
Sharona : Tu veux faire quoi ? Te battre, hein ? C’est ça que tu veux ? Très bien, alors allons y. On va régler ça ici, toi et moi. Mais qu’est-ce que tu fais ?
Stottlemeyer : Hé ! ça va tous les deux ? Vous voulez un arbitre ?
Sharona : Non, non, non. Tout va bien, il est juste vexé de découvrir que j’ai plus de force que lui.
Monk : C’est faux, elle n’a pas plus de force que moi. C’est la portière de la voiture qui était bloquée.
Sharona : Si elle l’était vraiment ! Je l’ai ouverte comment ?
Monk : Par effet de levier. C’est comme ça que ça s’appelle.
Stottlemeyer : Excusez moi. Je peux savoir pourquoi vous m’avez fait venir ?
Monk : Capitaine, je crois savoir pourquoi le livreur de journaux a été tué. Jetez un coup d’œil sur la première page.
Stottlemeyer : Je jette un coup d’œil.
Monk : A présent, regardez ceci.
Stottlemeyer : « Un chauffard tue une grand-mère et s’enfuit » - « Un conducteur a deux accidents en dix minutes » bon sang.
Monk : Alors, qu’en dites vous ?
Stottlemeyer : Et il est dans ce garage ?
Monk : C’est ce que nous a dit la secrétaire.
Stottlemeyer : On va vérifier ça.
Monk veut ouvrir la porte coulissante du garage, mais il n’y arrive pas. Sharona le pousse et ouvre. Ils entrent.
Disher : Surtout, ne vous méprenez pas, je ne me moque pas de vous.
Stottlemeyer : Moi si.
Dans le garage, le mécanicien examine la voiture d’un client, Malcolm Cowley.
Mécanicien : Je vais peut être pouvoir redresser l’aile. Mais il faut changer la calandre.
Malcolm Cowley : Oui. Faites le nécessaire. Vous allez la garder longtemps ?
Mécanicien : Une semaine.
Cowley : Je vous donne deux cents dollars si vous la faites pour demain.
Stottlemeyer : Vous êtes Malcolm Cowley ?
Cowley : C’est exact.
Stottlemeyer : Je suis le Capitaine Stottlemeyer, de la Police de San Francisco. Voici le Lieutenant Disher et Sharona Fleming. Et …
Monk : Je suis Adrien Monk. LE Adrien Monk.
Cowley : Il y a un problème ?
Stottlemeyer : J’ai lu quelque chose sur vous dans le journal.
Monk : Sharona, une lingette. S’il te plait, une lingette.
Stottlemeyer : C’est vous n’est-ce pas ? « Ce n’était pas son jour. » Il est écrit que vous avez eu deux accidents en l’espade de dix minutes. Vous êtes d’abord entré dans un arbre, puis huit cents mètres plus loin, dans un réverbère.
Cowley : Oui, c’est exact. C’est un crime ?
Stottlemeyer : Oui, c’en est un si vous avez volontairement endommagé votre voiture pour expliquer la destruction de votre calandre. Voyez vous, Monsieur Monk a trouvé un autre article : « Délit de fuite après avoir tué une grand-mère ». Dans le même quartier. Et à peu près à la même heure. Et nous pensons qu’il y a un rapport.
Disher : Capitaine ! Du sang.
Stottlemeyer : Tournez vous, les mains sur la voiture. Vous êtes en état d’arrestation pour homicide par imprudence au volant, aggravé d’un délit de fuite et pour le meurtre de Nestor Alvarez. Suivez moi.
Monk : Il n’a pas tué Nestor.
Stottlemeyer : Quoi ? Monk, vous étiez pourtant sur de vous.
Monk : C’est vrai, il est coupable du délit de fuite mais il n’a rien à voir dans le meurtre de Nestor. Il ne savait pas qui j’étais. Il y a surement autre chose dans ce journal que je n’ai pas remarqué. Un petit détail que j’ai manqué.
Sharona n’a pas donné de lingette à Monk, il a pris par inadvertance le chiffon sale du mécanicien et s’est soigneusement frotté les mains avec.
Monk : Oh ! Oh mon Dieu !
Sharona : Je vais m’en occuper
Monk : Oh que ce monde est sale !
Sharona : D’accord, tu as plus de force que moi.
Au commissariat.
Disher : Capitaine, j’ai une théorie. Sur le meurtre du livreur.
Stottlemeyer : Ça veut dire dépéchez vous.
Disher : C’est un cambriolage. Il a du surprendre les cambrioleurs en pleine effraction. Ça colle. Il y a eu cinq cambriolages dans le quartier l’an dernier.
Stottlemeyer : Non. J’ai déjà vérifié cette théorie, c’étaient des cambriolages organisés et les cambrioleurs sont entrés en utilisant des pieds de biche.
Disher : Exact.
Stottlemeyer : Le livreur a été tué à mains nues.
Disher : Et un vol de voiture ?
Stottlemeyer : Oui, mais ça n’explique pas le vol de journaux.
Disher : Exact. On doit admettre que Monk a raison.
Stottlemeyer : J’en ai bien peur en effet. Ça ça veut dire maintenant, on y va.
Disher : Exact.
Stottlemeyer et Disher arrivent chez Monk qui leur donne quelques feuilles de journal à chacun.
Stottlemeyer : Monk !
Monk : Ha merci Seigneur ! On est plus efficace à quatre.
Disher : Wouaw ! Comment avez-vous tout nettoyé aussi vite ?
Monk : J’ai fait du ménage cette nuit.
Disher : Vous n’avez pas dormi ?
Stottlemeyer : Il peut faire du ménage tout en dormant. Je l’ai déjà vu faire.
Monk : Alors, il y a certainement un détail la dedans que je n’ai pas remarqué.
Sharona : Et qui justifierait que l’on tue quelqu’un.
Stottlemeyer : Très bien. On va relire ce journal ligne par ligne.
Sharona : « Partiellement nuageux, avec des risques d’averses. » Est-ce que ça veut dire quelque chose ?
Disher : Ha : Trafic de stupéfiants au relais de la poste.
Stottlemeyer : Oui, oui, je suis au courant. Ce n’est rien du tout. Une simple intervention.
Monk : Alors, il y a les bandes dessinées. Peut être quelque chose de caché la dedans. Ho ! Marmaduke. J’adore Marmaduke. C’est un chien, mais un chien énorme. Vous n’imaginez pas à quel point de chien est grand.
Sharona : Nous savons qui est Marmaduke, Adrien.
Monk : Ecoutez ça : « Il a dévoré toute la dinde qui était sur la table. Inutile de chercher une solution pour accommoder les restes »
Kevin : Il y a quelqu’un ?
Monk : Vous pouvez entrer, Kevin, nous sommes ici.
Kevin : Bonjour ! Excusez-moi. Désolé de vous déranger. Adrien, vous auriez de l’huile d’olive ? Je voudrais préparer une bonne moussaka, c’est le plat préféré de Vicki.
Monk : Je crois que j’en ai. Comment ça va la haut ?
Kevin : Plutôt bien, on n’a pas quitté l’appartement depuis vendredi.
Monk : Oui, je sais. Je … Je sais.
Kevin : En fait, je crois que je suis amoureux.
Monk : C’est bien, c’est très beau l’amour. Il vous faut encore autre chose ?
Kevin : Hé bien, voyons voir. J’ai tranché l’aubergine, les ognons sont épluchés …
Monk : Excellent
Kevin : … j’ai du sel, j’ai déjà vérifié et j’ai de la cannelle.
Monk : Si vous avez besoin de quoi que ce soit …
Kevin : J’ai de l’origan du persil et de l’ail, par contre je suis à court de beurre mais j’ai de la margarine.
Monk : Quel soulagement ! J’ai été ravi !
Kevin : Je vous rapporterai votre bouteille d’huile plus tard.
Monk : Non, non, non. Vous pouvez la garder. Bonne chance.
Sharona : Comment va Kevin ?
Monk : Il est amoureux.
Stottlemeyer : Ecoutez ça. Ce sont les nouvelles du monde, c’est intéressant. Un fait divers en Europe. Ils n’ont pas élucidé le meurtre d’une femme qui a été retrouvée étranglée, avec les deux mains coupées.
Monk : Tiens, c’est étrange.
Sharona : Oh mon Dieu !
Disher : Ça arrive, c’est fait pour cacher les empreintes, l’identification est plus compliquée.
Stottlemeyer : Mais là c’est différent, ils ont retrouvé les mains à quelques mètres de la victime, au beau milieu d’une pelouse.
Monk : Le tueur lui a coupé les mains et les a laissées à côté du corps sur la pelouse ?
Stottlemeyer : Oui, elle et son mari travaillaient tous les deux depuis de nombreuses années au Musée de la Bastille.
Monk : Le musée de la Bastille …
Un commissariat à Paris, en France.
Officier : Capitaine Dupres ?
Dupres : Oui ?
Officier : Un détective à l’appareil, il appelle des Etats Unis. Il peut expliquer le meurtre de Madame Beaudreau.
Dupres : Non ! Comment ?
Officier : Il a lu un article dans un journal, à 9.000 kilomètres d’ici.
Dupres : Ho, pas possible !
Dupres : (au téléphone) Capitaine Dubois, préfecture de police.
Stottlemeyer : (au téléphone) Bonjour ! Je m’appelle Capitaine Leland Stottlemeyer. Je travaille au département de police de San Francisco. Il y a quelques interférences, vous m’entendez bien ?
Dupres : Oui, oui, très bien. Qu’est-ce que je peux faire pour vous mon Capitaine ?
Stottlemeyer : Je suis avec un ami, il s’appelle Adrien Monk.
Monk : Bonjour !
Stottlemeyer : Il a une théorie à propos d’une des affaires que vous n’avez pas encore élucidées. Attendez, je vous le passe. Tenez, Monk le Capitaine vous écoute.
Monk : (au téléphone) Allo, bonjour ! Je crois savoir qui a tué Madame Beaudreau.
Dupres : Oui, Monsieur Monk, mais quelle est votre théorie ?
Monk : Je pense que son mari l’a tuée.
Dupres : En effet, on le soupçonne depuis le début de l’affaire. Mais pour quelle raison lui aurait il coupé les mains ?
Monk : Il a peut être utilisé une paire de menottes qu’il aurait pu prendre au musée pour l’attacher.
Dupres : Et où voulez vous en venir ?
Monk : Il s’agissait sans doute de menottes très anciennes et de ce fait, vous auriez très facilement pu établir un rapprochement.
Dupres : Mon Dieu !
Monk : Je pense qu’il a du égarer les clés, il a paniqué, il fallait impérativement qu’il les retire du corps.
Dupres : Mais oui, bien sur, c’est logique.( Lafitte ! pourquoi n’ai-je pas pensé à ça ?) Monsieur Monk, vous êtes extraordinaire. Si un jour vous deviez venir à Paris, j’espère vraiment vous recevoir en personne.
Monk : Oui, j’en serais véritablement ravi. Je vais consulter mon agenda. Entendu. Au revoir.
Disher : Vous avez résolu deux affaires criminelles en lisant simplement le journal !
Monk : Oui, je sais, mais on n’a pas encore fini. Il y a encore quelque chose la dedans que quelqu’un ne veut pas que je lise.
Sharona : Oh ! les petites annonces ! Vous permettez que je lise ?
Disher : J’ai déjà lu toutes les annonces. Il n’y a rien du tout.
Sharona : « Monsieur avec bon poste dans la police recherche l’amour, 32 ans, bel homme, sexy, ambitieux avec un grand sens de l’humour. » Mon Dieu ! C’est tout à fait vous !
Stottlemeyer : Un grand sens de l’humour ? Depuis quand ?
Disher : Je peux continuer s’il vous plait ?
Sharona : « recherche petite blonde avec la tête sur les épaules, enfants acceptés. » C’est moi !
Disher : Arrêtez de rêver, Sharona.
Vicki et Boz ont terminé leur service à la supérette.
Boz : Où est ton petit ami ?
Vicki : Pourquoi tu es jaloux de lui ? Ce qu’il peut être ennuyeux.
Boz : Où est il en ce moment ?
Vicki : Il s’endort très rapidement. Tu sais comme j’y travaille !
Boz : Oui, je n’ai pas de doute la dessus. Bon, maintenant, tu dois faire attention. Les détails, tu as réglé tous les détails ?
Vicki : Oui, je crois que tout est réglé. Ah non, attends. Je viens tout juste de réaliser quelque choser.
Tout à coup Vicki sort un couteau de sa poche et essaie de le poignarder. Il la repousse en lui prenant le poignard. Elle casse une bouteille et le frappe de plusieurs coups, puis elle le laisse sur le sol
Vicki : Cette fois, tous les détails sont réglés, chéri.
Le lendemain, la police est sur les lieux, avec Monk et Sharona ;
Monk : C’est arrivé quand ?
Stottlemeyer : Le légiste a dit entre deux heures trente et trois heures. Il était responsable du service de nuit dans la supérette de la rue Ridgedale.
Sharona : Oh, mon Dieu, on y est déjà allés, c’est là qu’on a acheté le journal. Celui où il y a une annonce pour moi.
Disher : Ce n’était pas pour vous.
Stottlemeyer : Il venait de terminer son service, il allait déposer la recette de la nuit quand il s’est fait agresser par le tueur. Il l’a frappé deux fois, une fois dans le cou et une fois dans l’estomac avec cette bouteille.
Monk : Pas d’empreintes sur la bouteille ?
Disher : Rien pour l’instant.
Monk : Il n’y a aucune caméra ?
Disher : Il y en a une mais elle est placée vers le distributeur, elle est tournée dans le mauvais sens. Elle n’a rien enregistré.
Stottlemeyer : Il y a un truc assez étrange. Il n’y a pas eu un seul crime dans ce quartier depuis quatre ans, et puis tout à coup il y en a deux de suite. D’abord, le livreur de journaux tué pour un simple quotidien et maintenant ce vol.
Monk : Ce n’est pas un vol Capitaine.
Stottlemeyer : Quoi ? Tout l’argent a disparu.
Monk : Non. Le tueur a voulu nous faire croire à un vol mais pourquoi est-ce qu’il n’a pas fait ça dans un autre coin plus retiré. Il aurait pu tuer cet homme partout entre ici et son lieu de travail.
Disher : Mais peut être que le tueur a choisi de l’attendre ici, plus près de la banque.
Monk : Non. Non. Le tueur est venu jusqu’ici avec la victime depuis la boutique. Une bouteille de crème de soda. On ne trouve pas cette marque ailleurs.
Stottlemeyer : Mais si ça se trouve, c’est la victime qui buvait ce soda. Il travaillait dans la supérette.
Monk : C’est exact.
Sharona : C’est une femme. Il y a du rouge à lèvres sur la bouteille.
Monk : J’aurais du remarquer ce détail.
Stottlemeyer : Elle est peut être plus forte et plus intelligente que vous.
Vicki entre avec un plateau de petit déjeuner dans la chambre de Kevin qui essaie d’allumer la télévision.
Kevin : La télé refuse de fonctionner.
Vicki : Je l’ai débranchée, trésor.
Kevin : Mais pourquoi ?
Vicki : Je n’avais aucune envie de me laisser distraire. Je voulais rester concentrée sur toi, rien que sur toi. Tiens, goute ça. Tu as besoin de garder la forme.
Kevin : Toi, tu vas me tuer. Pourquoi j’ai autant de chance ?
Vicki : Non, c’est moi qui ai de la chance. Oui, beaucoup de chance.
Kevin : Je crois que je t’aime.
Vicki : Prouve le moi.
Chez Sharona.
Benji : Ce sont les mêmes titres que le journal d’hier.
Sharona : C’est le même journal, chéri.
Benji : Vous lisez deux fois le même journal.
Monk : Ça fait partie de l’affaire sur laquelle on travaille. C’est difficile à expliquer.
Benji : Aussi difficile que d’ouvrir la portière de notre voiture ?
Sharona : Benji ! je ne lui ai rien dit, je t’assure.
Benji : J’ai entendu Maman le dire à Tante Gail. Maman a dit que vous vous sentiez menacé parce qu’elle est plus forte que vous.
Sharona : Benji !
Benji : Ben quoi, c’est la vérité.
Sharona : Adrien, je suis désolée, je ne voulais pas dire …
Benji : J’ai une idée. Si vous faisiez un bras de fer. Comme ça vous seriez surs.
Sharona : Pourquoi on ferait un bras de fer ?
Benji : Pourquoi pas ?
Sharona : Adrien n’en a aucune envie.
Benji : Bien sur que si, il n’a pas peur de toi. N’est-ce pas, Monsieur Monk ?
Monk : Très bien. Allons y.
Benji : Que le match commence ! Triple H contre l’Exterminateur.
Monk : Bon, allez, viens en face de moi.
Sharona : Droite ou gauche ?
Monk : Droite. Gauche, gauche. Attends, droite, gauche, droite.
Sharona : On va le faire avec la droite, d’accord ?
Monk : D’accord.
Sharona : J’ai des gants si tu veux.
Monk : Ne sois pas ridicule, je n’ai pas besoin de gant. Pourquoi je mettrais un gant ? Attends.
Sharona : Finissons en.
Benji : Vous êtes prêts ? Prêts ? attention. Allez y ! Allez, Monsieur Monk ! C’est bien, Monsieur Monk !
Sharona : Benji, je suis ta Maman.
Benji : Allez Maman ! C’est bien, Maman !
Monk souffre mais résiste. Kevin et Vicki entrent à ce moment.
Kevin : Salut tout le monde.
Monk : Salut Kevin.
Kevin : Qui gagne ?
Sharona et Monk : C’est moi !
Kevin : Monsieur Monk, je ne pense pas vous avoir présenté Vicki.
Vicki : Je ne crois pas qu’on puisse se serrer la main maintenant.
Kevin : Sérieux, ce n’est pas son truc de toute façon. Il fallait que je le dise à quelqu’un, on va se marier !
Sharona : Bravo ! Aussi vite ?
Monk : C’est pour quand ?
Kevin : Demain. Vicki ne veut pas attendre.
Vicki : J’ai un ami qui travaille à l’hôpital, elle va nous faire la prise de sang. On devrait y aller.
Kevin : Excusez nous, on doit y aller. Vous nous direz qui a gagné.
Ils s’en vont. Monk gagne.
Monk : Une lingette ! s’il te plait Benji !
Benji : Et le gagnant est … Monsieur Monk ! Les garçons sont bien plus forts que les filles.
Monk : Oui, c’est vrai. Les filles sont moins fortes. N’aie aucun remords, tu as été excellente. Excellente vraiment et tu sais, j’ai eu peur deux, trois secondes.
Sharona : En tout cas, cette fois, on est fixés. C’est toi qui es le plus fort. Tu m’as battue à plate couture.
Elle fait un clin d’œil à Benji qui se met à rire. Plus tard, chez le docteur Kroger.
Dr Kroger : Elle a fait un clin d’œil ?
Monk : Oui, elle a fait un clin d’œil. Absolument. Je crois qu’elle a fait exprès de perdre.
Dr Kroger : Pourquoi cela vous préoccupe t-il, Adrien ? Vous tenez à être l’homme ?
Monk : Non, je ne veux pas être l’homme à tout prix. Mais je voudrais bien démontrer que j’existe. Je me sens si faible ces derniers temps. Je suis très probablement très fatigué. Oui, j’ai du mal à dormir.
Dr Kroger : Quelque chose ne va pas ?
Monk : Mon voisin, celui qui habite au dessus a une petite amie et ils sont très très proches oui, très proches l’un de l’autre, toute la nuit, si vous voyez ce que je veux dire.
Dr Kroger : Oui, je vois de quoi vous parlez. Je me pose une seule question, qu’est-ce qui vous maintient éveillé et est-ce que c’est juste le bruit qu’ils font ou est-ce ce qu’ils sont en train de faire ?
Monk : Que voulez vous dire ?
Dr Kroger : Il est possible que ce qu’ils font vous rappelle tout ce que vous avez vécu auprès de Trudy et combien elle vous manque. Vous savez, c’est un sujet que nous n’avons jamais abordé Adrien. Votre relation physique avec feue votre femme.
Monk : C’est une question très personnelle que vous posez là.
Dr Kroger : Oui, c’est exact et j’en suis conscient. Je suppose que Trudy et vous étiez intimes.
Monk : On se tenait la main, on le faisait tout le temps. Une fois, on s’est réveillés en se tenant la main et on se tenait la main toute les nuits.
Dr Kroger : C’est très mignon et j’adore ça mais Adrien, y a-t-il autre chose en plus que du fait de vous tenir la main ?
Monk : Je crois qu’on n’a plus le temps.
Dr Kroger : Si, on a le temps.
Monk : Ce sont de nouveaux coussins ?
Dr Kroger : Non.
Monk : Ils ont l’air d’être neufs.
Dr Kroger : Adrien, je suis votre docteur. Je pense que c’est important. Alors il nous reste vingt minutes. On peut rester assis à ne rien dire et on peut aussi chanter des chansons si vous voulez ou alors nous pouvons parler de votre vie sexuelle. A vous de choisir.
Monk se met à chanter.
Monk : (il chante) Si un jour, je devais te quitter, alors je ne partirais sans doute pas en été, en été, tu étais si belle que je ne pourrais pas te quitter ……. Ni au printemps, en hiver ni en automne …
Plus tard, Monk se replonge chez lui dans la lecture des journaux.
Monk : « Pizzéria avec grande possibilité d’expansion. Renseignements uniquement sur rendez vous. » C’est tout. Il n’y a rien. Non, rien du tout, rien du tout.
En jetant les journaux à la poubelle, un titre attire son attention. Il prend son téléphone.
Monk : (au téléphone) Sharona, viens me rejoindre à la mairie. E sais qui a tué le livreur de journaux et je sais pourquoi.
A la mairie de San Francisco.
Sharona : Adrien, excuse moi pour le retard, j’ai du déposer Benji.
Monk : Sharona, on avait la solution, là, sous notre nez. Regarde, c’était en première page.
Sharona : Quoi ? Le loto ?
Monk : C’est exactement de ça dont il s’agit. La super cagnotte de quarante trois millions. Excusez moi, où est la salle des mariages ?
Gardien : De ce cote.
Sharona : Pourquoi la salle des mariages ?
Monk : Tu reconnais ces numéros ?
Sharona : Non, ralentis un peu s’il te plait. Je suis en talons.
Monk : J’ai déjà entendu ces numéros. J’ai appelé le Lieutenant Disher pour qu’il vérifie ses notes afin de m’en assurer. Tu te souviens quand Kevin est descendu après le meurtre et qu’il a énuméré toutes ses adresses. Sharona, Kevin a gagné la super cagnotte de jeudi. Les 17, 26, 34. Ce sont ses anciens numéros de rue. Il joue toutes les semaines les mêmes numéros comme beaucoup de gens.
Sharona : D’accord. Attend, attend. Si Kevin a gagné au loto, pourquoi il n’a rien dit ?
Monk : Parce qu’il n’en sait rien. Il n’est pas au courant, mais Vicki le sait. Kevin vient jouer au loto toutes les semaines à la supérette. Au bout d’un certain temps, Vicki et l’autre employé, probablement son complice, devaient connaitre les numéros fétiches de Kevin. Quand les numéros sont sortis ils ont compris que Kevin avait gagné. Ils savaient qu’il vivait seul et n’avait aucun ami. Alors ils ont pensé que peut être il ignorait qu’il avait gagné. Ils ont échafaudé un plan, probablement une idée de Vicki.
Sharona : Pourquoi Vicki ?
Monk : Parce que l’autre type était mort. Plus tard, j’ignore sous quel prétexte, Vicki est allé réveiller Kevin. Pour une femme comme elle, c’était facile. Tout ce que Vicki avait à faire, c’était distraire Kevin un jour ou deux. Elle l’a empêché de répondre au téléphone, a débranché la télé. Elle ne voulait surtout pas qu’il voit ou qu’il pense aux numéros du loto.
Sharona : Pourquoi ont-ils tué le livreur de journaux ? Je ne comprends pas bien.
Monk : Ils ignoraient que c’était mon journal. Ils ont cru que c’était celui de Kevin qui ne devait pas voir les résultats. Cela n’avait rien à voir avec moi.
Sharona : Pourquoi ils n’ont pas volé le ticket ?
Monk : L’heure imprimée sur le ticket est la même que celle de la caméra de surveillance de la boutique et ça prouve que c’est le sien.
Sharona : Ils vont se marier.
Monk : Exactement, c’était son plan depuis le début. L’amener à l’épouser avant qu’il découvre qu’il était à la tête d’une fortune.
Ils arrivent dans la salle au moment du mariage.
Maire : Si quelqu’un dans la pièce connait une quelconque raison d’empêcher ce couple de s’unir pour toujours pas les liens sacrés du mariage, qu’il le …
Sharona : Arrêtez ! Ce mariage n’est pas …
Monk : Cette femme est une meurtrière ! Je suis désolé, vraiment, désolé, excusez nous.
Sharona : Oh, ce sont des choses qui arrivent parfois.
Monk : Bonne chance à vous deux.
Sharona : J’adore votre robe.
Sharona : Il y a déjà un quart d’heure qu’ils sont partis, c’est trop tard. Elle les a entendus parler de leur voyage de noces. Et c’est tout.
Monk : Où sont ils allés ?
Sharona : Elle n’en sait rien. Ce n’est pas grave. Kevin annulera le mariage dès qu’ils reviendront. C’est une option à laquelle j’aurais du penser.
Monk : Non, non, tu ne comprends pas. Rappelle toi ce qu’elle a fait à son partenaire. Vicki Salinas est une tueuse sans pitié, que rien n’arrête. Je pense qu’elle a projeté d’hériter de tout le pactole. Peut être dès ce soir.
Sharona : Attends, attends. La secrétaire a dit qu’elle les avait vus en train de consulter ces brochures. Un eu avant de s’en aller.
Monk : Le présentoir vient tout juste d’être rechargé. Dix, dix, dix, neuf.
Sharona : Le « Dexter Cliff Inn ».
Monk : Au repaire des pigeons. Allons y
Sharona : D’accord.
Monk : Accélère, mais pas trop vite. Accélère, mais pas trop vite !
De leur cote, Vicki et Kevin sont en voiture, garés. Elle remplit les coupes de Kevin de champagne.
Kevin : Madame Dorfman. Madame Vichi Dorfman. Qu’est-ce que tu en dis ?
Vicki : C’est véritablement un rêve. Tiens, bois.
Kevin : Je crois que le champagne me fatigue, tu sais.
Vicki : Ça ne fait rien, c’est mieux que d’avaler des somnifères.
Kevin : Pourquoi on s’est arrêté là ?
Vicki : Tu le sauras très vite, dans sept minutes. Vas y, bois.
Kevin : Je suis vraiment amoureux de toi.
Vicki : Oui, hé bien, tout le monde peut commettre des erreurs.
Kevin : Qu’est-ce que c’est ?
Vicki : (elle prend le ticket du loto dans son portefeuille) Oh, c’est mon héritage. Mon cher mari a été tué dans un accident de train. Il était ivre alors il s’est endormi au volant, au milieu des rails. Il a été tué sur le coup.
Kevin : C’est horrible.
Vicki : Oui chéri.
Elle sort de la voiture au moment où un train est annoncé. La voiture de Sharona se gare juste devant les barrières du passage à niveau. Monk sort et se précipite vers la voiture. Kevin est endormi.
Monk : Ça peut être leur voiture ?
Sharona : Je ne sais pas.
Monk : Kevin !
Sharona : Oh mon dieu, c’est lui !
Monk : Kevin ! C’est verrouillé. Kevin, vous m‘entendez ?
Sharona : Kevin ! Oh, non, je m’occupe de l’aiguillage.
Monk : Kevin ! Réveillez vous ! Dépêchez vous de vous réveiller !
Sharona n’arrive pas à faire basculer l’aiguillage. Vicki revient et attaque Sharona. Monk fonce à son secours.
Monk : Quel est le problème ?
Sharona : Il est coincé !
Pendant que Vicki maintient Sharona sur les rails, Monk essaie de basculer l’aiguillage. Il y parvient au dernier moment. Sharona maitrise Vicki et le train est dérouté derrière la voiture arrêtée sur les rails. Plus tard, chez Monk. Kevin entre, costume neuf et lunettes de soleil.
Sharona : Tu es bien né le neuf n’est-ce pas, Adrien ?
Monk : Qu’est-ce que tu fais ?
Sharona : Je remplis une grille de loto.
Monk : Tu ne gagneras jamais. Tu as plus de chance de te cogner dans un réverbère.
Kevin : Adrien, Sharona, je m’en vais. Alors je suis passé vous dire ciao !
Monk : Où est-ce que vous allez ?
Kevin : Ma maison de Maui n’est pas encore prête, alors je vais habiter dans la maison d’Aspen pendant quelques temps.
Monk : Génial.
Sharona : Vous avez des nouvelles de Vicki ?
Kevin : De qui ? Oh, excusez moi.
Kevin : (au téléphone) Que se passe t-il mon petit Danny ? Une seconde, je dois vous laisser, mais avant je voulais vous donner quelque chose pour le dérangement.
Monk : Oh non, Kevin, non, non. Gardez votre argent, je ne peux pas l’accepter.
Sharona : Hé bien, moi, je peux. Merci.
Kevin : Faites très attention à vous. Et n’oubliez pas, il faut jouer pour gagner.
Monk : C’est vrai, c’est bien vrai.
Sharona : Oui.
Sharona : C’est un geste très gentil. Oh ! il n’y a que quatre cents dollars alors que je lui ai sauvé la vie.
Monk : Toi ? C’est moi qui ai changé l’aiguillage.
Sharona : Oui, après que je l’ai décoincé.
Monk : Non, non, tu ne l’avais pas décoincé.
Sharona : Je venais tout juste de le faire bouger avant que tu le pousses.
Monk : Mais pourquoi est-ce que tu dis ça ? Pourquoi est-ce que tu me tortures ?
Sharona : Parce que je suis plus forte que toi.
Rédigé par mamynicky