1.09 – Monk court contre la montre
Le départ du « Chronicle Marathon de San Francisco » est lancé.
Présentateur : Le 25ème marathon annuel du Chronicle de San Francisco est parti. Plus de 6000 athlètes, aujourd’hui. Le temps est ideal. Voici Tonday Mawwaka, avec le dossard 534. C’est un mythe à lui seul. Le légendaire “Lion Fier” comme on l’appelle, a été deux fois champion Olympique, il est venu du Nigeria pour cet événement qu’il dit être sa dernière course. Il a déjà menacé de prnedre sa retraite. Mais si c’est le cas, cela fera de cette journée un jour memorable. Nous suivrons sa progression tout au long du marathon. Nous nous retrouvons dans une dizaine de minutes pour faire le point. A tout de suite.
Monk et Sharona sont sur le parcours, au milieu de la foule.
Sharona : Deux appareils photo ?
Monk : Au cas où l’un casserait. Où est-il ?
Sharona : Surement pas dans les premiers. Il a 65 ans.
Monk : 63 ans. C’est mon idole. Je vte l’ai dit ?
Sharona : Un bon million de fois.
Monk : Tonday est le plus grand coureur de fond de tous les temps. Je l’ai vu courir à Los Angeles en 1973. Il était à 400 mètres à la traine, à un kilomètre de l’arrivée. Il était à bout de force, mais il a trouvé l’énergie. C’était une arrivée mythique. Je n’en reviens pas que tu n’ en n’aies jamais entendu parler.
Monk : Je …
Sharona : Quoi ?
Monk : Cet homme là, il est mal boutonné.
Sharona : Oublie le bouton, Adrien. Profite de la course.
Monk : 63 ans et il court encore le marathon. Je dois refaire du sport.
Sharona : Arrête, tu es en grande forme.
Monk : Avant, oui, peut-être. Maintenant je passe la majeure partie de mon temps à regarder la télévision. Mais comment peut-il supporter ça ? Tiens, je reviens. Excusez-moi, monsieur. Vous êtes mal boutonné. Votre bouton, vous avez sauté une boutonnière, vous me remercierez après.
Sharona : Adrien …
L’homme : Voulez-vous me laisser tranquille. Je regarde la course.
Monk : Voilà. Pas de souci. Il faut …
Sharona : Adrien !
Monk : Si vous défaites celui-là …
Sharona : Adrien, il arrive …
Monk : Mais attendez, ne bougez pas !
Sharona : Adrien, dépêche-toi, il arrive ! Regarde, ton idole vient de passer.
Monk : Ca vous gêne.
L’homme : C’est vous qui me gênez.
Monk : Les boutons, ça me connaît.
L’homme : Allez-vous en !
Monk : Attendez une seconde. Voilà c’est mieux.
Sharona : Tu l’as raté. Tu viens juste de le manquer.
Une jeune femme regarde la rediffusion de la course à la télévision, en passant du vernis à ongles à ses pieds.
Jeune femme : Regarde. C’est lui avec le short bleu. Oh, non, ce n’est pas lui. Le connaissant, il s’est surement arrêté pour vendre un lit ou une salle à manger. Lisa, qu’est-ce qui me prend ? Je ne le supporte plus et je le guette à l’écran. C’est ridicule. Je sais, tu as raison. Je lui ai dit de se décider une fois pour toutes. Voilà où j’en suis. Au revoir.
Un homme entre dans l’appartement.
L’homme : Bonjour, Gwen.
Gwen : Trevor ? Je croyais que tu courais le marathon.
Un peu plus tard, une femme tombe d’un balcon.
Monk et Sharona sont en voiture.
Monk : Je n’arrive pas à croire que j’ai raté Tonday.
Sharona : Tu aurais dû ignorer ce fichu gilet.
Monk : Il était tout de travers
Sharona : Et alors ? Laisse les gens vivre. Tu n’as pas fait une thèse sur les boutonnières.
Monk : Non, mais je suis un expert en boutonnières. Qu’est-ce qu’ils font là ?
Sharona : On dirait le capitaine.
Monk et Sharona rejoignent le capitaine, une femme est morte.
Stottlemeyer : Deux retraits, deux joueurs, d’accord ? Mon fils lance …
Disher : Capitaine !
Stottlemeyer : Quoi ?
Disher : J’ai eu le gérant. Il arrive.
Stottlemeyer : Bien. Interrogez tout le monde. Allez. Au boulot.
Disher : Oui.
Stottlemeyer : Normalement, c’est mon jour de congé.
Disher : A qui le dites-vous !
Stottlemeyer : Monk ! Que faites vous ici ?
Monk : On passait. Que se passe-t’il ?
Stottlemeyer : On a un cadavre. Une fille qui habitait au 21ème étage. Soit alle a glissé, soit elle a sauté, soit on l’a aidée.
Monk : C’est un meurtre.
Disher : C’est une possibilité en effet.
Monk : Non, c’est ce qui s’est passé. C’est bien un meurtre.
Disher : Vous venez d’arriver. Comment est-ce que vous en êtes si sur ?
Monk : Regardez ses ongles, elle se les vernissait. Quelqu’un l’a dérangée capitaine.
Disher : Oh alors ça c’est la classe.
Sharona : Prenez en de la graine.
Stottlemeyer : Vous avez peut être raison. Allez y. On sera fixés après l’examen du médecin légiste. Un chewing-gum ?
Monk : Non merci.
Stottlemeyer : Merci de vous être arrêtés.
Monk : En tout cas, je vous souhaite bonne chance.
Stottlemeyer : Content de vous voir. Puisque vous êtes là, vous voulez gagner un peu d’argent ?
Monk : Bien sur !
Stottlemeyer : Alors allons y.
Sharona : Contrat à signer.
Disher : Parfait.
Stottlemeyer : C’est ce que je pensais. Merci, Paul. Bon, votre attention s’il vous plait. Le médecin légiste vient d’appeler. Elle a été étranglée avant d’être jetée dans le vide. Ce qui veut dire que nous sommes sur un assassinat. Ca veut dire aussi qu’on ne touche à rien, qu’on ne frôle rien et qu’on regarde où on met les pieds. Qu’est-ce que vous en pensez ?
Monk : Elle vivait seule ?
Stottlemeyer : Oui, mais venez voir. Excusez-moi. Il y a des bières dans le réfrigérateur et des cigares dans l’humidificateur.
Monk : Un petit ami ?
Disher : Si on en croit sa voisine, elle avait un ex-mari et un petit ami que personne ne voyait jamais.
Monk : Quelqu’un payait ses factures. Elle était au chômage.
Stottlemeyer : Quelqu’un lui faisait aussi beaucoup de cadeaux.
Monk : Et elle n’en a ouvert aucun.
Disher : Elle allait peut être les renvoyer. Quand on voit les goûts du lascar …
Sharona : Non, mais ça va pas vous ? Il y a plein de choses qui sont super. Regardez-moi ça !
Disher : Sharona ! On ne touche à rien.
Monk : Vous ne sentez rien ?
Sharona : Non.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que c’est ?
Monk : De la camomille. Ca pousse comme une mauvaise herbe. On s’en sert pour les tisanes.
Stottlemeyer : Je sais ce qu’est la camomille.
Monk : Avec les fleurs.
Stottlemeyer : Regardez s’il y a une tisane dans la cuisine.
Agent : Bien monsieur.
Monk : Capitaine. Regardez. La case 3 des numéros à enregistrer est vide. Quand on a un amant et qu’on préfère rester discret …
Stottlemeyer : On n’inscrit pas son nom dans la case.
Disher : Je le prends
Monk : Non. Attendez. (il appuie sur le bouton d’appel)
Voix d’homme : Allo ?
Stottlemeyer : Allo. Capitaine Leland Stottlemeyer de la police de San Francisco. Puis je savoir à qui j’ai l’honneur ?
Trevor McDowell tourne une publicité pour son magasin de meubles.
MacDowell : Hé ! C’est moi Trevor McDowell. Notre nouveau magasin est ouvert. Nous vous attendons ici à San Mateo, à la sortie de la N 101. Venez vite nous voir. Si vos enfants sont comme les miens, vos meubles doivent en prendre un coup ! Restez corrects messieurs ! Attention, pas de coups bas ! Voila pourquoi vous avez besoin de meubles qui tiennent la distance, n’est-ce pas, chérie ?
Mme MacDowell : Hé oui, avec des prix à tout casser.
MacDowell : Comme ce canapé. Il coûtait 799 $. Mais avec une droite de Tyler, ce bon vieux prix est KO. Il est à vous pour seulement 649 $.
Monk : Tu as vu cette lampe ? L’abat-jour est tordu …
Sharona : Non, n’y pense pas.
Monk : Il est de travers.
Sharona : Arrête
MacDowell : … Il était à 1399 $. Mais avec un coup de Luke, l’ancien prix est KO. Il est à vous pour seulement 1299 $. Des meubles solides à des prix légers. Tables, chaises, lampes, vous nous le demandez, vous l’aurez. Chez McDowell si nos prix ne sont pas les plus bas, on jette l’éponge !
Cameraman : Coupez ! coupez !
MacDowell : Quoi ?
Cameraman : Qui c’est ? Faites-le sortir du champ !
Monk : Il Je suis désolé mais j’ai vu que votre abat-jour était de travers. Alors je …
Cameraman : Deuxième prise.
Sharona : Bon sang !
Stottlemeyer : Trevor McDowello ?
MacDowell : Oui, c’est moi.
Stottlemeyer : J’aimerais vous parler.
Mme MacDowell : Que se passe-t-il ?
Stottlemeyer : Rien de très sérieux. Il est possible que l’un de vos employés ait fait des chèques sans provision.
MacDowell : Rien de grave ma chérie. Emmène les enfants à l’intérieur, tout va bien.
Mme MacDowell : D’accord, viens Peter.
MacDowell : Bon travail les garçons, c’était génial.
Stottlemeyer : Vous avez une bien belle famille monsieur McDowell.
MacDowell : Oui, je sais. Merci. Vous voulez boire quelque chose ?
Stottlemeyer : Non, merci.
MacDowell : Asseyez-vous. De l’eau ?
Sharona : Non. Merci.
MacDowell : J’ai appris aux infos que Gwen avait été assassinée. C’est vrai ?
Stottlemeyer : Oui, on l’a tuée.
MacDowell : C’est horrible. Vous êtes sur une piste ?
Monk : Non, mais nous y travaillons.
Stottlemeyer : C’était votre maitresse.
MacDowell : Oui . J’ai fait une énorme bêtise.
Stottlemeyer : Depuis combien de temps la connaissiez-vous ?
MacDowell : Je l’ai rencontrée il y a deux ans. Elle était comédienne sur une de mes pubs. C’était la fille qui tombait dans la piscine.
Sharona : Je me souviens bien de celle là, oui. Je l'appréciais. C’était drôle.
Monk : Vous êtes naturel devant la caméra.
MacDowell : Merci.
Monk : Vous buvez du thé monsieur McDowell ?
MacDowell : Parfois, oui.
Monk : A la camomille peut être ?
MacDowell : Non.
Stottlemeyer : Le gérant de l’immeuble dit que vous payez son loyer et que vous l’avez appelé il y a un mois pour lui demander de ne pas renouveler le bail.
MacDowell : J’essayais de rompre. J’ai réalisé mon erreur. J’ai pensé à ma famille, à ma vie. J’ai pensé que Gwen comprendrait.
Stottlemeyer : Vraiment ?
MacDowell : C’est ce que j’ai cru comprendre quand nous en avons parlé.
Stottlemeyer : Vous avez un alibi pour ce matin à 7h45 ?
MacDowell : A 7 h 45, j’étais sur Haight Street.
Stottlemeyer : Il y a des témoins, on vous a vu ?
MacDowell : Oh oui, il y a bien mille personnes. Je courais le marathon.
Stottlemeyer : Vous êtes conscient que nous allons vérifier ?
MacDowell : Tant mieux, plus vite vous en aurez fini avec moi, plus vite vous coincerez cette ordure. Voila ma carte avec mes coordonnées. Si des fois je peux aider, n’hésitez pas à m’appeler.
Stottlemeyer : D’accord. Comptez sur nous.
MacDowell : Bonne chance avec cette enquête.
Monk : Qu’est-ce que vous avez fait ?
MacDowell : Excusez moi.
Monk : Vous avez couru le marathon en combien de temps ?
MacDowell : Trois heures et 45 minutes. C’est mon record personnel. Je me suis tué à l’entrainement.
Monk : Vous suiviez quelqu’un ou vous preniez du vent ?
MacDowell : Je prenais du vent. Vous courez ?
Monk : Je courais. Au lycée. J’ai même fini premier de l’Etat.
Sharona : Tu courais ?
Plus tard
Monk : Quoi . ?
Sharona : Je n’arrive pas à t’imaginer dans une équipe d’athlétisme.
Monk : J’ai eu une vie avant de faire ta connaissance.
Sharona : Non, non. Je sais que tu as eu une vie avant. Ce que je ne savais pas, c’est que tu avais porté des Shorts et que tu t’étais douché avec les autres.
Monk : Je ne me douchais pas avec les autres, j’avais un mot de mon docteur.
Sharona : Tu ne devais pas en avoir qu’un.
Monk : Un pour chaque activité. J’avais un régime très spécial.
Sharona : Que fait on ici si le capitaine l’a déjà vérifié ? McDowell a vraiment couru le marathon.
Monk : Je sais. Je veux seulement en être sûr.
Comité d’organisation du marathon.
Angie : Bonjour. Est-ce que je peux vous aider ?
Monk : Oh non, sauve qui peut. Prépare les lingettes. Je suis Adrien Monk. Je vous ai téléphoné.
Angie : Oh, monsieur Monk. Excusez le désordre. Une fois le marathon fini, nous hibernons pendant un an.
Voici mon assistante, Sharona.
Sharona : Enchantée.
Angie : Je suis la présidente, Angie Morrison. Cette année, j’ai eu l’honneur de présider le marathon. Voici Tillie Graves.
Monk et Sharona : Bonjour
Angie : Cicily Fraiser.
Monk et Sharona : Bonjour
Angie : Et Brandon Connelly là-bas.
Monk : Bonjour Brandon.
Angie : Et voici Carl Jenkins. Chef de la sécurité.
Monk : Bonjour Carl.
Carl : Vous avez un problème avec moi ?
Monk : Quoi ? Oh non, non, non.
Carl : Si vous ne vouliez pas serrer la main d’un noir, il fallait le dire. Ca vous aurait économisé une lingette.
Sharona : Non, il fait ça tout le monde.
Carl : D’après vous, est-ce que j’ai l’air d’être miro ? J’ai vu ce que j’ai vu. Je vais aller fermer les vestiaires. Si je reste là je risque de faire une bêtise.
Tillie : Nous sommes tous les mêmes, monsieur Monk.
Monk : Bien sûr, nous le sommes. Je … je … j’ai toujours … je ne suis pas un …
Sharona : Oh non, il n’est pas …
Angie : Que pouvons-nous faire pour vous ?
Monk : J’aurais besoin de quelques renseignements. Combien de participants ont couru le marathon aujourd’hui ?
Angie : Ils étaient 6111 à l’arrivée.
Tillie : Et je peux vous dire qu’il y en avait de toutes les couleurs.
Monk : Oui, bien sûr, c’est certain. Le contraire m’aurait peiné.
Sharona : Comment faites-vous pour tous les suivre.
Angie : Tout est informatisé. On donne aux coureurs ce petit gadget qu’ils peuvent attacher sur leur chaussure. Et là où c’est intéressant, c’est qu’il y a une puce à l’intérieur. Nous avons un scanner sur la ligne de départ et un sur la ligne d’arrivée qui lisent le passage de la puce. C’est très moderne. Nous avons le temps de chaque individu au dixième de seconde.
Monk : Mais si des fois quelqu’un avait quitté la course et était revenu plus tard.
Angie : Nous le saurions tout de suite. Nous avons des points de contrôle tout le long du parcours.
Tillie : Il y a un scanner tous les kilomètres. Ca sert de mouchard.
Sharona : Nous nous intéressons à un coureur qui s’appelle Trevor McDowell.
Angie : McDowell ? Numéro 948 je crois. La police nous a déjà posé la question. Le voilà. Il a couru en trois heures, 41 minutes et 22 secondes. Pour un amateur c’est plutôt bien.
Tillie : Mais tous les coureurs sont des gagnants ici. Qu’ils soient noirs, blancs ou latinos. Il faut beaucoup de couleurs pour faire un arc en ciel.
Monk : Oui madame. Pour moi il n’y a rien de plus beau qu’un arc en ciel.
Sharona : Il les adore et moi aussi.
Monk : A propos de monsieur McDowell, est-ce qu’il est passé par tous les contrôles ce matin ?
Angie : Alors, voyons. Oui, il a couru toute la course du début à la fin. Et en plus ses temps de passage sont réguliers.
Au commissariat.
Stottlemeyer : Monsieur Zaleski ? Je peux vous appeler Arthur ?
Zaleski : Vous pouvez m’appeler comme vous le voulez, je m’en fiche.
Stottlemeyer : Depuis combien de temps étiez-vous marié ?
Zaleski : J’ai épousé Gwen il y a quatre ans.
Stottlemeyer : Elle vous a quitté alors que vous l’aimiez encore.
Zaleski : Oui, c’est vrai je l’adorais.
Stottlemeyer : J’en suis certain. Et elle vous a quitté pour un autre homme. Un vendeur de meubles ? Vous vous êtes senti humilié par un abruti qui fait le mariole à la télé. Vous étiez jaloux, vous étiez très en colère ?
Disher : J’aurais réagi pareil.
Zaleski : Je n’aime pas le fait d’être ici.
Stottlemeyer : Nous ne sommes pas ici pour que cela vous soit agréable, Arthur. Nous sommes dans une salle d’interrogatoire, pas dans un bar.
Monk : Une lingette
Sharona : Pourquoi ?
Monk : Une lingette, vite !
Stottlemeyer : Pourquoi vous êtes vous mis à harceler votre ex-femme ? Vous téléphoniez deux fois par jour Arthur. Nous avons les dossiers. Je n’ai jamais appelé ma femme deux fois par jour.
Zaleski : Je m’inquiétais beaucoup pour elle.
Stottlemeyer : Vous vous inquiétiez ? Pour le juge, vous la traquiez.
Zaleski : Vous plaisantez, c’était il y a trois ans.
Stottlemeyer : Que s’est il passé, Arthur ? Vous avez voulu aller discuter avec elle ? Et vous avez tout simplement pété les plombs ? Vous savez que ça peut arriver à tout le monde.
Zaleski : Qu’est-ce que c’est que ce bruit ? Ça vient d’où ?
Stottlemeyer : Excusez-moi. A vous, Disher ?
Disher : Allez, on reprend depuis le début. Combien de temps avez-vous été marié ?
Monk : Ça va ? Vous avancez ?
Stottlemeyer : On avance. Mais il est très agacé par un petit bruit derrière le miroir.
Monk : C’était peut-être moi. Il y a une petite tâche de votre côté. Essayez de l’enlever quand vous le pourrez.
Sharona : Excusez-le.
Monk : Vous croyez que c’est lui ?
Stottlemeyer : Ca se pourrait. A part quelques contraventions qu’il a apparemment payées, il n’a rien à se reprocher. Il dit avoir été dans son lit à l’heure de l’assassinat. Pour résumer, on n’a pas grand-chose. Et vous, vous avez quelque chose ?
Monk : Trevor McDowell.
Stottlemeyer : Non, il a couru le marathon. J’ai vérifié.
Monk : J’ignore comment il a fait, mais c’est lui l’assassin. Je vous explique pourquoi. La victime a été tuée avant d’être jetée par-dessus le balcon. Voila la clé. Pourquoi le tueur a-t-il voulu attirer l’attention en la balançant du 21ème étage ? Je ne vois qu’une raison, pour établir l’heure exacte du décès. Il voulait que l’heure précise de la mort soit connue de nous tous ? Pourquoi ? Parce qu’il avait un alibi. Et il est de taille son alibi.
Sharona : Qu’en pensez-vous ?
Stottlemeyer : Ce que j’en pense ? J’en pense que c’est impossible. L’homme avait une puce sur lui et il est passé par tous les contrôles.
Monk : Je sais. C’est vrai, vous avez raison.
Stottlemeyer : A moins qu’il ait passé l’émetteur à un autre coureur.
Monk : Ça, c’est intéressant.
Stottlemeyer : Il l’a peut être mis dans la poche d’un autre coureur pour faire croire qu’il avait fini la course.
Monk : Ça, c’est très intéressant. Vous êtes un génie.
Stottlemeyer : Je suis à votre disposition.
Monk : Donne-lui une lingette.
Stottlemeyer : La tache reste, vous partez.
Comité d’organisation du marathon.
Angie : Maintenant, nous cherchons deux coureurs.
Monk : Oui, nous cherchons un coureur qui a obtenu le même temps que Trevor McDowell.
Sharona : Ou quelqu’un qui aurait couru coude à coude avec lui du début à la fin.
Angie : Au coude à coude. Ca ne devrait pas être difficile à vérifier.
Monk : Bonjour, Tillie.
Angie : Non, personne n’a obtenu exactement le même temps. Dites, j’ai beaucoup de travail.
Sharona : Une dernière chose. Y a-t-il un coureur dont le temps aux postes de contrôle était proche à une ou deux secondes près ?
Angie : Je vérifie. Ah ! Un coureur est arrivé avec 4 centièmes d’avance sur monsieur McDowell. Le dossard numéro 534. Voila la copie.
Monk : Qui est-ce ? Sharona ?
Sharona : C’est Tonday.
Monk : Tonday ?
L’hôtel où est descendu Tonday.
Sharona : J’ai lu un article sur cet hôtel. Tu sais combien coûte une suite. Deux mille dollars la nuit. Pour quelqu’un qui vit simplement et qui est rempli de poésie …
Monk : Et alors ?
Sharona : Et alors, tu en connais des poètes qui peuvent se permettre ça ?
Monk : Où tu veux en venir ?
Sharona : Hé bien je me disais qu’il aurait pu se faire un peu d’argent en aidant un vendeur de meubles fortuné à tuer sa maitresse.
Monk : Oh, tu arrêtes s’il te plait, c’est impossible. C’est n’importe quoi. Fin de la discussion. Ca s’arrête là. Et tu ne touches à rien. D’accord ?
Sharona : C’est toi qui me dis de ne toucher à rien ?
Monk : Nous sommes chez Tonday Mawwaka.
Tonday : Navré de vous avoir fait attendre. Tonday Mawwaka.
Monk : Adrien Monk.
Tonday : Adrien. Alors, Adrien, soyez le bienvenu.
Monk : Monsieur, je vous admire depuis que je suis un jeune et vaillant garçon.
Sharona : Jeune garçon.
Monk : Jeune garçon. Voici Sharona, ma – mon – ma je ne sais plus quoi.
Sharona : Je suis son assistante. C’est un honneur de faire votre connaissance monsieur Mawwaka.
Tonday : Appelez-moi Tonday. Venez, asseyons-nous. Faites comme chez vous.
Monk : Monsieur, je vous au vu courir à Los Angeles en 1973. C’était fantastique.
Tonday : Ah oui, l’année de mon grand retour. Je ne sais toujours pas comment j’ai réussi à gagner.
Monk : Hé bien ça a changé ma vie. Vous étiez comme …
Sharona : Adrien a fait de la course.
Tonday : Oh, vraiment ? Sur quelle distance ?
Monk : Je faisais du fond comme vous mais je ne courais pas aussi vite.
Tonday : Vous courez encore ?
Monk : Oh, non, non, c’est fini ce temps-là.
Tonday : Pourquoi ?
Monk : Il y a eu un incident. C’était au lycée pendant une course.
Tonday : Cela vous a brisé le moral ? Vous savez, ce moral qui nous donne la force est très fragile. Il peut casser. Mais il n’est pas impossible de le réparer.
Monk : Oui.
Tonday : Ha, au fait, le concierge m’a dit que vous travaillez avec la police.
Monk : Oui, ils me prennent comme consultant. Une jeune femme a été tuée.
Tonday : Ho ! Tenez prenez un peu de thé.
Sharona : Merci.
Tonday : Je vous en prie.
Monk : Tonday, nous cherchons un autre coureur. Trevor McDowell. Vous le connaissez ?
Tonday : Non.
Monk : Non. Très bien. Une seconde, voilà. Ce doit être ça.
Sharona : Essaie celle qui est sur la table.
Monk : Quoi ? Je l’ai déjà essayée. Elle ne sert à rien du tout.
Sharona : Tu la tiens à l’envers, tu ne risques pas de faire partir le magnéto. Donne-la moi.
Monk : Non, laisse moi faire.
Tonday se lève et met le magnéto en marche.
Monk : Ca y est, ça marche.
Tonday : Ce vieil homme, c’est moi ?
Monk : Oui, c’est vous et voilà McDowell derrière vous.
Sharona : Qu’il soit devant ou derrière, il vous a suivi de près pendant toute la course d’après l’ordinateur.
Monk : Et plus tard, ici exactement, McDowell a disparu. Il n’est ni devant ni derrière. Et on ne le revoit pas jusqu’à l’arrivée. Vous souvenez-vous avoir toujours vu ce coureur près de vous ?
Tonday : Vous m’excuserez, mais quand je cours, je ne pense pas aux autres. Je me concentre sur ma course.
Sharona : Dites-moi, monsieur Mawwaka cette suite est très belle. C’est le comité du marathon qui paie la note ?
Tonday : Vous vous demandez si j’ai les moyens d’être ici ?
Monk : Non.
Tonday : Le mois dernier, j’ai signé un bon et long contrat avec une grosse compagnie de chaussures. Laissez-moi deviner, vous faites du 43 ?
Ses chaussures à la main, Monk sort de l’hôtel en sautillant avec les baskets offertes par Tonday.
Monk : Tu as entendu ce qu’il m’a dit ? D’un athlète à un autre …
Sharona : Ecoute moi. J’ai pris un thé chez ton petit copain.
Monk : Oui, et alors ?
Sharona : Hé bien, j’ai gardé le sachet pour toi.
Monk : Qu’est-ce que c’est ?
Sharona : De la camomille.
Monk : Laisse tomber, c’est une coïncidence.
Sharona : C’est une coïncidence que ton héros aime la camomille ?
Monk : Oui, je le pense. J’adore ces baskets.
Sharona : Je vois, je vois. Quand je pense à quelque chose c’est une coïncidence et quand tu penses à quelque chose c’est un travail de génie.
Monk : Exactement, c’est McDowell. C’est lui qui l’a tuée.
Sharona : Comment ?
Monk : Je ne sais pas encore.
Sharona : Bon, alors … On voit sur cette vidéo que Tonday est passé ici avec un temps de 47 minutes 15, que McDowell était derrière lui de quelques secondes.
Monk : C’est incroyable. Est-ce que je touche le sol ? Parce que je ne le sens pas, je vole. Je t’ai dit que c’était un cadeau de mon ami Tonday ?
Sharona : Qu’est-ce que tu fais ?
Monk : Je fais des ronds autour de toi. C’est de la vitesse pure.
Sharona : Oh, tu crois que tu es plus rapide que moi ? On part d’ici et jusqu’au poteau et on revient.
Monk : D’accord.
Sharona : Ca devrait t’aller, tu aimes bien toucher les poteaux.
Monk : Ha voila, tu commences à tricher. Je ne vais pas pouvoir courir tellement je serai mort de rire.
Sharona : Allez. A vos marques, prêts, partez !
Monk : Non, non, attends. Cette ligne n’est pas bien droite.
Sharona : Tu es tatillon, là.
Monk : Voila. C’est bon.
Sharona : A vos marques …
Monk : Attends. Une minute.
Sharona : Ca n’a pas à être parfait. Ho ! on oublie tout ! On oublie tout ! Je vais devenir complètement folle.
Monk : Voilà. On peut y aller. Reviens !
Sharona : Voilà. Nous y sommes. A partir d’ici, on ne voit plus McDowell sur la bande.
Monk : C’est ça. Il y a un bel angle mort après les fourrés où la route tourne à gauche. Il n’y a pas de place pour les spectateurs. Et s’il s’est bien débrouillé il pouvait se retrouver seul et se cacher derrière le bosquet. Tout simplement. Son temps de passage ?
Sharona : Une heure cinq après le départ.
Monk : Très bien alors vas-y. On va chronométrer ça. C’est bon, arrête le chrono.
Sharona : Qu’est-ce que c’est ?
Monk : Sens. C’est de la camomille. On va demander qu’ils fassent des prélèvements chez Gwen.
Sharona : Qu’est-ce qu’il aurait fait ici ?
Monk : Il a changé de vêtement. Déclenche le chronomètre.
Sharona : Qu’est-ce que tu fabriques ?
Monk : Je change de vêtements. S’il te plait, tu permets ? Et ensuite, direction la ville.
Sharona : Il y a une route, regarde.
Sharona : Il n’a pas pu se garer ici, la route a été bloquée tout le dimanche du marathon. Aucune voiture n’était autorisée.
Monk : Il n’était peut être pas en voiture.
Sharona : Alors comment il serait allé en ville ?
Dans le tramway
Monk : Où on en est ?
Sharona : Dix-sept minutes, 20 secondes.
Monk : Pardon.
Sharona : S’il te plait, assieds-toi. Accroche-toi au moins à la barre. Allez vas y explique moi pourquoi je touche tout ce que tu ne veux pas toucher et je n’ai jamais d’allergie.
Monk : Il n’y a rien à expliquer. C’est inexplicable.
Sharona : Non, tu es inexplicable. Bon alors, tu me le dis ?
Monk : Quoi ?
Sharona : Ben pourquoi tu as arrêté de courir, l’incident.
Monk : C’est de l’histoire ancienne.
Sharona : Tu sais bien que tu peux me le dire.
Monk : Bon, si tu veux. 2 mai 1974 en fin de journée. Notre équipe était au top de sa forme cette année-là. Nous étions en finale du championnat inter-Etats. C’était le plus beau jour de ma vie. Quatre équipes étaient dans un mouchoir de poche. Avant la dernière épreuve, le 1500 mètres. Tout le monde comptait sur moi. Mais juste avant le départ, j’ai regardé en bas et j’ai vu que les boucles de mes lacets n’étaient pas pareilles. C’était la première fois que j’avais ce genre de problème en public. Je n’ai plus jamais couru.
Sharona : Ca a du être terrible.
Monk : Ho ça va mieux.
Sharona : Tu rigoles.
Monk : Oui, tu as raison.
Sharona : Ca y est. On arrive, on descend là. Maintenant, tu cours jusqu’en haut de la côte.
Monk : Cette côte ?
Sharona : Oui. Je croyais que tu étais allé au championnat en finale. On en est maintenant à 24 minutes et 10 secondes. Ca va ? Tu reprends ton souffle ?
Monk : Oui. C’est une belle côte. Vue d’en bas, Je ne m’attendais pas à ça.
Sharona : Tu veux faire une pause ?
Monk : Non.
Sharona : Je ne crois pas que McDowell ait pris l’ascenseur. Quelqu’un aurait pu le voir. Pas vrai ?
Monk : Si !
Sharona : C’est bon ! Plus qu’un étage !
Monk : C’est bon ! Plus qu’un étage ! Super ! Qui peut être assez fou pour habiter au 21ème étage ?
Sharona : Est-ce que ça va aller ?
Monk : Oui, bien sûr !
Sharona : C’est drôle, tu louches. Ha non, ça y est, c’est fini.
Monk : Allons y.
Sharona : Tu ne crois pas qu’il a frappé ?
Monk : Non, il avait ses clés. Il rentrait quand il voulait. Alors, tu es Gwen. La télé était allumée, elle se faisait ses ongles ici. Je suis l’assassin. J’ouvre la porte, j’entre doucement
Sharona : Il s’est assis sur le divan ?
Monk : Non, mais je peux le faire d’ici. Allons y. Elle l’entend, elle se retourne, tu fais Gwen, elle se retourne ! Et elle dit « Trevor, je croyais que tu courais le marathon. » Il lui saute dessus, elle se défend et il l’étrangle. Il la traine sur le balcon. Dépêche-toi, il est pressé. Voilà, c’est bon. Il la jette dans le vide. Combien de temps ?
Sharona : 39 minutes.
Monk : 39 minutes.
Sharona : Allons y.
Monk : Oui. Allons y.
Sharona : Qu’est-ce que tu fais ?
Monk : Je vais faire un somme.
Sharona : L’espoir fit vivre.
Monk et Sharona sont dans le magasin de meubles
Sharona : Mon dieu. J’adore ce fauteuil. Il vibre en plus !
Monk : On n’est pas là pour faire du shopping, Sharona. On est là pour parler au suspect numéro un.
Sharona : Et alors ? Il peut quand même nous faire une petite réduction.
MacDowell : Tiens tiens, tiens. Ce n’est pas là monsieur Monk et … Sharona ? C’est bien ça ?
Monk : Oui ?
MacDowell : Que puis-je pour vous ?
Monk : Vous avez une minute ?
MacDowell : J’ai tout le temps devant moi, mais avant tout je dois vous dire que nos fauteuils sont à des prix très intéressants.
Monk : Non, merci.
MacDowell : Je peux même vous faire livrer gratuitement.
Monk : Nous ne sommes pas là pour acheter …
Sharona : Bien que si vous vous révélez être innocent, je serais très intéressée par celui qui vibre la-bas.
Monk : Sharona ! Vous connaissez Tonday Mawwaka ?
MacDowell : Je ne le connais que de réputation, mais je crois qu’il était souvent derrière moi pendant la course.
Monk : Nous avons vérifié sur l’ordinateur. Vous n’avez pas rendu votre émetteur il me semble.
MacDowell : J’ai oublié. Et ensuite je l’ai bêtement perdu.
Monk : Vous êtes un escroc.
MacDowell : Je vous demande pardon ?
Monk : Montre lui la photo.
Sharona : Vous vous reconnaissez à l’arrivée ?
MacDowell : Oui.
Sharona : Vous venez de courir 42 kilomètres et vous ne transpirez pas ?
MacDowell : Il se trouve que je transpire peu. Je ne suis pas le seul dans ce cas. C’est tout ?
Monk : Moi j’ai tout de même un problème. Regardez, c’est vous aux environs du 8ème kilomètre. Regardez votre T-shirt. Il est mouillé à tordre. Je vais vous dire ce qui s’est passé. Vous aviez un clou dans votre chaussure qui s’appelait Gwen Zaleski. Elle n’était pas d’accord avec vous pour tout arrêter. Peut être qu’elle a menacé de tout dire à votre femme ce qui aurait détruit votre petit monde. Alors vous avez disposé d’elle, vous avez jeté cette femme dans le vide comme si c’était un sac de déchets.
MacDowell : Monsieur Monk, j’adore ma famille. Elle est toute ma vie. Croyez vous que je vais laisser un homme comme vous ou n’importe qui d’ailleurs m’enlever ce bonheur ? Alors que vous y croyez ou pas, monsieur Monk, d’après l’ordinateur, j’ai couru toute la course sans manquer un point de contrôle. Vrai ou faux ?
Monk : Vrai.
Micro : Trevor, votre femme sur la 2.
Monk : Trevor, votre femme sur la deux. Votre femme.
Au commissariat
Disher : Zaleski a un alibi qui tient la route. Il était dans son lit en train de téléphoner quand la victime a été tuée.
Stottlemeyer : On est d’accord, ce n’est pas lui.
Disher : Non, monsieur. Alors, qu’est-ce que ça nous laisse comme option ?
Stottlemeyer : Ca nous laisse Trevor McDowell.
Disher : Le petit ami ?
Stottlemeyer : Oui.
Disher : Il a couru toute la course, on a vérifié.
Stottlemeyer : Imaginons que pendant la course, McDowell ait passé son émetteur à un autre coureur.
Disher : C’était votre idée.
Stottlemeyer : C’est gentil de vous en souvenir.
Disher : Vous pensez à Tonday ?
Stottlemeyer : Non, ils n’ont pas exactement les mêmes temps.
Disher : Qui alors ?
Stottlemeyer : Voila ce que je pense. Disons qu’il y a six coureurs.
Disher : Six ?
Stottlemeyer : Oui. Tonday, McDowell, Harvester, Blanchard, Crowe et Davidson. Ils peuvent facilement se passer le boitier pendant toute la course. Ils sont proches les uns des autres.
Disher : Une conspiration ?
Stottlemeyer : Oui. Non. Attendez, j’ai fait un graphique. Sur le graphique on voit que c’était faisable. Tous leurs temps se tiennent. Qu’en pensez-vous ?
Disher : Oui. Ca vaut le coup de creuser un peu.
Stottlemeyer : Et tous leurs … Non, c’est ridicule, il n’y a aucun lien entre ces six hommes.
Disher : Oui, vous avez raison. Je voulais seulement jouer l’avocat du diable.
Le capitaine repasse le film de la course.
Commentateur : On ne voit pas ça tous les jours ! Un marathonien à quatre pattes.
Disher : Attendez, arrêtez une minute.
Stottlemeyer : Quoi ?
Disher : J’ai vu un truc là. Revenez un peu en arrière. C’est un chien.
Stottlemeyer : Oui. Un caniche.
Disher : On peut très bien mettre un émetteur à un collier.
Stottlemeyer : C’est un tout petit chien. Un tout petit chien ça tient pas 42 kilomètres.
Disher : Dopé peut être. Peut-être qu’il a chargé le caniche. On voit un véto ?
Monk repasse également le film chez lui.
Commentateur : Comme vous le savez, nous allons suivre ce marathon dans son intégralité. Mais nous assisterons également à la remise des médailles. Et nous revoilà avec le groupe que tout le monde attend et pour cause. Tonday Mawwaka en fait partie et l’accueil que lui réserve le public le long du parcours est absolument phénoménal. Ici dans le quartier de Castro comme ailleurs. Notre moto 2 a choisi de suivre Tonday pendant un moment et voir le succès que remporte ce formidable athlète auprès de la population. Je vous le disais, c’est une véritable légende vivante
Monk demande à Sharona de le rejoindre.
Sharona : Adrien, tu vas bien ?
Monk : Oui.
Sharona : Que se passe-t-il ? Tu m’as dit que c’était une question de vie ou de mort.
Monk : Je sais comment il a fait.
Sharona : Attends, de qui tu parles ? Je t’écoute.
Monk : McDowell. Je sais comment il l’a tuée. Je viens de trouver.
Sharona : Tu ne pouvais pas me le dire au téléphone ?
Monk : C’est-à-dire que je voulais voir ton visage rayonnant de joie quand je te le dirai. Non d’accord, pour le visage rayonnant de joie, je repasserai. Allez vas-y, roule.
Au magasin de meubles, les infos passent sur les postes de télévision exposés.
Journaliste : Une cérémonie a eu lieu ce matin en hommage à Gwen Zaleski. L’enquête sur l’assassinat de dimanche dernier continue. Un porte-parole de la police a d’ailleurs déclaré que les enquêteurs étaient sur le point de …
McDowell éteint les télévisions.
MacDowell : Je reviens tout de suite. Remplacez-moi.
Vendeur : Bien
Monk : Sors à la prochaine.
Sharona : Où va-t-on ?
Monk : Tu verras.
Sharona, c’est incroyable, c’était devant notre nez. Pendant tout ce temps-là, on avait tout faux. Monk : On a cru que McDowell avait un complice qui portait son émetteur.
Sharona : Genre Tonday.
Monk : Exact. Mais encore une fois, aucun coureur n’a fait exactement le même temps/
Sharona : Correct.
Monk : C’est en regardant la vidéo que j’ai réalisé qu’il ne s’agissait pas d’un autre coureur mais de quelqu’un d’autre qui avait couru toute la course avec l’émetteur de McDowell.
Sharona : Qui ?
Monk : Le véhicule qui suivait avec la caméra. « McDowell n’a pas attaché l’émetteur sur sa chaussure. Il l’a mis quelque part sur le side car ou bien il l’a collé ou s’est servi d’un boitier aimanté. Ensuite, il a pu prendre le départ de la course comme les autres. Il a suivi Tonday et la caméra pendant quelques kilomètres. Et puis il est arrivé à ce fameux virage où il a pu quitter la course sans être vu. Mais pendant ce temps le side car a continué sans manquer un seul point de contrôle. Il avait des vêtements de rechange dans les fourrés …
Sharona : Là où il y avait la camomille.
Monk : Exactement. … Après le meurtre, il a réintégré la course un peu avant l’arrivée. Sur la ligne d’arrivée, il y avait une pagaille monstre, il était très facile de revenir dans la course. Et le tour était joué. » Il avait réalisé le crime parfait et il avait un alibi en béton.
Sharona : Mais où est passé son émetteur ?
Monk : Il est sans doute sur le side car, il n’y avait pas de raison de l’enlever. A quoi bon ? Personne ne sait qu’il est là. Si quelqu’un le trouvait, il ne saurait pas ce que c’est. C’est là, on y est.
Monk : Normalement le side car ne devrait pas avoir bougé.
Sharona : Monk, regarde ! C’est McDowell !
Monk : Il faut récupérer le boitier avant lui.
Sharona : Quoi ? Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : C’est tout rouillé.
Sharona : D’accord, fais-moi la courte échelle. Je vais y aller.
Monk : Quoi ?
Sharona : Tu mets tes mains comme ça.
Monk : Tu vas mettre un pied dans ma main ?
Sharona : C’est comme ça qu’on fait la courte échelle. Dépêche toi.
Monk : Non, non, non. Il faut trouver autre chose.
Sharona : Arrête. Tu sais que ce boitier est la seule preuve qu’on ait contre McDowell. S’il la trouve, il va la détruire et ce sera fichu. S’il te plait, fais moi la courte échelle.
Monk : Attends. ? On pourrait faire une petite échelle.
Sharona : Oui mais avec quoi ?
Monk : Avec des clous, une ficelle et des branches.
Sharona : Il vient de le trouver ! Il vient de le trouver ! Fais-moi la courte échelle ! Dépêche-toi, dépêche-toi !
Monk : Non, non, pas ce pied là !
Sharona : Pourquoi ?
Monk : Donne-moi l’autre. Tu as marché dans je ne sais pas quoi. Voilà. Allez. Tu y es ?
Sharona : Attends une seconde. Oui, c’est bon. Attends. Oh, mon dieu, il nous a vus !
Monk : McDowell !
Sharona : Adrien ! Cours !
Monk : Quoi ?
Sharona : Cours après lui. Il faut que tu le rattrapes, tu peux le faire. Vite, Adrien ! Il va vers la plage !
Monk : McDowell !
Monk court aussi vite que McDowell et le rattrape.
Monk : Je l’ai eu ! Tu as vu ça ? Est-ce que tu as vu ça Sharona ? Il avait au moins 40 mètres d’avance !
Sharona : Je sais mais regarde derrière toi
McDowell s’est relevé et jette le boitier dans la mer.
MacDowell : Dites au revoir à vos preuves, Monk !
Sharona récupère le boitier qui flotte pendant que des policiers emmènent McDowell.
MacDowell : Attendez, vous savez qui je suis ?
Policière : Oui, monsieur. Vous m’avez vendu quatre chaises l’année dernière. Attention à la tête.
Monk : Trévor, écoutez ça au cas où vous devriez recommencer. Les boitiers en plastique où on place des émetteurs, vous avez vu, ils ne coulent pas, ils flottent.
Monk et Sharona viennent saluer Tonday pour son retour chez lui.
Monk : Tonday !
Tonday : Ha, vous êtes trop gentils, il ne fallait pas vous déranger voyons. J’aurais pris un taxi.
Sharona : Ne vous inquiétez pas, c’est un plaisir.
Monk : On voulait vous dire au revoir.
Tonday : Vous avez résolu votre affaire ? Ha, je savais que vous y arriveriez. Quand je vous ai rencontré, je me souviens avoir pensé que vous étiez sans aucun doute un gagnant. Vous savez, comme un athlète qui donne tout. D’ailleurs j’ai quelque chose pour vous.
Monk : Oh non, non, Tonday. Je ne peux pas accepter autre chose.
Tonday : C’est de la part d’un ami.
Monk : C’est le bandeau que vous portiez à Los Angeles en 1973.
Tonday : Adrien, je sais que vous courez après quelque chose. La vie est une course, longue et difficile. Il faut tenir bon. Il faut vous accrocher. Amendla ! Ça veut dire courage.
Monk : Merci, mon ami. Je suis très touché. C’est le plus beau cadeau du monde.
Tonday : Je ne l’ai jamais reporté ni lavé
Monk : Donne moi un sac s’il te plait.
Sharona : Donne, je vais m’en occuper.
Monk : Fais attention surtout ne le froisse pas, d’accord ? Et ne le regarde pas ou si tu le regardes, regarde le de loin. Tu ne le fixes pas.
Sharona : Ce n’est qu’un morceau de coton.
Monk : Et … Qu’est-ce que tu fais ? Tu le froisses là, rends le moi, redonne moi ce bandeau.
Sharona : Adrien, monte dans la voiture. Monte dans la voiture.
Monk : Tu crois que ça se nettoie à sec ?
Rédigé par mamynicky