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#110 : Monk part en vacances

Image illustrant l'épisode 1.10 - Monk part en vacances

Monk, réticent, accepte de partir en vacances avec Sharona et son fils Benji.
En jouant avec un télescope, Benji assiste à un meurtre.

Le chef de la sécurité de l’hôtel visite la chambre avec Monk mais ils ne trouvent aucune trace du meurtre.

Pourtant, pour Monk, la chambre est justement trop irréprochable.

Popularité


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Titre VO
Mr. Monk Takes a Vacation

Titre VF
Monk part en vacances

Première diffusion
20.09.2002

Première diffusion en France
08.02.2004

Diffusions

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Dimanche 08.02.2004 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 20.09.2002 à 22:00

Plus de détails

Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénariste -
Hy Conrad
Réalisateur -
Kevin Inch

Absence du capitaine Stottlemeyer.

- - - - - -      Cast      - - - - - -
Rosalba Martinni - Mitzi
Sandra McCurdy - Nicole Young
Liliane Clune - Irene Fenimore
Amanda Martínez - Lupe
Craig Webster - M.C.
Rosario Rivadeneira - Maria
Beatriz Pizano - Mme. Garcia
Polly Draper - Rita Bronwyn
Barry Flatman - John Fenimore
Andrew Airlie - Shawn
Chuck Byrn - lui-même
Graham Harley - Tony Landis
Irene Lopez Kuchilan - Gabriel
Hardee T. Lineham - le gardien
Patrick Salvagna - le garçon le plus âgé
Shea Crandles - la jeune fille
- - - - - - - - - - -

1.10 - Monk part en vacances

Monk a accepté sans enthousiasme de partir en vacances avec Sharona et Benji.

Pendant qu’ils discutent sur la plage, Benji regarde la façade de leur hôtel avec des jumelles. Il assiste à l’assassinat d’une femme devant l’une des fenêtres.

Sharona qui souhaite plus que tout profiter de ses vacances ne prend pas son fils au sérieux. Monk contacte aussitôt les services de sécurité de l’hôtel. Rita Bronwyn prend cette affaire au sérieux et décide de visiter la chambre où s’est déroulé le drame avec Monk. Il s’agit de la suite de John Fenimore, Directeur de l’une des plus grosses compagnies de courtage de la côte ouest, et client régulier de l’hôtel. La plus grande discrétion leur est donc recommandée.

La suite qu’ils visitent ne présente aucune trace de violence. Ils sont surpris dans leurs investigations par John Fenimore. Celui-ci n’apprécie pas les questions de Monk.

Persuadée que l’imagination de Benji a créé ce fait divers, Sharona le confie à Monk le temps d’une partie de tennis avec un nouvel ami. Monk et Benji reprennent leur enquête. Surprenant John Fenimore en compagnie d’une jeune femme séduisante, Monk contacte le Lieutenant Disher. Il lui apprend que Madame Fenimore avait porté plainte conte son mari il y a trois ans à la suite d’une dispute. Monk émet la possibilité que John Fenimore ait tué sa femme. 

Pendant ce temps, le directeur de l’hôtel apprend par l’équipe des femmes de ménage que la cinquième employée a démissionné et qu’elle est partie. Il indique à Monk que la jolie jeune femme qui se trouvait avec Monsieur Fenimore n’est autre que son assistante et qu’elle l’accompagne dans tous ses déplacements. Mais Madame Fenimore est toujours introuvable.

Monk et Rita Bronwyn interceptent Fenimore et son assistante au moment où ils se rendent dans la chambre de cette dernière. En pénétrant dans la chambre ils ont la surprise de trouver Madame Fenimore qui a préparé une réception pour l’anniversaire de son mari.

Sharona qui doit passer la soirée avec son nouvel ami confie à nouveau Benji à Monk. Tous deux se rendent à la salle de jeux de l’hôtel où Benji découvre une paire de lunettes qui pourrait appartenir à la personne assassinée, puis le cadavre caché derrière une console de jeu vidéo. Il va en aviser Monk mais lorsqu’ils reviennent, le cadavre a disparu !

 Un peu de chaux vive devant le vestiaire des femmes de ménage incite Monk à rechercher sa provenance. Il découvre que le jardinier en utilise et le stocke dans un abri de jardin. En visitant cet abri, il constate avec le jardinier que 3 sacs ont été volés. D’après ses déductions, il s’agirait de plusieurs personnes et donc un gang.

Plusieurs indices l’amènent à identifier ce gang en la personne des … 4 femmes de ménage.

En fouillant leur vestiaire, il découvre que Lupe,  l’employée qui avait démissionné, est partie en laissant ses vêtements, ainsi que des appareils de photo numérique contenant les photos de documents financiers. Pour Monk, aucun doute, les femmes de ménage ont tué Lupe qui refusait de continuer à voler des renseignements dans les ordinateurs des clients pour spéculer en bourse.

Monk et Rita Bronwyn pensent que le corps est encore dans l’hôtel, ils fouillent dans tous les coins, les paniers de linge sale, sous les lits et même la machine à glaçons, mais toujours pas de corps.

Désespéré, Monk doit se résoudre à rentrer de vacances sans avoir résolu ce mystère, sous les ricanements du gang de femmes de ménage. Mais une photo prise par Sharona lors de leur arrivée à l’hôtel lui fait découvrir enfin où se trouve le cadavre.

Et c’est triomphant que Monk rentre chez lui tout excité dans la perspective de reprendre bientôt des vacances …

 

1.10 – Monk part en vacances

Sharona a convaincu Monk de partir en vacances avec elle et Benji. Ils sont sur la plage.

Monk : Je vais remonter dans ma chambre
Sharona : Peur des coups de soleil ? Enfin, tu es là depuis combien de temps, dix minutes ? Je t’ai acheté un maillot de bain, tu l’as mis où ?
Monk : Je le porte. En dessous.
Sharona : Essaye le au soleil.
Monk : Ca va, c’est bon là.
Sharona : Super, tu fais ce que tu veux. Ce sont mes premières vacances depuis trois ans. Et crois-moi, je compte bien en profiter.
Monk : J’ai déjà essayé de faire ça, profiter des vacances et du soleil. J’ai eu mal à la tête.
Sharona : Tu as toujours mal à la tête.
Benji : Maman ! Tu me dois une glace, tu te souviens ? On avait parié que tu ne sortirais pas de ta chambre, ne serait-ce qu’une fois.
Monk : Ha ! je vois qu’ici règne la confiance.
Benji : Hé maman, je peux essayer de faire du jet ski ?
Sharona : Non, c’est trop dangereux.
Benji : Tu plaisantes ou quoi ? Regarde tous les autres.
Sharona : Chéri, c’est pas moi qui le dis, c’est Monk.
Benji : Rien à faire ici.
Sharona : Tiens, voilà, prends une pièce et regarde le panorama.
Benji : Génial, je te remercie. Je sens que je vais bien m’amuser.
Sharona : Tu as mis de la crème sur ton nez ? Viens par ici.

Benji dirige le télescope vers leur hôtel.

Benji : Maman, je peux voir notre chambre. Je vois aussi celle de monsieur Monk.
Sharona : Oui, laquelle ?
Benji : La première, celle qu’il n’a pas voulu garder parce que ça sentait bizarre. Maman !
Sharona : Quoi ? Benji, qu’y a-t-il ? qu’y a-t-il ?

Benji a vu un homme tuer une femme, il est sous le choc. Monk et Sharona ont prévenu la direction de l’hôtel, ce qui provoque un petit rassemblement de clients dans le hall.

Un client : J’ai un avion à prendre.
Benji : Maman ! Elle a été poignardée je te dis, j’en suis certain.
Sharona : Oui, je sais, je suis désolée que tu aies vu ça mais tout va bien se passer. Chéri, monsieur Monk discute avec les responsables de la sécurité.
Directeur Landis : Mademoiselle Bronwyn, nous ne sommes pas en prison. Ces gens ont le droit d’entrer ou de sortir comme ils veulent.
Bronwyn : Ils pourront sortir dès que nous aurons inspecter la suite 401.
Landis : Vous savez qui est dans la suite 401 ? John Fenimore. Il est le directeur d’une des plus grosses compagnies de courtage de la côte ouest. Il vient ici tous les ans avec ses collaborateurs et comment savez-vous que ce n’est pas une invention du petit ?
Monk : Ha non, il ne ment pas, ce n’est pas du tout son genre.
Landis : Ils inventent tous des histoires.
Monk : Non. Pas Benji.
Landis : Mais bien sur vous dites ça parce que vous êtes son père.
Monk : Je ne suis pas son père monsieur. Sa mère travaille pour moi.
Bronwyn : Tony Landis, voici Adrien Monk. Adrien est un ancien policier et il était lieutenant. J’ai eu son capitaine à San Francisco qui m’a dit que nous avions de la chance de l’avoir.
Landis : Mademoiselle Bronwyn, les clients ici présents sont tous en vacances.
Bronwyn : Bon Tony, laissez donc sortir tout le monde, ensuite vous irez dire à la famille de la victime et à le police que vous avez laissé partir l’auteur du crime.
Landis : Bien. Alors allez jeter un œil, soyez discrets et soyez aussi discrets que possible.
Monk : Vous avez dit « soyez discrets » deux fois.
Landis : C’est exact. D’ailleurs, je vais le redire. Soyez discrets.

Bronwyn : Mitzi. Mitzi ! Muy importante. Est-ce que l’occupant de la suite 401 est sorti ?
Mitzi: Non, madame.
Bronwyn : Alors, entrez la dedans, enfermez vous et surtout pas un bruit.

Bronwyn : Monsieur Fenimore, veuillez ouvrir la porte. C’est le service de sécurité.

Elle donne des instructions par gestes, que Monk ne comprend pas.

Monk : Quoi ? Vous voulez que j’entre à reculons ?
Bronwyn : Non. A trois, j’entre dans la suite et vous, vous allez me suivre. Attention.
Monk : Oui. D’accord. J’ai quelque chose sur le nez ?
Bronwyn : Oh, non, non. C’est ce qu’ils font dans l’Arnaque.
Monk : Quelle arnaque ?
Bronwyn : Dans le film, l’Arnaque. Ils faisaient ce truc là.
Monk : Et qu’est-ce que ça veut dire ?
Bronwyn : Ben je n’en sais rien. On y va. Un – deux – trois. (Elle ouvre la porte et entre, son révolver à la main) Service de sécurité de l’hôtel. Il y a quelqu’un ? Qu’en pensez-vous ? Ca ne doit pas être la bonne suite.
Monk : Benji a pointé celle-ci. Il a dit 4ème étage, dernière chambre à droite.
Bronwyn : Tout est nickel. Vous voyez quelque chose ?
Monk : Non. Je ne vois rien. Rien du tout.
Bronwyn : Si vous me parliez un peu de Benji ?
Monk : C’est un bon garçon. Il veut devenir écrivain. Il fait déjà des bandes dessinées. Il a dit que ça s’était passé devant la fenêtre. Qu’elle s’était même accrochée au rideau.
Bronwyn : Monsieur Monk. Excusez-moi. Il ne s’est rien passé ici. Ça devait …

La porte s’ouvre. John Fenimore entre.

Fenimore : Que faites-vous là ?
Bronwyn : Euh … Monsieur Fenimore, bonjour. Je suis Rita Bronwyn du service de sécurité.  Voici Adrien Monk qui est là pour m’assister.
Fenimore : Vous assister en quoi ?
Bronwyn : Un incident nous a été signalé dans cette suite.
Fenimore : Quel genre d’incident ?
Monk : Une bagarre.
Fenimore : Ici ? Non. Vous devez confondre.
Monk : A quelle heure êtes-vous sorti, monsieur.
Fenimore : Il y a peut-être une heure.
Monk : Et vous êtes allé où ?
Fenimore : J’étais près du lac. Je donnais du pain aux canards.
Monk : Avec votre femme ?
Fenimore : Non, j’étais seul.
Bronwyn : Où est votre femme en ce moment ?
Fenimore : Elle est en ville.  Elle fait les magasins. Quand a eu lieu ce soi-disant incident ?
Monk : Il y a environ un quart d’heure.
Fenimore : Alors rien à voir avec Irène. Je l’ai eue il y a cinq minutes au téléphone.
Monk : Vous et votre femme avez des problèmes ces derniers temps ?
Fenimore : Qu’est-ce qui vous fait dire ça ?
Monk : Vous ne dormez pas dans la même chambre. Il y a un réveil sur la table et des mules sous le divan.
Fenimore : Vous êtes très perspicace. Oui, nous nous sommes chamaillés mais nous avons fait la paix ce matin deux fois si vous voyez ce que je veux dire.
Monk : Oui. Monsieur Fenimore pouvez vous demander à votre femme de nous appeler dès qu’elle reviendra ?
Fenimore : Si vous insistez.
Monk : Monsieur, pourrions-nous vous emprunter une photo de votre femme ?
Fenimore : Oui, bien sûr.

Monk : Alors, c’est la femme que tu as vue ?
Benji : Ben, j’en sais rien. C’est possible. Je suis désolé.
Sharona : Benji, tu m’attends ici une seconde d’accord ? Adrien ! Attends. Alors, raconte. Qu’est-ce que tu as trouvé ?
Monk : Rien. Rien du tout, la chambre est nickel.
Sharona : C’est vrai ?
Monk : Même moi, je la louerais.
Sharona : Wouaw ! Adrien, il faut que je te dise.
Monk : Quoi ?
Sharona : Peut être que son imagination a pris le dessus.
Monk : Pourquoi ferait-il ça ?
Sharona : Pour t’impressionner ; il essaie d’attirer ton attention.
Benji : Vous êtes en train de parler de moi n’est-ce pas ? J’ai vu ce que j’ai vu !
Monk : Il a vu ce qu’il a vu.
Sharona : Entendu. Allez jouer au gendarme et au voleur, amusez vous bien. Je suis encore en vacances et je vais faire une partie de tennis avec quelqu’un.
Monk : Tu t’es fait un ami ?
Sharona : Oui essaie un jour, c’est bien. Et d’ailleurs, il est là. Salut !
Shawn : Hey ! j’allais appeler votre chambre, my Sharona. Pardon, je chante faux, je sais.
Sharona : Oh, non, non, au contraire, c’était chouette. Vous chantez bien. Voici mon patron, Adrien Monk et mon fils Benji.
Shawn : Bonjour messieurs. Qu’en pensez-vous ? Je les prends ?
Sharona : Sensationnel ! Je ne vais pas pouvoir me concentrer sur la balle.
Shawn : C’est un peu fait exprès. Je les prends.
Sharona : Bon, allez, à tout à l’heure. Et fais attention qu’il ne fasse pas de bêtise.
Monk : Compte sur moi.
Sharona : Je parlais à Benji.

Benji et Monk regardent Sharona jouer au tennis.

Sharona : Joli !
Benji : Maman aurait pu l’avoir. Tu crois qu’elle le laisse gagner ?
Monk : Je ne serais pas surpris.
Benji : Tu sais pourquoi toutes les filles font ça ?
Monk : Tu comprendras sans doute un jour. Ce jour là téléphone moi pour m’expliquer. Ecoute, je voudrais que tu me redises exactement ce que tu as vu tout à l’heure.
Benji : D’accord.

Monk regarde dans le téléscope.

Benji : Tu vois quelque chose ?
Monk : Non. Ca a l’air aussi propre à l’extérieur qu’à l’intérieur. Monsieur Fenimore parle avec une femme. Je ne vois pas son visage mais il est certain que ce n’est pas sa femme. Tu arrives à lire sur les lèvres toi ?
Benji : Je ne suis qu’en 6ème. Ils nous apprennent pas à lire sur les lèvres.

Monk est au téléphone.

Disher : Vous êtes toujours là ?
Monk : Oui, je n’ai pas bougé.
Disher : Fenimore. John Patrick. Gros poisson à ce que je vois. Il est directeur chez Marin Bay Investments. Il fait gagner de l’argent à beaucoup de monde.  Ho ! il y a un carton rouge. Il a eu à faire à nous il y a trois ans, il s’est battu avec sa femme et elle a porté plainte mais elle a retiré sa plainte le jour suivant.
Monk : C’est tout ?
Disher : C’est tout ! Dites donc vous ne voulez pas me dire où vous en êtes ?
Monk : Cette fois ci, il a peut être tué sa femme.
Disher : Où est-ce que vous êtes exactement ? au Bates hôtel ?
Monk : Non, mais j’ai la nette impression que c’est géré par la même compagnie.

Landis : Elle ne peut pas nous quitter comme ça !
Mme Garcia : Son petit ami a téléphoné de Buenos Aires.
Landis : Nous avons un énorme week end devant nous. Nous sommes plus que complet vous le savez. Il faut qu’elle revienne travailler.
Bronwyn : Il y a un problème ?
Landis : Lupe Olivencia vient de nous quitter. Bientôt il faudra leur offrir des montres en or après seulement trois semaines de travail. Calmez-vous, d’accord ? Écoutez-moi, madame Garcia, tout le monde fait des heures supplémentaires. Vous serez payées en conséquence.
Bronwyn : Tony, je peux vous voir une minute ?
Landis : Que … qu’est-ce qu’il y a encore ?
Bronwyn : Oh ce n’est rien. Les portes sont ouvertes et les gens circulent comme ils veulent.
Landis : Merveilleux. Merci. C’est très gentil à vous.
Bronwyn : Mais nous vérifions tous les bagages bien sûr.
Landis : Pourquoi ?
Monk : Parce qu’il va essayer de se débarrasser du corps.
Landis : Ha bon, quel corps ?
Monk : Celui de madame Fenimore.
Landis : Et votre théorie se base sur quoi ?
Monk : Benji a été témoin d’un meurtre. Et j’ai vu monsieur Fenimore flirter avec une autre femme.
Landis : Je parierais que c’était son assistante. Cette charmante jeune femme s’appelle Nicole Young. Elle accompagne toujours monsieur Fenimore elle vient ici avec lui tous les ans.
Bronwyn : Une chose est sure, nous n’avons toujours pas de nouvelle de madame Fenimore. Tony, rappelez vous le vol de bijoux qui a eu lieu à Noel, vous ne m’avez pas écoutée et je pense que vous vous êtes fait taper sérieusement sur les doigts.
Landis : Ca va. C’est d’accord. Je ne vous donne qu’une heure.
Bronwyn : D’accord.
Landis : Une fois ce siège levé, tout redeviendra peut être normal. Enfin, normal, si ce mot a un sens dans cet hôtel. Alors, vous êtes content de vous ?
Monk : Je ne suis jamais content de moi. Écoutez, je vais sans doute rester encore un jour ou deux. Vous pouvez arranger ça ?
Landis : Ca va pas la tête ? D’ailleurs c’est même hors de question. Nos chambres sont toutes réservées.
Bronwyn : Oui. Bien reçu. Merci. Monk ! Ils sont dans sa chambre à elle.
Monk : Oui nous n’avons qu’une heure.

Monk : Monsieur Fenimore !
Bronwyn : Bonjour, vous vous souvenez de nous ?
Fenimore : Oui. Et vous désirez ?
Bronwyn : Nous voudrions vous poser quelques questions.
Nicole Young : Revenez tout à l’heure, la bourse de Hong Kong va ouvrir.
Bronwyn : Non, autant faire ça tout de suite.
Monk : En fait, madame, Hong Kong est fermée toute la journée aujourd’hui, c’est une fête nationale, ils célèbrent leur libération.
Bronwyn : Ouvrez, s’il vous plait, madame. Nous discuterons à l’intérieur.
Fenimore : Dites donc, ça ne vous dérangerait pas de me dire ce qui se passe ?
Monk : Monsieur Fenimore, je pense qu’il y a 70% de chances que vous ayez poignardé votre femme.

Des amis l’attendent dans sa chambre pour lui souhaiter un bon anniversaire.

Amis : Surprise !
Fenimore : Oh, mon dieu ! J’avais oublié. Ma chérie !
Irène Fenimore : Joyeux anniversaire, mon chéri.
Fenimore : Monsieur Monk. Je vous présente Irène, ma femme. Chérie, monsieur Monk mène une enquête et il est sur et certain que je t’ai tuée ce matin.
Irène : Je vais très très bien merci.
Fenimore : Il y a autre chose ?
Monk : Euh … C’est … Joyeux anniversaire.

Benji : Mlle Bronwyn était lieutenant elle aussi dans la police comme monsieur Monk. Et tu sais ce qu’elle a sous sa veste ? Elle a un holster.
Sharona : Vraiment ? ça alors. Ho c’est chouette ça, c’est un nouveau ?
Benji : Oui, c’est le Capitaine Invisible.
Sharona : Il est génial. Bon, allez, j’y vais. Bisous. Je serai de retour vers 22 heures. Tu restes avec monsieur Monk ce soir, d’accord ?
Benji : Oui, on va aller jouer aux jeux vidéo.
Sharona : Ça va être sympa. Benji, de quoi j’ai l’air ?
Benji : T’es différente.
Sharona : Merci chéri, c’est exactement ce que je voulais.
Benji : Maman ?
Sharona : Quoi ?
Benji : Tu me crois n’est-ce pas pour ce que j’ai vu l’autre jour ?
Sharona : Tu sais, je voulais t’en parler, j’ai beaucoup pensé à ça et peut être que ça vient de ton imagination tu sais, comme tu fais avec tes bandes dessinées.
Benji : C’est pas vrai. Pourquoi tu ne me crois jamais ?
Sharona : Attends. Benji, c’est une erreur, mon grand. Il n’y a pas de cadavre et c’est tant mieux, parce que ça prouve que personne n’a été tué.
Benji : Monsieur Monk me croit, lui au moins.

Bronwyn : Alors, vous laissez tomber ou quoi ?
Monk : Non, personne ne laisse tomber mademoiselle.
Bronwyn : Oh, appelez-moi Bronwyn.
Monk : Je dois … surveiller le petit pendant une heure ou deux.
Bronwyn : C’est bon, je vois. Je vais devoir régler cette affaire toute seule. Monsieur Monk, vous voulez un cure dents ? Ils sont à la menthe. Vous en voulez un ?
Monk : Non, merci. Ca ira.
Bronwyn : Ils sont en sachets individuels
Monk : Ha, d’accord. Est-ce que vous avez réexaminé toute la suite ?
Bronwyn : Oui. Du sol au plafond.
Monk : Et vous avez vu quelque chose ?
Bronwyn : Tout est propre. On se croirait carrément dans un bloc opératoire. J’ai loué un super gadget. Un spectrographe à infrarouge
Monk : Oh, j’ai entendu parler de ces appareils.
Bronwyn : Vous connaissez le dernier modèle ? Il est incroyable. Il arrive à dévoiler 14 sécrétions humaines différentes.
Monk : Quatorze ?
Bronwyn : Oui. Il y a le sang, la salive, le sperme …
Monk : Merci, ça ira. C’est assez clair comme ça, ça va, merci. Comment ça marche ?
Bronwyn : Je vous montre. Voila.  Il faut éteindre. Hooo c’est dingue !
Monk : Ho mon dieu ! Hooo, non ! Non, non, non. Je vous en prie, éteignez cet appareil s’il vous plait ! Non, non, éteignez je vous en supplie. Je crois que je vais changer de chambre.
Bronwyn : Oui mais c’est complet.

Avec une lingette, il décroche le téléphone.

Réception : Je vous écoute.
Monk : Allo, les femmes de ménage ?

Il montre les traces révélées par le spectrographe aux femmes de ménage.

Monk : Vous les voyez ? Les sécrétions.
Mme Garcia : Les sécrétions ?
Monk : Oui, ce sont des sécrétions.  J’ai besoin que tout ici soit bien nettoyé. Vous savez, avec une brosse. Comment vous dites, avec ..
Mme Garcia : Avec une brosse.
Monk : Les rideaux, la moquette. Vous avez apporté du détergent ?
Mme Garcia : Du détergent ?
Monk : Pour tuer tous les microbes. Est-ce que vous avez apporté tout ce qu’il faut ? Ha d’accord. C’est bien. Surtout vous prenez tout votre temps. Je paierai pour le travail que vous avez à faire.
Bronwyn : Ne vous inquiétez pas, c’est une équipe d’expertes. Je remonte j’ai d’autres choses à vérifier. Bon courage, mesdames.
Monk : Bon courage, mesdames. Et que le tout puissant vous assiste.

Sharona est au restaurant avec son ami. Ils attendent le passage d’un humoriste sur la scène.

Shawn : Il est votre patron n’est-ce pas ? Et vous partez en vacances avec lui ?
Sharona : Je n’ai pas le choix. La dernière fois que je suis partie sans lui, deux jours après j’étais rentrée.
Shawn : Boulot ?
Sharona : Oh, non. Les éboueurs étaient en grève. Les rues étaient pleines de saletés et il était passé à la catatonie aigue.
Shawn : C’est un mariage.
Sharona : C’est un mauvais mariage. Et vous ? Est-ce que vous avez déjà été marié ?
Shawn : Moi ? oh non. Les cérémonies m’ennuient.

En suivant des traces de sang, Rita Bronwyn descend dans le sous-sol de l’hôtel où elle évite de peu de se faire écraser par une pile de tuyaux. Monk et Benji sont dans la salle de jeux électroniques. Benji fait tomber un jeton et en le ramassant, trouve une paire de lunettes.

Benji : Il ne veut pas entrer. Il est trop froissé.
Monk : Attends. Essaie avec un des miens.
Benji : Oh, comment tu fais pour les garder tout neuf ?
Monk : Alors ils sont lavés à la main, pas de détergent et repassé avec un fer tiède.
Benji : J’essaye.  Ho une paire de lunettes !
Monk : Ce sont des lunettes du vue. Quelqu’un doit les chercher. Quoi ?
Benji : Elle portait des lunettes.
Monk : Qui ? La dame que tu as vue ? La victime ? Comme celles-ci .
Benji : Je crois. Oui.
Monk : Bon. Je vais essayer de trouver Bronwyn. Mets les dans ma poche.
Benji : Tiens.
Monk : Est-ce que je peux te laisser seul pendant quelques minutes ?
Benji : Bien sûr.
Monk : Je peux te faire confiance ?
Benji : Oui. Bien sûr.

Monk entre dans le restaurant.

Présentateur : Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, nous sommes heureux de vous présenter ce soir dans ce superbe hôtel l’homme le plus recherché par la CIA, Chuck Byrn !
Monk : Est-ce que vous avez vu Rita Bronwyn ?
Serveur : Non. Vous pouvez l’appeler ?
Chuck Byrn :  … Il faisait chaud. Incroyablement chaud. Le dépliant ne disait pas que c’était situé à 2 kilomètres du soleil.  …   En allant me baigner aujourd’hui, j’ai vu quelque chose de très étrange. Je marchais sur la plage oh mon dieu, justement il est là (il montre Monk du doigt) Il était sur la plage et il était habillé exactement comme maintenant. Il avait la mêle veste, il était habillé comme ça. Bonsoir monsieur, quel est votre nom ?
Sharona : Adrien ! Surtout tu ne lui réponds pas.
Chuck Byrn :  Adrien ? C’est son nom ? Bonsoir, Adrien. Pas bien de faire des messes basses. C’est très vilain. Je suis heureux de vous accueillir ici. Merci de passer nous voir ce soir, Adrien. Et si nous l’applaudissions bien fort ? Heureux de vous voir. Vous aviez l’air d’un vampire sur la plage.
Monk : Non. Je ne suis pas un vampire.
Chuck Byrn :  Quelle chance, nous allons tous mieux dormir ce soir. Mais qu’est-ce que vous fabriquez avec ces cacahuètes ?
Monk : Il y en avait plus dans ce bol, alors j’ai essayé d’égaliser.
Chuck Byrn :  Egaliser les cacahuètes, c’est très important. Je crois que nous avons tiré le gros lot. Mettez-vous à votre aise, Adrien. Parlez-nous de votre journée.

Benji attend le retour de Monk dans la salle de jeux.

Un jeune garçon : Hey, branche-là, tu verras, elle marche. Ils veulent pas qu’on s’en serve parce que les parties sont moins chères. Salut. J’y vais.

En passant derrière le meuble pour le brancher, Benji découvre terrifié le cadavre d’une femme. Il sort de la salle, affolé.

Chuck Byrn :  Alors ça c’est quelque chose, vous mettez vos chaussettes dans un petit sac.
Monk : Oui, je ne trouve pas que ce soit si extraordinaire
Chuck Byrn :  Rien d’extraordinaire ? On va leur demander. Y en a-t-il ici qui mettent leurs chaussettes dans des sacs ? Non, désolé, Adrien. Je crois que vous êtes dingue. Hola, une petite seconde Adrien, je vais vous garder. On ne laisse pas tomber une machine à sous qui paie à tous les coups. Alors, vous avez apporté votre propre savon avec vous ?
Monk : C’est exact.
Chuck Byrn :  Oui, parce que le savon de l’hôtel, forcément, n’est pas à votre gout. Vous avez apporté vos serviettes ? Vos draps ? Vs taies d’oreiller ?
Monk : Bien sur
Chuck Byrn :  Vous êtes conscient que la plupart des gens viennent ici pour voler tout ça tranquillement ? Qu’est-ce qu’il fait ?
Monk : C’est rien. C’est une peluche alors je l’ai enlevée.
Chuck Byrn :  C’est ma peluche. Elle était sur le micro, c’est la mienne. Je la mets toujours là où je garde toutes les peluches. C’est mon coffre-fort à peluches. Vous aimeriez l’enlever hein ? ça vous titille, ça vous ronge ?
Sharona : Arrête Adrien, ça suffira
Chuck Byrn :  Ca y est, il l’a eue. Adrien a gagné. Et si on l’applaudissait ?
Benji : Maman !
Sharona : Benji ? Benji, qu’est-ce que tu fais là ? qu’est-ce qu’il y a ?

Monk a retrouvé Rita. Ils suivent Benji vers la salle de jeux, avec Sharona.

Monk : Vous vous rendez compte que vous auriez pu être tuée ?
Bronwyn : C’était l’intention de l’assassin.
Monk : Et vous avez vu un visage ?
Bronwyn : Non, je suis désolée. Et quand j’y suis repassée, il n’y avait plus une seule tache de sang. Tout était propre.
Benji : Venez, c’est par ici. La Fury Ninjha 4 était en panne, mais un jeune m’a dit qu’il marchait, alors j’y suis allé pour le brancher, le panneau de derrière est tombé et elle était là ! … Je t’assure qu’elle était là, maman, je l’ai vue !
Monk : Donc ils ont eu le temps de la déplacer.

Plus tard, ils avertissent Landis, le directeur de l’hôtel.

Benji : Je vous dis qu’elle était là, dans un sac plastique transparent.
Monk : La même femme que tu as vue à la fenêtre ?
Benji : Je crois, oui.
Landis : Bien sûr que c’était elle. Inutile d’aller inventer une nouvelle histoire, on a déjà une victime.
Bronwyn : Tony …
Monk : Moi je le crois. Et il n’y a pas que Benji, on a essayé de tuer mademoiselle Bronwyn.
Landis : Sans rire ?
Monk : Mais qui que ce soit, il n’est pas passé par le hall avec le corps.
Sharona : Tu es sur Benji ?
Monk : Qui a la clé de cette porte ?
Landis : A peu près tous les employés, 180 personnes.
Bronwyn : Alors vous croyez que c’est quelqu’un de chez nous ?
Monk : C’est peut être votre humoriste, ce serait merveilleux. Vous avez un morceau de papier ?
Landis : Non.
Monk : Vous avez un bloc-notes dans votre poche.
Landis : grrr
Bronwyn : De la chaux n’est-ce pas ?
Monk : De la chaux vive. Oxyde de calcium.
Landis : Et que dois-je comprendre ?
Monk : On l’utilise pour supprimer les odeurs. Les passeurs en tout genre s’en servent à cause des chiens.
Bronwyn : J’ai vu certains membres de la pègre s’en servir, je m’en souviens.
Monk : Vous avez vu la mafia s’en servir ?
Bronwyn : Hé bien c’est au cinéma que j’ai vu comment ils l’utilisaient.
Monk : En vérité, ça nous arrange.
Landis : Pourquoi donc ?
Bronwyn : Parce que ça veut dire que le corps est encore dans l’hôtel. Ce qui veut dire qu’il faut continuer à fouiller tous les bagages.
Landis : Oh non, non, non, non, non. Non, c’est terminé. Nous avons conclu un marché.
Bronwyn : Non mais je rêve, réagissez Tony ! Travaillez avec nous. S’ils arrivent à se débarrasser du corps, on est coincés.
Landis : C’est entendu. Je vous donne jusqu’à demain midi. Votre petit séjour se termine à cette heure-là. Tic-tac, tic-tac.
Monk : J’ai une sainte horreur des gens qui font tic-tac, tic-tac.
Bronwyn : Oui.

Monk rejoint Sharona à la piscine.

Monk : Le corps est encore ici, dans l’hôtel. Je sais qu’il est quelque part dans cet hôtel, mais où ?
Sharona : Hooo Adrien, tu es en train de me gâcher mes dernières heures de vacances.
Monk : Excuse, je résous une affaire.
Sharona : Ben va la résoudre un peu plus loin s’il te plait.

Shawn : Sharona, vous voilà enfin. Je vous cherchais.
Sharona : Je suis là, je lézarde un peu.
Shawn : Ca vous dirait un petit match ?
Sharona : Vous voulez encore me punir ?
Shawn : Oui pour mieux vous consoler.
Sharona : Sans blague, grand coquin.
Shawn : Je vais réserver le court et ensuite je vais vous mettre une déculottée.
Sharona : Ha ! Dans vos rêves ! A tout à l’heure.
Monk : Tu … l’aimes bien ?
Sharona : Oui. Pourquoi, quelque chose te dérange ? Adrien, si tu as des renseignements sur lui, tu es obligé de me le dire. C’est la règle.
Monk : Non, je dois tout garder pour moi, c’est ça la règle.
Sharona : C’est une nouvelle règle.
Monk : Hé bien, il est peut être marié.
Sharona : Peut-être ou c’est sur ?
Monk : Sa femme s’appelle Julie ou Julia. J’ai mal vu parce que le chèque était à l’envers.
Sharona : Quel chèque ?
Monk : Quand il a fait son chèque pour les lunettes j’ai vu que c’était un compte joint.
Sharona : Tu sais, tu peux te tromper tu n’es pas parfait.
Monk : C’est vrai.
Sharona : Tu t’es trompé au sujet de monsieur Fenimore, il n’a jamais tué sa femme. Tu perds peut être tes superpouvoirs.
Monk : Peut-être bien, oui.
Sharona : Quoi ?
Monk : Le jardinier la bas, il se sert de la chaux.
Sharona : Va donc faire des châteaux de chaux avec le jardinier Adrien.

Monk s’introduit dans le hangar du jardinier par la fenêtre. Il accroche une toile d’araignée.

Rawley : Je vous conseille de ne plus bouger monsieur.
Monk : A qui vous téléphonez ?
Rawley : Qu’est-ce que vous croyez ? A la sécurité.
Monk : Pour la sécurité vous faites le 404 et vous donnez le bonjour à Bronwyn.
Rawley : Vous connaissez Bronwyn ?
Monk : Je travaille avec elle sur une affaire.
Rawley : Ha oui, je vous ai vu avec elle, je m’appelle Rawley. Vous pourriez me dire ce qui se passe ?
Monk : Une seconde. Pourquoi vous n’avez rien signalé ?
Rawley : Signalé quoi ?
Monk : Les sacs de chaux volés.
Rawley : Volés ? Mais comment vous le savez ? Je voulais le signaler, mais j’ai eu à faire.
Monk : Combien vous en a-t-on volé ?
Rawley : Trois.
Monk : C’était quand ?
Rawley : Certainement la nuit dernière. C’est tout ce que je sais.
Monk : La porte était fermée ?
Rawley : Elle est toujours fermée à double tour. C’est moi qui ai la seule clé.
Monk : Combien ça pèse, 20 kilos chacun ?
Rawley : Vingt-cinq *.
Monk : C’est lourd. Porte fermée, il restait la fenêtre. Oui, il n’était pas seul. Il y avait plus d’une personne. Nous avons à faire à un gang. D’habitude, ces palettes sont rangées ici ?
Rawley : Non, elles n’ont rien à faire là.
Monk : Des petits, je dirais.
Rawley : Des petits voleurs de chaux mais des petits voleurs ?
Monk : Le monde est fou, je sais.

Sur le court de tennis. Sharona renvoie les balles avec rage.

Shawn : Mais qu’est-ce que vous faites ? Relax, chérie, d’accord ?
Sharona : Ho mon pauvre chéri, désolée. Allez donc demander à Julie de vous mettre de la glace. Ou serait-ce Julia ?

Dans la chambre d’hôtel de Monk.

Benji : Dis donc, ça sent mauvais ici.
Monk : C’est le désinfectant. Elles ont tout nettoyé.
Benji : Ha. Ca va être jeté si tu le laisses dans cette corbeille.
Monk : Je sais.
Benji : Tu le sais ? Et alors pourquoi tu les jettes ?
Monk : Ils étaient devenus insalubres. Tu sais ce que ça veut dire ?
Benji : Ca veut dire qu’ils étaient sales.
Monk : C’est exact.
Benji : Je voulais te remercier, tu as été génial.
Monk : Pourquoi ?
Benji : Parce que tu as bien voulu me croire quand personne ne me croyait. Mais tu as peut être eu de la pitié pour moi parce que mon père n’était pas la.
Monk : Hey, je n’ai pas besoin d’être ton père pour te croire. Ou pour être fier de toi. Si tu dis que tu as vu un corps c’est qu’il y a bien eu un meurtre. Et je vais trouver l’assassin.
Benji : Dis donc, c’est drôlement propre ici. La dame a du travailler toute la nuit.
Monk : Elle n’était pas toute seule. Elles étaient quatre. Quatre femmes de ménage. ... Le voilà, notre gang ! Les femmes de ménage.

Monk et Benji entrent dans le local des femmes de ménage.

Monk : Alors, tu te souviendras que ce qu’on vient de faire …
Benji : Entrer par effraction.
Monk : C’est interdit, alors surtout tu ne le fais pas.
Benji : D’accord. Où est-ce qu’on est ?
Monk : Dans leur vestiaire.
Benji : Tu crois qu’elles ont caché le corps ici ?
Monk : C’est possible. Elles l’ont baladé dans tout l’hôtel. Tiens, regarde. Lupe Olivencia, elles parlaient d’elle. Elle a démissionné hier. Tiens, tiens …
Benji : Qu’est-ce qu’il y a ?
Monk : Elle ne s’est pas changée avant de rentrer chez elle. Benji, la femme que tu as vue se faire agresser, est-ce qu’elle aurait pu être une femme de ménage ?
Benji : C’est possible.
Monk : Est-ce qu’elle portait une blouse comme celle-ci ?
Benji : Je crois bien, oui.
Monk : D’accord. Nous savons qui nous cherchons maintenant. Regarde ; il y a un carreau qui a été mis à l’envers.
Benji : Cool.
Monk : Qu’est-ce que c’est ?
Benji : Ce sont des appareils photo numériques. J’en ai jamais vu d’aussi petits.
Monk : Qu’est-ce que c’est que ça, un écran ?
Benji : Oui. Regarde, si tu cliques là, tu repasses les photos qu’il y a dedans. Qu’est-ce que c’est ?
Monk : Des documents financiers.
Benji : Alors c’est carrément barbant.
Monk : Non, non, pas pour tout le monde.

Ils remettent tout en place en entendant arriver les femmes de ménage.

Mme Garcia : Monsieur Monk ? Qu’est-ce que vous faites ici ?
Monk : Euh … Nous nous sommes égarés. Nous cherchions la ping pong pour faire un match, vous savez, la salle où est la table, c’est drôle, quand même, il y a plus d’une semaine que je suis là et je n’arrive toujours pas à m’orienter. Mais nous allons trouver. C’est probablement au sous-sol. Je t’ai dit que c’était au sous-sol, - il faut toujours que tu aies raison. - Nous allons trouver - c’est certainement au sous sol
Benji : Oui
Monk : Allez, asta luego.

Ils sortent, elles constatent que le vestiaire de Lupe est resté ouvert.

Monk : Le vestiaire des femmes de ménage est ici.
Bronwyn : Vous êtes très très fort, j’ai mis six mois pour le trouver. Landis veut que vous ayez quitté l’hotel pour seize heures. C’est ce qu’on avait conclu.
Monk : Seize heures, ça ne me laisse que trois heures.
Bronwyn : Dans l’Inspecteur Harry, c’est ce que Clint avait.
Monk : Rita, Rita, c’est une fiction, vous avez bien fait l’école de police avant de venir ici ?
Bronwyn : Oui.  Sur.

Bronwyn ouvre la porte avec son passe. Les femmes de ménage font mine de se détendre.

Bronwyn : Ne vous dérangez pas.
Monk : C’est ce casier.
Bronwyn : Qu’avez-vous fait des affaires ?
Mme Garcia : No sabemos de qué estás hablando.
Monk : C’était là. Elles ont remis le carreau en place.
Mme Garcia : No entiendo. Suficiente para incriminarnos
Bronwyn : Vous ne parlez plus notre langue. Vous comprenez peut être ceci : terminée la fête, les filles. La fiesta esta  … finie. On est sur votre dos.
Monk : Nous savons que vous avez tué Lupe Olivencia.
Mme Garcia : Vous croyez que parce que vous êtes riches et blancs, vous avez le droit d’accuser n’importe qui d’assassinat ?
Monk : Madame Garcia, pardon, mais je n’accuse pas n’importe qui. Je vous accuse vous de meurtre.

Monk et Bronwyn ont rejoint Sharona à la piscine.

Monk : J’aurais dû m’en rendre compte, la chambre de Fenimore avait été nettoyée et qui pouvait faire ça en moins d’une vingtaine de minutes ?
Bronwyn : Je dirais tout de suite les femmes de ménage.
Attendez, attendez. Elles volent des appareils photo ?
Bronwyn : Non, non, elles veulent des informations. …
Monk : … confidentielles et financières. Ces femmes savaient toujours à l’avance quand la bourse allait remonter ou redescendre.
Bronwyn : C’est une combine imparable. Toute l’année, nos salles de conférences sont pleines. Boites de courtage, boursicoteurs, grosses compagnies.
Monk : Elles avaient tout à leur disposition, personne n’irait se méfier d’une femme de ménage quand il s’agit de voler des renseignements sur un ordinateur.
Bronwyn : Les gens cachent leurs portefeuilles, ils cachent leurs bijoux mais ils ne cachent pas leur attache case ou leur ordinateur.
Monk : Elles faisaient le ménage.
Bronwyn : Au propre comme au figuré. Au fait, avec les impôts on pourrait peut être les coincer pour délit d’initié.
Monk : Non. Je pense qu’elles ont pris des précautions. Je pense qu’elles devaient envoyer ça à la famille ou à des amis pour qu’ils achètent des actions.
Sharona : Attends une seconde. Qui a été tué ? Elles ont tué qui ?
Monk : La femme qui a démissionné.
Bronwyn : La femme de ménage numéro cinq.
Monk : Lupe Olivencia.
Bronwyn : Elle est peut être devenue trop gourmande.
Monk : Oui ou alors elle a pris conscience de ce qu’elle faisait. Quoi qu’il en soit, elles devaient la tuer.
Bronwyn : Ensuite elles se sont mises au travail.
Monk : Les lieux d’un crime n’ont jamais été aussi propres.
Bronwyn : Et on ne peut rien prouver, mais c’est dingue.
Monk : Et oui parce qu’on n’a pas le corps. Sans un cadavre, il n’y a rien à faire. Mais je suis certain que cette femme est dans l’hôtel.
Sharona : Benji, qu’est-ce qu’il y a ?
Benji : Je l’ai vue, je sais où elle est.

Sur la plage, un pied sort du sable, une paille est plantée plus loin.

Bronwyn : Je vous demanderai de vous écarter. Ne touchez à rien. Ca y est, on l’a. Je préviens la criminelle et le bureau du procureur.
Monk : Pendant que vous y êtes, dites-leur de venir avec un expert médico-légal.

La jeune fille enterrée qui respirait par la paille, se lève et sort du sable.

Jeune fille : Ça fait combien ? J’ai battu le record ? Cool.

Monk : Donc, elle est encore dans l’hôtel.

Monk : Bronwyn, si nous n’avons pas trouvé le corps dans 20 minutes, elles ne seront jamais inquiétées.

Les femmes de ménage surveillent Monk et Bronwyn qui fouillent tout l’hôtel.

Landis : Je n’y peux rien, je vous l’ai déjà dit monsieur Monk. Nous sommes complets. Désolé.
Monk : Non, non, ce n’est pas vrai.
Bronwyn : Tony, elles volent dans cet hôtel des informations sans le moindre problème. Et sous votre nez.
Monk : Je suis convaincu qu’elles ont poignardé Lupe Olivencia.
Landis : Où sont vos preuves ? Où est le corps, Bronwyn ?
Bronwyn : Oui, je sais, c’est vrai. On n’a pas de corps.
Landis : Parce qu’il n’y a rien à retrouver. Il est temps de vous en aller, monsieur Monk. Je crains que vous ne deveniez indésirable dans cet hôtel.
Monk : Mais c’est un assassinat.
Landis : Je ne vous dirai qu’une chose, rentrez chez vous et parlez-en donc à votre psychiatre.
Bronwyn : Tony, venez, il faut que je vous parle.

Monk : Où est ta mère ?
Benji : Elle est allée voir pour ses photos.
Sharona : Vraiment, je suis très déçue. Des cadavres partout, des hommes mariés et presque toutes les photos sont mauvaises.
Benji : Celle-là, elle est chouette.
Sharona : Benji On voit que c’était le premier jour, on souriait. Allez, on s’en va. J’en ai ras le bol de cet hôtel.

Ils passent devant les femmes de ménage qui les narguent en souriant.

Mme Garcia : Conduisez prudemment, monsieur Monk.
Monk : Ce n’est pas fini.
Sharona : Quelques observations pour le grand patron. Croyez-moi, vous ne serez pas déçu.
Monk : Cette fois ci vous vous retrouvez toute seule.
Bronwyn : Je vais les coincer.
Monk : J’en suis persuadé.
Bronwyn : Prenez en un pour la route.

Ils se dirigent vers la voiture de Sharona. Monk hésite à les suivre.

Sharona : Benji, boutonne-toi. Adrien, Allez viens, entrons. Tu ne peux pas avoir raison chaque fois. Allez ;, dépêche !

La voiture démarre mais Sharona freine brutalement et fait marche arrière. Monk en sort, un sourire aux lèvres et une des photos de Sharona à la main. Il entre dans l’hôtel et passe avec un sourire triomphant devant le groupe des femmes de ménage. Puis il s’arrête devant de grands paquets cadeaux en décoration dans le hall de l’hôtel.

Les femmes de ménage commencent à s’inquiéter. Monk montre la photo et compte sur ses doigts 1-2-3 paquets cadeaux. Puis tournant son index vers les paquets cadeaux du hall, comptent sur les doigts 1-2-3-4.

Bronwyn et Landis se précipitent vers le 4ème paquet et l’ouvrent. Lupe Olivencia. Landis, catastrophé, regarde Monk qui le fixe avec un sourire triomphant.

Monk : Je ne sais pas si je vais pouvoir attendre toute une année.
Sharona : Attendre quoi ?
Monk : Nos prochaines vacances, bien sûr.
Sharona : Tu as passé de bonnes vacances ?
Monk : Ha oui, c’était une merveille.
Sharona : D’abord, pour que ce soit bien clair, ce n’était pas des vacances. En vacances on peut se faire bronzer, on peut se détendre, on ne résout pas des énigmes.
Monk : Je me disais, que le premier weekend de novembre, nous pourrions aller à Monterey.
Sharona : Non. C’est fini. On ne prend plus de vacances et si tu me reparles de prendre des vacances, je te jure que je démissionne. Oh, je n’arrive pas à croire que j’ai dit ça.
Monk : Tu as l’air en colère.
Sharona : Évidemment, je suis en colère.
Monk : Tu sais ce qu’il te faut ..
Sharona : Tais toi !
Monk : … Des vacances !
Sharona : Oh, non tais toi !

Rédigé par mamynicky

 

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fairgirl  (13.10.2020 à 00:31)

Un épisode très prenant à la manière de "Fenêtre sur cour". J'avais oublié combien Monk était proche de Benjy en fin de compte. C'était très sympa de les voir enquêter ensemble.

Contributeurs

Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

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