8.04 – Monk est un dur
Monk traverse une rue en lisant son journal, attiré par un article, il se fait percuter par un bus.
Chez Monk, Nathalie est en pleurs devant un livre.
Livreur : Excusez moi ! Madame ? Mademoiselle ? Je le mets où ?
Nathalie : Demandez lui.
Monk : Ha, enfin !
Livreur : ‘Jour monsieur, je le mets où ?
Monk : Laissez moi réfléchir. C’est un réfrigérateur, peut être dans la cuisine ?
Livreur : Je demandais ça pour la forme. Il y a une marche là.
Monk : Où ça ?
Livreur : Juste là.
Monk : Quoi ? Cette petite chose ? Vous plaisantez j’espère ?
Livreur : Ha non, va falloir allonger.
Monk : Allonger quoi ?
Livreur : Le pognon, quarante billets, c’est dans le contrat. Page quatre. «Tout changement de dénivellation constatée à l’adresse de livraison est considéré comme un escalier et entraine un supplément de facturation».
Monk : C’est ridicule. Ce n’est pas une marche, c’est à peine une petite bosse. Même pas, ce serait plutôt une demie bosse pour ainsi dire.
Livreur : C’est une marche, monsieur. Vous le voulez ou pas, ce frigo ?
Monk : Oui.
Livreur : Quarante billets. Pour passer la marche.
Monk : Veuillez m’excuser. Nathalie, il demande quarante dollars de plus.
Nathalie : Pourquoi faire ?
Monk : Il dit que le sol et inégal.
Nathalie : C’est ridicule. Il y a à peine une petite bosse.
Monk : C’est exactement ce que je lui ai répondu, à la virgule.
Nathalie : Ben alors, refusez de payer.
Monk : Euh … il … Il me fixe droit dans les yeux.
Nathalie : Ben soutenez son regard, monsieur Monk. Il est en train de vous tester. Regardez le dans les yeux et dites non.
Monk : Je ne crois pas que je pourrai. Je n’ai jamais fait baisser les yeux de qui que ce soit de toute ma vie. Je suis très mauvais en duel de regards.
Nathalie : Monsieur Monk, ici, vous êtes chez vous d’accord ? Quand on est dans sa propre maison, on ne baisse pas les yeux devant un étranger.
Monk : C’est chez moi, ça c’est vrai ! Vous avez absolument raison.
Livreur : Qu’est-ce qu’on fait monsieur ?
Monk : D’accord, quarante dollars.
Livreur : Plus un billet de vingt pour la livraison.
Monk : Évidemment. J’oubliais les vingt dollars pour la livraison. Tenez.
Livreur : Plus le petit pourboire ?
Monk : Oui, bien sur. Voila cher monsieur. En vous remerciant.
Le téléphone sonne, Nathalie répond.
Nathalie : Allo ? Oui. Je comprends, d’accord. On arrive tout de suite. Au revoir.
Monk : Est-ce que ça va ? Qui c’était ?
Nathalie : Le FBI. Ils ont des questions à vous poser.
Dans les bureaux du Commissariat.
Agent Stone : Je remercie tout d’abord le capitaine Stottlemeyer de nous laisser utiliser ses locaux bien sur. Une fois à Los Angeles, nous travaillerons dans mon bureau.
Nathalie : Qui va à Los Angeles ?
Stone : Monsieur Monk, j’espère. Le service pour lequel je travaille, s’appelle la team Alpha. Notre tache consiste à identifier, traquer et neutraliser certains individus dangereux. Depuis quatre mois, nous suivons un dénommé Frank Depalma. C’est un tueur à gages. Probablement le meilleur au monde.
Stottlemeyer : Jamais entendu parler.
Stone : Il se donne du mal pour passer inaperçu, croyez le bien. On le soupçonne de dix sept meurtres, dix aux États-Unis, cinq en Europe, deux en Asie. Mais impossible de prouver quoi que ce soit. On n’a jamais trouvé de preuve.
Monk : Pardon, mais qu’est-ce que tout ça à avoir avec moi ?
Stone : Monsieur Depalma est arrivé à Los Angeles hier matin. A 16 h 35, au moment où il traverse un boulevard, il s’est fait écraser par un bus. Il est mort sur le coup.
Monk : Je ne comprends toujours pas en quoi ceci me concerne ?
Stone : Voici une photo de Frank Depalma.
Nathalie : Hooo c’est pas croyable !
Stottlemeyer : Ca alors !
Disher : C’est vous, ça !
Monk : D’accord, mais qu’est-ce que ça à voir avec moi ?
Nathalie : Monsieur Monk, regardez le.
Stottlemeyer : C’est votre sosie.
Monk : Vous trouvez ?
Stottlemeyer : Ha oui !
Monk : Je ne vois pas en quoi. Ho mon dieu, c’est moi !
Disher : C’est votre double parfait, on dit que tout le monde en a un.
Stottlemeyer : On peut savoir qui dit ça ?
Disher : Plein de monde et les doubles de plein de monde.
Stone : Heureusement, nous étions sur place quand c’est arrivé. Du coup, on a tout maquillé, la presse n’est pas au courant. Il n’y a aucun nom sur le certificat de décès. Officiellement, il n’y a rien eu.
Stottlemeyer : Je crois comprendre où tout ça nous conduit.
Disher : Oui, moi aussi.
Stottlemeyer : Ca m’étonnerait.
Stone : On voudrait savoir qui a engagé cet homme et quelle était sa cible. Monsieur Monk, Adrien, le FBI voudrait que vous alliez à Los Angeles et que vous preniez la place de Frank Depalma un jour ou deux au maximum.
Nathalie : Attendez. Vous lui demandez de jouer une taupe et de se faire passer pour un tueur ?
Stone : Vous porterez un micro et nous aurons des hommes à moins de vingt mètres.
Stottlemeyer : D’accord. Merci d’avoir pensé à nous mais nous allons refuser. Vous pouvez rentrer chez vous.
Stone : Si vous laissiez Adrien décider lui-même ?
Stottlemeyer : C’est pas comme ça que ça marche. Venez, Monk, la réunion est finie et je vous ramène.
Stone : Il y a un détail qui devrait vous faire reconsidérer la question. Depalma était à Los Angeles pour tuer une personne. Nous ne savons pas qui, nous ne savons pas non plus qui l’a engagé. Si vous ne nous aidez pas, ils trouveront un autre tueur. Il y a une vie en jeu, monsieur Monk.
Monk est à Los Angeles, dans le bâtiment du FBI.
Stone : Vous êtes né et avez grandi …
Monk : A Allston, Massachusetts. De Joseph et Helen Depalma. Lui était joueur professionnel, mort quand j’avais quatorze ans.
Stone : Première arrestation ?
Monk : 29 octobre 1997 pour coups et blessures. J’ai fait deux ans et demi, j’ai partagé ma cellule avec Barry Franklin, dit « l’asticot »
Stone : Votre premier contrat ?
Monk : 13 novembre 1999, c’était à Key West. Une fortune de l’immobilier. Denis Hernandez. J’ai fait sauter son yacht. J’ai maquillé ça en fuite d’essence.
Stone : Hé bien, je dois dire que c’est très impressionnant, monsieur Monk. Ou, devrais je dire monsieur Depalma ? Parfait. Il n’y a plus qu’à vous habiller et à aller retrouver vos commanditaires.
Monk : Ho, ho, ho. Quoi ? Tout de suite ?
Stone : Oui, vous êtes déjà en retard. Quelqu’un a appelé votre suite à l’hotel.
Monk : Attendez, attendez, non, non, non, non. Je ne peux pas y aller, je ne suis pas prêt. Je … Je … viens de commencer.
Stone : Ca ira. Pas de souci. Vous avez tout mémorisé.
Monk : J’ai tout oublié.
Stone : Oublié quoi ?
Monk : Ce que je viens d’apprendre. C’est parti. Attendez, ça revient. Oui, c’est bon. Non, attendez. C’est reparti. Ca y est, c’est revenu.
Stone : Adrien, écoutez, j’ai dirigé des dizaines d’agents infiltrés et finalement, tout se résume à une question d’attitude.
Monk : D’attitude ?
Stone : Pour vendre votre soupe, vous devez croire que vous êtes Frankie Depalma. Quand vous entrez quelque part, c’est comme si vous pénétriez en territoire conquis. Vous paradez. Vous êtes assis à une table ? Faites comme si elle était à vous. Vous êtes le pire salopard qui existe et tout le monde doit en être bien conscient.
Monk : Comme le livreur de réfrigérateur, hein ?
Stone : C’est ça. Très bien. A compter de maintenant, Adrien Monk n’existe plus.
Monk : Fffffff
Stone : Exactement. Vous êtes Frankie Depalma. Vous êtes une machine à tuer. Ho ouais ! c’est ça !
Monk s’habille avec les vêtements et emprunte les bijoux de Depalma puis rentre à son hotel. Il toise les employés avec un air mauvais.
Portier : Content de vous revoir, monsieur Depalma.
Stone, Stottlemeyer, Disher et Nathalie surveillent Monk depuis le car radio du FBI.
Disher : J’aimerais bien le rencontrer.
Nathalie : Qui ça ?
Disher : Mon sosie, mon double parfait. Je me demande si je pourrais le battre.
Nathalie : A la bagarre, vous voulez dire ?
Disher : Oui, je parie que je peux le battre. L’homme, contre son double, le parfait.
Monk : (au micro) Team Alpha à la base. J’approche de la suite. Ca y est, je suis entré. Je regarde, je regarde encore. Sur ma droite, il y a un bar, deux bouteilles de vodka, deux bouteilles de scotch et divers autres alcools. Au dessus du bar, il y a comme une espèce de tableau noir mais pas de craie. Il y a deux corbeilles de fruits, une avec de vrais fruits et dans l’autre ils sont en plastique. Il y a du raisin dans les deux…
Stone : Il va tout nous détailler comme ça ?
Nathalie : Apparemment.
Monk : (en parlant à son bouton de manchette) Je monte trois marches. Le niveau supérieur est occupé par une baignoire de 2 mètres 40 sur 1 mètre, d’où s’échappe de la vapeur. Il se dégage une forte odeur de chlore. Sont posées sur le rebord, six serviettes roulées, il s’agit de serviettes éponge. Peut être du coton égyptien. Il y a un thermostat au mur réglé sur 23 degrés. Je redescends les marches. Il y a une lampe sur ma droite devant un canapé gris avec quatre coussins, deux gris, deux oranges. Je touche la lampe avec le bout de mon doigt. Je touche à nouveau la lampe. Encore, je n’arrive pas à m’en empêcher. Qu’est-ce qui cloche en moi ? Il y a une valise fermée. Je vais vers la valise, j’ouvre la valise. La valise est ouverte. Attendez. Elle semble plus large à l’extérieur. Il doit certainement y avoir un compartiment secret quelque part. Quelqu’un frappe à la porte. Je me dirige vers la porte.
Monk : (il change de voix) Qu’est-ce que c’est ?
Voix : C’est Lola.
Monk : Lola qui ?
Lola : C’est pas drôle Frankie, ouvre la porte.
Monk : D’accord.
Lola : Combien de Lola est-ce que tu connais ? Combien d’autres Lolas est-ce que tu as besoin de connaitre ? Wouaw, tu es beau comme un prince, dis donc.
Monk : Merci.
Lola : Normalement, là, un homme bien élevé ferait un commentaire sur mon allure, tu sais ? Mais ça fait rien, tu n’es pas un homme comme les autres. Tu es pour ainsi dire hors du commun.
Monk : Pas pour ainsi dire.
Lola : Est-ce que tu te sens bien ? Tu as l’air un peu bizarre.
Monk : Je vais bien.
Lola : Ho, la vache ! La vue ! C’est magnifique. Wouaw ! C’est carrément plus joli que ma chambre. Je suis au 1801 au cas où ça t’intéresserait. D’accord, je vois bien que tu m’en veux encore pour Barcelone. Mais je ne peux pas te le reprocher, mais je me démène comme une malade pour me faire pardonner. C’est moi qui t’ai eu ce contrat pas vrai ? Tu vas empocher quatre vingt mille dollars pour deux jours de travail. Franchement, je trouve que … avec ça, on est quittes. Peut être pas, non.
On frappe à la porte.
Voix : Room service !
Monk : Je n’ai rien commandé au service d’étage.
Lola : Non, en fait, c’est moi qui me suis permise. Bonjour, entrez.
Monk : Champagne ?
Lola : C’est la maison qui offre. Avec les compliments de Jimmy Barlowe.
Monk : Ho très bien, tu penseras à remercier Jimmy Barlowe de ma part.
Lola : Merci.
Garçon d’étage : Il y a un problème, monsieur Depalma ?
Monk : Non.
Garçon d’étage : Pourtant, hier, vous vous êtes montré bien plus réjoui.
Monk : A quel point bien plus réjoui ?
Garçon d’étage : Vingt dollars, monsieur.
Monk : Pour faire quoi ? Bon d’accord. D’accord, voilà, tenez vos vingt dollars. Vous comptez partir avec mes 50 cents ?
Lola : Tu es vraiment sur que ça va ?
Monk : Pas aussi bien que le garçon d’étage. Vingt dollars, c’est du racket. Bon, dis moi, c’est un peu gênant de te demander ça, je dois commencer à me faire vieux mais j’ai oublié le nom du mec à descendre.
Lola : C’est normal, mon chou, vu que je ne t’ai pas dit comment il s’appelait. Tu peux poser ton joujou et t’asseoir près de moi ? Tu es un bon garçon. Au fait je suis comme toi, moi non plus je ne connais pas son nom mais on en saura plus dès ce soir.
Monk : J’espère que c’est le garçon d’étage.
Lola : Tiens. Santé. Tu n’as même pas avalé une goutte.
Monk : J’essaie d’arrêter.
Lola : Hé ben j’espère que tu n’as pas fait une croix sur tous tes vices. Est-ce qu’il y a un problème ?
Monk : Je suis avec une fille.
Lola : Avec une fille ? Si je me souviens bien, ça ne t’a jamais posé de problème dans le passé.
Monk : Le truc c’est que … on a décidé de s’installer ensemble.
Lola : C’est vrai ? Hooo je trouve ça trop trop mignon.
Monk : Elle est là.
Lola : Ici ? Dans la suite ?
Monk : Oui, non. Enfin, ici à Los Angeles. Elle pourrait très bien débarquer d’une minute à l’autre. Elle est comme ça, elle adore m’embrasser, elle aussi. C’est une femme magnifique. On s’embrasse toute la journée.
Lola : Et comment elle s’appelle cette dame ?
Monk : Nathalie. Nathalie Teegerb.
Lola : Teegerb ?
Monk : Oui, avec un B à la fin. C’est Canadien, Québécois.
Lola : J’aimerais bien que tu me la présentes. Amène la ce soir.
Monk : Non, je ne crois pas.
Lola : Si, si, si. J’insiste. C’est mieux de savoir exactement à quoi on se mesure. On sera au Victory club, sur le Red Canyon.
Monk : Jimmy sera là ?
Lola : Il y a des chances, si on part du principe que la boite lui appartient. Tu n’as qu’à te pointer au bar sur les coups de vingt heures. D’accord ?
Stottlemeyer : Je crois que ce soir, vous êtes de sortie, mademoiselle Teegerb.
Monk et Nathalie arrivent au Victory Club.
Monk : La musique est trop fort.
Nathalie : J’aime bien, moi. Vous voulez danser, Frankie ?
Monk : Frankie ne danse pas. Et moi non plus par la même occasion. Je n’y arriverai pas, je ne suis pas un gros dur, je ne trompe personne.
Nathalie : Mais si, vous bluffez tout le monde, je vous ai observé, vous êtes génial. Si je ne vous connaissais pas aussi bien, je n’arriverais pas à vous reconnaitre.
Barman : Je peux vous aider ?
Monk : J’espère bien, oui. Est-ce que vous pourriez, s’il vous plait, baisser le volume de la musique ?
Barman : C’est une blague ? Je sous signale qu’ici, c’est une boite. Si vous n’aimez pas la musique, vous dégagez.
Monk : D’accord, désolé.
Nathalie : On voudrait voir Jimmy Barlowe.
Barman : Désolé, connais pas.
Nathalie : Et mademoiselle Lola ? D’accord, dites leur quand même que Frankie Depalma veut les voir.
Barman : Monsieur Depalma ? Alors là, je suis désolé. Je ne savais pas. Je suis nouveau et je m’appelle Charlie. Je vais baisser un peu la musique. Ca va là ? ça va comme ça ? Cela dit, je peux la couper. Vous avez raison, c’est vachement mieux comme cela.
Monk : Bonne idée.
Jake : Hé ! qu’est-ce qu’il se passe ? Qui est-ce qui a éteint ?
Monk : Ca me faisait mal aux oreilles.
Jake : Qu’est-ce que c’est que ce clown ?
Barman : En fait, c’est Frankie Depalma, Jake.
Jake : Ho la vache ! Frankie Depalma ! Monsieur Depalma, je ne savais pas ! Je suis vraiment désolé, je vous paie un verre, allez ! Ca n’arrivera plus. Je suis vraiment hyper désolé.
Nathalie : Hé ! Essayez de vous détendre. Eloignez vous une seconde, qu’il puisse se calmer.
Lola : Sacré vieux Frankie ! Décidément on ne peut pas te sortir. Vous devez surement être Nathalie ? la plus chanceuse des femmes ?
Nathalie : Effectivement.
Lola : Profitez en, le temps que ça dure. Jimmy nous attend. Il vaudrait mieux qu’on y aille.
Monk : Jimmy nous attend.
Lola : Je m’occupe de lui.
Lola emmène Monk à l’arrière avec un regard de défi pour Nathalie.
Jimmy : C’est lui, la bas ? Il n’impressionne pas des masses.
Lenny : Franchement, j’aurais pu assurer le taf’, oncle Jimmy, je l’aurais fait gratuitement.
Jimmy : Je te l’ai dit Lenny, il me fallait le meilleur. Alors observe et tais toi. On ne sait jamais, il se pourrait bien qu’il t’apprenne un ou deux trucs.
Lola : Frankie Depalma, je te présente Jimmy Barlowe.
Jimmy : Frankie Depalma j’ai entendu des tas de choses.
Sur moi ?
Jimmy : Oui, sur toi bien sur sinon pourquoi j’aurais dit ça ? Je te présente mon neveu Lenny. Et je crois que tu connais déjà Tony G.
Tony : On ne s’est pas revus depuis Miami. Ca fait combien, trois, quatre ans ?
Frankie/Monk : Oui, peut être bien.
Tony : Et comment va le gros Gordy ?
Frankie/Monk : Toujours gros. Il a même encore grossi. Au point que quand tu le vois, tu as l’impression qu’ils sont deux.
Tony :.Au fait, Frankie, avant que tu attaques avec le boss, le petit Davey était l’un de mes cousins éloignés. Sa famille aimerait bien pouvoir mettre le gamin en terre, histoire de faire son deuil. Ils n’ont que la tête et une jambe et on n’a pas trouvé le reste, alors, si tu pouvais les aider à remettre la main dessus …
Frankie/Monk : (en arrangeant la cravate de Tony) Je tacherai d’y penser.
Tony :.Mais qu’est-ce que tu fais ?
Frankie/Monk : Ta cravate … elle est de travers.
Tony :.Ca va, ça va, j’ai saisi. Je te demande pardon. Je n’aurais jamais du te parler de Davey. OK. Tu fais exactement comme tu veux, ce ne sont pas mes ognons. Pardon d’avoir causé de ça.
Frankie/Monk : Quelqu’un peut m’expliquer qu’est-ce que je viens faire là ?
Jimmy : Le travail avant tout. Ho j’adore ça. Bon, voila. Il y a un gars à Ventura, il s’appelle Greenblatt, Stanley Greenblatt, il faudrait qu’il ait un accident.
Frankie/Monk : Quel genre d’accident ?
Jimmy : Le genre qui a fait ton succès.
Lenny : Ce boulot, c’est du gateau. Le gars vit tout seul. Il a genre deux cent mille ans. Et …
Jimmy : Haaa Regarde moi ces barreaux de chaise. Lola nous a dit que tu étais connaisseur. Je les fais venir directement de Cuba. Ils ont été roulés à la main.
Tony :.On dirait des missiles.
Lenny : Il y a un truc que je me demande. Vous ne vous sentez pas menacé avec tous ces missiles cubains ?
Tony :.Hé, tu ne coupes pas le bout d’abord ?
Frankie/Monk : Non, non, c’est trop facile. Et … ce Greenblatt, dont on cause, qu’est-ce qu’il fait ?
Lenny : Lola a dit que tu ne posais jamais de question.
Frankie/Monk : Pourquoi est-ce qu’elle a dit ça ?
Lenny : Ca aussi, c’est une question ! Ha, écoute, mon oncle te dit d’aller le buter, tu le fais, c’est tout, c’est ton job. Pas besoin de savoir autre chose. C’est vrai ?
Au FBI, dans le bureau de Stone.
Stone : Ca n’a aucun sens. Ce type n’a rien de particulier. Stanley Greenblatt, 75 ans. Au passage, c’est son anniversaire aujourd’hui. Ancien livreur à la retraite, il vit seul, il est veuf. Il a eu un fils, une fille. Le fils est mort l’an dernier.
Stottlemeyer : Et ? …
Stone : C’est tout. Aucune arrestation, aucun lien connu avec des gens de la mafia, et pour autant qu’on sache, il n’a jamais croisé Jimmy Barlowe. Pourquoi Barlowe voudrait le faire tuer ?
Stottlemeyer : Et pourquoi payer 80.000 dollars pour ça ?
Nathalie : Peut être une arnaque à l’assurance ?
Stone : Non, ça ne colle pas à Greenblatt, il n’a pas la moindre assurance. Il n’a pas un rond, il n’a que sa retraite. C’est-à-dire peu. Jimmy Barlowe n’a pas expliqué pourquoi il voulait sa mort ?
Monk : Non.
Nathalie : Est-ce qu’on peut y aller maintenant, s’il vous plait ? Monsieur Monk a fait tout ce que vous vouliez. Ca a été difficile pour lui. Il a déjà assez de mal avec se propre personnalité.
Stone : Et je le remercie pour tout ce qu’il a fait, mais il nous manque encore trop de détails. Par exemple, qui est Stanley Greenblatt, pourquoi y a-t-il un contrat sur sa tête ? Tant qu’on ne saura pas tout ça, notre tache ne sera pas terminée. Ca ne prendra pas longtemps, un jour ou deux maximum.
Nathalie : Qu’en dites-vous, vous pouvez continuer ?
Monk : Oui.
Stottlemeyer : Randy et moi on peut aller le voir ce monsieur.
Stone : Oui, ce n’est pas de refus. Merci.
Monk est effondré malgré son accord. Stottlemeyer et Randy se rendent chez Greenblatt.
Greenblatt : Sortez ! Barrez vous ou j’appelle la police !
Stottlemeyer : Nous sommes la police, monsieur Greenblatt, nous voulons vous aider.
Greenblatt : Votre aide, je n’en veux pas ! Je veux que vous me foutiez la paix ! C’est clair ?
Disher : Nous avons des raisons de penser que vous êtes en danger.
Greenblatt : Je m’en tamponne de ce que vous pensez ! Barrez vous de chez moi, du vent !
Stottlemeyer : Est-ce que vous avez déjà vu cet homme la auparavant ? Il s’appelle Jimmy Barlowe, surnommé Jimmy le barje. Propriétaire de deux casinos à Reno.
Greenblatt : Je n’en ai jamais entendu parler. Vous êtes satisfait ?
Stottlemeyer : En tout cas, lui, il vous connait.
Greenblatt : Je me fous royalement s’il me connait ou pas. Tout ce que je veux, c’est que vous partiez. Laissez moi tranquille ou vous allez me coller une attaque.
Disher : Monsieur, on peut vous protéger et vous trouver une maison sure.
Greenblatt : Non, je n’ai pas envie d’aller ailleurs, que ce soit avec vous ou avec un autre. Au revoir !
Disher : Je crois qu’il veut qu’on parte là !
Greenblatt : Ha oui ? Dehors !
Stottlemeyer : Stanley, on s’en va ! C’est bon, c’est bon, on s’en va.
Disher : Pourquoi Jimmy Barlowe veut tuer ce gars là ?
Stottlemeyer : Peut être parce qu’il l’a juste croisé.
Ils sortent sous des jets de poêles.
Disher : Ca va, vous ?
Stottlemeyer : Ca va oui.
Disher : On met ça dans le rapport ?
Frankie a rejoint Jimmy et Lenny au bar Venice Beach sur la plage.
Tony :.Alors, Frankie, comment ça se présente ?
Frankie/Monk : Comment se présente quoi ?
Lenny : Le boulot, le vieux à buter. Comment tu vas entrer chez lui ?
Frankie/Monk : Je n’en sais rien, j’ai pas encore vu la maison.
Lenny : Tu n’as toujours pas repéré les lieux ?
Frankie/Monk : Non.
Lenny : Qu’est-ce que tu glandes, c’est pas vrai !
Tony :.Du calme, Lenny ! C’est sa façon de bosser. Il est méthodique.
Harold : Adrien !
Le pire ennemi de Monk, Harold Krenshaw, s’approche de Monk et l’appelle plusieurs fois. Monk ne bouge pas.
Harold : Adrien ! Adrien ? Adrien ! Adrien ! Je savais bien que c’était toi ! Tu es là en vacances toi aussi ? Je ne t’imaginais pas quitter San Francisco, déjà que quitter ton salon c’est déjà toute une histoire … Le temps est absolument fabuleux ici. Pas besoin de regarder la météo, il fait toujours 25 degrés avec un beau soleil. C’est le paradis. Harold Krenshaw ! Comment allez vous ? Vous connaissez Adrien depuis longtemps ?
Frankie/Monk : Tu m’excuses mon pote, mais tu dois te gourer de gars. J’ai une tête à m’appeler Adrien ? Il est incroyable ce mec !
Harold : Adrien, à quoi est-ce que tu joues ?
Monk se lève et pousse son fauteuil en colère.
Frankie/Monk : Hé mon pote, je te répète que tu fais erreur. Va falloir que tu décides rapidement maintenant, tu as envie d’être dans les journaux demain matin, à la rubrique des faire part ? Dans la section décès ? Tu as fait une erreur sur la personne. Rentre chez toi. Dégage ! Du vent !
Harold : Pardonnez moi, je vous ai pris pour un autre, je suis navré. Au revoir.
Frankie/Monk : Qu’est-ce que vous regardez, vous ? Vous feriez mieux de finir vos plats.
Tony :.Qu’est-ce que je t’avais dit ?
Frankie/Monk : Bon, allez, l’addition. Ca m’a coupé l’appétit.
Au FBI. Monk n’a pas quitté le personnage de Frankie.
Disher : Vous portez toujours le costard, vous n’avez pas eu le temps de passer vous changer ?
Monk/Frankie : Pourquoi je me changerais ? Il est froid ce café, c’est de la lavasse.
Disher : C’est du thé glacé.
Monk/Frankie : Ben réchauffez le.
Disher : Vous voulez du thé, alors ?
Monk/Frankie : Non, je veux du thé glacé réchauffé.
Stottlemeyer : D’accord, ça suffit. On débranche la prise, l’opération est terminée.
Stone : Oui, je suis d’accord.
Monk/Frankie : Qu’est-ce que vous racontez ? Je ne vais pas arrêter maintenant. Je suis à fond dans le truc. Je suis Frankie Depalma.
Stottlemeyer : Non mon vieux. Monk. Vous êtes trop impliqué. Vous avez plongé trop profondément. J’ai déjà vu ça avec des vrais flics infiltrés. A un moment, ils font les flics …
Monk/Frankie : Ho, ho, ho. Je ne comprends pas, comment ça « de vrais flics »
Stottlemeyer : Euh … Ce n’est pas ce que je voulais dire …
Monk/Frankie : Pas question que j’arrête. Je suis allé trop loin pour arrêter maintenant. On est près du but. On sait déjà qui est la cible. Tout ce qu’il me reste à découvrir, c’est la raison. Pourquoi est-ce qu’on voudrait descendre ce gars la ?
Nathalie : D’accord, je crois qu’on va appeler le docteur Bell.
Monk/Frankie : Pourquoi ?
Nathalie : Parce que vous commencez à y prendre du plaisir. J’ai l’impression que ça vous plait d’effrayer les gens. Vous avec passé tellement de temps à réprimer tant d’émotions profondes, maintenant, c’est comme si vous lachiez tout d’un seul coup. Vous n’êtes plus vous-même.
Monk/Frankie : Ou alors, peut être que je suis vraiment moi pour la première fois.
Nathalie : Monsieur Monk, regardez, c’est Harold Krenshaw que vous bousculez sur ces photos.
Stone : Bon, c’est moi qui décide. Alors l’opération est suspendue.
Monk/Frankie : Vous ne m’arrêterez pas. Vous ne pourrez pas. Je vais terminer ce que j’ai commencé. Avec vous ou sans vous. C’est clair ?
Stottlemeyer : Monk. Asseyez vous.
Monk/Frankie : Laissez moi passer Leland. Je vous recontacterai.
Stottlemeyer : Je ne suis pas sur de connaitre ce gars la.
Sous le regard fier de Stottlemeyer, Monk sort, laissant tout le monde effaré.
Lola est dans sa chambre. On frappe à la porte,
Lola : Une seconde. Je savais que tu viendrais. Comme un papillon vers la lumière. Ca s’est bien passé ? Quoi, tu ne l’as pas tué ?
Frankie/Monk : Pas encore.
Lola : Mais pourquoi ? Il y a eu un problème ? Frankie, tu as donné ta parole à Jimmy Barlowe. Je te conseille de ne pas le …
Frankie/Monk : Je ne peux pas dessouder un mec sans la moindre raison. Je veux savoir qui est Greenblatt ? Et pourquoi il a autant d’importance.
Lola : Depuis quand ça t’intéresse ? Tu as oublié ce que tu m’as dit à Barcelone ou quoi ? Dès que tu poses des questions, c’est que c’est le moment d’arrêter.
Frankie/Monk : Je ne veux plus entendre parler de Barcelone. C’est de l’histoire ancienne.
Lola : Exactement ce que je me tue à te dire depuis hier, mon chou. Nathalie sait que tu es là ? Est-ce qu’elle aussi, c’est de l’histoire ancienne ? J’allais justement me coucher. Tu me mets un peu de crème ?
Frankie/Monk : Ca suffit, Lola. Arrête tes petits jeux. Qui est Stanley Greenblatt ? J’ai besoin de savoir.
Lola : D’accord, Frankie. Tu as gagné, je vais te le dire. Mais d’abord viens t’asseoir auprès de moi. Il y a peut être des micros. Plus près. Je n’en sais rien.
Elle le jette sur le lit et l’embrasse mais elle se lève rapidement
Lola : Je peux savoir qui tu es ?
Monk : Tu sais bien qui je suis. Je suis Fra…drian Depal…monk.
Lola : Quoi ?
Monk : Je m’appelle Adrien.
Lola : Attends une seconde. Non, non. Je suis un peu perdue sur le coup. Qu’est-ce qu’il se passe ? Est-ce que tu vas bien ? Tu te comportes bizarrement, comme un gars sous hypnose.
On frappe à la porte.
Voix : Lola !
Lola : Il manquait plus que ça ! Bouge pas. Une seconde. Oui ?
Lenny : Tu n’as pas vu Frankie ?
Lola : Si, si, il est la. Enfin je crois.
Lenny : Ca fait des plombes que je te cherche partout. Mais qu’est-ce que tu fais ?
Frankie/Monk : Je me rince la bouche.
Lenny : Oncle Jimmy est super énervé. Il en a marre que tu le balades. Il veut que tu butes ce mec ce soir. Ca commence à nous gonfler d’attendre l’enterrement.
Frankie/Monk : Non. Pas ce soir. Non, désolé. Très mauvaise idée. Pas possible, j’ai autre chose de prévu. Je dois tuer un autre bonhomme à Pasadena tout à l’heure. J’ai déjà acheté les balles, alors …
Lenny : Jimmy dit que si tu ne le fais pas, ou si tu peux pas le faire, c’est moi qui aurai le contrat. Alors qu’est-ce que tu décides, tu vas faire le boulot ou non ? Oui ? Alors on va s’y mettre tout de suite. Il faut qu’on sorte par le parking. J’ai vu un type un peu louche dans le hall, je me demande si ce n’est pas un flic. On va prendre ma voiture.
Frankie/Monk : Non, non, pas la peine, reste là. Je vais me charger du vieux bouc. Je le bute et je te téléphone quand c’est fait.
Lenny : Non, non. Jimmy veut que je t’accompagne. Il a insisté la dessus. On dirait qu’on va faire équipe.
Frankie/Monk : OK.
Lenny arrête sa voiture devant la maison de Greenblatt.
Lenny : Il y a un souci ?
Frankie/Monk : C’est trop calme.
Lenny : Trop calme ? Mais c’est bien au contraire. Tu veux faire ça aux heures de pointe ? Allez, au boulot.
Frankie/Monk : Je viens de me rendre compte d’un truc, j’ai oublié mon flingue. C’est mon arme porte-bonheur.
Lenny : Qu’est-ce que tu ferais d’un flingue ? ça doit avoir l’air d’un accident.
Frankie/Monk : Je vais y aller tout seul, toi tu vas rester dehors près de la voiture, tu vas faire le guet. Si tu vois un mec, tu klaxonnes.
Lenny : Oui, d’accord.
Monk entre dans la maison.
Monk : Monsieur Greenblatt ? Bonsoir Stanley. Je m’appelle Adrien Monk. Je travaille pour la police. Monsieur Greenblatt ? Hé ! Monsieur Greenblatt ? Ho mon dieu !
Il le découvre couché sur le sol, inanimé. Enny entre.
Lenny : Il est canné ?
Frankie/Monk : Crise cardiaque.
Lenny : Bien, coup de chance.
Nathalie entre dans le bureau du capitaine Stottlemeyer.
Nathalie : Vous avez une minute, capitaine ? Monsieur Monk voudrait vous dire quelque chose.
Monk : Pardon.
Nathalie : Pas comme ça, venez en face de lui.
Monk : Je suis désolé.
Nathalie : La carte. Lisez la.
Monk : Pardon. J’ai eu vachement tort. C’est un jeu de mot à cause de la vache. Je suis désolé de vous avoir blessé. Accordez moi une autre chance. Il serait triste que mon attitude inconsidérée puisse détruire notre belle romance. C’était la seule qui restait.
Stottlemeyer : Je vous remercie, Monk. J’imagine les efforts que ça a du vous couter d’envoyer Nathalie acheter à votre place ce machin.
Nathalie : Oui, d’accord, c’est moi qui l’ai achetée mais c’est lui qui l’a payée. Enfin, il va me rembourser. L’important, c’est qu’il se rend compte de ce qu’il a fait et que ça le chagrine beaucoup. Il n’avait jamais eu autant de pouvoir avant, ça lui est monté à la tête comme une drogue mais il a retenu la leçon. Dites ce que vous avez retenu.
Monk : Je ne suis pas un gros dur.
Stottlemeyer : Bien sur que si.
Monk : Je ne crois pas, non.
Stottlemeyer : Monk. Vous êtes l’un des gars les plus coriaces que je connaisse. Seulement vous n’en faites pas étalage. Mais c’est en vous. Enfoui bien profondément. Vous avez berné tous ces gens, vous n’auriez pas pu si vous n’aviez pas eu ça en vous. Et vous vous êtes dressé contre moi. Je suis fier de vous, mon vieux.
Monk : Je ne sens plus rien. J’ai eu le truc. Je l’ai tenu l’espace d’une journée mais il s’est envolé.
Stottlemeyer : Qu’est-ce que vous racontez ? Il est encore là. Quand vous en aurez besoin, quand vous serez dos au mur, ça reviendra.
Nathalie : Qu’est-ce qui est arrivé à Jimmy Barlowe ?
Stottlemeyer : Rien. On ne peut pas le toucher. Aucun crime n’a été commis d’un point de vue technique.
Nathalie : Mais Monsieur Greenblatt ?
Stottlemeyer : Mort de cause naturelle. Il n’y a eu aucun meurtre, aucun échange d’argent n’a eu lieu. Je viens de parler à l’agent Stone, l’affaire est classée.
Nathalie : Quelque chose continue à m’échapper, pourquoi la mafia voulait le faire tuer ?
Stottlemeyer : Personne ne peut vous répondre. Et ça risque de durer.
Monk : Alors, tout est fini.
Stottlemeyer : Merci encore pour la carte. Je l’ajouterai à ma collection.
Nathalie : Elles sont jolies. Ca vient de vos enfants ?
Stottlemeyer : Oui.
Monk se fige, il regarde les deux cartes du Capitaine.
Monk : Deux cartes d’anniversaire, offertes par vos enfants.
Stottlemeyer : Tout à fait.
Monk : Ils ont tous les deux envoyé une carte.
Stottlemeyer : Exactement.
Monk : Vous êtes le père de deux enfants, donc vous recevez deux cartes.
Stottlemeyer : Vous savez, Monk, il n’y a rien qui nous oblige de dire à voix haute ce qui nous passe par la tête.
Monk : Leland, chez Greenblatt, lorsque je me trouvais au domicile de Greenblatt, j’ai vu deux cartes de vœux posées sur une étagère. Les deux disaient « Joyeux anniversaire papa ». Il y avait deux cartes.
Nathalie : Comment ça, deux cartes de vœux ? Qu’est-ce qu’on peut en déduire ?
L’agent Stone les rejoint au cimetière de Los Angeles et regardent de loin l’enterrement de Greenblatt.
Stone : Comment a-t-on pu louper ça ? Le fils de Greenblatt, il s’appelle Alvin, il est décédé l’an dernier et il travaillait dans un des casinos de Jimmy Barlowe.
Stottlemeyer : Et on n’a jamais retrouvé son corps.
Stone : Exact. Aucune trace. Il s’est noyé près de Catalina. Est-ce que quelqu’un pourrait m’expliquer ?
Stottlemeyer : Alvin Greenblatt est encore en vie. Nous pensons qu’il a dérobé une somme d’argent au casino, à la suite de quoi il a simulé sa mort.
Stone : Il est encore vivant ? Vous avez la preuve de ça ?
Stottlemeyer : Il a envoyé une carte d’anniversaire à son père il y a une semaine.
Monk : Lenny m’a clairement dit que son oncle en avait assez de devoir attendre son enterrement. Leur cible principale n’était pas Stanley Greenblatt. Ca ne l’a jamais été, ils en ont après son fils.
Disher : Ils recherchent Alvin depuis plus d’un an.
Nathalie : C’est pour ça qu’ils voulaient tuer Stanley. Pour faire sortir son fils de sa planque. Alvin ne pouvait pas louper les funérailles de son père.
Stone : Il est là ?
Stottlemeyer : Non, je ne le vois pas. Il n’y a personne. Ca m’étonne qu’à moitié. On arrive trop tard.
Disher : Peut être qu’ils l’ont chopé à l’aéroport ? Génial.
Dans l’un des casinos de Jimmy Barlowe. Lenny frappe Alvin Greenblatt.
Jimmy : Un an et demi que j’attendais ce moment. Où est mon pognon, espèce de petite ordure.
Alvin : J’en sais rien. Non !
Alvin : D’accord, d’accord. Attendez, je l’ai planqué dans mon grenier, chez moi, il est sous les lattes du plancher en bois.
Jimmy : Tu sais quoi, j’ai pas une bonne nouvelle pour toi. Je crois que tu me dis la vérité. Tue le.
Alvin : Non ! Non ! Arrêtez …
Frankie/Monk : C’est une fête privée ?
Jimmy : Ca va Frankie ? Je te croyais parti.
Lenny : C’est quoi ce costard ?
Frankie/Monk : T’occupes, c’est pour les gens qui ont un cerveau.
Lenny : Quoi ?
Frankie/Monk : J’ai deviné ce qu’il se passait. Je sais additionner deux et deux. Ce mec c’est le fils Greenblatt. Alors, il t’a chourré combien ?
Jimmy : Sept cent mille dollars, mais il a tout dit, on allait le finir.
Frankie/Monk : Laisse moi le faire. File moi ça.
Lenny : L’arme ? Pourquoi faire ?
Frankie/Monk : Je suis un professionnel.
Lenny : Quoi ?
Frankie/Monk : Allez, donne. Je tiens à ma réputation, son vieux est mort dix minutes avant que je puisse m’occuper de lui. Ca m’a filé les boules, je passe pour quoi moi ? Laisse moi faire, je facture pas, c’est la maison qui l’offre. Pour la paix de mon esprit. Laisse moi l’envoyer dix pieds sous terre.
Jimmy : Tu veux dire six pieds sous terre ?
Frankie/Monk : Comme tu veux, moi je préfère dix. C’est toi qui vois. Allez, file moi ça.
Lenny : Non, c’est moi qui le fais. C’est moi qui vais le descendre.
Frankie/Monk : Donne moi le flingue. Lenny ! Ecoute moi, Leonard, donne moi le flingue.
Lenny : OK. Vas y.
Alvin : Non, non, arrêtez !
Frankie/Monk : On ne bouge plus, tous, les mains en l’air, pas de bêtise.
Agents armés : FBI ! Les mains en l’air !
Stone : Les mains en l’air, personne ne bouge.
Lenny : Je l’avais bien dit qu’il était louche, ce mec là, j’en étais sur !
Stottlemeyer : Je vous l’avais dit, non ? Vous avez toujours le truc.
Nathalie : Ca va, monsieur Monk ? J’ai eu tellement peur !
Monk : Surement pas autant que moi !
Stone : Beau travail, Monk !
Jimmy : Frankie Depalma. Tu es un homme mort.
Nathalie : Très exactement depuis vendredi.
Lenny : Je le savais que tu étais louche.
Le livreur est revenu chez Monk.
Monk : Alors, qu’est-ce que vous en dites ? Ca fait quand même beaucoup de glace. Non ? Ca devrait pas en faire autant que ça.
Livreur : Oui, j’ai bien compris. Vous pouvez reculer un peu ?
Monk : Oui.
Livreur : OK. Alors, voila. En fait le court circuit est cassé. J’en ai un dans mon camion. Je peux vous le changer tout de suite.
Monk : Parfait.
Livreur : Ca fait deux cents dollars.
Monk : Mais je l’ai acheté il y a une semaine. La garantie doit encore marcher, non ?
Livreur : Normalement, oui, seulement il n’était pas installé comme il faut. Donc elle est annulée.
Monk/Frankie : C’est vous qui l’avez installé. Vous êtes venu ici la semaine dernière.
Livreur : Je le répare ou pas ?
Monk/Frankie : Bien sur que vous réparez. Et vous allez réparer gratuitement.
Livreur : Je crois pas, non.
Monk/Frankie : Vous allez me le réparer gratuitement.
Livreur : Vous pouvez toujours vous brosser.
Ils se regardent méchamment. Nathalie vient se placer derrière Monk et fixe le livreur qui baisse sa garde sous son regard.
Livreur : Ecoutez, je crois que je … je … Oui, je crois que vous avez raison. Ca doit rentrer dans la garantie. Je vais chercher la pièce.
Monk : Hé. Je le tiens encore.
Nathalie : Bien sur, que vous le tenez encore.
Rédigé par mamynicky