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#113 : Monk prend l'avion

Image illustrant l'épisode 1.13 - Monk prend l'avion

Sharona va rendre visite à sa tante dans le New Jersey et doit prendre l’avion. Monk qui ne peut envisager de rester seul sans sa fidèle infirmière surmonte sa peur de l’avion et se décide à l’accompagner.

Toutefois, souffrant de claustrophobie Monk ne peut rester tranquille et va rapidement soupçonner un passager de s’être débarrassé de sa femme.

Popularité


4.67 - 3 votes

Titre VO
Mr. Monk and the Airplane

Titre VF
Monk prend l'avion

Première diffusion
18.10.2002

Première diffusion en France
21.10.2005

Diffusions

Logo de la chaîne TF1

France (inédit)
Vendredi 21.10.2005 à 21:00

Logo de la chaîne USA Network

Etats-Unis (inédit)
Vendredi 18.10.2002 à 22:00

Plus de détails

Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénariste -
David  Stern
Réalisateur -
Rob Thompson

Absence du capitaine Stottlemeyer.

- - - - - -      Cast      - - - - - -
Garry Marshall - Warren Beach
Jennifer Dale - Barbara Chabrol
Carl Marotte - Stefan Chabrol
Brooke Adams - Leigh
Hal Eisen - Neil
Tim Daly - lui-même
Robin Duke - Tante Minn
Francois Klanfer - Bernard
Nicola St. John - la femme énervée
Haylee Wanstall - la petite fille
Cliff Saunders - Nathan
Indiana Jagait - l'agent de sécurité n°1
Hedy McKenzie - l'agent de sécurité n°2
Howard Hoover - le copilote
Ed Sahely - l'employé aux billets
Bruce Beaton - le chef d'équipe
- - - - - - - - - - -
1.13 – Monk prend l’avion 

Sharona doit s’absenter 7 jours. Elle doit se rendre auprès de sa tante Minn dans le New Jersey et demande à Monk de choisir entre rester sous la garde de sa sœur ou prendre l’avion avec elle. Après bien des hésitations, il choisit de la suivre.

A l’aéroport dans la salle d’embarquement, il remarque un couple et note que la jeune femme qui porte une cape rouge se met sur la pointe des pieds pour embrasser son compagnon. Pendant que Monk, au guichet d’embarquement demande si toutes les révisions ont été faites sur l’appareil et à quelle date remonte la dernière désinfection, la jeune femme à la cape rouge se rend aux toilettes. Elle n’a pas le temps d’être étonnée par l’apparition de son sosie : une jeune femme coiffée, maquillée et vêtue exactement comme elle la tue d’un coup de révolver. 

Monk dont le coupe-ongles a été confisqué au passage du scanner doit affronter une fouille pour avoir actionné la sirène en passant sous la porte.  La 2ème jeune femme blonde à la cape rouge rejoint l’homme que la 1ère accompagnait en lui demandant «comment ça a été ?» il répond que ça s’est passé comme prévu et qu’on ne la retrouvera jamais. 

Dans la file pour l’embarquement, la jeune femme, Barbara Chabrol, se présente seule indiquant que son mari va la rejoindre un peu plu tard. Puis c’est au tour de Monk qui n’arrive pas à lâcher son billet malgré les efforts de l’hôtesse pour le récupérer. Monk est repéré par le personnel pour problèmes en vue. 

Monk est placé à côté de Warren Beach qui engage la conversation avec Sharona et Adrien. Barbara Chabrol réclame un verre d’alcool à l’hôtesse qui refuse indiquant qu’il faut attendre le décollage de l’avion. La jeune femme s'excuse en expliquant qu’elle est nerveuse car c’est son premier voyage en avion. 

Monk qui vient de repérer le bouton d’appel de l’hôtesse le teste plusieurs fois se faisant cataloguer de «cinglé». Pour détourner son attention du bouton, Warren Beach lui montre le pin’s qu’il a reçu pour avoir dépassé le million de miles en avion. Monk remarque le sac de Barbara Chabrol qui malgré qu’elle effectue son premier vol en avion, arbore le même pin’s à son sac.

Warren, en lui confiant sa carte de visite, se présente comme le plus grand distributeur de rallonges électriques à travers le monde proposant différentes longueurs.  Après les diverses interventions de Monk lors de la récapitulation des gestes à faire en cas d’incidents, l’hôtesse lui propose de lui trouver une place dans la soute à bagages. 

L’attention de Monk est attirée par le couple Chabrol qui s’enlace avant de s’asseoir à leurs places et note que Madame Chabrol auparavant obligée de se dresser sur la pointe des pieds aurait pris quelques centimètres entre temps, lui permettant de garder ses pieds à plat. 

L’avion démarre et Monk, serrant les mains de Sharona et de Warren Beach, émet  l’hypothèse que le mari a assassiné sa femme. 

Une petite fille, placée devant lui, énerve Monk en lui demandant :
- Pète et Répète sont sur un bateau ; Pète tombe à l’eau – qui reste ?
à quoi Monk répond :
- Répète
- Pète et Répète sont sur un bateau ; Pète tombe à l’eau – qui reste ?
- Répète
- Pète et Répète sont sur un bateau ; Pète tombe à l’eau – qui reste ?
- Répète
- Pète et Répète sont sur un bateau ; Pète tombe à l’eau – qui reste ?
- Répète  ……… 

Warren le sauve en lui présentant des échantillons de rallonge. Cherchant Sharona, Monk la trouve installée en première classe à côté d’un acteur très connu, discutant de sa prochaine pièce. Monk qui a besoin d’elle, en pleine détresse, la dénonce d’occuper une place à laquelle elle n’a pas droit. 

De plus en plus persuadé que Chabrol a tué sa femme et voyage avec une autre personne, Monk demande à Sharona de subtiliser le billet des Chabrol placé dans le coffre des bagages à main. Ils apprennent ainsi que les Chabrol ont une correspondance pour Paris. 

Warren qui a entendu, essaie de persuader Monk qu’il se trouve en état de grand stress et qu’il tente d’oublier que l’avion pourrait s’écraser en cherchant à tout prix quelque chose qui pourrait occuper son esprit pendant tout le voyage. Il l’exhorte à se détendre et lui offre un loup neuf à mettre sur les yeux, fait basculer son siège et lui fait quitter ses chaussures. Puis il lui affirme qu’il est dans un endroit calme sans personne autour de lui, aucun meurtre ni assassin à l’horizon. Monk commence à se détendre mais entend l’hôtesse apporter à Madame Chabrol le plat végétarien qu’elle a commandé mais celle-ci le refuse et demande de la dinde. Devant l’hôtesse étonnée, Monsieur Chabrol affirme que c’est lui qui s’est trompé en commandant le plat végétarien.

Tous ses sens à nouveau en éveil Monk redresse son fauteuil et regarde le couple avec suspicion ; il décide d’appeler le capitaine Stottlemeyer. Ce dernier est absent et le lieutenant Disher répond, étonné que Monk se trouve dans un avion «qui vole en plein ciel». Monk lui demande si un corps correspondant à la description de Madame Chabrol n’a pas été retrouvé le matin même à l’aéroport, en lui expliquant la raison de son appel.

Se fiant à l’instinct de Monk, Disher décide de se renseigner. Monk constate avec effarement que Monsieur Chabrol stabilise son verre juste avant que l’avion ne vire et en déduit qu’il connaît parfaitement les réactions des avions.

Il rappelle Randy Disher qui lui confirme qu’il vient de trouver des renseignements sur Stefan Chabrol. Il est en effet pilote sur la ligne Paris – AirLines. Barbara Chabrol, grosse fortune, n’a plus ses parents, décédés. Monk pense tenir le mobile : Stefan Chabrol a décidé de vivre avec une autre femme tout en continuant de jouir de la fortune de Madame Chabrol. Cette dernière a été assassinée par son mari avant l’embarquement mais pour tout le monde, elle est montée dans l’avion avec Paris comme destination.

Disher part immédiatement à l’aéroport pour enquêter sur place. La voyageuse placée derrière Monk, qui a tout entendu, rejoint Stefan Chabrol au bar et l’informe des soupçons de Monk. Un autre voyageur, revenant des toilettes, salue le couple Chabrol, qu’il semble bien connaître ; toutefois la jeune femme a oublié à quelle occasion elle a fait sa connaissance. Les doutes de Monk s’en trouvent confirmés. Monsieur Chabrol invite alors le voyageur à prendre un verre de vin pour l’éloigner de son épouse. 

Stefan Chabrol profite de cette occasion pour renverser un verre de vin sur le pantalon de Monk qui doit se rendre aux toilettes pour enlever la tâche. Alors que tout le monde somnole dans l’avion, Madame Chabrol pousse le lourd chariot des boissons devant la porte des toilettes occupées par Monk.

De son côté, dans le local réservé au personnel, Stefan Chabrol débranche un tuyau du circuit de refroidissement et verse un peu du liquide dans le verre destiné à son invité, qu’il rejoint aussitôt. 

Après avoir nettoyé son pantalon, Monk n’arrive pas à ouvrir la porte de la cabine mais Sharona vient le délivrer au moment où l’invité de Chabrol est retrouvé mort sur son siège. Le pilote alerté trouve un tube de pilules pour le cœur dans l’une de ses poches et pense qu’il s’agit d’une crise cardiaque. Monk, après lui avoir confié ses soupçons sur le couple, évoque sa conviction que les Chabrol sont impliqués dans ce nouveau décès. Ne possédant pas de plaque de police sur lui et l’hôtesse signalant en aparté au pilote qu’il se trouve devant le passager à problèmes, Monk est poliment reconduit à sa place mais fait signe à Sharona de dérober le verre de vin au passage. 

Monk explique à Warren Beach et à Sharona que seule une autopsie pourrait étayer ses déclarations mais devant le manque de temps il lui faut trouver une preuve physique avant que le couple ne soit arrivé à Paris. A l’aide du briquet de Warren, offert par sa société pour avoir vendu 1.500 kilomètres de rallonges électriques, Monk fait évaporer le vin et constate qu’un résidu d’éthylène, solvant utilisé dans les circuits de refroidissement, subsiste dans le fond du verre. 

L’hôtesse, alertée par la petite fille placée devant le siège de Monk, confisque le briquet et le verre malgré l’obstination de Monk qui affirme qu’il s’agit d’une preuve matérielle.

Stefan Chabrol défie Monk du regard qui lui demande où il a caché la dépouille de sa femme, puis il appelle l’hôtesse pour lui demander de tenir Monk, qui l’ennuie, éloigné de lui. Menacé d’être appréhendé par la police dès l’atterrissage pour désobéissance au personnel navigant, Monk se voit intimer l'ordre de regagner sa place.  

Monk, consigné sur son siège, observe le couple Chabrol placé de l’autre côté de l’allée. Stefan a posé ses chaussures pour s’assoupir confortablement. Se souvenant que Chabrol était en retard à l’embarquement parce qu’il faisait cirer ses chaussures, Monk demande à Warren de lui passer une rallonge électrique. Warren, voulant l’aider dans son enquête lui prête un prototype possédant un crochet. Monk harponne la chaussure qu’il ramène vers lui. Warren tient la chaussure pendant que Monk examine la semelle. Ils découvrent des traces de ciment.  

Le Lieutenant Disher, alerté par téléphone, apprend qu’il y a un chantier pour la rénovation d’un terminal. Il s’y rend et constate qu’il se trouve près des toilettes pour dames. Les ouvriers ont coulé du béton pour une fondation le matin même. Il décide de faire casser le béton pour découvrir le corps au cas où Chabrol l’y aurait emmené. Mais il demande à Monk de retenir le couple avant son embarquement pour Paris. 

Après l’atterrissage, Monk, impuissant, assiste à l’enregistrement du couple pour l’embarquement. Disher l’appelle pour l’informer qu’ils ont bien trouvé un corps mais qu’ils ont besoin de 20 minutes supplémentaires pour l’identification.

Monk a une idée et demande à Disher de trouver une liste de service pour un vol quittant Newark. Relevant le nom du commandant du vol pour Paris, il appelle l’aéroport et se fait passer pour un ami de celui-ci. Il s’inquiète de savoir s’il est bien arrivé pour le départ de son vol malgré la nuit de bringue qu’ils ont passée ensemble. Il signale que bien qu’il ait essayé, vu son état, de l’empêcher de partir, le commandant a tenu à assurer son vol. L’effet est immédiat, l’hôtesse demande aux passagers du vol pour Paris de ne pas quitter leur place, le départ étant retardé.

Le Lieutenant Disher rappelle Monk car ils ont trouvé le corps d’une femme répondant au signalement donné. Le couple meurtrier est aussitôt appréhendé par la police de Newark.  

Monk, triomphant et satisfait, accompagné de Sharona et Tante Minn, regarde passer les prisonniers.

Stefan Chabrol se fait confirmer qu’il s’agissait bien du premier vol de Monk et conclut qu’il est la preuve qu’on ne peut pas tout prévoir. 

Tante Min emmène ses visiteurs mais Monk regarde un avion décoller en se disant que logiquement, c’est impossible.

Il pense peut-être aussi à son retour vers San Francisco…. 

1.13 – Monk prend l’avion 

Sharona et Monk entrent dans l’aéroport.

Monk : A quelle heure doit-elle arriver ?
Sharona : Dans quelques minutes. Il faut se dépêcher.
Monk : D’accord. Je vais enfin rencontrer la célèbre tante Minn.
Sharona : Oui.
Monk : Est-ce que tu lui as parlé de moi ?
Sharona : J’ai dû mentionner ton nom une ou deux fois
Monk : Et qu’est-ce que tu as dit ?
Sharona : Je lui ai dit la vérité. Désolée.
Monk : Une seconde Sharona. Attends, on n’est pas au bon étage. Ici c’est les départs, les arrivées c’est au-dessus.
Sharona : Tu devrais peut être t’asseoir. Bon, voilà, Adrien j’ai une bonne et une mauvaise nouvelle. Laquelle je te dis en premier ?
Monk : Aucune.
Sharona : Il faut bien en choisir une.
Monk : Je n’en ai pas envie. Si tu commences par la bonne nouvelle, je n’en profiterai pas parce qu’après je sais que m’attend une mauvaise nouvelle et je ne penserai qu’à ça. Et si tu m’annonces la mauvaise nouvelle avant, il n’y a aucune chance que j’apprécie la bonne, sachant que …
Sharona : D’accord, c’est bon, ça va. Adrien, stop. Oh, allez, autant me jeter à l’eau. On n’est pas venus récupérer tante Minn.
Monk : Bien sûr que si !
Sharona : Non, je te dis que non. Tante Minn ne vient pas ici. C’est moi qui vais la voir. Mon avion doit décoller dans une heure. Je vais m’absenter sept jours.
Monk : D’affilée.
Sharona : Oui, d’affilée. Je ne voulais pas te le dire, je savais que tu paniquerais. Et tu as le choix, soit de rester ici …
Monk : Complètement seul ?
Sharona : Non, ma sœur veillera sur toi. Ou alors, tu viens avec moi, je t’ai pris des affaires.
Monk : Je ne sais pas. J’ai besoin d’un ou deux jours pour me décider.
Sharona : Tu as à peine cinq minutes.

Haut parleur : Dernier appel pour le vol 395 à destination de Boston. Les passagers sont priés des se rendre porte 10 Je répète, dernier appel pour le vol 395 pour Boston.
Adrien ? Adrien ! Alors ta réponse ?

Monk : Euh … Je vais rester.
Sharona : Sans personne avec toi ?
Monk : Non, finalement je vais plutôt venir.
Sharona : Dans l’avion ? Tu es sur ?

Machinalement, Monk note qu’une femme avec une cape rouge se met sur la pointe des pieds pour embrasser son mari. Plus tard, dans les toilettes, la jeune femme avec la cape rouge, voit son sosie entrer, vêtue de la même manière.

La femme : Je peux vous emprunter votre rouge à lèvres ? C’est la dernière chose qui me manque encore.

Elle la tue avec deux balles de révolver. Puis elle termine son maquillage avec le baton de rouge de la morte.

Sharona et Adrien se présentent à l’enregistrement.

Haut-parleur : Mesdames et messieurs, le vol 476 pour Saint-Louis est retardé.

Agent : Je vous assure, monsieur Monk, chaque appareil a un carnet d’entretien en bonne et due forme.
Monk : Je pourrais le voir ?
Sharona : Adrien ! Arrête, monsieur n’a pas le carnet d’entretien sur lui.
Monk : Combien de temps pour en avoir une copie ?
Voyageuse : Voilà qu’il veut voir le carnet d’entretien, maintenant. Je suis sure que je vais l’avoir à côté de moi !
Monk : Et la dernière fois que l’on a complètement désinfecté l’avion, ça remonte à quand, selon vous ?
Haut-parleur : Mesdames et messieurs, les bagages
Sharona : Adrien, dépose ce qu’il y a dans tes poches la dedans.
Agent de sureté : Vous n’êtes pas obligé de tout mettre dans des sachets.
Sharona : Si, il y tient.
Agent de sureté : Désolé, mais vous ne pouvez pas embarquer avec un coupe ongles.
Monk : Donc, on ne peut pas partir, c’est bien ce que vous me dites. Nous devons rester ici.
Agent de sureté : Non, nous allons seulement le confisquer.
Monk : Tu es sure de vouloir t’envoler sans coupe ongles ?
Sharona : J’irai t’en acheter un quand on sera là-bas.
Monk : Mais tu n’en trouveras peut être pas du même modèle.
Sharona : Ça ne fait rien
Agent de sureté : Merci. Bon voyage. Allez-y ! Passez sous le portique, monsieur. Allez y, passez !

Son passage actionne la sonnerie.

Agent de sureté : Fouille au corps ! Ecartez les bras, s’il vous plait, monsieur.

La femme en cape rouge rejoint ensuite l’homme qui accompagnait la première.

La femme : Comment ça était ?
L’homme : Tout s’est passé exactement comme prévu. On ne la retrouvera jamais. Allons y.
Haut-parleur : Les passagers du vol Blue Sky Air sont priés …
Sharona : Adrien ? Hé ! Est-ce que ça va ? Tu veux un sédatif ? J’en ai un.
Monk : Non. Merci.
Sharona : Regarde. J’ai pris des magazines.
Monk : Tu en amènes autant que ça ?
Sharona : Qu’est-ce qui ne va pas ?
Monk : C’est seulement que ça risque de faire beaucoup de poids en plus.
Sharona : Je te promets que tout va bien se passer. C’est la façon de voyager la plus sure.
Monk : Je sais qu’au point de vue statistique, il n’y a pas plus sur que l’avion mais j’ai un problème, quand je vois cette chose décoller. Je sais que ça se produit 10.000 fois par jour, mais c’est vraiment quelque chose d’impossible à concevoir quand on y réfléchit. Comment est-ce que ça peut volet ? Ils sont en métal, ça pèse au moins 200 tonnes et en plus tu apportes tous ces magazines.
Sharona : Adrien, écoute. Je sais que c’est une épreuve difficile pour toi. C’est une étape importante et je dois dire que je suis particulièrement fière de toi.

Monk et Sharona se présentent à l’embarquement. La femme à la cape rouge est devant Monk. Son compagnon, plus loin, fait cirer ses chausures.

Agent : Bonjour, madame Chabrol, votre mari vous accompagne ?
Mme Chabrol : Tout à fait, il a tout simplement un peu de retard.
Agent : Il faudrait qu’il ne tarde pas trop, il ne lui reste pas beaucoup de temps. Passager suivant, s’il vous plait ? Monsieur Monk ? Ravis de vous accueillir.
Sharona : Il est un petit peu nerveux.
Agent : Il n’y a vraiment pas de quoi, monsieur. Est-ce que vous pourriez lâcher votre billet ?
Monk : Attendez un instant. Allez-y, faites vite, prenez-le.
Agent : Problème en vue.
Agent 2 : Oui, on dirait.

Dans l’avion.

Sharona : C’est par là.
Monk : Ha ben dis donc ça m’a l’air plutôt bien.
Sharona : C’est la première classe, nous on est en seconde, continue tout droit. Oh mon dieu !
Monk : Quoi ?
Sharona : Oh mon dieu, mais c’est Tim Daly ! J’adore ce type !
Monk : C’est quoi ? Un acteur ?
Sharona : Oui, il jouait dans la série Wings.
Monk : Non, jamais vu. C’était bien ?
Sharona : Oui, enfin, lui, il l’était. Bonjour ! Oh, Adrien, viens par ici. Rang numéro 11. C’est là qu’on est. Place C et D.
La voyageuse : Oh ! J’en étais sure ! C’est toujours pour moi les cas sociaux !
Sharona : Installons-nous. Tu veux prendre le siège sur l’allée ou celui du milieu ?
Monk : Je préfère le … celui … sur l’allée. Oui.
Sharona : Sur ?
Monk : Oui, sur l’allée. Non, non, milieu, milieu, non, allée, je vais prendre le A-A allée, milieu, milieu.
Warren Beach : Monsieur, monsieur, prenez le mien, ça ne me gêne pas …
Sharona : Je vous en prie, ne lui offrez pas un troisième choix, sa tête va exploser autrement. C’est gentil de votre part, monsieur, merci beaucoup ! Va au milieu.
La voyageuse : ah il a l’air gratiné celui-là en plus ! Je vous dis que je les attire.
Passager : Excellent choix. Alors, voyage d’affaire ou bien d’agrément ?
Monk : Nous … nous allons rendre visite à sa tante dans le New Jersey, alors ni l’un ni l’autre.
Beach: Je m’appelle Warren Beach. « Beach » comme Coney Island.
Monk : Adrien Monk.
Beach: Alors, qu’est-ce vous … Je ne suis pas malade.
Sharona : Oh, mais lui, il l’est.
Monk : Qu’est-ce que c’est ?
Sharona : Il s’agit d’un petit manuel qui sert à expliquer les consignes à suivre en cas d’urgence.
Monk : On a combien de temps pour étudier ça en détail ?
Sharona : Oh, ce n’est pas un habitué des transports aériens.
Barbara Chabrol : Excusez-moi, puis je avoir un scotch avec de l’eau s’il vous plait ?
Hotesse : Pas avant d’avoir décollé, madame. Est-ce que tout va bien ?
Barbara : C’est juste que je ne prends pas souvent l’avion.
Monk : Qu’est-ce que c’est ?
Sharona : Oh, c’est pour appeler l’hôtesse, en cas de besoin.

Il se lève et appuie sur le bouton d’appel plusieurs fois.

Hotesse : Vous désirez, monsieur ?
Monk : Rien, je testais seulement le bouton.
Hotesse : Il semble parfaitement fonctionner. Vous pouvez arrêter maintenant.
Sharona : Adrien, allez ! Assieds-toi, assieds-toi. Arrête.
Hotesse : Laissez-moi deviner. C’est votre premier voyage en avion ?
Monk : Oh non, non, je suis déjà monté en avion.
Hotesse : Et où êtes-vous allé ?
Monk : Hé bien en réalité, je suis allé nulle part. Avant que l’on ait décollé, j’ai tellement pleuré, qu’on a demandé à ma mère de me sortir de l’appareil.
Sharona : Dis-lui quel âge tu avais.
Monk : J’avais tout juste vingt-sept ans.

Hotesse : Alors, je te préviens, le onze D est un vrai cinglé.
Steward : Tu as besoin d’un coup de main ?
Hotesse : Moi ? Chéri, je fais ce boulot depuis quelques années maintenant et je n’ai jamais échoué avec un passager.
Beach : Vous savez, pour un premier vol, vous êtes assis à coté de la bonne personne. Tenez, regardez ça, c’est le pin’s qu’on offre aux passagers qui ont dépassé le million de miles. Je suis dans la vente.  Je vole deux ou trois fois par semaine. Jamais eu un seul accroc.
Sharona : Tu vois ?
Beach : Sauf en janvier dernier, à San Diégo, le pilote a dépassé la piste. L’avion a fini sa course sur l’océan. C’est là qu’on se rend compte que leurs brochures, ça vaut rien du tout. Dans la réalité, tout le monde se bat pour accéder le premier à la sortie. Sans compter les gilets de survie, mon pauvre, tous sont loin d’être en bon état. J’aime mieux ne plus en parler si ça ne vous fait rien.
Monk : Haaaaa … (il appuie sur le bouton d’appel)
Hotesse : Comme on se retrouve.
Monk : Pardon, mais cette femme derrière moi, n’arrête pas de tousser et de tousser, sans mettre la main devant sa bouche.
Hotesse : Je ne suis pas sa maman.
Monk : Je sais, mais c’est à cause de l’air. Il est reconditionné et j’ai l’impression qu’elle est en train de me tousser droit sur moi.
Hotesse : Nous avons un circuit spécial de circulation d’air à notre bord. Ce n’est pas règlementaire, mais je vais demander au commandant de directement le brancher sur votre circuit personnel. D’accord ?
Monk : D’accord.
Hotesse : Surtout ne le dites pas aux autres.
Sharona : Merci pour lui.
Monk : Visiblement, elle se moque de moi, n’est-ce pas ?
Fillette : Je Dis donc, monsieur, tu te plains tout le temps, toi.
Monk : Merci.
Fillette : Tu sais comment il faudrait t’appeler ? Monsieur le pleurnichard.
Beach : Elle vous a vite cerné cette petite.
Steward : Oui, au quatrième rang.
Chabrol : Je vous remercie. Barbara !
Barbara : Stefan, te voilà enfin ! Qu’est-ce que tu faisais ?
Chabrol : Figure-toi que je me suis trompé de porte. C’est incroyable.
Monk : Son pin’s. Son pin’s.
Sharona : Quel pin’s ?
Monk : La, sur le sac de cette femme. C’est le pin’s du million de miles.
Sharona : Et alors ?
Monk : Elle a dit à l’hôtesse qu’elle prenait rarement l’avion.
Beach : Finement observé, dites-moi. Vous devriez entrer dans la police.
Sharona : Oh mais il est déjà lieutenant de police. C’est pour ça qu’il note ce genre de petits détails.
Beach : Noter tous les petits détails, c’est la base sur laquelle doit s’appuyer tout bon vendeur. Si jamais vous êtes à la recherche d’un emploi, appelez-moi.
Monk : Des rallonges électriques ?
Beach : Je suis le plus grand distributeur de rallonges électriques à travers le monde. Nous possédons 65% du marché domestique. Modèles d’un mètre cinquante, six mètres, neuf mètres, qui est notre plus grosse vente. Elle est- 50% plus longue que le modèle de six mètres.
Monk : Naturellement. Et vous ne vendez que ça ?
Beach : Et ça me suffit bien. C’est vrai, au fond, tout le monde tient l’existence des rallonges électriques pour acquise, mais essayez donc d’imaginer à quoi ressemblerait le monde sans rallonge ?
Monk : Je dirais que tout l’électro ménager serait collé au mur.
Beach : Exactement. Si vous n’y arrivez pas, appelez Warren Beach.
Commandant: Bonjour, mesdames et messieurs, ici, le commandant de bord …
Monk : Oh, on avance, on est - on est en train de bouger là, on est en train de bouger …
Sharona : Il faut bien que l’avion avance, c’est à ça que ça sert.
Hotesse : Bienvenue à bord du Nationwide airways 635 à destination de Newark, New Jersey. En cas d’une peu probable chute de pression dans l’appareil, sachez que des masques à oxygène tomberont automatiquement du compartiment qui est juste au-dessus de vous.
Monk : Pardon madame, mais vous parlez un petit peu trop vite. Le compartiment qui est situé où ?
Hotesse : Juste au-dessus de vous. Ensuite, placez votre masque sur le nez et la bouche et respirez normalement …
Monk : Vous pouvez refaire le passage en entier ? Je n’ai pas bien vu.
Hotesse : Ensuite, placez le masque sur votre bouche et le nez et respirez normalement.
Monk : Peut être devrait t’on les tester ?
Hotesse : Ce n’est en rien nécessaire, monsieur.
Monk : Et comment être surs qu’ils fonctionnent ?
Passagers : Quoi ? – C’est pas vrai !
Hotesse : Ils fonctionnent tous. D’accord ? L’avion possède quatre sorties ; deux à l’avant …
Monk : Pardon, vous voulez m’excuser un instant ? Ce ne sera pas long.

Il se tourne vers la passagère qui parle avec sa voisine.

Monk : S’il vous plait. Chut !
Sharona : Assieds-toi, ça suffit ! Allez-y, poursuivez. Alors il y a deux à l’avant de l’appareil et ensuite ?
Hotesse : Et une à côté de chaque aile. En cas d’évacuation en urgence, nous demandons aux passagers assis juste à côté des sorties de bien vouloir …
Monk : Je suis désolé. Vraiment navré. Comment peut-t’on être surs que ce sont des passagers compétents qui sont installés à côté des sorties ?
Hotesse : Vous savez, si vous craignez à ce point de voyager en cabine, peut être que vous pourriez faire le reste du voyage dans la soute à bagages ?
Beach : Elle vous a eu, mon vieux.

Chabrol : Qu’est-ce qui se passe ?
Barbara : Je ne retrouve plus son … mon passeport.
Chabrol : Attends, attends, t’énerve pas, il est peut être dans l’autre sac.  Je vais vérifier. Il n’y a pas de raison de s’affoler.
Hotesse : Monsieur, madame, veuillez vous asseoir s’il vous plait. Nous allons décoller.

Barbara : Ah ! dieu soit loué !
Chabrol : Le voilà 

Ils s’embrassent. Monk les regarde.

Hotesse : Excusez-moi !
Monk : Tu as vu ça ? Regarde un peu. µ
Hotesse : Asseyez-vous !
Monk : Quand ils se sont embrassé au terminal, il a fallu qu’elle se mette sur la pointe des pieds.
Hotesse : Madame, monsieur !
Monk : Elle a grandi d’au moins cinq centimètres d’un seul coup.
Steward : Excusez-nous, madame.
Hotesse : Merci !
Sharona : C’est parti.
Monk : Oh mon dieu !

L’avion décolle. Monk écrase la main de Beach dans la sienne.

Beach : Monsieur, s’il vous plait, je ne sens quasiment plus mes doigts.
Monk : Sharona, j’ai un mauvais pressentiment.
Sharona : Je t’en prie, arrête un peu, tout va bien se passer.
Monk : Je ne veux pas parler de ça, je crois que ce monsieur a tué sa femme.
Sharona : Ah oui ?

Fillette : Est-ce que tu aimes les devinettes ?
Monk : Oui.
Fillette : Tant mieux, parce que j’en ai une.
Monk : J’ai dit oui ? Je voulais dire non.
Fillette : Pète et répète sont sur un bateau. Pète tombe à l’eau. Qui reste ?
Monk : Répète !
Fillette : Pète et répète sont sur un bateau. Pète tombe à l’eau. Qui reste ?
Monk : Répète !
Fillette : Pète et répète sont sur un bateau. Pète tombe à l’eau. Qui reste ?
Monk : Répète !
Fillette : Pète et répète sont sur un bateau. Pète tombe à l’eau. Qui reste ?

Sharona est passée en première pour parler à Tim Daly.

Sharona : C’est un nouveau script ?
Daly : Oui, mais je ne sais pas si je vais le faire.
Sharona : « Journal d’un tueur à gages » Si vous le faites, vous comptez raser votre bouc ?
Daly : Pourquoi ?
Sharona : Hé bien à cause d’un petit détail que j’ai noté. Quand vous ne portez pas de bouc, quelque soit le film, c’est un tabac assuré.
Daly : C’est vrai ?
Sharona : Faites le compte. Il y a eu Diner, Wings, De la Terre à la Lune, voyez, que des succès.
Daly : Vous avez raison. Je paie un agent, un avocat, un conseiller, personne ne l’a noté.
Sharona : Alors que quand vous aviez la moustache dans l’Année de la comète, là …
Daly : C’était un bide.

Fillette : Pète et répète sont sur un bateau. Pète tombe à l’eau. Qui reste ?
Monk : Répète !
Fillette : Pète et répète sont sur un bateau. Pète tombe à l’eau. Qui reste ?
Monk : Répète !
Fillette : Pète et répète sont sur un bateau. Pète tombe à l’eau. Qui reste ?
Monk : Répète !

A bout, Monk se lève et appuie sur le bouton d’appel

Hotesse : Oui, monsieur Monk ?
Monk : Dieu soit loué. Aidez-moi. Cette enfant s’acharne sur moi.
Hotesse : Monsieur Monk, je dois aussi m’occuper de 105 autres passagers. Vous ne devez appuyer sur le buton d’appel qu’en cas d’urgence. Est-ce que vous comprenez ? Bien.
Beach : Où est votre amie ? J’ai un truc à vous montrer.
Monk : Elle est aux toilettes.
Beach : Non, ça m’étonnerait, le panneau indique qu’elles sont inoccupées.
Monk : J’espère qu’elle n’est pas partie.
Beach : Où voulez-vous qu’elle soit allée ? Nous sommes dans un avion. Regardez ça Adrien, je pense que vous êtes homme à apprécier ceci. Ce que je tiens dans ma main en ce moment, ce n’est ni plus ni moins que la rallonge, équipée d’un câble renforcé et d’une prise de terre, la plus longue jamais vendue aux particuliers. Elle mesure dix-huit mètres. D’ailleurs, nous l’avons appelée « l’anaconda ». Nous y avons ajouté un crochet pour l’accrocher partout facilement. Nous sommes les seuls à le faire. Regardez comme le crochet accroche bien. Bingo.

Daly : Vous pourriez le lire ?
Sharona : Qui, Moi ?
Daly : Oui. J’aimerais bien avoir votre avis.
Sharona : Vous voulez mon avis ?
Monk : Sharona ! Qu’est-ce que tu fais ?
Sharona : Adrien, je suis occupée.
Monk : J’ai besoin d’aide.
Sharona : Monsieur est mon patron, Adrien Monk.
Daly : Enchanté. Tim Daly.
Monk : Oui, bonjour. On m’a dit que vous avez du talent. J’ai vraiment besoin de toi.
Sharona : Tu devrais retourner t’asseoir et compter les nuages.
Monk : Je l’ai déjà fait. Vingt-trois. Excusez-moi. Je crois qu’elle n’a pas le droit d’occuper ce siège là.
Hotesse : Je suis navrée mais malheureusement il a raison.
Daly : Vous la dénoncez ? Je n’en reviens pas. Vous êtes une balance en fin de compte.
Monk : Madame, il vient de me traiter de balance.

Ils passent en seconde classe.

Monk : Quatrième rangée. Compartiment supérieur.
Sharona : Excusez-moi. J’ai besoin d’une couverture, je crois qu’il y en a une dans ce compartiment. Je l’ai. Merci.

En prenant la couverture, elle subtilise les papiers de Chabrol.

Sharona : Je l’ai trouvé. Stefan Chabrol, C-H-A-B-R-O-L. Ils ont une correspondance pour Paris à 17 h 15.
Monk : Paris ?
Sharona : Voila, maintenant si tu permets, Tim Daly m’a demandé de lire son dernier script.
Beach : Vous croyez vraiment qu’il a tué sa femme ?
Sharona : Il est persuadé que les gens n’arrêtent pas de s’entre-tuer.
Monk : Oui, peut-être. Cela dit, j’ai une excuse, c’est ce que c’est la vérité.
Beach : Je ne sais pas. Écoutez, Adrien, j’arrive à juger les gens sans me tromper. Sans ce don, je ne vendrai jamais aucune rallonge électrique. Du coup, je crois deviner de quoi il est question. Vous êtes dans un état de grand stress. Et vous faites tout pour éviter de penser que cet avion pourrait aller s’écraser sur le flanc d’une montagne.
Monk : Merci.
Beach : Vous cherchez donc à tout prix quelque chose qui pourrait occuper votre esprit tout le voyage.
Sharona : Oui. Il a raison.
Monk : Vous croyez vraiment ?
Beach : Vous devez vous détendre. Buvez un verre.
Monk : Je ne bois jamais.
Beach : Vous ne buvez pas, d’accord. Alors dans ce cas là … Attendez, j’ai une autre idée. Tenez, ça devrait vous aider. Il est absolument neuf, vous êtes le premier à l’utiliser. Mettez-moi  cette chose sur vos yeux. Allez. Ensuite, vous allez enlever vos chaussures, vous allez apprendre à vous détendre. Très bien. Maintenant, vous aller basculer le siège. Aides le un peu.
Sharona : Adrien, bascule.
Beach : Laissez-vous aller.  Et voila.
La passagère derrière : Oh vous permettez ?
Monk : Non, je ne permets pas.
Beach : Comment est-ce que vous vous sentez ?
Monk : Je me sens bien.
Beach : Oubliez vos problèmes. Imaginez vous dans un endroit joli. Imaginez vous à SeaWorld.
Monk : Non, je déteste la foule.
Beach : C’est fermé, ce sont les vacances. Vous êtes tout seul.
Sharona : Voila, très bien.
Beach : Tranquille. Il n’y a eu aucun meurtre, aucun. Il n’y a aucun assassin avec nous à bord de cet avion. Chuuut. Ne faites plus un bruit.
Sharona : Merci beaucoup.
Hotesse : Madame Chabrol. Voila pour vous.
Barbara : Qu’est-ce que c’est que ça ?
Hotesse : Votre plateau végétarien, madame.
Barbara : Oh non, non. Je préférerais de la dinde.
Hotesse : Je suis désolée mais n’aviez vous pas commandé un plateau végétarien ?
Chabrol : Ah mais non, c’est moi qui te l’ai commandé quand j’ai acheté nos billets.
Barbara : Ah oui, j’avais oublié.
Monk : Tu entends ça ?
Sharona : Quoi ?
Monk : Elle a oublié qu’elle était végétarienne. Comment peut on oublier une chose pareille, c’est comme oublier qu’on est républicain. Il se passe quelque chose, je le sens. J’appelle le capitaine Stottlemeyer dès qu’on atterrit.
Beach : Mais vous pouvez le faire maintenant. C’est un téléphone.

Disher : Disher !
Monk : Ici Adrien Monk, le capitaine est là ?
Disher : Non, on est dimanche. Où êtes-vous ?
Monk : Oh hé bien, je suis à bord d’un avion, qui vole … en plein ciel.
Disher : On vous a kidnappé ?
Monk : Non, je vais dans le New Jersey. En avion.  Rien d’extraordinaire. Écoutez, il ne s’est rien passé d’étrange à l’aéroport ce matin ?
Disher : Etrange, dans quel sens ?
Monk : Est-ce qu’on n’aurait pas retrouvé un corps de sexe féminin, la quarantaine, 1m70.
Disher : Un instant. Non, on n’a rien. Qu’est-ce qu’il se passe Monk ?
Monk : Un passager, dans l’appareil, j’ai l’impression qu’il a tué sa femme avant l’embarquement.
Disher : Pourtant, on ne nous a rien signalé.
Monk : Vous pouvez vous renseigner sur cet homme ? Il s’appelle Stefan Chabrol. C-H-A-B-R-O-L.
Disher : Je vais voir ce que je peux faire. Vous êtes vraiment en train de voler en avion ?
Monk : C’est mieux que de voler sans avion, vous ne trouvez pas ? Je vous rappelle.
Disher : D’accord.

Tout le monde dort dans l’avion, sauf Monk. Une secousse l’inquiète.

Monk : Qu’est-ce que c’est ?  A quoi c’est du, ça ?
Beach : Je n’en sais rien. Les volets pour tourner peut être.
Est-ce que vous avez vu ?
Non. Regardez, il savait que l’avion allait virer. Il connait parfaitement les avions. Sharona, écoute-moi. Sharona, réveille-toi. Tu as assez dormi. Il connait très bien les avions. Il a soulevé son verre quand …
mmmm mmmm

Disher : Disher !
Monk : Randy ; je crois qu’il travaille dans l’aviation.
Disher : Oui, je viens de le trouver. Attendez un peu. Vous avez raison, il est pilote sur Paris Airlines. Comment est-ce que vous avez su ?
Monk : Je vous expliquerai. Vous avez quoi sur la femme.
Disher : Sur la femme ? Barbara, nom de jeune fille Lesser. Oh la la, c’est une grosse fortune.
Monk : Des détails ?
Disher : Sa famille dirige la société Lesser Pharmaceuticals. Ses parents sont décédés.
Monk : Et si Stefan avait décidé de vivre avec une autre femme en continuant de profiter de cette fortune.
Disher : Il faudrait qu’il fasse croire que son épouse vit toujours.
Monk : Le voila avec un mobile. Chabrol a trouvé un complice, le sosie parfait de Barbara Lesser. Ils l’ont assassinée à l’aéroport, juste avant l’embarquement. Donc, pour tout le monde, elle est montée à bord, je pense qu’ils ne reviendront jamais ici. Ils se contenteront de rester en France en récoltant le pactole.
Disher : Mais il nous manque le corps, Monk et où est-ce qu’il pourrait bien être ?
Monk : C’est toute la question. Ils se sont surement assurés qu’on ne puisse jamais le trouver.
Disher : Il ne peut pas être dans l’avion. Il ne peut se trouver qu’à l’aéroport. Monk, je fonce directement la bas.

La passagère derrière Monk rejoint Chabrol qui s’est levé.

La passagère : Veuillez m’excuser. Peut être que ça ne me regarde pas, mais vous voyez l’homme rangée 11 fauteuil D. Vous le connaissez ?
Chabrol : Non. Je devrais ?
La passagère : Il n’a pas arrêté de parler de vous depuis le départ. Il dit que vous avez tué votre épouse.
Chabrol : Quoi ?
La passagère : Oui, Oh mais personne ne le prend au sérieux. C’est un vrai cinglé. Mais j’ai pensé que, je ne sais pas, vous devriez peut être l’avoir à l’œil.
Chabrol : Oui. En effet.

Disher est à l’aéroport.

Sécurité : Je vous l’ai dit, tout ça est une perte de temps pour vous comme pour moi. L’aéroport est l’endroit le plus sécurisé de toute la région. S’il y a un cadavre quelque part, on l’aurait déjà trouvé. Je ne sais pas d’où vous pouvez tenir cette information,  
Disher : Je vais vous dire d’où je tiens cette information, mon ami : Adrien Monk. Ca vous dit peut être quelque chose ?
Sécurité : Non.

Dans l’avion, un passager sort des toilettes et en passant devant les sièges des Chabrol, reconnait Stefan.

Le passager : Stefan !
Chabrol : Bernard !
Bernard : Oh comme le monde est petit ! C’est vraiment incroyable. Je pensais justement à votre père. Que dieu ait son ame. Vous rentrez au pays ?
Chabrol : Oui, tout à fait.
Bernard : Moi aussi. Je crois qu’on ne s’était plus revus depuis cette grande fête d’anniversaire. Oh, Barbara, ravissante, comme toujours.
Barbara : C’est un plaisir de vous rencontrer.
Bernard : Me rencontrer ? Oh vous m’avez donc oublié ? Vous me brisez le cœur. Je vous avais appris à danser la valse ce soir-là.
Barbara : Oh, mais oui, c’est vrai. Bien sûr, je suis vraiment impardonnable. Veuillez m’excuser.
Bernard : Ce n’est rien ; voyons. J’espère que vous êtes contente de retrouver Paris ?
Barbara : Désolée, mais c’est ma première visite.
Bernard : Vous m’étonnez, nous avions parlé des charmes de la ville lumière durant au moins trois heures.
Chabrol : Bernard. Je peux vous offrir un verre de vin ?
Bernard : Oh, mais bien volontiers. Ca me fait plaisir, ça fait tellement longtemps que nous nous sommes plus vus.

Chabrol retourne à sa place avec son verre de vin à la main. En passant devant Monk, il fait mine de s’embroncher et renverse le vin sur Monk.

Chabrol : Excusez-moi ! Pardon monsieur, je suis vraiment navré. Je vais vous chercher un mouchoir.
Monk : Non, ça va aller.
Chabrol : Vraiment désolé.
Monk : Sharona, réveille-toi ! Réveille-toi, je t’en prie. Il y a du vin sur mon pantalon. Regarde ! C’est en train de tâcher.  Je sens que ça tâche.
Sharona : Mets du détachant, mets de l’eau et frotte bien.
Monk : Tu ne veux pas le faire ? Si tu le fais, je n’aurais pas à le faire.

Il se rend aux toilettes. Barbara pousse le lourd chariot des boissons devant la porte des toilettes, pour la bloquer.

Commandant : Mesdames et Messieurs, ici le commandant. Nous traversons une zone de turbulences, veuillez donc rester assis et boucler vos ceintures, le temps que nous sortions de cette agitation passagère. Merci.

Chabrol s’est isolé dans un local réservé au personnel. Il débranche un tuyau du circuit de refroidissement et verse un peu du liquide dans le verre destiné à son invité, qu’il rejoint aussitôt. 

Steward : Madame, veuillez remonter votre tablette. Tenez, je vais vous aider.
Hotesse : Je peux vous aider, monsieur ?
Chabrol : Je … Je regardais s’il n’y avait pas de magazines.

Après avoir nettoyé, avec difficulté dans l’étroit cabinet de toilette, son pantalon, Monk essaie d’en sortir.

Chabrol : Excusez moi.
Bernard : Oh, merci.
Chabrol : Merci de votre compréhension. Il est clair que cette femme n’est pas Barbara.
Bernard : Je jure que je n’ai rien vu.
Chabrol : Je savais que vous comprendriez.
Bernard : A nos femmes et à nos maitresses. Puissent-elles ne jamais se rencontrer.
Chabrol : Santé !

Sharona vient voir si Monk a pu nettoyer son pantalon, elle débloque la porte.

Monk : C’est pas vrai ! S’il vous plait, Ouvrez-moi.
Sharona : Adrien ! Qu’est-ce que tu fichais la dedans. Qu’est-ce que c’est que ça ?
Monk : C’est mon testament.

Hotesse : (pressée) Veuillez me laisser passer s’il vous plait. Neil !
Steward : Quoi ?
Hotesse : Nous avons un gros problème. Il vaut mieux appeler Bobby.

Le commandant vient constater le décès d’un passager, il s’agit de Bernard.

Commandant : Il est mort.
Hotesse : Nous pourrions nous détourner vers Pittsburgh.
Commandant : Non, vu l’heure qu’il est, on va nous demander de poursuivre le vol jusqu’à Newark.
Steward : Regardez, je viens de trouver ça.
Commandant : Des pilules pour le cœur. Il a du faire une crise cardiaque.
Monk : Je ne crois pas, non.
Commandant : Vous êtes médecin ?
Monk : Non, monsieur, je suis lieutenant à la criminelle.
Commandant : Vous avez une plaque ?
Monk : C’est-à-dire que je ne suis pas assermenté en ce moment. Mais il se passe des choses à bord de l’appareil. Je surveille deux passagers depuis notre départ. J’ai acquis la conviction qu’ils sont impliqués dans un meurtre à l’aéroport et dans ce décès.
Hotesse : Bobby. Il s’agit du passager dont je t’ai parlé.
Commandant : Je vais vous demander d’aller vous rasseoir.
Monk : Non, non, vous ne comprenez pas.
Commandant : C’est vous qui ne comprenez pas. S’il vous plait, retournez à votre place sans faire d’histoire.
Monk : (chuchotant pour Sharona) Le verre de vin.

Beach : Mais qu’est-ce qu’il se passe ?
Monk : Le vieux monsieur avait vu que ce n’était pas sa vraie femme. Je crois qu’ils l’ont éliminé.
Beach : Ils ont fait quoi ?
Sharona : Tu peux le prouver ?
Monk : Seule une autopsie le pourrait, mais ça prendrait trois ou quatre jours. Ils auront déjà rejoint le France. Il faudra des années avant de les faire extrader. A moins que je trouve une preuve. Une preuve physique.
Beach : Qu’est-ce que c’est ?
Monk : Je n’en sais rien, on dirait de la poudre. Est-ce que vous avez un briquet ?
Beach : Oui, Attendez, j’ai celui que ma société m’a offert pour avoir vendu 1500 kilomètres de rallonges électriques. Qu’est-ce qu’on fait à présent, Adrien ?
Monk : J’essaie de faire évaporer les résidus d’alcool.
Fillette : Madame l’hôtesse, regardez, il a un briquet.
Sharona : Qu’est-ce que c’est ?
Monk : De l’éthylène. C’est un solvant utilisé dans les circuits de refroidissement.
Hotesse : Excusez-moi. Vous avez utilisé ce briquet ?
Monk : Euh … non !
Fillette : Si c’est vrai, moi je l’ai vu madame.
Sharona : Non, non, il ne faisait que s’amuser avec, c’est fini, ça ne se reproduira plus.
Hotesse : Ca je le confirme. Donnez-moi ce briquet.
Beach : Ah non, c’est un cadeau de ma société, madame.
Hotesse : On vous le rendra à l’arrivée. Et donnez-moi aussi ce verre.
Monk : Non, non, pas le verre ! Attendez ! C’est une preuve matérielle. Où l’avez-vous mise ?
Chabrol : Je vous demande pardon ?
Monk : Votre femme. Où est caché sa dépouille ?
Chabrol : Ce monsieur m’en veut d’avoir renversé du vin sur son pantalon.
Hotesse : Monsieur Monk, écoutez-moi bien. Je ne le répèterai pas. C’est une infraction fédérale de désobéir au personnel navigant.
Monk : Madame …
Hotesse : Si vous quittez encore une fois votre place, je demanderai à ce que les services de police viennent vous appréhender dès l’atterrissage. ALLEZ VOUS ASSEOIR !
Monk : Mais qu’est-ce que vous faites ?
Hotesse : Vous n’aurez plus besoin de ça.

En retournant au local du personnel, elle lave le verre. Puis elle boit d’un coup une mignonette d’alcool.

Hotesse : Regarde-moi ça. Je tremble comme une feuille !
Steward : Tout va bien se passer. Qu’est-ce que tu fais ? Je croyais que tu avais arrêté.
Hotesse : J’ai arrêté.

Disher cherche toujours à l’aéroport.

Disher : Peut être que c’est dans ces valises ?
Sécurité : Impossible, elles sont scannées aux rayons X. On va en avoir jusqu’à quelle heure ?
Disher : Je n’en ai aucune idée.
Sécurité : C’est vous qui voyez. Je termine pile mon service à midi. Après, pour moi, je compte en heures sup. Comme en plus, on est dimanche, ça me fait encore 25 % en rab.
Disher : C’est un pilote.
Sécurité : Oui.
Disher : Donc avec une pièce d’identité, il a le droit d’aller là où il veut.
Sécurité : A peu près.
Disher : OK. Allons y.
Est-ce que ça marche ?
Disher : J’ai vu le lieutenant Monk faire ça des centaines de fois.

Sharona : Ne faites pas ce film là.
Daly : Vous croyez ?
Sharona : Oui. De toute façon je ne vous laisserai pas faire. Le personnage, Glenn, tue des gens à tour de bras.
Daly : Mais c’est un tueur à gages en même temps.
Sharona : Bon. Regardez. Par exemple page 57, vous coupez le pied d’un personnage. Vous ne pouvez pas couper le pied de quelqu’un. Vous êtes Tim Daly, vous êtes quelqu’un de gentil et pour ça qu’on vous aime.
Daly : Oui, justement, je voulais changer d’image.
Sharona : Écoutez, tout ce que je sais, c’est que si je vais au cinéma et que je vous vois couper le pied de quelqu’un, je demande qu’on me rembourse le billet.
Daly : Oui, vous avez raison. Je ne vais pas faire ce film. J’appelle tout de suite mon agent et je lui laisse le message.
Sharona : C’est vrai ? A cause de moi ?
Daly : Vous êtes mon ange gardien.

Monk : Ses chaussures …
Beach : Les chaussures de qui ?
Monk : De Chabrol. Avant de monter dans l’appareil, il s’est fait cirer les chaussures, c’est d’ailleurs pour ça qu’il était en retard à l’embarquement.
Beach : Oui, et alors ?
Monk : Alors pourquoi est-ce qu’un homme qui vient d’assassiner sa femme s’inquiéterait pour ses chaussures ?
Beach : Parce qu’il … Je n’en sais rien.
Monk : Une rallonge électrique

Avec la rallonge à crochet, Monk attire une chaussure de Chabrol vers lui. La semelle va en apprendre beaucoup à Monk.

Monk : Je n’y arrive pas.
Beach : Appelez, Warren Beach est là. Puis je vous suggérer notre Anaconda ? Ne l’abimez pas, c’est le prototype. Il a marché dans quoi ?
Monk : Dans du ciment.

Disher : Vous avez dit du ciment ?
Monk : Y a-t-il un chantier dans l’enceinte de l’aéroport ?
Disher : Il y a un chantier dans l’aéroport ?
Sécurité : Oui, on est en train de rénover le terminal. C’est de ce côté.
Disher : Allons y tout de suite
Sécurité : Haaa il y a un souci, légalement j’ai droit à ma pause.
Disher : Vous me montrez immédiatement l’endroit.

Commandant : Mesdames et messieurs, je vous demande de boucler vos ceintures. Assurez vous que vos bagages à main sont bien coincés sous vos sièges et n’oubliez pas de relever les tablettes qui se trouvent devant vous. Merci.

Monk : Il nous reste peu de temps, Randy. Où en êtes-vous ?
Disher : Monk, il y a effectivement un chantier situé à deux pas des toilettes pour dames. Les ouvriers ont coulé du béton toute la semaine. Avec son badge de sécurité, il pouvait très bien emmener le corps ici dans une malle.
Chef de chantier : On a coulé les fondations ce matin. Ca a déjà durci.
Disher : Qu’est-ce qu’il nous faut pour tout casser ?
Chef de chantier : Quatre ouvriers, des marteaux piqueurs et un mandat.
Disher : Au travail, allez ! Combien de temps ?
Chef de chantier : Une heure et demie.
Disher : Monk, on en a pour une heure et demie.
Monk : On n’en a pas autant devant nous, ils ont une correspondance pour Paris à 17h15.
Disher : Il va falloir les retenir.

Sharona : Qu’est-ce qu’il a dit ?
Monk : Qu’il fallait les retenir.

L’avion de Monk a atterri.

Beach : Hé bien, voilà un vol que je ne suis pas près d’oublier, mêle si je vais tout faire pour. Adrien, j’ai bien réfléchi à votre théorie à propos du français meurtrier et j’en suis arrivé à cette conclusion. J’aimerais que vous me rendiez ma carte. Je vous remercie. Au revoir et bonne chance à vous.

Sécurité : Ha ben ça c’est génial !
Disher : Qu’est-ce qui est génial ?
Sécurité : Je passe en tarif double.

A l’aéroport, Monk et Sharona suivent le couple de meurtriers.

Tante Minn :  Sharona !
Sharona : Oh, tante Minn !
Tante Minn :  Qu’est-ce que tu es jolie !
Monk : On va les perdre.
Tante Minn :  Ca a été le vol ?
Sharona : Tu vois cet homme la bas ?
Monk : On peut y aller ?
Sharona : Il a tué sa femme plus un type dans l’avion.
Monk : Sharona, …
Sharona : Avec du liquide de refroidissement.
Tante Minn :  Nous avons acheté des billets pour Music Man.
Monk : Très bonne comédie musicale. Excusez-moi.

Haut parleur: Dernier appel pour les passagers du vol numéro 17 à destination de Paris. Veuillez vous rendre porte 29 pour embarquement immédiat.

Monk les regarde passer la porte 29, impuissant. Puis une idée lui vient.

Sharona : C’est Disher.
Monk : Monk, j’écoute.
Disher : Bingo. On a trouvé quelque chose. C’est peut être bien un corps. On en sera surs dans 20 minutes.
Monk : C’est trop tard. Disher a besoin de 20 minutes et ils ont déjà embarqué.

Le couple s’installe aux places qui leur sont réservées.

Hotesse : Bonjour mesdames et messieurs. Bienvenue à bord du vol numéro 17 à destination de Paris.

Chabrol : Haaa, Paris ! Paris !

Monk : Lieutenant ! Est-ce que vous pourriez me trouver une liste de service concernant un vol quittant Newark.
Disher : Une liste de service, oui, oui. Je vais voir ce que je peux faire.
Disher : La liste de service de tous les vols au départ de Newark ! Exécution !

Monk : Ouais ! Salut ! ouais, j’appelle parce que je m’inquiète à propos d’un pote, le commandant Claude Pritchard.
Agent : Oui, je le connais, c’est un pilote.  D’ailleurs il est sur le tarmac, il va bientôt décoller.
Monk : Ah il est arrivé à temps ! ha ben alors je suis soulagé ! Il est vraiment incroyable !
Agent : Que voulez-vous dire ?
Monk : Hein ? ben il était pas en super forme quand je l’ai quitté. On a fait la bringue toute la nuit et jusqu’à la fin de la matinée, vous voyez ? On – on est comme qui dirait des frères de bringue, quoi !
Agent : Des frères de bringue ?
Monk : Ouais, ouais. Enfin cette fois, on a peut être fait un petit peu fort. J’ai essayé de lui arracher ses clé mais bon, vous savez euh … comment est Claude une fois qu’il est complètement …
Sharona : Allumé !
Monk : Allumé.

Hotesse : Mesdames et messieurs, la tour de contrôle nous demande de suspendre le décollage. Veuillez rester assis. Nous vous tiendrons informés des événements.

Disher : Monk, on l’a trouvée. Une femme, visiblement la quarantaine, comme vous l’aviez dit. La police de Newark a été prévenue. On les appréhende au moment où je vous parle.

Le couple est emmené, menotté. Ils passent devant Monk, Sharona et tante Minn.

Chabrol : Monsieur Monk ? c’était vraiment votre premier vol ?
Monk : En effet.
Chabrol : Il a fallu que ça me tombe dessus. La preuve qu’on ne peut pas tout prévoir.

Tante Minn :  Oui. D’accord.
Sharona : Excusez-moi une minute. Tim ?
Daly : Je te rappelle un peu plus tard.
Sharona : Au revoir. Je voulais vous laisser mon numéro. Je reste une petite semaine en ville.
Daly : George Clooney a fait savoir qu’il acceptait le rôle dans le film.
Sharona : Celui que je viens de lire ?
Daly : Oui, ils sont en discussion avec Scorsese pour la réalisation.
Sharona : Il est bon.
Daly : Certes.
Sharona : Il y a une chose que je promets, même si c’est un énorme succès et que George Clooney remporte un Oscar, pas question que j’aille le voir, par principe.
Daly : Merci.
Sharona : N'oubliez pas ça. Au revoir.
Tante Minn :  Mais il est très connu ce monsieur ?
Monk : C’est un comédien assez célèbre. Sharona l’aide un petit peu dans ses choix de carrière.
Tante Minn :  Oh, que c’est excitant ! Je suis tellement contente !
Sharona : Moi aussi, comment va ton chat ?
Tante Minn :  Oh, tu sais, il m’inquiète. Je crois qu’il commence à devenir vieux.

Monk regarde un avion s’envoler.

Monk : Non, en toute logique, c’est impossible.

Rédigé par mamynicky

 

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fairgirl 
18.10.2020 vers 00h

Derniers commentaires

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fairgirl  (18.10.2020 à 00:04)

Un très bon épisode de fin de saison avec des rebondissements et du suspense. Le pauvre Monk a traversé une sacrée épreuve !

Contributeurs

Merci aux 3 rédacteurs qui ont contribué à la rédaction de cette fiche épisode

cappie02 
mamynicky 
Steed91 
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Nouveau mois sur les quartiers Cat's Eyes et Doctor Who, n'hésitez pas à passer

CastleBeck, 02.06.2026 à 11:38

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