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#111 : Monk est dans l'impasse


 

Titre original : "Mr. Monk and the Red-Headed Stranger"

Une vedette de la chanson country, Willie Nelson, est soupçonnée par le lieutenant Disher d’avoir assassiné son manager, Sonny Cross, qu’il accusait de détournement de fonds.
Le seul témoin du meurtre se trouve être une femme aveugle qui identifie la voix du chanteur.
Monk ne peut se résoudre à voir un meurtrier en Willie, idole de Trudy.

Réalisé par : Milan Cheylov
Ecrit par : Andy Breckman, Tom Scharpling

Acteurs secondaires
Willie Nelson, Neil Crone (Terry), Max Morrow (Benjy), Jackie Richardson (Wendy Maas), Jay "Mad Dog" Michaels (Kenny Freedman), David Anderson (Sonny Cross), Rahnuma Panthaky, Bruce McFee (Pete)

Popularité


4 - 1 vote

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Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénaristes -
Andy Breckman et Tom Scharpling
Réalisateur - 
Milan Cheylov

- - - - - -      Cast      - - - - - -
Willie Nelson - lui-même
David Anderson - Jason Sonny Cross
Jackie Richardson - Wendy Maas
Neil Crone - Terry T
Bruce McFee -Pete
Jay Michaels - Kenny Freedman
Jody Payne  - Jody
Bee Spears - Bee
Mickey Raphael - Mickey
Jonathan Wilson - le jeune organisateur
Ian Heath - le caissier
Randy Thomas - l'exhibitionniste
Rahnuma Panthaky - porte-parole de la police
Dean McKenzie - l'avocat 1
Geoffrey Whynot - l'avocat 2
Jonathan Whittaker - un policier en uniforme 1
Fergus Barnes - un policier en uniforme 2
Reuben Thompson - un policier en uniforme 3
D.J. Burns : Participant 1
Tim Burd - Participant 2
J.C. Kenny - reporter 1
Michael Gossack - reporter 2
Scott Anderson - le client
Johnny Cole - le garde
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111 - Monk est dans l'impasse 

Au cours d'une répétition, une altercation éclate entre la vedette de la chanson country, Willie Nelson et son manager, Sonny Cross.

Willie accuse son manager, devant tous les techniciens, d’avoir détourné 400 mille dollars. Quelques temps après, Sonny est abattu de deux coups de révolver près de son bureau.  Monk et Sharona arrivent sur les lieux où le lieutenant Disher remplace le capitaine Stottlemeyer qui a fait une chute de moto.

Le lieutenant est soucieux car le suspect n’est autre que le chanteur Willie Nelson et il refuse de parler sans ses avocats. Le lieutenant explique que Sonny Cross s’appelait en réalité Jason Cross et une pancarte l’exhortant de passer par derrière devait l’attirer dans la ruelle. Il y a reçu une première balle dans la clavicule, la deuxième dans le dos pendant qu’il tentait de fuir. Un témoin a entendu Sonny et Willie se disputer peu avant les coups de feu. L’arme du crime a été retrouvée sur place, sans empreinte. Monk constate que les trous des balles correspondent bien aux impacts dans le corps.

S’ils se disputaient, il aurait du faire de grands gestes et les trous ne concorderaient pas aussi parfaitement. Il tenait ses bras serrés contre son corps et n’avait pas peur puisqu’il n’a pas cherché à se protéger avec ses mains. Le témoin, Wendy Maas, est aveugle depuis l’âge de 16 ans. Elle dit qu’elle a tout entendu. L’avocat de Willie décide de partir puisqu’il n’y a aucun mandat contre son client.

Le lieutenant Disher souhaite réentendre sa déposition devant Monk. Il lui demande à quel propos se rapporte leur dernière discussion. Willie répond qu’en général ils ne se disputaient que pour deux choses dont l’une est l’argent. Il se rendait au studio pour une interview ; il a entendu tirer deux coups de feu dans la ruelle et vu Sonny par terre. Il n’a remarqué q’une femme dans la ruelle avec une canne, peut être bien aveugle mais avec de la voix et une capacité pulmonaire conséquente. 

Monk tient à lui faire savoir que son plus grand fan était Trudy, Monk venant en seconde position. Trudy étant disparue depuis 5 ans, la musique de Willie est très importante pour lui. Remis sur le chemin du crime par Sharona, Monk pose la première question ; à savoir depuis quand il connaissait Jason. Willie ne connaît pas de Jason. Monk lui rappelle qu’il s’agit de Sonny, mais qu’ils se voyaient de temps en temps seulement bien que se connaissant depuis longtemps. Willie est emmené par ses avocats. Willie ayant oublié le nom de Jason Monk ne pense pas qu’il soit le tueur. La personne aveugle n’a pu tirer à 10 mètres, pour lui il y avait une autre personne dans la ruelle. 

Lors de sa déposition, Madame Maas explique qu’elle allait prendre un bus pour aller rendre visite à une amie ; elle a manqué l’arrêt, est descendue à l’arrêt d’après pour revenir sur ses pas. Croyant prendre un raccourcie elle s’est retrouvée dans cette impasse. Décidant de faire demi tour elle a entendu deux hommes se disputer très en colère mais n’a pas compris à propos de quoi. Ensuite elle a entendu deux coups de feu.

Monk perturbé par des crayons de différentes longueurs sur le bureau se met en devoir de les tailler pour uniformiser leur taille à l’agacement du lieutenant Disher. Madame Maas continue son histoire : un homme s’est approché d’elle et a menacé de la tuer si elle parlait. Le capitaine Stottlemeyer arrive avec un bras en écharpe. Avant de se faire mettre au courant de l’affaire, il explique qu’en roulant sur sa moto sur l’autoroute 18 il a glissé sur des feuilles et s’est retrouvé à l’hôpital. En le prenant à part et lui indiquant que l’autoroute 18 est fermée pour travaux d’élagage, Monk le fait avouer qu’il est tombé en nettoyant ses gouttières. 

Madame Maas est confrontée à la voix de 5 personnes, dont Willie Nelson. Elle reconnait formellement la voix du chanteur.  Le capitaine donne une conférence de presse concernant l’assassinat, lorsque cette dernière est interrompue par un exhibitionniste complètement nu qui traverse l’estrade. 

Willie Nelson demande un rendez-vous avec Monk, très flatté de rencontrer l’idole de Trudy. Il passe avec son car prendre Monk et sharona. Le car est aménagé en appartement, Monk lui demande un autographe pour Trudy. Les avocats de Willie lui ont conseillé de s’adresser à Monk pour découvrir la vérité. Il maintient que la dame aveugle a menti. Devant donner un concert le lendemain, Willie en apprenant que Monk joue de la clarinette, lui demande de les accompagner le lendemain, ce que Monk accepte tout joyeux. 

Monk s’entraîne sur sa clarinette chez Sharona empêchant Benji de faire ses devoirs, lorsque le capitaine leur demande par téléphone de le rejoindre à son bureau. Il leur montre la vidéo d’une caméra de surveillance qui montre l’arrivée dans la ruelle de Madame Maas, puis Sonny Cross suivi de Willie Nelson. Ce dernier serait donc bien l’auteur du meurtre. Adrien n’est pas convaincu et parie sur un autre personnage. Lors d’une nouvelle conférence de presse dans laquelle le capitaine annonce l’arrestation imminente de Willie, l’exhibitionniste complètement nu refait son apparition. 

Benji doit faire un devoir sur une personne handicapée et choisit Wendy Maas. Elle lui explique qu’elle est devenue aveugle après un accident de voiture à l’âge de 16 ans. Monk ne peut s’empêcher de la questionner sur le révolver qui a été retrouvé dans une benne à ordures derrière elle mais elle ne peut l’expliquer. Benji reprend et termine son interrogatoire. Madame Maas leur serre la main - avec réticence de la part de Monk. Cependant, une fois sorti de la maison, Adrien réfléchit, avance sa main gauche pour serrer la main d’une femme policier au grand étonnement de Sharona, puis en réclamant des lingettes antiseptiques déclare qu’il a résolu cette affaire. 

 En prison, sa caution ayant été payée, l’exhibitionniste est remis en liberté. Pendant ce temps, Sharona et Monk qui a demandé au capitaine Stottlemeyer et au lieutenant Disher de le rejoindre dans un jardin public où il a donné rendez-vous à Madame Maas. Ils l’observent de loin, elle s’assoit quand surgit le fameux exhibitionniste. Le capitaine demande au lieutenant de faire le nécessaire pour l’arrêter mais Monk leur avoue avoir payé la caution et leur demande de bien guetter ce qui va se passer. Il passe derrière la dame aveugle qui le suit du regard en riant.

Le capitaine et le lieutenant découvrent donc qu’elle n’est pas aveugle comme elle le prétend. Dans le bureau du capitaine, Wendi Maas avoue qu’après une chute dans un supermarché elle avait recouvré la vue. Monk développe sa théorie : elle n’a rien dit car elle tenait un alibi pour tuer Sonnie Cross à l’origine de l’accident qui l’a privé de ses parents morts dans l’accident et de la vue. Il y a 36 ans maintenant ; elle savait qu’il voyageait beaucoup et qu’il finirait par venir à San Francisco, ce qui est arrivé. Elle a posé la pancarte lui demandant de passer par l’impasse puis elle l’a attendu et abattu en lui disant qu’il avait tué ses parents, donc la première balle était pour eux, la deuxième pour elle. Une femme aveugle n’aurait pas pu tirer avec un révolver pour tuer quelqu’un. Elle allait se débarrasser de l’arme dans la benne à ordures quand Willie Cross est arrivé en courant en entendant les coups de feu. Elle ne pouvait pas fuir elle avait donc appelé au secours.

Sa victime n’avait fait qu’un an de prison pour avoir tué deux personnes sur la route ; pour elle ce n’était pas la justice, ce qu’elle avait fait, c’était la vraie justice. Néanmoins elle est plutôt satisfaite d'avoir été découverte car elle ne supportait pas que quelqu'un d'autre aille en prison à sa place.

Monk rajoute qu’il savait que Cross avait été arrêté à Tempa. Madame Maas avait indiqué à Benji qu’elle avait grandi à Tempa ce qui lui semblait être une coïncidence plus que troublante.

Mais le déclic s’est produit en se souvenant que le capitaine stottlemeyer avait le bras droit en écharge, tous les gens présents dans la pièce lui ont serré spontanément la main gauche pour le saluer y compris Madame Maas, avant qu’on ne mentionne la blessure au bras ; elle ne pouvait donc pas savoir qu’il portait une écharpe au bras droit. 

Dans le cimetière devant la tombe de Trudy, Willie et Monk donne un petit concert à sa mémoire.

Monk est très touché par sa gentillesse.



Un chanteur de country fait des répétitions sur une scène.

Willie Nelson : Attendez une seconde s’il vous plaît, est-ce que je pourrais avoir un petit peu moins d’harmonica et légèrement plus de basse dans mon retour ?

Technicien : D’accord Willie.

Willie Nelson : Et moins de lumière sur le petit harmoniciste. (Lui et les musiciens se mettent à rigoler.) Ce serait gentil. (Il continue de chanter alors que des gens assistent à la répétition.) Alors ça te va, c’est bon ?

Technicien : C’est parfait, merci Willie.

Homme 1 : Monsieur Nelson.

Willie Nelson : Bonjour.

Homme 1 : Willie.

Willie Nelson : Ça va ?

Homme 1 : (Il serre la main de Willie.) Je viens d’appeler le bureau, on m’a dit que les places sont parties comme des petits pains.

Willie Nelson : Tant mieux c’est génial.

Homme 1 : Ouais, et j’ai indiqué la route de la station de radio à votre chauffeur.

Willie Nelson : Quelle station de radio ?

Homme 1 : Pour l’interview que vous devez faire, vous vous souvenez.

Willie Nelson : Ah ouais, vous m’excusez une minute.

Homme 1 : Oh mais évidemment.

Willie Nelson : Vous pouvez me rendre ma main.

Homme 1 : Je vous demande pardon.

Willie Nelson : Il n’y a pas de mal.

Homme 1 : Je suis désolé, allez-y.

Willie Nelson : (Passant devant un groupe où il y a des filles.) Bonjour, ça va, faites attention à ne pas trébucher sur les câbles.

Sonny : (Au téléphone.) Entendu, bon je vous laisse, au revoir. (Il parle à Nelson.) Salut, Will, désolé pour le retard, ça va les répétitions ?

Willie Nelson : Il a fallu qu’on se débrouille encore sans toi.

Sonny : Il y a un problème ?

Willie Nelson : Oui, il y a un problème.

Sonny : Tu veux les quatre cents dollars que je te dois pour hier soir.

Willie Nelson : Non, je veux les 400 000 dollars, Sun, ce qui manque dans la caisse.

Sonny : Est-ce qu’on pourrait parler de ça en privé dans le bus ?

Willie Nelson : Non, on en parle ici, est-ce que tu m’as piqué du fric ?

Sonny : (Pendant que tout le monde se retourne vers eux.) Non, attends tu rigoles.

Willie Nelson : J’en ai l’air ?

Sonny : Je ne sais pas, je fais les comptes une fois rentré à Austin.

Willie Nelson : Eh bien, je te conseille de les faire maintenant et je te souhaite qu’il ne manque pas un sou. (Il s’en va.)

 

EXTÉRIEUR – Près d’un magasinJournée

Sun est dans une limousine et un chauffeur ouvre la portière pour qu’il puisse partir.

Sun : (Au téléphone.) Ouais, je sais. Pour l’instant, tu arrêtes de discuter et tu m’envoies les reçus et les factures de la tournée. Je m’occupe du reste. (Il voit un message : « J. Cross, utilisez l’entrée latérale ».) Oh, c’est pas vrai. Bon écoutes, là je n’ai pas le temps de parler, il faut que je te laisse, salut. (Il passe par l’allée latérale. Pendant ce temps, dans un studio, un homme allongé entend un coup de feu et sursaute. Il se lève et un autre coup de feu retentit. Il va voir ce qu’il se passe alors qu’une femme non voyante appelle au secours.

Femme : (En criant.) Au secours, je vous en prie, venez m’aider ! Au secours ! Allez, qu’on appelle la police. Venez, je me trouve dans la ruelle venez m’aider. (Nelson se trouve à côté du comptable et s’en va.) Oh, mon Dieu…

Willie Nelson : (À l’homme qui vient d’arriver.) Appelle des secours, vite.

Homme : Qu’est-ce qu’il se passe ?

Willie Nelson : (En montrant Sonny.) Sonny s’est fait descendre.

Femme : Au mon Dieu, aidez-moi ! (Elle se met à pleurer.)

Homme : Willie, qu’est-ce que t’as fait ?

 

 

OUVERTURE

 

 

La vue montre la ville de San Francisco, Adrien est chez lui, nettoyant la fenêtre, met de l’eau chaude sur la brosse à dent dans un bocal, il se brosse les dents et s’essuie la bouche, prend une chaussette. Il passe le haut du mur à l’aspirateur, ouvre un placard où se trouvent ses costumes ainsi que ses uniformes, il en prend un mais c’est juste pour récupérer sa veste, il la met et ferme le placard. Il se nettoie les dents avec du fil dentaire. Il s’en va mais revient car un parapluie n’est pas dans le bon sens que les autres, il le remet droit et s’en va.

 

 

EXTÉRIEUR – Près du studioDans une ruelleJournée

Des policiers et l’ambulance sont là pour la mort de Sonny. Disher discute avec l’un d’eux.

Disher : Regroupez tous les gens du studio, personne ne doit partir avant qu’on est toutes les dépositions, allez-y. Quand ce sera fini, faites envoyer le corps au labo.

Policier : À vos ordres.

Disher : (À un policier en uniforme.) Un peu d’initiative, placez le cordon de sécurité.

Sharona : (Arrivant sur les lieux du crime avec Adrien en voiture ; au téléphone.) Je n’ai pas trop le temps, je suis débordée. Ah, ah, il faut que je vous laisse, je viens d’arriver sur le lieu du crime. Je vous rappelle dès que je peux, d’accord ? Ça vous embête si c’est en pleine nuit ? (Elle se met à rire.) Je vous laisse, à bientôt, je vous embrasse. (Elle raccroche.)

Monk : Qui c’était ?

Sharona : Ça ne te regarde pas.

Monk : Est-ce que ce ne serait pas par hasard ?...

Sharona : (Le coupant.) Il n’y a pas de hasard.

Monk : Le type que tu as rencontré à la fête il y a une semaine, Justin.

Sharona : Peut-être.

Monk : Quand est-ce que tu me le présentes ?

Sharona : Jamais parce que tu gâcherais tout.

Monk : Je, je te protège, Sharona.

Sharona : Oh, Adrien, tu n’es pas ma mère. Et en plus, je me suis renseignée, c’est un architecte qui a gagné un tas de prix, c’est quelqu’un de très bien.

Monk : (En souriant.) Alors présente-moi.

Sharona : On t’invitera à nos dix ans de mariage, ça te va. Maintenant, on peut se mettre au travail ? Il y a un cadavre qui t’attend. (Ils voient Sonny sur un brancard avec une couverture sur lui.)

Policier 1 : On peut relâcher les témoins ?

Disher : Euh, oui. Non, non, non, attendez, non. Non, non, non, retenez-les.

Policier 2 : Le bâtiment d’à côté est équipée d’une caméra de surveillance, peut-être qu’ils ont une vidéo.

Disher : Ouais, excellente idée. Contactez le proprio.

Policier 2 : Il ne faut pas l’ordre du juge pour ça ?

Disher : (Voulant aller vite.) Oui, euh, oui, je m’en occuperai un peu plus tard. Monk.

Sharona : Où est le capitaine ?

Disher : Il est en train de faire une radio, il a eu un accident.

Monk : Est-ce que ça va ?

Disher : Il est tombé en moto, c’est tout ce que je sais pour l’instant. Tant qu’il est pas là, c’est moi le chef.

Sharona : Oh, c’est génial.

Disher : Je vous remercie d’être venus. Bon, alors écoutez, ce n’est pas une petite affaire et ça pourrait être l’affaire de la décennie. On a un suspect à l’intérieur et c’est Willie Nelson.

Monk : Le chanteur de country ?

Disher : La presse n’a pas encore eu vent de l’affaire alors…

Monk : Est-ce que… est-ce que je peux lui parler ?

Sharona : Tu aimes Willie Nelson ?

Monk : En quoi est-ce surprenant ?

Sharona : Euh eh bien, c’est-à-dire que c’est tellement normal…

Disher : Quoi qu’il en soit, il est là-dedans et il refuse de parler sans ses avocats. Par contre, je peux vous présenter son manager, venez saluer Sonny Cross. Ah, au fait, on a trouvé ça sur la porte de devant. (Il montre une feuille dans un plastique.) C’était sûrement pour l’attirer dans la ruelle.

Sharona : À quoi correspond le J ?

Disher : En réalité, il s’appelait Jason Cross. (Ouvrant la couverture.) Regardez ça, première balle dans la clavicule. Deuxième balle en plein milieu du dos pendant qu’il tentait de fuir. (Adrien touche un vêtement avec son stylo.) Nous avons un témoin, Monk qui dit avoir entendu Willie Nelson et Cross se disputer quelques instants avant les coups de feu et on a trouvé l’arme, elle était juste derrière ce grand container. Il s’agit d’un webbley, 1ère catégorie calibre 38, aucune empreinte.

Monk : Ça n’est pas une arme récente ça.

Disher : On peut écarter le crime crapuleux.

Adrien se met à bouger le bras gauche puis les deux bras sur le côté de bas en haut.

Disher : Mais qu’est-ce qu’il fait ?

Sharona : Qu’est-ce que tu fais ?

Monk : (Après avoir descendu son bras gauche.) Les, les impacts dans le corps et dans le vêtement correspondent.

Disher : Et alors ?

Monk : Vous avez dit qu’ils se disputaient mais si ça avait été le cas, il aurait bougé, il aurait levé les mains il aurait fait de grands gestes. Et puis les trous n’auraient pas correspondus. Cet homme-là tenait ses bras serrés le long de son corps et il n’avait pas peur non plus. Vous, vous dites qu’il y a un témoin oculaire ?

Disher : On a un témoin mais pas exactement oculaire. Elle s’appelle Wendy Mass, elle est aveugle depuis l’âge de seize ans. (Elle se trouve assise sur un banc avec son bâton à ses côtés.) Elle habite dans une maison aménagée près de Mountain View.

Sharona : Oh, mon Dieu, mais je la connais, je l’ai déjà vue dans le parc.

Policier : J’aurais aussi besoin des clichés sous cet angle.

Monk : C’est ça notre témoin ?

Disher : Elle dit qu’elle a tout entendu.

 

INTÉRIEUR – Dans le studioJournée

Avocat : Il me semble que vous n’avez rien pour moi ?

Disher : Je vous demande pardon ?

Avocat : (Voyant le document qu’a Randy dans les mains.) Ce n’est pas un mandat, n’est-ce pas ?

Disher : Non, non, ce n’en est pas un.

Avocat : Alors vous nous laissons.

Disher : Je veux seulement m’assurer qu’aucun détail nous ait échappé.

Avocat 2 : Que voulez-vous encore ?

Adrien et Sharona arrivent dans le studio pour rejoindre Randy et Willie.

Willie Nelson : Ça va, ce n’est pas grave, j’ai autant envie que vous de savoir ce qu’il s’est passé, lieutenant.

Disher : Je vous remercie. Vous avez reconnu que vous et monsieur Cross avez eu un accrochage aujourd’hui. (Adrien et Sharona arrivent en face de Willie qui est en train de discuter avec Randy. Il a l’air content.)

Willie Nelson : On se disputait tout le temps vous savez.

Disher : À quel propos ?

Willie Nelson : En règle général, on se dispute pour deux choses : l’une d’entre est l’argent.

Disher : Et vous veniez ici pour faire une interview à la radio ?

Avocat 2 : Il vous l’a déjà raconté.

Willie Nelson : Laissez-le, il fait son travail c’est normal. Écoutez, lieutenant, je suis descendu de la voiture et puis j’ai entendu tirer, j’ai couru dans la ruelle, j’ai vu Sonny par terre et je n’en croyais pas mes yeux.

Disher : Avez-vous remarqué quelqu’un dans la ruelle ?

Willie Nelson : Il y avait juste une femme avec une canne. Oh, elle était peut-être bien aveugle, en tout cas, je peux vous assurer qu’elle a bien de la voix et une capacité pulmonaire assez conséquente. (Un homme tente de passer entre Sharona et Adrien mais celui-ci prend les mêmes directions. Il arrive quand même à passer.)

Disher : Oh, merci beaucoup messieurs, ce sera tout pour l’instant.

Monk : (En se raclant la gorge.) Veuillez m’excuser. Monsieur Willie Wilson euh, Nelson, j’aurais juste une question.

Avocat 1 : À qui avons-nous l’honneur ?

Monk : Je m’appelle Adrien Monk.

Avocat 1 : De quel service de police êtes-vous ?

Disher : Monsieur Monk n’est pas assermenté, il est là en tant qu’observateur, à ma demande.

Monk : Tout d’abord, je tiens à vous dire que je suis votre deuxième plus grand fan.

Willie Nelson : Et qui est le premier ?

Monk : C’est, c’est, c’était ma femme. Elle nous a quittés il y a environ cinq ans.

Willie Nelson : J’en suis navré, monsieur Monk.

Monk : Je veux seulement vous dire que votre musique signifiait beaucoup pour moi et pour ma femme.

Sharona : Adrien, on n’est pas dans un fan club alors pose ta question s’il te plaît.

Monk : Ah oui, depuis quand est-ce que vous connaissiez Jason ?

Willie Nelson : C’est qui ça Jason ?

Monk : Oh, pardon, je voulais dire Sonny.

Willie Nelson : Oh, j’avais oublié son vrai prénom, on se connaissait depuis dix-huit et demi mais on se voyait de temps en temps seulement.

Avocat 1 : Très bien, je crois que ça suffit, euh, venez Willie. Vous savez où nous joindre. (Ils s’en vont avec Willie.)

Disher : Oui messieurs.

Monk : Randy, vous avez une seconde ?

Disher : (Sur un ton énervé.) Quoi ?

Monk : Tenez, regardez ça. (Il lui montre le papier du message sur la porte.) J. Cross, la personne qui a écrit ça connaissait son nom par son nom de baptême, pas, pas par son surnom.

Disher : Oui et alors ?

Monk : Je ne crois pas que Willie l’ait tué.

Disher : (Prenant la feuille.) Monk, on lui a tiré deux fois dessus, dont une au moins à presque dix mètres, ça ne peut pas être l’aveugle.

Monk : Alors il y avait une autre personne dans cette ruelle.

 

INTÉRIEUR – Dans les locaux de la policeDans une salle d’interrogatoireJournée

Disher : Madame Maas, vous dites que vous vouliez prendre le bus.

Wendy Maas : C’est exact, j’allais rendre visite à un ami et j’ai manqué mon arrêt de bus, ça me coûte toujours de l’admettre mais ça arrive. Je suis descendu à l’arrêt d’après et j’ai commencé à marcher. (Pendant ce temps, Adrien voit que les crayons de papier ne sont pas à la même hauteur.) J’ai tourné dans cette ruelle en croyant couper et déboucher sur la quatrième avenue mais elle était bouchée au bout.

Sharona : Oui, il y a des travaux dans le coin, c’est un cul-de-sac.

Wendy Maas : Je me suis rendue compte. J’ai donc décidé de faire demi-tour et c’est là que j’ai entendu deux hommes se disputer.

Monk : À propos de quoi ? (Il va vers le bureau où se trouvent les crayons.)

Wendy Maas : Je ne saurais pas vous le dire mais ils étaient très en colère. Ensuite, j’ai entendu deux coups de feu. (Adrien enlève un crayon et le taille avec un tailleur électrique.) Mon cœur s’est mis à battre très fort et je n’arrivais plus à bouger. (Adrien taille les autres crayons.) Puis un homme s’est approché de moi et il a dit « surtout n’allez en parler à personne sinon je vous tue ».

Sharona : (Après l’avoir vu tailler les crayons.) Adrien.

Stottlemeyer : (Arrivant avec un bras en écharpe.) Bonjour. (Il serre la main d’un policier.)

Disher : Madame Mass, voici le capitaine Stottlemeyer.

Stottlemeyer : (Touchant son épaule.) Ah, madame Mass. Comment allez-vous ? (Il lui serre la main.)

Wendy Maas : Bien, merci.

Disher : Le capitaine va reprendre l’enquête, Dieu soit loué.

Stottlemeyer : Vous en êtes bien sorti, lieutenant.

Disher : Oh, merci monsieur. (Ils se serrent la main.)

Stottlemeyer : De rien. Sharona.

Sharona : Oh ben alors, est-ce que ça va ?

Stottlemeyer : Oh, oui, oui, très bien.

Sharona : (À Wendy.) Il a le bras en écharpe.

Wendy Maas : Oh navrée.

Sharona : Qu’est-ce qui vous ait arrivé ?

Stottlemeyer : Oh rien, je suis tombé avec ma moto, il n’y a rien de grave, j’étais en train de rouler sur l’autoroute A18 et j’ai glissé sur des feuilles mortes.

Disher : Ça aurait pu être bien pire, vous avez eu beaucoup de chances.

Stottlemeyer : Euh, oui enfin ça, ça se discute, hein, (il s’avance vers Randy et se mettent à parler à l’écart) je vais quand même devoir me coltiner la meute dehors, il faudra manœuvrer avec beaucoup de tacts dans cette affaire.

Disher : Oui, monsieur.

Sharona : Madame Mass, comment ça va ?

Disher : Comment va-t-on faire ?

Stottlemeyer : Vous vous rappelez ce qu’ils ont fait dans l’affaire O. J. Simpson ?

Disher : Ouais.

Stottlemeyer : (Mangeant un beignet.) Nous allons faire l’inverse. Où est-ce qu’on en est là ?

Sharona : Est-ce que vous voulez que je vous apporte quelque chose ? Un soda ?

Disher : Au même point que quand je vous ai appelé, madame Mass est raisonnablement sûre de pouvoir reconnaître la voix de notre assassin.

Stotttlemeyer : Raisonnablement sûre ?

Sharona : On pourra vous faire raccompagner.

Stottlemeyer : Pardonnez-moi, madame Mass, est-ce que vous écoutez de la country music ?

Wendy Maas : Non, je préfère le classique.

Stottlemeyer : Ah bien, faites entrer.

Sharona : Je crois qu’on va vous demander d’identifier la voix de cet homme avec cinq ou six personnes.

Monk : Capitaine, à votre place, j’éviterai de répéter cet histoire d’accident à trop  de personnes.

Stottlemeyer : Pourquoi ?

Monk : Parce que l’autoroute 18 a été fermée pour environ deux semaines, travaux d’élagage.

Stottlemeyer : Ah oui ?

Monk : Oui. Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Stottlemeyer : Je nettoyais mes gouttières, je suis tombé du haut de l’échelle.

Monk : Ah oui, oui bien sûr.

Disher : Nous sommes prêts monsieur.

Stottlemeyer : (Pendant qu’un policier amène plusieurs personnes dans la chambre d’identification dont Willie Nelson.) Madame Mass, je veux que vous preniez votre temps hein et que vous écoutiez ces voix très attentivement. D’accord, ça va aller ?

Wendy Maas : Ouais. (Willie Nelson enlève son chapeau.)

Stottlemeyer : Numéro un, s’il vous plaît.

Suspect numéro un : (En raclant sa voix, il s’avance vers le micro.) N’allez en parler à personne sinon je vous descends.

Wendy Maas : (Après que Rudy l’ait regardé.) Non, non.

Stottlemeyer : Numéro deux.

Suspect numéro deux : (S’avançant devant le micro.) N’allez en parler à personne sinon je vous descends.

Wendy Maas : Non.

Stottlemeyer : Le numéro trois, dites la phrase s’il vous plaît.

Willie Nelson : N’allez en parler à personne sinon je vous descends.

Wendy Maas : C’est cet homme, c’est bien la voix que j’ai entendu, c’est cet homme ;

Stottlemeyer : En êtes-vous sûre ?

Wendy Maas : Certaine, je vous dis que c’est cet homme. (Adrien baisse la tête tandis que Randy et Leland ne savent pas quoi penser de cette information qui fait tomber Willie.)

 

EXTÉRIEUR – Près des locaux de la policeJournée

Leland donne une conférence de presse sur la présomption de Willie.

Stottlemeyer : Cette enquête reste bien évidement totalement ouverte. Nous avons enregistré un témoignage et nos meilleurs spécialistes sont en train d’analyser les indices recueillis sur place.

Journaliste 1 : Soupçonnez-vous Willie Nelson capitaine ?

Stottlemeyer : Nous n’excluons aucune possibilité, c’est tout ce que je peux vous dire.

Journaliste 2 : Monsieur Nelson a-t-il fait une déposition ?

Stottlemeyer : Monsieur Nelson s’est vraiment montré très coopératif, il n’a fait aucune difficulté à accepter de ne pas quitter la ville durant l’enquête en cours. (Les journalistes prennent des notes.) Je me permets d’insister sur un point : dans cette affaire, nous n’avons arrêté ni inculpé qui que ce soit.

Homme nu : Wouh, wouh. (Il se met derrière Leland et Randy. Les photographes s’en donnent à cœur joie en le prenant en photo.)

Stottlemeyer : Est-ce qu’on a vu la même chose ?

Disher : Oui, c’était un exhibitionniste.

Sttolemeyer : On est retourné en 1974. (L’homme continu de courir sous les vivats des journalistes.)

Stottlemeyer : (En rigolant.) Bien, s’il n’y a plus d’autres questions.

Journaliste 1 : Oh, oh, waouh.

Stottlemeyer : Nous vous laissons, merci à tous. (Ils s’en vont.)

 

EXTÉRIEUR – Près du studioJournée

Sharona : (Au téléphone.) Attendez, attendez, Justin une seconde, d’accord, une seconde. (Voyant qu’Adrien semble sur le point de craquer.) Adrien, Adrien, tu vas faire une crise cardiaque.

Monk : Je, je n’en reviens pas qu’il m’ait appelé. Willie Nelson m’a appelé.

Sharona : Je vois, tu veux bien essayer de te détendre, je t’assure que c’est un type normal qui joue simplement de la guitare en chantant.

Monk : Non, retire ça. Ce n’est pas un type normal. (Voyant la voiture arriver près de lui.) Attention, le voilà qui arrive. Oh, le voilà qui arrive, surtout essaye d’avoir l’air naturel.

Sharona : Je sens que je vais craquer, (au téléphone.) Justin, un instant s’il te plaît.

Monk : Pas de stress, pas de stress d’accord ?

Sharona : (Au téléphone.) Le voilà qui arrive. (La voiture passe mais ne s’arrête pas, elle remet son téléphone à son oreille.) Fausse alerte. Seigneur, ce que j’aimerai que vous soyez avec nous. Mon patron essaye d’avoir l’air naturel mais il est quasiment en hyperventilation.

Monk : Voyant un bus arriver.) Non mais, il va bloquer la circulation. On ne pourra pas le voir.

Sharona : (Au téléphone.) Justin, je crois que je ferai mieux de te rappeler plus tard.

Monk : Oh non, hey, excusez-moi. (Il tape sur le bus.)

Sharona : Adrien.

Monk : Ceci n’est pas un arrêt de bus, nous sommes en train d’attendre Willie Nelson.

Sharona : Je t’en prie, arrête c’est ridicule.

Willie Nelson : (Ouvrant la porte.) Bonjour monsieur Monk, désolé du retard. Vous montez ?

Sharona : Ouais.

 

INTÉRIEUR – Dans un busJournée

Willie Nelson : (Qui s’assoit sur la banquette.) Merci d’être venus. Mes deux avocats m’ont dit que vous étiez sûrement le seul ami qui me restait en ville.

Monk : Vous ne sentez pas une odeur ?

Willie Nelson : Non, du tout et ça m’arrangerait que vous non plus. (Il se met à rire.)

Monk : Je comprends. (Ils se mettent tous les trois à rire.)

Willie Nelson : Ce bus, c’est un bout de Texas sur quatre roues.

Monk : (Regardant autour de lui.) Je l’adore, c’est de la bombe.

Sharona : « C’est de la bombe » ?

Monk : Bombe veut dire bien. (S’adressant à Willie, il sort un disque.) Willie, est-ce que vous pourriez…

Willie Nelson : (Le prenant dans les mains.) D’où est-ce que vous le sortez celui-là ? Ça fait un bail que je ne l’ai plus revu.

Monk : Oh, je les ai tous. (En sortant un stylo.) Si vous pouviez le dédicacer au nom de Trudy.

Willie Nelson : Bien sûr.

Monk : Elle vous vénérait. On est allé vous voir en concert pour notre premier rendez-vous. C’était au Shoreline amphitheater.

Willie Nelson : Mais, je me rappelle, oui, vous aviez un manteau bleu.

Monk : C’est vrai ?

Willie Nelson : Non, je plaisante. (Adrien et Sharona se mettent à rire.)

Monk : Oh, c’était drôle. Oh, le bus se met à bouger.

Willie Nelson : Oui, c’est normal, asseyez-vous. (Adrien s’assoit. Il avance le disque.) Tenez.

Monk : Merci.

 

EXTÉRIEUR – Sur une aire d’autorouteJournée

Adrien et Sharona sont sur une aire où ils ont suivi Willie. Un barbecue a été installé et Willie est à une table en train de manger. Les deux sont debout.

Homme 1 : (Jouant au pokier.) Allez, dernière donne les gars.

Homme 2 : Bon, c’est à moi.

Homme 3 : Trois dollars.

Willie Nelson : Ouais, je crois que tu essayes de me balader. Tu n’as pas le deux qui te manque.

Monk : (À Sharona.) Il n’est pas en train de bluffer.

Willie Nelson : (Se retournant.) Quoi ? On joue entre amis, vous pouvez y aller.

Monk : Il ne bluffe pas, il a bien touché un deux.

Sharona : Couchez-vous.

Willie Nelson : Je me couche, tu avais quoi ? (L’homme pose un deux de trèfle sur la table.) Je vous dois une fière chandelle.

Homme 3 : (Enlevant ses lunettes.) Comment avez-vous su ?

Monk : En regardant vos cartes, vous avez chantonné Deuces wild tiré de l’album Yesterday Wild sur laquelle vous jouiez de la basse d’ailleurs.

Willie Nelson : Tu as fait des basses là-dessus ?

Monk : Oui, oui, vous l’avez pris sur trois chansons et il me semble même que c’était la première fois que vous utilisiez un bassiste en studio.

Willie Nelson : (En se levant.) Vous en savez encore plus que moi sur ma carrière.

Sharona : Oh, il en sait encore plus que tout le monde sur n’importe qui.

Willie Nelson : Pourquoi croit-on que j’ai descendu Sonny ?

Sharona : Oh, eh bien, il faut avouer que tout plaide un peu contre vous. La dame aveugle soutient qu’elle a tout entendu.

Willie Nelson : Eh bien, la dame aveugle a menti.

Sharona : Et pour quelle raison ?

Willie Nelson : Je n’en sais rien, je ne suis peut-être pas un saint mais je ne ferai de mal à personne, au pire je me venge par chanson interposé, ça en reste là. En ce qui concerne Sonny, j’aurais peut-être dû le virer depuis longtemps mais ça vaut aussi pour un tas d’autres gens.

Monk : (Regardant en face de lui, une clarinette posée sur la table.) Est-ce que c’est une Rosewood ?

Willie Nelson : Oui. Vous jouez ?

Monk : Oh, très peu.

Sharona : Oh, il fait son modeste, en fait il est très doué. Très doué.

Monk : Je, je, je n’ai jamais joué de clarinette Rosewood, c’est vraiment un instrument magnifique.

Willie Nelson : Eh bien, faites-vous plaisir, essayez-la.

Sharona : Ah, oui, oui, d’accord. Heu Willie.

Willie Nelson : Oui ?

Sharona : Adrien ne peut pas jouer sur l’instrument d’un autre. Il a un gros problème avec les microbes.

Willie Nelson : Tenez, voilà un bec dans son emballage, personne n’a encore porté la main dessus. (Il enlève le bec et Adrien prend le bec qui se trouve dans un emballage donné par Sharona.)

Sharona : Voilà, tiens. (Elle penche l’emballage pour qu’Adrien prenne le bec et le met sur la clarinette. Il se met à en jouer.)

Willie Nelson : C’était très joli.

Monk : Vous trouvez ?

Willie Nelson : Vous connaissez Georgia On My Mind ?

Monk : Oh, bien sûr.

Willie Nelson : (Alors qu’Adrien allait interpréter le morceau.) Demain soir, je dois faire un concert sur une radio. Mon agent dit que c’est un bon moyen de faire de la publicité à moindre frais. On doit jouer Georgia On My Mind, vous voulez nous accompagner ?

Monk : Vous, vous, vous voulez dire avec le groupe ?

Willie Nelson : Oui, je vous laisse réfléchir.

Monk : Non, non, il ne vaut mieux pas si je réfléchis, je ne pourrais que refuser. (Ils se mettent à rire.)

 

INTÉRIEUR – Dans l’appartement de SharonaJournée

Adrien se met à jouer le morceau prévu avec la clarinette mais cela déconcentre Benji, qui ne peut pas faire ses devoirs.

Sharona : (Qui a rejoint son fils une tasse à la main.) Chéri fini tes devoirs.

Benji : Je ne peux pas me concentrer.

Sharona : Ah, oui, je sais, mais il doit répéter, il doit jouer à la radio avec Willie Nelson.

Benji : C’est qui Willie Nelson ?

Sharona : C’est un chanteur de country.

Benji : Et est-ce qu’il passe sur la chaîne musicale ?

Sharona : Non mais il est passé au journal.

Benji : Ben pourquoi ?

Sharona : Et bien d’après le FBI, quand il était petit garçon, il ne voulait jamais faire ses devoirs.

Monk : Ça y est, je le tiens.

Sharona : Allez dépêche.

Monk : Écoutez un peu.

Sharona : (Alors qu’Adrien se remet à jouer.) Arrête Adrien, même Benji pourrait le jouer maintenant c’est bon.

Benji : (Pendant que Sharona souffle.) Est-ce que c’est vrai que tu as rencontré une dame aveugle ?

Sharona : Oui.

Benji : Est-ce qu’elle avait un chien ?

Sharona : Non elle a une canne.

Benji : Hey, mais peut-être que je pourrais l’interviewer pour mon devoir sur les personnes souffrant de handicap.

Sharona : Attends, attends, je croyais que tu devais le faire avec… (Montrant son pouce vers Adrien.)

Benji : (À voix basse.) On doit faire seulement deux pages, pour lui faudrait tout un bouquin.

Sharona : Tu sais quoi, je la contacterai. (Pendant que le téléphone sonne.) Tes devoirs.

Benji : OK.

Sharona : (Passant devant Adrien.) Tu ne veux pas arrête un peu, stop. Adrien, (il s’arrête de jouer) ce n’est pas vrai. Allô ? Euh, euh, (il se remet à jouer) Adrien. Oui, oui, oui, nous arrivons immédiatement. (Elle se retourne.) Adrien, Adrien, c’était Stottlemeyer, il veut nous voir tout de suite.

Monk : J’emmène ma clarinette pour m’entraîner dans la voiture. (Voyant le regard pas très content de Sharona.) Je vais peut-être la laisser là.

 

INTÉRIEUR – Dans les locaux de la policeDans le bureau de StottlemeyerJournée

Stottlemeyer : Fermez la porte. (Randy ferme la porte.) Ce que vous allez voir doit rester entre nous pour l’instant. Les tabloïds paieraient des millions pour récupérer cette vidéo de surveillance de l’immeuble voisin du lieu du crime. (Randy met la cassette dans le magnétoscope et la met en route.)

Disher : La ruelle est un cul-de-sac dont voici l’entrée. L’entrée de service de la station radio était reliée à un système d’alarme, donc on sait qu’elle était fermée.

Stottlemeyer : Pour résumé, nous savons avec certitude qui était ou n’était pas présent dans la ruelle. (Voyant Adrien mimait le mouvement des touches de la clarinette.) Qu’est-ce qu’il est en train de faire ?

Sharona : Oh, il répète un morceau.

Stottlemeyer : (En se levant.) Ah ouais.

Sharona : Willie Nelson l’a invité à faire un bœuf pendant un concert.

Stottlemeyer : Et bien, ce sera peut-être à la prison de Folsom. Regardez ça, Allez y lieutenant. (Décrivant ce qu’il voit à l’image alors qu’il s’assoit à son bureau.) D’abord madame Mass, top, top, top, elle remonte la ruelle. Vous pouvez avancer. (Randy avance la vidéo et un homme apparaît.) Et voici le futur feu monsieur Sonny Cross, suivi du célèbre Willie Nelson. Personne d’autre n’est entré ni sorti c’est une certitude absolue.

Sharona : Vous allez l’arrêter ?

Stottlemeyer : Le procureur est tout disposé, j’attends d’abord tous les résultats du labo peut-être pour demain. (À Randy.) Vous devriez dire à votre mère de regarder la télévision, vous allez bientôt passer aux infos du soir vous.

Monk : Capitaine.

Sharona : Oh la star.

Monk : Vous oubliez le mot sur la porte.

Stottlemeyer : La vidéo écrabouille le mot, demandez à un avocat.

Monk : Je ne sais pas.

Stottlemeyer : Monk, écoutez. Comme vous mes héros ont toujours été des cow-boys. Soit c’est A, la femme aveugle qui n’a aucun mobile ou soit c’est B, votre pote le chanteur de country.

Disher : Qui lui avait un mobile extrêmement précis et qu’un témoin a formellement identifié.

Stottlemeyer : A ou B Monk.

Monk : Moi, je dirais C.

Stottlemeyer : C ? Et qui ce serait ?

Monk : Je ne sais pas encore. (Il continue à faire ses gammes en mimant le geste de la clarinette.)

 

INTÉRIEUR – Dans un magasinJournée

Caissière : Vous payez par carte ?

Cliente : Non, non, en liquide.

Sharona : (À Wendy Mass qui fait ses courses.) Il voudrait seulement vous poser quelques questions.

Wendy Maas : Ça ne me gêne pas, j’aime beaucoup les enfants.

Monk : 430, 431, il y a 431 boîtes, c’est un nombre premier. (Il bouge ses bras car une cliente en a pris une.)

Sharona : Est-ce que vous avez besoin d’autre chose ?

Wendy Maas : Voyons, j’ai besoin de soupe aux champignons, c’est l’allé à côté.

Monk : Euh, madame Mass, j’aurais quelques petites questions. Comment saviez-vous que la ruelle se trouvait là ?

Wendy Maas : C’est un quartier où je connais un tas de monde. J’habite à San Francisco depuis dix-sept ans. (À Sharona.) La soupe devrait se trouver juste là.

Sharona : Oui, oui, je la vois.

Wendy Maas : Merci. Je replie l’étiquette d’une certaine façon comme ça je sais différencier les boîtes entre elles une fois que je suis rentrée chez moi. Ça fait partie de mes petits trucs. (Touchant la feuille de courses en braille.) Ensuite, ah, du jus de fruit pardon. Ça doit être… (elle touche des bouteilles) voilà, c’est bien du jus de pomme ?

Sharona : Oui.

Wendy Maas : (La mettant dans le caddie.) Parfait, alors j’ai fini.

Monk : Madame Mass, êtes-vous certaine qu’il n’y avait personne d’autre dans cette ruelle ? Peut-être quelqu’un se cachait-il derrière le container ?

Wendy Maas : En tout cas, je n’ai entendu personne et je n’ai senti aucune autre présence et on ne me trompe pas facilement. (Elle s’approche de la caisse.) Monsieur Monk, je suis désolée pour Willie Nelson. C’est sûrement un chanteur très talentueux mais j’étais là, c’est lui qui l’a tué. (Elle commence à mettre les articles sur le tapis.)

Janice : Comment ça va madame Mass ?

Wendy Maas : Bonjour Janice. Comme vous le voyez, je n’ai pas eu besoin de vous aujourd’hui. Voici monsieur Monk…

Janice : Bonjour.

Wendy Maas :…et son amie Sharona Fleming.

Janice : Bonjour.

Sharona : Bonjour, ravie de vous rencontrer.

Janice : Voilà, ça fait 25 dollars et 88 cents. (Wendy prend l’argent de son portefeuille.)

Wendy Maas : Voilà déjà un billet de vingt et un autre de dix. (Elle les donne à la caissière.)

Janice : Cette femme-là est fabuleuse, et je ne dis pas ça parce qu’elle ne nous a pas attaqués.

Monk : Comment ça, elle ne vous a pas attaqués ?

Wendy Maas : Eh bien, j’ai eu un petit accident au rayon fruits et légumes il y a un an. J’ai glissé sur une flaque d’eau.

Janice : Un petit accident ? Elle a eu une commotion cérébrale, il a même fallu appeler une ambulance.

Wendy Maas : C’était juste une bosse mais rien de grave.

Monk : (Voyant les courses de Sharona.) Qu’est-ce que c’est que tout ça ?

Sharona : C’est pour samedi soir, j’ai invité Justin à dîner.

Monk : Peut-être que je pourrais passer ?

Sharona : Je t’interdis de venir chez moi, s’il le faut je demanderai une injonction du tribunal, c’est clair ? (Adrien regarde vers la caissière qui ne dit rien.)

 

EXTÉRIEUR – Dans la ruelleJournée

Sharona : (Voyant le pistolet à eau d’Adrien.) Où tu as trouvé ça ?

Monk : Je l’ai emprunté à Benji. Très bien, c’est ici que ça s’est passé. Bon, je suis l’assassin. Toi tu es Sonny Cross. Voilà, je vais me cacher. (Il se met derrière le container.) Ah, c’est horrible, il y a des détritus partout.

Sharona : Oh, vas-y.

Monk : D’accord, je m’accroupis derrière le container. (Il s’accroupit.) Tu remontes la ruelle, je sors de ma cachette, ensuite je m’approche de toi et bang. (Il tire et touche la veste de Sharona.)

Sharona : Aouh. Pourquoi je fais toujours la victime ?

Monk : Parce que la victime finit généralement sur le sol dans la poussière et que moi, je suis, je suis moi. Alors maintenant tu es touché, alors du coup tu t’enfuies.

Sharona : Avec plaisir.

Monk : (Rechargeant le pistolet.) Et là le meurtrier tire encore. (Il tire dans les fesses de Sharona.)

Sharona : Ah ! (Elle s’avance vers Adrien.) Donne-moi ce truc-là. (Elle la prend.) C’est ridicule.

Monk : Très bien. Le premier coup a été tiré à bout portant, même l’aveugle aurait pu en être l’auteur. Mais la deuxième balle, (il se met à marcher vers l’endroit du deuxième coup de feu) la deuxième balle a quasiment dix mètres sur une cible en mouvement. Impossible.

Sharona : Donc c’est forcément Willie Nelson.

Monk : Je ne crois pas non.

Sharona : Qu’est-ce que tu crois alors ?

Monk : Je crois qu’il faut en savoir plus sur Sonny Cross.

 

INTÉRIEUR – Chez un disquaireJournée

Pendant qu’Adrien et Sharona parcourent les disques, une discussion s’engage entre un client et le disquaire.

Client : Soixante-cinq dollars ? Chez Goldman, ils le font à quarante et en meilleur état que ça.

Disquaire : Alors, achetez-le chez Goldman, allez mon vieux, au revoir. (Il reprend le disque et voit que le client ne bouge pas.) Vous êtes encore dans mon magasin ?

Sharona : Tu as vu toutes ces pochettes en plastique. Tu dois sûrement te croire au paradis.

Monk : Je ne connais aucun de ces groupes.

Sharona : Quoi, tu n’as jamais entendu parler des Ramones ?

Monk : Ah, ah, les Ramones, et bien je les adore surtout la chanson qui parle d’aimer une femme durant toute la nuit. (Il se met à rire.)

Sharona : Ah, laisse tomber.

Disquaire : (Arrivant vers eux.) Si vous êtes obligé de les manipuler, essayez au moins de les remettre à leur bonne place.

Monk : C’est ce que je fais.

Disquaire : Non, vous les rangez par ordre alphabétique alors qu’ils sont classés par ordre chronologique. Il va falloir que je refasse tout. Je ne vous remercie pas. Vous voulez que je vous parle de Sonny Cross, hmm ? (Sortant un disque.) Tenez, il a managé ce gars-là en 87 avant de se faire virer.

Sharona : Pourquoi ?

Disquaire : Pour les mêmes raisons qui ont poussé ceux-là à le virer en 82. (Il montre un autre disque.) Il se tapait la copine du chanteur. On dit que les chats ont neuf vies. Oh, j’y pense, il a aussi managé ce gars-là quelques temps.

Monk : Et ils l’ont viré ?

Disquaire : Pas trop le choix. C’est dur de s’occuper d’un groupe depuis un pénitencier de Floride. Il a fait deux ans je crois pour conduite en état d’ivresse. Il a même tué quelqu’un. Dorénavant, tout le monde le connaîtra comme le type que Willie Nelson a descendu.

Monk : Vous en avez manqué un.

Disquaire : Ça, ça m’ét… Oh, c’est vrai. (Il change le disque de place.)

Sharona : Vous ne seriez pas cousins ?

Monk et le disquaire : Pourquoi vous dites ça ?

 

INTÉRIEUR – Dans les locaux de la policeBureau de StottlemeyerJournée

Disher : (Après avoir parcouru les allées des bureaux, il entre dans celui de Leland avec un dossier à la main.) Monsieur, vous êtes prêt pour la grande nouvelle ?

Stottlemeyer : Quoi, vous avez gagné au loto ? Vous ne pourriez pas simplement entrer et dire ce que vous avez à dire.

Disher : Les traces rouge sur la veste de Willie Nelson, c’est du sang humain, celui de la victime.

Stottlemeyer : (Prenant le dossier dans la main gauche.) Il a dit qu’il s’était penché sur la dépouille, c’est peut-être là qu’il a souillé sa veste.

Disher : L’équipe du labo est à quarante pour cent sûr que les éclaboussures proviennent de l’instant où on a tiré.

Stottlemeyer : Quarante pour cent ?

Disher : Qu’est-ce que vous en dites ?

Stottlemeyer : J’en dis qu’on est quand même encore loin de la preuve irréfutable.

Disher : D’accord, le sang, quarante pour cent. Il y a l’enregistrement.

Stottlemeyer : Quarante plus huit.

Disher : L’identification ?

Stottlemeyer : Euh, quinze pour cent.

Disher : Le mobile.

Stottlemeyer : Vingt.

Disher : Ça nous fait déjà cent vingt-trois pour cent. Ça fait quand même un bon pourcentage de preuves indirectes.

Stottlemeyer : Bon d’accord, préparez le mandat. (Randy s’en va.) Il faut que je sois cinglé, complètement à la nasse pour arrêter Willie Nelson.

 

INTÉRIEUR – Dans la station de radioJournée

Little Kenny Freedman : Nous revoilà. Moi c’est Little Kenny Freedman. Vous écoutez « Three Codes Mounties » sur KNGY. Et nous sommes tout excités d’avoir en live, dans notre studio le légendaire Willie Nelson. Je sais très bien qu’on a beaucoup parlé de lui dans les journaux depuis hier, chacun a son opinion sur l’incident. Mais ce soir, on va mettre tout ça de côté et juste profiter de la musique. Willie, vous nous présentez vos musiciens ?

Willie Nelson : Oui bien sûr, avec plaisir. Pour commencer, celui qui tient la basse et qui nous vient d’Helotus Texas, monsieur Bee Spears. (Adrien se met à sourire.)

Technicien : Bon, voilà ça c’est votre micro, ne vous mettez pas trop près. Je vous montre.

Willie Nelson : …Texas, Billy Paine. (Le technicien prend la clarinette et la met à sa bouche. Il la redonne à Adrien qui évidemment ne va pas jouer avec.) Et notre invité spécial, Adrien Monk, qui va jouer de la clarinette avec nous sur le célèbre standard de Ray Charles que nous allons interpréter : « Georgia On My Mind ». (Sharona le regarde, l’air inquiet. Willie se met à chanter mais Adrien ne veut pas accompagner.)

Sharona : Attendez s’il vous plaît, il faut arrêter immédiatement.

Little Kenny Freedman : Mais on ne peut pas on est en direct.

Sharona : Non, mon ami ne peut pas jouer pour l’instant, l’autre type a posé ses lèvres sur sa clarinette. (Voyant Adrien qui fait des signes qu’il ne peut pas, elle lui répond à voix basse.) Impossible de couper. Tu dois jouer le morceau.

Pendant que Willie continue de chanter, Adrien pose le bec sur le pull d’un des musiciens qui le regarde stupéfait.

Willie Nelson : Vas-y Adrien. (Le regardant qui hésite à jouer.) Allez, Adrien. (Il se met à siffler au micro sur l’air ébahi de Sharona. Il préfère donc la redonner à un technicien et se met à baisser la tête, déçu. Randy et Leland sont arrivés dans le studio.) Joli solo.

Monk : Oh, je suis désolé.

Willie Nelson : En tout cas, vous sifflez drôlement bien.

Billy Paine : Alors, ça vous a plu ?

Monk : C’était, c’était super. Si je peux faire quelque chose pour vous, surtout n’hésitez pas.

Bee Spears : Vous étiez dans la police avant, c’est ça ?

Monk : Eh bien oui.

Bee Spears : Filez nous la clé de la salle des pièces à conviction. (Ils se mettent à rire alors que Leland et Randy entrent accompagnés de deux policiers en uniforme.)

Stottlemeyer : Willie Nelson ?

Technicien : C’est moi Willie Nelson.

Billy Paine : C’est moi Willie Nelson

Bee Spears : C’est moi Willie Nelson.

Willie Nelson : Je crois qu’ils n’apprécient pas votre humour.

Stottlemeyer : Lieutenant.

Disher : (Approchant avec un mandat à la main.) Willie Nelson, vous êtes en état d’arrestation pour meurtre prémédité sur la personne de Sonny Cross.

Monk : Capitaine, vous commettez une erreur, ce n’est pas lui qui l’a tué.

Stottlemeyer : (Pendant qu’un policier met les menottes à Willie.) Désolé, vous faites partie de son groupe, vous n’êtes pas objectif.

Willie Nelson : Monsieur Monk.

Policier : Allons-y monsieur Nelson. Suivez-nous sans faire d’histoires.

 

EXTÉRIEUR – Sur les marches d’un bâtimentJournée

Pendant que des gens sont présents en soutien de Nelson.

Jeff : Comme vous le savez, Willie Hugh Nelson a été appréhendé hier soir à 22 heures 15. Sa mise en accusation se fera demain, elle sera prononcée par le juge Hackman. Le capitaine Stottlmeyer, qui a procédé à l’arrestation, va maintenant répondre à toutes vos questions. Capitaine.

Stottlemeyer : Merci Jeff. Je voudrais avant tout remercier tous les membres de mon équipe qui ont accompli un travail extraordinaire pour amener cette enquête à son terme.

Journaliste 1 : Capitaine, votre dossier contre Willie Nelson est-il solide ?

Stottlemeyer : Nous n’aurions jamais ordonné cette arrestation si nous n’avions pas été certains de posséder toutes les preuves qui permettront au procureur général de procéder à l’inculpation. (Pendant ce temps, l’exhibitionniste passe à côté des journalistes en courant.)

Journaliste 1 : Tu filmes Phil ?

Exhibitionniste : Hey salut.

Stottlemeyer : (Mettant sa main sur le micro.) Pour l’amour du ciel, remettez-moi ce type dans sa cage. (Randy se met à courir.) Et soyez discrets. (En rigolant.) C’est aussi pour ça qu’on aime San Francisco.

Disher : (Courant après l’homme, il parle via le talkie-walkie.) Nous descendons direction de Prospect.

Policière : (Via le talkie-walkie.) Description de l’individu ?

Disher : Il porte des baskets blanches.

Policière : Rien d’autre ?

Disher : Si, il n’est pas juif.

Exhibitionniste : (Passant devant un SDF.) Pardon mon vieux. (Aux policiers qui le coursent toujours.) Alors, ça suit derrière. C’est bien, ah ! (Il continue de sourire.)

Disher : (Alors que l’homme se trouve coincé par une voiture de police.) On ne bouge plus, restez où vous êtes. (L’homme se tourne vers lui.) Ah, là on fait moins le mariole hein ?(Un policier le retourne vers la voiture. Randy reprend son souffle, il se met à parler dans le talkie-walkie.) Exhibitionniste appréhendé.

 

INTÉRIEUR – Dans la maison de Wendy CrossJournée

Wendy est accompagnée par Sharona, Adrien et Benji. Ce dernier l’interviewe.

Wendy Maas : Je n’avais jamais été interviewée, j’ai l’impression d’être une célébrité.

Benji : (En haussant la voix.) Vous êtes prête ? Alors, je mets l’enregistrement en route.

Wendy Maas : Ce n’est pas la peine de crier comme ça, je ne suis pas sourde.

Benji : Désolé. Vous avez toujours été aveugle ?

Wendy Maas : Et bien non, j’étais voyante, jusqu’à peu près l’âge de seize ans, j’ai eu un accident de voiture.

Monk : J’ai une petite question : madame Mass, l’arme du crime a été retrouvée à côté du container derrière vous, seriez-vous me dire comment elle est arrivée là ?

Wendy Maas : Non, je ne me rappelle pas grand-chose à vrai dire, j’étais tellement effrayée.

Sharona : Adrien, ça n’est pas ton interview.

Monk : Bah alors, qu’est-ce que je fais là ?

Sharona : J’en sais rien, je me le demande.

Benji : Comment vous faites pour choisir vos vêtements le matin ?

Wendy Maas : Excellente question. Je couds différentes sortes de boutons sur mes vêtements, pour pouvoir les reconnaître. (Adrien regarde des photos sur une table.) Cette veste par exemple, (elle touche les boutons) et bien je sais qu’elle est bleue parce que le bouton du bas est carré, regardez. (Adrien va revoir d’autres photos.)

Benji : Oh oui. C’est vos parents qui vous ont appris ce truc ? (Sur la table, il y a des photos de famille.)

Wendy Maas : Non, mes parents sont morts dans l’accident qui m’a rendue aveugle. J’ai tout perdu dans ce tragique instant de ma vie. Ma vue, ma famille, (émue) oh, pardon je… une autre question ?

Benji : Euh, pourquoi vous gardez toutes ces photos accrochées au mur ?

Wendy Maas : Pour les visiteurs comme toi.

Monk : Vous avez vécu en Floride ?

Wendy Maas : Oui, j’ai été élevée à Tempa.

Benji : Ça vous a fait quoi de devenir aveugle ?

Wendy Maas : Et bien au début, j’avais tout le temps la trouille. Et, et puis le jour où j’ai eu vingt ans, j’ai décidé que le moment était venu de ne plus avoir peur. Je l’ai accepté. Maintenant, j’ai l’impression de pouvoir faire ce que je veux.

Sharona : Bien, nous vous avons assez importuné pour aujourd’hui madame Mass. Merci du fond du cœur. (Wendy se lève avec Sharona et Benji. Ce dernier lui serre la main.)

Benji : Merci madame Mass.

Wendy Maas : Merci à toi Benji. Bonne chance pour ton devoir.

Benji : Merci, c’est gentil.

Wendy Maas : (En serrant la main.) Sharona.

Sharona : Merci, vraiment c’est sincère.

Wendy Maas : Monsieur Monk. (Elle avance son bras.)

Monk : (Ne le prenant pas.) Merci, merci beaucoup madame, (il montre à Sharona qu’il ne veut pas la prendre. Elle insiste et il décide de la prendre quand même.) Merci beaucoup madame Mass.

Wendy Maas : De rien.

Sharona : Merci encore.

Wendy Maas : Au revoir. Bonne journée.

 

EXTÉRIEUR – Devant la maison de Wendy CrossJournée

Adrien semble réfléchir à quelque chose après être sorti de la maison. Sharona passe un coup de téléphone.

Sharona : (Laissant un message.) Euh Justin bonjour, c’est moi Sharona. Rappelez-moi quand vous pourrez… voilà, au revoir. (Une policière dresse un procès verbal sur une voiture.)

Monk : Benji, est-ce que tu peux me prêter ton cahier et ton cartable s’il te plaît ?

Benji : Bien sûr.

Monk : (S’approchant de la policière.) Bonjour, je, je tenais seulement à vous remercier pour le travail exemplaire que vous faites. (Après hésitation, elle lui serre la main et s’en va.)

Sharona : Mais qu’est-ce que tu fais ?

Monk : (Redonnant le cartable et le cahier à Benji.) Je viens de résoudre notre affaire. Lingette antiseptique. (Il s’en va.)

 

INTÉRIEUR – Dans les locaux de la policeDans une celluleJournée

L’exhibitionniste se trouve dans une cellule avec un manteau de police prêté.

Policier : Eh les fesses à l’air, c’est ton jour de chance quelqu’un a payé ta caution.

Homme : (Voyant l’homme partir.) Eh bien il a du pot lui. (Le policier referme la grille.)

 

EXTÉRIEUR – Dans un parcJournée

Wendy s’est rendue dans un par et marche vers les marches d’un escalier. Adrien se trouve avec Sharona, Leland et Randy.

Stottlemeyer : Qu’est-ce qu’elle fait ici ?

Monk : Je, je lui ai donné rendez-vous.

Stottlemeyer : Ça vous ennuierait de m’expliquer pourquoi.

Monk : Vous verrez, patience.

Stottlemeyer : (Voyant arriver l’exhibitionniste en train de courir dans le parc.) Nom d’un chien, le revoilà lui. Lieutenant, contactez la brigade et demandez qu’on envoie des gars immédiatement.

Monk : Capitaine, attendez une minute.

Stottlemeyer : Mais quoi, qu’est-ce qui vous prend ?

Monk : C’est moi qui ait payé sa caution. Je l’ai engagé.

Disher : Vous l’avez engagé, pourquoi ?

Wendy se retourne et voit l’homme nu.

Stottlemeyer : Alors ça, je n’en crois pas mes yeux. (Elle se met à rigoler.) Elle n’est pas aveugle.

Disher : Elle est pas aveugle ?

Monk : Elle n’est pas aveugle.

Stottlemeyer : (En partant.) Je n’en crois pas mes yeux.

Justin : Ça alors Sharona.

Sharona : Oh, Justin.

Justin : Qu’est-ce que vous faites là ?

Disher : Vous vous connaissez ?

Justin : Ça tient toujours pour samedi soir ?

 

INTÉRIEUR – Dans les locaux de la policeBureau de StottlemeyerJournée

Stottlemeyer : Quand exactement avez-vous recouvré la vue, madame Mass ?

Wendy Maas : Il y a un an.

Monk : Suite à votre chute au supermarché n’est-ce pas ?

Wendy Maas : En me réveillant, je me suis rendue compte que mon œil droit était revenu. Il paraît que ça arrive quelque fois après un choc à la tête. C’était miraculeux.

Sharona : Mais vous ne l’avez dit à personne.

Monk : Non, il ne fallait surtout pas que vous le révéliez. Si tout le monde vous croyait encore aveugle, vous pouviez tuer Sonny Cross sans que personne n’ose vous soupçonner.

Stottlemeyer : Pourquoi vouliez-vous abattre Sonny Cross ?

Monk : Par vengeance. C’est lui qui conduisait la voiture qui a tuée vos parents et vous a rendu aveugle toutes ces années, il y a maintenant trente-six ans de ça.

 

FLASH-BACK

Près de la station de radio, Wendy l’affiche pour que Cross puisse aller dans la ruelle.

Monk : Vous saviez qu’il voyageait beaucoup, vous saviez qu’il finirait par revenir à San Francisco, ce qui est arrivé. La station de radio a annoncé que Willie Nelson et son tour manager devaient passer dans leurs locaux. Vous êtes donc allée avant, vous avez accroché le mot sur la porte et vous avez attendu. Vous lui avez dit qui vous étiez avant de le tuer ? (Wendy s’est cachée derrière le mur et attend que vienne Sonny. Il arrive et elle pointe son arme contre lui.)

Wendy Maas : Oh oui. (Dans la ruelle.) Tu as tué mes parents, celle-là elle est pour eux. (Elle tire à bout portant.)

Monk : Et vous avez attendu qu’il s’éloigne pour tirer une deuxième fois. (Elle tire de nouveau et Sonny s’écroule au sol.) Un crime qu’une femme aveugle n’aurait pas pu commettre. Mais Willie Nelson est arrivé, ce que vous n’aviez pas prévu. (Elle nettoie l’arme et la met derrière le container. Nelson rejoint Sonny.) Vous ne pouviez plus fuir alors vous avez fait semblant…

Wendy Maas : Au secours, qu’on appelle la police.

 

INTÉRIEUR – Dans les locaux de la policeBureau de StottlemeyerJournée

Monk : …d’être témoin de la scène.

Wendy Maas : Jason Cross n’a été incarcéré qu’un an et demi pour avoir tué deux personnes sur la route. Ça, ce n’est pas la justice. Ce que j’ai fait cette semaine, ça c’est la vraie justice. Comment avez-vous su ?

Monk : Je savais que Cross avait été arrêté à Tempa. Quand j’ai su que vous aviez grandi là-bas, ça m’a semblé être une coïncidence plus que troublante. Mais le déclic s’est produit quand je me suis souvenu d’un petit détail. Lorsqu’on vous a présenté le capitaine Stottlemeyer.

Stottlemeyer : Moi ?

Monk : Vous êtes arrivé avec votre bras en écharpe.

 

FLASH-BACK

Monk : (Alors qu’arrive Leland dans la pièce.) Tous les gens présents dans la pièce vous ont naturellement tendu la main gauche pour vous saluer y compris madame Mass. (Un policier prend la main de Leland suivi par Wendy.)

 

INTÉRIEUR – Dans les locaux de la policeBureau de StottlemeyerJournée

Monk : Et c’était avant que quiconque ne mentionne votre blessure au bras. Elle n’aurait pas pu savoir que vous tendriez la main gauche.

Wendy Maas : (En ricanant, elle se lève et serre la main d’Adrien.) Merci monsieur Monk.

Disher : Pourquoi est-ce que vous le remerciez ?

Wendy Maas : Parce que je suis soulagée. Je culpabilisais horriblement d’avoir fait accuser ce pauvre homme à ma place.

Sharona : Mais vous devrez aller en prison.

Wendy Maas : J’en suis consciente.

Stottlemeyer : J’irai parler au procureur pour vous accorder des circonstances atténuantes.

Wendy Maas : Je ne voudrais qu’une chose dans ma cellule.

Stottlemeyer : Oui, laquelle ?

Wendy Maas : Une fenêtre.

 

EXTÉRIEUR – Dans un cimetièreSur la tombe de TrudyJournée

Willie Nelson joue de la guitare et Adrien est aussi présent avec la clarinette. Il se met à chanter. Adrien se joint à Willie. En souriant, Adrien met sa main sur l’épaule de Willie.

Opening Scene:

Music plays softly in the background.  The interior of the house is filled with exquisite woodwork, paintings and statuary.  It is the home of the wealthy, the fabulously rich.

A woman sits at a dining room table.  A cup sits before her, which she sips from.  A man enters the room behind her.

Man: "Ah, Erwing?"

Woman: (raises her brows as she answers) "Not quite."

Ignoring her expression, her husband walks over to the dresser.

Man:  "You have your, ah, art class today?"

Woman:  "Uh huh.  Life in the fast lane."

They both sip at their drinks.  He looks at her, and she stares back, uncomfortable.

Woman:  "What?"

He smiles, lowering his cup.

Man:  "I'm just adoring you.  Isn't a husband allowed to stop and adore his wife?  How'd I get to be so lucky?"

She smiles.

Woman:  "We both got "lucky" Henry."

Henry sets his cup and saucer on the table.  He then picks up the remote and turns the music down.  The wife raises her brows in barely concealed annoyance.

Woman:  "I was listening to that."

Henry:  "I'm just turning it down... you don't mind."

It's more a statement than a question.

Henry:  "I have to go to the office for a couple of hours."

Woman:  "Of course."

Henry:  "Oh, and, uh, don't forget we're having dinner with Father Hatchery."

Woman:  "...Again?"

Henry's back is turned, so he misses the sarcastic tilt of her head.  Once he is out of the room, she blasts the music again.  Suddenly, the room begins to shake.  The wife cries out as things begin to fall.  Henry rushes back in the room as she stands, confused.

Henry:  "Honey, not there, over here!"

He beckons, standing in an archway.  Statues tip over and smash on the floor.  They stand in fear as the earthquake rattles the house.  Car alarms go off outside.  Slowly, the shaking stops.  Henry breathes out sharply.

Henry:  "I thought that could have been the big one.  Why don't you turn on the news, see how bad it was.  I'll check the house."

As he walks away, the wife looks down to see a porcelain bust on the floor.  Meanwhile, Henry is examining the wall.

Henry:  "Look, there's a crack over here.  Do you see it?  It runs all the way across, here and..."

He turns as she approaches behind him, lifting the bust above her head.  His eyes widen in shock and fear.

Henry:  "Christine, what are you, wha... no, noooooo!"

The statue smashes into his head, throwing him to the floor.  Christine pauses for a moment to catch her breath.  Dropping the statue, she retrieves a crowbar and uses it to tip a wall cabinet onto the body of her husband.

Christine:  "Well Henry, it was the big one."

*Opening credits*

Sharona strode down the sidewalk speaking quickly into her cell phone.  Behind her, her apartment complex is surrounded by firemen and police.  Smoke billows in the air.

Sharona:  "Oh thank God!  Thank God.  No, nononononono.  Stay at Kenny's Benjy!  Stay there!  I just gotta check out Mr. Monk!"

At Adrian's house, her hand raises to rap at his door.

Sharona:  "Adrian, Ad..."

He answers, his mouth filled with an apple.  In his hand is a shattered picture of his wife, Trudy.  Sharona takes in his appearance.

Sharona:  "You Ok?  I've been trying to call you for over an hour, your phone is dead."

Adrian:  (mouth filled with apple) "Uhm."

Sharona:  "Are you sure you're ok?"

She sees a lamp tipped over in the front entry.  Adrian kicks the door closed and walks inside.  She follows him into the rest of his home.

Sharona:  "Oh my God."

The room is a mess, books and paper litter the floor, pictures hang crookedly on the walls.

Adrian:  "Mjay?"  He asks, still chewing.

Sharona:  "Wha... Benjy?  Oh, yeah, yeah, yeah.  He's ok.  He was at school when it happened and he loved it, he thought it was like a roller coaster."

As she speaks, she walks quickly through the room, examining the destruction.

Sharona:  "I... Adrian, I have to tell you, I'm very impressed.  I thought you'd be a basket case.  Everything's... broken!"

She looks around again at the ruin.  Adrian sits calmly in his chair, still eating his apple.

Sharona:  "Where were you when it happened?"

Adrian leans back, picking up a book to read.

Adrian:  "Tarie oh-shh, jedu krimini."  He responds, hefting the book.

Sharona turns, her brows pulling together in confusion.

Sharona:  "What?"

Adrian repeats himself, slowly so she doesn't miss his words.

Adrian:  "Terie.  Oh-shh.  Jedu.  Krimini."

She blinks once, staring.  He glances up and catches her expression.  He half-smiles, confused by her response.

Adrian:  "Hoo krulin kroonk?"

Sharona:  "Are you ok?"

Frustrated, Adrian plops the book down and stands to his feet.

Adrian:  "Pamo je duke, terie je duke ri mene!"

Sharona walks up to him, hand outstretched.

Sharona:  "Adrian, you're not speaking English, you know that right?"

Adrian shrugs at her.

Adrian:  "Stri leps en jay?"

Sharona looks worried.  Adrian starts laughing.

Adrian:  "Durk en tol eh vall re gob."

He walks to the kitchen, convinced Sharona is pulling his leg.

A short time later, Sharona is on the phone with Dr. Kroger.

Dr. Kroger:  "Yeah, yeah, Sharona, re-relax.  He's having a dissociative episode."

She stands in the kitchen with Adrian, who still clutches Trudy's picture, while tentatively reaching out with his other hand for the phone.

Sharona:  "Way..way..way...wait.  Dissociative?"

Dr. Kroger: "Yeah, the trauma of the earthquake probably shorted out the occipital lobe in the left hemisphere of his brain, which controls the ability to speak and to form words."

Sharona:  "Well what should I do?"

Adrian, meanwhile, continues to look on in complete confusion.

Dr. Kroger:  "Look, he thinks he's speaking normally."

Adrian reaches for the phone as Kroger continues talking.

Dr. Kroger:  "See, he's more confused than you are."

Adrian gestures for the phone.

Adrian:  "Al ba heah malom."

Sharona holds up her hand to Adrian.

Dr. Kroger:  "Right, well I can see him tomorrow at four, if you'd like.  But I gotta tell ya, I wouldn't be surprised if he's fine by then.  You know, I mean, these things usually pass on their own.  The most important thing, is don't leave him alone."

Sharona nods as Adrian continues to reach out with his hand.  "Ok."

Adrian:  "Oll dok do umon.  Mill ja tere!"

Adrian waves his hand.  Sharona holds hers up again, trying to get him to relax.

Sharona:  "Wait, wait!  Ok, hold on, hold on."  she sighs.  "He wants to speak to you."

She passes the phone over to a confident Adrian.  Adrian laughs gently into the receiver as he takes the phone.

Adrian:  "Ee nargly voon alom speer jock."

Dr. Kroger:  "You're talking gibberish.  Adrian, I can't understand a word you're saying."

Adrian:  "Eee nargly s', voon dom speer jock!"

Dr. Kroger:  "Right, right, ok good, so, put Sharona on the phone, ok?"

Meanwhile, Sharona's attention has been grabbed by a news report on the television.

Reporter:  "...well known philanthropist, Henry Rutherford, who's best known for his Rutherford scholarships, which enabled hundreds of inner-city children from across the country..."

Sharona:  "Oh my God!"

Sharona's expression falls.  Adrian notices her anguish and speaks quickly into the phone.

Adrian:  "Burlie fangh."

Kroger nods in confusion.  "Ok..."

Adrian sets the phone down, looking at Sharona.  She fights tears as she speaks.

Sharona:  "Henry Rutherford.  I told you about him.  I've been working with him the whole month.  He's a deacon at my church... he, he was trying to make money for the new church... Oh my God, his wife is gonna be devastated."

She grabs for her purse as Adrian looks at the television.  Sharona sighs.

Sharona:  "I gotta go."

Adrian:  "Shery kurt wygle."

Sharona looks up as she gathers her things.

Sharona:  "They live two blocks away, they just moved here, she doesn't know anybody.  I'm gonna see if they need my help ok?  Just stay here."

Adrian: (shrugging) "Ee ty.  Po sholer der."

Sharona closes her eyes.  "You know what, on second thought, you better come with me, come on."

Adrian lifts the forgotten cell.  "Bredi chon."

Sharona takes it from him.

Sharona:  "Dr. Kroger, we'll call you back."

Kroger nods at the phone, completely at a loss.  "F-fine."

At the home of the late Henry Rutherford, Christine, Sharona, and Father Hatchery sit around the dining room table while Adrian walks about the room.

Christine:  "He had a brother in London, they weren't close, but... someone should call him."

Father:  "Don't worry Christine, I'll take care of it."

Christine:  "Thank you Father.  I don't know what I'd do without you and Sharona.

While Christine speaks, Sharona begins pouring tea.  The Father holds Christine's hand in comfort.  A short distance away, Adrian walks around the room, staying out of the way.

Christine:  "It was terrible, the whole room started to shake.  And Henry made sure I was safe in the doorway."

Father:  "Now, you mustn't torture yourself."

Adrian begins to examine the ceiling and walls, hands in his pockets.

Christine:  "The wall unit started to come tipping over, and Henry was trying to keep it from falling."

Sharona places a hand to her chest, her eyes are pained.

Christine:  "I saw it come crashing down.  I called for help, but there was nobody else in the house."

Sharona brings over the tea:  "Ok, here ya go."

Christine:  "Oh... I, I couldn't."

Sharona:  "No no no, Christine, ya have to have something."

Father:  "She's right Christine, you must stay strong."

Sharona:  "You know, I could stay here tonight..."

As they speak, Adrian begins wandering again.

Christine:  "Thank you, it's very sweet.  But I called my mother in Chicago, she'll be here later tonight."

Sharona:  "Oh, that, that's good!  Mothers are great to talk to.  Well, you know, except for mine."

Adrian walks towards the group, a look of sensitive tenderness on his face.

Adrian:  "Harg chark."

Sharona looks uncomfortable, but feels introductions are necessary.

Sharona:  "Oh, um, this is my boss, Adrian Monk."

Adrian folds his hands, he speaks in an obvious attempt at imparting comfort.

Adrian:  "Bezzle whent, yoon croush wheez crozen."

Sharona:  "Um, Adrian... why don't you wait in the other room."

While she speaks, Adrian catches sight of a toppled bowl of fruit.  He begins to quickly straighten it.  Sharona, embarrassed, shoos him away.

Sharona:  "Adrian, wait in the other room."

Adrian, giving her a look of irritation, allows himself to be herded out.

Father:  "Um, where's he from?"

Sharona: (laughing in embarrassment) : "Neptune."

Meanwhile, Adrian begins wandering through the other room.  While their conversation continues, Adrian begins to straighten pictures on the walls.  Then he stops, something seems odd to him.

Adrian:  "Dwon lear brannegaa nusis?"

He begins walking around, examining each wall more closely.  He looks at the wall unit that crushed Henry Rutherford.  Taking a kerchief from his breast pocket, he drags the cloth down the back of the unit.  It comes up clean.  At that moment, Sharona walks in, eyes tired.

Adrian:  "Leego on forgi garrus."

Sharona:  "Oh, she'll be alright."

Adrian's eyes narrow, it wasn't the response he wanted.  He looks around again, brows pulled together in concern.

Sharona:  "What are you doing?"

Adrian:  "Bavioski.  Che sagl not right about this room."

Sharona's eyes widen suddenly:  "Adrian, you can talk!"

Adrian shakes his head:  "Of course I can talk- what is wrong with you?"

Sharona (eyes wide):  "Nothing is wrong with me!"
 
 

Shortly afterward, at the police station, officers rush about cleaning up the mess.  Adrian stands by Stottlemeyer, hopping in agitation as he fusses with his clothes, waiting to get the Captain's attention.

Stottlemeyer (on phone):  "There is no third watch.  I want everybody on active duty to report to their watch commanders, got it?"

Adrian (continuing what has probably been a long conversation):  "You think you follow me?"

Stottlemeyer hangs up the phone and tries to escape from Adrian.

Stottlemeyer:  "Yes, Christine Rutherford, sat around waiting for an earthquake?"

Adrian holds up his hand:  "No, no, she sat around waiting for her rich old husband to die.  And when the earthquake hit..."

Stottlemeyer begins to walk away.  Adrian keeps pace.

Adrian:  "You see, Cap... When the earthquake hit, she realized it was her chance.  A one-in-a-million shot.  And she took it."

Officer 1:  "Captain, we have some reports of looting on Patraro Hill."

As the officer speaks, Adrian takes a moment to straighten a figure on the top of a computer.

Stottlemeyer:  "Alright, get ten uniforms down there, I want a man on every corner.  Go, go, go."

Once he has the Captain's attention again, Adrian continues pushing his case.

Adrian:  "There was ceiling debris all over the floor, but none on the back of a fallen display case."

Stottlemeyer (distracted):  "Um hum."

Adrian:  "And there were marks on the wall, like somebody used a lever to knock that case over."

Stottlemeyer:  "Yeh..."

Officer 2, handing Stottlemeyer a phone:  "Captain, Captain, Carhill."

Carhill:  "Those calls are false alarms."

Stottlemeyer:  "I don't care if they're all false alarms, you gotta check em out, every one."

Carhill:  "Yessir."

Stottlemeyer hangs up and turns his attention to Monk.

Stottlemeyer:  "Look, Monk, there was an earthquake, that's what earthquakes do, they knock crap over."

Adrian waves his arms, frustrated.

Adrian:  "Yeah, bu-but there were other pictures on the same wall and none of them- none of them were even crooked."

Stottlemeyer reaches the end of his rope.  He tries to get past Monk.

Stottlemeyer:  "I'm trying to put out a hundred fires here Monk."

He brushes past Adrian, moving towards the sound of a commotion.

Adrian:  "I realize that..."

Stottlemeyer:  "Where's the guy from emergency services?"

A group of people stand, arguing, near the front of the station.  Stottlemeyer walks up to them.  Adrian trails behind, still trying to get the Captain to listen.

Stottlemeyer:  "Look out, look out.  Look, somebody will be with you soon enough.  Please, everybody just sit down, calm down."

Adrian:  "She could be there..."

Stottlemeyer:  "What?"

Adrian:  "She could be there, right now, cleaning up all the evidence.  At least send a couple of detectives over there to look around."

Stottlemeyer:  "I haven't got a detective, I haven't got a moment to spare.  Monk, the shaking you felt this morning was a 6.0 earthquake."

Adrian holds up his hand:  "But... at least send, ME, over to check it out..."

Stottlemeyer:  "Where's Sharona?"

Adrian:  "She went to pick up her kid."

Stottlemeyer (caving):  "Alright.  Hey, Lieutenant?  I'm officially handing Monk off to you.  I want you to give him anything he needs.  Now quit screwing around and get back to work."

Stottlemeyer pushes Adrian over to stand beside Disher, who is currently attempting to repair a leaking water pipe in the ceiling.

Disher (with a screwdriver in his teeth):  "Uhh, sure."

He turns to glance at Adrian.  At that moment, a jet of water sprays from fixture and hits him square in the face.  Adrian turns away, hands to his face as the water goes everywhere.

Sharona and Benjy stand together next to a line of yellow warning tape.  Just beyond is the ruined street near their apartment.  A cop approaches them.

Cop:  "I'm sorry, the street's closed."

Sharona:  "What's going on?"

Cop:  "The gas line's ruptured, and all the phone lines are down.  These two blocks were the worst ones hit."

Sharona's face melts into disgust and frustration.

Sharona:  "Who, well we just live right over there."

The cop stands firm:  "Not today you don't.  Call emergency services.  Here's their number."

Sharona takes the card in irritation.  Behind her, a man lifts a camera.

Sharona:  "How long is this gonna be?"

Cop:  "Well, maybe a couple of days."

Sharona:  "A coupla days!"

Cop:  "Maybe three.  Just call that number ma'am, I just work here."

Reporter:  "Officer, I'm with the Melvin Gazette.  Can I get in there and get a coupla shots?"

The cop's face hardens:  "I'm sorry, no one can get through."

Sharona:  "Look, can we just go in and get some stuff?  I mean, what if he needs some medicine or something?"  She gestures to Benjy.

Cop:  "Ma'am, you have to call that number, ok?  That's all I know.  Now please, step back."

Sharona glares at the cop as she slowly walks away from the barrier.  The reporter smiles at her.

Reporter:  "Now there's a delightful chap, reminds me of my x-wife."  His accent is Australian.

Sharona (raising her eyebrows humorously.):  "Reminds me of my x-husband.  Maybe we should get em together."

The reporter takes another shot.

Benjy:  "Mom, what are we gonna do?"

Sharona:  "I don't know, I don't know.  I guess we're gonna have to find a hotel."

Reporter:  "Good luck, I been calling all morning.  Nary a room left in the whole city."

Sharona catches the odd word choice and smiles.

Sharona:  "Nary a room?"

Reporter:  "It's what I say."

Sharona:  "Well, we can always stay at Aunt Gail's."  She doesn't sound enthusiastic.

Benjy (coughing):  "Why can't we stay at Mr. Monk's?"

Sharona:  "Because I will go crazy, slower, at Aunt Gail's."

Reporter:  "Think your Aunt Gail has an extra room for an out-of-town journalist?  I'm Darryl Right."

Sharona:  "Oh, I'm Sharona."  She smiles hugely, attracted to the handsome man.  "Yeah, I'm sorry, my sister has no room."

Reporter:  "This your boyfriend?"  He asks, smiling at Benjy.

Benjy:  "Thought I was her boyfriend?"  Sharona rubs his arm, laughing.

Sharona:  "He's joking."

Darryl:  "Listen, my editor just called.  He wants me to do a story on the quake.  What do you say, you and Benjy here, add a little local color?"

Sharona:  "Oh, yeah, we'd love to!"

Darryl:  "Great, start with a picture?"

The two pose, smiling, for the shot.

Later, Darryl walks through a bedroom in a white bathrobe.  He is sipping at a glass of champagne.

Darryl:  "Do you believe in love at first sight?"  He walks towards the bed.  A woman is reclining there, watching the television.  It's Christine Rutherford.

Darryl:  "I never did."

Christine:  "Then you got a look at my husband's bank account."

Darryl:  "And zing went the strings of my heart."  He says, rolling onto the bed.  Christine smiles as he runs his hand up her body.  They share a kiss.

Christine:  "There we were, just waiting for the right opportunity.  And God dropped it right in our laps!"  She can't contain a laugh of disbelief.

Darryl:  "The bloody miracle!"

Christine:  "Forty-two, point five, million dollars."

Darryl (caressing her):  "Say it again."

Christine (closing her eyes and gasping):  "Forty-two... point five...million dollars!"

Darryl (grinning):  "Oh... I love it when you talk dirty!"  They kiss again, then stop, their eyes meeting.

Darryl:  "Just one more loose end to tie up, and it's all ours."

Christine:  "Sharona?"

Darryl:  "Sharona."

Christine:  "She's pretty."

Darryl:  "Didn't notice."

Christine:  "Are you sure she trusts you?"

Darryl (laughing):  "Why wouldn't she trust me?"

Sharona stands with Benjy outside an apartment building. She reaches up and rings the bell. A woman with blonde hair and familiar twang in her speech answers the door.

Gail: "Sharona." She says limply. She turns to Benjy and smiles brightly. "Hey, Baddabing!"

Benjy: "Hi."

Sharona: "Gail, I am so sorry, I didn't know who else to call."

Gail: "Hey, no problem, that's what I'm here for! It's gonna be fun!" She smiles at Benjy, who smiles back. "I just talked to Mom, she's freakin' out! She heard some guy on CNN talk about aftershocks. I could not get her off the phone!"

Sharona: "You should get caller ID."

Gail: "I have caller ID, I had it before you."

Sharona: "No you didn't!"

Gail: "I told you about caller ID!"

Sharona (face twisting in perplextion): "What!? I had caller ID when I lived in Valencia, remember, you came over and I showed you how it worked?"

Gail: "I had caller ID when I was living with Lenny in Seattle."

Sharona: "Ok, you never told me that!"

Gail: "I know, I was avoiding your calls. I had caller ID!"

She scores the point with a jaunty tip to her head. Sharona is about to respond when she is interrupted.

Benjy: "Mom, Aunt Gail, can we go inside please?"

Gail slides her body to the side to allow Benjy inside, but not Sharona.

Sharona: "Gail, remember when I went out to visit Mom, when she broke her wrist?"

Gail: "Yeah?"

Sharona: "And remember you said that you owed me big time? Remember?"

Gail nods, agreeing grudgingly. Sharona turns to look behind her. Gail follows her glance, and catches sight of somebody peeking around a light post across the street. His arms are loaded with suitcases.

Gail: "Ohhhh... nooooo!"

Sharona: "I swear, I swear, he's gonna be good!" She turns around and gestured for Monk to approach. "Come on! Come on..."

Gail groans, misery settling like a dripping wet blanket.

Sharona: "You know, he's not as bad as he was. He-he's just so freaked out about this earthquake, I can't leave him alone!"

Adrian crosses the street at Sharona's urging.

Gail: "I guess he can sleep on the couch..."

Sharona: "Well, actually he's gonna need the guestroom. He doesn't sleep on couches."

Gail: "Riiight..."

Sharona: "Gail, I spent two weeks with Mom!"

Gail (glaring): "Now we're even."

Adrian reaches the door, Gail slowly moves aside.

Sharona: "It's gonna be ok Adrian!" Sharona grins widely. Gail smiles painfully.

Adrian: "Hi Gail. Listen, don't worry about Sharona, she won't get in the way."

Sharona opens her mouth, then decides a smile would be more tactful. Gail grabs her arm and hustles her inside.

Gail (pointing at Sharona): "Even."

The door closes firmly behind them.
 
 

Inside

Adrian walks about in the background, cell phone in hand.

Adrian: "Yes thank you, I'll hold."

Sharona and Gail sit on the couch while Adrian walks about in the other room. Benjy sits on the floor with headphones on and a magazine in his hands.

Sharona (to Gail): "You know, I like those earrings!"

Gail: "You ought to, you gave em' to me."

Sharona: "Oh, yeah, forgot." She lifts her drink. "So, um... are you still seeing that actor?"

Gail: "Hal Meyers? Yeah, in my nightmares. You know, even in my nightmares he can't act."

In the background, Adrian can be heard counting under his breath as he walks about, phone in hand.

Sharona: "I liked him."

Gail: "I don't know, maybe I'm getting too picky in my old age." She waves her arm about. "How about you, you in love with anybody?"

Sharona (smiling): "Well... actually, I met somebody this morning. He's a journalist."

Gail: "Really?"

Sharona: "Yeah, from Australia."

Gail: "Uhh. Complete with accent?"

Sharona: "Oh yeah, uh huh. The full package. He's to die for."

Gail: "Oh... bring him by, I'd love to meet him!"

Benjy glances up, shakes his head, and returns to his magazine.

Sharona: "I'm sure you would..." When Gail looks away, Sharona glares at her. Meanwhile, Adrian's mutterings have begun to intrude on their conversation.

Gail: "What's he doing?"

Adrian: " Twelve hundred thirty seven, twelve hundred thirty eight, twelve hundred thirty nine..."

Sharona: "He's counting the bricks in the wall."

Gail: "Oh good, you know I've always been curious about that." She twirls her hand by her head in the classic 'is this guy nuts' gesture.

Sharona glances at her sister, sighs at the look she receives, and turns to her boss.

Sharona: "Adrian, don't tie up Gail's line."

Adrian looks down from the ceiling, taking the phone from his ear.

Adrian: "I'm on hold... waiting for Disher." His voice faintly pleading. Sharona gestures at Gail, shaking her head slightly, trying to subtly pass him a message. Adrian, taking silence as allowance, returns to his counting.

Adrian: "Twelve hundred... twelve hundred..." He squeezes his eyes shut. "Ah, CRAP!" Turning, he walks back to the other side of the room: "One, two, three, four..."

With Gail's attention diverted from Adrian, Sharona leans over the side of the couch to retrieve her bag. Gail eyes it instantly.

Gail: "Is that new?"

Sharona: "I got it a coupla weeks ago. My other one was way too big."

Gail leans over the couch, snatching something from the floor. It's the same bag.

Gail: "Check it out!"

Sharona: "When'd you get that?"

Gail: "Two months ago! Like you didn't know?"

Sharona: "What, y-you think I'd buy the same handbag on purpose?"

Gail raises her brows and begins digging through her bag.

Sharona: "Now why would I do that?"

Benjy tosses them another look.

Sharona: "What, you think I-I wanna be like you, like-like I'm obsessed with YOU?"

Gail: "Who moved to San Francisco first?"

Sharona (raising her hands in outrage): "Oh my... GOD! You BEGGED me to move up here!"

Benjy: "Hey, do I have to separate you two?"

Adrian: "Yes, yes Lieutenant, yes I'm here, I'm still here."

As Adrian walks past behind the two women, Gail puts her headphones on, effectively shutting out the present annoyances. Sharona shakes her head disgustedly and throws her bag to the floor.

Adrian: "Yes, I need her phone records. Every call from that house, and her cell phone for the last two weeks... right, right. And what about the background check? Really, really..."
 
 
 

Later that day, Gail sits alone on the couch with a giant bowl of ice cream. The phone rings, and she picks it up.

Gail: "Hello?"

Darryl: "Sharona."

Gail: "Oh, nope, this is her, uh, younger sister, Gail."

Darryl sits up on his bed: "Really. Hmm, you two sound so much alike... Do you look alike?"

Gail (smiling): "No, I'm the sexy one!"

Darryl: "Really!"

Gail: "Mhm! Hey, are you the Australian guy she met on the street?"

Darryl: "Ye... that would be me. Unless she met somebody else."

Gail takes another mouthful of ice cream.

Darryl: "What are you eating?"

Gail (not missing a beat): "Rice cakes. God, I hate this diet!"

Darryl: "Being the sexy sister's hard yakka?"

Gail: "It's a full time job."

Darryl: "Listen, is Sharona there?"

Gail: "You just missed her. She and her boss had some business at St. Claire's church."

Darryl's eyes narrow: "St. Claire's..."

Gail: "Yeah, you know, the one on Fulton Street."

Darryl looks pensive.
 
 

At the church, Christine Rutherford enters slowly, dressed in black. Adrian and Sharona watch as she takes a candle and lights it for her husband.

Adrian: "It's quite a performance."

Sharona: "Look, you don't know her. She and her husband practically saved this church. They're like saints!"

Adrian: "Your saint didn't pay for her candle."

As Sharona gives him a look, the two walk up to Christine.

Adrian: "Mrs. Rutherford..."

Christine (looking tearful): "Mr. Monk, Sharona... would you light a candle for my husband?"

Sharona: "I'd love to."

While she carries out the ceremony, Adrian turns to Christine.

Adrian: "Which husband? I understand that Henry was your... third."

Christine: "Excuse me."

She tries to walk past him, Adrian follows.

Adrian: "Mrs. Rutherford, in 1997, you and your second husband were indicted for mail fraud in Nevada."

Christine: "An indictment's not a conviction Mr. Monk."

Adrian: "A stirring defense. But Henry didn't know about your other marriages, did he?"

Christine: "Of course he did."

Adrian: "I saw the photographs in your house ma'am..."

A worker looks up and has them move aside from the construction area. Adrian glances down, then continues as they stop in front of the doors of the church.

Adrian: "You were married at the Sacred Cross Chapel in Chicago. Henry was a deacon there. And even if he wanted to, he couldn't have knowingly married a divorcee'."

Christine's mourning look drifts to a look of wary irritation. Sharona approached from behind.

Christine: "Ok, you got me. I kept a secret from my husband." She pushes past him to go out. Just as she is exiting, Darryl enters. They share a brief glance.

Darryl: "Oh, beg your pardon." His eyes fall on the two by the door. "Sharona."

Sharona smiles widely. Adrian looks uncomfortable.

Sharona: "What are you doing here?"

Darryl: "I called the number you gave me. Your sister told me where you were and, I was a couple blocks away so... as you do."

Sharona (still grinning): "Well it, it-it's great to see you... yeah." Adrian looks at her.

Darryl: "And you too!"

Sharona (with Adrian still watching): "Um, oh, I'm sorry. Um, Darryl Right, this is my boss, Adrian Monk."

Darryl (holding his hand out): "How do you do?"

They shake, and Sharona quickly digs out a wipe.

Sharona: "Darryl is a journalist from Australia. He's doing a story about the earthquake." She hands the wipe to Monk.

Darryl: "Um, speaking about the earthquake, you back in your apartment yet?"

Sharona: "Uh, no, not yet. They said maybe Monday."

Darryl: "Monday, right. So, uhh, who was the, was the widow?"

Sharona: "Christine Rutherford."

Darryl: "Now why does that name ring a bell?"

Adrian: "Her husband was worth about forty million dollars. And I think, she killed him. Excuse me." He walks out.

There is a beat of stunned silence, which Sharona quickly breaks.

Sharona: "Oh, he-he's a former detective and, you know, he gets a little paranoid so..."

They laugh.

Darryl: "Well, sounds like a much more interesting story than this earthquake I'm doing..."

They laugh some more, easing off the tension.

Darryl: "You can tell me all about it over dinner."

Sharona smiles in delight: "We're having dinner?"

Darryl: "Your sister invited me."

Sharona's smile drops off: "Gail?"

Darryl: "Yeah, is there a problem?"

Sharona: "Oh, no, no that's great! Fine, yeah."

At Gail's house that evening, Darryl brightly shares stories of his life in Australia while they eat dinner.

Darryl: "Four months in the outback, hundred and ten degrees in the shade, if you could find it, sleeping on the ground."

Benjy: "That musta been tough. What would you eat though?"

Darryl: "Well, we ate grubs, bugs, snakes... danger, danger, danger!"

At his Steve Irwin impersonation, Benjy raises both brows and smiles widely. Sharona also smiles. Meanwhile, Adrian struggles with his dinner, using a chopstick to wipe icky parts off a pea pod.

Darryl: "Anyway, finally got back. Got my messages, it's my editor. He's telling me he's changed his mind, he doesn't want me to go!"

Sharona turns to Adrian: "You know, Darryl was nominated for a Pulitzer."

Adrian: "Really..."

Darryl: "It was a story I wrote awhile back for the Sydney Morning Herald."

Gail: "Ooh, do you have a copy of it?"

Darryl: "Nah, not on me."

Adrian: "What was it about?"

Darryl: "It was about a bridge collapse, five people died."

Sharona: "Oh my God..."

Darryl: "Yeah, five people from all walks of life. There was a wealthy old woman, an orphan, a maid. You know, I wrote about each of them, who they were, how they touched the different people in their lives."

Gail: "Oh, I'd love to read it! You gotta send me a copy, you can't forget!"

Benjy: "This is fun! I wish there was an earthquake every week!"

Gail: "Don't say that Sugar beet! The earthquake killed three people!"

Benjy: "Not according to Mr. Monk, he thinks one of them was a murder!"

Darryl: "Yes, I've been meaning to ask you about that. How's the investigation going?"

Adrian: "Well, so far, just a hunch."

There is a moment of silence as the two men regard each other across the table. Darryl looks away first, then smiles when Benjy speaks.

Benjy: "Hey, can we play a game after?"

After dinner, Darryl, Gail, and Benjy sit on the couch in the living room while Sharona stands in their midst, parodying holding a microphone. Several voices yell out at once.

"Uh, song!"

"Song, song!"

Sharona waves her hands.

"Stop, stop!"

She places her folded hands over her heart.

"Stop, stop, stop for,"

"Bus stop, bus stop!"

Darryl: "Stop in the Name of Love!"

Sharona grins, pointing at Darryl. Her smile fades as Gail jumps up to sit by Darryl.

Gail: "Oh! How did you know that, I want you on my team!"

Sharona (pointing to the other couch): "I'm gonna sit over here."

At that moment, a smiling Adrian walks in, wiping a plate.

Adrian: "Excuse me, uh, where does this go?"

Gail: "Above the sink with all the others."

Adrian looks at the plate: "Well this one... ah, all the others are square. Should I just throw it away?"

Sharona: "No, no, just put it down, I'll take care of it later."

Adrian complies.

Sharona: "Adrian, why don't you join us?"

Darryl: "Yeah, come on, we're playing charades, it's fun!"

Gail: "Yeah, it'll be fun."

Adrian: "It's a game."

Sharona (sitting down next to him on the couch): "That's right, it's a game."

Darryl: "Benjy, it's my turn, you take it. Off you go!"

Benjy jumps up from his seat by Adrian: "Ok, thanks!"

Darryl (clapping): "Fast game's a good game!"

Benjy begins moving his hand in a rotating motion by his face.

"Movie, movie!"

Adrian: "Spiderman."

Everyone's eyes look at him. Downcast, Benjy lowers his hands: "He's right."

Adrian: "Well... he's seen the- he's seen the movie twenty times and, he was just reading the comic so I figured..."

Benjy whaps Adrian lightly in the back of the head with a throw pillow.

Sharona: "He's eleven years old, let him have fun."

Adrian smiles and nods. Sharona pats his back.

Gail: "Ok, I'll go!" She does the movie signal again.

"Movie..."

"Movie!"

"Six- six words!"

Adrian: "The Man who came to Dinner."

Gail: "How did you know that?"

Adrian (twisting his dishrag): "It was a movie about a houseguest who wouldn't leave. Six words, you were looking at... me..."

Sharona: "Ok, Darryl, why don't you go next?"

Darryl: "Ok, I got one!"

Sharona: "Ok, now, instead of playing charades, we're playing let's stump Monk!" She laughs loudly in his face and pats his back.

Gail: "Yeah, stump Monk!"

Darryl stands, then opens his hands, palms up.

"Book..."

"It's a book!"

Adrian: "The Bridge at San Louis Raye."

Gail: "Is he right?"

Sharona: "Of course he's right."

The looks sent Adrian's way are anything but friendly.

Sharona: "You know, why don't we watch TV?"

Benjy: "Uh, you said I'm not allowed to watch TV."

Sharona: "Well, I changed my mind- turn it on."

She hands Benjy the remote. Then she stands, pauses to glare at Adrian, then walks out of the room.

Later, Adrian wipes down the cabinets in the kitchen with a bottle of spray and a towel. He probably needs to escape from the group as much as they need to escape from him.

Sharona stands in the kitchen with him.

Sharona: "How'd you know the name of the book?"

Adrian: "The little story he told at dinner about the bridge collapsing? It was a novel, from the twenties, called The Bridge at San Louis Raye."

Sharona turns to face him, her arms loaded with a tray holding coffee and cups.

Sharona: "Don't do this. Every time I like somebody, you ruin it."

Adrian turns and watches her walk away. In the living room, Gail and Darryl sit close to each other on the couch watching TV. Benjy sits on the floor. Sharona sets the coffee on the end table. Darryl smiles, and Sharona squeezes in on his other side, forcing an unhappy Gail to slide down.

Sharona: "Um, I wasn't sure how you took it."

Darryl: "Light and sweet, thanks."

He looks at the two women on either side, then shifts his shoulders, confined. His cell phone rings.

Darryl: "Excuse me, hello? Yeah, I know, I know." He places a hand over the receiver and turns to Sharona. "My editor."

Actually, it's Christine Rutherford.

Christine: "Did you get into her place yet?"

Darryl: "I'm working on it. I'm aware of the deadline, and I know it's important."

Christine: "You said you'd have it by tonight!"

Darryl: "Look mate, the sooner I'm off this phone, the sooner I can get back to work... correct. Bye, bye."

While Sharona is pouring coffee, Gail reaches over and rubs Darryl's leg.

Sharona: "Here you go."

Darryl: "Ah, thank you, you are an angel."

Gail shifts gruffly, running her fingers through her hair.

Sharona returns to the kitchen. Adrian is waiting, and returns to their conversation as though they never stopped.

Adrian: "And there's no way he could have been nominated for a Pulitzer."

Sharona: "Maybe he's a good writer."

Adrian: "It's not that. The Pulitzer is only for American journalism. He said that story was published in Australia!"

Sharona gets the cream, then walks behind Adrian.

Sharona: "So what! Maybe he's trying to impress me. Maybe, he likes me!" She exhales as Adrian turns to look at her, his face tight.

Sharona: "God! You're scaring him away, Gail's trying to SEDUCE him, and I'm stuck in the middle as usual!"

In the living room, Gail and Benjy watch 'Tobar the Great' on TV. Darryl walks toward the hallway.

Darryl: "Gail, where's the bathroom?"

Gail: "First door on the left."

Darryl makes a pretense of walking down the hall. Then, while no one is looking, reaches into a handbag and lifts a set of keys.

Back in the kitchen, Adrian and Sharona are still arguing.

Adrian: "All I'm saying, is there is something about that guy, be careful."

Sharona: "No, no, no! You be careful! I am sick and tired of being careful!"

She turns and walks out again. Adrian watches her, then turns, frustrated, back to cleaning the shelves.

Later that night, Darryl walks down the sidewalk to Sharona's house. He approaches the back door and tries the key. There is a keypad below the lock.

Darryl: "Son of a bitch!" He tries to shoulder the door open. A voice stops him. It's a construction worker.

Worker: "Excuse me, ah, this building's off limits."

Darryl: "Yeah, yeah I know. I'm, ah, I'm with the phone company."

Worker: "I was told we had this block to ourselves. Do you have a work order?"

Darryl: "Yeah, sure, sure it's, ah... You know what, I musta left it in my truck."

Worker: "I didn't see any truck. Look, wait right here. I'm gonna have to call this in."

While the worker turns away, Darryl reaches into an open toolbox and pulls out a cutting tool. Swiftly, he turns and grabs the worker, placing a hand over his mouth. With barely a pause, he plunges the tool into the man's heart. The man dies instantly.

Darryl: "I'm afraid I can't let you do that."
The next morning, Stottlemeyer and Disher stand outside in an alleyway. The body of the construction worker rests at their feet.

Stottlemeyer: "You got a name?"

Disher: "Yep, David Bushner, age forty-four. He was a gas company tech... stabbed, one in the chest- he went missing late last night. Phone company crew just found him."

While Disher is talking, Stottlemeyer looks around the scene, taking in the activity.

Stottlemeyer: "Where's his truck?"

Disher: "It's, uh, parked up on Downey, where he left it. We don't know if this was the murder scene, or if he was dumped here."

Stottlemeyer: "No, he was killed somewhere else."

Disher: "Are you sure?"

Stottlemeyer: "Yeah. Body's on an incline, head down. Look at the bloodstain on his chest. Blood doesn't flow uphill. At least, not in my experience."

They begin to walk from the scene.

Stottlemeyer: "When was the last time he was seen upright?"

Disher checks his notes.

Disher: "Uhh, according to his log, the last gas line he inspected was, ah, 304 Downey Road, 10:00 last night."

Stottlemeyer: "304 Downey? That's two doors down from Sharona's."
 
 

Back at Gail's house, Benjy turns on the faucet, only to see a gout of brown liquid.

Benjy: "The water's all rusty."

Gail (preparing food): "Oh, it gets like that after every earthquake. But I always keep some mineral water on hand, just for emergencies." She stoops down and opens a cupboard, only to find it completely empty. "Hmm, where's all my water?"
 
 

Moments later, Gail is knocking at the bathroom door.

Gail: "Mr. Monk... Mr. Monk, are you in there?"

Adrian turns his head.

Adrian: "Don't come in, I'm taking a bath." Around him sit dozens of empty water bottles. He looks very comfortable.

Gail: "Are you taking a bath in mineral water?"

Adrian: "Uh- the tap water was a little rusty."

Benjy is grinning by this point.

Gail: "Well enjoy it because that bath is costing me ninety five dollars!"

Adrian: "Kay... thank you."
 
 
 

Meanwhile, in another part of town, Sharona and Darryl have drinks at a small bar.

Sharona: "He can tell, what you're thinking, just by how you're sitting in your chair."

Darryl: "Wow! I should write about him!"

Sharona (smiling): "You should! Nobody will believe it!" She laughs gently, looking through her lashes at Darryl. "You'd have to put it in the science fiction section." She lifts her martini, feeling a little tipsy. While she sips, Darryl subtly motions to the waitress to bring another drink for her.

Darryl: "So... what about you?"

Sharona: "What about me?"
 
 
 

Back at Gail's, Disher raises his hand and rings the bell. Gail answers, then preens at the sight of Disher.

Gail: "Ohh! Hi! Can I, um, can I help you?"

Disher: "Good afternoon. I'm Lt. Disher, San Francisco police. I need to speak to Adrian Monk."

Gail flips her hair: "Oh, uh, he's in the bathroom right now, wash- washing up."

Disher: "That would be Monk."

They exchange a short glance. Then Disher lifts a manila envelope.

Disher: "I need to make sure that he gets these, it's very important."

Gail: "Ah, sure. Are you, um, are you really a cop?"

Disher flips out his badge.

Disher: "Yes, I am."

Gail takes the hand holding the badge, pulling him close and stroking his fingers while she examines the picture.

Gail: "Oh, wow, look at that! Nice picture! Why'd you get rid of the mustache?"

Disher: "My Captain has a mustache. I shaved mine off so that people could tell us apart." He pauses, looking at Gail. "Sharona never told me she had a sister."

Gail: "Younger. How long have you known her for?"

Disher: "Four years now."

Gail: "Really... and she never mentioned me at all?"

Disher: "Well, she's obviously a little jealous."

Gail laughs: "Exactly! Say, Copper', you like Italian food?"

Disher nearly blushes at her flirting.

Disher: "Yeah!"

Gail motions for him to enter her house, stripping off her light shirt as she walks inside. Disher eagerly follows.

Gail: "Ohhh, it's hot!"

She walks to the stove in her sleeveless pink undershirt.

Disher pauses by the chair where she threw her other shirt, looking at it nervously while Gail stirs her pasta sauce.

Gail: "You know, I dated a cop once! I still have his handcuffs on my bedpost."

Disher: "Well, then I should inform you, you are still in possession of stolen property. I might have to take you down to the station."

He leans on the counter, trying to look suave. Gail looks over her shoulder at him.

Gail: "Really? I might not mind that!"

She swivels around, bending way over the stove to taste her cooking, giving Disher a good look at her derriere. Disher stares.

Gail: "Mmmm! Here, try this!" She shoves a loaded wooden spoon at him, forcing him to taste it, or get a face-full of tomato sauce. Both happen.

Gail: "Too spicy?"

Disher: "No! It's perfect!"

Gail: "Ohh, perfect!" She laughs, returning to the stove while Disher wipes his mouth.

Disher: "Uh, so, uh, what's it like having Adrian Monk as a houseguest?"

Gail: "Well, a few years ago, a squirrel got into the house- and I could hear it running through the attic and the walls. Took me two months to get rid of it- drove me crazy." She stirs the sauce some more.

Disher: "And?"

Gail: "It's like that. So are you, um, you gonna wait for him?"

Disher (pausing a moment): "Monk... no, I can't" Gail looks disappointed. "If he's washing up, he could still be another two or three hours. I should, ah... could you make sure that he gets this?" He holds out the envelope, Gail takes it.

Gail: "Oh, of course."

Disher: "Thanks for the, uh, the sauce." Gail smiles sadly.
 
 
 

At the bar, Sharona is beginning to blink heavily.

Darryl: "Now, what do you do when you're not working?"

Sharona: "Oh, I don't know." A waitress gives her another drink.

Sharona and Darryl both thank her. Sharona giggles as she lifts the new drink.

Sharona: "One more..." She sips thoughtfully. "It never comes up. I'm on call twenty four seven."

Darryl: "That's terrible. I mean, you don't ever feel the need to cut loose, do something crazy?"

Sharona munches her olive, smiling slyly.

Sharona: "Like what?"

Darryl: "Dance, with me, here, in the afternoon."

Sharona tilts her head, smiling: "I'm a good dancer."

Darryl: "I bet you are, come on."

Sharona: "Why not?"

Sharona stands with Darryl, stumbling slightly as she gains her footing. She looks at the other bar patrons.

Sharona: "I'm fine, I'm fine!" She leads Darryl to a cleared out area, where they start to slow dance.

Darryl: "I love you."

Sharona: "You what?"

Darryl: "Your apartment's... two blocks from here?"

Sharona (looking up at his face): "umm, we can't get in, it's blocked off."

She smiles: "You know what they say, good things come to those who wait."

Darryl leans forward: "Well, I can't wait. We could just, sneak in..."

Sharona (breathing out): "It's too dangerous."

Darryl: "That's what makes it so... exciting!"

He leans his forehead against hers.

Sharona (casting about for words): "... You sure?"

Darryl: "Oh yeah, I'm sure."

Sharona steps back suddenly, covering her face.

Darryl: "What?"

Sharona: "I just remembered. I promised Gail I'd be home by two-thirty."

Darryl: "We got plenty of time." He smiles.
 
 
 

At Gail's house, Gail sits at the dining room table. Adrian walks in, slipping into his jacket and shaking water from his ear.

Adrian: "You have any Q-tips?"

Gail stands, walking to the closet: "Oh, um, Lt. Disher stopped by."

Adrian: "He did?"

Gail: "Yeah, you know, he's kind of cute. I've got a thing for cops."

Adrian: "Yes, I know. That's why you and I get along so swimmingly."

Gail smiles tightly, returning with a box of Q-tips. She holds them out to Adrian, who looks at them with distaste.

Adrian: "Do you have any white ones?"

Gail: "What's the difference?"

Adrian: "These are blue... I'll wait for Sharona."

Gail: "Anyhoozle... he dropped this off, some phone records you wanted." She passes the envelope to Adrian, who immediately opens it.

Adrian: "Uhm."

Gail: "Oh, and get this. They found a body near Holbrook Park. A gas company repairman. Lt. Disher said, uh, they think he was killed near Sharona's house."

Adrian turns to her, his brow furrowed in surprise.

Adrian: "What?"

Gail: "He said it was probably no big deal, but the Captain wanted you to know."

Meanwhile, Adrian has pulled the phone records from the envelope.

Adrian: "This is strange."
 
 
 

At the bar:

Sharona walks over from the back, cell in hand, while Darryl pays the bill.

Sharona: "Darryl. The phone lines are working!"

Darryl: "Really."

Sharona: "Yeah, I can finally check my messages!"

She walks away, tapping at her phone. While her back is turned, Darryl slides a knife from a plate and hides it in his pocket.
 
 
 

At Gail's:

Adrian (reading the records): "There was a call from the Rutherford house, to Sharona's, at 8:41 yesterday morning. That's just before the earthquake hit." Gail listens while digging through her bag.

Gail: "They were probably talking about the fundraiser."

Adrian: "Then there was another call to Sharona's, again, at 8:45- right, right after the quake." He sits at the table. "She called Sharona's house, before she called 911?"

Gail (still digging): "Maybe she panicked, maybe she hit redial... Damn, where are my keys? I could have swore I put them in my bag!"

Adrian focuses on her handbag, standing abruptly.

Adrian: "Your bag... It looks just like Sharona's bag."

Gail: "So?"

Adrian runs to the hall, then pauses, his face pinched with concentration and worry.

Adrian: "He said, who's the widow..."

Gail: "Who did?"

Adrian: "Darryl, when- when he saw Christine Rutherford at the church- he said, who's the widow? She could have been mourning her father, or a child..."

Gail: "Maybe he recognized her from TV?"

Adrian: "No, no, no- he said, who's the widow... He knows her..."

Slowly dawning panic slips across his face.

Adrian: "Oh my God, Sharona!"
 
 
 
 

At the bar:

Sharona stands with her cell to her ear.

Sharona: "Oh my God!"

Darryl: "What is it?"

Sharona: "It's Henry Rutherford." She taps the buttons, rewinding to the message. "Listen." She hands Darryl the phone.

Recording: "Sharona, this is Henry Rutherford. I just spoke to the caterer and, oh my God, it's an earthquake!" Darryl hits a button, advancing the message.

Recording: "Christine, what are you... no, nooo!" There is a crunching sound.

Darryl lowers the cell. Sharona takes it, horrified.

Sharona: "I gotta call Adrian..." She gasps as Darryl presses the knife to her throat.

Darryl: "I think, we're going to go by your apartment after all. Move." He wraps an arm around her shoulders and escorts her from the bar.
 
 

A short while later, Sharona and Darryl drive to her house, Sharona at the wheel. Darryl sits at her side, teasing at her throat with the knife.

Darryl (on Sharona's cell): "We're coming up to her place now."

Darryl hangs up, tossing the phone into the backseat. He proceeds to slide the knife around Sharona's throat, teasing and tapping at her while he speaks.

Darryl: "I've been trying to get that idiotic tape from your machine for two days."

He glances up as a police cruiser goes by.

Darryl (watching): "Don't park here, go around the block."

Sharona, face stiff and angry, does as he orders.
 
 
 

At Gail's, Adrian stands holding the phone, his expression fearful.

Adrian: "Captain Stottlemeyer please, it's Adrian Monk! Tell him it's very important!"

No sooner are the words out of his mouth than the house begins shaking violently. He and Gail both grab for the table to steady themselves. The rolling only lasts a few moments. When it ends, Adrian tilts his head down, squeezing his eyes shut for a second.

Gail: "Are you alright?" Adrian nods, breathing out.

Gail: "How bout that, my mother was right, an aftershock! Can you believe it..."
 
 
 

At the police station, Stottlemeyer leans against the door, arm folded, while Disher continues to battle the sprinkler.

Stottlemeyer: "Lt., either fix that pipe, or buy everybody an umbrella."

An officer passes Disher a note. He scans it quickly.

Disher: "Yes sir. Can you take line two sir? It's Monk." He crumples the note while Stottlemeyer goes for the phone.

Stottlemeyer: "Better be good."
 
 

Adrian: "Dro glori'ior en us' dro von un glor'n sketer."

Stottlemeyer (eyes widening): "What?"

Adrian: "Dro glori'ior en us' dro von un glor'n sketer!"

Stottlemeyer: "Wait, no wait... M-Monk... Slow down, try it again."

Adrian: "Von zo robus she dos mosk." Here, he flashes on Christine dropping the wall unit on her husband. "Um wullie mar teck." Christine picks up the dropped phone. "Per block ingar! Tir block ingar hol joc wheez!" Christine hits redial, getting Sharona's answering machine. "Toutimas szlock tru t' zhahdheek." Christine writes Sharona's name on a piece of paper and hands it to Darryl. "Bavula frime bu vula blen. Grula pech han stripen. Grula pech han stripen!"

Gail (grabbing some paper): "Why don't you write it down?"

Stottlemeyer: "That's a great idea, write it down."

Gail takes the phone: "Well, he's writing it down..."

As soon as he finishes, Adrian dashes from the room.

Gail: "It's- it says, uh, Grula la pach, han strypen!"

Stottlemeyer: "Look, tell Monk that I'm gonna send a squad car, ok?"

Gail: "Well, no, he's- he's already gone!"

Stottlemeyer: "He's gone. Wadda you mean he's gone?"

Gail: "Captain, I think Sharona's in trouble!"

Stottlemeyer's eyes widen. Lowering the phone, he turns to Disher.

Stottlemeyer: "Lt., get the car!"
 
 
 
 

Outside, Adrian rushes to the street and flags down a taxi.

Adrian (waving madly): "Cracka!"

A yellow cab haltingly pulls to a stop. Adrian jumps inside.
 
 
 

At her home, Darryl forces Sharona to her door.

Darryl: "I was trying to avoid all this. I wanted to get to the answering machine before you heard that message."

At that moment, Christine approaches from the stairs.

Christine: "Darryl..."

Darryl: "Honey, what are you doing here? I told you, I'd take care of it."

Sharona: "You heartless BITCH!" She shoves at Darryl, who pushes her back.

Darryl: "Open the bloody door!"
 
 
 

At the same time, Adrian's cab rolls down the street.

Adrian: "Cheych quf, urly on juli haham."

Cabbie: "How, hold on, hold on... W-what the hell is that, Korean?"

Adrian's face is panicked, he tries again.

Adrian: "Deje frosh coma dime!"

Cabbie: "Chinese?"

Adrian stares out the front of the cab while the cabbie studies him in the rearview mirror.

Adrian sits forward and waves his hand to the side.

Adrian: "Vin ro trowl! Vin ro trowl!"

Cabbie: "Turn here? You want me to turn here? Is that what you're saying?"

Adrian: "Vdi brosh coma dime."

The cabbie starts talking to himself.

Cabbie: "They come over here and take our welfare..."

Adrian: "Vin ro trowl!"

Cabbie: "... take our food stamps..."

Adrian: "Vin ro trowl!"

Cabbie: "... don't learn our damn language..."

Adrian: "Vin ro trowl!" "Vin ro trowl!"
 
 
 
 

At Sharona's house, Darryl shoves her inside, followed by Christine.

Darryl: "Inside."

Sharona looks around slowly, then up. The ceiling is falling apart. Large cracks criss-cross each other; and in some areas, whole sections of plaster are gone.

Sharona: "Oh my God..."

Darryl immediately rushes for her answering machine while Christine pulls her gun.

Darryl: "Where's the tape... Where's the tape!"

Sharona (angry): "It's digital!"

Christine: "Just take the whole thing!"

Darryl tears the cords free from the machine while Christine keeps Sharona back with her gun.

Darryl: "Now, what are we gonna do with you?"

Sharona looks on fearfully.

Christine (pushing the gun at Darryl): "We've got no choice. Come on, Darryl, do it! I've come too far to stop now!"

Darryl sighs, taking the gun. Sharona looks around for something, anything. She looks up at the ceiling.

Darryl: "Here?"

Christine: "Yeah, here, why not?"

Darryl: "Cause blood is gonna go everywhere!"

Christine: "Who's gonna see blood in this mess?"

Darryl turns from Sharona to Christine, eyes angry.

Darryl: "Monk will, Monk notices everything! He's a damn freak!"

Christine: "Look, just take her out..."

At that moment, Sharona jumps, catching hold of her ceiling light. Her weight drags the rest of the ceiling down on Christine, Darryl, and herself.
 
 
 
 

The cab pulls up outside, Adrian jumps from it, kicking the door shut behind him. He runs toward Sharona's. The cabbie leans out and yells.

Cabbie: "Hey, hey, hey, hey, hey!"

Adrian turns back, agitated, and grabs his wallet, yanking out several bills. He passes them to the cabbie without counting them.

Adrian: "Keep the change!" He turns and races back toward the building.

Cabbie: "So! You CAN talk! Bilingual sons of bitches!"
 
 
 
 

Inside, Sharona unsteadily pulls herself to her feet. Large chunks of ceiling slide off her body. She coughs at the dust in the air, then screams as Darryl comes up behind her, grabbing her shoulders roughly and spinning her around.

Darryl: "Where are you going?"

He smiles. Sharona screams again, and Darryl backhands her sharply, knocking her against the wall, where she slides to the floor.

That same moment, Adrian bursts inside. He sees what is happening, and launches himself at Darryl as the other man grabs for Sharona. Adrian wraps his arms around Darryl's arms, pinning them to his sides. His face goes from fearful to furious. Darryl pulls himself free by slamming an elbow into Adrian's gut. Adrian gasps out painfully, and is unable to stop Darryl from getting away. Darryl then grabs Adrian by the shoulder and punches him. Adrian stumbles back, hitting the floor hard.

Angrily, Darryl turns back to Sharona, who is just gaining her feet. He shoves her to the bed.

Sharona: "Oh God!"

Darryl smiles, pulling his knife. Sharona stares up at him in terror.
 
 
 

Outside, the police cruiser flies up, grinding to a stop. Stottlemeyer jumps out and runs inside.

Upstairs, Darryl lunges at Sharona, who screams and kicks at him with her feet, knocking him away just as Stottlemeyer arrives. The Captain grabs Darryl's knife hand, forcing Darryl to drop his weapon. He then wraps an arm around Darryl's throat, while pinning his hands behind his back.

Darryl: "Son of a bitch!"

Stottlemeyer: "I'm surprised you can talk with a broken jaw."

Darryl: "I don't have a broken jaw..."

Stottlemeyer spins him around, smashing his fist into Darryl's jaw, knocking him flat.

Sharona pushes past, rushing to Adrian's side.

Sharona: "Adrian!"

She kneels down beside him. He lays on the floor on his stomach, vainly trying to wipe up the clutter with his hand. Sharona lays one hand on his back and another on his arm, rubbing him gently.

Sharona: "Adrian, are you ok? It's all over."

Adrian glances up briefly, then resumes wiping: "I'm gonna need a broom."

A few days later.

Adrian and Sharona enter his apartment. It is immaculate. Pictures are returned to the walls, glass replaced. Everything is back where it belongs. Sharona stares around, amazed. She rubs her hands on Adrian's back.

Sharona: "Oh my God! It looks great! Back to normal!"

Adrian: "I-I had a cleaning crew take care of it. Insurance company paid for most of it." He touches the CDs on his shelf while Sharona looks around, smiling.

Sharona: "Oh, ooh! I almost forgot! Here's the note you wrote. Now do you believe me?"

Adrian takes the paper, looking at it with bemusement.

Adrian: " Grula pach, han strypen?" He shakes his head. "Did I really write this? Unbelievable."

Sharona looks down, her face growing serious.

Sharona: "Uh, Adrian, listen. Now that you're home, there's something we have to talk about."

Adrian's face fills with mild panic: "Uh oh..." He turns around, fiddling with his CDs again.

Sharona: "I haven't been paid since the earthquake."

Adrian: "Are you sure?"

Sharona: "Yeah, it's been three weeks!" She digs in his desk drawer.

Sharona: "Hm? Here's your checkbook."

She hands him the slim folded leather.

Adrian looks at her, his eyes growing confused.

Adrian: "Dinga bogga, wagga shagga?" He shrugs twice, haltingly.

Sharona stares at him unblinkingly.

Sharona: "That's not funny."

Adrian: "Brogga wog, chaga rog... wagga shorg."

Sharona waves her hand: "Kay, will you stop it? You owe me money!"

Adrian remains serious, walking to the other room.

Adrian: "Suru, wrogger, wroggi shog."

Sharona, irritated: "I know you're faking it!"

Adrian: "Not faking it!"

Sharona's mouth drops open: "You just spoke English!"

Adrian (voice fading): "Wog shoggle woggle... Doro Goro."

Sharona rolls her eyes, sighing heavily.

-End

*credits*

Kikavu ?

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30.03.2018 vers 15h

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10.02.2018 vers 23h

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Valerie42 
27.09.2017 vers 00h

LaurePolka 
28.04.2017 vers 01h

Kiraven 
20.04.2017 vers 15h

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grims, Avant-hier à 06:48

"une seule chose" et vous si vous deviez garder qu'un seul acteur lequel serait-il ??? pour plus d'infos rendez-vous sur le quartier !

grims, Avant-hier à 06:49

Venez nombreux merci

serieserie, Avant-hier à 09:20

Vous rêvez de la nouvelle carte Goodies Chicago Fire? Vous pouvez tenter de la gagner sur les quartiers Chicago ainsi que tous les cartes Chicago!

Chaudon, Hier à 11:31

NOUVEAU SONDAGE sur le quartier "Elementary" ! Venez voter et commenter votre choix !

Daisy2860, Hier à 18:58

Cc !!!

HypnoBlabla

Juliette11, Hier à 21:34

*?

Supersympa, Hier à 21:36

Salut juju. Ca va et toi ?

Juliette11, Hier à 22:21

Ça va super ! Quoi de neuf?

Supersympa, Hier à 22:22

J'ai toujours chaud^^

LastAmy26, Hier à 22:42

Zalut

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