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#104 : Monk va à la fête foraine

 




Titre original : "Mr. Monk Goes to the Carnival"

Dans une fête foraine, deux hommes ont une altercation dans la grande roue. Lorsqu’Adam Kirk descend de sa nacelle, son compagnon est mort poignardé. Kirk est évidemment le suspect numéro un.
Ancien partenaire du capitaine Stottlemeyer, Kirk lui demande de prouver son innocence.
Monk est appelé par Stottlemeyer pour l’aider, mais Monk a le vertige …

Réalisé par : Randall Zisk
Ecrit par : Siobhan Byrne

Acteurs secondaires :
Elisa Moolecherry (Kitty), Alan Van Sprang (Leonard Stokes), Stephen McHattie (Adam Kirk), Rob Stefaniuk (John Gitomer), Max Morrow (Benjy)

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Producteurs exécutifs - David Hoberman, Andy Breckman
Producteur -
Jane Bartelme
Scénariste -
Siobhan Byrne O'Connor
Réalisateur -
Randall Zisk

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Stephen McHattie - Officier Adam Kirk
Alan Van Sprang - Leonard Stokes
Rob Stefaniuk - John Gitomer
Elisa Moolecherry - Kitty Malone
J.C. Kenney - le journaliste TV
Scott Wickware - le flic des affaires internes
Paul A. MacFarlane - le médecin légiste
Tamara Levitt - la photographe
David Huband - le juge au procès de Kirk
Hrant Alianak - le juge au procès de Stokes
David Sparrow - Sergent Cargill
Philip Williams - le propriétaire
Ho Chow - le secrétaire
Eric Weinthal - Zweibel
Sonya Cote - l'avocat de la défense
Peter Snider - le procureur
Eric Weinthal - Zweibel
Mif - le dirigeant du club
Adrian Griffin - l'avocat
Bruce Hunter - membre du conseil 1
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Monk va à la fête foraine


Le capitaine Stottlemeyer dépose un ancien coéquipier, le Lieutenant Adam Kirk, à l’entrée d’une fête foraine où il doit rencontrer l’un de ses informateurs, John Gitomer, sur la grande roue pour lui apprendre qu’un chargement de 10.000 pilules d’ectasy doit bientôt arriver en ville.

Sur la grande roue, une dispute éclate entre les deux hommes attirant l’attention de la foule. A sa descente de nacelle, Adam Kirk  découvre que son jeune informateur a été poignardé sous ses yeux sans qu’il s’en rende compte. 

La police se rend sur les lieux et le capitaine Stottlemeyer essaie d’aider son ami suspecté du meurtre de son informateur. Le connaissant  depuis de nombreuses années il le croit lorsqu’il lui jure ne pas avoir tué le jeune homme. Le lieutenant Disher lui suggère de faire appel à Monk. 

Devant le Comité d’Examen qui doit décider s’il peut être réintégré dans la police, Monk se concentre pour répondre correctement aux questions, d’autant plus qu’une boulette de papier jetée en dehors de la corbeille, un peu d’eau renversée sur la table du jury et des lamelles abîmées du rideau pourraient le déstabiliser. Il en sort fier de lui et se fait féliciter par sharona qui l’attend devant la porte. Toutefois, une ancienne affaire qui n’a pas été résolue à cause de sa peur du vide lui est reprochée. Une réponse lui sera donnée plus tard après d’autres enquêtes complémentaires. 

Le capitaine demande à Adrian de l’aider en dehors de l’enquête officielle. Sharona et Monk se rendent chez Adam Kirk pour l’interroger et apprennent qu’il doit témoigner contre Léonard Stokes qui prétend avoir été frappé par Kirk pour obtenir des aveux. Monk commence à débarrasser la table et ranger tout ce qui traîne tout en lui demandant ce qu’il s’est passé. Adam raconte alors qu’il a reçu un appel de Gitomer pour lui donner rendez-vous à la fête foraine au sujet d’un gros arrivage d’ectasy. Il lui a demandé de monter sur la grande roue et là il s’est mis à péter les plombs ; il a fait bouger la nacelle dans tous les sens en criant à l’aide ; on les a donc de suite fait descendre. Pendant qu’il s’éloignait, il a entendu crier et a découvert Gitomer dans la nacelle avec un couteau planté dans le torse. 

Remarquant que les plantes sont en train de mourir dans l’appartement de Kirk, Monk comprend que sa femme l’a quitté. Ayant tout rangé et nettoyé dans la cuisine, Monk s’en va en signalant à Kirk qu’il ne peut rien lui promettre. 

Monk se rend à la fête foraine, accompagné de Sharona et de Benjy. Il découvre une moitié de carte de tarot sur le siège occupé par le mort dans la grande roue et décide d’aller visiter son appartement. Sharona trouve une chaussette remplie de piles pouvant s’accrocher à une chaîne au ventilateur du plafond qui, en tournant, pouvait le frapper au torse ce qui expliquerait les coups découverts sur le corps de Gitomer. Le gérant de l’immeuble les dirige vers un night club où se rendait souvent la victime. En voyant la moitié de carte, l’un des dirigeants du club montre l’autre moitié accrochée à un sac de voyage abandonné au vestiaire depuis quelques temps. 

Le Comité d’examen interroge le capitaine Stottlemeyer. Il assure les enquêteurs qu’Adrien Monk, employé à titre de consultant par la police, l’a aidé à dénouer six affaires très compliquées lui donnant entière satisfaction grâce à ses facultés d’observation et de déduction uniques. Il est à son sens un enquêteur de tout premier ordre.  

Devant  l’impossibilité de comparaître du lieutenant Kirk, accusé de meurtre, le tribunal est contraint d’abandonner les charges retenues contre Léonard Stokes. Adrien et Sharona l’attendent à sa sortie de prison, au guichet d’enregistrement. Un téléphone portable trouvé dans le sac de voyage de Gitomer a enregistré deux appels effectués par Stokes à partir de l’appareil de la prison le jour du meurtre. Stokes affirme avoir oublié pourquoi il a appelé Gitomer, ancien collègue de cellule. Monk remarque dans les affaires rendues à Stockes au guichet, une montre et une broche. Stockes explique qu’il s’agit d’une broche des Alcooliques anonymes reçue pour ses trois ans de sobriété. 

Monk a revêtu son uniforme de service pour attendre la sortie de Stottlemeyer du Comité d’examen. Toutefois ce dernier, bien qu’ayant appuyé la demande de réintégration de Monk, ne pense pas qu’il soit prêt à porter une arme de service ni à se retrouver sous le feu avec ou non un collègue près de lui. 

Monk est effondré et Sharona, déçue par l’attitude du capitaine, lui fait remarquer que son «copain Kirk» poignarde au moins les gens en face.  

Chez Sharona, Monk déprimé fait le ménage et nettoie même la cave suscitant l’admiration de Benjy. Se mettant en colère subitement, Monk ressent comme une malédiction d’avoir à nouveau résolu une affaire à priori insoluble. 

De sa voiture, Sharona appelle le capitaine Stottlemyer pour lui donner rendez-vous à la fête foraine. Il demande à parler à Monk qui refuse ; après s’être fait confirmer que Kirk n’est pas l’assassin il insiste pour parler à Monk. Ce dernier veut bien écouter mais seulement si Sharona tient l’appareil. Il explique alors que Stokes a manigancé toute l’affaire depuis sa prison. Son procès allait bientôt débuter il devait absolument s’arranger pour que le juge invalide ses aveux. Sa seule chance était de discréditer le policier Adam Kirk qui l’avait appréhendé. Stokes a contacté son copain John Gitomer, il a réussi à le convaincre d’attirer le lieutenant Kirk  sur la grande roue et de faire croire que celui-ci l’avait brutalisé. Il s’est donc infligé lui-même les coups qu’il portait sur le torse à l’aide de la chaussette garnie de piles (une arme de prison) à l’aide du ventilateur.

Gitomer ne connaissait pas la seconde partie du plan, il s’est fait piéger. Stokes avait un autre complice, quelqu’un qui travaille à la fête foraine, quelqu’un qui l’aime et prêt à tuer pour lui : l’opératrice de la grande roue. Ils se sont connus aux Alcooliques anonymes et portent tous les deux une même broche de même couleur. Stokes ne voulait pas que Kirk passe seulement  pour un impulsif ou un corrompu il voulait qu’il passe pour un assassin. Son amie, Kitty, était là pour finir le travail. 

Stokes a retrouvé Kitty à la fête foraine et tente de la rassurer. Monk et Sharona sont sur place avant la police et ont pour consigne de ne rien commencer avant leur arrivée. Mais Monk remarque la grande roue immobilisée. Des cris et un attroupement les attirent : ils découvrent le corps de Kitty poignardé. L’assassin n’a pas encore eu le temps de s’éloigner et doit être dans les parages. N’écoutant pas sa phobie du vertige et des nacelles qui tournent,  Monk envoie Sharona dans la grande roue pour pouvoir observer la fête. C’est lui qui débloque l’appareil et Sharona s’élève dans les airs. Stokes s’est caché deux nacelles derrière celle de Sharona qui panique et veut descendre mais Monk fait une fausse manœuvre et casse les commandes. 

Stokes cherchant à rejoindre Sharona en escaladant la structure de la grande roue, Monk  oublie sa peur du vide et grimpe à son tour sur la roue pour l’arrêter. A ce moment arrivent Stottlemeyer et Disher qui coupent le courant et appréhendent Stokes obligé de se rendre sous la menace des armes à feu des policiers. 

Dans le bureau du capitaine, devant Disher, Monk et Sharona, Stottlemeyer rend son arme et sa plaque de police à Kirk.  

Kirk, reconnaissant, remercie Monk qui visiblement souhaiterait être à sa place. Stottlemeyer demande à Monk de ne pas baisser les bras.  

Se faisant préciser qu’il s’agit d’un ordre de la part du capitaine, Monk repart heureux accompagné de sa fidèle Sharona.



EXTÉRIEUR – Dans une fête foraine - Soirée

Dans une fête foraine, Leland arrive en voiture avec un homme à ses côtés.

Stottlemeyer : Je n’aime beaucoup ça, j’aurais préféré que tu portes un micro.

Adam Kirk : Ah tu sais, c’est une prise de contact, je ne sais même ce que ce type a à me raconter.

Stottlemeyer : Oui mais n’empêche, ce serait plus prudent si je t’accompagnais.

Adam Kirk : Oh, arrête un peu, tu t’inquiètes vraiment pour pas grand-chose. Allez rentre chez toi, Leland, va te coucher. À ton âge, ce n’est pas sérieux de veiller aussi tard.

Stottlemeyer : Écoute Adam, tu veux me faire plaisir.

Adam Kirk : Ouais.

Stottlemeyer : Quand on est en public, appelle-moi capitaine.

Adam Kirk : Ah, toutes mes excuses capitaine. (Il rigole et se met à quitter la voiture.) Je n’arriverais jamais à le dire sans me marrer.

Leland rigole et part. Adam est entré dans la fête foraine, s’arrête, voit les gens se marrer et il se met à boire.

Photographe : (À un homme qui arrive près d’elle.) Une petite photo ? (Elle le prend en photo.) Merci, et le ticket pour l’acheter à la sortie, bonsoir. (Elle s’en va.)

John Gitomer : C’est ça ouais.

Adam Kirk : John Gitomer. (L’homme s’approche de Kirk.)

John Gitomer : C’est vous Kirk ?

Adam Kirk : (Montrant son badge.) Alors petit, tu as des trucs à me dire ?

John Gitomer : Non, non, vous devez faire erreur, moi j’ai des trucs à vous vendre.

Adam Kirk : Ouais, d’accord, quoi ?

John Gitomer : Un chargement de dix mille pilules d’ecsta va bientôt arriver, je sais qui, je sais quand et je sais où, ça vous intéresse ?

Adam Kirk : Si ce n’est pas du flanc, ça peut m’intéresser.

John Gitomer : OK mais pas ici.

Adam Kirk : Pourquoi, on est pas bien là ? Hey, hey, hey.

John Gitomer : (Alors qu’il est pris par le bras.) Hey, ça va, ne me touchez pas mec.

Adam Kirk : Arrête, ça ne va pas qu’est-ce qu’il te prend ?

John Gitomer : Je ne peux pas vous parler.

Adam Kirk : Pourquoi ?

John Gitomer : Une fois là-haut. (Il montre le sommet de la grande roue.)

Adam Kirk : Alors, ça tu vois, ça m’étonnerait. Qui est-ce qui t’a dit de m’appeler ?

John Gitomer : Vous saurez tout une fois là-haut.

Adam Kirk : Qui est-ce qui t’a filé mon nom.

John Gitomer : À tout de suite.

Il s’en va et on les retrouve tous les deux dans une nacelle de la grande roue. Une femme est chargée de la mettre en route.

John Gitomer : (En criant.) Hé, appelez la police, vite au secours, ce type essaye de me tuer.

Adam Kirk : Ça ne va pas bien ou quoi, qu’est-ce qui t’arrives ?

John Gitomer : Mais faites quelque chose, laissez-moi descendre ! (Les gens regardent vers la grande roue.)

Adam Kirk : Tu vas arrêter ton cirque !

John Gitomer : Il veut me tuer !

Adam Kirk : Calme-toi.

John Gitomer : C’est un dingue, il veut me faire la peau.

Adam Kirk : Qu’est-ce que tu racontes ?

John Gitomer : Au secours, au secours. Empêchez de me faire quelque chose !

Adam Kirk : Tu dis n’importe quoi. (La fille arrête le manège.)

John Gitomer : Arrêtez tout.

Adam Kirk : Faites-moi descendre. Arrêtez-moi ce machin, je veux descendre tout de suite. (Il sort du manège et va vers les gens qui se sont attroupés.)

Homme : Et faut te faire soigner mon pote.

Adam Kirk : (Montrant son badge.) Allez, police, laissez passer, merci. Vous pouvez circuler il n’y a rien à voir.

Kitty : Qu’est-ce que vous lui avez fait ?

Adam Kirk : Rien, je n’ai rien fait.

Kitty : (Alors que John s’allonge dans la nacelle.) Appelez les urgences, vite.

Adam Kirk : Enfin, je vous dit que je ne l’ai pas touch… (John a un couteau dans le thorax et est sur le point de mourir.)

 

 

OUVERTURE

 

 

La vue montre la ville de San Francisco, Adrien est chez lui, nettoyant la fenêtre, met de l’eau chaude sur la brosse à dent dans un bocal. Il se brosse les dents et s’essuie la bouche, prend une chaussette. Il passe le haut du mur à l’aspirateur, ouvre un placard où se trouvent ses costumes ainsi que ses uniformes, il en prend un mais c’est juste pour récupérer sa veste, il la met et ferme le placard. Il se nettoie les dents avec du fil dentaire. Il s’en va mais revient car un parapluie n’est pas dans le bon sens que les autres, il le remet droit et s’en va.

 

 

EXTÉRIEUR – À la fête foraineSoirée

Journaliste : Le lieutenant Adam Kirk n’est pas à la première controverse de ce genre. Il y a six ans, il a été suspendu pour usage excessive de la force.

Stottlemeyer : (Parlant à Kirk qui se trouve sur un escalier menant à la grande roue.) Est-ce que tu as bu quoique ce soit ?

Adam Kirk : Quasiment rien, à peine une lichette.

Stottlemeyer : Des amphétamines ou autre chose ?

Adam Kirk : (Baissant la tête.) Non, non.

Stottlemeyer : Tu auras droit à une prise de sang, tu le sais.

Adam Kirk : Mais moi, je ne demande que ça.

Journaliste : Et récemment, on a encore parlé de lui, lorsque le tueur présumé Leonard Stokes l’a accusé de brutalités policières.

Walter Cauffel : Est-ce qu’on pourrait se voir ?

Stottlemeyer : (Le coupant.) Laissez-le moi encore trente secondes, après il sera à vous.

Walter Cauffel : Comme vous voulez.

Stottlemeyer : Les équipes des affaires internes vont vouloir te mettre en pièce.

Adam Kirk : Ça fait des années qu’ils attendent que ça.

Stottlemeyer : Si tu as un truc à me dire, c’est le moment ou jamais mon vieux. Explique-moi, il a sorti le couteau tu t’es défendu, c’était toi ou lui, c’est ça ?

Adam Kirk : (En se levant.) Leland, je te dis que je n’ai pas touché ce gamin.

Stottlemeyer : Il avait des bleus partout sur le torse.

Adam Kirk : Je ne sais pas, il se les ait surement fait avant.

Stottlemeyer : Ah, il se les ait surement fait avant ?

Adam Kirk : Ben ouais.

Stottlemeyer : Bon alors tu écoutes, à partir de maintenant, tu te tais, tu ne dis rien, d’accord. Non, non, non, non, je ne veux plus entendre un son. J’appelle tout de suite Sam Dwyer, c’est un ami il saura te trouver un bon avocat.

Adam Kirk : Leland, je n’ai pas touché ce gamin.

Stottlemeyer : Plus un mot. On discutera plus tard.

Walter Cauffel : Allez capitaine.

Stottlemeyer : Ouais.

Walter Cauffel : Suivez-nous.

Stottlemeyer : (Il se rend vers la grande roue où se trouve un policier.) Paul.

Paul : (Alors que le corps est descendu dans un sac mortuaire.) Un coup de couteau qui a touché l’aorte. Il était mort quelques secondes après.

Disher : Légitime défense ?

Paul : Possible.

Stottlemeyer : Et les bleus sur le torse ?

Paul : Il y a eu bagarre, c’est tout ce que je peux dire. Mais j’en saurais plus une fois qu’il sera passé dans mon bunker.

Disher : Merci Paul.

Stottlemeyer : (En soufflant.) Faites-moi analysé le couteau par les gars du laboratoire le plus rapidement possible.

Disher : D’accord.

Stottlemeyer : Et vous ferez établir un mandat d’amené par le juge au nom d’Adam Kirk. Je suis bien obligé de faire ça, Deux types montent là-dessus il n’y en a qu’un qui redescend en vie, qu’est-ce que vous voulez que je fasse d’autre ?

Disher : Et si on faisait appel à Monk ? Il verra peut-être ce que personne n’aura noté.

Stottlemeyer : Non, Monk ne nous sera surement pas d’une grande aide, il doit repasser devant le comité d’examen demain. Et vous savez comment il est quand il est sous pression, il sera complètement déboussolé, on en retirera rien.

 

INTÉRIEUR – Dans une salle de réunionJournée

Adrien est devant la commission d’examen pour sa demande de réintégration.

Juge 1 : Monsieur Monk, nous avons réexaminé votre dossier dans lequel figure la déposition de votre psychiatre, le docteur Kroger. Selon lui, vous êtes encore obsédé par le meurtre de votre femme, (Adrien voit une partie du store qui n’est pas droit) au point de souffrir d’une vraie paralysie psychologique. Êtes-vous d’accord ?

Monk : S’agissant comme vous l’avez dit de ma femme, ça peut se comprendre. Ce n’est pas une affaire quelconque.

Juge 2 : Où en est l’enquête proprement dite ?

Monk : Nulle part. Nous sommes dans une impasse.

Juge 1 : Cela étant, il y a quand même de bonnes nouvelles, Kroger affirme que vous avez nettement progressé concernant un certain nombre de vos autres problèmes.

Monk : En effet, j’ai beaucoup travaillé oui.

Juge 2 : Depuis votre suspension, vous travaillez comme enquêteur privé, c’est bien ça ? (Un juge fait une boule avec une feuille et ne le met pas à la poubelle, ce qui gêne Adrien mais il reprend quand même sans rien faire.)

Monk : Eh bien, cela ne m’a pas enrichi mais c’est la seule chose que je sache bien faire.

Juge 3 : Ouais, vous êtes doué, on ne saurait le nier. (La juge verse de l’eau dans un verre et en met à côté.) Vous sentez vous capable de recommencer à travailler pour la police ? Je veux de manière officielle.

Monk : Je crois que je suis prêt, oui. Comme vous le savez, il m’est arrivé d’apporter mon concours à la police ces derniers mois.

Juge 3 : Oui, en huit occasions précisément, très impressionnant.

Juge 2 : Il faut néanmoins ajouter que plus d’une fois vos phobies ont entravé le court de l’enquête, (Adrien regarde vers la poubelle et vers la table où se trouve l’eau) j’en veux pour exemple en février dernier, où votre peur du vide a permis à un suspect de s’enfuir, ça se passait je crois à San Anselmo.

Monk : Je ne connais pas un officier de police qui n’ait pas en lui une peur quelconque.

Juge 2 : Oui, nous savons l’accepter, tant que cela ne porte pas préjudice à la qualité du travail.

Juge 3 : Bien, merci, nous prendrons une décision pour la fin de la semaine. Nous devons auditionner quelques autres témoins au préalable, notamment le capitaine Leland Stottlemeyer.

Monk : Le capitaine Stottlemeyer ?

Juge 3 : C’est votre supérieur depuis des années, du coup, son témoignage se révélera crucial. (Il regarde toujours le store sans rien faire.)

Juge 2 : Merci monsieur Monk. Monsieur Monk ?

Monk : Merci à vous, du fond du cœur merci.

Juge 3 : Vous recevrez bientôt une nouvelle convocation.

 

EXTÉRIEUR – Dans la rueJournée

Sharona : (Attendant Adrien à sa voiture.) Comment ça s’est passé ?

Monk : Parfaitement. (Sharona se met à rigoler de joie.) J’étais épatant, une performance de haute volée. (Il fait bouger son bras en faisant une ligne droite.)

Sharona : Tu t’es rappelé de te mordre le bout de la langue pour rester bien concentré.

Monk : Ah oui, j’ai mordu le bout de ma langue, j’ai été grandiose.

Sharona : (Sautant de joie.) Ouais.

Monk : Installe-toi.

Sharona : (Le voyant aller vers le côté chauffeur.) Qu’est-ce que tu fais ?

Monk : Je prends le volant, installe-toi.

Sharona : Hors de question.

Monk : (Revenant vers Sharona.) Sharona, il se peut qu’ils m’observent de la fenêtre, (elle regarde au-dessus d’elle) non, ne regarde pas dans leur direction, surtout pas, ils sont peut-être aux aguets.

Sharona : Et alors ?

Monk : Je ne veux pas qu’ils te voient conduire à ma place, il ne faut que j’ai l’air d’un invalide alors monte dans la voiture.

Sharona : C’est hors de question.

Monk : (Se faisant insistant.) Sharona, monte dans la voiture. (La voyant qu’elle hésite.) S’il te plaît, Sharona.

Sharona : (Fermant la porte.) Est-ce que tu sais seulement conduire ?

Monk : Je sais très bien conduire et me diriger.

Sharona : Je ne t’ai jamais vu faire.

Monk : Il y a une bonne quinzaine de choses que je sais faire et que tu ne m’as pourtant jamais vu réalisé. (Il tire sa manche pour pouvoir rouvrir la porte.)

Sharona : Par exemple ?

Monk : Par exemple, conduire. Monte dans la voiture. (Voyant Sharona regarder au-dessus d’elle, il la rejoint.) Non.

Sharona : Personne ne t’observe.

Monk : Je t’avais dit de ne pas regarder, qu’est-ce que tu fabriques ?

Sharona : Est-ce que tu as le permis au moins ?

Monk : Mais bien sûr que j’ai le permis.

Sharona : Est-ce qu’il est en règle ?

Monk : Je vais te montrer, tu pourras l’examiner tant que tu voudras dans la voiture. (Il fait un geste en direction de la voiture.)

Sharona : Je viens de faire installer une boîte de vitesse à 12 000 dollars.

Monk : Je promets de ne pas abîmer ta précieuse boîte de vitesse, monte dans la voiture.

Sharona : J’ai une autre idée, fais semblant de bâiller.

Monk : De bâiller ?

Sharona : Exactement, comme ça ils croiront que tu es trop fatigué pour prendre le volant.

Monk : Comment est-ce que je pourrais être trop fatigué alors qu’il n’est que dix heures du matin. Je ne vais plus à la maternelle j’essaye seulement de récupérer mon travail.

Sharona : Tout le monde peut être fatigué, les policiers ont des coups de pompe comme les autres.

Monk : Oui, mais il est trop tard pour me mettre à bâiller maintenant, j’aurais dû commencer à le faire devant eux pour les conditionner d’abord.

Sharona : Mais non, il n’est pas trop tard pour commencer à bâiller, il faut bien commencer à bâiller à un moment ou à un autre, on peut bâiller toute la journée il n’y a pas de règles, alors bâille. (Il se met à bâiller alors que les juges viennent vers lui.)

Juge 3 : Monsieur Monk, vous êtes toujours là.

Monk : Oui. Justement nous partions. Voilà, voilà, nous partons. Sharona, vous grimpez ? (Sharona lui tend les clés.) Les clés, les clés. (Se dirigeant vers le côté chauffeur.) Belle place de parking, n’est-ce pas messieurs. Bien situé, j’ai eu une sacrée chance, on ne pouvait pas trouver mieux. (Il se met sur le siège arrière. Se rendant compte qu’il s’est trompé, il sort et entre dans le siège chauffeur.) Voilà, très bien, parfait. Bonne journée. (Il démarre, regarde autour de lui et commence à reculer mais percuté la voiture derrière lui. Il s’avance et percute un poteau un peu plus loin.)

Sharona : (Énervée.) Mais à quoi est-ce que tu pensais ?

Monk : Tu m’as dit de tourner, alors j’ai tourné.

Sharona : Je te demandais de rentrer dans le parking, regarde un peu ce que tu as fais à mon phare.

Monk : Il n’a rien.

Sharona : Il n’a rien ! Tu l’as complètement démoli, (se tournant vers le phare) regarde les dégâts. (Elle se met à souffler alors que le téléphone sonne, elle le prend.) Oui, allô ? Oui, il est à côté de moi. Comment ça, maintenant ? Ah, bon d’accord, on arrive. C’est Stottlemeyer, il dit que c’est très important. (Voyant Adrien aller vers le côté chauffeur.) Non, non, Adrien. C’est moi qui conduis, le jour où il gèlera en enfer, je te laisserai conduire. Non, c’est pas vrai, même s’il gelait un jour en enfer, c’est moi qui garderai le volant parce que je ne te laisserai pas conduire sur la glace. Monte dans la voiture ! (Elle s’installe dans le siège chauffeur.)

 

INTÉRIEUR – Dans une salle d’audienceJournée

Kirk se trouve dans une salle d’audience pour savoir ce qu’il va avoir comme peine ou s’il va en prison.

Avocat de l’accusation : (En se levant.) Votre Honneur, le lieutenant Kirk a déjà été impliqué dans divers affaires de ce genre, d’ailleurs, je m’occupe moi-même d’un dossier opposant Adam Kirk à monsieur Leonard Stokes, et dans lequel le lieutenant est accusé d’avoir exercé des brutalités.

Adam Kirk : (Tapant sur la table.) C’est scandaleux comme méthode, Stokes est un menteur, il cherche à me salir par tous les moyens.

Juge : (Tapant sur la table avec le marteau.) Lieutenant, pourriez-vous vous maîtriser ?

Adam Kirk : Ah oui, votre Honneur.

Juge : Alors faites-le dans la rue comme au tribunal. Maître Dwyer ?

Avocat de la défense : (Alors qu’Adrien, Sharona, Randy et Leland sont debout au fond de la salle. Il se lève.) Nous demandons que le lieutenant Kirk soit remis en liberté sur engagement personnel. Adam Kirk est un officier de police décoré, de plus aussi bien dans cette affaire que celle opposant mon client à monsieur Stokes, aucun fait ne corrobore les accusations.

Juge : Je ne sais pas ce qu’il vous faut maître, je pense que les faits sont assez clairs. La caution est fixée à 50 000 dollars. (Il retape sur la table avec le marteau.)

 

INTÉRIEUR – Dans le palais de justiceJournée

Stottlemeyer : Alors, qu’est-ce que vous en dites ?

Monk : Ils font un tour de grande roue tous les deux et l’autre est mort quand il redescend.

Stottlemeyer : Oui, ça se présente assez mal je sais, mais.

Monk : Mal c’est un euphémisme, vous avez entendu ce qu’a dit le juge.

Disher : Kirk s’emporte facilement, on ne dit pas le contraire.

Monk : Et comment pourriez-vous le nier ? Je l’ai vu à l’œuvre, aux premières loges.

Stottlemeyer : Il a quelque chose qui cloche là-dedans, Kirk m’a juré qu’il n’avait pas touché ce garçon.

Disher : Peut-être qu’il a seulement eu une absence, ça vous arrive à vous.

Monk : Qu’est-ce que vous espérez de moi ?

Stottlemeyer : Seulement que vous fassiez ce que vous faites d’ordinaire. Je connais Kirk depuis vingt ans, c’est un flic admirable.

Sharona : Vous disiez pareil pour Adrien.

Stottlemeyer : Oh, écoutez, est-ce qu’on peut s’épargner les petites crises de jalousie, on n’est pas là pour savoir lequel je préfère. J’ai besoin de votre aide, rendez-moi service, je vous revaudrai ça.

Monk : (En soufflant.) Je veux en discuter avec Sharona.

Stottlemeyer : Bien sûr.

Monk : (Après s’être mis à l’écart avec Sharona.) Qu’est-ce que tu en dis ?

Sharona : J’en dis que tu devrais le faire, le capitaine doit déposer demain devant le comité d’examen, je crois que ça pourrait t’aider.

Monk : Je suis d’accord mais laissons-le un peu poireauter de manière à lui faire croire que j’hésite.

Sharona : D’accord, de quoi tu voudrais parler ?

Monk : Aucune idée. Comment va Benji ?

Sharona : Ça va.

Monk : Il est en quelle classe maintenant ?

Sharona : En cinquième.

Monk : Oh, excellent.

Sharona : Il a du mal en maths, je ne sais pas trop à quoi c’est du mais je vais essayer de…

Stottlemeyer : Eh Monk.

Monk : (Se retournant.) Oui.

Stottlemeyer : On vous entend. (Alors qu’ils reviennent vers eux.) Alors voilà les conditions : vous devrez agir le plus discrètement possible, notre enquête n’est pas officielle.

Disher : Les gars des enquêtes internes sont sur l’affaire et ils ont du mal à supporter la concurrence.

Stottlemeyer : Ça marche ? (Adrien fait oui de la tête.) Très bien. (Il serre la main d’Adrien.)

Monk : (Après que Sharona lui propose une lingette.) Pas la peine. (Après que Leland et Randy soient partis.) La lingette vite. (Il s’essuie les mains.)

Sharona : Tu pourrais attendre un peu.

Stottlemeyer : J’ai tout vu Adrien. (Ce dernier tente de se cacher.)

 

INTÉRIEUR – Dans la maison d’Adam KirkJournée

Adam Kirk : (Après avoir vu à travers la fenêtre les journalistes qui attendent.) Regardez-moi ces charognards, à l’affût d’une image du flic assassin. (Fermant les rideaux, il va vers le canapé.) En plus, ils squattent mon jardin sans rien payer. Vous leur en avez parlé ? (Adrien et Sharona sont présents.)

Monk : J’ai seulement dit que j’étais un de vos amis.

Adam Kirk : C’est vilain de mentir. (Il va dans le frigidaire et prend une bouteille d’eau.) Vous savez, je ne vous en veux pas de ce que vous avez fait.

Monk : C’est normal, je n’ai dit que la vérité.

Adam Kirk : C’est votre point de vue. (Il se met à boire.)

Monk : J’étais présent, lieutenant. J’ai vu ce que vous avez fait.

Adam Kirk : Ce type résistait à l’arrestation.

Monk : Hmm, j’étais présent.

Adam Kirk : Eh bien, ça n’en donne que plus d’une valeur à votre présence chez moi aujourd’hui. Vous savez ce qui me met vraiment en rogne dans tout ça, c’est que normalement je dois témoigner contre Leonard Stokes dans une semaine. (Il s’assoit.) Je me suis démené pour boucler ce boucher et à cause de ça, il va s’en tirer. (Adrien prend du sopalin.)

Sharona : Et pourquoi il s’en tirerait ?

Adam Kirk : Il prétend que j’ai obtenu ses aveux en le frappant et il va s’appuyer là-dessus. (Il se met à boire. Adrien prend quelques feuilles de sopalin et commence à nettoyer. Il se tourne vers lui.) Qu’est-ce que vous faites ?

Sharona : Si vous permettez, ça l’aide à se concentrer.

Adam Kirk : Alors, faites comme chez vous mon vieux.

Monk : (Il met une assiette dans l’évier.) Vous pouvez me dire ce qu’il s’est passé sur la grande roue ?

Adam Kirk : Sincèrement, je n’y comprends rien, j’ai reçu un appel d’un dénommé Gitomer.

Monk : (Il continue de ranger la table en mettant les assiettes dans l’évier.) Vous connaissiez ce monsieur ?

Adam Kirk : Jamais entendu parler, je me suis renseigné. Quelques bricoles de rien du tout, recel ou vol de voitures. Il a dit qu’il voulait me rencontrer, rendez-vous à la fête foraine, plein de monde, un endroit public. (Il se remet à boire.)

Monk : Il voulait parler de quoi ?

Adam Kirk : (Pendant ce temps, Adrien met une poêle dans l’évier.) Il a dit qu’il avait des renseignements à propos d’un gros arrivage d’ecstasy, alors j’ai accepté de le voir. Il a commencé à me mener en bateau en disant qu’il acceptait de discuter mais seulement si on montait sur la grande roue.

Monk : Donc, la grande roue c’était son idée à lui.

Adam Kirk : Ah oui, ça venait de lui. Alors on est monté. Je n’avais pas dit un mot qu’il s’est mis à péter les plombs. (Adrien nettoie la table.)

Monk : Vous ne lui avez rien fait du tout ?

Adam Kirk : Je le jure devant Dieu, il a commencé à faire bouger la nacelle dans tous les sens en brayant « Aidez-moi, je vous en prie, il veut me faire la peau ! » Du coup, la fille en bas nous a fait descendre, j’ai fait à peine trois mètres que j’ai entendu des hurlements, en me tournant j’ai vu Gitomer dans la nacelle avec un couteau planté dans le torse.

Monk : À qui était le couteau ?

Adam Kirk : Pas la moindre idée.

Monk : Adam, jamais vous n’avez touché ce garçon ?

Adam Kirk : Non, non, à aucun moment.

Monk : Peut-être vous a-t-il poussé et vous l’avez poussé vous aussi.

Adam Kirk : Non, Monk, je vous dis que je ne l’ai pas touché.

Monk : Les choses ont dégénéré, ça arrive parfois.

Adam Kirk : (Se mettant en colère.) Non, ça n’arrive pas ! Pas avec moi. En tout cas, plus maintenant.

Monk : (Changeant de sujet en mettant une poêle dans l’évier.) Comment va Anita ?

Adam Kirk : Ah, elle va très bien merci.

Monk : Et où est-elle ?

Adam Kirk : Elle vient de partir, elle est sortie faire des courses. Elle devrait rentrer, de, dans pas dans longtemps.

Monk : Ben, écoutez si vous voulez vraiment que je vous aide, il faut arrêter de me mentir.

Adam Kirk : Quoi ?

Monk : Vous vous êtes disputé et elle a pris ses affaires.

Adam Kirk : Une seconde, qui vous a raconté ça ?

Monk : Apparemment, votre femme adore les plantes, et toutes celles qui se trouvent dans cette pièce sont en train de mourir.

Adam Kirk : C’est vrai mais elle finit toujours par revenir.

Monk : (Il range bien les chaises et commence à partir.) Voilà, j’ai fini.

Sharona : Tu ferais vraiment une femme d’intérieur formidable.

Monk : (Se tournant vers Adam.) Je ne peux rien vous promettre.

Adam Kirk : Je comprends.

 

EXTÉRIEUR – À la fête foraineJournée

Les gens sont en train de s’amuser à la fête foraine avec les manèges en passant par la mare aux canards. Adrien et Sharona font le tour du parc. Benji est avec eux.

Monk : Bon alors n’oublie pas, officiellement on n’est pas sur l’affaire, alors pas d’impair.

Sharona : Ouais, je prendrai exemple sur toi.

Benji : Monk, on prend combien de tickets ? (Adrien tente de marcher à travers les détritus au sol alors qu’un garçon avec une barbe à papa a du chocolat autour de sa bouche.) On n’a qu’à prendre un carnet complet, ça fait quarante dollars.

Sharona : Ça va être difficile Benji, parce que je travaille pour quelqu’un qui a des petits moyens. (À la caissière.) Dix dollars.

Monk : C’est vrai, elle a raison.

Sharona : C’est quelqu’un d’extrêmement naïf, il ne se rend pas compte qu’il est manipulé le pauvre.

Monk : Comment ça, qui se fait manipuler ?

Sharona : Toi bien sûr, Kirk est un sale type et tu le sais. C’est l’ex équipier de Stottlemeyer, du coup le capitaine fera tout pour lui sauver la mise et il voudrait que tu lui pondes une de tes théories tarabiscotées pour pouvoir parader avec devant le jury. (Adrien regarde au-dessus de lui et voit la grande roue.) Est-ce que tu m’écoutes, Adrien ? Qu’est-ce qu’il se passe ?

Monk : Tu as vu la grande roue, oh, là, là, elle est énorme, je ne peux pas y grimper.

Sharona : Il va bien falloir, c’est le lieu du crime. (À Benji, elle lui montre une direction.) Regarde Benji, il y a les auto-tamponneuses.

Monk : Non.

Sharona : (En criant.) Allez, viens dépêche-toi, il faut qu’on trouve Stottlemeyer.

On voit le carrousel et de retour à la foire, Leland arrive vers Adrien et Sharona.

Stottlemeyer : Salut.

Sharona : Bonjour, vous connaissez Benji ?

Stottlemeyer : Ouais, comment ça va Benji ? (Il lui  serre la main.) Tu joues toujours au baseball ? (Benji fait oui de la tête.) Mon fils l’a touché à la tête l’année dernière.

Photographe : Vous voulez une petite photo ?

Sharona : Non, sans façon.

Photographe : Oh, pour garder un souvenir. Vous êtes dans une fête foraine. (La photographe, après avoir mis Benji en ligne, s’éloigne et prend la photo.) Un sourire pour la photo de famille.

Stottlemeyer : Merci mademoiselle.

Photographe : (Avançant un ticket.) Votre ticket, vous pouvez la retirer à la sortie.

Sharona : D’accord, merci. (Leland enlève sa veste.) Allez, on y va. (Adrien reste stoïque.)

Stottlemeyer : Monk.

Sharona : Adrien.

Stottlemeyer : Vous venez, Monk.

Sur une table se trouve des photos prises par la photographe de la fête. Leland les examine.

Sharona : (À Adrien.) Adrien, j’ai promis à Benji de les emmener aux autos-tamponneuses, on se voit plus tard, d’accord, reste auprès du capitaine et va voir un policier si jamais tu te perds. Promis ? (Elle s’en va.)

Stottlemeyer : (Ayant trouvé une photo.) Bingo. Regardez son survet.

Monk : En effet, moi aussi, ça m’intrigue.

Stottlemeyer : Entièrement fermé jusqu’en haut.

Monk : Alors qu’il devait faire au moins trente-cinq degrés.

Stottlemeyer : (Marchant aux côtés d’Adrien.) Ils se rencontrent ici, ils marchent un peu, montent sur la roue et font quelques tours, à l’arrivée en bas, le gamin est mort.

Monk : Est-ce qu’on a interrogé les autres clients ?

Stottlemeyer : Bien sûr, et tous les gens présents dans le parc, j’ai la liste complète. (Voyant les agents des affaires internes.) Oh, c’est pas vrai. Les enquêtes internes. (Donnant un ballon pris à une fille.)

Fille : Hey !

Stottlemeyer : Tenez, on s’est croisé par hasard, entendu, vous êtes là en visiteur d’accord ? (Les voyant arriver.) Walt.

Walter Cauffel : Capitaine. (Serrant la main d’Adrien.)

Stottlemeyer : Ah, ça va ?

Walter Cauffel : Monsieur Monk, Walter Cauffel.

Monk : Comment allez-vous ?

Walter Cauffel : Comme on peut, on fait aller. Qu’est-ce que vous faites là ?

Monk : Je suis venu avec mon assistance et son ballon, euh son, son garçon.

Walter Cauffel : Je n’aurais jamais cru vous voir dans une fête foraine, franchement.

Monk : Pourtant j’adore ça. Tout y était tellement grouillant.

Walter Cauffel : Au fait, pour votre réintégration, bonne chance.

Monk : Je vous remercie, je vais vous laisser maintenant, vous savez où est Sharona ?

Stottlemeyer : (Montrant une direction.) Oui, je crois l’avoir vu par là.

Monk : Au revoir.

Walter Cauffel : Oui, bonne journée.

Stottlemeyer : (Après s’être éloigné avec Adrien.) Accordez-moi quelques minutes pour me débarrasser d’eux.

Monk : Mais qu’est-ce que je fais en attendant ?

Stottlemeyer : Vous vous amusez.

Monk : M’amuser ?

Stottlemeyer : Oui, vous avez déjà vu des gens s’amuser, alors imitez-les mon vieux. (Adrien s’emmêle avec le ballon pendant que Leland s’en va.)

Sharona : (Sur le carrousel.) Cache ta joie, Adrien.

Adrien est dans une voiture. Il se trouve à présent à un jeu où les gens doivent taper sur des cibles. Adrien, entend la cloche, prend peur et fait tomber sa lingette. Il est avec la foule mais assis sur un banc.

Monk : (En voyant les gens en train de manger.) Ah, je commence vraiment à avoir faim.

Sharona : (Mangeant un sandwich.) Prends-toi un hot-dog.

Monk : Non, non, merci, non.

Benji : Maman, je pourrais avoir deux dollars ?

Sharona : Pourquoi faire ?

Benji : C’est pour un concours, il y a un bocal rempli de bonbons, faut deviner combien il y en a dedans, celui qui gagne remporte un poste CD.

Monk : Il y a 8 385 bonbons.

Sharona : Quoi ?

Monk : Dans le bocal dont parle Benji, il y a 8 385 bonbons.

Benji : 8 385 bonbons, il faut que je retienne.

Sharona : Tu as vu le bocal ? (Adrien fait non de la tête.) Alors, comment tu peux savoir si tu ne l’as pas vu ?

Monk : Benji, 8 385, fonce.

Benji : (Après avoir reçu les deux dollars.) Merci maman. (Il s’en va en courant.)

Sharona : Je te préviens, tu me dois deux dollars.

Monk : (Voyant les deux agents.) Les enquêtes internes, ne les regarde pas. (En se levant.) Debout, marchons, on va un petit peu se mélanger.

Sharona : (Dépitée.) C’est ça, on va se mélanger. (Prenant deux barbes à papa.) Merci.

Vendeur : Ouais, bonne journée.

Sharona : (Voulant en donner une à Adrien.) Tiens, vas-y, elle ne va pas te manger. Bien. (Un ours s’approche d’Adrien et Sharona en faisant de grands gestes. Il fait le tour et bouscule Sharona.) Alors, tu t’amuses ?

Monk : J’ai l’impression oui, ma tête ne me fait plus trop mal seulement, il y a beaucoup trop de clowns à mon avis. Ça pullule de partout. (Il se met à crier en voyant un clown passant à côté de lui.)

Sharona : Tout va bien, détends-toi.

Benji : Hey !

Sharona : (Voyant son fils avec un poste CD avec lui.) Ah mon Dieu, d’où tu sors ça ?

Benji : Je l’ai gagné, c’est moi qui aie remporté le grand concours. Monsieur Monk avait raison, (se tournant vers Adrien) tu t’es trompé que de huit bonbons.

Sharona : (Se tournant vers Adrien.) Comment est-ce que tu as fait ça ?

Monk : J’ai eu de la chance.

Sharona : Non, mais sans plaisanter comment est-ce que tu as su ? (Adrien regarde du côté de Leland et des deux agents des affaires internes.) Adrien. Adrien, réponds quand je te parle.

Stottlemeyer : (Faisant des gestes à Adrien.) Vous pouvez venir. On a une heure devant nous, je les ai envoyés vers un club de strip-tease sur Baker Avenue en leur disant que Kirk y traînait souvent. (Vers la femme qui s’occupe de la grande roue.) Salut Kitty.

Kitty Malone : Ah, je croyais qu’on avait fini, faut que je bosse moi, vous êtes saoulant. (Adrien regarde vers le haut de la grande roue mais ayant peur, il tente de se cacher.)

Stottlemeyer : Je sais, je suis désolé mais ça prendra qu’une minute. Adrien Monk, Kitty Malone. Ça fait sept ans que Kitty est en charge de la grande roue.

Kitty Malone : Jamais eu de problèmes, jamais eu d’accidents jusqu’à la tuile hier soir, j’imagine qu’il faut aussi que je lui raconte.

Stottlemeyer : Exactement, tu as tout compris.

Kitty Malone : C’est le truc le plus dingue que je n’ai jamais vu. Les deux types sont montés et au bout de quelques secondes, il y en a un qui hurlait.

Monk : Vous parlez de monsieur Gitomer ?

Kitty Malone : Les noms, je ne connais pas, c’est du mort que je parle. Il hurlait comme quoi l’autre voulait le buter, alors j’ai levé la tête et j’ai vu la nacelle 4 qui gigotait, (Adrien regarde en hauteur mais se trouve mal, il baisse la tête) je me suis même demandé si ce n’était pas un couple d’amoureux.

Monk : Vous, vous ne pouvez pas voir ce qui était en train de se passer ?

Kitty Malone : Non, impossible de voir ce qu’il se passe là-haut. Alors, j’ai arrêté la roue, j’ai l’habitude il y en a tellement qui pleure de trouille ou qui joue du couteau. Enfin bref, j’ai stoppé la nacelle en bas, le flic était en pétard, il s’éloignait en disant qu’il n’avait rien fait.

Monk : Où se tenait-il ?

Kitty Malone : (Montrant le bas de la grande roue.) Il se tenait là-bas.

Monk : Et où était l’autre ?

Kitty Malone : Affalé dans la nacelle avec un couteau dans le torse, il est tombé en avant juste là. (Voyant Adrien et Leland regarder la nacelle.) Je vous préviens, dans deux minutes je vous fais payer les gars.

Monk : D’accord, mais si vous pouvez enlever votre, votre, votre main…

Stottlemeyer : Elle ne va pas l’actionner.

Monk : (Voyant Kitty la main sur la manette.) Elle a sa main sur le bouton.

Stottlemeyer : Elle ne va pas l’actionner.

Monk : Elle a la main…

Stottlemeyer : Tout va très bien.

Monk :…sur le bouton.

Kitty Malone : (Levant les mains.) OK, voilà.

Stottlemeyer : Merci Kitty.

Monk : Tiens, tiens.

Stottlemeyer : Quoi ? (Adrien, avec une petite pince, trouve une moitié de carte coincée dans la banquette.) Qu’est-ce que c’est ?

Monk : Une carte de carré ou du moins la moitié.

Stottlemeyer : Ça peut appartenir à n’importe qui.

Monk : Il faut que je visite l’appartement de Gitomer.

Stottlemeyer : Pourquoi la moitié d’une carte de tarot ?

Monk : Je n’en ai aucune idée.

 

INTÉRIEUR – Dans l’appartement de John GitomerJournée

Crenshaw : (Voyant la moitié de la carte dans une pochette plastique.) Ah oui, c’est une carte de tarot.

Monk : Monsieur Crenshaw, elle signifie quelque chose pour vous ?

Crenshaw : Vous me faites perdre mon temps. (Il redonne la pochette.)

Monk : Est-ce que monsieur Gitomer utilisait souvent les cartes de tarot ?

Crenshaw : Je ne surveille pas ce que font les gens chez eux, je suis seulement le gérant. De toute façon, les judas sur les portes permettent de voir que dans un sens pas dans l’autre.

Monk : Il vivait ici depuis quand ?

Crenshaw : Neuf semaines mais il avait payé pour dix. Il faudra que je la rembourse si la famille la réclame.

Monk : (Regardant au plafond le ventilateur, un lacet suspendu.) Qu’est-ce que c’est que ça ?

Crenshaw : Mon pauvre monsieur, si vous saviez tout ce que j’ai vu accroché à ces ventilateurs.

Sharona : Adrien. (Il arrive vers elle et montre une chaussette.) C’est très curieux, il conservait des piles dans ses chaussettes.

Monk : Oh, mon Dieu.

Sharona : Qu’est-ce qu’il y a ?

Monk : Euh, c’est une arme utilisée en prison. Eh, il y a un trou là. (Il montre avec son stylo l’endroit sur la chaussette. Il regarde vers le ventilateur et tire avec son stylo sur un crochet avec le fil suspendu.) Tu peux ?

Sharona : L’accrocher ?

Monk : (Après qu’elle ait mis la chaussette.) Écarte-toi. (Il met en route le ventilateur, la chaussette tournant autour de la pièce.)

Crenshaw : Qu’est-ce que c’est que ce truc ?

Monk : Je crois qu’il s’est frappé le torse avec ça.

Crenshaw : Ah, il aurait dû me demander, je lui aurais volontiers botté le train si c’était ce qu’il voulait. Je savais qu’il était bizarre, il ne payait jamais son téléphone mais il avait toujours du fric pour aller danser.

Sharona : Il allait danser ?

Crenshaw : Ouais tous les soirs, dans un club là à côté du parc, ça s’appelle le Luna Lounge. (Le ventilateur tourne toujours.)

 

INTÉRIEUR – Dans le Luna LoungeJournée

Adrien se trouve dans la discothèque où il n’apprécie pas le fond sonore.

Monk : (En criant.) Euh, s’il vous plaît monsieur.

DJ : (Faisant un geste.) Désolé, il est trop ce n’est pas ouvert.

Sharona : (Montrant une feuille où se trouve la photocopie de la carte de tarot.) Est-ce que ceci vous dit quelque chose ?

DJ : Venez avec moi dans le fond, j’ai un truc qui peut vous intéresser. (Le DJ montre un sac avec une demi carte de tarot accrochée. Il la décroche et vérifie qu’elle correspond avec la photocopie ce qui est le cas.) C’est un truc qui traîne-là depuis quelque temps.

Monk : Depuis combien de temps exactement ?

DJ : Euh, j’entends rien du tout.

Monk : (Tentant de le dire plus fort.) Je vous demande depuis quand ?

DJ : Quoi, qu’est-ce qu’il dit ? (Adrien s’en va, lâchant l’affaire.)

Sharona : Quoi ? Ah quelle tête de mule. Attendez, (elle donne sa carte), tenez, merci beaucoup.

 

INTÉRIEUR – Dans une salle de réunionJournée

Juge 1 : Capitaine Stottlemeyer, vous avez eu recours aux services de monsieur Monk à plusieurs reprises au cours des deux années et demie écoulées.

Stottlemeyer : Effectivement, comme consultant ponctuel, oui.

Juge 1 : Avez-vous été satisfait de son travail ?

Stottlemeyer : Oui, absolument, il m’a grandement aidé à résoudre cinq, (en réfléchissant) non six affaires extrêmement difficiles. Il possède une faculté d’observation unique et un pouvoir de déduction étonnant. (Le juge prend des notes.)

Juge 2 : Selon vous honnêtement, vous croyez qu’Adrien Monk est prêt à être réintégré ?

Stottlemeyer : Il s’agit d’un enquêteur de premier ordre.

Juge 2 : Oui, ça a été clairement établi mais ma question était : est-ce que pour vous Adrien Monk est prêt à réintégrer son poste dans la police ?

Stottlemeyer : C’est quelqu’un de sérieux, il possède une connaissance encyclopédique dans des domaines extrêmement variés et insolites. Comme par exemple la reliure. Je me souviens qu’on piétinait sur une affaire…

Juge 3 : Capitaine, contentez-vous de répondre oui ou non. Selon vous, monsieur Monk est-il prêt à réintégrer la police ? Oui ou non ? (Leland n’arrive pas à répondre à cette question laissant une longue pause.)

 

INTÉRIEUR – Dans une salle d’audienceJournée

Avocat de l’accusation : Nous demandons un ajournement Votre Honneur.

Avocate de la défense : (En se levant.) C’est évident qu’ils veulent repousser le procès. Le lieutenant Kirk n’est pas un témoin parmi les autres, c’est le seul que possède l’accusation et le voilà accusé de meurtre. Votre Honneur, mon client Leonard Stokes est incarcéré depuis quatorze mois sur la foi de ce seul témoignage.

Juge : Maître, présenterez-vous Adam Kirk comme témoin au procès ?

Avocat de l’accusation : Nous sommes dans l’impossibilité de le faire.

Juge : Alors, je n’ai pas le choix. Sans votre témoin, les déclarations que l’accusé aurait faites à l’arrière de la voiture de police sont irrecevables. Monsieur Stokes, (il se lève) les charges pesant sur vous sont abandonnées.

Leonard Stokes : Je suis libre alors ?

Juge : Malheureusement, je suis désolé de dire oui, garde. (Stokes montre ses poignets pour qu’on enlève ses menottes.)

 

INTÉRIEUR – Dans la prisonJournée

Agent : Le feuillet jaune.

Stokes est sur le point de sortir de prison, Adrien et Sharona attendent de le voir.

Sharona : Explique-moi comment tu as fait pour les bonbons ? (Adrien fait un geste pour dire qu’il ne dira rien.) Tu finiras par me le dire de toute façon.

Agent : Stokes Leonard. Le feuillet jaune s’il vous plaît. (Voyant Stokes arriver.) Restez là.

Monk : (S’approchant de Stokes.) Veuillez m’excusez monsieur Stokes, je peux vous parler quelques instants.

Leonard Stokes : (Sharona rejoint Adrien.) On est dans un pays libre enfin pour moi ce sera dans dix minutes.

Monk : Je me présente Adrien Monk, j’enquête sur le meurtre d’un certain John Gitomer, vous le connaissiez ?

Leonard Stokes : Non.

Monk : (Montrant un paquet.) C’est… voici son téléphone portable. Nous l’avons trouvé dans son sac personnel, monsieur Gitomer a reçu deux coups de téléphone passés depuis l’appareil situé dans votre aile de prison le jour où on l’a assassiné.

Leonard Stokes : Et alors ?

Monk : C’est vous qui l’avez appelé, j’ai, j’ai vérifié les archives. Chaque appel sortant est répertorié.

Agent : Signez là. (Il lui donne les affaires qu’il l’avait.)

Monk : (Voyant une montre.) Vous avez une très jolie montre.

Leonard Stokes : Ouais, Gitomer, ça me revient, il était ici. Juste un collègue de cellule.

Monk : Pourquoi l’avez-vous appelé ?

Leonard Stokes : Ça j’ai oublié. Ça change quoi de toute manière ?

Monk : La coïncidence est curieuse. Vous connaissiez la victime et son meurtre a entraîné votre relaxe. (Voyant une broche.) Qu’est-ce que c’est ?

Leonard Stokes : Ça, c’est une broche des alcooliques anonymes pour mes trois ans de sobriété.

Monk : Très joli et félicitations.

Leonard Stokes : Écoutez, je sais à quoi vous jouer. Vous voulez sauver votre pote, le lieutenant Kirk

Monk : Non, non, non, non, je n’appartiens pas à la police.

Leonard Stokes : Arrêtez, vous sentez le flic à plein nez.

Monk : Je cherche seulement la vérité.

Leonard Stokes : La vérité c’est que Kirk est un meurtrier, c’est tout mais c’est pas celle qu’on veut entendre.

Monk : Ça n’est pas faux. Est-ce que l’on peut vous joindre quelque part ?

Leonard Stokes : Non, bonne journée. (Il s’en va.)

Sharona : Ça s’est un charmeur.

Monk : (Regardant l’heure.) Oh, tu as vu l’heure, Stottlemeyer est en train de témoigner. (Il se met à courir.)

Sharona : Oh mon Dieu ! (Elle se met à marcher vite.)

 

INTÉRIEUR – Dans un palais de justiceJournée

Adrien est en train de sortir des toilettes avec son uniforme de policier.

Sharona : Tu es splendide.

Monk : Je ne l’ai pu porter depuis l’enterrement de Trudy.

Sharona : Tu n’as pas peur d’espérer un peu enfin ?

Monk : Mais on a toujours peur quand on espère quelque chose.

Sharona : (En rigolant.) Je voulais te le défroisser mais il est parfait.

Monk : Tu as vu ça. (Il se tourne vers Leland. Ce dernier fait une tête qui ne dit rien qui vaille.) Oh non. Oh non. Vous ne m’avez pas appuyé.

Stottlemeyer : Écoutez Monk, je…

Sharona : Vous êtes vraiment une belle ordure.

Monk : Je croyais que vous deviez faire ce qui est juste.

Stottlemeyer : C’est ce que j’ai fait il me semble.

Sharona : Il vous a sauvé la mise je ne sais plus combien de fois sans jamais rien demander en retour. Il résout les affaires les unes après les autres, et il s’efface sans faire de bruit pendant que vous, vous pavanez à la télé en recueillant les lauriers.

Stottlemeyer : Je voulais vous appuyer, j’ai essayé de vous appuyer mais je n’y suis pas parvenu, vous n’êtes pas prêt à porter une arme de service Adrien. Vous n’êtes pas prêt à vous retrouver sous le feu avec ou sans collègue près de vous. Et si vous êtes honnête, vous en conviendrez.

Sharona : (En voyant Adrien partir, elle s’adresse à Leland.) Votre copain Adam Kirk quand il poignarde quelqu’un lui au moins c’est en face. (Leland ne sait pas quoi dire.)

 

EXTÉRIEUR – Dans la rueJournée

Adrien est descendu dans la rue en train de réfléchir. Sharona le rejoint.

Sharona : Est-ce que ça va ?

Monk : (Abattu.) J’ai envie d’être un peu seul.

Sharona : OK, je t’accompagne alors. (Elle le rejoint.) Ça va aller. (Elle lui frotte le dos.)

 

INTÉRIEUR – Dans les locaux de la policeBureau de StottlemeyerJournée

Disher : (Entrant dans la pièce.) Alors, comment ça s’est passé cet après-midi, monsieur ?

Stottlemeyer : (En soufflant.) Ça n’a pas été facile.

Disher : Je suis sûr que vous aviez fait de votre mieux. (Buvant la tasse.) Est-ce que vous voulez qu’on aille boire un verre ?

Stottlemeyer : Non, merci. Dites Randy, est-ce que je vous ai déjà raconté la première journée de Monk en tant qu’inspecteur ?

Disher : Non, monsieur.

Stottlemeyer : Asseyez-vous. (Randy ferme la porte et s’assoit.) Il n’avait pas d’équipier alors on me l’a collé.

Disher : Est-ce qu’il était déjà… vous savez ? (Il fait un geste pour montrer si Adrien est encore malade psychiquement.)

Stottlemeyer : Non, enfin disons, qu’il l’était quand même nettement moins. Il rangeait la boîte à gants et il vidait quasiment le lave-glace chaque fois que je lui passais le volant. Enfin bref, on nous avait appelés pour nous signaler la dépouille d’une prostituée dans une chambre d’hôtel. La fille avait avalé une boîte de promazine, des somnifères, vous savez…

Disher : Les tranquillisants pour chevaux.

Stottlemeyer : Je conclus au suicide, tous les policiers présents concluent au suicide, même le médecin légiste pense que c’est un suicide. Monk s’amène et il nous dit « meurtre ». Et ensuite : « où est l’eau ? ». Il n’y avait ni robinet ni bouteille dans la pièce. Tout simplement. Il y avait huit personnes dans la pièce et pas une ne l’avait vu.

Disher : Mais vous auriez sûrement fini par vous en rendre compte.

Stottlemeyer : Comprenez bien une chose : il n’existe qu’un seul Adrien Monk.

 

INTÉRIEUR – Dans l’appartement de SharonaJournée

Adrien, passant sa colère, il se met à nettoyer à l’aspirateur tout l’appartement. Sharona et Benji sont présents à une table.

Sharona : Arrête, tu vas finir par trouer le tapis.

Benji : Mais tu n’as pas vu le ménage qu’il a fait à la cave ? Incroyable. C’est encore plus propre que ma chambre.

Monk : (En hurlant.) Mince ! Mince, mince, mince ! Mince, mince !

Sharona : (Après qu’il est arrêté l’aspirateur.) Mais enfin qu’est-ce qu’il se passe ?

Monk : Oh, je le savais, j’en étais certain, je le savais que ça arriverait. (Il s’assoit sur un pouf les mains sur la tête.) Pourquoi moi ? Pourquoi faut-il toujours que ce soit toujours moi ?

Sharona : Adrien, qu’est-ce qu’il se passe ?

Monk : J’ai résolu l’enquête.

Sharona souffle de soulagement tandis qu’Adrien reste stoïque.

 

INTÉRIEUR – Dans les locaux de la policeJournée

Policier 1 : (Donnant un sandwich à un de ses collègues.) Voilà votre sandwich.

Policier 2 : Merci.

Policier 1 : (Frappant à la porte.) Capitaine.

Stottlemeyer : Ouais.

Policier 1 : J’ai votre sandwich.

Stottlemeyer : (En écrivant.) Merci.

Policier 1 : Pain de seigle, jambon fromage et un soda. (Il les dépose sur la table.)

Stottlemeyer : C’est gentil.

Policier 1 : (Prenant un cornichon.) Le cornichon, vous le mangez ?

Stottlemeyer : (En le regardant.) À non, plus maintenant.

Policier 1 : Pardon. Au fait, Sharona Fleming pour vous ligne 2.

Stottlemeyer : Dites-lui que je la rappellerai.

Policier 1 : (En mangeant.) Elle dit que c’était important. (Il s’en va.)

Stottlemeyer : (Prenant le combiné, il appuie sur la touche 2.) Oui Sharona.

Sharona : (Au téléphone.) Capitaine, Adrien sait ce qu’il s’est passé…

 

INTÉRIEUR – Dans la voiture de SharonaJournée

Sharona :…sur la grande roue, vous nous rejoignez à la fête foraine.

Stottlemyer : (Au téléphone.) Passez-le-moi.

Sharona : (Baissant son téléphone.) Il demande à te parler. Ah désolée, il fait…

 

INTÉRIEUR – Dans le bureau de Leland StottlemeyerJournée

Sharona : (Au téléphone.) … non de la tête.

Stottlemeyer : Est-ce que c’est Kirk ?

 

INTÉRIEUR – Dans la voiture de SharonaJournée

Sharona : Est-ce que c’est le lieutenant Kirk ?

Monk : Non.

 

INTÉRIEUR – Dans le bureau de Leland StottlemeyerJournée

Stottlemeyer : Écoutez, c’est n’importe quoi, passez-lui votre téléphone.

 

INTÉRIEUR – Dans la voiture de SharonaJournée

Sharona : (Rebaissant son téléphone, elle se met à souffler.) Adrien, il tient vraiment à te parler.

Monk : Je ne parle pas à cet homme. Si tu tiens l’appareil devant moi, on verra.

Sharona : Un instant. (Elle met son téléphone à côté du visage d’Adrien.)

Monk : C’est Stokes qui a manigancé tout ça depuis sa prison. Son procès allait bientôt débuter, il devait absolument s’arranger pour que le juge invalide ses aveux.

 

INTÉRIEUR – Dans le bureau de Leland StottlemeyerJournée

Monk : (Au téléphone.) Sa seule chance était de discréditer qui l’avait appréhendé…

 

INTÉRIEUR – Dans la voiture de SharonaJournée

Monk : à savoir Adam Kirk.

 

FLASH-BACK

Monk : (Pendant que Leonard appelle au téléphone.) Stokes a contacté son copain John Gitomer. (Gitomer se trouve chez lui au téléphone avec Stokes.) Il l’a réussi à le convaincre d’attirer le lieutenant Kirk sur la grande roue et de faire croire que celui-ci l’avait brutalisé. (Gitomer se donne des coups de chaussette sur le torse pour provoquer des bleus.) C’est Gitomer lui-même qui s’est infligé les coups qu’il portait sur le torse. Voilà pourquoi il avait pris soin de fermer…

 

INTÉRIEUR – Dans le bureau de Leland StottlemeyerJournée

Monk : (Au téléphone.) …sa veste jusqu’en haut. (Leland baisse la tête.)

 

INTÉRIEUR – Dans la voiture de SharonaJournée

Stottlemeyer : (Au téléphone.) Qui a donné le coup de couteau alors ?

Sharona : Il demande qui a porté le coup de couteau.

Monk : Une minute j’allais y venir. Attention à la route. (Reprenant le fil de son exposé.) Gitomer ne connaissait pas la seconde partie du plan, il s’est fait piéger en beauté.

 

FLASH-BACK

Monk : (Tandis que Stokes est toujours au téléphone.) Stokes avait un autre complice, quelqu’un qui travaille à la fête foraine et qu’il aime.

Leonard Stokes : Ouais, c’est moi.

Monk : (Tandis que Kitty est aussi au téléphone à la fête.) Quelqu’un qui était prêt à tuer pour lui.

Sharona : L’opératrice de la grande roue ?

 

INTÉRIEUR – Dans le bureau de Leland StottlemeyerJournée

Stottlemeyer : Comment il a fait pour deviner que c’était elle la complice ?

 

INTÉRIEUR – Dans la voiture de SharonaJournée

Monk : Tous les deux portent des broches des alcooliques anonymes.

 

FLASH-BACK

Kitty Malone : Tu veux qu’on se rencontre ?

Monk : (Pendant que l’image se focalise sur les broches que portent Stokes et Malone.) De la même couleur, chaque groupe possède sa propre couleur. Il m’a fallu…

 

INTÉRIEUR – Dans la voiture de SharonaJournée

Monk :…un peu de temps pour rassembler toutes les pièces.

 

FLASH-BACK

Monk : (Tandis que Kirk sort de la grande roue.) Stokes ne voulait pas que Kirk passe pour un corrompu ou un type au sang chaud. Il voulait qu’il passe pour un assassin. (Pendant ce temps, Kitty plante un couteau dans le torse de Gitomer.) Kitty était là pour finir le travail. (Gitomer s’allonge sur la nacelle.)

 

EXTÉRIEUR – À la fête foraineJournée

Kitty Malone : (Avec Leonard Stokes, elle est paniquée.) Ils ont passé la semaine à me poser des questions hallucinantes.

Leonard Stokes : Chut… Kitty ma puce, du calme j’ai un plan.

Adrien et Sharona arrivent sur les lieux de la foire.

Sharona : (Au téléphone.) Ah oui ça y est, on est arrivé. On est sorti du parking.

 

INTÉRIEUR – Dans le bureau de Leland StottlemeyerJournée

Stottlemeyer : Surtout ne faites rien, mettez-vous dans un coin, nous arrivons tout de suite.

 

EXTÉRIEUR – À la fête foraineJournée

Sharona : Entendu. (Elle raccroche le téléphone.) Ils arrivent, ils sont en chemin, on va les attendre là.

Monk : (Voyant que la grande roue ne tourne pas.) Il se passe quelque chose.

Femme : Ah !

Homme : Appelez une ambulance.

Sharona : (Passant à travers la foule.) Pardon. (Adrien arrive à l’endroit d’un stand et s’aperçoit qu’il s’agit de Kitty, un attroupement s’est formé.

Sharona : Oh, mon Dieu.

Monk : Il se trouve encore sur le parc, il n’a pas eu le temps matériel de ficher le camp.

Sharona : On devrait grimper sur la roue, de là-haut on voit tout.

Monk : J’ai une meilleure idée, c’est toi qui va grimper sur la roue, c’est toi qui va le repérer.

Sharona : (Assise dans une nacelle de la grande roue.) Tu sauras faire tourner ce machin ?

Monk : Ça ne doit pas être très compliqué. (Il appuie sur le bouton et tient la manette. La grande roue se met en route.)

Sharona : (En criant.) Adrien, ça va c’est parfait. (Adrien tire la manette et la roue s’arrête. Stokes se trouve derrière elle dans une autre nacelle.)

Leonard Stokes : Si c’est moi que vous cherchez, ne vous embêtez pas plus longtemps.

Sharona : Adrien.

Leonard Stokes : C’est bon ma petite dame, ça risque de secouer.

Sharona : Adrien, il est là haut avec moi. Fais-moi descendre tout de suite.

Monk : Quoi ?

Sharona : Stokes se trouve avec moi là haut, fais-moi descendre maintenant. (Adrien pousse la manette devant lui. Stokes quitte la nacelle pour pouvoir rejoindre Sharona.) Adrien, je t’en supplie fais-moi descendre ! Dépêche-toi bon sang !

Monk : Je fais ce que je peux. (Les gens continuent de regarder la scène.)

Sharona : Allez !

Monk : (Tentant de refaire démarrer la roue.) Mais pourquoi il s’est caché là ? Je ne suis pas étonné qu’il finisse en prison. (Stokes est sur une barre de la grande roue et continue de descendre.)

Sharona : Tout à l’heure, tu m’as dit que ce ne devait pas être compliqué alors tu te débrouilles pour me faire descendre !

Monk : (Levant la tête.) Je ne connais pas très bien ce modèle, je ne suis pas un spécialiste !

Sharona : Fais quelque chose Adrien, dépêche-toi !

Monk : (Appuyant sur les boutons avec une lingette.) Une minute.

Sharona : (Alors qu’elle souffle et se tourne pour voir Stokes avancer.) Oh mon Dieu. C’est le moment de t’agiter, il n’est pas loin.

Monk : (Énervé.) Ça ne marche pas.

Sharona : (Alors que la grande roue se met à tourner.) Dépêche-toi de me faire descendre de cet engin de malheur ! (Alors qu’Adrien tente de faire bouger la manette mais celle-ci s’enlève, le faisant tomber au sol.) Adrien, Adrien !

Pendant que Stokes avance sur la grande roue, Adrien décide de monter dessus.

Monk : Oh mon Dieu.

Sharona : Adrien ! (Les gens continuent de regarder ce qu’il se passe.) Adrien ! (Stokes arrive dans la nacelle où se trouve Sharona.)

Monk : (Tandis que les voitures de police arrivent.) Mais qu’est-ce que je fais là moi ? Sharona, qu’est-ce que je fais là ?

Sharona : Tu es sensé me sauver.

Monk : Ouais.

Stottlemeyer : (En bas de la roue.) Comment on éteint cette machine ? (Stokes veut blesser Sharona avec le couteau mais il le perd alors qu’Adrien est sur le point de tomber.) Rends-toi Stokes ! (Des policiers ont leur arme braquée vers la grande roue. Stokes, se sachant perdu, préfère renoncer et lève les bras en l’air. Adrien est toujours accroché à la barre du manège, tentant de ne pas tomber.)

 

INTÉRIEUR – Dans le bureau de Leland StottlemeyerJournée

Stottlemeyer : (Sortant une arme et un badge.) J’attendais ce moment avec impatience comme tout le monde dans le service d’ailleurs. (On voit Adrien semblant fier.) Voilà une plaque et une arme qui n’avait rien à faire dans mon bureau. (Le gros plan s’attarde sur Adrien.) Et retrouve un propriétaire à qui on n’aurait jamais dû les enlever. (Adrien semble ému mais en fait c’est pour Adam Kirk qui prend son badge et le met à la ceinture.)

Adam Kirk : Merci. (Il sert la main de Leland.)

Disher : Bon retour parmi nous.

Stottlemeyer : Ta réintégration prend effet immédiatement. (Adrien regarde la scène avec gourmandise. Kirk met son arme derrière la ceinture.) Allez, c’est fini les gars, on se remet au travail.

Monk : Euh, si vous me permettez. (Il remet droit l’insigne de Kirk.)

Adam Kirk : Monk, merci. (Il tape sur le bras d’Adrien. Tout le monde sort de la pièce excepté Leland, Disher, Adrien et Sharona.)

Stottlemeyer : Ne baissez pas les bras.

Monk : Est-ce que ? Est-ce que c’est un ordre ?

Stottlemeyer : Oui, c’est un ordre. (Adrien s’en va tandis que Leland semble fatigué par tout ce qu’il s’est passé.)

 

EXTÉRIEUR – Dans la rueJournée

Sharona : Comment tu as su pour les bonbons ?

Monk : (Assis sur un banc avec une chaussure en moins.) Sharona s’il te plaît, rends-moi ma chaussure.

Sharona : Pas tant que je n’aurais pas compris.

Monk : Ce n’est pas drôle, sans chaussure je ne sais pas marcher.

Sharona : (Insistant.) Comment est-ce que tu as fait ?

Monk : (Résigné.) D’accord, je vais te le dire. Quand on est à la fête foraine, j’ai vu un tas de cartons empilés.

Sharona : Un tas de cartons empilés ?

Monk : Oui, près des poubelles et j’ai noté qu’il s’agissait exclusivement de boîtes de bonbons vides, elles étaient étiquetées. Chaque boîte contenait exactement 1 400 bonbons. Il y avait six cartons donc a priori un total de 8 400 bonbons. En supposant que le forain en avait mangé une bonne poignée en les versant, ça nous laissait environ 8 385 bonbons. Est-ce que je peux avoir ma chaussure maintenant ? Allez, s’il te plaît.

Sharona : (Après avoir redonné la chaussure à Adrien, elle s’assoit.) Tu te rappelais le nombre de cartons que tu avais vus ?

Monk : Oui, c’est un vrai don et une malédiction. (En se levant.) Merci à l’avenir de ne plus jamais me voler de chaussure. (Sharona se met à rire et se lève à son tour.) Ça n’a rien de drôle, ça n’a jamais été drôle et ça ne sera jamais drôle.

Kikavu ?

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vampire141 
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